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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 18:34

Mai-2010-0070.JPG L’État français à la fin des années 1930 soumet à Jean Zay, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts, l'idée d'un festival international de cinéma en France.
Zay est fortement intéressé par la proposition, encouragé dans ce sens par les Américains et les Britanniques. Plusieurs villes sont alors candidates, notamment Vichy et Biarritz, mais c'est Cannes la resplendissante station balnéaire de la cote d'azur qui remporta les suffrages haut la main.

Mai-2010-0064-copie-1.JPGEn juin 1939, Louis Lumière accepte d'être le président de la première édition du Festival et le peintre Cannois Jean-Gabriel Domergue créera la première affiche du  Festival, qui est d'ailleurs devenue un trésor de l'art moderne et de collection.
Dés la première édition  les vedettes commencent à affluer, la Metro-Goldwyn-Mayer affrète un paquebot transatlantique pour amener les stars et le gratin d'Hollywood comme Tyrone Power ou Gary Cooper. Mais le jour de l'ouverture officielle, les troupes allemandes pénètrent en Pologne mettant du même coup fin à cette première édition d'un Festival mort-né et le 3 septembre 1939, c'est la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne.

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sculpture de Rabarama bronze et aluminium

 

Il faudra attendre en 1946 pour voir la première véritable édition de celui qui deviendra un peu plus tard, le plus grand festival du cinéma de tous les temps.
Dés 1947 on fera construire sur l'initiative du maire de l'époque le premier palais des festivals appelé aussi le "palais croisette" et c'est à partir de 1955 que sera crée la célèbre palme d'or qui consacre le meilleur film  décerné par un jury. Cannes s'impose tout de suite comme la grand-messe du cinéma mondial. Les plus grands cinéastes y présentent leurs œuvres majeures : Roberto Rossellini, Federico Fellini, Ingmar Bergman, Elia Kazan, Vittorio de Sica, Andrzej Wajda, Luis Buñuel ou encore Akira Kurosawa en font une légende à tout jamais.

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sculpture de Rabarama ou Paola Epifani

 

A partir des années 60 se développent parallèlement au festival du film d'autres concours intermédiaire comme la Semaine Internationale de la Critique ou encore la quinzaine des réalisateurs. Le festival devient une énorme industrie populaire et médiatique. C'est aussi à la fin des années 60 que je commence à véritablement connaitre le festival en y participant à chacune de ses représentations pendant une bonne décennie.

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Ses oeuvres ont des tatouages comme des puzzles sur le corps

 

A cette époque la, on n’avait pas besoin d'accréditation ou de laisser passer, il suffisait de connaitre un membre de la sécurité ou un organisateur local pour rentrer à l'intérieur du palais et voir tous les films que l'on désirait. Etant un résident de la ville, ce n’était pas bien difficile pour moi. C'est comme cela que je me suis retrouvé à descendre les marches du palais en compagnie de Johnny Hallyday pour l'avant première de son film "j'ai tout donné" par François Reichenbach ou bien de siroter un cocktail allongé sur la terrasse du palais en compagnie de la fille de Raf Vallone.

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Bon passons ! Je ne vais pas vous énumérer les détails de mes "aventures religieuses" au cours du festival !!... Les artistes rencontrés à cette époque rempliraient vite mon article .... Enfin ! Beaucoup seront des starlettes de la plage du Carlton ! hi hi hi

Mai-2010-0096.JPGLa fin des années 60 et le début des années 70 étaient vraiment une période ou le festival avait une ambiance festive et l’on ne s’ennuyait jamais car encore à échelle humaine et presque familiale.  Comment ne pas se souvenir de ce  18 mai 1968 ou François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Lelouch, Claude Berri, Roman Polanski, Louis Malle et Jean-Pierre Léaud se mêlent au mouvement étudiant qui agite Cannes et son festival. Ou bien la mini tornade que provoquera le professeur choron arrivant sur une excalibur avec 3 matrones de plus de 120 kilos chacune habillé en SM. Un véritable raz de marée mais aussi une véritable ambiance….

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  Le grand changement se fera avec la construction du « Bunker » en 1983 celui-ci ne cessera de s’agrandir pour prendre peu à peu sur la mer, mais même avec l’arrivée de Canal + et de ses émissions en direct sur la croisette, l’ambiance ne sera jamais plus la même. Le festival est une énorme industrie cinématographique qui brasse des millions voire des milliards d’euros et il n’y a plus de place pour la fantaisie des années de la « beat génération ». Aujourd’hui les chiffres ont de quoi donner le vertige, pendant une quinzaine de jours, la ville de Cannes est entièrement chamboulée par le Festival.

Mai-2010-0019-copie-1.JPGLa Croisette est envahie par plus d’un demi-million de personnes en permanence et de  70 000  habitants, elle passe à 250 000 habitants. Plus de 4 500 journalistes couvrent l’événement, trois cents chaînes de télévision présentes sur places retransmettent l'évènement dans le monde entier, 1000 journaux de presse écrite, 200 agences de presse, 150 radios, il offre un aperçu de la production internationale actuelle en projetant plus de cinq milles films, du cinéma d'auteur aux grosses productions, il accueille cinq cents producteurs étrangères. Le Palais s’étend sur 45000m2, possède 28 salles de cinéma et il est déployé plusieurs dizaines d’hectares de chapiteaux le long de la croisette et de la plage. Le Palais des Festivals représente 16 000 emplois et les retombées économiques des congrès 900 millions d’euros.

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Depuis les 63 éditions du festival du film, la France n’a obtenu que 3 palmes d’or et la récompense pour le titre suprême est allé à : Claude Lelouch (avec Un homme et une femme) en 1966 à Maurice Pialat (avec Sous le soleil de Satan) en 1987, et plus récemment à Laurent Cantet (avec Entre les murs), Palme d'or en 2008.

Reste que même si nous ne retrouvons plus cette ambiance de liberté que l'on trouvait pendant les années 70, tout de suite après la psychédélique attitude ou bien la peace & love génération, on attend tout de même le premier scandale du nouveau millésime avec impatience et l'on se délecte du plus petit des débordements.

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  Paillettes, stars, bruits de couloirs mais aussi scandales et affaires diplomatiques… le Festival de Cannes est le lieu de toutes les attentions durant une quinzaine de jours à travers le monde. Grands événements ou petites anecdotes prennent parfois des dimensions démesurées, certains faits même ont bâti sa légende. De mémoire de festivalier, il n'est pas de Festival de Cannes digne de ce nom sans un ou deux petits scandales. Le festival de Cannes ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans son petit parfum de polémique coutumière. Films sifflés, réalisateurs entartés, starlettes à moitié dénudées sur les 24 marches gainées de rouge, bousculades et parties fines en tout genre. Mais le véritable scandale c’est que j’y suis depuis plus de cinquante ans sans rien débourser ! hi hi hi voici quelques moments choisis dans la cité du péché…

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  Le mythe Brigitte Bardot

 
Le Festival de Cannes de 1955 voit naître sa Palme d'or mais il voit aussi la naissance d'une star à la française, qui symbolise la femme libérée et le naturel. Brigitte Bardot n'a tourné que quelques films et ce n'est que l'année suivante que Roger Vadim l'immortalise dans « Et Dieu créa la femme ». Elle revient à Cannes seulement en 1967 ; longue attente car Brigitte Bardot estime que le Festival l'a lancée « par hasard, faute de grives », dira-t-elle à son retour. L'ascension de Brigitte Bardot, dont le point de départ a été le Festival, a participé au formidable développement du phénomène starlettes. Brigitte Bardot danse ivre sur une table un mambo endiablé. Pieds nus, cheveux en bataille, jupe largement ouverte sur ses cuisses, vêtements collés au corps, elle sera pour le Vatican l’incarnation du péché.

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 Mariage princier

 
En 1954, une jeune actrice américaine, Grace Kelly, vient sur la Côte d'Azur avec Cary Grant pour y tourner sous la direction d'Alfred Hitchcock. Elle participe au Festival de Cannes l'année suivante pour défendre « Une fille de province « (The Country girl) de George Seaton. Profitant de sa présence sur la Côte d'Azur, le journaliste Pierre Galante lui organise une rencontre avec le Prince Rainier de Monaco. Ils se marièrent le 22 avril 1956, la veille de l'ouverture du Festival de Cannes. La date de la manifestation a été choisie pour que toutes les personnalités présentes à la cérémonie monégasque puissent ensuite se rendre à Cannes.

 

Grèves de photographes
Le premier à déclencher une grève des photographes des marches du Palais est Paul Newman. En 1975, il est invité au Festival de Cannes et, après un voyage pénible, il refuse de poser pour les photographes. Le soir, lors de la célèbre montée des marches,  tous les journalistes déposent leur appareil à leurs pieds en signe de protestation. Paul Newman avoue plus tard « que c'est la plus grande leçon qu'on lui ait donnée. » Isabelle Adjani, en 1983, lors de la projection de L'Eté meurtrier, subira le même sort.

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Gérard Philipe dans le cœur des Cannois

 
Talentueux, jeune et séduisant…l'image de Gérard Philipe est à jamais gravée dans le cœur de ses admirateurs. Lors de l'édition de 1972, un hommage est rendu à cet enfant du pays par l'installation d'une plaque commémorative, avenue du Petit-Juas, devant l'immeuble où l'inoubliable Fanfan a passé son enfance. Ses trois participations au concours cannois ont d'ailleurs été couronnées de succès : Prix de la meilleure partition musicale du Festival de 1951 pour Juliette ou la clef des songes de Marcel Carné ; Prix de la mise en scène en 1952 pour Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque et Prix spécial du Jury du FIF 1954 pour Monsieur Ripois (Knave of hearts) de René Clément.

 

1968 : Sous les salles de projection, la plage...
Le Festival s'ouvre en pleine période d'agitation soixante-huitarde. Après les étudiants, ce sont bientôt les réalisateurs et les jurés qui rejoignent les rangs des contestataires pour protester contre « l'Etat gaulliste ». Une manifestation est même organisée sur la Croisette, rendant impossible le déroulement du Festival, qui sera officiellement annulé le 19 mai. C'est donc sur la plage et non dans le Palais des Festivals que se sont retrouvés les festivaliers cette année-là.

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1991 : Une Madonne à Cannes

 
Le nombre des agents de sécurité est multiplié par dix. Et pour cause ! La diva de la pop et la reine de la provoc' vient fouler le tapis rouge du Festival pour la première fois, pour présenter un documentaire au titre plus que suggestif : In Bed with Madonna, qui retrace les événements de sa dernière tournée. Si le film est reparti sans aucune récompense, Madonna, elle, dans son léger ensemble blanc signé Jean-Paul Gaultier, est loin d'être passée inaperçue !

 

2005 : Cachez ce sein que je ne saurais voir

 

 Quoi de plus naturel que de porter une robe légère quand c'est déjà l'été sur la Croisette ? Mais pour Sophie Marceau, la légèreté l'a lâchée, puisqu'en pleine montée des marches, la bretelle de sa robe a craqué, pour laisser découvrir un sein que les photographes du monde entier ont tous tenu à immortaliser. Ô, seconde fatale ! A 40 ans, Sophie Marceau est aussi ravissante que dans 'La Boum', le charme de la maturité en plus. La rondeur de ce sein gauche que l'on ne saurait voir, à l'image de la beauté sculpturale de l'actrice française, est devenue, l'espace d'une seconde, la proie de tous les paparazzis présents au Festival. Cette vision charnelle n'aura pas tétanisé les photographes. A Cannes, la température est montée d'un cran…

0084.JPG  Les mythes sont nés à Cannes

 
Dès 1954, Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Rossana Podesta font tourner les têtes et ancrent le mythe de la beauté sensuelle italienne. La même année, Robert Mitchum se fait piéger lors d'une séance photo en serrant une starlette aux seins nus, Simone Silva. Trois ans après avoir craqué pour Marlon Brando dans "Viva Zapata", Cannes découvre James Dean dans "A l'est d'Eden" le film d'Elia Kazan
En marge de la compétition, des mythes se façonnent. En 1978, un culturiste, venu présenter dans l'indifférence générale un documentaire sur sa pratique, s'efforce d'attirer l'attention sur la plage en bombant les pectoraux. C’est Arnold Schwarzenegger.
En 2004, un an après le début de la guerre en Irak, le jury présidé par Quentin Tarantino attribue la Palme d'or à "Fahrenheit 9/11", une charge anti-Bush signée Michael Moore.
L'une des plus mémorables années à scandale de l'histoire de Cannes a lieu en 1960. Des rixes opposent les spectateurs conquis ou hostiles au récit déconstruit de "L'avventura" d'Antonioni, et des sifflets accueille la Palme d'or attribuée à "La dolce vita" de Fellini.
Nouveaux scandales en 1973 après les projections de "La grande bouffe" de Marco Ferreri et de "La maman et la putain" de Jean Eustache.

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En 1976, le très cru "Empire des sens" de Nagisa Oshima, découvert par la Quinzaine des réalisateurs, fait courir tous les festivaliers. Lady Diana vole la vedette à toutes les actrices à Cannes en 1987.
Orange Mécanique, film culte des années psychédéliques, qui met en scène un garçon hyper-violent.  Avec la description d’une ultra-violente gratuite sous-jacente à une violence d’état aussi absurde que destructrice, Kubrick choque, mais touche au cœur une génération d’ados en mal de révolte contre la société. 25 ans après Orange Mécanique, la violence de Tueurs Nés d’Oliver Stone, vient faire écho à la violence du film de Kubrick.
En 1972, le Dernier Tango à Paris de Bertolucci défraie la chronique à Cannes. On y voit un Marlon Brando, qui s’abandonne à une passion physique avec une jeune inconnue, utiliser du beurre pour sodomiser sa partenaire. Cannes toujours, l’année suivante, avec Jean-Pierre Léaud et Bernadette Laffont qui, dans La Maman et la Putain de Jean Eustache, déchaînent les passions. Ce film de 3h29, aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre, traite de l’amour libre et parle de sexe d’une façon aussi crue que littéraire. La Grande Bouffe de Marco Ferreri acheva de conforter l’image décadente de la sélection française. On y voyait en effet quatre amis, Ugo Tognazzi, Michel Piccoli, Marcello Mastroianni et Philippe Noiret se suicider en ingérant quantité de nourriture et en laissant cours à une sexualité débridée. Ajoutons encore au crédit du festival « L’Empire des Sens » du japonais Oshima Nagisa en 1976, et Le Diable au Corps en 1986 de l’Italien Marco Bellocchio qui montre Marushka Detmers en pleine fellation.

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 Il faut attendre 1999 et Romance de Catherine Breillat pour voir le sexe échauder à nouveau les âmes sensibles. A travers l'histoire de son héroïne, jouée par Caroline Ducey, la réalisatrice revendique le droit à la jouissance des femmes.
Si le sexe choque les âmes sensibles, les thèmes religieux encouragent les extrémismes les plus radicaux. en 1988 lors de la sortie de La Dernière Tentation du Christ, adapté du très beau roman de Nikos Kazantzakis. L’évocation d’un Jésus tiraillé entre sa condition d’être humain et sa divinité. Puis le personnage de Larry Flint, joué par Woody Harrelson, crucifié avec un slip aux couleurs du drapeau américain.

La stripteaseuse et sulfureuse Dita von Teese animait l'an dernier la soirée Louis Vuitton. Dans une coupe de champagne de taille humaine, la brune fétichiste a fait trempette dans un bain de bulles en tenue d'Eve. So chic !

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Paris Hilton ne loupe décidemment aucune occasion pour se faire remarquer et exciter les paparazzis. Cette fois-ci la scène se passe à l’arrivée de la limousine en plein festival de Cannes. Paris Hilton est accompagnée de son nouveau petit ami au moment ou le chauffeur ouvre la portière pour laisser sortir la célèbre héritière et que des dizaines d’objectif se braque sur elle celle-ci exhibe sans aucun complexe son entrecuisse et laisse entrevoir sa petite culote rose pour le plus grand plaisir de ses fans.

Nombre sont ceux qui attendaient impatiemment que le comédien-réalisateur Vincent Gallo nous revienne avec un nouveau film. Brown Bunny est un film raté, narcissique, mais qui devient révolutionnaire l'espace d'une scène. L'héroïne de la fellation non simulée et  très explicite est jouée par Chloé Sevigny, l'égérie du cinéma indépendant new yorkais. Cette Année 2010 c'est le film "Hors la loi" qui dechainera toutes les passions. Autre epoque , autre philosophie .........

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                            DIAPORAMA FESTIVAL 2010


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Published by BIKER06 - dans FILMS CINEMA

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