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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:20

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L’opéra de Nice est situé dans la vieille ville face à la mer et proche du célèbre cours Saleya. En moto, je n’ai bien sur pas de problèmes de stationnement et les places de parking pour deux roues sont assez nombreuses sur le quai des Etats-Unis. Quelques mètres à pied m’emmènent tout de suite à la rue Saint François de Paule ou se trouve le fief de l’orchestre philarmonique de Nice reconnu comme une formation musicale de  tout premier plan. Celui-ci se produisant à New York, au Japon, en Italie et bien sur en France.

photos-aout2011-1262.JPGL’opéra de Nice fut construit pour plaire aux riches aristocrates qui fréquentaient la Cote d’Azur au XIXe siècle.
C’est en 1776 que la famille Maccarani construit un théâtre sur le site actuel de l’opéra. Il est racheté en 1778 par quarante gentilshommes niçois. Avec l’essor de la ville, il faut construire une salle plus grande et plus confortable, digne des riches étrangers qui viennent hiverner à Nice. Aussi le théâtre Maccarani est démoli en 1826 et reconstruit deux ans plus tard.

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L’architecte Turinois  (Turin est la capitale du Royaume) Benoit Brunati avait conçu un plan très simple, inscrit dans une architecture néo-classique qui commençait à fleurir à Nice.
La façade principale donnait sur la rue Saint François de Paule car le quai des états unis n’existait pas et l’arrière de l’édifice donnait directement sur une plage encore encombrée de baraques et de barques de pécheurs. Façade, perron et portique à colonne rappellent d’ailleurs très nettement l’architecture du Teatro La Fenice de Venise, antérieure de trente ans.

photos-aout2011-0007.JPGUne des grandes audaces de cet édifice était la vaste baie vitrée (9x4 mètres) qui faisait fonction de fond de scène et s’ouvrait sur la mer selon une technique visible par exemple au théâtre du palais royal de Caserte, prés de Naples. Pour la décoration, la ville de Nice fit appel aux deux plus grands peintres Niçois de l’époque : Paolo Barbéris et Juan Batista Biscarra.
Les fresques portent sur le thème du triomphe de l’héroïne Niçoise Catarina Segurane sur les armées de François 1er et de Soliman le magnifique.

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Le théâtre Royal pouvait commencer à vivre, proposant plusieurs fonctions. La principale concernant évidemment la production de spectacles et de concerts. Divers impresarii se succédèrent à la tête de l’institution afin d’offrir aux Niçois et aux hivernants (Nice était alors la capitale culturelle de l’Europe) les plus récentes créations lyriques, en un temps qui en fut riche. Une deuxième fonction consistait en l’organisation de fêtes et de bals. La dernière fonction était liée aux grands événements politiques. Ainsi, à l’occasion des reformes de novembre 1847, ce fut sur la scène du théâtre que l’on vint chanter hymnes et odes à la liberté, à l’unité de l’Italie et « au valeureux » roi Charles Albert.

photos-aout2011-0015.JPGOn sait que le pire ennemi des théâtres de ce temps était le feu. L’abondance de tissu, de papier mâché, de bois exposait ces établissements aux flammes. Le risque était augmenté par l’usage des rampes de scènes au gaz, dont la circulation à travers le bâtiment créait un danger supplémentaire d’explosion. C’est cette terrible conjugaison qui frappa le théâtre royal le 23 mars 1881.
Quand le brasier fut éteint, il ne restait du théâtre royal que ses quatre murs de façade et l’on dégagea soixante trois corps qui furent transportés dans l’église voisine transformée en chapelle ardente.

photos-aout2011-0027.JPGLa construction du nouvel opéra intervient en pleine période éclectique. Ce mouvement architectural puise son inspiration dans différents styles. La façade nord, avec sa colonnade, est composée de cinq travées surmontées de deux pavillons entre lesquels s’élèvent quatre statues de Muses (Euterpe, Melpomène, Thalie, Terpsichore).La rotonde d’angle fait le lien entre les façades nord et est. Avec ses colonnes à bossages et ses grandes verrières, elle donne un effet de verticalité et de majesté à l’édifice, quand les soirs de représentations, la lumière transforme l’opéra en un gigantesque vaisseau illuminé.

photos-aout2011-0035.JPGFace à la porte d’entrée de l’opéra se trouve l’escalier d’apparat qui dessert la grande salle. Celle-ci disposée en fer à cheval est une salle dite « à l’italienne » ou le public est mis en scène autant que les artistes. De dimensions spectaculaires (19 mètres de large et 23 mètres de long) la grande salle occupe les trois quart du bâtiment. Elle peut contenir 1500 spectateurs. L’avant scène mesure 13 mètres de large pour une hauteur de 14 mètres et une profondeur de 19 mètres. La décoration est luxueuse : chapiteaux composites, loges parées d’or sur fond crème et tapisserie rouge.

photos-aout2011-0032-copie-2.JPGLa fresque du grand plafond a été réalisée par le peintre Mentonnais Emmanuel Costa dans un style très académique. Elle représente un vaste ciel mythologique dans lequel Apollon, dieu des arts et de la musique et Aphrodite, déesse de l’amour, sont associés à d’autres personnages et Creatures de la mythologie, disposés en une sorte de ronde harmonieuse d’un monumental lustre de cristal représentation de l’astre solaire.

photos-aout2011-0049.JPGL’opéra a connu deux création mondiales, la prise de Troyes de Berlioz en 1890 et Marie Madeleine de Massenet en 1903, ainsi que de nombreuses créations françaises, notamment, Eugene Oneguine de Tchaïkovski en 1895, l’or du Rhin de Wagner en 1902 ou encore Manon Lescaut de Puccini en 1906. L’opéra de Nice a été classé en 1992 au patrimoine des monuments historiques et fait parti des plus beaux opéra dans le monde. Aujourd’hui l’opéra de Nice possède l’une des plus grande Diacosmie, centre de production  qui regroupe dans un même bâtiment les fonctions d’étude, de fabrication, de création et de stockage nécessaire à la vie d’un grand théâtre moderne de réputation mondiale. Sa superficie totale est de 22000 m2 sur cinq niveaux.

photos-aout2011-0051.JPGDeux ateliers de 40X40m pour les décors et les ouvrages lyriques ou chorégraphiques permettent de passer dans les meilleures conditions, du projet à la construction.
Une voie de circulation longue de 80 mètres, large de 5 mètres et haute de 15 mètres traverse le bâtiment de part en part, permettant ainsi de desservir les ateliers de construction, les scènes de répétitions, les aires de stockage et les magasins d’accessoires. Deux plateaux reconstituent, l’un la scène de l’opéra (288m2), l’autre la scène Apollon (1082m2) et permettent aux artistes de travailler dans des décors réels et les conditions exactes des représentations. Un studio d’enregistrement complète l’équipement de la grande scène.

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(visite de l'opera à l'occasion des journées du patrimoine)

 

                                 DIAPORAMA DE L'OPERA


 

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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS

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