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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 16:17

photos-2010-0016.JPGIl a en effet conquis le pouvoir, la gloire, l'Europe. L'Empire comptait 170 départements. Il a imposé sa loi à Berlin, à Vienne et à Rome.
Personne, ni roi, ni femme, ne lui ont résisté longtemps. Mais pour qui, pour quoi cette puissance, cette domination, cette construction impériale égale à celle des empereurs romains, de Charlemagne, s'il ne peut la léguer à un fils ?
Que vaut la possession si on ne peut la transmettre ? Cette pensée l'obsèdera. « Je cherche un ventre », répète-t-il, car celui de l'impératrice n'est plus fécond.

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Il regarde Joséphine. Elle a 46 ans. Elle est son épouse depuis 1796 et il a posé sur sa tête, le 2 décembre 1804, à Notre-Dame, sous les yeux du pape, la couronne impériale. Il aime les deux enfants de Joséphine, Eugène et Hortense de Beauharnais. Il les a royalement dotés. Mais le sang des Buonaparte ne coule pas dans leurs veines. Et il veut fonder une dynastie, inscrire ainsi son œuvre dans la longue lignée française, de Clovis à Louis XVI.
Il a cru d'abord être stérile, puisque Joséphine avait été mère. Mais maintenant, il sait qu'il n'en est rien. Un fils, Léon, lui est né en 1806, d'une brève liaison. Cependant, un doute subsistait. La mère, Eléonore Denuelle de La Plaigne, est volage, une courtisane comme celle que nous avons en ce moment à Paris .... Puis arrive Marie Waleska :

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Il a toute confiance en Marie Waleska, cette noble polonaise qu'il a « forcée » à Varsovie. Il est sûr de l'amour qu'elle lui porte. Or, elle vient de lui annoncer, le 26 octobre 1809, qu'elle attend un enfant de lui. Ce sera un fils, Alexandre.

Napoléon exulte. Il peut, à 40 ans, être père, contrairement à ses craintes et à ce que perfidement a voulu lui faire croire Joséphine. Car elle sait qu'il veut « épouser un ventre royal », et cela signifie divorce, annulation de son mariage par l'Eglise, afin que la nouvelle union puisse être sacrée.
Déjà, Fouché l'a avertie des intentions de Napoléon et lui a suggéré d'accepter ce divorce que dictent les impératifs politiques*. Seule la continuité dynastique peut stabiliser l'Empire, qui restera fragile tant qu'à sa tête il n'y aura qu'un empereur sans successeur légitime. L'intérêt de tous, et celui de Joséphine, est qu'un fils devienne Napoléon II.

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On ne peut attendre. Napoléon sait qu'il est un homme menacé. Il affronte la mort sur les champs de bataille et on tente de l'assassiner, l'ombre de la trahison commence à planer.
Il ne s'adresse à Joséphine que lorsqu'il lui annonce en décembre 1809 son intention de divorcer. Elle sanglote, feint de s'évanouir. Il lui repond:
« Vous autres jolies femmes, lui dit-il, vous ne connaissez pas de barrières. Ce que vous voulez doit être ! Mais moi, je me déclare le plus esclave des hommes. Mon maître n'a pas d'entrailles et ce maître, c'est la nature des choses. »
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Il est ému, attaché à cette femme. Veuve du général de Beauharnais  décapité, maîtresse de Barras et de tant d'autres (tiens ! des similitudes avec notre courtisane). Il l'a épousée, aimée passionnément. Experte, elle lui a fait découvrir l'ivresse des sens et les plaisirs de l'amour physique.
« Je n'ai pas passé un jour sans t'aimer, je n'ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras, je n'ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l'ambition qui me tiennent éloigné de l'âme de ma vie... Adieu femme, tourment, bonheur, espérance, âme de ma vie que j'aime, que je crains. Je te serre dans mes bras, un baiser plus bas, plus bas que le sein, un baiser au cœur et puis un autre plus bas, bien plus bas... »

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Puis vient le temps de la jalousie. Joséphine, infidèle, affiche sa liberté et ses amants.Les trahisons se font de plus en plus importantes. Enfin, Joséphine accepte le divorce et l'Eglise de France (Rome n'a pas été consultée) annule le mariage religieux qui avait été célébré le 1er décembre 1804 par le cardinal Fesch..., oncle de Napoléon (on magouillait deja ensemble comme aujourd'hui).
Il a officiellement demandé la main de la jeune sœur du tsar. Mais Alexandre Ier tergiverse au moment même où Metternich, ministre des Affaires étrangères autrichien, propose la main de l'archiduchesse Marie-Louise, fille de l'empereur François Ier. Fouché  qui a été régicide  est hostile à ce mariage autrichien qui peut apparaître comme l'expiation du sort réservé en 1793 à Marie-Antoinette. Marie-Louise est la petite-nièce de Louis XVI ! Napoléon, après avoir hésité, choisit de s'unir avec la descendante des Habsbourg.

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Le 23 février 1810, le contrat de mariage signé, il écrit sa première lettre à Marie-Louise. Il est satisfait de ce mariage politique et il a depuis longtemps tissé des liens entre sa famille et les dynasties régnantes. Sa sœur Pauline est devenue une Borghèse. Son frère Jérôme est roi de Westphalie. Napoléon est fier d'être devenu le « frère » et le « cousin » des princes et des rois. Son mariage couronne cette politique de « normalisation » monarchique.
Il est le bedonnant mais glorieux quadragénaire, conquis par cette princesse, une vierge de 19 ans, « bonne, naïve et fraîche comme une rose ». Il veut séduire celle qu'il appelle déjà « mio bene », « dolce amore ».

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En fait, il vivra vingt-sept mois dans ce « piège conjugal ». Il délaissera les affaires d'Espagne, cette plaie au flanc de l'Empire. Il laissera flotter les rênes du pouvoir. Et la naissance de son fils, le 20 mars 1811, le plongera dans l'euphorie. Ce fils sera l'héritier, le « roi de Rome ». La marche des 100 jours surviendra en ce 1er Mars 1815 à partir de Golfe Juan mais ne changera rien à l’histoire qui est à bout de souffle. Napoléon II l’aiglon, le roi de Rome, le fils tant attendu n’aura régné que 15 jours. Plus tard ce nom illustre sera bafoué par un dictateur ridicule du nom de Napoléon III ce bouffon qu'un président  veut copier.....
Texte de max Gallo écrivain et historien Niçois arrangé  lamentablement et scandaleusement  par biker06.

*  notre courtisane actuelle se prétendant de gauche

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Published by BIKER06 - dans HISTOIRE

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