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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 13:38

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On y voit des cathédrales (cathédrale Sainte-Réparate..), des églises (celle du Gésu), des marchés, une piscine, la piscine Saint François, des musées, le célèbre marché du Cours Saleya. La principale rue du "Babazouk" est la rue Pairoliére qui part de la place Garibaldi ainsi que la rue Filippo Benedetto Bunico* du nom du grand défenseur de notre cité chérie,  hostile à la cession du comté de Nice à la France en 1860, et qui refusa de prêter serment à Napoléon III.

JUILLET2013-3167.JPGL’histoire du Babazouk et de cette rue qui est le centre historique du ghetto est encore parfaitement conservé dans ce  quartier du vieux Nice. On y aperçoit le fournil ou les juifs cuisaient les pains azymes pour la pâque. Dans cette rue, on voit encore l'ancienne porte de la synagogue oublié dans les méandres du temps. A cette époque les hommes devaient portés un béret jaune et les femmes un fichu de la même couleur frappé de l'étoile jaune et au couché du soleil la yutaria était fermé par des grilles de fer. Les deux extrémités clauses, les juifs ne devaient plus sortir de leur ghetto. Cependant ces derniers se rendaient dans d'autres quartiers par des galeries souterraines formées par des anciennes caves que leurs frères chrétiens mettaient à leur disposition.

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Les vieux Niçois prétendaient qu'autres fois ces galeries passaient sous la rivière paillon pour aller jusqu'a la cité Romaine de Cénémelum sur les hautes collines niçoises. On a retrouvé ces passages en concevant récemment la ligne du Tramway et la ville travaille depuis à l'aménagement de ces souterrains pour que la visite soit possible.

JUILLET2013-3096.JPGLe nom de Babazouk aurait été donné par un certain Franceschini qui vers le milieu du siècle habitait le quartier arabe El Bazoum à Alger. Revenu à Nice Franceschini établit une buvette dans l'ancienne chapelle désaffectée de Sant-Guiseppe, en plein cœur du Vieux-Nice ; son quartier était à l'époque aussi malpropre que devait l'être celui d'Alger. Par dérision et aussi en manière de plaisanterie, il l'appela d'abord le Babazoum, puis le Babazouk qui plut davantage aux oreilles niçoises. Le mot est resté.

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Les entrées des demeures du Vieux-Nice attirent souvent l’attention du passant. Des encadrements parfois imposants, des linteaux gravés et décorés, des grilles d’imposte en fer forgé sont autant d’indices et de démonstrations matérielles du savoir faire, de l’aisance et de la foi de nos ancêtres. Lieu symbolique, passage entre la sphère publique et le domaine privé, l’entrée étonne par sa diversité liée aux différents matériaux et styles mis en œuvre.

JUILLET2013-3226.JPGLes entrées de porte dans le vieux Nice se composent de plusieurs éléments caractéristiques, dans sa partie supérieure par un linteau en bois ou en pierre d’un seul tenant. Au niveau des ornementations, on peut retrouver des chanfreins, des moulures, des bossages (saillie de pierre décorative), des pilastres ou parfois des colonnes. Ces pilastres peuvent être lisses, cannelés, évidés.

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Ils peuvent être couronnés de corniches ornementées ou pas, de frontons, de frises (comme l’encadrement mouluré flanqué de deux pilastres cannelés à chapiteaux toscans). Le linteau de pierre a constitué un support privilégié pour la décoration et la représentation symbolique. Présents en nombre dans la vieille ville, ils sont les témoins muets de la foi de nos ancêtres. Ils racontent avant tout une histoire. En effet, ces croix, ces symboles, ces dates, expriment des sentiments religieux qui imprégnaient alors fortement la société niçoise.

octobre-2013-3264.JPGEn plaçant l’habitation sous la protection divine, le propriétaire du lieu faisait référence à certains passages de l’Ancien Testament dans lesquels le Seigneur enjoint les Hébreux de marquer leurs linteaux de sang pour échapper au châtiment. Le plus ancien des linteaux datés remonte à 1482. De facture classique, il est à situer à la charnière de l’époque médiévale et de l’époque moderne. La croix de Savoie aurait été gravée ultérieurement. On peut lire l’inscription : "1482 die 12 februarii" à gauche, et, à droite : "barthus ben ?

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Les anciennes entrées des habitations de la vielle ville se trouvent généralement surmontées d’une imposte, c’est-à-dire d’une ouverture. L’imposte sert à la fois à la ventilation de l’habitation, permet d’éclairer le début de l’escalier et son arc supérieur sert d’arc de décharge. Leurs formes sont généralement demi-circulaires ou rectangulaires. Ces impostes sont fermées par des grilles constituées dans certains cas de barreaux de fer très simples voire rustiques, soit de véritables ouvrages de ferronnerie.  les entrées des demeures du Vieux-Nice restent un témoignage à la fois du particularisme niçois et de l’urbanisme baroque ainsi que de l’influence piémontaise.

octobre-2013 3296Grilles, escaliers, courettes et volets de la vieille ville de Nice n’ont contrairement aux apparences, pas qu’une vocation décorative : ils sont de fabuleux accessoires de la climatisation passive du quartier.

 Les habitants du Vieux-Nice n'ont pas attendu la technologie moderne pour mettre au point l'un des plus ingénieux systèmes au monde pour climatiser leurs rues et leurs maisons. Un truc qui a fait ses preuves : il fonctionne avec succès depuis des siècles !

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Alors, besoin d'un peu de fraîcheur ? N'hésitez plus, allez faire un séjour dans ces ruelles à l'ombre de leurs hauts murs et dans ces courettes ventilées en permanence. « Ici, on n'a jamais souffert de la chaleur. C'est toujours frais et aéré » Les constructeurs niçois ont en effet tiré parti des mouvements naturels des masses d’air et des vents marins pour climatiser la vieille ville. En matière de mécanisme météorologique, un principe énonce que lorsque deux lieux proches ont des températures différentes, un déplacement d’air se crée, ce qui va rétablir l’équilibre thermique.

octobre-2013-3247.JPGOr, en été, les toits sont surchauffés par le soleil.  En revanche, quelques mètres plus bas, les ruelles étroites et profondes sont plus fraiches. Quelques degrés de différence suffisent pour mettre en mouvement l’air. Celui-ci est alors aspiré vers le haut et le linge pendu aux fenêtres sèches avec rapidité. C'est le cas de toutes les villes disposant d'un réseau de rues étroites comme on le retrouve assez souvent en Italie.

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Mais dans le Vieux-Nice, certaines particularités architecturales accentuent ce phénomène. Ainsi, les clairoirs, des ouvertures grillagées placées au-dessus des portes des maisons du Vieux-Nice qui par leur art et leur diversité contribuent au charme des lieux, ne sont pas seulement des éléments décoratifs. Associées à d’autres éléments architecturaux, elles participent activement à rendre supportable l’atmosphère des étroites ruelles et des habitations, particulièrement lors des canicules estivales.

octobre-2013-3051.JPGLes clairoirs constituent une prise d’air, comme les volets niçois dotés dans leur partie basse d’un clapet entrebâillé vers la ruelle. L'air aspiré peut alors s’engouffrer respectivement dans le corridor et les pièces d’habitation et remonter dans la cour intérieure de l’immeuble. Ce courant d’air à l’échelle d’une habitation est expulsé par une verrière placée sur le toit et qui elle-même contribue à renforcer encore l’effet de « cheminée thermique ».

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*Benedetto Bunico fit abolir en 1848 l’obligation de résidence pour les Juifs dans le ghetto. Comme partout au centre de Nice, une plaque rappelle l’ancien nom en langue niçoise.

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                           DIAPORAMA DES PORTES



 

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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS

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