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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 20:56

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Le Col de Tende Vallée de la Roya Alpes Maritimes

 

En raison de l'annexion du comté de Nice à la France en 1860, la frontière franco-italienne fut ramenée dans la vallée de la Roya, en contrebas du col de Tende. Pour se prémunir d’une éventuelle attaque française, l’Italie construit entre 1871 et 1885 une ligne de fortifications au sommet du col, comprenant un fort de barrage central, appuyé et protégé par cinq batteries fortifiées indépendantes (forts Pernante, Marguerie et Giaure sur l’aile droite, forts Pépin et Tabourde sur l’aile gauche).

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plus haut, la montagne du Dieu Taureau à 3200m d'altitude Alpes Maritimes


 Construit à 600 m à l’Est du col, sur un petit plateau offrant une vue dégagée, le Fort Central est la pièce maîtresse de ce dispositif. Il est construit selon un plan trapézoïdal, autour d’une cour divisée par un casernement central. Adossé à la pente dominant la vallée de la Roya, le fort est défendu sur trois côtés par un fossé sec battu par deux caponnières installées aux angles du front de gorge. Des casernements défensifs bordent l’enceinte sur le front d’attaque et les flancs.

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Col de Tende Alpes Maritimes


 L’artillerie du fort comprenait des pièces sous casemates de 150 mm, 120 mm et 90 mm, le tout complété par un magasin à poudre d’une contenance de 90 tonnes. La garnison comptait 120 hommes. Le casernement central, à contrepente du fort, possédait une boulangerie, des abattoirs, un hôpital militaire, un colombier, un central téléphonique et les bureaux de l’administration.

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La table d'oriantation à 2000m d'altitude


 Afin de faciliter le ravitaillement des 6 forts échelonnés sur la crête, inaccessibles par la route en hiver, un téléphérique d’une longueur de 3,2 km fut construit par les Italiens vers 1900, pour relier le col aux magasins situés en contrebas. Désarmés pendant la première guerre mondiale pour transférer leur artillerie sur le front autrichien, les forts du col de Tende servirent de réserves de munitions et de casernement pour les troupes de réserve italiennes durant l’entre-deux-guerres.

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Fort Central


 Après la seconde guerre mondiale, le rattachement des villages de Tende, de Piene haute (Breil sur Roya), de Mollieres, de Libre, de la Brigue, de Morignole et  de bien d'autres hameaux de l'ancien comté niçois à la France en 1947 amena une nouvelle correction de la frontière qui passe désormais au nord de la ligne de crête du col. Cette modification et la vétusté des ouvrages mit un terme définitif à l’intérêt géostratégique de ces fortifications.

JUILLET2013-0061.JPGOffrant aux promeneurs la vision d’un passé tourmenté où la nature a depuis repris ses droits, ces ouvrages militaires se laissent désormais découvrir par un circuit de randonnée à pied. Je laisse donc ma moto sur le petit parking et j'attaque la montée caillouteuse pour découvrir Fort Central le plus accessible pour ma petite condition physique...

JUILLET2013-0081.JPGAvec le traité de 1947, l'Italie perdit plusieurs communes liées par une histoire pluriséculaire au Piémont et à la province de Cuneo, trois grandes centrales hydroélectriques (Breil, Fontan, Saint Dalmas de Tende), un riche patrimoine forestier, de belles montagnes et trois refuges du Club Alpin Italien, remis au Club Alpin Français. Elle perdit aussi un important patrimoine artistique, dont la chapelle de Notre-Dame de Fontan, appelée la "chapelle sixtine des Alpes" pour les splendides fresques qui la décorent.

JUILLET2013-0991.JPGElle perdit un site archéologique unique au monde: la Vallée des Merveilles, avec ses merveilleuses et mystérieuses gravures rupestres. Les habitants de la vallée de la Roya perdirent quelque chose de plus: leur identité historique. Leur culture, que cela plaise ou non aux Français, était essentiellement italienne.

JUILLET2013-0087.JPGLa toponymie locale fut rapidement francisée. Les accents toniques et les significations furent oubliés. Tenda devint Tende, Briga, La Brigue, Vievola, Vieve (mais elle est récemment redevenue Vievola), Morignolo, Morignole, le village de ma mére Breglio sul Roia devint Breil sur Roya. La Valmasca, la légendaire vallée de la sorcière ("masca" en piémontais) devint Valmasque, ce qui ne signifie plus rien. Le lac des Mesce devint lac des Mèches, et même les forts du 19e siècle changèrent de nom. Le fort de la Margheria devint Marguerie, Pepino, Pépin, Tabourda, Tabourde, etc.

JUILLET2013-0006.JPGLa mémoire historique changea, de manière orwellienne. Pendant ma balade, j’ai eu l’occasion de parler avec un berger de Tende au nom très "français" de Lanza, qui tenait ses moutons dans le fort de Tabourda et soutenait, avec la plus grande assurance, que les forts étaient l’œuvre de Napoléon III, comme naturellement aussi le tunnel routier de Tende !

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Du côté italien la mémoire n’est guère meilleure: un article, publié il y a quelques années par un important quotidien turinois sur la zone de Tende, parlait clairement des "forts napoléoniens". Les habitants de Limone aussi, à propos de la première tentative de percement du tunnel de Tende, commencé sous Charles-Emmanuel I et repris sous Victor-Amédée III, parlent de "tunnel Napoléon". C'est fou ! comment peut on effacer la mémoire ainsi ....

JUILLET2013-0041.JPGLes noms des personnes changèrent aussi (seulement ceux de baptême, heureusement ! ). La loi française, en effet, n’autorisait pas les prénoms étrangers. Les habitants avaient un an, à partir de la date de l'annexion, pour opter soit pour la nationalité italienne et s’en aller en laissant tous leurs biens, soit pour la française et changer de prénom. (je rappelle ici qu'il etait interdit de parler le nissart jusqu'en 1970). Le gouvernement Français devait à tout prix éffacer l'identité culturelle de l'histoire du pays niçois.

JUILLET2013-1023.JPGLes noms de famille restèrent ceux de toujours (Cotta, Guido, Dalmasso, Pastorelli, Giordano, Molinari, Rostagni etc.), mais Giovanni devint Jean, Antonio Antoine, Giuseppe Joseph, Catarina Catherine etc. Si pour les vivants le changement de nom peut être compréhensible, il l’est moins pour les morts. Le monument aux morts de Tende ne fut par chance pas changé, mais la plaque du souvenir des morts de la deuxième guerre mondiale, morts au champ d’honneur, porte des noms francisés.

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Le dernier de la liste est un jeune de Tende tombé en Algérie en combattant contre quelqu’un qui ne voulait pas être "rattaché"... À Piena Alta (Piene Haute), le monument aux morts élevé au centre de la place a disparu et la plaque posée à côté de l’église recense tous les noms des soldats en version française.

JUILLET2013-1077.JPGPar chance, au fil des ans, le chauvinisme français est allé progressivement en s’atténuant. En 1979 la voie ferrée a été finalement réactivée et les contrôles aux postes de frontière se sont progressivement atténués, jusqu’aux accords de Schengen qui les ont abolis totalement. Sur les plaques routières commence à percer un bilinguisme franco-dialectal. L’unique traité complet sur l’histoire de ces villages, écrit par le professeur Giorgio Beltrutti, un des membres les plus actifs du Comité italien contre le "rattachement", a été récemment traduit en français.

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Des associations et publications locales, comme le périodique "A Vastera", ont permis de ressouder les liens, jamais tout à fait interrompus, entre habitants des villages séparés par la frontière. Même les festivités du cinquantenaire du "rattachement" se sont tenus de manière relativement sobre et modérée. Mais la vallée de la Roya reste l'une des oubliés du conseil general des Alpes Maritimes (enclavé en territoire italien) à la solde des partis Jacobins.

JUILLET2013-1147.JPGLes flux migratoires vers la France continuent mais ont pris d’autres caractéristiques. La majeure partie des résidences secondaires du littoral niçois (et au-delà) est la propriété des Italiens qui ont effectué inconsciemment et sans intentions nationalistes, une sorte de "rattachement" à l’envers. Dans la nouvelle Europe des Peuples, ce qui fut une frontière fortifiée et une "ligne de partage" est désormais devenu, heureusement, une simple frontière administrative, mais l'espoir de revoir un jour le comté niçois reuni  reste marqué dans tous les esprits.... Notre identité est notre mémoire. Nous n'oublierons jamais.

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                                DIAPORAMA DU FORT


  
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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 07:15

JUILLET2013-0772.JPG Tende relevait du comté de Vintimille avant d'etre rattaché au Comté de Nice. En 1261, Pierre-Guillaume comte de Vintimille, seigneur de Tende, épouse Eudoxie Lascaris sœur du jeune empereur grec d'Orient, Jean IV Lascaris, et prit le nom de Vintimille-Lascaris.  En 1860, la commune de Tende, comme celle de La Brigue ainsi que d'autres communes de la vallée de la Roia, ne fut pas comprise dans les territoires concédés à la France dans le traité de Turin. C'est au traité de paix de Paris du 10 février 1947 que ces territoires passent sous souveraineté française sans l'accord des alliés.

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Parcourir les rues de Tende, vous fera découvrir l'une des familles les plus importantes du Comté de Nice: Les Lascaris. Une fois arrivée dans le vieux village médieval, vous prendrez à droite la rue jusqu’au château des comtes Lascaris construit au XIVème siècle, notamment pour protéger le bourg d’éventuelles invasions des comtes de Provence.

JUILLET2013-0792.JPGVous y accéderez en grimpant les escaliers au bout du mur d’enceinte, avant l’apparition de la seule tour ronde transformée en horloge au XIXème siècle. Aujourd'hui le chateau n'existe plus, il a été détruit par ce roi que l'on nomme "Soleil", les vestiges abritent un cimetière en étage qui expose de magnifiques chapelles de familles locales.

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Les Comtes Lascaris se sont enrichis en faisant payer un droit de passage aux voyageurs et aux transporteurs qui empruntaient la Route du Sel vers le Piémont. Au XVIIème siècle, Louis XIV envoya ses troupes, pour détruire toutes les places fortes (les « oppidum ») qui faisaient de l’ombre à son autorité et pour récupérer les territoires possédés par la Maison de Savoie auquel le Comté de Tende était rattaché depuis 1386. C’est donc en 1692 que les soldats du Roi atteignirent Tende et détruisirent son château.

JUILLET2013-1349.JPGA Tende, c’est une famille célèbre tout entière qui est honorée davantage qu’un seul personnage. Cette famille tire son origine des anciens comtes de Vintimille dont on trouve un membre Guido en 945. Puis vint  l’amiral niçois Lascaris qui se porta au secours de Chypre en 1461. On continue notre inventaire avec Anne Lascaris, héritière du fief, mariée à René de Savoie en 1501 qui devint comtesse de Tende.

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C'est au tour de Jean-Paul Lascaris, seigneur de Castellar où il naquit en 1560. Héritier d’un grand nom et des vertus de ses illustres aïeux, consacra sa vie à marcher sur leurs traces. Les chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem, plus tard Ordre de Malte, récompensèrent ses services en 1636 en l’élevant à la dignité de grand maître de l’Ordre. Avec Henri Lascaris, comte de Castellar-Vintimille, grand chambellan du roi de Sardaigne Charles-Emmanuel III, et Auguste Lascaris, son fils (1776-1838) lieutenant-général des armées sardes, selon le mot du duc de Savoie Charles-Emmanuel 1er, les Lascaris-Vintimille étaient bien la « principalissime famille » du comté de Nice.

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La collégiale Notre-Dame-de-l'Assomption


 Et ce n'est pas fini, d'autres membre sont rentrés dans la legende du pays niçois. Béatrice Lascaris, de son vrai nom Catherine, elle serait probablement née en 1376. Fille de Pietro Balbo II arrière-petit fils de Guillielmo Pietro, premier Comte Lascaris de Tende, elle a vécu sa jeunesse dans le château austère des Lascaris. A cette époque, des troupes de soldats, des mercenaires, sillonnent les alentours de Tende pour les protéger d’éventuelles invasions angevines. Leur capitaine de fortune, Facino Cane, tombe amoureux de Béatrice ; ils se marient en 1403 et partent pour Milan.

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L'aigle noir des Lascaris flotte sur la tour de l'horloge


 L’évêque de Piacenza veut « éliminer » Facino qui fait obstacle à ses desseins politiques.  Il exécute son plan diabolique et  fait assassiner Facino Cane pour obtenir, les moyens financiers qui lui permettront de récupérer le duché. Il y parvient, mais pendant ce temps, Béatrice devient la duchesse de Milan qu’elle a toujours rêvé d’être.

JUILLET2013-1404.JPG Pour se débarrasser à son tour de Béatrice, il la fait accuser d’adultère avec son majordome. La sentence est prononcée sans procès et Béatrice, son majordome et ses domestiques sont décapités au Château de Binasco à Turin, domaine des Visconti, le 14 Septembre 1418. Ainsi s’achève le destin tragique d’une dame qui devint une légende pour les Tendasques. Un opéra de Bellini fut d’ailleurs crée en souvenir de son martyre.

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 Bien avant Lawrence d’Arabie: Le chevalier Jules Lascaris de Vintimille est dignitaire de l'ordre de Malte. Il a participé avec brio, sous les ordres de Napoléon, à la campagne d'Égypte, Il part en Crimée puis en Syrie où il devint un professeur de violon. Puis, un colonel de Napoléon, Drovetti, se souvient de lui pour accomplir une manœuvre diplomatique secrète.

JUILLET2013-1435.JPGLascaris a pour mission de s'introduire dans les tribus bédouines, de partager la vie de ces hommes et femmes en bleu, et de gagner leur confiance. Celle de leurs chefs avant tout, qu'il doit convaincre de s'unir en leur faisant comprendre que la France peut les aider à se libérer du joug des Turcs. Ces tribus, qui couvrent les déserts de Syrie et d'Arabie, ont aussi la main sur les puits entre Damas et Bagdad.

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Ruelles souterraines du village 

Lascaris se lie avec Fatallah, vendeur de pistaches, qui devient son homme de confiance. Il entre en contact avec Ibn Challan, le chef des Ruella, se fait passer pour un colporteur pour traverser les territoires de Corietain. Lascaris parvient à pactiser avec les émirs du désert qui songent à remettre la main sur Bagdad et acceptent de préparer le passage de la Grande Armée à travers le désert.

JUILLET2013-0810.JPGLes Anglais ont la même intention que les Français. Ils ont dépêché sur place un certain Burckhardt qui donne un autre éclairage sur la personnalité de Lascaris tombé amoureux du désert et pas prêt à trahir "ses" Bédouins. D'ailleurs, lorsque Napoléon se désengage, trop pris par sa campagne de Russie, Lascaris leur reste fidèle. Menacé d'assassinat il passe pour de bon dans le camp adverse et se met au service d'une aventurière, elle-même à la solde des Anglais : Lady Stanhope, la propre nièce du premier ministre britannique.

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Celle-ci voudrait devenir princesse de Damas, et, blonde incendiaire, préfère les étreintes vigoureuses des esclaves aux propos tortueux de Lascaris. Notre (anti-)héros se noie dans la mondanité mais rêve encore de devenir bédouin, de livrer la Syrie à l'Arabie pour que les Arabes forment un peuple unifié. La folie le gagne au Caire et il meurt oublié de tous... Tende, n'oubliez pas le nom de ce village quand vous descendrez sur la Cote d'Azur, il y a d'autres choses à faire et à voir que d'aller à la plage ...

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                                    DIAPORAMA DE TENDE


  
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3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 19:29

JUILLET2013-0253.JPG Le restaurant Terme di Pigna est le premier repère des gourmets de la vallée. Dans un contexte élégant, vous seront proposés des plats riches et à la fois subtils, fondés sur les meilleurs produits locaux. Le feuilleté de pommes de terre et champignons en rondelles est excellent, mais on se régale surtout avec les ravioles farcies au lapin et parfumées au thym, un chef d’œuvre de raffinement. On a adoré aussi la pansotti à la sauce aux noix et les tagliatelles vertes sauce tomate et cépes. Comme vous le savez peut-etre en Italie et surtout en Piemont ou Ligurie, les antipasti sont une institution. Le nombre d'assiette que l'on vous apporte pour ces entrées dépassent souvent la dizaine. Oui oui , l'italien est un grand gourmand !

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Panorama sur le village de Pigna de la térrasse du restaurant "Terme"


 La famille Lanteri propriétaire de la trattoria depuis plus de 40 ans vous ravira enfin avec son grand classique : le navarin de chevreau aux haricots de Pigna, fondant et savoureux. Le terroir dispense un petit nombre de produits, mais de quelle qualité ! L’huile d’olive extra vierge (la variété « taggiasca » est à l’origine de l’aop « Riviera Ligure »), les haricots blancs de Pigna, l’artichaut violet de Perinaldo, les champignons et le gibier des bois, sanglier en tête. 

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Fleur de courge farçi, Barbajuan,pizza


 La carte des vins offre tous les meilleurs crus de l’Intemelia, ainsi qu’un choix savant des autres vins de la région. Le rossese est le cépage roi de la viticulture ligurienne.  Le rossese accompagne avec succès une cuisine régionale plutôt rustique mais très goûteuse. Difficile à cultiver, il peut toutefois donner un vin rouge léger mais plein de caractère. Ses grosses grappes, ses baies aux peaux fines, sa sensibilité aux maladies ne sont guère attrayantes pour les viticulteurs. Le morcellement du vignoble presque entièrement en terrasse complique leur tâche.

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Agneau de lait aux herbes au four


 Néanmoins, la viticulture presque montagnarde de Pigna Dolceaqua survit depuis des siècles. La petite appellation d’origine contrôlée « Rossese di Dolceaqua » ne produit qu’environ 1500 hectolitres, bon an mal an.  Le plus célèbre des vignerons locaux, l’octogénaire Giobatta Mandino Cane, ne produit plus que quelques centaines de bouteilles très difficiles à trouver dans le commerce. Certains restaurants conservent néanmoins quelques rares flacons à ne pas manquer.

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  Parmi les défenseurs de la tradition, Perrino Antonio « Testalonga » a en quelque sorte pris la relève. Sa production est infime, mais il travaille toujours avec beaucoup d’amour pour sa terre et ses vins. Le rossese, vinifié en fût, est à la fois un brin rustique et complexe : son bouquet est riche, méditerranéen, son goût racé et généreux. J'ai tout de meme préféré gouter un Barbera Frizzante bien frais vu la chaleur qu'il faisait. Pour ceux qui connaissent le vignoble Italien, celui çi ressemble au célébre "Lambrusco" en bien meilleur encore !

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les thermes de Pigna


 Testalonga (surnom bien en vue sur les étiquettes) produit également un vermentino peu commun, corsé, grâce à la vinification de raisins blancs foulés. Les amateurs d’un style plus « policé » et moderne trouveront des rossese fermes et distingués au domaine Terre Bianche. La cuvée d’entrée de gamme est fraîche et vineuse, la cuvée Bricco Arcagna (légèrement boisée) est plus structurée.

JUILLET2013-0248.JPGAutre spécialité de la région: La brioche « érotique » de Dolceaqua… Impossible de repartir de Dolceaqua sans la fameuse Michetta, cette brioche qui porte en elle une grande tradition locale puisqu’elle célèbre la fin du « Jus Primae Noctis ». L’histoire raconte qu’en 1634, Lucrézia, une jeune fille qui venait de se marier avec un dénommé Basso refusa d’accorder sa première nuit au Marquis de Dolceaqua qui avait institué lui-même cette vilaine coutume.

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lavande du pays de la Nervia


 Elle en mourut et le jeune mari, fou de douleur, jura de venger sa bien-aimée. Il réussit à s’introduire dans le château et menaça le Marquis pour lui faire abolir le « Jus Primae Noctis ». Il y parvint. Les jours suivants, un groupe de femmes imagina une brioche, la Michetta, en forme de sexe de femme, pour fêter leur libération. Depuis, tous les ans, cette victoire est célébrée le 16 août (la Festa della Michetta) par des chants, du vin Rossese et ces fameuses brioches… Après avoir bien festoyé dans ce restaurant au menu gargantuesque, quoi de plus normal que de perdre ses kilos dans une cure thermale.

JUILLET2013-0290.JPGAu creux de la vallée jaillit une source d’eau sulfureuse idéale pour des soins de la peau. C’est l’endroit rêvé pour une cure de beauté et de relaxation. De splendides mimosas sont utilisés, entre autres, dans la production de cosmétiques. Le climat particulier fait de ce lieu un habitat presque unique en Italie. La nature rocheuse du terrain a facilité la formation de plusieurs grottes, celles de Melosa et des Rugli étant les plus connues.

JUILLET2013-0299.JPGTout à coté des thermes de Pigna, la culture est omniprésente. Dans le domaine de l’art, il est possible d'admirer le polyptyque de Giovanni Canavesio (1500) à l’église S. Michele (XVIIe siècle) ainsi que la toile de Maratta (XVIIe siècle) à l’église de la Madonna del Passoscio. L’église de San Tommaso, la chapelle de San Bernardino, avec le Jugement Universel de Canavesio et le Musée de la culture rurale valent le détour.

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Les eaux thermales de Pigna sont sulfureuses et microbiologiquement pures, les seules qui utilisent l’eau soufrée, véritable panacée pour de nombreux maux,  en particulier les eaux soufrées désintoxiquent la peau en agissant comme un cosmétique.

JUILLET2013-0319.JPGDe plus elles sont indiquées pour le traitement des affections de l' oreille, du nez et de la gorge (par exemple les rhytines, les rhinopharyngites, les amygdalites-pharyngées, les laryngites, les otites glaireuses et les otosalpingites), également des bronches et des poumons (bronchites chroniques avec glaires et bronchopathies obstrusives), puis aussi pour le système ostéo-articulaire (arthroses localisées ou diffuses, rhumatismes extra-articulaires), et pour finir pour l' appareil génital féminin (vaginites chroniques non spécifiques, vulvo-vaginites dystrophiques ) . Enfin, on va dire que c'est une vallée qui a tout pour plaire, je ne me lasse pas de me promener dans cette région d'Italie aux charmes authentiques....Viva Italia !

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  Site d’information sur le Comté de Nice Italien :

http://conteadinizza.it/contea-di-nizza/

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                              DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 07:05

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le village de Dolceacqua (eau douce)

 

Pour de nombreux touristes, la région italienne de la Ligurie s’étire d’est en ouest uniquement aux bords de mer. Loin de la côte, un monde peu connu et peu peuplé recèle pourtant une nature sauvage, de charmants bourgs médiévaux, et offre un accueil simple et sincère. Nous partons aujourd'hui en Ligurie, à proximité de la frontière franco-italienne.

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A cet endroit, la ligne de crête des Alpes ligures est également la ligne de partage des eaux entre le raide versant Sud qui descend vers la Méditerranée et le versant Nord qui descend vers le Piémont et le bassin fluvial du Pô. Sur le versant Sud méditerranéen coulent de petits cours d’eau côtiers qui ont creusé de courtes vallées parsemées de très beaux villages très vivants comme c’est toujours le cas dans l’arrière-pays italien et niçois, bien préservés car il s’agit de vallées où l’afflux touristique demeure modéré, bref, authentiques. 

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Nous allons remonter la petite vallée de la Nervia qui se jette dans la Méditerranée entre la commune de Ventimiglia (Vintimille) et celle de Camporosso, à seulement une dizaine de kilomètres de la frontière franco-italienne.

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el cielo blu della riviera del fiori


 Pigna est un village de la province d’Imperia en Ligurie (Italie) de 935 habitants. Il est situé dans le val Nervia, à 7,5 km en amont d’Isolabona et 11,5 km en amont de Dolceacqua. Il est dominé par le village perché de Castel Vittorio construit 150 mètres plus haut. Ses maisons s’étagent de 240 à 280 mètres d’altitude. Au Sud, le littoral proche de Vintimille n’est qu’à 18 kilomètres de là.

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Nous nous trouvons seulement à 60 km de Nice. Le mot Pigna se traduit par pomme de pin et aurait donné son nom au village par allusion aux anciennes forêts de conifères recouvrant les pentes des montagnes dominant le site.

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Le village est un labyrinthe de rues souterraines


 Avant de rejoindre Pigna, son restaurant et ses Thermes, il est absolument indispensable de faire une halte à Dolceacqua. Ce village dominé par le château des "Doria" est un must à ne manquer sous aucun prétexte. Le village médiéval est considéré comme l'un des plus beaux de la péninsule Italienne. D'ailleurs les six villages Italiens de l'ancien comté de Nice sont d'une authenticité incroyable. La différence de Pigna avec ses voisins étant ses cures thermales.

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En 1524, le marquisat de Dolceacqua est acquis par Charles III de Savoie et rattaché au Comté de Nice jusqu'en 1860. C'est en avril 2009 que la ville de Nice a favorisé la signature entre les villages ligures et son ancienne capitale, un partenariat culturel, économique, et gastronomique.

JUILLET2013-0197.JPGA cette occasion un logo commun a été présenté : les noms des six communes italiennes entourent la carte du Comté de Nice avant 1860, avec leur localisation ; en arrière-plan, le mur de pierres sèches symbolise l’union et la cohésion des six communes ligures avec leur ancienne capitale, Nice; le rameau d’olivier, produit majeur de tout le Comté, souligne également l’importance économique de l’agriculture de la vallée de la Nervia : huile d'olive, michetta, et vin rouge (le « Rossese ») de Dolceacqua, haricots de Pigna, l'artichauts de Perinaldo. Aujourd’hui, l’agriculture de la basse vallée de la Nervia se tourne vers la culture des fleurs et des plantes ornementales. Un jour, nous rattacherons de nouveau culturellement les communes italiennes du Piémont et le comté de Nice sera enfin au complet. Notre pays sera uni complètement ....

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  Ces villages ne comptent que quelques centaines d’habitants mais partagent une architecture rustique pleine de charme : des ruelles étroites, dénommées carugi, tissent leur structure urbaine. Ces passages plongent entre les murs de pierre parfois assez hauts, sur deux, trois, quatre étages. Cela permet de s’abriter du soleil.

JUILLET2013-0208.JPGLe village de Pigna ressemble surtout à une forteresse, facile à défendre des ennemis, la région ayant toujours été un lieu de frontière stratégique. Ces petites cités médiévales ont traversé les siècles et nous ont été transmises intactes. Peu peuplée, cette merveille architecturale encastrée entre la montagne et la mer, accueille avec la traditionnelle et joyeuse hospitalité italienne, des forestiers de différents horizons tels que des Français, des Portugais, des Danois, et même des Canadiens et des Sénégalais.

JUILLET2013-0238.JPGChacun, pour la totalité de l’année ou au moins pour quelques mois, aura de bonnes raisons d’avoir choisi d’y vivre et de goûter aux délices de ce petit bout de paradis. Ce bourg fortifié a appartenu successivement, depuis le XIIIe siècle, aux comtes de Ventimiglia, au comté de Nice et postérieurement à la Repubblica di Genova.  À la moitié du XVIIe siècle, la Casa di Savoia (maison royale italienne) s’en empara. Pour la petite histoire, pendant la dernière guerre mondiale, le 18 septembre 1944, un groupe de citoyens a constitué la «République libre de Pigna» avec l’objectif d’élire leurs représentants ainsi que de former un gouvernement libre et démocratique, en opposition au régime nazi qui occupait alors l’Italie.

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Pigna nous apparaît comme une ruche de vieilles maisons, en forme de pin, ayant pour branches des petites ruelles, dites carruggi. Dans le haut du village, nous trouvons, imposante de ses 56 mètres, la tour du clocher datant du Moyen-âge. Aux alentours, des bois de châtaignes et de chênes ainsi que des oliviers et de larges terrains de pâturage.  Encore une particularité intéressante, Pigna ne se trouve qu’à quelques minutes d’autres destinations prisées en Europe. San Remo est à 40 minutes du village.

JUILLET2013-0252.JPGFacile d’accès, la route longe tout d’abord les montagnes, avant d’aller s’inscrire sur le bord de mer. Une promenade magnifique durant laquelle vous pourrez observer des ruines romaines et, selon le moment de la journée, un splendide coucher de soleil sur la mer Méditerranée. La Principauté de Monaco est également toute proche. À moins d’une heure par autoroute, y faire un saut pour se rendre au casino par exemple, est l’une des activités préférées des jeunes Italiens.

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Toute la Côsta Azzurra francese (Nissa, Cannes) est accessible en un instant. La destination la plus simple pour s’y rendre est l’aéroport international Nice Côte d’Azur. À partir de là, vous pourrez louer une voiture ou un deux roues et traverser la frontière en direction de Ventimiglia (Vintimille). Vous pouvez également prendre le train à la gare de Nice, mais la voiture ou la moto est largement recommandée dans cette régione. Ces petites cités médiévales ont traversé les siècles et nous ont été transmises intactes. Mon prochain article sera consacré à la gastronomie et les cures thermales de la vallée de la Nervia.

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                                  DIAPORAMA DE LA BALADE


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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 07:19

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Vallée de la Tinée, l'une des nombreuses vallées du pays niçois

 

Roure est un village mystérieux, car il est difficile de trouver de la documentation sur celui ci, comme s'il n'avait pas existé. C'est assez étonnant d'ailleurs, car la plupart des villages du comté de Nice sont très pourvus en événement historiques et médiévaux. C'est vrai que celui ci se trouve au bout d'une vallée oubliée en cul de sac au sommet d'un éperon rocheux.

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Toujours les panneaux d'agglomeration avec le nom en niçois dessous.


 Profitant d’une exposition plein sud, favorisant l’exploitation de riches alpages, le village est resté peuplé jusqu’à la moitié du siècle dernier.  Ici les gens vivent l'hiver en complète autarcie, nous sommes loin de la capitale du pays Niçois et de son tumulte touristique. Si la route d'accès, minuscule et tortueuse, taillée dans la roche rouge sang, vous donnera le vertige, il en sera de même de la situation de Roure, vieux village montagnard allongé en balcon au-dessus d'un à-pic impressionnant qui fait de ce petit coin un des plus beaux balcons de la Tinée.

JUILLET2013-8681.JPGLes points culminants sont situés au Nord, avec des sommets dépassant les 2300 mètres d'altitude. Accroché à une pente abrupte, Roure étalera devant vos yeux superbes granges et maisons de pierre rouge coiffées de toits de bardeaux ou de lauze violette (schistes de la vallée), en une merveilleuse harmonie de couleurs que vous pourrez admirer depuis le belvédère qui domine le village. Sujets au vertige, s'abstenir !

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Vous ne manquerez pas d'aller voir de plus près ces vieilles maisons qui datent pour la plupart des 17ème et 18ème siècles en empruntant de pittoresques ruelles pavées en escalier, qui vous conduiront jusqu'au cœur du village où vous pourrez goûter à la typique "charcuterie de montagne", au "Brous" (fromage de vache), à la Tomme de Roure ou à l'agneau d'estive (Label officiel).  N'oubliez pas pour autant d'entrer dans l'église "romano-gothique"  étonnant pastiche de façade classique italienne à niches du 18ème, et de clocher-mur roman (voir diaporama).

JUILLET2013-0028.JPGC'est un village médiéval à l'architecture agro-pastorale situé à 1 400 m à l'entrée de la vallée de la Haute-Tinée (riviere se jetant dans le fleuve Var), en lisière du Parc national du Mercantour. La première indication du village date de 1067 sous le nom de « Rora ».  Depuis toujours, l'isolement du village obligea ses habitants à vivre en autarcie ne descendant de la montagne qu'à pied ou à dos de mulet.

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La route ne fut créée qu'après la Seconde Guerre mondiale, cependant en 1927 les habitants mettent en place un câble de 1 850 m de long porteur de wagonnets en bois et actionné par un moteur électrique. Il fonctionna jusqu'en 1962 permettant d'assurer la descente de la production (lait, fromages et farine) et de remonter les provisions et le courrier.

JUILLET2013-8684.JPGL’histoire connue du village remonte aux tous débuts du XIème siècle; le village appartient alors à la famille Rostaing de Thorame-Glandèves, et aussi à la famille Caïs à partir du XIVème siècle. Le baron de Beuil, Barnabé Grimaldi, s’empare du fief de manière sanglante. Bertrand Cais Seigneur de Roure aura la main droite coupée et les deux yeux crevés. Il en meurt rapidement. La reine Jeanne, inflige au baron une très forte amende, mais le fief restera aux mains des Grimaldi. En 1621, après l’exécution d’Annibal Grimaldi, le château sera rasé et le village sera inféodé aux Badat. C'est à peu près tout ce que l'on connait de l'histoire du village.

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Toiture en schiste de la vallée


 Des histoires extraordinaires naissent sous tous les cieux, mais seul un cadre favorable les fait éclore. La situation géographique du Pays d’Azur où les Alpes plongent dans la mer dans un chaos de montagnes et de vallées profondes lui confère déjà un caractère exceptionnel. Les climats qui s’y étagent de la douceur méditerranéenne de la côte aux frimas polaires des hauts sommets sont tout aussi contrastés.

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un relief géologique remarquable


 Si l'on ajoute que l'homme a résidé sur ces terres d'opposition depuis ses origines, on ne peut s'étonner de trouver en lui la démesure du fantastique révélée par les outrances du décor. Cet environnement propice ne devait pas manquer de produire dans la vie de ses habitants une saga où l'imaginaire rejoint naturellement la réalité. Je continue ma route sur le second village de ma balade: Bairols.

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La Tinée se fraye un chemin dans les gorges rouges et vertes de la vallée


 On ne va pas à Bairols par hasard : il faut emprunter une toute petite route qui grimpe sur un versant abrupt de la vallée de la Tinée. Les courageux qui se gareront en contrebas du village auront la joie de découvrir, au rythme de la marche, (après 350 mètres de chemin en pente), les charmes médiévaux de ce ravissant village perché.

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Car la récompense est à l'extrémité du chemin de ce bout du monde ! Après avoir failli mourir abandonné, Bairols doit sa résurrection à son maire qui depuis 20 ans à œuvré pour sauvegarder cet ancien fief de la reine Jeanne. Une formidable entreprise de restauration qui a rendu à Bairols son profil seigneurial avec ses façades de vieille pierre, ses voûtes et passages couverts moyenâgeux et ses escaliers vertigineux (cardiaques s'abstenir !) offrant une vue panoramique sur la riante vallée de la Tinée.

JUILLET2013-8761.JPGIci les gens sont différents du monde urbain de la bande cotiére composé de beaucoup d'étrangers. Dans l'arriere pays niçois, les habitants sont de souche nisso piémontaise, ils parlent le nissart ou le gavot. Chaque personne rencontrée vous dira bonjour avec un large sourire, comme ce couple en train de restaurer sa maison dans une ruelle qui remarquera immédiatement mon T-shirt Harley Davidson venant de Thaïlande, et c'est parti pour une demi-heure de discours sur nos différents voyages et en nissart SVP. Car ce couple d'habitant vient d'acheter une maison au village pour y vivre les 5 mois de l'année les plus beaux et ensuite partir pendant 7 mois en voyage à travers l'Asie.

JUILLET2013-8771.JPGJe passe ensuite par la Tour sur Tinée. Attention, merveille : La Tour sur Tinée n'est pas pour rien un village classé Monument Historique. Bâti sur une crête dominant de haut la vallée de la Tinée, entouré de pics et collines boisées, La Tour sur Tinée, village décidément béni des Dieux, a également la chance de posséder un air léger, une vue panoramique et une nature superbe, entre sapins, cyprès et tilleuls !

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Façades en trompe l'oeil à l'italienne


 Se promener dans les ruelles aux pavés inégaux de La Tour sur Tinée est un moment inoubliable: en commençant par l'espace artisanal du Béal, comprenant un gros lavoir à toiture et un abreuvoir, un moulin à huile, une distillerie et un moulin à farine, superbe ensemble en pierre de taille, datant du 18ème siècle. On ne manquera pas d'admirer le pavage des rues, composé de larges dalles inégales, comme usées par le temps.

JUILLET2013-8798.JPGEnfin, on débouche sur la "Grand Place" ou sont regroupées toutes les merveilles dont le village n'est pas avare: au centre, une belle fontaine octogonale(1895), et autour plusieurs maisons médiévales aux arcades gothiques, la plupart aux façades en trompe l'œil parfaitement restaurées, dans des couleurs à l'italienne, jaunes, roses, rouges, bleus pâles, qu'on doit au pinceau talentueux du grand fresquiste niçois Guy Ceppa.

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A la sortie de la Tour sur Tinée, je prends la direction des Granges de la Brasque pour une expédition dés plus vertigineuses et dés plus périlleuses car a chaque lacets le danger est à chaque fois bien présent et le nombre de pierres éboulées de la montagne vous avertie des chutes possibles.

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La Tour sur Tinée


 Les Granges de la Brasque sont situées en pleine forêt aux confins d'une route du bout du monde, comme les Alpes-Maritimes en ont le secret, 20 km après le village de La Tour. J'emprunte cette piste étroite qui monte, monte et monte encore. C'est bien simple, chaque kilomètre parcouru, vous fait monter de 100 mètres supplémentaire...

JUILLET2013-8838.JPGSource de la Brasque, pure et sans calcaire


Arrivé au sommet à presque 2000m d'altitude, la récompense. Heureusement vais je dire, car j'ai tellement était secoué en moto sur cette piste que la déception aurait été trop grande si j'aurai du faire cette route pour rien ! Je découvre des pierres militaires gravées des insignes des régiments ayant occupé les lieux. Au bord de la route, un peu sous les fameuses Granges, il y a une source de grès qui a la particularité de produire une eau non calcaire.

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Sous la source, un peu sur la gauche quand on regarde la vallée, un petit chemin conduit à l'ancien abreuvoir à chevaux et plus bas, une vacherie qui produit cette fameuse tomme de montagne. Au dessus des granges une église en ruine, peut-être construite pour les militaires ? Je n'ai aucune information. L'une des granges appartient à un couple de niçois qui m'invite à l'apéro et même au BBQ ! Oui, les gens sont vraiment différents ici .....

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                              DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 21:05

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Palais des Congrès bâtiment d’inspiration « Italienne »

 

Depuis 1946, Grasse rend un hommage tout particulier au jasmin, fleur du pays de Grasse, qui nous enivre par son parfum de qualité, et nous rend fiers de par sa rareté.  Hommages à cette fleur rare et enivrante qui fait partie de l’histoire de Grasse ! Une fête aux effluves de jasmin partagée par toute la ville. Soixante cinq ans plus tard, Grasse perpétue toujours sa tradition et la fête du Jasmin demeure le rendez-vous estival touristique du Moyen Pays des Alpes Maritimes.

JUILLET2013-0528.JPGCette manifestation accueille, durant trois jours, plus de 75000 visiteurs, à la recherche d'animations traditionnelles, authentiques et populaires. Les festivités proposées sont variées et permettent d'animer pleinement la ville, particulièrement le centre historique; le public peut ainsi gracieusement participer à la fête. Au total, c'est 150000 fleurs qui sont utilisés pour la festivité.

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Outre le côté festif de cette manifestation, elle nécessite pour sa réalisation un investissement très important de la ville de Grasse: Investissement humain pour que la fête réponde pleinement aux attentes du public avec mobilisation de plus de 200 agents des services municipaux, création de costumes, création des décors par le service des fêtes.

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Prét pour le feux d'artifice au dessus de la cathédrale Notre-Dame-du-Puy de Grasse


 Investissement artistique avec une programmation variée, attractive mêlant modernité et tradition. Cette fête a naturellement vu le jour dans une Cité dont l'histoire est celle d'une économie ayant évolué d'une activité de tanneurs, à celles de gantiers parfumeurs, et puis enfin, depuis le XVIIIème siècle, à celle des parfumeurs dont tout un chacun connaît aujourd'hui la renommée de par le monde ainsi que son poids économique à l'échelle nationale (les 2/3 du chiffre d'affaire national).

JUILLET2013-0020.JPGC'est en 1946, les 3 et 4 août exactement, que la première Fête du Jasmin voit le jour à Grasse, le mois d'août correspondant à la période de la cueillette du jasmin. A l'époque, pas de corso fleuri ou de bataille de fleurs mais des réjouissances populaires avec concerts, exposition de peintures, défilés de musiques militaires, kermesses, spectacles de marionnettes, feux d'artifice et bal.

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On commence la fete par de la Zumba


 A partir de 1948, la fête du jasmin devient la véritable fête fleurie que nous connaissons aujourd'hui.

Pour l'édition 2013, quatre carrosses fleuris (insuffisant) font leur apparition dans les rues de la ville. Ils sont traînés par de magnifiques chevaux et présidés par cinq belles jeunes filles aux brassées de fleurs, ainsi que Miss Grasse Leanna Ferrero pure Grassoise qui se souvient toujours de sa grand mère ramassant la fleur des champs de jasmin.

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Tous le monde danse sur le cours Honoré Cresp


 Le jasmin fait alors son apparition comme « roi » de cette fête... Aujourd'hui, la Fête du Jasmin conserve son caractère traditionnel grâce à la présence permanente et imposante des fleurs. Le corso est composé de chars somptueusement décorés et présidés par de belles jeunes filles dont les Miss des villes jumelées avec Grasse, accompagnée de leurs deux dauphines. Le lancer de fleurs en direction du public demeure et, pour magnifier la présence du jasmin sans l'abîmer (puisque la fleur est très fragile), de l'eau de fleur de jasmin (jasminol) est utilisée par arroser le public qui s'amuse de cette tradition en se protégeant tant bien que mal de ce jus floral...

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A ces chars fleuris viennent s'intercaler des groupes folkloriques et des formations artistiques en tous genres, nationaux ou internationaux, afin de colorer et pimenter cette soirée populaire. Ce corso fleuri et animé se déroule le samedi soir et revêt un caractère extrêmement populaire. Un ensemble d'animations sont mises en place sur trois jours pour faire vivre la cité des parfums.

JUILLET2013-0628.JPGLe jasmin est, avec la rose, pour ce qui est des espèces odorantes et capiteuses, une des deux fleurs reines de la parfumerie. Apprécié depuis l’Antiquité, le jasmin est l’un des grands classiques de la parfumerie moderne. Un rang qu’il doit aux Grassois qui, très tôt, ont su extraire de ses fleurs particulièrement fragiles le plus sensuel des parfums.

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Parfaitement acclimaté, le jasmin devint l’une des pierres angulaires de cette industrie naissante. D’autant que l’on s’aperçut très vite qu’il formait un couple idéal avec l’autre joyau du terroir local : la rose Centifolia. De leur union naquit ainsi le cœur de quelques-uns des plus célèbres parfums de notre temps, à commencer par les fameux N°5 de Chanel et Joy de Jean Patou ! Nous sommes alors au cœur des Années Folles.

JUILLET2013-0630.JPGLe « jasmin pays » comme le nomment les Grassois est ainsi devenu un produit aussi rare que précieux...  Une plantation produit annuellement entre 3000 et 3500 kilos de fleurs à l’hectare, soit 30 à 35 millions de petites fleurs qu'il faut cueillir une à une. Le jasmin grassois apporte bien plus que du prestige à un parfum : une nuance sans pareille. Sans doute parce qu’il est moins écrasé par le soleil que ses homologues d’outre-Méditerranée, il délivre un parfum délicat aux notes florales, confiturées, subtiles et suaves qui restent aujourd’hui encore sans équivalent dans le monde.

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Aujourd’hui encore, la parfumerie demeure le principal pôle industriel de Grasse. Un réseau d'une soixantaine d'entreprises y emploie 3500 personnes dans la ville et les environs. En comptant les emplois induits ce sont près de 10000 Grassois qui vivent des parfums. L'industrie de la parfumerie a permis à Grasse de conserver un secteur secondaire puissant autour de la filière arômes et parfums qui est reconnue internationalement : 15 % du chiffre d'affaires mondial de cette filière et 70 % du chiffre d'affaires national est réalisé à Grasse.

JUILLET2013-0684.JPGRare, cher, et plus subtile que celui d'Egypte ou de Tunisie, le jasmin de Grasse est de plus en plus prisé par les parfumeurs qui se l'arrachent pour 45 000 ou 50 000 euros le kilo d'absolue. Il faut 8.000  fleurs pour faire un kilo. Un litre "d'absolue de jasmin" nécessitant quelque 660 kilos de fleurs. Pour obtenir un kilogramme d'essence absolue de jasmin, il faut recueillir environ sept millions de fleurs. Autant dire que le jasmin naturel est cher, réservé aux parfums de luxe.

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C’est Galimard, tanneur à Grasse qui a l’idée de créer des gants en cuir parfumé dans des « bains de senteur » (eau de rose, épices). Il en offre une paire à Catherine de Médicis qui est séduite par le cadeau. Dès lors, les tanneurs enfleurent les peaux de cuir et le gant parfumé se répand à la Cour et dans toute la haute société. Il fait de Grasse la capitale mondiale du parfum. Les senteurs rares du pays de Grasse (lavande, myrte, jasmin, rose, fleur d'oranger sauvage, mimosa) firent gagner à Grasse le titre de capitale mondiale du parfum.

JUILLET2013-0686.JPGGrasse est une ville marquée par l'influence de l'Italie, visible sur son architecture, qui s'explique par des échanges constants avec Gênes et Pise au Moyen Age. Avec Menton et Nice, Grasse est la ville la plus italienne de la riviera, occupé par les figons originaires de Gênes.

JUILLET2013-0691.JPGLe soleil y a des caresses plus douces qu'en aucun pli de la corniche, à ses pieds scintille le saphir de la mer. L'air y est dépouillé des acuités salines de la plage, le mistral expire avant d'y atteindre. Grasse se cache dans un nid de fleurs et de collines. Les floraisons successives colorent le paysage et parfument l'air. Tout dans ce lieu, chante l'idylle, et dans cette atmosphère embaumée, tout y est léger, délicat comme des Watteau ou des Fragonard.

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                                 DIAPORAMA DE LA FETE


  
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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 08:45

JUILLET2013-0134.JPG Un beau jour de 1865, le célèbre botaniste Gustave Thuret découvre un cap merveilleux et sauvage, couvert de forêts de pins et de garrigue odorante. Seules traces de la présence de l'homme, un phare, deux chapelles et quelques vignes.

JUILLET2013-8579.JPGC'est grâce à lui qu'Antibes est devenue la capitale mondiale de la Rose et l'un des premiers centres agronomiques du sud de la France. Son parc et ses jardins ont marqué le Cap d'Antibes à jamais, en présevant miraculeusement cette cathédrale écologique. Mais les investisseurs au profit de l'aristocratie europeenne commencent a y réaliser des demeures parmi les plus prestigieuses au monde.

JUILLET2013-8600.JPGCharles Garnier, architecte des opéras de Paris et de Monte-Carlo, dessine une superbe villa que lui a commandé un milliardaire hollandais. Ce dernier la baptise "Villa Eilenroc", anagramme du prénom de son épouse, Cornélie. Puis, ce seront le "Château de la Croë", la Villa "Les Chênes Verts" où séjourne Jules Verne, le Château de la Garoupe entouré d'un immence parc de 60 hectares, la Villa Soleil et la Villa Eden Roc feront du Cap d'Antibes un haut lieu de la jet set.

JUILLET2013-0084.JPGViendra la Villa Picolette, celle du père de Gatsby le Magnifique maison où séjournèrent l'écrivain Francis Scott Fitzgerald et sa femme Zelda, entre 1924 et 1926. Des résidences fabuleuses parmi les plus belles au monde comme Le Château de la Croë de style victorien voisin de la villa Eilenroc, sur la baie des milliardaires ou sejournerent le roi Édouard VIII du Royaume-Uni (duc de Windsor) et son épouse Wallis Simpson. En 2004 celui ci est acheté par le milliardaire russe Roman Abramovitch. Pour l'heure, interressons nous a la villa ou Jules Verne écrivit son roman interplanétaire : "Hector Servadac" (Chapitre XVI)

JUILLET2013-8569.JPG"Soudain, il s’arrêta. Son pied venait de heurter sous la neige un morceau de pierre taillée. Par sa forme, par sa couleur, ce morceau ne semblait pas appartenir au nouveau sol. Le capitaine Servadac le ramassa. C’était un fragment de marbre jauni, sur lequel on pouvait encore lire quelques lettres gravées, entre autres celles-ci : Vil…
« Villa ! » s’écria le capitaine Servadac, en laissant retomber le morceau de marbre, qui se brisa en mille fragments. De cette villa, sans doute quelque somptueuse habitation bâtie presque à l’extrémité du cap d’Antibes, dans le plus beau site du monde [...] que restait-il à présent ? Pas même ce morceau de marbre, qui venait d’être réduit en poussière !"

JUILLET2013-8532.JPGNon ! Quoi qu'en pense le Capitaine Servadac, cette villa n'a pas disparu. La voici telle qu'elle se présente aujourd'hui. Il s'agit de la villa "Les Chênes Verts", située presque à la pointe du Cap d'Antibes. Une majestueuse demeure patrimoine classé au 152 boulevard Kennedy fut érigée par le célèbre dramaturge Adolphe D'Ennery.

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Extrêmement enthousiastes sur la région, en 1865, M. d’Ennery  achete une grande parcelle de terre qui est bordé par des arbres et en redessine la propriété de trois étages avec l’architecte Abeille. D’Enerry était très bien connu dans le monde du théâtre et obtint un succès populaire pour de nombreuses pièces, notamment « Le Savetier de la rue de Quincampoix» et a écrit plusieurs opéras pour Gounod, Massenet et Aubert.

JUILLET2013-8541.JPGCette villa fut construite en 1866 par l’architecte Auguste Abeille pour Adolphe d’Ennery, dramaturge parisien très en vogue, auteur des « Deux orphelines » qui furent jouées au Théâtre de la Porte Saint-Martin et au Chatelet à Paris. Le jardin fut créé en même temps que la villa, Dennery  fit construire le manège pour sa compagne, Mme Desgranges, écuyère, devenue sa femme. Ils y passaient tous leurs hivers, recevant leurs amis, tels Rochefort et Villemesant, directeur du Figaro.

JUILLET2013-8588.JPGJules Verne vint lui aussi lui rendre visite et prit l’habitude d’y séjourner tous les hivers pendant 6 ans. Au cours de ses nombreux séjours, il travailla à l’adaptation théâtrale de ses oeuvres romanesques : « Le tour du monde en 80 jours », « Les enfants du capitaine Grant », ou encore « Michel Strogoff ». Les deux écrivains créént aussi un jeu inédit à la villa "Les Chênes Verts" intitulée «Le Voyage à Travers l’impossible» qui a été un énorme succès à Paris.

JUILLET2013-8559.JPGJules Verne gardera de ces étapes antiboises un souvenir émerveillé : « Du bleu partout, en haut, en bas et du vert à revendre. » En 1905, la villa a été achetée par Sophie Desplans, la fille de Neopoleon III, médecin privé, et Les Chênes Verts reste dans la famille pour les trente prochaines années.

JUILLET2013-8636.JPGEn 1938 l'architecte niçois Louis Bensa propose le réaménagement de la maison et la modernisation de l'escalier.  En 1953, la propriété que détient une plaque de l’écrivain visionnaire, est achetée par l'industriel Jean Joannon, qui réaménagea l'intérieur délabré, la villa redevint alors un lieu de réceptions. La villa reste aujourd’hui semblable à son état initial.

JUILLET2013-0093.JPGAvant de rejoindre le sentier des douaniers, je passe par la villa Elein Roc à ne pas confondre avec le plus luxueux hotel au monde , l'Eden Roc qui se trouve à quelques centaines de metres de la villa .

JUILLET2013-0008.JPGLa Villa Eilenroc est une demeure française d'exception de style néoclassique située au milieu d'un parc de onze hectares, en bordure de mer. Alors que la haute société européenne passe l’hiver sur la Riviera méditerranéenne, le riche hollandais ex-gouverneur des Indes néerlandaises Hugh-Hope Loudon fait construire cette luxueuse résidence par l'architecte Charles Garnier entre 1860 et 1867. Il la baptise « Eilenroc », anagramme de Cornélie, le prénom de son épouse.

JUILLET2013-0112.JPGEn 1873, la propriété est vendue au riche écossais James Wyllie qui fait aménager le parc par des jardiniers aussi célèbres que Ringuisen. À son décès en 1908, le domaine est vendu à Sir Coleridge Kennard puis au couple Sudreau suivi par le couple américain Beaumont en 1927.

JUILLET2013-8577.JPGEn 1982, Madame Beaumont lègue sa propriété à la ville d’Antibes sous condition de créer une « Fondation Beaumont » destinée à gérer et exploiter ce patrimoine et d'ouvrir le parc au public avec oliveraie et roseraie de 1 000 plants.

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En 2011, un jardin des senteurs a été créé à l'entrée de la roseraie de la Villa Elein Roc. De plus, le sentier du littoral permet d'effectuer une ballade de 3,7 km entre la plage de la villa Eilenroc et l'Anse de la Garoupe. Les promeneurs peuvent ainsi apprécier le panorama exceptionnel en longeant le Cap d'Antibes et la Villa ou effectuer une halte dans la petite plage de l'Anse de l'Argent faux. On comprend mieux pourquoi les milliardaires ont élu domicile au Cap d'Antibes !

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Villa et Parc ouvert du 1 octobre au 31 mars
Mercredi et samedi après-midi (entrée gratuite) Horaires : 13H – 16H
Du 1 avril au 30 juin
Mercredi et samedi journée (entrée payante 2€) Horaires : 10H – 17H
Du 1 juillet au 30 septembre
Mercredi, samedi et dimanche après-midi (entrée payante 2€) Horaires : 15H – 19H

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                            DIAPORAMA DES VILLAS


  
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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 10:02

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Contrairement à la fête du jumelage de Nice et de Papeete avec la Polynésie qui est parti dans l'oubli… et c'est bien dommage de ne pas avoir renouvelé cette fiesta qui c'était déroulé sur la promenade des Anglais, cette fois ci les cérémonies des offrandes à l'orixas Yemanja sont bien partis pour durer. Faut dire aussi que la communauté brésilienne est bien plus importante que la Polynésienne. Mais qui est Yemanja ?

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Yemanja !  Orixas qui donnent la force. Yemanja, mère de tous les orixas. Yemanja, mère de la fertilité et des eaux salées. Même quand elle se retourne dans son sommeil, elle crée de nouvelles sources. Le jour de sa création, elle vivait dans la terre. Mi déesse, mi humaine, elle agirait guidée par des forces surnaturelles à contrôler.

MAI-2013-0164-copie-1.JPGContrôler ses énergies divines, son corps à travers des offrandes, des sacrifices et des cérémonies. Un contrôle nécessaire au maintien de leur pouvoir. Yemanja, l'archétype du romantisme. La plus belle des femmes. La belle, la douce, pudique et raffinée. Réduite en esclavage. Docile. Un teint clair, parée de nacres. Yemanja, l'insoumise.

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Entre les lignes des chants de louanges aux saints du paradis, un chant d'esclave s'élève. Cacher les dieux d'Afrique sous des traits de saints catholiques. Orixas ou la résistance d'un groupe à l'oppression, chant de lutte contre l'oubli. Offrir à l'oppressé une mémoire. Yemanja c'est un peu tout cela à la fois. Un mélange de religion catholique et de culte païens....Dans notre pays niçois on peut comprendre cela, nous qui mélangeons aisément les traditions religieuses et païennes venus des montagnes de notre Mercantour. Souvenez-vous de mon article sur "la montagne du Dieu Taureau".

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Yemanja, hybride. Mi femme et mi déesse. Yemanja, allégorie du pouvoir. Par les mers, les pouvoirs politiques, économiques se sont imposés. Yemanja, Peau blanche. Yemanja, Déesse de l'océan, à la fois matrice et témoin. Yemanja, Mère de tous les hommes. Mère de toute vie. Parfois douce, parfois violente, mère du jeu dynamique des opposés, rien ne peut lui résister. Rien ne résiste à l'eau.

MAI-2013-0141.JPGYemanja, celle qui protège. Yemanja, celle qui noit ceux qui blessent ses enfants. De son corps est né le premier homme. De son corps sont nés les hommes. De son corps, la construction des puissances coloniales. De l'Afrique à l'Amérique, Yemoja est devenue Yemanja, fusionnée avec les saintes images catholiques. Yemanja, protectrice des femmes. Yemanja, protectrice de toute chose vivante.

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Créature fabuleuse émergeant des flots. Yemanja, mère qui accompagne ceux qui sont arrachés à leur terre.  Yemanja, à l'apparence de sainte vierge. Les niçois pourraient presque s'approprier le culte, eux qui ont été protégé par la vierge Marie lors du siège de Nice par les Franco Turcs.  Eux qui sont issu de la terre et de la mer, eux qui sont toujours colonisés par un état impérialiste. De la à ce que Yemanja soit niçoise, il n’y a qu’un pas !

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le groupe de Capoeira


 On raconte que Yemaya a toujours existé et que toute vie est née d'elle, y compris tous les orishas (divinités). Cette Divinité africaine yoruba, Yemanja a fait le voyage vers le Brésil avec les esclaves noirs que l'on arrachait à la terre de leurs ancêtres. Les clercs portugais chargés de l'évangélisation des Noirs se sont bien sûr méfiés de la religion animiste. Le paganisme devait disparaître pour laisser la place à la « vraie foi », le christianisme.

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Dans ce but, et afin de faciliter la conversion des esclaves noirs, le clergé présent au Brésil a encouragé le syncrétisme, c'est-à-dire l'association de divinités non chrétiennes aux saints catholiques. C'est ainsi que Yemanja a été assimilée à la Sainte Vierge. C'est de ce syncrétisme que sont nées les religions afro-brésiliennes. En fait les deux religions principales islamo chrétiennes se sont éternellement battues pour convertir les sous croyances à leur religion dictatoriale.

MAI-2013-0146.JPGPour l'heure c'est une association brésilienne de Nice qui nous a offert ces 3 jours de fêtes et de cérémonies diverses. Organisée par l’association culturelle brésilienne Brasuca,  cette manifestation inédite et originale a enflammé les rues  du Vieux Nice, offrant aux niçois, brésiliens d’origine et aux touristes, un moment unique pour découvrir et partager la culture brésilienne.

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Le dimanche 16 juin, un cortège orchestré par des percussionnistes de Samba reggae, Maraketu (rythme du Nordeste) et Samba Enredo,  suivis  des  toujours si populaire danseuses Brésiliennes et Bahianaises ont  défilé sur des rythmes  latinos africains dans les rues de la vieille ville.  Des groupes de folklores portugais, cubain, cap verdien, antillais, angolais, sénégalais, Malgache se sont joints au défilé.

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sur la plage de l'opera, chacun prend une offrande


 Ensuite, la fête continua sur la plage de l’Opéra,  où l’on retrouva des dégustations culinaires et de la musique brésilienne pendant plus de trois heures. Les participants en ont profité pour rendre hommage à la déesse de la mer, en réalisant des offrandes de roses blanches et de fleurs qui sont jetées à la mer. D’autres s’asperger d’eau de Cologne ou bien vider des bouteilles de bières dans la grande bleue. 

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La Clôture du Festival c'est faite par un show  musical 100% Brésil,  avec un Workshop Culturel et un Flash mob qui a été présenté pour faire connaitre les différentes danses. A la base de la danse africaine et de toute danse contemporaine, la danse des Orixas est un travail sur les éléments lié à la nature, eau, air, terre, feu. Il approfondit la conscience du corps et l'expression des gestes.

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les offrandes sont apportées à la mer


 Les Orixas sont devenus les symboles culturels de la culture bahianaise et leurs danses constituent la base des danses brésiliennes populaires telles que la samba, les danses des blocos afro, l’afoxé, l’afro-brésilien, l’afro-reggae, le maracatu, etc. Elles forment également la base gestuelle et symbolique de la "Technique Silvestre". Chaque Orixa représentant un archétype complexe et un élément de la nature, ces danses nous permettent d'explorer une multitude de gestuelles et d'émotions différentes: la sensualité, la férocité, l'élégance, la souffrance, l'arrogance, la douceur et plus.

MAI-2013-0426.JPGLa fête est donc plus rituelle et moins carnavalesque que le Mardi Gras, bien qu’elle soit tout aussi festive et coloré avec des participants qui arrivent même en rentrer en transe. En tous les cas, si je ne suis pas un fervent partisan des religions quel qu’elles soient, je suis un fervent admirateur des danseuses brésiliennes et Yemanja a toute ma bénédiction ! Vous savez, c’est comme quand on signe à la fin d'un document avec la mention : Lu et Approuvé.

MAI-2013-0443.JPGEt bien j’approuve tout à fait de revoir une troisième édition en 2014 avec yemanja en déesse de la Méditerranée.

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  DIAPORAMA DE LA FETE                                                                                  


  
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29 juillet 2013 1 29 /07 /juillet /2013 07:54

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Flavia, Jaina et Shemalti

 

Tous se réunissent pour assister à la grande cérémonie du cadeau livré aux vagues de la Mer (Méditerranée pour la circonstance), demeure de Yémanja, reine des eaux salées et protectrice des pêcheurs, de la maternité et des enfants dans le candomblé.

Tous sont venus également apporter à la mère leurs suppliques et leurs vœux dissimulés au milieu de leurs offrandes de fleurs, de parfums, de jouets, de bijoux et d’autres objets disposés dans des paniers qui seront emportés dans le bateau qui accompagnent le grand cadeau confectionné spécialement pour elle chaque année par la communauté.

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A l’origine c'est-à-dire en 1923, cette cérémonie était organisée pour la 1ère fois à l’initiative de la « colonne de pêche » (corporation de pêcheurs) du quartier «Rio vermelho» à Sao Paulo (Un peu comme notre prudhommie de pêcheurs niçois). La communauté des pêcheurs de ce quartier avait pris cette initiative grâce aux recommandations d’une Yalorixa (une «prêtresse» de candomblé) qu’ils étaient allés consulter suite à une pêche désastreuse durant l’année précédente, ayant entraînée d’importants préjudices économiques pour la corporation.

MAI-2013-8308.JPGLa yalorixa leur avait alors conseillé d’offrir un cadeau à leur « patronne » et protectrice Yémanja, en ce jour qui lui est consacré encore dans certains terreiros de Bahia, ces temples du candomblé.

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Ainsi l’année suivante, les pêcheurs de ce quartier organisèrent une grande cérémonie où ils emportèrent dans une barque un cadeau mystérieux, dissimulé dans une boite à chaussure selon la légende populaire, qu’ils offrirent aux eaux de l’océan.

La cérémonie avait fait grand bruit. Le cortège paré de tenues traditionnelles, de fleurs et de parfums accompagnés des tambours qui marquaient le rythme de la procession n’était pas passé inaperçu dans la ville (ça ne passe pas inaperçu à Nice non plus !).

MAI-2013-8309.JPGD’autant que durant toute l’année suivante, les pêcheurs clamaient leur reconnaissance et leur satisfaction du succès de la cérémonie. L’année de pêche 1923 ayant été excellente et même une des meilleures dont ils pouvaient se souvenir, ils répétèrent le rituel l’année suivante puis chaque année depuis lors jusqu’à nos jours où la cérémonie rassemble toujours plus de participants et de curieux, jusqu’à attirer les caméras et les journalistes de tout le pays.

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Il n’est pas surprenant que cette cérémonie soit devenue au cours du temps si populaire dans tous le pays car Yémanja est devenue la protectrice du Brésil, sous des formes certes diverses, en ce sens qu’elle incarne en son nom tout le symbole d’une icône du syncrétisme culturel brésilien, valeur essentielle de la culture nationale.

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Que ce soit sous la forme européanisée de la sirène aux longs cheveux qui séduit par son chant ou son regard, et sauve ou précipite les pêcheurs et autres navigateurs des périls du naufrage. Ou bien sous la forme d’une belle amazone amérindienne qui enchante les eaux des forêts d’une puissance curative et bienveillante dont profite autant la nature que les Hommes.

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Sous la forme encore d’une séduisante nymphe à la fois sorcière et magicienne venue des eaux des fleuves du Congo africain comme de ceux du golfe de Guinée…, ou bien au contraire, sous les apparences d’une mère généreuse et attentionnée qui soigne, nourrit et console grâce à ses larmes ou les richesses de ses eaux salées, comme dans les traditions chrétiennes et Yorubas à travers le candomblé et l’umbanda.

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Tous reconnaissent en la Sirène ou la «diosa del mar» (alias la Déesse de la mer) ; en la cabocla (Esprit autochtone des régions d’Amazonie) Iara ou Dona (Madame…) Janaina ; en l’Inkisse (Esprit de la nature) Inaê ou Kayala ; en la Vierge Marie ou l’immaculée conception (mère du fils de Dieu) ; en l’orixa (ancêtre divinisé) Yémanja et Yémowo reignant sur les eaux salées ; tous reconnaissent sous ces différents noms et représentations, la mère universelle des Brésiliens et la patronne du syncrétisme national, un des symbole de l’identité du pays.

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Ce rituel est directement hérité de la religion des Yoruba du Nigeria où la cérémonie continue d’exister, toutefois sous une forme plus édulcorée que par le passé et avec une audience plus discrète. Ce rituel est connu au Nigéria sous le nom de festival d’Olokun et au Bénin de fête d’Agwé  pendant lequel le « prêtre » de cet orisha offre à l’océan un panier de cadeaux recouvert de pagnes et de diverses richesses, qu’il remet au cours d’une procession publique et selon un rituel précis au seigneur des océans.

MAI-2013-8307.JPGLa cérémonie et le rassemblement commence sur la place Masséna en principe à 10h du matin en ce dimanche de juin, mais les brésiliens sont sans doute des personnes qui aiment prendre leur temps, car les premiers cortèges arrivent seulement une heure plus tard.

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La foule se rassemble enfin, apportant leurs offrandes et suppliques. J'aperçois deux grands paniers en osier destinés à recueillir les offrandes de chaque participant tandis que d’autres iront directement les offrir à la mer. Tout ce joli monde se dirige à présent vers la plage en déambulant dans les ruelles du vieux Nice au son des tambours et des chants dans une indescriptible cohue. On arrive dés à présent sur la plage de l'opéra. Les paniers sont emportés dans une barque qui les emmènera au large dans une grande procession maritime, après un moment de recueillement et de prières communes.

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Mais avant le grand départ de la barque, le grand cadeau offert par la communauté brésilienne niçoise. La communauté brésilienne de Nice accompagnés de quelques dignitaires du candomblé et de leurs assistants monte sur la barque au milieu des offrandes et des bouquets de fleurs pour les emmener au large au rythme des tambours et des chants de la foule. Une fois la barque suffisamment éloignée du rivage, toutes les offrandes sont déposées sur les flots au milieu des salutations, des applaudissements et des chants de l’assistance.

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C’est à ce moment également que certains adeptes sous l’emprise de l’Orixa se jettent à l’eau dans une étreinte fusionnelle avec leur divinité tutélaire. Il faut donc que je me mouille moi aussi pour approcher la cérémonie, et je repartirai trempé jusqu’au pantalon, les chaussures pleines de sable.

MAI-2013-8235.JPGLa tradition exige que les offrandes soient emportées dans les profondeurs de la mer en signe d’acceptation et de satisfaction de Yémanja ainsi que du bon déroulement de la cérémonie. Si les offrandes se trouvaient malheureusement refoulées par la vague sur les plages du littoral, ce serait alors le signe de l’échec du rituel et du mécontentement de la reine mère des eaux. A mon avis, vu les sourires de tous les adeptes de Yémanja, les prières ont été exaucé !

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                             DIAPORAMA DES PARTICIPANTS


  
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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 23:07

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Le Château de La Napoule occupe un site prestigieux en front de mer, connu des Romains, il y a plus de 2000 ans. Investie par une tribu Ligure, la Napoule devient un emplacement stratégique sous l'occupation romaine.  Demeure des comtes de Villanova au XIVe siècle, l’une des grandes familles du pays niçois en 1284, un fort avait déjà été érigé sur le domaine, lorsque la famille de Villanova en fit l'acquisition. Ils y bâtirent une grande forteresse médiévale. Après avoir subi de nombreux dommages à la suite de diverses invasions sarrasines et lombardes, le château fut rasé à la révolution par d'autres barbares.

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La forteresse fût détruite et rebâtie à huit reprises, avant de devenir une manufacture verrière au cours du XIXe siècle. En 1916, l'artiste américain Henry Clews acquit l'édifice en ruine, qu'il s'appliqua à restaurer assisté de sa femme, Marie Elsie Whelen Goelet. Deux tours, romane et sarrasine furent harmonieusement intégrées à la construction fortifiée ; le pavillon d'accès, les hauts remparts et les terrasses surplombant la mer forment un ensemble hétéroclite reflétant les goûts éclectiques des Clews.

012.JPGLa Cour d'Honneur, la Galerie Spencer, vaste salle voutée, et la Galerie blanche autrefois aménagée en théâtre, accueillent aujourd’hui comme hier, des expositions comme celle que vous venez de voir précédemment. Les jardins classiques conçus par Marie Clews sont agrémentés de jeux d'eau et de décors en topiaire. C'est l'œuvre sculpturale d'Henry Clews, empreinte d'humour et de sensibilité art-nouveau, qui fait de ce monument historique une fascinante escapade dans l'histoire de l'architecture.

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Le château a subi au cours des siècles de nombreuses transformations. En 1918, nos deux américains s'installent dans les restes de la demeure médiévale. Grâce à leur fortune, le couple put restaurer les bâtiments et en construire d'autres de toutes pièces, en apportant leur touche personnelle (Henry était sculpteur et sa femme architecte). Les jardins furent également aménagés.

JUILLET2013-0232.JPGFondée en 1951 par Marie Clews, l’Association d’Art de La Napoule Mémorial Henry Clews a fait du château un lieu d’échanges culturels international comprenant l’organisation de colloques, d’expositions, de concerts et de spectacles auxquels s’ajoute un programme de résidence d’artistes. Le château et ses jardins ont été inscrits monuments historiques par arrêté du 6 janvier 1947. 

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Les jardins du château de la Napoule dessinés en 1919 sont constitués du jardin principal qui s'ouvre par une grande allée à la Française et de trois autres petits jardins : le jardin de La Mancha, les terrasses sur la mer ou l'on peut se restaurer gastronomiquement et le jardin secret. L'allée régulière, le bassin, la fontaine et le puits et les constructions qui parsèment les jardins, conciergerie, chapelle, une fabrique de verre, la tour de jardin, la pergola et le pont de jardin sont spécifiquement inscrits comme monuments historiques. Le parc est labellisé « Jardin remarquable ».

JUILLET2013-0202.JPGJeune dandy newyorkais, Clews préférait l'activité artistique aux affaires de la banque familiale. Incompris aux Etats-Unis, Clews s'installa au début du siècle sur la Cote d'azur ou la liberté d'expression artistique avait déjà fait le tour du monde par une aura spectaculaire, il travailla sans relâche sa vocation pour la sculpture. Autodidacte doué, Clews portraiture ses contemporains avec un réalisme à la limite de la caricature, dans un style imbu d'humour noir et d'ironie, laissant libre cours à son esprit fantasque.

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Dès l'arrivée de Clews sur la Côte d'Azur, au lendemain de la première guerre mondiale, une nouvelle tendance se manifeste dans son travail, d'avantage tournée vers les arts primitifs : en effet, à la Napoule, l'artiste nous ouvre les portes d'un monde imaginaire peuplé de monstres fabuleux.

JUILLET2013-0047.JPGHenry Clews naquit à New York d'une famille descendante du président Américain James Madison. Clews montra très tôt un caractère rebelle, excentrique et un penchant pour les arts et la littérature. La Napoule fut pour Henry une source d'inspiration permanente et lui apporta l'isolement nécessaire à l'épanouissement de son art. Son style s'imprégnant d’influences précolombiennes et extrême-orientales.

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Il donna vie à tout un bestiaire de petits monstres et animaux imaginaires qui vinrent peupler la forteresse Napouloise. Lorsque Marie et Henry Clews tombèrent amoureux du château de la Napoule, ils s'éprirent également de sa situation idyllique à l'extrême ouest de la baie de Cannes et des iles de Lérins. Afin de profiter pleinement du panorama, Marie dessina de longues terrasses surplombant la mer.

JUILLET2013-0173.JPGLe château, préalablement perché sur un roc, se retrouva posé sur une majestueuse rangée d'arcades plongeant directement dans l'eau de la méditerranée. Ce chantier en front de mer nécessita la technicité particulière d'un ingénieur Russe et la supervision quotidienne d'Henry et Marie Clews. Une voie ferrée fut même installée afin de permettre l'acheminement des blocs de pierre qui servirent à la construction des quinze arcades qui soutiennent les terrasses. Les travaux sur la façade mer furent considérés comme une priorité par Henry et Marie qui les exécutèrent avant même la restauration du toit.

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Marie Clews, née Elise Whelen, vit le jour en 1880 à Philadelphie. Benjamine d'une famille aristocratique de mécènes d’art, Elsie à toujours rêvé de devenir chanteuse d'opéra. Cette passion ne la quitta jamais puisqu'elle organisera plus tard au château de la Napoule de nombreux concerts et récitals. D'une grande beauté, Elsie fut l'une des débutantes les plus prometteuses d'Amérique. 

JUILLET2013-0080.JPGElle fréquentait la haute société de Newport, lieu de villégiature très à la mode au début du XXe siècle. Dés son installation à la Napoule en 1918, Marie se passionna pour la reconstruction du château dont elle conçut les plans jusqu'a la direction des maçons et des tailleurs de pierres. On ne peut imaginer un changement de vie plus radical. Marie devint pour Henri Clews un véritable soutien, une inspiratrice et une partenaire de travail.

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Ensemble, ils créèrent leur monde imaginaire: « Once Upon A Time », il était une fois .... Nom qu'ils donnèrent au château. Après la mort d'Henry en 1937, Marie protégea son château bien aimé pendant la seconde guerre mondiale et ne ménagea pas ses efforts pour révéler l'œuvre de son époux aux yeux du monde... En 1951, elle créa la Napoule Art Fondation, ayant pour mission la conservation et la mise en valeur de la collection Clews et du château, œuvre de leur vie.

JUILLET2013-0141.JPGLe château considéré comme un  emplacement stratégique, fut occupé par les Français avec qui elle vécut en harmonie. Après l'entrée en guerre de l’Italie, une menace plus importante pesa sur la région. Lorsque les fascistes de Mussolini occupèrent le château, Marie fut jugée par le tribunal de guerre pour avoir apporté son aide aux Américains. Seule son amitié avec la princesse Maria de Savoie, fille du Roi d’Italie, réussit à la sortir de cette situation difficile.

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Après la reddition de l’Italie, les allemands occupèrent le château à leur tour et Marie fut évacuée dans une villa à Cannes.  Finalement le 15 Aout 1944, les Alliées débarquèrent sur les plages alentour. A la grande surprise de Marie, le libérateur du château n'était autre que son propre cousin, le colonel Lewis H. Van Dusen. Marie réintégra alors sa demeure.

JUILLET2013-0203.JPGElle installa le quartier général de la croix rouge américaine dans ses murs. En 1951, huit ans avant sa mort, Marie Clews crée l'Association d'Art de La Napoule en mémoire de son époux, afin de conserver au Château son statut de centre d'art dédié aux échanges interdisciplinaires et internationaux.

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                                  DIAPORAMA DU CHATEAU


  
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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS

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