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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 17:29

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je vais l'acheter pour mon gamin de 13 ans ....

 

Sur la Cote d'Azur, il y a un grand carnaval officiel qui se déroule au moment du Mardi Gras toutes les années à Nice, pendant 15 jours. Ensuite, il y a le second grand carnaval, celui  ci, pas officiel du tout, mais qui se renouvelle lui aussi pendant 15 jours tous les ans, cette fois ci à Cannes. C'est le festival du film....

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La croisette remplace allégrement la promenade des Anglais. Asseyez vous sur l'un des bancs mis à disposition par la municipalité ou promenez vous le long de cette avenue mythique, c'est gratuit, vous n'êtes pas obligé de consommer... C'est Disneyland sans son prix d'entrée exorbitant. Par contre le spectacle est total et il est hollywoodesque !

0157.JPGLes Américains n'ont pas le monopole du "Too Much", les frenchies ont aussi des arguments pour faire dans la démesure, et un peu plus tard dans mon second article, je vous communiquerai les chiffres qui donnent le vertige.

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A Cannes, pas de problème pour photographier les gens, vous ne subirez aucun refus ! C'est même une obligation. A Cannes, on vient pour être vu, pour se faire remarquer, pour parader en voiture de sport sur la croisette, ou en robe outrageusement sexy le long de la promenade, non pas des Anglais cette fois ci, mais celles des starlettes. 

MAI-2013-0090.JPGStrass et paillettes sont les deux mamelles du festival si j'ose dire ! On vient du monde entier pour passer une quinzaine de jours de folies, d'amusements, d'excès en tout genre ... à défaut de connaitre la gloire ... qu’importe pourvu qu'on ait l'ivresse. Tout le monde en profite, les commerçants bien sur, les touristes, les professionnels du cinéma et les escorts ! Oui, j'ai bien dit les "escorts girls".

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Cannes pendant le festival, n'est pas seulement la capitale mondiale du cinéma, mais celle aussi d'un tout autre business que tout le monde connait, mais que tout le monde pense, qu'il faut fermer les yeux... Et dire que l'on a fait tout un flanc avec un certain homme politique, alors que l'on sait très bien qu'hommes d'affaires, footballeurs, politiciens ou acteurs ont très souvent fait appel aux services de charmantes amazones à l'amour tarifées. A ce petit jeu la, on aurait la chance bientôt de ne plus voir un  seul politicien à l'assemblée, si nous devons tous les faire tomber.

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les cochonnes ont repris leur allure physique ..


 Le portier du Carlton, la femme de chambre du Martinez ou le voiturier du Majestic doivent avoir prêté serment comme le curé de la chapelle de Saint machin chose  pour ne pas donner des noms ! On en voit sortir en toute discrétion des palaces, mais votre biker reporter l'a très bien remarqué. C'est la grande hypocrisie... les Nabila, Loana, Zahia ou encore Ruby (la copine au Cavaliére Italien) ont encore de beaux jours devant elles. Attention, n'en concluez pas que toutes les photos de mes ravissantes festivalières en font partie... Non Non, en principe nos amazones séductrices font en sorte de ne pas faire face à l'objectif.

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Dernier avertissement et qui n'est pas des moindres !  A Cannes les richesses s'affichent sans vergogne à la vue des nantis et des moins chanceux de la vie. Donc, âmes sensibles s'abstenir, si vous êtes l'une de ces personnes qui sont choquées par tant de richesses étalées publiquement, passez votre chemin, ou alors prenez le avec un peu plus de philosophie et rêvez .... Cannes, c'est aussi fait pour cela, le rêve !

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  Miss élégance peu-etre ! Miss Libertine certainement !

Maintenant si vous faites abstraction de tout cela et que vous êtes un radin comme moi, il y a la petite solution pour ne pas dépenser trop cher en repas et en consommations.... Quoique la plupart des restaurants de Cannes restent correct et pratiquent les mêmes prix que partout ailleurs dans la métropole... Mais bon, la légende de Cannes ville chère lui colle à la peau.

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Celle ci est la Countach de mon jardinier ...


 Alors, comme je vous l'ai dit plus haut, il y a de nombreuses chaises et bancs mis à disposition et même les piques niques s'improvisent dans les jardins. Il suffit de se rendre dans la rue Meynadier à quelques pas du Palais des Festivals, d'aller au carrefour Market et d'acheter malin !  (J’ai pris un sandwich thon, crudité, jambon et une bière 50cl, j'en ai eu pour 2.53€, qui dit mieux ?). Vous pouvez ajouter des œufs de lompe comme cela, ca vous fera penser au caviar. Et alors, c'est bon les œufs de Lompe !

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je peux toujours faire croire que je suis Brad Pitt, quand elles s'appercevront de la supercherie, elles seront deja dans mon lit. 

 

Avec sa fameuse montée des marches, le Festival de Cannes est une attraction énorme. Cet incroyable tapis rouge attire davantage de photographes, de journalistes et de médias que le Forum économique mondial de Davos, les jeux Olympiques ou même le Mondial de foot ! Robes de soirées, luxe, paillettes, badauds et paparazzis… à Cannes plus que nulle part ailleurs, on n’en finit pas de célébrer le mariage de la mode et du cinéma.

MAI-2013-0240.JPGAvec du glamour, du sexy, de la classe, mais aussi de la provoc, de la folie et de l’audace. Des extravagances qui s’affichent fun, loufoques ou terriblement couture. C'est donc tout cela que je vais tenter de vous montrer , avec des photos faites à la volée. Car pour mon compte, il est hors de question de squatter pendant des heures la sortie des palaces ou du palais pour apercevoir dans la cohue, un people fraichement débarqué...

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le retour de "porky's contre attaque" 

Non ! Ce n'est pas mon genre et pendant ce temps, je louperai le grand show de la rue. Tomber sur Marion Cottillard comme ça m'est arrivé lors du premier jour est un coup de bol ! Certains y passent des journées entières pour ramener dans leur carte mémoire 3 acteurs et deux actrices. Je n'ai pas cette patience, et finalement,  je m'en moque !

972344_312831178847897_885470887_n-copie-1.jpgSoso Giordano & Laetitia Gatti-Giordano pour le film "la vie d'Adele" palme d'or


Je préfère me mettre au cœur de l'ambiance des festivaliers. Une grimace par ici, une tenue déjantée par là, une tentative d'incruste sur le tapis rouge, des moments digne de Vidéo Gag ... Cannes ne se prend pas au sérieux, malgré l'image un peu intello qui colle à la peau du festival, tout le monde se lâche.

MAI-2013-0084.JPGChoses vues pendant le Festival de Cannes lors de ma journée de Dimanche: des hommes et des femmes en zombie, une Ford Gran Torino, Corvette, Lamborghini ou Ferrari, un groupe de méditation, des sculpteurs, des musiciens, des sosies de Brad Pitt ou de Robin Williams accoutré version Madame Doubtfire, des réalisateurs en herbe, un Bobbies qui promène des petits cochons, une miss élégance...

MAI-2013-6830.JPG...des apprenties-starlettes en robe du soir et bimbos "m'as-tu vue", vêtues très court et perchées très haut sur talons aiguilles dans l'espoir de se faire remarquer par d'éventuels casteurs, des princesses, des chevaux de la police municipale dont on protège les oreilles (la classe !), du cinéma à la plage, des farfelues ridicules avec plus ou moins mauvais gouts ... enfin bref , c'est la cours des miracles version festival de Cannes.... Et moi,  j'adore ça !

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  Non non les filles ! je suis un garçon timide, je ne viens pas avec vous ...

 

  Chaque jour, des stars du monde entier foulent les 24 marches du tapis rouge pour se rendre dans la salle de projection et voir les films. Mais savez-vous d’où vient cette tradition et connaissez-vous les anecdotes qui ont marqué l’histoire de ce tapis rouge ?

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tu ne veux pas faire un tour avec ma 2cv camionette ? l'arriere est bien emménagé, tu sais 


 La première édition du Festival de Cannes date de 1946, comme la montée des marches. Quant à l’histoire du tapis rouge, elle remonterait à l’Antiquité. Il semblerait que ce tapis et cette couleur étaient réservés aux dieux ! Aujourd’hui, on déroule le tapis rouge pour accueillir une célébrité ou un personnage important. À Cannes, le tapis rouge a aussi sa petite histoire.

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200 m2 de moquette rouge, soit  22 rouleaux servent à tapisser les marches du Palais des festivals. Et pour qu’il soit toujours impeccable, une équipe appelée « staff » est chargée de le changer après chaque séance de film, soit deux à trois fois par jour ! Pour ce qui est des anecdotes sur le festival de Cannes, je vous en parlerai dans mon prochain article. Il y aura celles qui sont propre au festival, et il y aura les miennes….

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Bon Dieu ! mon jardinier a encore changé de voiture et de filles !

 

                                    DIAPORAMA DU FESTIVAL


  
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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 18:26

avril2013-6463.JPG L’exigence et l’attention attachées à la production et à la transformation de la rose de mai se comprend facilement quand on sait que cinq tonnes de fleurs sont nécessaires pour obtenir un seul kilo d’essence. La récolte de  la rose de Mai est groupée sur une vingtaine de jours, de mi-mai à mi-juin; il n’y a pas de seconde récolte. La fleur est cueillie demi-épanouie, tôt le matin et tard le soir. La cueilleuse casse la fleur sous le calice et la dépose dans un sac attaché à la ceinture. La cueilleuse peut ainsi cueillir de 10 à 20 kg de fleurs par jour. Les fleurs cueillies, souvent couvertes de rosée, sont étalées en mince couche à l’ombre et doivent être acheminées dans les 12 heures vers l’usine.

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Une matière première appelée « la reine de la matière luxe rare », et que l’on serait bien tenté d’appeler de l’or rose. Sa valeur est d’autant plus importante que la base naturelle de la rose de mai n’est pas reproductible en laboratoire grâce au procédé de synthèse. En effet, l’huile de la rose centifolia de Grasse est constituée de plus de trois cent constituants moléculaires, certains n’étant pas identifiables. On retrouve de l’absolue de cette rose unique dans des parfums comme Mitsouko, Dior, Chanel N°5 ou Shalimar de Guerlain.

avril2013-0151.JPGVoici déjà plus d’un millénaire que la ville existe. On dit que l'origine de son nom viendrait de "podium grassum" qui subsiste de nos jours dans le nom du "grand Puy", le rocher sur lequel la ville ancienne fut construite. Cette possession qui appartenait au seigneur Rodoard, vers le Xe siècle, obtint son indépendance. Au début du XIIe siècle, elle devient une commune libre administrée par des consuls comme à Nice.

avril2013-0024.JPGL'évêque d'Antibes y fixe son évêché vers le XIIIe siècle. La ville de Grasse est alors très puissante et son importance lui permet de traiter d'égal à égal avec Gênes, alors un des ports les plus important de la Méditerranée, ce qui n'est pas rien. La ville est située au carrefour des chemins des Alpes à la mer et de celui de l’Italie qui passe par Nice.

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Après la Grande Guerre, l'Italie est le seul pays à avoir une population accrue. Au cours de la guerre de 1914-1918, un grand nombre d'habitants du pays de Grasse tombèrent aux champs d'honneur, affaiblissant considérablement le potentiel agricole de la région. Il fut donc fait appel à une main d'œuvre italienne, soit en provenance du haut Piémont, soit d'Ombrie, soit d'autres Provinces italiennes.

avril2013-0266.JPGPlus de mille ressortissants italiens ont conservé la nationalité italienne et habitent aujourd'hui Grasse, sans compter bien sûr les très nombreux Grassoises et Grassois d'origine italienne dont l'apport a été particulièrement important et positif pour la cité. De toutes les régions italiennes, le Piémont est la plus fortement représentée. A la fin du XIXème siècle, la population italienne est au 3/4 piémontaise. Cette région a bénéficié d'une position géographique voisine du Comté de Nice, d'une similitude de mœurs, de langue, de climat.

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L'Amiral Comte de Grasse heros de l'indépendance americaine 

 

La région Grassoise et Niçoise sont d'ailleurs historiquement Italiennes par leur culture. Mais, l'Italie n'est pas le seul centre de recrutement de la main d'œuvre pour la cueillette. En Pays niçois, les villages montagnards des Alpes-Maritimes et les villes (Grasse, Cannes, Cagnes, Nice, Antibes...) fournissaient également des cueilleuses. Les habitants se rendaient tous les ans dans les exploitations et y restaient le temps de la cueillette.

avril2013-6475.JPGLa cueillette des fleurs est faite par des femmes et des jeunes gens de tout âge. Soso, sa mère et sa grand mère ont toutes trois cueillies les fleurs étant jeune. Les femmes étaient aidées par leurs enfants qui ne rentraient alors en classe qu'au mois d'octobre. Les cueilleuses de fleurs peuvent avoir plusieurs statuts. Premièrement, elles peuvent être l'épouse ou la fille d'un propriétaire de champs de fleurs, d'un fermier, d'un métayer ou être des cueilleuses saisonnières.

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Dans la première moitié du XXème siècle, les champs de fleurs s'étendaient à perte de vue. A cette époque, les cueilleuses de la ville allaient par groupes le matin dans les différents quartiers producteurs. Chaque groupe avait son lieu de réunion, puis, chemin faisant, on appelait les autres cueilleuses. Le cri des cueilleuses s'appelant de bon matin pour partir ensemble, animait les vieilles rues de Grasse: "Anèn" disaient les Provençales et "Andiamo" les italiens.

avril2013-6462.JPGPour faire la cueillette des fleurs, il n'y a pas d'apprentissage, de formation. On ne passait pas de contrat de travail, on s'engageait oralement à faire la cueillette des fleurs. "C'était un engagement oral, verbal. Vous venez à la fleur ? Oui ". " Le jour où on était fatigué, on ne venait pas. On ne nous disait rien. On n'était pas enchaîné, on y allait ou on n'y allait pas".

avril2013-6450.JPGSelon la fleur, la technique de la cueillette est différente. La cueillette du jasmin s'effectue avec beaucoup de précaution à cause de sa grande fragilité. Les fleurs cueillies sont placées dans un panier attaché à la taille par une ficelle. Le panier peut contenir un kilo. Quand le panier est plein, on vide le contenu dans une grande corbeille placée à l'ombre et recouverte d'un torchon humide pour éviter le dessèchement des fleurs. Chaque cueilleuse avait son panier et sa corbeille.

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Une cueilleuse expérimentée parvient à en prendre 25 dans chaque main avant de les vider dans son panier. Cela demande une souplesse des doigts qui ne s'acquiert qu'avec l'habitude. Parfois les femmes mettaient les fleurs dans leur tablier dont elles remontaient les bords pour les fixer à la taille et en faire ainsi une poche. Cette poche pleine de fleurs leur faisait une grossesse de fleurs. On prenait les fleurs blanches une à une en travaillant des deux mains. Lorsque les fleurs étaient mouillées, on les étendait sur des draps posés par terre, chacune avait son drap pour les sécher au soleil. C'est que les fleurs séchées étaient payées plus par les parfumeurs que les fleurs mouillées.

avril2013-0142.JPGA la fin de la journée, le producteur pèse les corbeilles des cueilleuses et note le poids dans un carnet. Chaque cueilleuse avait son carnet où figuraient le nombre de kilos ramassés et le salaire obtenu. Lorsque des familles entières venaient, on comptait une seule corbeille et un seul carnet pour tous les membres de la famille. La saison de la récolte terminée, le producteur calcule le poids total de jasmin cueilli pour chaque cueilleuse et paie cette dernière. A la fin de chaque journée, le producteur livre ses fleurs à l'usine car elles doivent être traitées sitôt cueillies. Il porte ses fleurs soit directement aux usines comme c'est le cas pour les producteurs de Grasse.

avril2013-6303.JPGPour la rose, la cueillette se rapproche de celle du jasmin. "Les roses n'emplissaient pas l'air de leur odeur de la même manière que les fleurs d'orangers. On se penchait sur elles, on les écoutait, elles parlaient et leurs paroles étaient du parfum. Le souci des cueilleuses est d'éviter les épines, cela donne à leur physionomie un air sérieux. Les cueilleuses relevaient à leur ceinture les coins de leur tablier pour faire une poche.

avril2013-6445.JPGLa tenue traditionnelle de la cueilleuse était le panier d'osier carré attaché à la taille, les bas blancs pour éviter les piqûres d'insectes et le chapeau retenu par une épingle plantée dans le chignon. On portait des bottines. Le procédé de ramassage des fleurs n'a pas changé au fil des ans. La cueillette s'effectue toujours uniquement à la main."C'est qu'aucune machine n'a pour l'instant réussi à soustraire au plant sans l'abîmer, les pétales veloutées du jasmin", de la rose et de la fleur d'oranger. La propriété très morcelée et la culture en terrasses rendent difficile l'adaptation de procédés modernes.

avril2013-6335.JPGLa cueillette du jasmin s'effectue toujours selon la même technique. La position des cueilleuses est la même, courbée en deux. Elles portent le même panier d'osier retenu à la taille par une ficelle où elles mettent leurs fleurs cueillies. Une fois leur panier plein, elles versent le contenu dans une grande corbeille qu'elles laissent à l'ombre d'un arbre. Elles couvrent leurs fleurs d'un chiffon humide pour empêcher leur dessèchement.

avril2013-6389.JPGDe même, après la cueillette, les propriétaires pèsent les corbeilles et inscrivent leur poids dans un cahier. On utilise toujours la balance romaine. La cueillette de la rose se fait dans les mêmes conditions qu'autrefois mais les cueilleuses portent parfois des gants pour éviter la piqûre des épines. Les roses cueillies se mettent toujours dans le tablier dont on a relevé les bords pour faire une poche. On pèse ensuite les fleurs et le courtier vient les chercher pour les porter à l'usine.

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La cueilleuse n'a pas de feuille de salaire et est rémunérée comme avant, au nombre de kilo. C'est une activité particulièrement douloureuse pour le dos. Il faut rester de longues heures courbé car les plants de jasmin sont très bas et l'on doit écarter précautionneusement les tiges pour atteindre les fleurs cachées. Les femmes devaient "cueillir sous un soleil de plomb". Elles portaient pour se protéger et éviter les coups de chaleur, de larges chapeaux qui leur couvraient pratiquement tout le visage. Pour éviter de brunir, elles s'habillaient avec des vêtements longs qui cachaient leur corps des rayons brûlants du soleil.

avril2013-6346.JPGLa pluie elle-même n'arrêtait pas la cueillette. Quand il pleuvait, on se mettait un sac sur le dos car il fallait ramasser quand même. On se mettait pied nu et on pataugeait alors dans la gadoue. En pleine floraison, il fallait la nuit guetter le ciel et, appeler dès qu'on voyait des nuages, pour prélever la fleur avant que la lourde eau d'orage ne l'atterre. On cueille au clair de lanternes pendues aux espalières.

avril2013-6479.JPGLes femmes qui ont cueilli les fleurs gardent la nostalgie de cette époque. Avant, tout le monde allait à la fleur; on ne disait pas, on va au jasmin ou à la rose, mais, on va à la fleur. Partout, on trouvait des champs de fleurs. C'était quelque chose. Aujourd'hui, on a un peu la nostalgie de cette époque, il faut le reconnaître. La récolte du jasmin, de la rose, de la violette ou de la fleur d'oranger, c'était une merveille. Il y en avait de Grasse à Mouans-Sartoux, les terrains se touchaient, ce n'étaient qu'un immense champ. On passait à côté et ça vous embaumait pour toute la journée.

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                          DIAPORAMA D'EXPO ROSE GRASSE


  
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 07:48

avril2013-6305.JPG Edith Piaf et Grasse, c'est toute une histoire d’amour. Pour finir ses jours, elle choisit le calme, la beauté et la richesse du Pays Grassois sur les collines du hameau de Plascassier. Cette année le salon exposition de la rose a souhaité, en cette 50e année de sa disparition, que la ville lui rende hommage, pour la faire revivre quelques instants, telle une rose, avec toute sa force et sa fragilité. Grasse, a mis à l’honneur pendant 5 jours, la chanteuse la plus renommée dans le monde aux côté de la reine des fleurs.

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Grasse est une petite ville des Alpes Maritimes, construite sur un éperon rocheux à 350 mètres d'altitude. Le soleil y a des caresses plus douces qu'en aucun pli de la corniche, à ses pieds scintille le saphir de la mer. L'air y est dépouillé des acuités salines de la plage, le mistral expire avant d'y atteindre. Grasse se cache dans un nid de fleurs et de collines.

avril2013-6313.JPGLes floraisons successives colorent le paysage et parfument l'air. Tout dans ce lieu, chante l'idylle, et dans cette atmosphère embaumée, tout y est léger, délicat comme des "Watteau ou des Fragonard". Grasse est la seule ville au monde où le mot usine soit poétique. Ici les usines s'appellent "Parfumerie" et culture florale. Remontons le temps un instant pour comprendre l'histoire de cette ville qui est la moins visité de la Cote d'Azur, car ville ouvrière, qui ne c'est pas imposée ni par les strass et ni par les paillettes mais par sa nature....

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Grasse tire sa richesse (fleurs, fruits, huile d'olive et une importante industrie de tannerie facilitée par le torrent de la Foux, et les peaux venant des Alpes) de sa position géographique et de son micro climat.  Le lent déclin de la tannerie est compensé par la naissance de la parfumerie, importée par un florentin de la cour de Marie de Médicis (la mode étant alors à parfumer les gants de peau). Cet artisanat se développe jusqu'à devenir une industrie très importante à la fin du XVIIIe siècle facilitée par le micro climat, les cultures florales alentours et l'expansion de la ville.

avril2013-0229.JPGUn parfum à l’odeur fugace est créé après une longue série d’opérations alchimiques. Les paysans transportaient leurs cuves de distillation dans les montagnes aux environs de Grasse, récoltaient les fleurs sauvages et extrayaient le parfum directement à ciel ouvert au moyen de chaudrons de cuivre et de vapeur d'eau, sur place grâce à une découverte du XVIème siècle qui révolutionna les techniques de production, l'alambic.

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Les Grassois, paysans parfumeurs pouvaient ainsi extraire le parfum des plantes, sous forme d'huiles. La découverte d’un moine italien fut également prépondérante ; il s'aperçut que les parfums sont solubles dans l'esprit de vin; il découvrit la conservation des parfums dans l'alcool. Dès cet instant la fabrication du parfum est simplifiée et les méthodes se modernisent à grande vitesse.

avril2013-0019-copie-1.JPGLa ville de Grasse accède ainsi au titre de capitale du parfum, puis de capitale mondiale, tant son renom est propagé de par le monde. Aujourd'hui, la technique de production par distillation s'est encore améliorée. Chaque maîtresse de maison connaît le secret d'une méthode déjà employée depuis des siècles pour obtenir un parfum, "l’enfleurage à froid ". Faites l’expérience de mettre dans votre frigo le poisson à côté du beurre, celui-ci froid gardera l’odeur du poisson.

avril2013-6361.JPGCe procédé particulièrement utilisé pour la jacinthe et le jasmin dont les parfums très délicats sont extraits par répétition du processus. Selon les fleurs, on emploie différents procédés naturels pour en capter l’odeur. La production de parfums, à l'aide de solvants comme l'alcool est aujourd'hui très appréciée et développée dans l'industrie de la parfumerie. Un échange répété dans le solvant, extrait des plantes par un procédé chimique le parfum. Plusieurs filtrations permettent d’obtenir une solution à forte concentration que l’on appelle « l’absolue ».

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  La fabrication de l'essence de rose ou de jasmin joue encore aujourd'hui un rôle important à Grasse. Une cueilleuse doit travailler plusieurs milliers d’heures pour ramasser une tonne de fleur et il faut près d’un million de fleurs cueillies à la main, pour faire 1 kg seulement d'essence de jasmin. C’est le prix de l’or en quelque sorte ! Un litre d’essence de rose peut coûter entre 10 000 € et 20 000 €. Un litre d'essence absolue permet de produire prés de 3.000 litres de parfum à très forte concentration.

avril2013-0085.JPGC’est à la fois peu et énorme. La ville de Grasse est devenue le principal centre mondial de la parfumerie avec un chiffre d'affaire de plusieurs milliards, elle emploie plus de 2500 personnes directement et prés de 10000 indirectement ainsi que des formations aux techniques de production modernes se déroulent dans ses Lycées et centres de formation. La ville est équipée pour former ses cadres de haut niveau.

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Outre les parfumeries que l'on peut visité toute l'année...on peut en saison visiter les champs de fleurs des environs. Les fleurs à parfum de la région Grassoise : elles sont la lavande, la tubéreuse, la fleur d’oranger, la jacinthe, la violette, le mimosa et bien sûr les principales, les plus connues, auxquelles la ville est vouée et rend en quelque sorte un culte : La Rose, le Jasmin.

avril2013-0077.JPGInutile de décrire la reine des fleurs, ses variétés sont des plus nombreuses. Au mois de Mai chaque année une manifestation d'importance lui est réservée : L’exposition internationale de la rose ou Grasse expo-rose. Avec plus de 30.000 roses sélectionnées, Grasse, Capitale des parfums, organise une manifestation grandiose en l’honneur de la reine des fleurs. Ce n'est pas un hasard si cette Fête se déroule en mai.

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En effet, la rose de mai ou " centifolia " très utilisée en parfumerie est récoltée en mai. La villa-musée Fragonard, présente à l’occasion une exposition rehaussée par des concerts, conférences, le thème de la reine des fleurs et fleur des reines. La première édition s’est déroulée en 1971, dans les jardins et les salons de la Villa Fragonard, ce musée consacré au peintre de la cour de Louis XV. Des bouquets artistement composés de fleurs multicolores enchantent notre vue et notre odorat. Un jury délibère avant l’ouverture pour choisir la plus belle rose.

avril2013-0184-copie-1.JPGPlus de 35 000 visiteurs visitent Expo Rose chaque année. Toute la ville vibre à l’unisson de la manifestation. La rose a pour notre ville une signification particulière. Il y a plus de 200 ans la mode était à parfumer les gants de peau avec de l’essence de rose, c’était les balbutiements d'une industrie aujourd'hui développée dans le monde entier qui a permis la renommée internationale de Grasse..

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Hormis la rose, la récolte des fleurs de Grasse sont principalement :

Le jasmin: la récolte commence mi-juillet et dure jusqu’à une date décidée par les parfumeurs ; car bien que fleurissant jusqu’aux premières gelées en janvier la fleur ne contient plus assez de parfum vers la fin octobre. Tous les jours ou tous les deux jours, on cueille la fleur éclose dès le lever du jour. Une bonne cueilleuse peut, délicatement, ramasser 400 à 500 grammes de fleurs à l’heure. Il en faut 8.000 pour un kilo. Les paniers se remplissent lentement, de 7h00 à 13h00, pour peser deux kilos, voire plus de trois chez les meilleures cueilleuses. La récolte, stockée à l’ombre en couche peu épaisse, est livrée à l’usine le jour même.

avril2013-6309.JPGLa tubéreuse: la floraison débute vers la fin juillet. La cueillette des fleurs en boutons entrouverts se fait tous les matins entre 6 et 10 heures et la livraison à la parfumerie s’effectue aussitôt. Seules une ou deux fleurs à la fois et par tige qui sont prêtes à la cueillette sur l’épi foral comportant 20 à 30 boutons s’épanouissant toujours en partant du bas. La récolte peut se poursuivre jusqu’à novembre, tous les trois à huit jours.

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La fleur d’oranger: La récolte a lieu en avril-mai. La veille, le sol est ratissé et on déroule des draps et des filets plastiques sous les arbres. La cueillette se fait le matin, après la rosée ; on cueille soit les pétales en secouant l’arbre, les faisant ainsi tomber sur le filet, soit le bouton floral, en s’aidant d’une échelle, et en le déposant dans un panier ; on repasse tous les deux jours.

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                              DIAPORAMA DE L'EXPO


  
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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 05:53

avril2013-0115.JPG La palmeraie** de Bordighera se trouve en Italie  dans la région  de la Ligurie et de la Province d’Imperia voisine des Alpes Maritimes. Selon la légende locale, c'est à l'anachorète et forgeron saint Ampèle, le saint patron de Bordighera, que l'on doit l'introduction du palmier-dattier en provenance d'Egypte, au cours du 5ème siècle avant JC.

Pour toute information sur la palmeraie, voir le site: http://www.listephoenix.com/?page_id=2925

avril2013-0112.JPGIl en va de même sur l'île voisine de Lérins (Cannes), où la présence des mêmes moines "égyptiens" s'accompagne d'une légende attestant de la présence de palmiers. Il n'est pas exclu, par ailleurs, que l'introduction de ces palmiers remonte à une période plus ancienne, par exemple lors de la présence phénicienne dans la région. La plante pourrait enfin être autochtone. Le genre Phoenix est en effet attesté, dans la région, par des fossiles remontant à plusieurs millions d'années.

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le sentier du Beodo qui méne à la palmeraie simple à trouver à conditions que vous parlez l'Italien 

 

  La palmeraie historique de Bordighera abrite de nos jours plus de deux milliers de palmiers. Elle présente par ailleurs la caractéristique originale de ne pas être destinée à la production de dattes mais à celle de feuilles, cultivées à des fins religieuses qui concernent les traditions juives et chrétiennes. Un ensemble de connaissances, de savoir-faire et de pratiques traditionnelles relatifs à la feuille de palmier a ainsi été élaboré au fil des siècles.

avril2013-0069.JPGAu cours des siècles suivants, la palmiculture revêt une importance économique réelle, qui représente une activité significative pour nombre de familles de la région. A partir de cette période, la palmeraie est constamment régénérée par la plantation de graines en provenance de la rive sud de la Méditerranée, voire aussi de la palmeraie espagnole d'Elche ainsi que des palmiers présents sur le site. Si les fruits du palmier-dattier ne murissent pas à cette lattitude, ils donnent en effet des graines fertiles. La combinaison de ces diverses formes de multiplication a produit une agro-bio diversité originale. Elle a conduit à la parfaite acclimatation de Phoenix dactylifera aux conditions climatiques de la région.

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Entre la fin du 19ème siècle et le début du 20ème, la palmeraie compte encore entre 10000 et 15000 palmiers. Elle s'étend alors sur tout le territoire de la commune ainsi que dans les localités voisines, jusqu'à Sanremo. Sous l'impulsion du tourisme naissant, la célébrité internationale de la Riviera sera en grande partie liée à l'image de ses plantes exotiques, et plus particulièrement aux palmiers de la palmeraie historique de Bordighera.

avril2013-0195.JPGUne renommée à laquelle ont contribué de manière déterminante les descriptions romantiques d'écrivains, de poètes et de voyageurs, les oeuvres raffinées de peintres et de graveurs et le travail précieux des photographes. Ces derniers ont plus particulièrement alimenté cette image, en Italie et dans le monde, par la diffusion massive de cartes postales proposant de belles vues de jardins luxuriants et des images suggestives de palmiers en bord de mer.

avril2013-0184.JPGDans le même temps, une riche imagerie orientalisante se répandait avec l'apparition de nouvelles destinations touristiques méditerranéennes. Le dattier des oasis est au centre de ces représentations, initiées par les peintres du 19ème siècle. Les Anglais, les Russes et l'aristocratie europeenne venaient passer leurs vacances d'hiver. Faut dire que dans cette region l'hiver est pratiquement inexistant et si on veut avoir l'hiver, il faut monter dans l'arriére pays.

avril2013-0113.JPGLa palmeraie de Bordighera produisait traditionnellement deux types de palmes, qualifiées de "juives" et de "romaines" par les cultivateurs: la production, à destination de l'ensemble de l'Europe, des jeunes feuilles de palmes destinées à la fête juive de Soukkhot (appelée aussi "fête des cabanes"), la production de "palmes blanches" tressées pour le Dimanche des Rameaux, principalement à destination de l'Italie et notamment du Vatican. Ces productions font appel à la technique de la "ligature", qui consiste à lier les feuilles centrales de l'arbre en forme de bouquet.

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Comme dans les oasis, la palmeraie de Bordighera abrite sous le couvert des palmiers diverses cultures étagées en terrasses, qui ont évolué au cours des siècles. Il s'agit pour l'essentiel: d'agrumes, de plantes vertes ornementales, de fleurs, de jardins potagers. Caractéristiques de l'ensemble de la région, ces cultures de terrasses constituent de nos jours l'un des principaux attraits du paysage de la palmeraie.

avril2013-0236.JPGDans un premier temps, j'emprunte le sentier du Beodo qui domine la mer, en suivant le tracé de l'ancien canal qui alimentait en eau le village et sa palmeraie. Il donne accès aux sites suivants: Les jardins, qui ont été peints par Monet, constituent le dernier témoignage du plus ancien des jardins d'acclimatation de la Côte d'Azur*, le Moreno, puis le jardin experimental Natta avec sa centaine de palmiers-dattiers majestueux, dont la régénération est en cours, il représente le paysage le plus authentique de la palmeraie. On peut le visiter sans quitter le sentier, grâce aux panneaux d'informations installés sur le site, il s'agit du dernier jardin historique de palmiers dattiers de la zone.

avril2013-0192.JPGLe sentier du Beodo continue ensuite en direction du hameau du Sasso, puis du village de Seborga. Ce parcours donne accès, dans ses premiers kilomètres, à des paysages typiques de la région, composés de cultures de plantes destinées à l'industrie de la fleur. Les principales espèces sont le ruscus, l'eucalyptus, le pittosporum, le palmier chamaerops, le genêt blanc et le mimosa.

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 Elles sont conduites soit en serres, soit en extérieur. Pour visiter le reste de la palmeraie, je quitte le sentier du Beodo, en empruntant un escalier dominant le cimetière situé en contrebas pour rejoindre le vallon du Sasso. Ma visite se poursuit en direction de la mer et permet ensuite de retourner au village pour récuperer ma moto. 

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La famille des palmiers est composée de plus de 3 000 espèces réparties géographiquement entre le Tropique du Cancer et celui du Capricorne. Certaines éspéces dérogent à la règle car on les trouve sous des climats doux et subtropical comme pour le pourtour mediterranéen qui abrite une cinquantaine d'éspéces et méme le  cocotier. Nous avons donc des Chamaerops Humilis, des Brahea Edulis, des Phoenix Canariensis, des Phoenix Dactylifera, des Roystonea Regia, des Howea Fosteriana, des Washingtonia Filifera, des Washingtonia Robusta, des Trachycarpus Fortunei, des Syagrus Romanzoffiana, des Livistona Chinensis etc etc ...

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Il est nécessaire de savoir que les palmiers ne sont pas des arbres mais des "herbes géantes". Ils ne disposent donc pas de tronc mais d'une tige ou plusieurs appelée(s) "stipe". Le feuillage peut être soit penné (type Phoenix) soit palmé (type Washingtonia). Les palmiers produisent des fleurs et des fruits qui peuvent être portés par la même plante ( ils sont alors auto fertiles) ; pour se reproduire, d'autres ont besoin d'être en groupe.

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*On parle ici de Cote d'Azur Historique meme si on se trouve en Italie . Car la veritable Cote d'Azur historique va de San Remo à Theoule sur Mer.

** On trouve bien sur des palmiers partout en France, mais ce ne sont que des plantations isolées qui ne ce sont pas reproduites naturellement comme dans le sud.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 19:11

avril2013-0207.JPG Visible depuis l'autoroute il se dresse, village fantômatique, sur un piton rocheux dominant les cultures de fleurs en serre auxquelles ce territoire est désormais consacré comme beaucoup d'autres dans la zone et qui a donné son nom à toute la région "Riviera dei Fiori".

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Situé sur les collines qui couronnent les vallées d'Argentina, Bussana est distant de six kilomètres de San Remo, de ses Casinos, de ses Palaces et de ses villas de milliardaires. Le 23 février 1887 le village est  frappé par le terrible séisme de Ligure, d'une intensité maximale de 10 à l'épicentre (8/9 à Bussana), qui a provoqué la mort de 53 personnes et a fait 27 blessés.

avril2013-0043.JPGRien n'était plus gai et plus gracieux que ce paradis de vignobles, d'orangers et de violettes. Qui aurait cru, quelques instants auparavant, alors que le jour se levait, que tout allait être ravagé. La secousse a été d'une violence inouïe, détruisant presque entièrement le village. Mais le nombre de victimes aurait pu être encore supérieur, les habitants ont échappé de peu au même scénario qu'à Baiardo qui paya le plus lourd tribut humain à la nature déchainée.

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Aujourd'hui, Bussana Vecchia est un village qui se visite, (on peut voir encore les stigmates de ce séisme sur les constructions) et cela grâce à une poigné d'artistes venus s'installer dès 1963. Pierre après pierre, ils ont littéralement ressuscité les ruines grâce à l'imagination, la persévérance, l'obstination, et le talent de cette communauté de hippies.

avril2013-0054.JPGSi le village retrouva la vie, il le dut à des artistes idéalistes qui y créèrent une communauté utopiste sans propriété privée où tout n'était que partage, création pour la beauté du geste... Le village est dépourvu d'électricité et d'installations sanitaires mais la nouvelle communauté s'agrandit et s'élève à 20 / 30 personnes vers 1968, pour la plupart d'entre elles, des artistes hippies venus de toute l'Europe (Italiens, Autrichiens, Anglais, Français, Danois, Allemands et Suédois).

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Les tensions entre les anciens habitants et la police s'intensifièrent jusqu'a  ce qu'une éviction fut ordonnée. Quand les forces de police arrivèrent sur les lieux, ils furent face aux marginaux, placés derrière les barricades, refusant de quitter le village. La police décida d'éviter l'affrontement.

avril2013-0059-copie-1.JPGBussana Vecchia longtemps fantôme et insolite, qu'on peut croire complètement délaissé lorsqu'on l'aperçoit de loin depuis l'autoroute, accueille la bagatelle de 50000 visiteurs par an. Les Artistes peintres ou Sculpteurs de Bussana ont fait de ce village un joyau sur la Méditerranée. Ils ont édifié des arcs maçonnés, (appelés aussi arcs de contraste ou encore arcs de confortement), au dessus des ruelles.

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Chiara Gianinazzi remet une brebis à Soso 

Ces éléments ne sont pas construits n'importe où, ils vont de point dur à point dur, c'est à dire de plancher à plancher, ou de mur de refend à mur de refend. Cette technique très répandue en Ligurie et dans les Alpes-Maritimes, offre une relative souplesse et permet une meilleure transmission des contraintes horizontales au niveau des planchers. Grâce à ces liaisons, les immeubles ne se comportent plus comme des éléments isolés mais comme un ensemble de blocs dynamiques.

avril2013-0193.JPGPartout dans les ruelles, les caves, les greniers vous trouverez un artiste exposant ses œuvres. Mais Bussana est aussi un magnifique jardin tropical, des murs et des voutes ressortent une multitude de plantes grasses, cactus, cycas, yuccas, géraniums au milieu des palmiers et des bananiers. Loin du tumulte de St Paul de Vence ce village respire la Dolce Vita à l'italienne... la vraie.

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Ici comme je vous l'ai dit, pas de titre de propriété et c'est le système D de ses habitants qui ont fait le reste. L'électricité ? Pas de problème, on va se repiquer sur le dernier poteau qui se trouve à la sortie du village. Pour l'eau pas de soucis, on installe des cuves de récupération d'eau de pluie sur les toits et les terrasses. L'aménagement après la reconstruction des ruines ? Que de la récupération... Vous avez même l'impression que fourneaux, matériel de cuisine, mobilier viennent tout droit d'un musée d'antan.

avril2013-0097.JPGL'accueil des habitants ? Un panneau aux couleurs du "Flower Power" vous invite à boire l'apéro ... Une gentille jeune femme avec sa brebis, nous explique qu'ici, on peut manger et boire gratuitement, que tout est offert ! Si l'on veut laisser quelque chose dans l'urne, c'est à l'appréciation et sans aucune obligation. On se retrouve parmi des Russes, des Hollandais, des Italiens, nomades ou sédentaires qui sont la à l'année ou bien pour quelques mois.

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Le bouche à oreille de ces communautés marginales marche dans toute l'Europe et chacun peut venir y loger le temps qu'il voudra en ayant du respect pour le lieu qui l'accueille. Vous vous souvenez du film de Christian Clavier "les babas cool", et bien ici, c'est pareil ! Nos hôtes nous offrent la bière et voire plus si nous voulons (nous remarquons d'étranges plantes qui poussent à proximité et une odeur qui ne doit pas être de l'eucalyptus).

avril2013-0161.JPGOn décide tout de même de manger au restaurant panoramique de l'entrée du village. Ce sera plus sur. Même si nous devons payer l'adition, on ne risque pas de manger du "Haschich Parmentier". Toujours est-il qu'ils sont véritablement sympathiques et la petite bergère à des arguments pour vous faire déposer les valises.

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Ensuite partez à la découverte du village, c'est un enchevêtrement de vieilles ruelles, de galeries souterraines, de ruines ou la végétation c'est imposée à la manière du temple d'Angkor au Cambodge. Une excitation particulière d'aventurier et d'archéologue vous poussera à fouiner dans les recoins sombres et mystérieux...

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LE TERRIBLE CAUCHEMAR DES HABITANTS DE BUSSANA

*A 6 heures 21 du matin, une secousse de 20 secondes d'une extrême violence causa destructions et morts  immédiates dans tout le village. Une grande partie de la religieuse population se trouvait dans l'église où elle suivait la messe. L'effondrement du mur en face de la façade de l'église avisa la congrégation du danger et beaucoup cherchèrent refuge dans les chapelles latérales. Mais une autre réplique fit s'écrouler le lourd toit en voûte de l'église, tuant un certain nombre de personnes.

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Dans les petites ruelles avoisinantes, c'était un spectacle de désolation : pans de murs branlants prêts à s'effondrer, poutres, objets divers de la vie quotidienne et familière réduits à de pitoyables et dangereux vestiges après la tempête. Le  sauvetage se révéla difficile et très périlleux étant donné l'état précaire des murs  tenant par miracle et menaçant de s'écrouler à tout instant et la fréquence des répliques.

avril2013-0144.JPGLa seconde fit s'effondrer des ruines, ensevelissant des sauveteurs. La population fut obligée par l'armée de quitter le village, sans pouvoir rechercher les éventuels blessés sous les gravats. Une trentaine de soldats se portèrent au secours de la malheureuse population. Le Lieutenant Mattei sauva deux enfants ensevelis sous les décombres et appelant leur mère, morte à leur côté.

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 A la fin du XIXe siècle, au petit matin du mercredi 23 février 1887, en Ligurie et dans les Alpes-Maritimes, s’est produit l’un des tremblements de terre le plus catastrophique qu’ait connu le sud méridional, faisant 635 morts et 555 blessés sur la Riviera Ligure.

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 17:10

avril2013-0293.JPG Rares sont les villages des Alpes Maritimes qui ne sont pas fortifiés et le Bar sur Loup n’échappe pas à la règle. Les habitants autrefois devaient se protéger des envahisseurs Lombards, Sarrazins, ne fussent même Français. Chaque pierre du village vous parle de ces temps troubles ou les remparts gardaient une improbable sécurité à l’intérieur de ses murs.

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Pour la fête des orangers en ce 1er Avril 2013, le temps maussade et couvert donne une atmosphère encore plus étrange à ce village qui n’en manque deja  pas …. Après le débarquement de Napoléon à Golfe Juan, votre serviteur bravera la pluie en moto pour un second week-end consécutif ! Il faut vraiment que je vous aime bien.  

avril2013-0133.JPGL'Histoire du Bar commence sur un piton rocheux, une garnison romaine s'y installe: on trouve sur les plateaux avoisinants des ruines de castellaras, bergeries, bories... signes d'une population nomade vivant d'élevage. Vers le Vème siècle, la population nomade devient sédentaire, on commence la culture dans le piémont (au pied des montagnes). Le plus ancien document connu portant la mention du village, le désigne sous le nom de Poncii Albarni : en 1078 dans le recueil des chartes de l'Abbaye de Lérins citant la charte de St Pons à Nice datée de 1004.

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Il est ensuite dénommé Castrum d’Albarno, le 3 avril 1235. Le nom d’Albarno vient de la racine prélatine ALB (hauteur) suivie du suffixe ARN (fortification). La désignation sous la forme Lou Barn, puis Le Bar, n’apparaît qu’au XVIème siècle. En parler local, les habitants se nomment toujours Lei Aubarnenc.  Les Seigneurs de Grasse se succèdent jusqu'à la Révolution Française, et en 1792, le Donjon, symbole de la puissance seigneuriale est rasé, le château pillé avant d'être réquisitionné par la Commune Révolutionnaire.

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Jumelé avec Yorktown-Poquoson (Virginie, USA), le village est célèbre, car il est le lieu de naissance de l’Amiral de Grasse qui par sa victoire sur les Anglais permit aux colons Américains de gagner leur indépendance. C’est ici aussi que Célestin Freinet instituteur de 1920 à 1928 commença à concevoir et à mettre en œuvre ses techniques pédagogiques.

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Ses vieilles rues où l’on ne circule qu’à pied, Le Bar sur Loup mérite une visite détaillée. Les maisons très anciennes, serrées les unes contre les autres autour du Château et de l’Eglise, forment un rempart toujours visible rue Estrabarry et rue du Cheiron. C’est en vous promenant au cœur du village que vous comprendrez que chaque pierre dégage l’atmosphère étrange des nombreuses légendes de la cité médiévale, dont l’une d’entre elle est représentée par un incroyable tableau (la danse macabre) dans l’église Saint Jacques le Majeur :

avril2013-0362.JPGAu XVe siècle, le château du Bar, centre de décision, était devenu le rendez-vous de toute la noblesse locale. Chaque occasion y était prétexte à fêtes et réceptions brillantes, où se distinguait le beau Bertrand de Grasse, seigneur du Bar, héritier des Princes d’Antibes, célibataire et jouisseur impénitent, passionné et autoritaire, aimant le luxe et les plaisirs de la vie.

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Nous étions en 1437, le Carême approchait. N’en ayant cure, le beau Bertrand préparait déjà une grande soirée célébrant à la fois les fêtes de ses jeunes et jolies cousines, Bernadette d’Agoult, Béatrice de Trans et Isabelle de Cabris (autre village au dessus de Grasse). Festoyer pour le Carême, pour le prieur du Bar, l’humiliation était à son comble ! Ce soir là, l’hôte du château du Bar se surpassa: les salles et les chambres décorées de superbes tentures, chauffées par leurs nombreuses cheminées, furent parfumées abondamment aux essences rares de roses, jasmin et violettes, les senteurs favorites des trois cousines, les trois fleurs reines du pays de Grasse.

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Après le bal où ses invités se déchaînèrent enivrés de gaieté et de bons vins, la nuit se poursuivit en jeux galants (inutile de vous faire un dessin). Une fois de plus, témoins impuissants de ces ébats nocturnes, les habitants du Bar et leur prieur, observant pieusement le jeûne, se signèrent plus d’une fois lorsque leur parvinrent du château les rumeurs de ces débordements. Comme d’habitude aux premières lueurs de l’aube, tout s’apaisa, et avec le silence retrouvé, chacun put s’endormir.

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Hélas, parmi les hôtes du château, certains comme frappés par une étrange malédiction, ne devaient plus se réveiller. L’atmosphère confinée des chambres surchauffées, avait entraînait trois d’entre eux dans un sommeil fatal. Parmi les victimes, la douce et tendre Béatrice de Trans. Fou de douleur le malheureux seigneur du Bar s’enfuit dans les Gorges du Loup pour y invoquer la protection de Saint Arnoux.

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Dans ce lieu sauvage, en signe de repentir, il fit édifier une chapelle à l’entrée de la grotte où avait vécu le saint ermite. Après cet épisode funeste, devenu un homme anéanti par le poids du chagrin et des regrets, Bertrand le taciturne, torturé à jamais par le souvenir de cette nuit de Carême, vécut solitaire, enfermé entre les murs vides et austères de son château.

avril2013-0304.JPGPour la fête des orangers, le lundi de Pâques, souvent on peut apercevoir dans les festivités qui nous sont proposées, quelques diables et diablesses, dansant au son des fifres, des accordéons ou des cornemuses, des tambours et des galoubets, cette fameuse danse macabre représentée en peinture dans l’église .

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Cette année encore les déambulations de rues de la compagnie Soukha et de la caravane des ménestrels nous ont proposé une musique médiévale festive et enivrante, faites de joyeux saltimbanques. Tout, ce qui aurait plu à notre beau Bertrand de Grasse, les jolies diablotines, très rebelles et diaboliques.

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Principalement nocturnes, elles ne cessent de jouer avec le feu. A l'affût de la moindre espièglerie, elles déambulent dans une parade des plus démoniaques. Les diablesses, sous un vacarme de percussions, avancent dans un rituel de danses tribales. A la tombée du jour, nos diablesses affrontent la nuit avec l'art des serpettes, le diabolo enflammé, balles luminescentes et artifices....

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Mais ne croyez pas qu’au Bar sur loup, seules les coquineries du Seigneur sont présentes ! Non non pas du tout, les villageois ont décidés de vous faire découvrir les métiers d’antan et sur la place vous aurez le privilège de croiser le médecin qui vous offrira la consultation du grand livre des remèdes.

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La cartomancienne diseuses de bonne aventure. Les torréfacteurs  qui font le café à l'ancienne, les vendeuses de primeurs, la fleuriste, les brodeuses de boutis, le facteur, les spécialistes de la confiture faite au feu de bois. Fraises, abricots, melons, cerises ... Tout dépend de la saison. Quand le temps n'est plus  à la confiture elle est remplacée par la soupe paysanne au feu de bois.

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On continue les métiers avec le videur de  Quèli ou Tinettes (pot de chambre). Il passait dans les rues  du village en criant bien fort pour signaler sa présence. Les habitants sortaient alors pots de chambre et seaux hygiéniques à la main pour les vider. La fileuse, un métier féminin par excellence et au Moyen-âge, toutes les femmes et jeunes filles savent filer.

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Le rémouleur, la personne qui aiguise les ustensiles coupants et tranchants des ménagères ou des commerçants, mais aussi dans le passé, les poignards et les épées des gentilshommes, sur une petite meule ambulante qu'il tourne avec ses pieds. Le cardeur, un ouvrier qui carde, c'est-à-dire qui démêle des fibres textiles et les peigne à l'aide d'une carde.

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Le maréchal-ferrant dont le métier consiste à ferrer les pieds des chevaux et autres équidés et à s'occuper de leur parage. Le ferrage des bovins de trait est aujourd'hui rarement pratiqué. Il existe environ 1600 maréchaux-ferrants en France. Métier vieux de plus de 3000 ans. On termine avec les lavandières et les bugadieres et bien sur avec Mr le curé et la bonne sœur. Un fête bien sympathique, dommage que pour ce 1er Avril, le printemps nous ai aussi posé un poisson !

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Vous en pensez quoi. Votre serviteur aurait il fait le jeûne ou aurait il participé à la fete  avec le seigneur ?

 

                             DIAPORAMA DE BAR SUR LOUP


  
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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 17:02

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Demo et préparation des confitures

 

En 1923, on estimait à 200 000 les orangers en production au Bar-sur-Loup, et à 2 500 tonnes la production de fleurs par année. Dynamique économique du village pendant longtemps, un oranger donnait environ 12 à 15 kg de fleurs, certains arbres pouvaient en fournir jusqu’à 30 kg. On disposait les draps sous les arbres et l’on montait aux échelles faire la cueillette des fleurs, une à une pour ne pas les endommager.

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Servez vous, c'est gratuit !


 Ensuite toutes les fleurs étaient regroupées, mises en sac pour être livrées par un courtier aux usines de parfumerie de Grasse, qui en distillaient deux produits: l’Essence de Néroli pour la parfumerie et l’eau de fleur d’oranger pour l’alimentation en pâtisserie. Aujourd’hui, les producteurs se comptent sur les doigts d’une seule main. Les principales utilisations actuelles sont la confiture d’oranges amères, et le vin d’oranges.

avril2013-0172.JPGSi la production n’est plus aussi importante qu’avant, reste que la qualité est exceptionnelle. L’oranger de Bar sur loup, c’est comme le citron à Menton, un fruit haut de gamme et les agrumiculteurs de la région se font un devoir de récolter le fruit du soleil et de le choyer. Cette année, ce sont tout de même une trentaine de récoltants qui participent aux divers concours (confiture, vin, pâtisserie).

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le panier des produits du terroir: Orange, Citron, Pamplemousse, Cedrat, Kumquat

 

Arracher les orangers ou reprendre le flambeau. Ange Pucci n'a pas hésité. Il a abandonné son métier dans le bâtiment pour s'occuper de la propriété familiale au Bar-sur-Loup. Il fabrique un vin aromatisé à l'écorce d'orange amère, de citron et même de mandarine. « C'est une boisson traditionnelle, les anciens lui attribuaient des vertus fortifiantes. On la consommait comme apéritif ou tout simplement additionnée d'eau fraîche pour se désaltérer que l’on mettait dans un cougourdons que l’on avait transformé en gourde. »

182.JPGTransmise de génération en génération, la recette connaît quelques variantes. Certains utilisent l'écorce, d'autres lui préfèrent le fruit entier, le tout mélangé à du vin doux, de l'alcool de fruit, sans oublier un bâton de vanille, de la cannelle et bien sûr du sucre. La vedette incontestée de ces vins d'agrumes reste la bigarade, une orange amère, venue des contrées lointaines de l'Asie du Sud-est, et qui s'est particulièrement bien acclimatée sur la Côte d'Azur et dans le Pays Grassois.

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Au Bar-sur-Loup, « cité des orangers », les terrasses pentues du village sont plantées de bigaradiers. Particulièrement apprécié des parfumeurs de Grasse, cet oranger avait conquis les reliefs et descendait jusqu'au golfe de Juan. Feuillage, fleurs, fruits, tout était mis à profit. Fin avril-début mai commençait la cueillette des fleurs. Une cueillette méticuleuse, fleur par fleur, qui mobilisait tout le monde dans le village et même au-delà.

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Servez vous dans le sabot, c'est gratuit.


 Face à l'ampleur de la tâche, les Italiennes des bourgs frontaliers de la Ligurie et du Piémont étaient en effet appelées à la rescousse. Femmes et enfants étaient à l'œuvre dès les premières heures du jour, aux hommes était réservée la manipulation des lourdes échelles, nécessaires pour atteindre les branches les plus hautes, difficilement accessibles. Recueillies sur des draps de jute disposés sous chaque arbre, les fleurs étaient ensuite transportées, de nuit, en charrette, vers les usines de Grasse (Mane, Robertet, Chiris, Charabot, Roure, Lombard, Méro et Boyveau).

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Tout l'art et la maniere de faire les coulanes pour le vin d'orange 

 

Là était fabriquée l'eau de fleur d'oranger et surtout le précieux néroli, essence recherchée par les parfumeurs. Il ne fallait pas moins de 1.000 kilos de fleurs pour un seul kilogramme de néroli, ainsi baptisé parce que la duchesse italienne de Baccione, princesse de Néroli, raffolait de l'odeur de l'oranger et adorait s'en parfumer.

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les etranges fruits du Cedratier   ...production Grassoise

 

La taille des branches intérieures (le brout) pour éclaircir le feuillage de l'arbre permettait aux parfumeurs de fabriquer par distillation l'essence de petits grains et l'eau de brout. Nés d'une seconde floraison, les fruits, cueillis verts en novembre, étaient vendus pour en faire de l'essence de bigarade. Enfin, l'écorce de bigarade était très prisée pour la fabrication de vins cuits et d'apéritifs, comme le Byrrh, le Quinquinas, l'Amer Picon... ou simplement pour une modeste consommation domestique.

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Jusqu'aux années 50, il n'y avait pas de machine pour peler les oranges, c'était un travail réservé aux femmes, qui d'un geste sûr faisaient tourner le fruit sur le couteau pour obtenir ce que l'on appelait les coulanes (colliers en nissart), une écorce d'un seul tenant qui coulait sur la main et que l'on faisait ensuite sécher. Dans les années 20, on estimait à quelque 200.000 le nombre d'orangers en production entre Vallauris et Bar-sur-Loup. La concurrence des pays du sud de l'Europe et du Maghreb, favorisés par une main-d’œuvre moins chère, ont fini par avoir raison des bigaradiers.

avril2013-0208.JPGSur le littoral, ils ont progressivement disparu sous les assauts répétés du béton. Dans l'arrière-pays, on les retrouve dans les jardins des villas et des résidences secondaires, mais les domaines agricoles d'autrefois ne sont plus que de minuscules parcelles.

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Avec ses 700 pieds d'agrumes, ses oliviers et ses figuiers, Ange Pucci fait partie des rares irréductibles qui refusent de baisser la garde. Il continue à cultiver et à soigner ses bigaradiers, comme l'a toujours fait son père, Georges, qui à quatre-vingt-douze ans veille sur ses arbres comme s'il s'agissait de la prunelle de ses yeux. Adeptes des méthodes naturelles, ils travaillent comme le faisaient les anciens.

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Des arbres encore chargés d'orangers


 « Sur les hauteurs du Bar-sur-Loup, nous avons du gel l'hiver. Un gel qui peut être fatal s'il est excessif, mais qui peut aussi être bénéfique car il permet d'éliminer, sans avoir à traiter les arbres, les parasites qui s'y installent durant l'été. » Voila aussi le pourquoi des raisons d’un fruit d’excellente qualité. D’Apéritifs à base d'agrumes, sirop de citron, confitures d'agrumes, eau de fleur d'oranger, Ange Pucci développe petit à petit une modeste production locale.

avril2013-0231.JPGAucun panneau ne signale son domaine sur la route de Vence, il préfère rester discret et confier la distribution de ses produits aux commerçants du village et de la Cote d’Azur. « Je fais tout moi-même, jusqu'à la conception des étiquettes. Cela demande du temps. » Un temps précieux qu'il enrage de devoir passer à monter des dossiers administratifs toujours plus complexes. « Il m'a fallu 14 mois pour obtenir l'autorisation de vendre mes apéritifs à base d'agrumes. Et cela fait près d'un an que j'essaie de monter un laboratoire pour la fabrication de confitures. »

avril2013-0318.JPGPourtant les produits du Bar-sur-Loup ont déjà franchi les frontières. Des boutiques les distribuent en Allemagne, en Italie et en Suisse. Un succès dû au simple bouche-à-oreille. Le village perché qui domine la vallée du Loup a séduit bien des citoyens allemands, Italiens et suisses. Amoureux du terroir, ils apprécient aussi la qualité de ses produits et sa chaleureuse hospitalité, qu'ils font partager à leurs concitoyens en leur faisant connaître ce vin d'agrumes que bien des Azuréens ont depuis longtemps oublié, tout cela à cause aussi d’une administration qui continue d’interdire plutôt que de construire.

avril2013-0405.JPGDans le prochain épisode, je vous ferais découvrir le village et les animations de la 19e fête de l’oranger 2013 et surtout l'etrange histoire de la danse macabre et du beau Bertand de Grasse.

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                   DIAPORAMA DE LA FETE DE L'ORANGER


 
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:51

photos-2013-4706.JPG Après le traditionnel dépôt de gerbes devant la colonne du 1er mars par le maire et le président du souvenir Napoléonien, un cortège chamarré s’est ébranlé derrière la lyre d’argile interprétant la célèbre marche consulaire, pour parcourir les rues de Golfe Juan.

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Petit clin d’œil à l’histoire, l’Empereur qui était attendu très officiellement l’après midi de dimanche à 14h30 pour la reconstitution de son débarquement, menait le train en compagnie de ses généraux et de ses grenadiers à fière allure ainsi que des personnalités. Sur la plage, le bivouac avait été établi, les premiers feux commençaient à fumer et les divers régiments se mettaient en place tandis que l’on procédait à l’ouverture du village Napoléonien.

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  Les premières évolutions des troupes impériales, l’installation des régiments ainsi que l’unité de tradition du service de santé de la Grande Armé ont captivé le public déjà nombreux. Ca fait plaisir de voir que les azuréens face aux intempéries ne se démoralisent pas aussi facilement ! Ils sont en effet, toujours aussi nombreux à venir se replonger dans l’atmosphère de ce 1er mars 1815 qui vit revenir l’empereur à bord de l’inconstant, de son exil à l’ile d’Elbe, débarquer en héros à Golfe juan et entamer les 100 derniers jours de règne.

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Napoléon avait déjà réuni sous la tente impériale ses maréchaux pour une réunion d’état major. L’après midi on pouvait assister à un spectacle de cavalerie présenté par le 1er régiment de chevaux léger, les lanciers polonais de la Garde Impériale puis une reconstitution de bataille donnant un aperçu des combats et techniques militaires de l’époque.

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La pluie n'a pas géné les participants à se mettre aux térrasses des troquets.

 

Napoléon, tout le monde connaît son histoire... Dans le monde entier, son chapeau, sa redingote, ont rendu sa silhouette familière. «Cet homme étrange a comme enivré le monde... » Plus haut qu'Alexandre, plus haut que César, plus haut que Charlemagne, plus haut que Frédéric de Hohenstaufen, son étoile aura brillé au plus haut. Oublié le million de Français perdu durant les guerres de l'Empire, oubliés les massacres en Calabre, au Tyrol, en Espagne, oubliées les deux invasions, l'épopée reste et la légende devient mythologie.

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 La carrière de Napoléon ne peut être entièrement expliquée tant il y eut des hasards heureux ou malheureux. On peut l'interpréter par la conjonction de son génie et des circonstances extraordinaires de l'époque. Le plus surprenant est que trahi par tous, et se sachant trahi, Napoléon, guidé par son étoile, poursuivie sa destinée «poussé par une force intérieure». Jamais, homme aussi puissant n'aura été aussi trompé, par ses femmes, par ses frères et sœurs, par ses ministres et ses maréchaux.

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La Route Napoléon, beaucoup en ont entendu parler, mais peu la connaissent vraiment. Pourtant cette campagne napoléonienne, «l'invasion d'un pays par un seul homme», est la plus belle des campagnes puisqu'elle se déroule sans tirer un coup de fusil, sans verser une goutte de sang.

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Mais "La Route Napoléon" c'est surtout l'épilogue de ces vingt années d'une vie hors norme, et questionné par son médecin Irlandais, Barry O'Meara, à Sainte-Hélène, Napoléon lui confiera que le moment le plus heureux de son existence a été «La marche de Cannes à Paris», moment inoubliable où la France s'offrait à lui sans combattre, comme envoûtée...

photos-2013-4661.JPGCe débarquement et ses commémorations sont toujours accompagnés de festivités nombreuses. Un Village napoléonien propose des animations (démonstrations de frappe d'une médaille au balancier, initiation au jeu d'histoire avec figurines, espace dédicaces, présentation des métiers d'autrefois, des méthodes et du matériel chirurgical) et des exposants (bouquinistes, figurines et soldats de plomb, associations culturelles et historiques, souvenirs philatéliques, médailles, uniformes et costumes d'époque).

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Un bivouac napoléonien est constitué sur la plage,  des simulations de bataille, la reconstitution du débarquement, des concerts de musique militaire, des défilés, un spectacle de cavalerie, des démonstrations de danses impériales, la reconstitution historique du débarquement de l’Empereur sur la plage (dimanche). Un spectacle vivant, faisant appel à deux cents soldats reconstitueurs et à des acteurs incarnant Napoléon et ses généraux selon un scénario adapté aux textes de l’époque.

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On peut découvrir à l’intérieur du village Napoléonien, la forge avec une  présentation du travail du métal rougi au feu, du matériel utilisé et des objets issus du savoir-faire des forgerons. Une Initiation à la fabrication d'une médaille. Les exposants: Bouquinistes, militaria, offices de tourisme des villes situées sur la Route Napoléon (Grasse, Gap, Sisteron, Grenoble), les associations culturelles et historiques, soldats de plomb, figurines, objets et souvenirs napoléoniens, éditeurs, documents d'époque…de nombreuses choses à découvrir pour les collectionneurs et les passionnés d’histoire de France , mais aussi de la Provence et du Comté Niçois.

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 Il y avait aussi une Initiation et une démonstration au jeu d'Histoire par l'association « La Jeune Garde ». Une reconstitution sur plateau de la bataille d'Austerlitz avec plus de 800 figurines. Une découverte des métiers d'autrefois : tailleur de pierre, cardeur de laine, rémouleur, potier, fondeur. Une présentation des méthodes et du matériel chirurgical de l'époque par le Service de Santé de la Grande Armée. L’édition d’un cachet d’oblitération à l’effigie de Napoléon par le bureau de poste temporaire, et la vente de timbres et de cartes postales.

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 On pouvait aussi se promener et visiter le bivouac des soldats : installées le long de la plage du soleil une centaine de tentes forment un bivouac dit de campagne. Elles abritent, durant tout le week-end, les soldats “reconstitueurs”. Bottes de paille en guise de matelas, feux de camps, fusils en faisceau… le réalisme de ce campement permet de découvrir le quotidien des soldats durant les campagnes militaires.

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Certains de ces participants à l’événement de Golfe Juan viennent d’Autriche, d’Italie, de Hollande et même de Tchéquie et Slovaquie … L’empereur aura laissé son empreinte admirative dans toutes les campagnes d’Europe, doté de facultés intellectuelles exceptionnelles, meneurs d’hommes charismatique, ambitieux, il changea la face du monde politique.

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L’impopularité des Bourbons et la mésentente des Alliés l’encouragèrent à tenter une aventure incroyable. Débarquant le 1er Mars 1815 à Golfe juan, il préféra ce petit port de pêche proche du Comté de Nice à la Provence voisine, méfiante voire hostile à son égard. Grace à l'Empereur, les Alpes Maritimes accueille en son sein un mythe supplémentaire …Une reconstitution extraordinaire !

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Cette manifestation à Golfe Juan est gratuite.

 

                          DIAPORAMA DES PERSONNAGES


  
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 19:22

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Mémorial du souvenir de Napoleon 1er à Golfe Juan

 

En 1815, la rade de Golfe-Juan n’était qu’un mouillage naturel avec quelques cabanes de pêcheurs et des hangars à poterie où se rencontraient négociants et muletiers… La flottille, partie cinq jours auparavant de Portoferraio, était composée de sept bâtiments :

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l’Inconstant, un brick de petit tonnage à voiles carrées armé de 40 canons, de fins bateaux barbaresques à trois mâts, l’Etoile, le Saint-Joseph, le Saint-Esprit, la Caroline ainsi que des felouques, la Mouche et l’Abeille et s’il avait choisi le petit port, niché au fond du Golfe-Juan, c’est qu’il connaissait bien cette rade sûre, dont il avait jadis armé les batteries. C’est à trois heures de l’après-midi le 1er mars 1815, que débarquait l'Empereur Napoléon, de retour de l’île d’Elbe.

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conférence sous la tente du village Napoléonien

 

Rappel historique : L'Empereur Napoléon Premier, ayant abdiqué sans condition le 1er avril 1814, s'était vu octroyer la souveraineté de l'Ile d'Elbe par le traité de Fontainebleau, ce qui permit au Roi Louis XVIII de monter sur le trône de France. L'impopularité grandissante du Roi et le projet des puissances alliées de déporter Napoléon à Sainte Hélène décidèrent l'Empereur à rentrer en France pour reconquérir son trône.

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Au village Napoleonien livres et objets cultes sur l'Empereur


 C'est ainsi, que dans le plus grand secret il quitta l'Île d'Elbe et se présenta, le 1er mars 1815, à bord du brick l'Inconstant dans la rade de Golfe-Juan pour écrire l'une des pages les plus célèbres de l'histoire de France et qui deviendra le tracé audacieux de la plus belle route de France: La route Napoléon.

avril2013-0233.JPGNapoléon Ier ayant été forcé d'abdiquer sans conditions en 1814, les pourparlers vont bon train pour savoir où loger cet empereur bien encombrant tandis qu'il est en résidence surveillée au château de Fontainebleau. Ainsi, la coalition européenne fomentée contre lui, propose d'abord la Corse sous l'égide du Tsar Alexandre 1er, mais le grand écuyer Caulaincourt refuse et demande la Sardaigne. Le Tsar, à son tour, refuse car cette île dépend du Roi du Piémont Sardaigne Victor Emmanuel 1er. Finalement, l'accord est conclu entre le Tsar et Caulaincourt : ce sera l'île d'Elbe située entre la Corse et la Toscane.

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A la maniere de la route 66 à Santa Monica, la plaque qui marque le depart de la route Napoleon

 

Par le traité de Fontainebleau, Napoléon Ier, gardant son titre d'Empereur des Français, fait ses adieux le 20 avril 1814. L'impératrice Marie-Louise, devient, quant à elle, duchesse de Parme, à proximité de son mari. Le 4 mai, parallèlement, le vieux Louis XVIII fait une entrée triomphale à Paris et autorise un gouvernement constitutionnel, plus par obligation que par choix.

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Pendant ce temps, Napoléon, Prince de l'île d'Elbe, s'ennuie ferme. Il est d'autant plus furieux que le traité de Fontainebleau qui lui accordait une rente n'est pas respecté. En outre, Napoléon apprend qu'il pourrait être exilé aux Açores ou sur l'Île de Sainte-Hélène. Comme si cela ne suffisait pas, Napoléon apprend l'infidélité de Marie-Louise et l'exil de son fils à Vienne qui veut transformer « l'Aiglon » en Franz, prince autrichien.

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les piéces d'artillerie Autrichienne sont prétes à faire feu !


 C'en est trop pour Napoléon qui décide de tenter un coup d'éclat car il sait aussi, de source sûre, que les Français, pour leur grande majorité, n'aiment pas Louis XVIII et qu'ils lui sont toujours fidèles. Tentant le tout pour le tout, Napoléon Ier prévoit un débarquement à Golfe-Juan le 1er mars 1815. Avec l'aide du fidèle général Cambronne qui gardait le secret, il rejoint Cannes rapidement. Napoléon poursuit sa route par Mouans-Sartoux et Grasse et arrive, le 2 mars à Escragnolle (le village du général François Mireur) avec ses troupes qui l'ont rejoint.

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Le lendemain, une halte est faite à Castellane la porte du Verdon puis la troupe prend le chemin du col des Lèques et arrive à Barrême, Cambronne lui ayant préparé un logement. Le 4 mars, Napoléon arrive à Digne-les-Bains. Cambronne fait toujours l'avant-garde et lui trouve des étapes accueillantes pour se reposer. Tout au long de la route, des soldats les rejoignent. Marins, lanciers, grenadiers, canonniers, officiers...

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Bivouac sur la plage de Golfe Juan


 C'est un vrai regroupement des forces vives des armées qui se joignent à leur chef. Durant ce temps, le général Drouot, en arrière-garde, fait imprimer des tracts pour rassembler la population. Le 5 mars, Napoléon arrive à Sisteron, puis à Gap. L'accueil est partout enthousiaste, notamment à Grenoble quand, s'avançant devant les soldats royalistes, Napoléon les rallie à sa cause.

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charge de la cavalerie contre les Autrichiens


 Après des jours de voyage, Napoléon dont l'armée a enflé le long de son trajet, arrive finalement le 10 mars à Lyon où il est accueilli triomphalement puis à Villefranche, à Mâcon et enfin à Fontainebleau. Les Tuileries sont désertes tandis que les troupes affluent à Fontainebleau ainsi que la population. Le drapeau tricolore flotte à Paris lorsque Napoléon y entre victorieux.

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Piéce d'artillerie en action


 Parallèlement, c'est la panique chez les royalistes, La Fayette, Madame de Staël, Chateaubriand, tous sont désorientés ou s'enfuient. En Autriche, l'Aiglon, âgé de 4 ans, change de résidence ; en Italie, l'amant de Marie-Louise, le général Neipperg prend les armes. Même l'Angleterre hésite à reprendre les armes contre son grand rival. Pourtant, après son retour fracassant, Napoléon se prépare à la bataille contre l'Europe entière.

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Un temps excécrable ! l'un des pires mois de Mars depuis 40 ans


 Le rêve de reconquête du pouvoir va se révéler une cuisante défaite à Waterloo le 18 juin 1815. Cette fois, les coalisés d'Europe vont se montrer beaucoup plus méfiants. La France va perdre de nombreux territoires dont l'Alsace et la Savoie, le comté de Nice sera rendu à la Sardaigne. Elle devra aussi payer une lourde indemnité. Le gouvernement de Louis XVIII revenu au pouvoir va appliquer à la lettre toutes ces décisions. Napoléon, quant à lui, va se rendre aux Anglais en espérant être exilé aux Etats-Unis mais le choix se portera sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique sud, où il va décéder le 5 mai 1821.

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Les Autichiens placent leur canon

 

Evidemment, Napoléon n'a jamais pris la Route Napoléon, puisque la route n'existait pas lorsqu'il a débarqué à Vallauris, dans le Golfe de Juan, le 1er mars 1815. C'est la Nationale 85 qui a pris le nom de l'Empereur pour devenir la première route touristique à caractère historique.

avril2013-0179.JPGSur l'initiative du Touring-Club de France, en 1909, voit le jour la Grande Route des Alpes. La RN 85, à l'instigation des syndicats d'initiative locaux en 1932 est baptisée Route Napoléon. La Route Napoléon est l'épine dorsale qui va de la Côte d'Azur au cœur des Alpes, praticable toute l'année.

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la garde meurt mais ne se rend pas !


 Si elle ne suit pas exactement les chemins de l'époque dont beaucoup ont d'ailleurs disparu, la route donne une bonne idée du périple effectué en 1815 par l'Empereur allant de Vallauris à Grenoble, par Grasse, Digne, Sisteron, Gap. Ce qui totalise plus de 300 kilomètres, à pied le plus souvent, en une semaine. Un exploit….

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Napoleon et son etat major visitent les troupes


 Le Vol de l'Aigle, volant de clocher en clocher, jusqu'aux tours de Notre-Dame se poursuivra par Lyon, Mâcon, Châlons-sur-Saône, Autun, Auxerre et enfin Paris où Napoléon retrouve le trône que vient d'abandonner Louis XVIII en fuite vers Gand.

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                               DIAPORAMA DU SPECTACLE


 
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Published by BIKER06 - dans HISTOIRE
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 17:10

photos-2013-0050-copie-1.JPG Lorsqu'Henri Matisse découvre Nice à 48 ans, il vit cette rencontre comme une révélation. La lumière du ciel, les reflets de la Méditerranée trouvent chez le maitre de la couleur une résonnance telle, que le peintre honorera la Cote d'Azur d'une fidélité et d'une passion indéfectibles. Durant les presque 40 années qu'il partage avec la région niçoise, l'artiste y puise l'inspiration qui traverse une œuvre d'une immense sensibilité dédiée au sens et au beau ...

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Avant d'aller se délecter d'un très bon repas gastronomique à la villa restaurant "les bacchanales", il est de bon gout de se promener dans les ruelles médiévales de Vence, la vision de ce village merveilleux est tout aussi importante que les saveurs de la cuisine du soleil. Vence à l'instar de Saint Paul est un village d'artistes qui respire l'innovation artistique et l'élégance architecturale. Matisse ne disait il pas: "Quand j'ai compris que chaque matin, je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur".

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Notre dame de la nativité. Vence le village aux 70 éveques.


 Le problème en hiver sur la Cote d’Azur, ce n’est pas le manque de lumière, pour cela, il n’y a aucun souci. Non ! Ce serait plutôt les travaux publics commandés par les municipalités et qui empêchent parfois de réaliser de bons clichés sans voir une grue, un tractopelle, ou des tranchées. Bon ! Je comprends aussi que l’on profite de la saison calme et de l’hiver doux pour faire ces grandes manœuvres….

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De son passé ligure, Vence a conservé le souvenir visible des vestiges d’un arc de triomphe romain, la Tour qui domine la cité médiévale, érigée au 12e siècle, le Château de Villeneuve datant du 17e siècle, les nombreuses portes et ouvrages d’architecture... Des merveilles qui se cachent et se révèlent au gré des rues étroites. Pour tout cela, Vence n'a rien à envié à sa cité jumelle internationalement connue Saint Paul de Vence, fleuron de la Côte d'Azur riche de son cadre exceptionnel et de son patrimoine culturel. Les touristes qui viendront dans ce coin de paradis feront coup double avec les deux cités. Art et gastronomie sont à égalités.

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la chapelle des pénitents blancs


 En juin 1943, Nice est menacée par les bombardements, Henri Matisse s’installe à Vence, à la Villa « Le Rêve ». Depuis sa chambre du premier étage, Matisse y trouve la lumière, la nature et les conditions qui inspireront quelques unes de ses plus belles œuvres. C’est depuis la Villa située à quelques pas de la Chapelle du Rosaire, que Matisse réalisera des œuvres majeures dont la célèbre « Nature Morte aux grenades » ou encore « Nature Morte devant fenêtre au Palmier ».

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Matisse appréciait sa terrasse fleurie, son jardin aux essences méditerranéennes qui inspireront également son œuvre, et l’exceptionnelle vue sur la Cité Historique de Vence. Juste à coté de la villa se trouve "La Chapelle du Rosaire", chef d’œuvre conçu par le Maitre, un monument d’art sacré unique au monde. De 1948 à 1951, Matisse élabore les plans de l’édifice et tous les détails de sa décoration: vitraux, céramiques, stalles, bénitiers, objets du culte, ornements sacerdotaux...

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  Pour la première fois, un peintre réalise un monument dans sa totalité, de l’architecture au mobilier et aux vitraux.  Installé à Vence Matisse, malade, engage une jeune infirmière, Monique Bourgeois qu’il qualifie de « magnifique personne » et dont il apprécia beaucoup le dévouement. Elle devient sa confidente et son modèle (l’Idole, La Robe verte et les Oranges), elle aime dessiner et s’intéresse au travail de Matisse.

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La Maison de Matisse et son oranger toujours aussi chargé en fruit


 Pourtant, c’est une autre vocation qui l’appelle, en 1946, cette jeune femme entre dans les ordres de Saint Dominique et devient Sœur Jacques-Marie. Devenue sœur soignante, elle continue à prodiguer des soins au peintre. En août 1947, Sœur Jacques-Marie confie à Matisse son désir de voir décorer l’oratoire aménagé par les religieuses dans une pièce de leur couvent.

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la maison de congregation des bonnes soeurs


 Je n'ai malheureusement pas pu visiter la chapelle du rosaire, étant fermé pour restauration, tout comme la villa de Matisse qui est en pleine rénovation et réhabilitation par la mairie de Vence. Avec Soso, nous nous rendons dans la villa voisine à celle de Matisse, occupé par le chef étoilé Christophe dufau. Aujourd’hui cette grande  villa renait de ses cendres sous la louche inspirée de l’enfant du pays.

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(photo de la chapelle prise sur internet) 

Jeune passionné de gastronomie notre apprenti cuisinier part découvrir les saveurs dans des pays  à l'opposé de sa Provence natale. De Londres au Danemark, de Los Angeles à Kuala Lumpur notre futur chef veut parfaire sa connaissance. De retour en France pour effectuer son  service militaire, il est affecté au service du Ministre de la Francophonie, Alain Decaux. À l’issue de cette période extrêmement enrichissante, sorte de formation de troisième cycle sous les ors de la République, il rejoint l’équipe de Bernard Loiseau à "La Côte d’Or" le célèbre 3 étoiles Michelin de Saulieu.

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restaurant les Bacchanales


 En l’an 2000, il revient à ses premières amours provençales, s’installe à Tourrettes-sur-Loup (Alpes-Maritimes), s’associe et ouvre l’Auberge de Tourrettes. Cette même année, il remporte le prix de la Cuisine Provençale à Sainte Maxime et sa cuisine est honorée d’un 15/20 au Gault et Millau. L’association ne lui permet cependant pas d’exprimer son potentiel et il ouvre seul son propre restaurant, à un jet de pierre, en 2005 : « les Bacchanales ». En l’honneur de ces fêtes religieuses célébrées dans l’Antiquité, dédiées à Dionysos-Bacchus, dieu du vin, de l’ivresse et des débordements orgiaques et dont notre carnaval actuel est l’héritage direct.

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Il y propose selon le marché et l’inspiration un choix de 7 plats. La plupart des guides le répertorient, le Guide Gantié célèbre même « l’une des tables les plus enthousiastes de la région », le Gault et Millau le gratifie d’un 14/20 et, après une année à la rubrique « espoir », le millésime 2008 du Guide Michelin vient d’attribuer sa première étoile. Le restaurant est un enchantement à l'art auquel Matisse aurait apprécié à sa juste valeur.

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Brandade de merlu et poulpe, carotte, topinambour et cumin


 L’espace a été confié à Christelle Chassin, architecte d’intérieur qui a étudié les Arts et le design à Los Angeles et a perfectionné son style à Rome. Christophe souhaitait une décoration légère, qui offre un rendu quelque peu féérique. Spécialiste de la restructuration, de la récupération et de l’agencement personnalisé, elle a donc conçu pour l’entrée un étonnant bar en forme de cuillère qui accueille un bac à champagne intégré. Un haut luminaire en verre soufflé de Biot le surplombe, constitué d’autant de boules qui évoquent les bulles pétillantes d’une mise en appétit au lyrisme gourmand.

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  Fromage frais de chèvre des Courmettes enfumé, confiture de noisette et ses noisettes confites

 

 

  La compagne de Christophe, Esty Grossman, canadienne et artiste en bijoux contemporains, a elle même contribué au choix des objets et de la décoration. Elle qui vit intensément sa passion pour la mer et les métaux précieux, trouve entre l’eau et le métal des parallèles déconcertants et en dessine de petits chefs-d’œuvre d’orfèvrerie. Les porte-menus sont nés de son imagination. Joliment baptisés «Les bouchées d’amour», ils sont martelés de petites fourchettes et cuillères en cuivre patinés de rouge.

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Canard de rizières camarguaises, charbon de légume, poire et violette de Tourrettes


 Ses assiettes en cristal taillées à la main s’enluminent d’impressions  de  champs de fleurs ou de libellules tandis que sa collection de «Banderillas», brochettes en argent massif, sont autant de pièces uniques, évoquant graine ou fleur séchée. Autour de chacun des pics s’enroule en ondulant une plante grimpante, tel un cep de vigne. L’accueil est assuré par la nouvelle chef de restaurant, Sophie Dehouck, ancienne du Moulin de Mougins, et de l’Hôtel Négresco.

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Brocoletti, truffe noire et mimosa et Vin blanc Corse Domaine Abbatucci

 

 

  La convivialité qui a fait le succès de la maison demeure inchangée. Le chef énumère lui-même menus et explications ainsi que la première prise de commande. Le carrelage est le même que celui du métro parisien, agrémenté d’une mosaïque murale, libre interprétation des «algues» de Matisse par Caroline Daugreilh. Ce motif, repris de l’arbre de vie du peintre qui orne la chapelle éponyme proche, est un hommage appuyé à l’œuvre de ce talentueux voisin.

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Chocolat noir, orange et safran avec ses chips  et sa soupe de topinambour

  Vous avez compris qu'en venant festoyer dans ce "petit" restaurant, vous faites coup double ! Le bonheur de l'art et de la gastronomie, est une adition pour la Saint Valentin tout à fait raisonnable !

photos-2013-0135.JPG                             DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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