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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 17:02

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Demo et préparation des confitures

 

En 1923, on estimait à 200 000 les orangers en production au Bar-sur-Loup, et à 2 500 tonnes la production de fleurs par année. Dynamique économique du village pendant longtemps, un oranger donnait environ 12 à 15 kg de fleurs, certains arbres pouvaient en fournir jusqu’à 30 kg. On disposait les draps sous les arbres et l’on montait aux échelles faire la cueillette des fleurs, une à une pour ne pas les endommager.

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Servez vous, c'est gratuit !


 Ensuite toutes les fleurs étaient regroupées, mises en sac pour être livrées par un courtier aux usines de parfumerie de Grasse, qui en distillaient deux produits: l’Essence de Néroli pour la parfumerie et l’eau de fleur d’oranger pour l’alimentation en pâtisserie. Aujourd’hui, les producteurs se comptent sur les doigts d’une seule main. Les principales utilisations actuelles sont la confiture d’oranges amères, et le vin d’oranges.

avril2013-0172.JPGSi la production n’est plus aussi importante qu’avant, reste que la qualité est exceptionnelle. L’oranger de Bar sur loup, c’est comme le citron à Menton, un fruit haut de gamme et les agrumiculteurs de la région se font un devoir de récolter le fruit du soleil et de le choyer. Cette année, ce sont tout de même une trentaine de récoltants qui participent aux divers concours (confiture, vin, pâtisserie).

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le panier des produits du terroir: Orange, Citron, Pamplemousse, Cedrat, Kumquat

 

Arracher les orangers ou reprendre le flambeau. Ange Pucci n'a pas hésité. Il a abandonné son métier dans le bâtiment pour s'occuper de la propriété familiale au Bar-sur-Loup. Il fabrique un vin aromatisé à l'écorce d'orange amère, de citron et même de mandarine. « C'est une boisson traditionnelle, les anciens lui attribuaient des vertus fortifiantes. On la consommait comme apéritif ou tout simplement additionnée d'eau fraîche pour se désaltérer que l’on mettait dans un cougourdons que l’on avait transformé en gourde. »

182.JPGTransmise de génération en génération, la recette connaît quelques variantes. Certains utilisent l'écorce, d'autres lui préfèrent le fruit entier, le tout mélangé à du vin doux, de l'alcool de fruit, sans oublier un bâton de vanille, de la cannelle et bien sûr du sucre. La vedette incontestée de ces vins d'agrumes reste la bigarade, une orange amère, venue des contrées lointaines de l'Asie du Sud-est, et qui s'est particulièrement bien acclimatée sur la Côte d'Azur et dans le Pays Grassois.

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Au Bar-sur-Loup, « cité des orangers », les terrasses pentues du village sont plantées de bigaradiers. Particulièrement apprécié des parfumeurs de Grasse, cet oranger avait conquis les reliefs et descendait jusqu'au golfe de Juan. Feuillage, fleurs, fruits, tout était mis à profit. Fin avril-début mai commençait la cueillette des fleurs. Une cueillette méticuleuse, fleur par fleur, qui mobilisait tout le monde dans le village et même au-delà.

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Servez vous dans le sabot, c'est gratuit.


 Face à l'ampleur de la tâche, les Italiennes des bourgs frontaliers de la Ligurie et du Piémont étaient en effet appelées à la rescousse. Femmes et enfants étaient à l'œuvre dès les premières heures du jour, aux hommes était réservée la manipulation des lourdes échelles, nécessaires pour atteindre les branches les plus hautes, difficilement accessibles. Recueillies sur des draps de jute disposés sous chaque arbre, les fleurs étaient ensuite transportées, de nuit, en charrette, vers les usines de Grasse (Mane, Robertet, Chiris, Charabot, Roure, Lombard, Méro et Boyveau).

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Tout l'art et la maniere de faire les coulanes pour le vin d'orange 

 

Là était fabriquée l'eau de fleur d'oranger et surtout le précieux néroli, essence recherchée par les parfumeurs. Il ne fallait pas moins de 1.000 kilos de fleurs pour un seul kilogramme de néroli, ainsi baptisé parce que la duchesse italienne de Baccione, princesse de Néroli, raffolait de l'odeur de l'oranger et adorait s'en parfumer.

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les etranges fruits du Cedratier   ...production Grassoise

 

La taille des branches intérieures (le brout) pour éclaircir le feuillage de l'arbre permettait aux parfumeurs de fabriquer par distillation l'essence de petits grains et l'eau de brout. Nés d'une seconde floraison, les fruits, cueillis verts en novembre, étaient vendus pour en faire de l'essence de bigarade. Enfin, l'écorce de bigarade était très prisée pour la fabrication de vins cuits et d'apéritifs, comme le Byrrh, le Quinquinas, l'Amer Picon... ou simplement pour une modeste consommation domestique.

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Jusqu'aux années 50, il n'y avait pas de machine pour peler les oranges, c'était un travail réservé aux femmes, qui d'un geste sûr faisaient tourner le fruit sur le couteau pour obtenir ce que l'on appelait les coulanes (colliers en nissart), une écorce d'un seul tenant qui coulait sur la main et que l'on faisait ensuite sécher. Dans les années 20, on estimait à quelque 200.000 le nombre d'orangers en production entre Vallauris et Bar-sur-Loup. La concurrence des pays du sud de l'Europe et du Maghreb, favorisés par une main-d’œuvre moins chère, ont fini par avoir raison des bigaradiers.

avril2013-0208.JPGSur le littoral, ils ont progressivement disparu sous les assauts répétés du béton. Dans l'arrière-pays, on les retrouve dans les jardins des villas et des résidences secondaires, mais les domaines agricoles d'autrefois ne sont plus que de minuscules parcelles.

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Avec ses 700 pieds d'agrumes, ses oliviers et ses figuiers, Ange Pucci fait partie des rares irréductibles qui refusent de baisser la garde. Il continue à cultiver et à soigner ses bigaradiers, comme l'a toujours fait son père, Georges, qui à quatre-vingt-douze ans veille sur ses arbres comme s'il s'agissait de la prunelle de ses yeux. Adeptes des méthodes naturelles, ils travaillent comme le faisaient les anciens.

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Des arbres encore chargés d'orangers


 « Sur les hauteurs du Bar-sur-Loup, nous avons du gel l'hiver. Un gel qui peut être fatal s'il est excessif, mais qui peut aussi être bénéfique car il permet d'éliminer, sans avoir à traiter les arbres, les parasites qui s'y installent durant l'été. » Voila aussi le pourquoi des raisons d’un fruit d’excellente qualité. D’Apéritifs à base d'agrumes, sirop de citron, confitures d'agrumes, eau de fleur d'oranger, Ange Pucci développe petit à petit une modeste production locale.

avril2013-0231.JPGAucun panneau ne signale son domaine sur la route de Vence, il préfère rester discret et confier la distribution de ses produits aux commerçants du village et de la Cote d’Azur. « Je fais tout moi-même, jusqu'à la conception des étiquettes. Cela demande du temps. » Un temps précieux qu'il enrage de devoir passer à monter des dossiers administratifs toujours plus complexes. « Il m'a fallu 14 mois pour obtenir l'autorisation de vendre mes apéritifs à base d'agrumes. Et cela fait près d'un an que j'essaie de monter un laboratoire pour la fabrication de confitures. »

avril2013-0318.JPGPourtant les produits du Bar-sur-Loup ont déjà franchi les frontières. Des boutiques les distribuent en Allemagne, en Italie et en Suisse. Un succès dû au simple bouche-à-oreille. Le village perché qui domine la vallée du Loup a séduit bien des citoyens allemands, Italiens et suisses. Amoureux du terroir, ils apprécient aussi la qualité de ses produits et sa chaleureuse hospitalité, qu'ils font partager à leurs concitoyens en leur faisant connaître ce vin d'agrumes que bien des Azuréens ont depuis longtemps oublié, tout cela à cause aussi d’une administration qui continue d’interdire plutôt que de construire.

avril2013-0405.JPGDans le prochain épisode, je vous ferais découvrir le village et les animations de la 19e fête de l’oranger 2013 et surtout l'etrange histoire de la danse macabre et du beau Bertand de Grasse.

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                   DIAPORAMA DE LA FETE DE L'ORANGER


 
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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 19:51

photos-2013-4706.JPG Après le traditionnel dépôt de gerbes devant la colonne du 1er mars par le maire et le président du souvenir Napoléonien, un cortège chamarré s’est ébranlé derrière la lyre d’argile interprétant la célèbre marche consulaire, pour parcourir les rues de Golfe Juan.

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Petit clin d’œil à l’histoire, l’Empereur qui était attendu très officiellement l’après midi de dimanche à 14h30 pour la reconstitution de son débarquement, menait le train en compagnie de ses généraux et de ses grenadiers à fière allure ainsi que des personnalités. Sur la plage, le bivouac avait été établi, les premiers feux commençaient à fumer et les divers régiments se mettaient en place tandis que l’on procédait à l’ouverture du village Napoléonien.

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  Les premières évolutions des troupes impériales, l’installation des régiments ainsi que l’unité de tradition du service de santé de la Grande Armé ont captivé le public déjà nombreux. Ca fait plaisir de voir que les azuréens face aux intempéries ne se démoralisent pas aussi facilement ! Ils sont en effet, toujours aussi nombreux à venir se replonger dans l’atmosphère de ce 1er mars 1815 qui vit revenir l’empereur à bord de l’inconstant, de son exil à l’ile d’Elbe, débarquer en héros à Golfe juan et entamer les 100 derniers jours de règne.

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Napoléon avait déjà réuni sous la tente impériale ses maréchaux pour une réunion d’état major. L’après midi on pouvait assister à un spectacle de cavalerie présenté par le 1er régiment de chevaux léger, les lanciers polonais de la Garde Impériale puis une reconstitution de bataille donnant un aperçu des combats et techniques militaires de l’époque.

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La pluie n'a pas géné les participants à se mettre aux térrasses des troquets.

 

Napoléon, tout le monde connaît son histoire... Dans le monde entier, son chapeau, sa redingote, ont rendu sa silhouette familière. «Cet homme étrange a comme enivré le monde... » Plus haut qu'Alexandre, plus haut que César, plus haut que Charlemagne, plus haut que Frédéric de Hohenstaufen, son étoile aura brillé au plus haut. Oublié le million de Français perdu durant les guerres de l'Empire, oubliés les massacres en Calabre, au Tyrol, en Espagne, oubliées les deux invasions, l'épopée reste et la légende devient mythologie.

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 La carrière de Napoléon ne peut être entièrement expliquée tant il y eut des hasards heureux ou malheureux. On peut l'interpréter par la conjonction de son génie et des circonstances extraordinaires de l'époque. Le plus surprenant est que trahi par tous, et se sachant trahi, Napoléon, guidé par son étoile, poursuivie sa destinée «poussé par une force intérieure». Jamais, homme aussi puissant n'aura été aussi trompé, par ses femmes, par ses frères et sœurs, par ses ministres et ses maréchaux.

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La Route Napoléon, beaucoup en ont entendu parler, mais peu la connaissent vraiment. Pourtant cette campagne napoléonienne, «l'invasion d'un pays par un seul homme», est la plus belle des campagnes puisqu'elle se déroule sans tirer un coup de fusil, sans verser une goutte de sang.

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Mais "La Route Napoléon" c'est surtout l'épilogue de ces vingt années d'une vie hors norme, et questionné par son médecin Irlandais, Barry O'Meara, à Sainte-Hélène, Napoléon lui confiera que le moment le plus heureux de son existence a été «La marche de Cannes à Paris», moment inoubliable où la France s'offrait à lui sans combattre, comme envoûtée...

photos-2013-4661.JPGCe débarquement et ses commémorations sont toujours accompagnés de festivités nombreuses. Un Village napoléonien propose des animations (démonstrations de frappe d'une médaille au balancier, initiation au jeu d'histoire avec figurines, espace dédicaces, présentation des métiers d'autrefois, des méthodes et du matériel chirurgical) et des exposants (bouquinistes, figurines et soldats de plomb, associations culturelles et historiques, souvenirs philatéliques, médailles, uniformes et costumes d'époque).

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Un bivouac napoléonien est constitué sur la plage,  des simulations de bataille, la reconstitution du débarquement, des concerts de musique militaire, des défilés, un spectacle de cavalerie, des démonstrations de danses impériales, la reconstitution historique du débarquement de l’Empereur sur la plage (dimanche). Un spectacle vivant, faisant appel à deux cents soldats reconstitueurs et à des acteurs incarnant Napoléon et ses généraux selon un scénario adapté aux textes de l’époque.

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On peut découvrir à l’intérieur du village Napoléonien, la forge avec une  présentation du travail du métal rougi au feu, du matériel utilisé et des objets issus du savoir-faire des forgerons. Une Initiation à la fabrication d'une médaille. Les exposants: Bouquinistes, militaria, offices de tourisme des villes situées sur la Route Napoléon (Grasse, Gap, Sisteron, Grenoble), les associations culturelles et historiques, soldats de plomb, figurines, objets et souvenirs napoléoniens, éditeurs, documents d'époque…de nombreuses choses à découvrir pour les collectionneurs et les passionnés d’histoire de France , mais aussi de la Provence et du Comté Niçois.

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 Il y avait aussi une Initiation et une démonstration au jeu d'Histoire par l'association « La Jeune Garde ». Une reconstitution sur plateau de la bataille d'Austerlitz avec plus de 800 figurines. Une découverte des métiers d'autrefois : tailleur de pierre, cardeur de laine, rémouleur, potier, fondeur. Une présentation des méthodes et du matériel chirurgical de l'époque par le Service de Santé de la Grande Armée. L’édition d’un cachet d’oblitération à l’effigie de Napoléon par le bureau de poste temporaire, et la vente de timbres et de cartes postales.

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 On pouvait aussi se promener et visiter le bivouac des soldats : installées le long de la plage du soleil une centaine de tentes forment un bivouac dit de campagne. Elles abritent, durant tout le week-end, les soldats “reconstitueurs”. Bottes de paille en guise de matelas, feux de camps, fusils en faisceau… le réalisme de ce campement permet de découvrir le quotidien des soldats durant les campagnes militaires.

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Certains de ces participants à l’événement de Golfe Juan viennent d’Autriche, d’Italie, de Hollande et même de Tchéquie et Slovaquie … L’empereur aura laissé son empreinte admirative dans toutes les campagnes d’Europe, doté de facultés intellectuelles exceptionnelles, meneurs d’hommes charismatique, ambitieux, il changea la face du monde politique.

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L’impopularité des Bourbons et la mésentente des Alliés l’encouragèrent à tenter une aventure incroyable. Débarquant le 1er Mars 1815 à Golfe juan, il préféra ce petit port de pêche proche du Comté de Nice à la Provence voisine, méfiante voire hostile à son égard. Grace à l'Empereur, les Alpes Maritimes accueille en son sein un mythe supplémentaire …Une reconstitution extraordinaire !

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Cette manifestation à Golfe Juan est gratuite.

 

                          DIAPORAMA DES PERSONNAGES


  
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 19:22

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Mémorial du souvenir de Napoleon 1er à Golfe Juan

 

En 1815, la rade de Golfe-Juan n’était qu’un mouillage naturel avec quelques cabanes de pêcheurs et des hangars à poterie où se rencontraient négociants et muletiers… La flottille, partie cinq jours auparavant de Portoferraio, était composée de sept bâtiments :

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l’Inconstant, un brick de petit tonnage à voiles carrées armé de 40 canons, de fins bateaux barbaresques à trois mâts, l’Etoile, le Saint-Joseph, le Saint-Esprit, la Caroline ainsi que des felouques, la Mouche et l’Abeille et s’il avait choisi le petit port, niché au fond du Golfe-Juan, c’est qu’il connaissait bien cette rade sûre, dont il avait jadis armé les batteries. C’est à trois heures de l’après-midi le 1er mars 1815, que débarquait l'Empereur Napoléon, de retour de l’île d’Elbe.

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conférence sous la tente du village Napoléonien

 

Rappel historique : L'Empereur Napoléon Premier, ayant abdiqué sans condition le 1er avril 1814, s'était vu octroyer la souveraineté de l'Ile d'Elbe par le traité de Fontainebleau, ce qui permit au Roi Louis XVIII de monter sur le trône de France. L'impopularité grandissante du Roi et le projet des puissances alliées de déporter Napoléon à Sainte Hélène décidèrent l'Empereur à rentrer en France pour reconquérir son trône.

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Au village Napoleonien livres et objets cultes sur l'Empereur


 C'est ainsi, que dans le plus grand secret il quitta l'Île d'Elbe et se présenta, le 1er mars 1815, à bord du brick l'Inconstant dans la rade de Golfe-Juan pour écrire l'une des pages les plus célèbres de l'histoire de France et qui deviendra le tracé audacieux de la plus belle route de France: La route Napoléon.

avril2013-0233.JPGNapoléon Ier ayant été forcé d'abdiquer sans conditions en 1814, les pourparlers vont bon train pour savoir où loger cet empereur bien encombrant tandis qu'il est en résidence surveillée au château de Fontainebleau. Ainsi, la coalition européenne fomentée contre lui, propose d'abord la Corse sous l'égide du Tsar Alexandre 1er, mais le grand écuyer Caulaincourt refuse et demande la Sardaigne. Le Tsar, à son tour, refuse car cette île dépend du Roi du Piémont Sardaigne Victor Emmanuel 1er. Finalement, l'accord est conclu entre le Tsar et Caulaincourt : ce sera l'île d'Elbe située entre la Corse et la Toscane.

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A la maniere de la route 66 à Santa Monica, la plaque qui marque le depart de la route Napoleon

 

Par le traité de Fontainebleau, Napoléon Ier, gardant son titre d'Empereur des Français, fait ses adieux le 20 avril 1814. L'impératrice Marie-Louise, devient, quant à elle, duchesse de Parme, à proximité de son mari. Le 4 mai, parallèlement, le vieux Louis XVIII fait une entrée triomphale à Paris et autorise un gouvernement constitutionnel, plus par obligation que par choix.

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Pendant ce temps, Napoléon, Prince de l'île d'Elbe, s'ennuie ferme. Il est d'autant plus furieux que le traité de Fontainebleau qui lui accordait une rente n'est pas respecté. En outre, Napoléon apprend qu'il pourrait être exilé aux Açores ou sur l'Île de Sainte-Hélène. Comme si cela ne suffisait pas, Napoléon apprend l'infidélité de Marie-Louise et l'exil de son fils à Vienne qui veut transformer « l'Aiglon » en Franz, prince autrichien.

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les piéces d'artillerie Autrichienne sont prétes à faire feu !


 C'en est trop pour Napoléon qui décide de tenter un coup d'éclat car il sait aussi, de source sûre, que les Français, pour leur grande majorité, n'aiment pas Louis XVIII et qu'ils lui sont toujours fidèles. Tentant le tout pour le tout, Napoléon Ier prévoit un débarquement à Golfe-Juan le 1er mars 1815. Avec l'aide du fidèle général Cambronne qui gardait le secret, il rejoint Cannes rapidement. Napoléon poursuit sa route par Mouans-Sartoux et Grasse et arrive, le 2 mars à Escragnolle (le village du général François Mireur) avec ses troupes qui l'ont rejoint.

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Le lendemain, une halte est faite à Castellane la porte du Verdon puis la troupe prend le chemin du col des Lèques et arrive à Barrême, Cambronne lui ayant préparé un logement. Le 4 mars, Napoléon arrive à Digne-les-Bains. Cambronne fait toujours l'avant-garde et lui trouve des étapes accueillantes pour se reposer. Tout au long de la route, des soldats les rejoignent. Marins, lanciers, grenadiers, canonniers, officiers...

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Bivouac sur la plage de Golfe Juan


 C'est un vrai regroupement des forces vives des armées qui se joignent à leur chef. Durant ce temps, le général Drouot, en arrière-garde, fait imprimer des tracts pour rassembler la population. Le 5 mars, Napoléon arrive à Sisteron, puis à Gap. L'accueil est partout enthousiaste, notamment à Grenoble quand, s'avançant devant les soldats royalistes, Napoléon les rallie à sa cause.

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charge de la cavalerie contre les Autrichiens


 Après des jours de voyage, Napoléon dont l'armée a enflé le long de son trajet, arrive finalement le 10 mars à Lyon où il est accueilli triomphalement puis à Villefranche, à Mâcon et enfin à Fontainebleau. Les Tuileries sont désertes tandis que les troupes affluent à Fontainebleau ainsi que la population. Le drapeau tricolore flotte à Paris lorsque Napoléon y entre victorieux.

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Piéce d'artillerie en action


 Parallèlement, c'est la panique chez les royalistes, La Fayette, Madame de Staël, Chateaubriand, tous sont désorientés ou s'enfuient. En Autriche, l'Aiglon, âgé de 4 ans, change de résidence ; en Italie, l'amant de Marie-Louise, le général Neipperg prend les armes. Même l'Angleterre hésite à reprendre les armes contre son grand rival. Pourtant, après son retour fracassant, Napoléon se prépare à la bataille contre l'Europe entière.

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Un temps excécrable ! l'un des pires mois de Mars depuis 40 ans


 Le rêve de reconquête du pouvoir va se révéler une cuisante défaite à Waterloo le 18 juin 1815. Cette fois, les coalisés d'Europe vont se montrer beaucoup plus méfiants. La France va perdre de nombreux territoires dont l'Alsace et la Savoie, le comté de Nice sera rendu à la Sardaigne. Elle devra aussi payer une lourde indemnité. Le gouvernement de Louis XVIII revenu au pouvoir va appliquer à la lettre toutes ces décisions. Napoléon, quant à lui, va se rendre aux Anglais en espérant être exilé aux Etats-Unis mais le choix se portera sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique sud, où il va décéder le 5 mai 1821.

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Les Autichiens placent leur canon

 

Evidemment, Napoléon n'a jamais pris la Route Napoléon, puisque la route n'existait pas lorsqu'il a débarqué à Vallauris, dans le Golfe de Juan, le 1er mars 1815. C'est la Nationale 85 qui a pris le nom de l'Empereur pour devenir la première route touristique à caractère historique.

avril2013-0179.JPGSur l'initiative du Touring-Club de France, en 1909, voit le jour la Grande Route des Alpes. La RN 85, à l'instigation des syndicats d'initiative locaux en 1932 est baptisée Route Napoléon. La Route Napoléon est l'épine dorsale qui va de la Côte d'Azur au cœur des Alpes, praticable toute l'année.

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la garde meurt mais ne se rend pas !


 Si elle ne suit pas exactement les chemins de l'époque dont beaucoup ont d'ailleurs disparu, la route donne une bonne idée du périple effectué en 1815 par l'Empereur allant de Vallauris à Grenoble, par Grasse, Digne, Sisteron, Gap. Ce qui totalise plus de 300 kilomètres, à pied le plus souvent, en une semaine. Un exploit….

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Napoleon et son etat major visitent les troupes


 Le Vol de l'Aigle, volant de clocher en clocher, jusqu'aux tours de Notre-Dame se poursuivra par Lyon, Mâcon, Châlons-sur-Saône, Autun, Auxerre et enfin Paris où Napoléon retrouve le trône que vient d'abandonner Louis XVIII en fuite vers Gand.

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                               DIAPORAMA DU SPECTACLE


 
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 17:10

photos-2013-0050-copie-1.JPG Lorsqu'Henri Matisse découvre Nice à 48 ans, il vit cette rencontre comme une révélation. La lumière du ciel, les reflets de la Méditerranée trouvent chez le maitre de la couleur une résonnance telle, que le peintre honorera la Cote d'Azur d'une fidélité et d'une passion indéfectibles. Durant les presque 40 années qu'il partage avec la région niçoise, l'artiste y puise l'inspiration qui traverse une œuvre d'une immense sensibilité dédiée au sens et au beau ...

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Avant d'aller se délecter d'un très bon repas gastronomique à la villa restaurant "les bacchanales", il est de bon gout de se promener dans les ruelles médiévales de Vence, la vision de ce village merveilleux est tout aussi importante que les saveurs de la cuisine du soleil. Vence à l'instar de Saint Paul est un village d'artistes qui respire l'innovation artistique et l'élégance architecturale. Matisse ne disait il pas: "Quand j'ai compris que chaque matin, je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur".

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Notre dame de la nativité. Vence le village aux 70 éveques.


 Le problème en hiver sur la Cote d’Azur, ce n’est pas le manque de lumière, pour cela, il n’y a aucun souci. Non ! Ce serait plutôt les travaux publics commandés par les municipalités et qui empêchent parfois de réaliser de bons clichés sans voir une grue, un tractopelle, ou des tranchées. Bon ! Je comprends aussi que l’on profite de la saison calme et de l’hiver doux pour faire ces grandes manœuvres….

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De son passé ligure, Vence a conservé le souvenir visible des vestiges d’un arc de triomphe romain, la Tour qui domine la cité médiévale, érigée au 12e siècle, le Château de Villeneuve datant du 17e siècle, les nombreuses portes et ouvrages d’architecture... Des merveilles qui se cachent et se révèlent au gré des rues étroites. Pour tout cela, Vence n'a rien à envié à sa cité jumelle internationalement connue Saint Paul de Vence, fleuron de la Côte d'Azur riche de son cadre exceptionnel et de son patrimoine culturel. Les touristes qui viendront dans ce coin de paradis feront coup double avec les deux cités. Art et gastronomie sont à égalités.

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la chapelle des pénitents blancs


 En juin 1943, Nice est menacée par les bombardements, Henri Matisse s’installe à Vence, à la Villa « Le Rêve ». Depuis sa chambre du premier étage, Matisse y trouve la lumière, la nature et les conditions qui inspireront quelques unes de ses plus belles œuvres. C’est depuis la Villa située à quelques pas de la Chapelle du Rosaire, que Matisse réalisera des œuvres majeures dont la célèbre « Nature Morte aux grenades » ou encore « Nature Morte devant fenêtre au Palmier ».

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Matisse appréciait sa terrasse fleurie, son jardin aux essences méditerranéennes qui inspireront également son œuvre, et l’exceptionnelle vue sur la Cité Historique de Vence. Juste à coté de la villa se trouve "La Chapelle du Rosaire", chef d’œuvre conçu par le Maitre, un monument d’art sacré unique au monde. De 1948 à 1951, Matisse élabore les plans de l’édifice et tous les détails de sa décoration: vitraux, céramiques, stalles, bénitiers, objets du culte, ornements sacerdotaux...

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  Pour la première fois, un peintre réalise un monument dans sa totalité, de l’architecture au mobilier et aux vitraux.  Installé à Vence Matisse, malade, engage une jeune infirmière, Monique Bourgeois qu’il qualifie de « magnifique personne » et dont il apprécia beaucoup le dévouement. Elle devient sa confidente et son modèle (l’Idole, La Robe verte et les Oranges), elle aime dessiner et s’intéresse au travail de Matisse.

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La Maison de Matisse et son oranger toujours aussi chargé en fruit


 Pourtant, c’est une autre vocation qui l’appelle, en 1946, cette jeune femme entre dans les ordres de Saint Dominique et devient Sœur Jacques-Marie. Devenue sœur soignante, elle continue à prodiguer des soins au peintre. En août 1947, Sœur Jacques-Marie confie à Matisse son désir de voir décorer l’oratoire aménagé par les religieuses dans une pièce de leur couvent.

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la maison de congregation des bonnes soeurs


 Je n'ai malheureusement pas pu visiter la chapelle du rosaire, étant fermé pour restauration, tout comme la villa de Matisse qui est en pleine rénovation et réhabilitation par la mairie de Vence. Avec Soso, nous nous rendons dans la villa voisine à celle de Matisse, occupé par le chef étoilé Christophe dufau. Aujourd’hui cette grande  villa renait de ses cendres sous la louche inspirée de l’enfant du pays.

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(photo de la chapelle prise sur internet) 

Jeune passionné de gastronomie notre apprenti cuisinier part découvrir les saveurs dans des pays  à l'opposé de sa Provence natale. De Londres au Danemark, de Los Angeles à Kuala Lumpur notre futur chef veut parfaire sa connaissance. De retour en France pour effectuer son  service militaire, il est affecté au service du Ministre de la Francophonie, Alain Decaux. À l’issue de cette période extrêmement enrichissante, sorte de formation de troisième cycle sous les ors de la République, il rejoint l’équipe de Bernard Loiseau à "La Côte d’Or" le célèbre 3 étoiles Michelin de Saulieu.

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restaurant les Bacchanales


 En l’an 2000, il revient à ses premières amours provençales, s’installe à Tourrettes-sur-Loup (Alpes-Maritimes), s’associe et ouvre l’Auberge de Tourrettes. Cette même année, il remporte le prix de la Cuisine Provençale à Sainte Maxime et sa cuisine est honorée d’un 15/20 au Gault et Millau. L’association ne lui permet cependant pas d’exprimer son potentiel et il ouvre seul son propre restaurant, à un jet de pierre, en 2005 : « les Bacchanales ». En l’honneur de ces fêtes religieuses célébrées dans l’Antiquité, dédiées à Dionysos-Bacchus, dieu du vin, de l’ivresse et des débordements orgiaques et dont notre carnaval actuel est l’héritage direct.

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Il y propose selon le marché et l’inspiration un choix de 7 plats. La plupart des guides le répertorient, le Guide Gantié célèbre même « l’une des tables les plus enthousiastes de la région », le Gault et Millau le gratifie d’un 14/20 et, après une année à la rubrique « espoir », le millésime 2008 du Guide Michelin vient d’attribuer sa première étoile. Le restaurant est un enchantement à l'art auquel Matisse aurait apprécié à sa juste valeur.

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Brandade de merlu et poulpe, carotte, topinambour et cumin


 L’espace a été confié à Christelle Chassin, architecte d’intérieur qui a étudié les Arts et le design à Los Angeles et a perfectionné son style à Rome. Christophe souhaitait une décoration légère, qui offre un rendu quelque peu féérique. Spécialiste de la restructuration, de la récupération et de l’agencement personnalisé, elle a donc conçu pour l’entrée un étonnant bar en forme de cuillère qui accueille un bac à champagne intégré. Un haut luminaire en verre soufflé de Biot le surplombe, constitué d’autant de boules qui évoquent les bulles pétillantes d’une mise en appétit au lyrisme gourmand.

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  Fromage frais de chèvre des Courmettes enfumé, confiture de noisette et ses noisettes confites

 

 

  La compagne de Christophe, Esty Grossman, canadienne et artiste en bijoux contemporains, a elle même contribué au choix des objets et de la décoration. Elle qui vit intensément sa passion pour la mer et les métaux précieux, trouve entre l’eau et le métal des parallèles déconcertants et en dessine de petits chefs-d’œuvre d’orfèvrerie. Les porte-menus sont nés de son imagination. Joliment baptisés «Les bouchées d’amour», ils sont martelés de petites fourchettes et cuillères en cuivre patinés de rouge.

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Canard de rizières camarguaises, charbon de légume, poire et violette de Tourrettes


 Ses assiettes en cristal taillées à la main s’enluminent d’impressions  de  champs de fleurs ou de libellules tandis que sa collection de «Banderillas», brochettes en argent massif, sont autant de pièces uniques, évoquant graine ou fleur séchée. Autour de chacun des pics s’enroule en ondulant une plante grimpante, tel un cep de vigne. L’accueil est assuré par la nouvelle chef de restaurant, Sophie Dehouck, ancienne du Moulin de Mougins, et de l’Hôtel Négresco.

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Brocoletti, truffe noire et mimosa et Vin blanc Corse Domaine Abbatucci

 

 

  La convivialité qui a fait le succès de la maison demeure inchangée. Le chef énumère lui-même menus et explications ainsi que la première prise de commande. Le carrelage est le même que celui du métro parisien, agrémenté d’une mosaïque murale, libre interprétation des «algues» de Matisse par Caroline Daugreilh. Ce motif, repris de l’arbre de vie du peintre qui orne la chapelle éponyme proche, est un hommage appuyé à l’œuvre de ce talentueux voisin.

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Chocolat noir, orange et safran avec ses chips  et sa soupe de topinambour

  Vous avez compris qu'en venant festoyer dans ce "petit" restaurant, vous faites coup double ! Le bonheur de l'art et de la gastronomie, est une adition pour la Saint Valentin tout à fait raisonnable !

photos-2013-0135.JPG                             DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 06:23

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des névés de neige sur les montagnes Mentonnaises

 

Le soir de la deuxième animation qui évolue, appelé “corso”, les Mentonnais se livraient au divertissement traditionnel des “Moucouleti” ou “Moccoletti”, petites bougies que chacun tenait à la main. Le jeu consistait à garder la sienne allumée, mais à souffler celle du voisin ou de la voisine ! Un jeu prétexte à des rencontres amoureuses.

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Menton est la ville la plus chaude de France au climat sub tropical


 "Il s’agissait de tenter avec beaucoup de dextérité pour le jeune homme d’éteindre la bougie de la jeune femme, tenant, elle, au-dessus de sa tête, son calumet allumé. Quand le jeune homme avait réussi cet exploit, il pouvait rallumer la mèche noircie et recevoir un baiser en remerciement."

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Le citron de Menton rapporté du paradis par Adam & Eve


 En 1929, Menton est encore le premier producteur de citron du continent. Un hôtelier a l’idée d’organiser une exposition de fleurs et d’agrumes dans les jardins de l’Hôtel Riviera. Le succès est tel que l’année suivante, la fête descend dans la rue : des chariots d’arbustes plantés d’oranges et de citrons évoluent avec de charmantes Mentonnaises. La municipalité, désireuse de développer le tourisme, cherche à donner au défilé une couleur typiquement locale.

photos-2013-0016-copie-1.JPGDeux ans plus tard, est lancée la première exposition d’agrumes et de fleurs dans les jardins Biovès.  Le nombre de citrons et oranges des sculptures du jardin Biovès pour l'édition 2013 est de 120 tonnes d’agrumes, 30 tonnes pour les chars, 10 tonnes pour les changements de fruits abîmés. 1000 000 d'élastiques sont utilisées, 85m3 de buis tressés et il faut 30 kilos de fruits pour recouvrir 1m2.

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le citron de Menton un fruit parfait !

 

Environ 10 personnes (Services Techniques, Parcs et Jardins, Ateliers et le Pôle Événementiel de L'Office de Tourisme) suivent le dossier tout au long de l’année. L’échéance approchant, ce sont plus de 300 agents qui sont mobilisés. Près de 2 000 enfants participent au carnaval des enfants. Dix neuf jours de fête et environ 450 000 visiteurs. Dix chars et onze structures dans les Jardins Biovès. Plus de 20 000 heures de travail des équipes pour mettre en place la Fête. Un travail de titan !

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  Les agrumiculteurs locaux participent à la Fête du Citron également. Passionnés de la terre, ils ont choisi de s’investir pour la tradition et la préservation de la richesse du pays. Ils ne vous expliqueront pas avec des palabres ce goût qui distingue le citron de Menton, bien plus subtil que les autres, ils vous répondront simplement : « Goûtez-le ! »

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Oranges améres et oranges douces de Menton


 Mr Toscani fait partie de la quinzaine d’agrumiculteurs locaux qui produit environ 150 tonnes chaque année. Il fait tout pour que ses citronniers, un héritage familial depuis au moins 8 générations, soient préservés et retransmis à leurs tours. Sur son terrain de 3 hectares, il cultive encore 350 agrumes dont 150 citronniers. Il produit ainsi entre 10 et 15 tonnes de citrons par an à la sueur de son front.

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  limoncello et liqueur de mandarine de Menton


 Chaque samedi, son épouse les vend au marché de Menton à la fois à une clientèle mentonnaise et transalpine, mais aussi à des touristes aux origines britanniques et germaniques, à de grands chefs étoilés. Il ne s’agit pas tellement d’un commerce mais d’un amour de la terre et de son patrimoine. Mr Toscani vous répètera de ne pas oublier le travail des ancêtres, de faire perdurer la tradition car elle nous échappe trop vite.

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le fruit du cedratier dans la plantation


 Le respect de son héritage le pousse chaque jour à travailler du lever au coucher du soleil pour voir fleurir sur ses arbres le fruit de ses efforts. Sur les sentiers de sa propriété, l’authenticité se respire à pleins poumons. Pieds nus, il foule la terre de ses ancêtres comme pour mieux ne pas oublier ses racines. Son terrain en pente raide, fait de restanques, est parsemé de puits et de réserves d’eau.

photos-2013-0149.JPGL’été, il passe la moitié de sa journée à arroser toutes ses plantations à la main, avec son tuyau raccordé à l’eau des puits. Ce terrain est placé exactement dans la zone de culture du citron de Menton : entre 100 et 500 mètres d’altitude. 100 mètres plus haut, la neige qui tombe souvent l’hiver ravagerait ses cultures. Là est la clé du citron de Menton.

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  C'est le caviar de Menton ! Le monde de la gastronomie et de l’épicerie fine ne tarit pas d’éloges sur les atouts du citron de Menton. Chaque produit est choisi pour sa saveur, sa différence, son authenticité et pour ce qu’il va révéler aux papilles. Le citron de Menton fait partie des références à avoir…

photos-2013-0301.JPGIls sont nombreux à l’utiliser en cuisine les qualités gustatives du Citron de Menton: Ducasse, Robuchon, Bocuse, Garrault, Christian Moine, Roger Verger, les frères Troisgros, Philippe Givre chez Fauchon et aussi le Ritz, l’hôtel Meurisse, Ledoyen, les Crayères à Reims, etc.... Mais de tous seul Mauro Colagreco peut s'enorgueillir de cueillir lui-même ses citrons, dans son jardin, avant de sublimer leurs saveurs dans ses plats.

photos-2013-4176.JPGQuatre variétés de citronnier sont cultivées sur Menton : les "Bignettes" (begnet) qui produisent des fruits à peau lisse et fine, très juteux ; les "Sériesqués" à peau épaisse et lisse et qui contiennent moins de jus que les Bignettes ; les "Bullotins" les fruits sont plus gros, leur peau est très épaisse et raboteuse et ont peu de jus.  Egalement les cédrats à confire...

photos-2013-4193.JPGLe citron est produit depuis le XVème siècle à Menton. Au XVIIIème, l’agrumiculture est la première activité économique de Menton : en 1860, la production d’agrumes (citrons et oranges) était de 2,8 millions de quintaux de fruits et 35 millions de citrons étaient alors vendus à l'export chaque année, principalement vers l’Angleterre, l’Allemagne, la Russie et même l’Amérique du Nord.

photos-2013-0312.JPGLe commerce florissait sur toute l’Europe, et de nombreuses villes reçoivent des citrons de Menton : Hambourg, Amsterdam, Dantzig, Varsovie, Saint Petersburg. A cette période en parallèle de la réglementation des exportations est créée un organisme chargé de veiller à l'état sanitaire des fruits est institué le "Magistrat des Citrons", une instance composée de 18 membres nommés chaque année par le Prince de Monaco* et chargée de veiller à la cueillette ainsi qu’au commerce des agrumes.

photos-2013-0293.JPGLes citrons étaient vendus en bloc à un acheteur, après enchères devant le Grand Conseil. L’acheteur versait le prix des citrons cueillis aux conseillers délégués qui payaient les propriétaires chez qui les fruits avaient été ramassés. Au XVIIIème siècle, le citron de Menton fut utilisé comme remède contre le scorbut qui décimait les équipages des bateaux.

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Le docteur James Lindt de la Royal Navy, découvrit que le citron de Menton permettait de mieux combattre la maladie, voire de l’enrayer. Les femmes s’en servaient comme produit de beauté afin d’obtenir un teint pâle et de jolies lèvres vermeilles.

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Le citron de Menton a trouver sa Reine l'Orchidée, un salon lui est dédié pendant la fete.


 En plus de ses qualités gustatives et culinaires, le citron de Menton offre une mine d’éléments indispensables à la santé ainsi qu’à l’équilibre biologique. Le jus acide assure le maintien et l’accroissement de la réserve alcaline garante du ralentissement de la sénescence. Sa vitamine C accroît les défenses de l’organisme ; maîtrise le scorbut, redonne du tonus, combat les maladies infectieuses, en application locale sur les morsures, les piqûres et sur certains troubles cutanés. Le citron de Menton peut être considéré comme un aliment-médicament précieux.

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*Et oui, ici on n'est pas en italie, encore moins à Nice. Le passé de la cité a bien été lié à la principauté de Monaco, mais Menton s'en est émancipée. Le Mentounasc est donc proche du Monegasque et non du Nissart. Pour repondre à l'appellation citron de Menton seule 5 communes des Alpes Martimes ont droit à l'appellation: Menton, Roquebrune Cap Martin, Sainte Agnés, Castellar et Gorbio.

                             DIAPORAMA DE MENTON


  
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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 19:12

photos-2013-0314.JPG Londres, 2 octobre 1872 : Phileas Fogg, gentleman anglais, curieux, à la fois ponctuel et méticuleux, se rend comme tous les jours au Reform Club. En feuilletant le Morning-Chronicle, il apprend qu’il est possible d’accomplir le tour du monde en 80 jours, avec l’ouverture d’une nouvelle section de chemin de fer en Inde...

photos-2013-0282.JPGUne vive discussion s’engage et il parie 20 000 livres avec les membres de son club qu’il parviendra à boucler le tour de la terre en 80 jours : "Un anglais ne plaisante jamais quand il s’agit d’une chose aussi importante qu’un pari"... "Donc, ajouta-t-il en consultant un calendrier de poche, puisque c’est aujourd’hui mercredi 2 octobre, je devrai être de retour à Londres, dans ce salon même du Reform Club, le samedi 21 décembre, à huit heures quarante-cinq du soir".

photos-2013-0052-copie-1.JPGDépart imminent ! Le pari est lancé… Accompagné de son domestique Passepartout, Phileas Fogg, prend le train pour Paris... Soupçonné, à tort, d’être l’intrépide voleur de la Banque d’Angleterre, il sera également suivi tout au long de son périple par le détective Fix qui ne parviendra cependant jamais à l’arrêter.

photos-2013-0037.JPGLes aventures mènent nos deux compères aux Indes. N’écoutant que son courage, Phileas Fogg sauve du bûcher, la princesse Aouda. En Amérique, Phileas Fogg doit faire face à l’attaque du Pacific Railroad. Il parvient à sauver le brave Passepartout, enlevé par les Sioux.

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  Et pour réussir son pari, il n’hésite pas à emprunter une multitude de moyens de transport : paquebots, train, voitures, yachts, traîneaux, et même éléphants. Croyant avoir une journée de retard, son fidèle domestique s’aperçoit qu’en ayant voyagé d’ouest en est, ils avaient remonté le temps... et gagner 24 heures...

photos-2013-0068-copie-1.JPGPhileas Fogg a donc 80 jours pour faire le tour du monde. Pas de temps à perdre. A Londres, le héros de Jules Verne saute dans un train, direction la France puis l’Italie, pour rejoindre enfin le Canal de Suez, liaison vers l’Asie.

photos-2013-0084.JPGDans sa valise, très peu de choses… surtout du rêve, de l’ambition et un esprit d’aventure sans restriction. Entre Paris et Brindisi, il fait escale. Sa boussole affiche : 43° 46’ 29’’ Nord / 07° 29’ 59’’ Est. Nous sommes à Menton la perle de la Cote d'Azur. Sa valise se charge d’un citron, fameux antiseptique, toujours utile pour la route… Et nous voici embarqués pour l’aventure ! Pour ses 80 ans, la Fête du citron nous offre un tour du monde dans les Jardins Biovès !

photos-2013-0118.JPGOn plonge tout de suite dans les pages du célèbre roman « Le Tour du Monde en 80 Jours » à l’occasion du 80ème anniversaire de la Fête du Citron ! Vous allez  monter à bord du paquebot qui traverse le Canal de Suez et vous découvrirez la pyramide du Caire et l’une de ses mosquées traditionnelles. Puis laissez-vous envoûter par les bayadères indiennes et rencontrez l’éléphant de Phileas !

photos-2013-0120.JPGDécouvrez  ensuite le charme d’une jonque et vibrez de poésie face à une pagode… Parcourez les grands espaces américains en traineau jusqu’à atteindre la Statue de la Liberté. Envolez-vous en montgolfière. Prenez place à bord du train sur les rails du « rail road ». Revisitez Londres avec son Tower Bridge ! Devenez membre illustre du célèbre Reform Club. Flânez devant l’imposante Big Ben.

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 Devenez un aventurier des temps modernes. Plongez-vous dans l’univers de la Déesse Kali. Agrippez-vous en montant en voiture sur les routes de Hong Kong. Partez à l’aventure en Afrique à dos de dromadaire. Grimpez à 4000m d’altitude sur les pistes glacées de l’Himalaya. Le citron de Menton vous mène vers de nouvelles aventures ! A Menton, il est le prince de la cité… 

photos-2013-0140.JPGL’essentiel de la production mondiale est localisée dans les zones qu’il a parcourues : bassin méditerranéen, et côte californienne. De l’Italie, 2ème producteur de citron d’Europe, à la Grèce, où le citron est le fidèle compagnon de l’huile d’olive dans la cuisine, il longe ensuite Israël en paquebot, où l’on produit 62 000 tonnes de citron par an.

photos-2013-0155.JPGEn Inde, on connaît le citron pour une toute autre légende... celle du régime indien : Prenez un pépin entre vos doigts et pressez-le fortement sur votre lobe d’oreille. Comptez jusqu’à 10 et recommencez 10 fois sur chaque lobe. Cette méthode ancestrale élaborée par des princesses indiennes servait, dit-on, de coupe faim. Elles, qui s’attardaient de longues heures à leur beauté, donnèrent aux graines de citron des vertus insoupçonnables …

photos-2013-0163.JPGAu Japon, il est largement utilisé dans l’alimentation avec le poisson cru. Il fait ensuite escale en Californie, où l’Eurêka, la variété de citron la plus développée dans le monde, se trouve majoritairement. C’est sûr, Phileas Fogg le proposera à son retour pour accompagner son « English tea »…

photos-2013-0184.JPGAlors, ce héros n’est-il pas le premier prescripteur du citron de Menton ? Connu dans le monde entier, le citron de Menton se différencie des autres agrumes par son taux plus élevé de limonène 3 et par sa teneur en paracymène 3. Son goût est d’une finesse à faire frissonner les papilles. Le bassin méditerranéen est la principale zone de production du citron, avec en tête l’Italie (région de Gênes) et l’Espagne.

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Très apprécié des médecins arabes, grecs, latins dès le XXème siècle, le citron était recommandé par le philosophe persan Avicenne, pour lutter contre les palpitations, tandis que Sainte Hildegarde le conseillait contre la fièvre. Au Moyen-âge, il était considéré comme un puissant antidote contre les poisons et venins. Associé au thym et à l’ail, le mélange servait à prévenir des épidémies.

photos-2013-0204.JPGL’amertume de ses pépins lui donna la qualité de vermifuge. Antioxydant, le citron empêche également aux autres fruits de noircir et de perdre leurs vitamines, grâce à leur peau ou à leur jus. Ajouté à cela des propriétés antiseptiques, le citron est employé dans de nombreux traitements contre le mal de gorge ou encore en cosmétologie pour éclaircir le teint. Mais le mieux de tout reste son utilisation secrète… Le jus de citron a le pouvoir d’être une encre invisible ! Il suffit ensuite de chauffer la feuille au-dessus d’une chandelle pour voir apparaître les mots.

photos-2013-0241.JPGSi l’on est certain que le citronnier est asiatique, son origine exacte reste incertaine. Il aurait emprunté les routes de l’Ouest, au gré des diverses activités humaines, jusqu’à arriver en Mésopotamie. Durant la captivité de Babylone, les Hébreux apprendront à le cultiver. Ils en firent même un fruit sacré, employé dans certaines cérémonies, comme celle de la fête des Tabernacles.

photos-2013-0244.JPGDes spectateurs de toutes les latitudes viennent chaque année à Menton, revivre la féérie de la Fête. Ils sont du Danemark, du Canada, de Hong Kong ou d’Israël à faire le voyage pour ce fruit couleur soleil. Le citron de Menton a une notoriété internationale. Les compagnies aériennes ukrainiennes, anglaises ou encore suédoises parlent de la Fête du Citron. Plus de 6 000 professionnels du tourisme mondial annoncent cet évènement dans leurs rubriques.

photos-2013-0269.JPGEst-ce parce qu’on peut manger sa peau comme celle d’une pomme, ou qu’un seul zeste suffit à nous dévoiler toute sa finesse, quoi qu’il en soit il fait partie de notre patrimoine gustatif français. Menton, la ville des jardins, s’attache à préserver son trésor.  Lieu parfait pour ressentir la douceur de vivre, Menton est une destination authentique et généreuse, comme son citron... Une perle de la Méditerranée aux couleurs acidulées, à savourer absolument !

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Je peux déja vous annoncer que la Ville envisage déjà l’accostage du Nautilus en mer mentonnaise, pour une 81e édition de la Fête du Citron qui mettra donc de nouveau l’œuvre de Jules Verne à l’honneur, autour du thème de « 20 000 lieues sous les mers ».

                                     DIAPORAMA DE LA FETE


  
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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:45

DECEMBRE2012-2019.JPG Départ tôt le matin de Cannes pour se rendre dans le département des Bouches du Rhône et assister aux oursinades à Sausset les pins, un petit port de pêche sans charme qui vaut uniquement par sa bâtisse seigneuriale dont le propriétaire était un industriel et qui surplombe le village aux maisons construites dans les années 70/80. Pas très folichon tout ca ! Mais je vous présenterais quelques photos du château Charles Roux, ou je me suis aventuré en toute illégalité, car celui ci est privé et ne se visite pas. Bon, on est venu pour les oursinades et non pas pour voir des monuments....

DECEMBRE2012-2023.JPGChaque début d'année est un moment attendu par bon nombre de provençaux et de touristes. Cette fois ci, nous sommes dans l'habit des touristes puisque la Provence est pour nous une tout autre région que la notre. Mais, que peuvent-ils donc attendre à cette période ? Les fêtes sont passées, les journées sont courtes, tout le monde est fatigué, cette région est froide en hiver contrairement à la douceur de notre Cote d'Azur ...

DECEMBRE2012-0020-copie-1.JPGEh bien ici, non ! Car c'est le moment d'enchaîner les plaisirs avec les oursins et leurs festivals: les oursinades ! Celles-ci ont lieu sur la Côte Bleue (pour info, la Côte Bleue s'étend de Marseille à Martigues. Elle abrite des calanques moins connues que celles entre Marseille et Cassis). Chaque année, les oursinades s'enchaînent sur trois communes: elles commencent en janvier à Sausset les Pins, puis se poursuivent pendant 3 week-ends de suite à Carry le Rouet et enfin, se terminent à Fos sur Mer au mois de Mars.

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Alors qu'est-ce qu'une oursinade ? L'oursinade (mais aussi la dégustation des moules, des huîtres, des bigorneaux, ou des tellines) est organisée sur le port de Sausset Les Pins. Le mieux pour vous la présenter est de vous en faire vivre une, à Sausset les Pins. Une oursinade est en fait une grande dégustation d'oursins, de coquillages et de spécialités de la mer sur le Port du village qui accueille cette festivité.

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Daube de Poulpe


 Des oursins qui sont rappelons-le, choisis à la main, par des plongeurs  professionnels, selon des règles bien précises et qui constituent l'une des pêches artisanales qui existe encore de ce coté ci de la méditerranée. Les trois departements du Var, des Alpes Maritimes et des Bouches du Rhone sont concernés.

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Les Téllines de Mediterranée


 Une pêche comme la poutine par exemple ne se trouve que dans la prudhommie niçoise. Les pêcheurs professionnels vont dans une zone de pêche bien délimitée pour ne pas ramasser les oursins dans des eaux insalubres. Les oursins doivent avoir une taille de 50 mm minimum (hors piquant) pour répondre aux critères de qualité.

DECEMBRE2012-0060.JPGIl faut vraiment avoir assisté au moins à une oursinade dans votre vie : même la SNCF met des trains à demi-tarif pour vous y rendre ! Vous prenez le train à Toulon, à Marseille ou à Nice, vous longez toute la Côte Bleue ou la Cote Varoise (d’Hyères à Saint Raphaël) dans toute sa splendeur et une à deux heures plus tard, vous voilà à Sausset les Pins.

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Là, c'est bien simple, inutile de demander votre chemin: tous les gens convergent vers le Port ! D'ailleurs si vous pouvez éviter de venir en voiture, nous vous le conseillons car il y a vraiment beaucoup, beaucoup de monde, venu de toutes régions et les places de parking sont très peu nombreuses. Une fois au port, avec un peu de chance, vous serez arrivés suffisamment tôt pour acheter votre plateau d'oursins. 

DECEMBRE2012-0062-copie-2.JPGEh oui, comme toute bonne adresse qui se respecte, il faut la mériter et arriver tôt. Et si par malchance il n'en reste plus, vous avez la possibilité de trouver tous types de spécialités dans l'ensemble des stands présents (bien évidemment des coquillages chez les mareyeurs mais aussi de la bouillabaisse, daube de poulpe, brochettes de calamars, seiches à la persillade, huitres de Bouzigues dans les autres stands, ..).

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Et là, vous avez le choix entre vous installer sur une des grandes tables dressées sur le Port, ou aller un peu plus loin vous isoler sur les rochers  ou la plage de galet et déguster entre vous tranquillement ce nectar de l’oursin ...

DECEMBRE2012-0092-copie-1.JPGLe plateau est préparé, à savoir les oursins ouverts et accompagnés de jus de citron. N'oubliez pas l'accompagnement avec la bouteille de vin blanc ! Celui de Cassis par exemple est très bien ! Mais je ne saurais vous conseiller un château Simone, ce vin est sublime. Pour une fois que je fais des éloges sur un vin de cette région, c'est qu'il est vraiment excellent ....

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Chateau Charles Roux à Sausset les Pins

 

S'il fait beau (comme c'est assez souvent le cas, osons-le dire pour nos lecteurs du " Nord "), une petite sieste bien tranquille au soleil s'impose alors ! Et c'est tout à fait ressourcé que nous pouvons enchaîner par une visite des stands des différents artisans locaux présents. Car les oursinades, ce sont avant tout une fête locale avec tout le folklore et les animations associées: exposition artisanale, animation de rue, musique, danse, ... Alors, n'oubliez pas, les oursinades c'est super mais prévoyez d'arriver en avance !

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Quelques précisions sur les oursins et  sa réglementation: Les oursins, vous le savez peut-être, mais comme bien d'autres espèces, sont soumis à réglementation. Il y a des périodes d'ouverture et de fermeture. Vous pouvez d'ailleurs les déguster dans les restaurants, ou même les pêchers vous-mêmes au cours de cette période (grosso modo, elle s'étend de la fin octobre à la mi avril). En dehors, n'allez pas vous faire avoir: si vous trouvez des oursins dans un restaurant au mois de mai,  c'est hors la loi !

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Huitres de Bouzigues, les huitres de Meditérranée.

 

Brune, verte, violette ou rose, la « châtaigne de mer » est très prisée par les gourmets. Les oursins sont un mets de fête, apprécié tant à l’apéritif qu’au cours d’un repas. le corail se déguste avec une mouillette de pain et sert à enrichir des sauces. Ainsi, une « oursinade » désigne à la fois une sauce à base d’oursins, parfaite sur un plat de poisson, et une dégustation d’oursins. C’est une pêche difficile et surtout très réglementée pour préserver l'espèce.

DECEMBRE2012-2005.JPGLes baigneurs l'évitent, les gourmets le traquent. La cueillette de l'oursin est engagée pour les amateurs de ce caviar de la Méditerranée qui risque de devenir une perle rare. Heureusement, la réglementation est draconienne. Les pêcheurs descendent entre cinq et six mètres, parfois à neuf. Ils font entre 400 et 450 apnées par jour. » Equipé d'une grapinette, ils choisissent les oursins dont le diamètre ne doit pas être inférieur à 5 cm.

DECEMBRE2012-0149.JPGLes piqûres d'oursins : Il peut vous arriver bien souvent, lorsque vous vous baignez dans les eaux du sud de la France, de mettre les pieds sur des oursins : que faire ? Leurs piquants pénètrent dans la peau, se cassent et restent à l'intérieur, procurant de vives douleurs. Il faut alors désinfecter à l'eau de javel diluée et retirer les restes d'épines. Par contre si vous avez un oursin dans la gorge ou des oursins dans la poche, ca, c'est une autre histoire ....

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                            DIAPORAMA DES OURSINADES


  
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 07:33

DECEMBRE2012-0458.JPG C'est par la vieille ville et son célèbre Suquet qu'il est conseillé de débuter la visite de cet ancien village de pêcheurs. On peut y accéder par divers versants en empruntant des ruelles pentues, entrecroisées d’escaliers pittoresques où le piéton est roi. Quand vous serez au plus haut des remparts et de la tour carrée,  le point de vue sur la ville, le port, la Croisette et les îles de Lérins est remarquable.

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depuis 1884, la chapellerie Tesi se transmet de generation en generation


 Au pied de la vieille ville, l’âme de Cannes : le marché Forville et sa ceinture de magasins d’alimentation (bouchers, charcutiers, poissonniers, boulangers, cavistes…) vous fera découvrir une des facettes d'une cité depuis bien longtemps réputée "commerçante" en passant par la rue Meynadier et la rue d'Antibes.

011.JPGLes bâtiments publics, architecturalement remarquables, retracent diverses époques du passé historique cannois, tandis que les villas et grandes demeures, évoquent la grande période de villégiature étrangère du XIXe siècle. Il faut remonter le boulevard Carnot  pour admirer quelques édifices ornées de cariatides monumentales. De nombreuses demeures jalonnent alors le parcours, certaines de type haussmannien, d’autres marquées par l’éclectisme, l’art nouveau ou l’art déco. En 1894, cette artère majeure de 26 mètres de large et de 2,6 kilomètres de long prend le nom de boulevard Carnot, en hommage au président de la République assassiné à Lyon.

074.JPGEn toutes saisons cannes est toujours fleuris, du bld Carnot à la Croisette, du Palm Beach à la Bocca.  Le centre de production du Service municipal des espaces verts  est installé depuis  1980 au quartier de l’Abadie. Sur 32 000 m2, dont 8 850 m2 de serres, sont cultivées  400 000 plantes à massifs, 1 500 plantes vertes utilisées pour la décoration à l'occasion de manifestations cannoises et 200 jardinières mobiles utilisées pour des décorations  en plein air (Festival international de la plaisance, Festival de Cannes…). Mais comment Cannes est devenue Cannes ?

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Le Cannois était pauvre, certes, mais il possédait un trésor immuable. Il bénéficiait d’un don providentiel : un environnement enchanteur sous un ciel clément et doux. Cette baie merveilleuse, ce site harmonieux, cet écrin de collines qui apaisent les vents étrangers, ce promontoire dominant la plage, ces deux îles voisines qui enserrent  et protègent la côte, toute cette conjonction astrale a toujours fasciné l’homme et l’a toujours attiré. Et ce… depuis la nuit des temps.

DECEMBRE2012 0040Cannes est un mot ligure qui désigne une hauteur, un piton ; un habitat perché comme "Le Cannet" sa proche banlieue, comme Cagnes, comme d’autres qui ont la même racine. Les petites maisons se serrent blotties contre le château et l’église, sur la crête et le long des pentes à l’est et au nord surtout, à l’abri des remparts : des « bàrri ».

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  On y mène une vie difficile dans des conditions souvent pénibles. Il n’y a, par exemple, qu’une seule source. Elle coule au pied du Suquet. Cette vie est faite de prières, de durs labeurs, de peines mais aussi de fêtes et de joie. L’activité se partage entre l’agriculture (riz, blé, olivier), la pêche strictement réglementée et le mouvement « portuaire ». Grasse la riche, vient y exporter ses tissus et ses cuirs, plus tard sa parfumerie , son jasmin, sa rose et son mimosa.

DECEMBRE2012-0036.JPGA la mort de la reine Jeanne, après une série de luttes âpres et dévastatrices pour sa succession, un événement va bouleverser l’équilibre de la région. En 1388 le Comté de Nice devient possession du Duc de Savoie. La frontière est désormais marquée par le fleuve Var. Cannes eut donc le redoutable privilège d’être ville frontalière et dut subir, de ce fait, les premiers chocs terrestres et maritimes des conflits des grands de ce monde.

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A la fin de l’Ancien Régime à Cannes, se produisirent deux faits notables. Le premier bien connu est la séparation du Cannet de la Ville de Cannes en 1777. L’indépendance du Cannet qui était un hameau de Cannes fut octroyé par Louis XVI. Cela ne lui a pas, pour autant, porter chance. Le deuxième fait est moins connu mais doit être noté. Des marins cannois ont participé à la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Ils furent soixante-treize, sous les ordres de l’amiral de Grasse à aider les Américains à recouvrer leur liberté. Certains y laissèrent la vie. D'ailleurs Cannes à des relations trés étroite avec les états unis et la ville est jumelée avec Béverley Hills. De plus au moment des évenements du 11 Septembre son maire actuel etait à New York.

DECEMBRE2012-1385.JPGL’Empire fut bien accueilli, au début, moins bien à la fin, a cause de ses guerres incessantes. Les Cannois étaient plutôt royalistes tout comme les niçois. Aussi quelle ne fut pas leur émotion quand, le 1er mars 1815, on leur annonça que Napoléon échappé de l’île d’Elbe et ayant débarqué à Golfe-Juan avait l’intention de bivouaquer à Cannes. L’empereur avait envoyé une ambassade auprès du Maire. Il aurait pu choisir un ambassadeur plus diplomate, c’était Cambronne. Il trouva en la personne du maire un personnage qui lui tint tête. Mais notre pauvre Maire ne pouvait rien contre l’Aigle, il s’appelait : Poulle. La Restauration Sarde avec le Comté de Nice ramena la paix et, avec elle, la reprise du « tourisme » avant la lettre.

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En 1834, le choléra sévissait en France. A Nice, qui était alors ville piémontaise, on interdisait l’entrée de tout étranger venant de France. Or, sur les berges du Var qui servait de frontière, se présente, Lord Brougham and Vaux, ancien chancelier du Royaume-Uni. Celui-ci se rendait en Italie, lieu de villégiature à la mode à l’époque. Il ne put passer le fleuve. Dépité, il revint sur ses pas, s’arrêta à Cannes et descendit à l’Auberge Pinchinat. Pour cuver son courroux il s’en alla explorer le pays et en tomba, illico, amoureux. En lui mûrit alors l’idée de s’y fixer.

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Chateaubriand, le Pape Pie VII , le roi de Naples, Victor Hugo vinrent manger la bouillabaisse chez pinchinat


 Le dit lord hésitait. C’était une décision difficile à prendre, et il balançait encore quand M. Pinchinat lui servit… une spécialité de son invention, la bouillabaisse. Notre fils d’Albion scruta ce plat étrange, cela le changeait du gigot à la menthe, le renifla, le huma, en prit une cuillérée, la goûta, en prit une assiettée, puis une autre et décida, incontinent, de résider, in aeternam, à Cannes. Il mit en pratique, sans le savoir, la devise de la Ville « Qu li vèn li viéu ». (Celui qui y vient une fois y reste toute la vie). Il fit bâtir un château et attira chez nous les plus fortunés de la gentry britannique. Et Cannes fut lancée.

024.JPGLa suite, on la connaît. Les Anglais, devenus entre temps nos amis, parsemèrent nos collines de villas, de châteaux sortis tout droit de l’imagination d’un Walter Scott. Après les Anglais ce fut le tour de l’aristocratie russe entraînée par la richissime Alexandra Fedorovna Tripet Skrivistkine (Amie de Prosper Mérimée)…. Et toute l’Europe couronnée et fortunée suivit. Empereur, tzarine, rois, reines, princes, grand ducs, Lords, bourgeois nantis, tous viennent en hiver profiter, sous l’ombrelle, de notre soleil et y mener une vie mondaine.

DECEMBRE2012-0028.JPGLes artistes aussi participent à la fête. Notons Prosper Mérimée qui tomba amoureux de Cannes, y vécut et y mourut. Maupassant, sur son yacht « Bel Ami » navigua dans nos eaux et y écrivit "Sur l’eau". Debussy y composa ses premiéres notes. Victor Hugo, Chateaubriand et la liste serait encore longue. N’oublions pas Stephen Liegeard dont le titre de gloire est d’avoir inventé l’appellation : Côte d’Azur.

Le 10 avril 1863 la gare est ouverte. Désormais, grâce à ce progrès pharamineux, Paris n’est plus qu’à 22 heures 20 minutes de Cannes.

DECEMBRE2012-0030-copie-1.JPGCannes connut les restrictions, l’occupation allemande et aussi, en août 1944… sa dernière attaque par mer. Lors du débarquement des Alliés sur nos côtes, un grand acteur qu’on attendrait plutôt au Festival du film fit son petit cinéma personnel en canonnant nos rivages depuis son navire de l’US Navy « Prince Stewart » dont il était le capitaine. Il se nommait Douglas Fairbanks Jr. Mais, lui, c’était un ami qui nous voulait du bien.

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La paix revenue, le Festival du film va pouvoir enfin commencer. Il va prendre son essor et, poussé par la folie pelliculaire, il va devenir, chaque année, la plus importante manifestation mondiale après les Jeux Olympiques. Cannes est depuis devenue une icone....

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                              DIAPORAMA DE CANNES


  
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 08:23

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Le mimosa  participe au développement de l’économie locale, il est fêté chaque année par les habitants de Mandelieu-La Napoule. Officiellement célébrée pour la première fois en 1931, la Fête du Mimosa connaît depuis, un vif succès. Elle n’a cessé de prendre de l’envergure passant d’un corso fleuri à une grande fête populaire aujourd’hui largement reconnue et très médiatisé dans l'hexagone elle est devenue la troisième fête la plus populaire après le carnaval de Nice et la fête des citrons de Menton.

photos-2013-3420.JPGSelon la tradition, l’organisation de la fête est confiée aux habitants de la commune, à ses associations et à son Comité d’Animation. Ensemble, dans la bonne humeur, ils fleurissent les chars de mimosa fraîchement cueilli. Un travail méticuleux de tressage des branches autour des sujets réalisés chaque année selon la thématique choisie.

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La bonne volonté de tous, donne à la fête une ambiance folklorique authentique reconnue par tous ses visiteurs qui viennent des quatre coins de France, mais aussi des pays étrangers (Italie, Belgique, Hollande, Espagne, Suisse, Norvège, Russie, Chine, Japon etc..).

photos-2013-0072.JPGLa dernière édition de la Fête du Mimosa en février 2012, autour du thème des Danses et Musiques du Monde a accueilli plus de 100 000 visiteurs sur l’ensemble des sites de la manifestation (centre-ville, bord de Mer, quartiers de la ville). Les retombées médiatiques et économiques engendrées par l’ensemble des éditions de la Fête du Mimosa permettent désormais de positionner la manifestation parmi les grands événements hivernaux de la Côte d’Azur.

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  La Fête du Mimosa de Mandelieu-La Napoule utilise exclusivement du mimosa cultivé dans les forceries locales. C’est ainsi que les 12 tonnes de mimosa utilisées chaque année pour fleurir les chars et pour les batailles de fleurs sont achetées aux producteurs du Massif de Tanneron. La Fête, tout en préservant son aspect populaire et folklorique, contribue donc à soutenir l’activité des mimosistes locaux. De plus, certains mimosistes se tournent aujourd’hui vers le tourisme et font découvrir leur métier aux visiteurs qui viennent les rencontrer.

photos-2013-3457.JPGLes Festivités durent 10 jours du 15 au 24 février 2013, après une soirée inaugurale à la Chapelle « Notre Dame des Mimosas » et l’élection de la Reine du Mimosa organisée en partenariat avec le comité "Miss France", les rues du Centre-ville et de La Napoule font place aux parades et aux corsos de jour ou de nuit.

photos-2013-3472.JPGPendant environ deux heures, les chars entièrement décorés de mimosa cultivé sur les collines alentours, défilent au son des fanfares, des sambas Brésiliennes, des orchestres de rue en tous genres. Les dimanches, les batailles de fleurs font le bonheur des enfants et des plus grands qui repartent à l’issue des corsos fleuris les bras chargés de mimosa.

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Les samedis soirs, ce sont des spectacles féériques proposés par des troupes d’artistes sur des chars illuminés qui sont au cœur des festivités. Cette année, le « Mimosa fête les Contes », joli thème autour duquel nous trouvons des chars peuplés de personnages imaginaires de notre enfance.

photos-2013-0013.JPGLes chars ont revêtus leurs costumes de contes de fée. Ici, les trois petits cochons (Clara, Jasmine et Paula), âgées de 9 et 7 ans. La, Mère-grand (alias Gladys), le petit chaperon rouge et le loup (Carla 8 ans et Michel plus vieux…), la belle et la bête, mais aussi avec prince et princesse, bonne fée et gentille souris (cendrillon) Ali Baba et les 40 voleurs, les Aristochats etc ….

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En tout neuf chars réalisés par 300 bénévoles issus des associations locales et menés tambour battant par Miss Mimosa fraichement élue : Nelly Daubord, Mandelocienne de 21 ans dont, j’ai pu apprécier la veille le spectacle au palais des congrès. La Reine de la fête était accompagnée de ses deux dauphines : Eva Susskind, Mouginoise de 20 ans et Pauline Legouverneur, Mandelocienne de 18 ans.

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Comme chaque année, les chars aux couleurs de la fleur du soleil étaient escortés par des groupes d’artistes de rue au talent reconnu, comme Task et ses pirates acrobates et leurs bulles féeriques, les groupes brésiliens de Sabanoka ou encore les danseurs italiens aux longs chapeaux pointus…

photos-2013-3453.JPGTout le long de l’avenue Henry Clews, les Mandelociens ont été nombreux à admirer ce corso du dimanche, mais pas seulement les Mandelociens car on dénombrait sur l’avenue jacques Soustelle une impressionnante file d’autobus (+de 20) réservé par les tours operator pour emmener leurs clients chinois ou japonais en grand nombre cette année même si les italiens restent majoritaires…

photos-2013-0051.JPGD’ailleurs les chiffres annoncés laissent rêveur pour cette édition 2013. Déjà plus de 70 000 visiteurs ont accueillis ce premier RDV. Mais, on annoncerait un chiffre record de participation aux différentes manifestations de février dans les Alpes Maritimes qui serait vertigineux... prés de deux millions de visiteurs  et des retombées économiques qui atteindraient les 500 millions d’euros….

photos-2013-3462.JPGMandelieu est bien la capitale européenne du mimosa, plus que jamais, la culture et le commerce du mimosa font la gloire de la cité. Cet arbre, apparenté à l’acacia, est originaire d’Australie et de Nouvelle- Zélande. Importé par les hivernants anglais, il s’acclimate merveilleusement sur nos collines capitoulanes.

photos-2013-3544.JPGClément Nabonnand, fils du célèbre horticulteur botaniste de Golfe-Juan, Gilbert Nabonnand, s’installe à Mandelieu où il organise la culture intensive de cette fleur et crée de nouvelles variétés. Bien vite, d’autres mimosistes prennent la relève. À cette époque, les bouquets de mimosa étaient conditionnés dans des paniers tressés que fabriquaient les vanniers de Capitou. Ils étaient ensuite expédiés aux quatre coins de l’Europe.

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La création d’une halte ferroviaire à La Napoule, en 1889, avait en effet facilité la commercialisation de cette fleur d’or qui, rentrant également dans la composition des parfums de Grasse, devint légitimement le symbole de la commune. Baptisée « Capitale du Mimosa », Mandelieu célèbre sa floraison chaque année en février, au cours d’une fête joyeuse où défilent en fanfare les chars décorés de mille pompons jaunes après avoir inauguré l’ouverture par une messe à la Chapelle « Notre- Dame des Mimosas », construite en 1927 au quartier des Termes, qui évoque la vocation florale de Mandelieu.

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Aujourd’hui, le département des Alpes Maritimes est le premier producteur d’Europe de Mimosa avec plus de 850 tonnes de mimosa et 12 millions de bouquets expédiés à travers le monde par les forceries et les producteurs locaux.

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                                DIAPORAMA DE LA FETE


  
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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 20:00

photos-2013-0148.JPG Chaque année, la Fête du Mimosa attire des milliers de personnes à Mandelieu-la-Napoule. Durant 10 jours, la paisible ville est animée par de multiples évènements: soirée inaugurale, parade et corso nocturnes, corsos fleuris, sans oublier les élections de mini miss et miss mimosa. La Parade Nocturne prend place le premier samedi de cette fête grandiose et anime le centre ville de Mandelieu-la-Napoule. Les chars majestueux sont présentés à la population, comme le veut la tradition.

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Mais avant cette première parade nocturne, il faut élire la Miss Mimosa 2013 au palais des congrès de la capitale du Mimosa comme le veut la tradition, ensuite on pourra commencer les festivités des corsos du carnaval.

photos-2013-0088.JPGC'est  tout d'abord, le vendredi 8 février que s'est tenu à la salle de spectacle Espace Liberté de Mandelieu, le casting pour l'élection de Miss Mimosa 2013 ! Pour cela il "suffisait" de mesurer 1 m 73 minimum, d'être âgée de 18 à 24 ans, d'être domiciliée dans les Alpes-Maritimes...et d'être jolie !

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  Spectacle de l'ecole de danse entre l'élection

  Je dois bien avouer que cette année le niveau est assez élevé parmi les neuf candidates : Séverine, Sarah, Kelly, Céline, Emmanuelle, Caroline, Nelly, Jessica et Eva. Elles se sont tour à tour succédées pour être prises en photo, pour être mesurées et enfin pour se présenter en quelques mots devant Lydia Podossenoff, délégué régional du comité Miss France et ancienne Miss Provence 2005 !

photos-2013-0052.JPGJ'en profite pour en interroger quelques une et j'apprends que Nelly (21 ans), est étudiante en journalisme TV à Nice. Du haut de ses 1m78, elle me confie avoir été poussée par ses amis à participer à ce concours, et je comprends facilement pourquoi !

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 Miss Mimosa 2013 et sa 1ère dauphine seront d'office sélectionnées pour l'élection de Miss Côte d'Azur. Un bien beau tremplin ! Ensuite le Samedi 16 février à 14h au Centre Expo-Congrès (entrée gratuite) a lieu l’élection de Miss Mimosa Mandelieu-la Napoule 2013 organisée par la Municipalité, en collaboration avec le Comité Miss PACA sous l’égide de la Société Miss France et dans le cadre de la fête du Mimosa 2013.

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La gagnante deviendra la seule Miss Mimosa 2013 officielle même si plusieurs villes de la cote varoise y vont de leur "Miss Mimosa" et de leur contrefaçon. Mandelieu est la Capitale du Mimosa incontesté, non pas seulement en France mais aussi dans toute l'Europe.

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Après deux ou trois jours de répétition, les candidates défilent sur quatre passages chorégraphiés par Melle Cindy Filipiak Miss Languedoc Roussillon en 2008 :
- 1er passage en robe de soirée et interview
- 2ème passage en maillot de bain
- 3ème passage en maillot de bain
- Final en robe de mariée

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L’Election se déroule devant jury, mais aussi un public auquel il est demandé d’émettre un vote consultatif sur un bulletin distribué à l’entrée de la salle. Chaque personne assistant à l’élection ne peut recevoir qu’un seul bulletin bien évidemment. Ces bulletins de vote sont ensuite collectés à l’issue du second passage en maillot de bain et dépouillés par un jury composé de membres de la municipalité et du Comité Miss PACA.

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Si l’une d’elles obtient la majorité absolue des suffrages, le jury la proclame élue sans délibération. En cas de majorité relative, le jury délibère pour désigner l’élue parmi les 5 candidates venant en tête sans être obligé de suivre l’ordre établi par le classement du vote du public. Cette élection est agrémentée par des interventions des élèves de l’école de danse « Cathy Aimar » et du Centre Culturel Municipal de la ville de Mandelieu-La Napoule, ainsi que des chanteuses mandolociennes comme  Chloé Gomez, Sandra Guercia l'ancienne Miss Mimosa, et Miriam une excellente auteur compositeur, sans oublier le Show des Miss Régionales.

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  Lors de cette dernière élection, six Miss ont représenté le grand sud dont Charlotte Mint Miss Côte d’Azur 2012 et 6ème Dauphine de Miss France 2013, Audrey Sans Miss Cote d'Azur 2008, Analisa Kebali Miss Provence 2010, Marilou Cubayes Miss Roussillon 2012, Marine Mahiques Miss Provence 2012 et bien sur Cindy Filipiak Miss Languedoc Roussillon 2008. Toutes ont participé à l’élection de Miss France et nous font découvrir un univers de strass et de paillettes au fil de leurs passages en robes de haute couture et en tenues balnéaires.

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  Elles ont été également disponibles afin de signer des dédicaces durant l’entracte. A l’issue de cette élection on retrouvera Miss Mimosa 2013 et toutes ses dauphines lors du défilé des chars. Miss Mimosa Nelly Daubord une Mandelocienne de 21 ans et sa 1ère dauphine Eva Susskind de Mougins sont qualifiées pour l’élection officielle de Miss Côte d’Azur 2013 pour Miss France, le 3 août au Théâtre de la Mer de Vallauris Golfe Juan, en présence de Sylvie Tellier Directrice de la Société Miss France, de Marine Lorphelin Miss France 2013 et de ses dauphines.

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En tous les cas ce millésime 2013 s’est avéré de très bonne facture avec d’excellentes candidates d’un niveau de grande qualité et d’un show tout aussi bien chorégraphié. La capitale du Mimosa à été à la hauteur ! Félicitation aux organisateurs, aux bénévoles et bravo aux Miss toutes plus belles les unes que les autres …J'ai pris beaucoup de plaisir !

Au fait ! Et vous, vous aurez voté pour qui ?

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                              DIAPORAMA DE L'ELECTION


  
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Published by BIKER06 - dans FETES & SOIREES

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