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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 21:04

 

decembre-2011-0188.JPG La fête de la polente est célébrée le lendemain du Mardi gras. On trouve sur la place des tilleuls à Belvedere, sept carrés en pierres et un grand qui servent toujours à faire le feu qui cuira la sauce, et la polente.

decembre-2011-0003.JPGFin Fevrier ou début Mars, toujours le mercredi des cendres. On fait "la nuit des Picouns" dans la nuit du lundi au mardi: le mardi c'est carnaval et le mercredi la polenta. La fête de la polenta est une des fêtes particulières, propres à Belvédère. Ce jour là, durant la période du carnaval, les hommes du village font la cuisine sur la place centrale. Fête interne au village au début, elle a pris de l'ampleur et attire de nombreux voisins, touristes. C'est l'occasion de revoir la famille, de se faire de nouveaux amis. C'est la fête de l'amitié par définition et la polenta est servie gratuitement de surcroît.

decembre-2011-0005.JPGLa fête consacrée à la Polenta ou "Pulendina"se déroule à belvedere entre la vallée de la Vésubie et celle de la gordolasque et propose des mets à base de bouillie de farine de châtaigne, de mais ou de pois chiche, l'aliment le plus typique de la population des  hautes Vallées du pays niçois.Cette fête traditionnelle a été transmis par l'antique et singulière Société de la Misère. La tradition veut que la fête tire son origine de la pénible période de famine que connurent les habitants à la suite des pillages et des répréssions perpétrés par les soldats de la republique francaise.

decembre-2011-0009.JPGCette fête  a pour but de réévaluer un plat de la tradition culinaire des lieux, symbole de la cuisine pauvre.La polenta, faite à base de farine de maïs bouillie, est l'un des symboles de la cuisine Niçoise.La farine de maïs doit cuire très longtemps dans un chaudron en cuivre et doit être remuée en permanence durant sa cuisson à l'aide d'un gros bâton appelé tarello.

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  A 80 Km au nord de Nice la capitale du comté, Belvédère est un bourg de 536 habitants, perché à une altitude de 830 metres, qu’on atteint par une route en lacets de 5 Km à partir du village de Roquebillière, au bord de la riviere vésubie. Le village conduit à la vallée de la Gordolasque ; celle-ci mène au Mont du Grand Capelet dit Capelet Supérieur à 2935 metres d'altitude, situé en face du Mont Bégo à 2872 metres, ces deux sommets qui dominent la vallée des Merveilles dans le parc National du Mercantour.

decembre-2011-0023.JPGBarver ou Belver devient Belvéder au XIIème siècle, Villa de Bellovidère en 1388 et enfin Belvédère (bello de beau et vedere de voir). Offrant une vue magnifique sur la Vallée de la Vésubie, Belvédère est le passage incontournable pour aller dans la Vallée de la Gordolasque. La visite du village vous fera découvrir ses ruelles pittoresques avec ses rues étroites et obscures, la Maison du Chevalier, la Maison du Tribunal, ses maisons hautes et fortifiées, sculptures de consécration, le Moulin à huile et farine, le passage couvert médiéval avec ses linteaux des 16 ème et 17 ème siècle, la place des Pénitents Blancs...

decembre-2011-0052.JPGLe village très ancien a connu la domination des Romains, des Princes savoyards de 1388 à 1792, des troupes sardes jusqu’en 1861 . En 1947, le territoire communal retrouve ses limites primitives qu'il avait perdues en 1860, par le traité de Turin, au bénéfice de l'Italie. En effet entre 1860 et 1947, la frontière italienne descendait dans la vallée de la Gordolasque sous le hameau de Saint-Grat. Suite au Traité de Turin, la frontière est replacée sur la crête alpine constituant la ligne de séparation des eaux entre le Piémont devenu italien et l'ancien Comté de Nice devenu français.

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 En contemplant ses vieilles murailles, on comprend l’immense effort accompli par les habitants pour effacer les traces des calamités successives (disette de 1511, tremblement de terre de 1564, peste en 1579 et 1630, incendies, combats entre les barbets niçois et les Français). L’église avec son clocher massif en pierre, est postérieure au séisme ; elle fut consacrée le ler août 1728.

decembre-2011-0070-copie-1.JPGC'est vous dire que ce plat typique de nos vallées reste  appréciés par des habitants dont les origines remontent encore à ses époques ancestrales. Si l'histoire a été pénibles pour les ancetres des belvederois  , de nos jours, on se rememore tout cela en festoyant dans la bonne humeur et Francais, Niçois, Italiens ou autres etrangers sont conviés à l'amitié.

decembre-2011-0081-copie-1.JPGL 'ambiance musicale est assuré par l'orchestre  " Escarenois ". La  température presque estivale a contribué à mettre encore plus de plaisir . Cependant pour les frileux qui viennent du littoral et qui éventuellement avaient oublié le polaire , plus efficace que le goret tex , le vin chaud ( à discrétion bien sur ) faisait parti de la fête .
Les Belvéderois , belvéderoises mais aussi des amoureux de la montagne sont venue nombreux apprécier ce moment convivial.

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  Le mot « polenta » était déjà connu des Romains, chez qui il désignait une bouillie de farine d'orge. Il est à rattacher aux autres mots latins puls (= bouillie de farine) et pollen (= fleur de farine). Épicure se déclarait satisfait « comme Jupiter si on lui donne de la polenta et de l'eau ».

decembre-2011-0104.JPGChaque région a sa préparation particulière. Dans la région de Bergame en italie, la polenta est souvent rugueuse, jaune, et accompagnée de saucisses ou d'une caille arrosée de son jus (polenta a l'usei). Dans la Vénétie, la polenta est préparée à l'avance avec de la farine blanche, puis découpée en rectangles et réchauffée à la poêle. Dans le Macerate, la préparation est plus liquide. Au Trentin, elle est additionnée de fromage, parfois de viande ou même de pommes de terre.

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En France, elle est souvent consommée dans sa forme traditionnelle dans les repas de village du haut-pays niçois et en Savoie. Cuite à l'eau, elle s'agrémente de beurre, de fromage ou de sauce tomate comme ici à Belvedere. C'est le cas aussi de la vallée d'Aoste, qui présente en ce sens plus d'affinités avec les régions transalpines limitrophes qu'avec le reste d'Italie.

decembre-2011-0133.JPG Una bella mastegagna poupulari sus la plaça dóu paisot

 

Bien entendu, cela se mange dans toute l'Italie, jusqu'en Sicile et en Roumanie (où elle s'appelle mamaliga). Les Italiens du Nord sont souvent appelés par ceux du Sud de façon moqueuse i polentoni. En Corse, la polenta (prononcez "p/boulènda") est une farine de châtaignes.

decembre-2011-0141-copie-2.JPGMais laissez moi vous donner une recette de mon pays: la polenta de  sarrasin aux anchois . Spécialité du Haut pays Nicois. Comme dans toutes les régions alpines de la frontiere entre l'italie et le comté de Nice, cette austère purée de céréales a longtemps été l’un des aliments de base des populations locales.
On confectionnait alors la polenta avec de la farine de sarrasin ou d’orge à laquelle on ajoutait des pommes de terre ou de la citrouille. Ce n’est qu’en 1650 que l’on commença à utiliser de la farine de blé puis de mais...
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300 G de farine de sarrasin (blé noir)
 100 G de beurre
 10 Filets d’anchois à l’huile
 Parmesan ou Grana - râpé
 Sel

decembre-2011-0149.JPGChauffer 1 litre d’eau salée dans une casserole. Avant qu’elle ne commence à bouillir, ajouter la farine de sarrasin et laisser cuire 40 min, sans cesser de remuer et de preference avec un baton.
Verser la polenta dans un moule beurré allant au four.
Couper en petits morceaux les filets d’anchois, puis les faire revenir rapidement dans un peu de beurre.
Répartir les anchois sur la polenta, saupoudrer de fromage râpé et gratiner au four préchauffé à 240°c., pendant 5 min.
Servir la polenta avec du fromage ou du beurre fondu.
C'est un plat simple du pays niçois et tout a fait délicieux.


                           DIAPORAMA DE BELVEDERE

*Le personnage du Trevellin ou Biffou se présentait comme un être issu de l’espace sauvage, habillé en lambeaux, masqué.
D’après les témoignages des Anciens, il s’agissait d’un personnage portant un masque et des cloches, qui effrayait la population.
Il arrivait au village la veille de la Nuit des Picouns, soit l’avant veille du Mardi Gras. Après avoir parcouru le village en frappant les personnes qu’il rencontrait,il est alors poursuivit par les Jeunes…il est finalement rattrapé par les poursuivants qui l’entourent, l’enserrent, au son des fifres et tambours . Le Trevellin était enfin mené de force devant la porte de l’église, qu’il était obligé d’embrasser, devenant ainsi « civilisé ». Les Jouves qui poursuivaient le Trevellin lui font alors une véritable haie d’honneur, au son des picouns, la campano, sonnaille pendue au cou des animaux.





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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 13:14

decembre-2011-0055-copie-1.JPG A chaque création présentée par le carnaval de Nice, les artistes brésiliens, danseuses brésiliennes, présentent des créations nouvelles, une agréable découverte toujours accompagnée par une Batucada: orchestre de percussions. (Chocalho, cuica, tambourin, surdos, caisses, timbal, repinique).

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  Ce qui sans nul doute différencie Nice des autres carnavals européens dans les carnavals de rue, parades et performances dans les Arts de la Rue, c’est l’authenticité et le raffinement des costumes. Les chorégraphies, vêtus de strass et de plumes dans des créations splendides est une prestation brésilienne unique en son genre.

mars-2012-0192.JPGSamba et capoeira pour un dépaysement garantie ! Portée par une musique envoutante sur bande-son à la puissance gigantesque ,la promenade des anglais c'est enflammé ! Des visages exotiques, des sourires et une chaleur humaine incomparable pour une prestation artistique brésilienne authentique.

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  La danse est un langage qui rend les brésiliens très bavards. A travers elle, elle communique ses origines, ses passions, ses coutumes et sa joie de vivre. La danse brésilienne n'est pas uniquement la samba, contrairement aux idées reçues qui verraient dans le Carnaval de Rio la seule représentation de l'univers chorégraphique au Brésil. En effet, la diversité et la richesse de la culture brésilienne, nous proposent bien d'autres rythmes et danses. Le frevo, l'afro-reggea, la quadrille, le bumba-meu-boi, le maracatu, la capoeira, les danses tribales, sont autant de rythmes pratiqués régulièrement par la population.

mars-2012-2473.JPGLes Groupes de danse brésilienne ne fait pas que de la chorégraphie et de la danse, il y a aussi la conception et la production des costumes, élément capital des spectacles de danse brésilienne.

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  La parade Garota d’ipanema ce sont les plus belles filles brésiliennes, en costumes stylisés par des Ateliers uniques au Brésil.
La parade «  bahianaises » : impressionnante évolution des personnages habilles en costumes de 2m20 de diamètre et des orixas, personnages du candomblé. La parade Amazonia : Les Indiens, le Vert et la Nature.

mars-2012-2476.JPGContrairement à ce qu'on peut imaginer, le Carnaval brésilien est  à l'origine une decouverte purement Niçoise. Les premières fêtes et batailles de fleurs datent de l'époque coloniale, un héritage de l'Entrudo portugais ,des masques italiens et des parades niçoises. L'exemple niçois inspira Isabelle, fille de Pedro II du Brésil*, qui organisa à Rio le premier défilé de voitures fleuries pour célébrer l'abolition de l'esclavage.

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L'Entrudo a été le premier type de Carnaval brésilien, une sorte de fête "sauvage" où on se lançait de l'eau, de la farine, de la peinture, des œufs etc... comme pour les premiers carnaval niçois de l'époque du XIIIe siècle. Pareil pour les masques et costumes d'origine Italiennes, les masques ont été introduits au Brésil vers 1835.

mars-2012-2533.JPGLe déguisement grâce à des masques a été complété par des costumes, ce qui a rendu le Carnaval encore plus coloré. On raconte que le premier bal masqué au Brésil a été organisé par des italiens et a eu lieu à Rio de Janeiro en 1840. Le succès de ce bal a été tel, que d'autres bals et fêtes se sont succédé.

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Remarquez les jolies chaussures des demoiselles. 

A travers le Carnaval il est possible de voir les inégalités sociales. Si d'un côté les classes privilégiées fêtaient le Carnaval en participant à des bals dans des salles luxueuses comme à Nice ou à Venise, de l'autre côté les classes défavorisées ont crée un Carnaval dit populaire, fêté dans les rues, en plein air.

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(A Nice l’organisation des carnavals de “proximité”repose sur un partenariat entre la ville et les services de la jeunesse, de l’animation loisirs et de l’éducation, l’Office du Tourisme et des Congrès , les étudiants des arts du spectacle de l’Université de Nice, les écoles et diverses associations. Celui ci se passe dans plusieurs quartiers de la ville: Riquier,Vieux-Nice,Garibaldi,le Port,Pasteur, Carras , Saint Augustin, la Madeleine etc ..)

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Tandis qu'en Europe le Carnaval devenait décadent, au Brésil il s'enracinait de plus en plus dans la culture du pays. C'est vers 1910 que des anciens esclaves habitants à Rio donnerent une dimension plus populaire au Carnaval avec l'influence des rythmes africains et l'apparition de la Samba.

mars-2012-2714.JPG Remarquez les jolies  plumes de faisan et d’autruche.

 

La samba devient la chanson et la danse populaire du Carnaval de Rio de Janeiro. Le Carnaval n'est pas seulement une affaire de passionnées des rythmes, des danses, des fêtes, il est surtout de nos jours une affaire commerciale (tourisme, vente des CD, publicité, droits de retransmissions audiovisuelle, spectacles, ventes de billets etc.).

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Le carnaval est une fête ancienne qui existe depuis la nuit des temps. L'origine du mot "Carnaval" est polémique. Pour certains, Carnaval vient du latin carne levare, cela veut dire : se priver de viande, de la chair. D'après le calendrier chrétien, le carnaval commence le 06 janvier (jour de l'Epiphanie) et finit le mercredi des Cendres qui est le premier jour du Carême.

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Contrairement au Carême (période de privations et de purification), le Carnaval est une période où tout est permis. Historiquement, il est raconté qu'à l'Antiquité, pendant 5 jours de Carnaval, les maîtres échangeaient les rôles avec leurs esclaves. Au Moyen-âge, les gens riches se déguisaient en pauvres et vice-versa. Les extravagances et les excès étaient permis. Même si le Carnaval est adapté aux coutumes de chaque société, l'idée de folie et l'absence de règles sont retrouvées dans les divers types de Carnaval fêtés dans le monde.
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*La longue histoire de Nice et du Brésil:
Au début du XVIe siècle, le duc de Savoie Charles III change ses alliances et choisit de se rapprocher des Habsbourg. Pour ce faire, il épouse, le 1er octobre 1521, en l’église des Dominicains de Nice Béatrice de Portugal dont la sœur Isabelle est mariée à Charles-Quint. Née en 1504, la jeune épouse est la fille de Marie d’Aragon et de Manuel Ier roi de Portugal.

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C’est sous son règne qu’à partir de 1495, les flottes portugaises se lancent dans l’exploration des rivages lointains et, qu’en 1500, une flotte, commandée par Pedro Cabral, découvre une terre inconnue : le futur Brésil. Beatrice devenue duchesse de Savoie a été informée du spectaculaire développement de cette nouvelle colonie, avant de mourir, le 8 janvier 1538, encore jeune, et d’être enterrée dans la cathédrale Sainte-Marie, au château de Nice.

mars-2012-0131.JPGAvec Béatrice de Portugal, les Niçois entendirent déjà parler du Brésil bien avant les français. Les échanges commerciaux et culturels ne cesseront pour ainsi dire jamais entre les deux pays. Plusieurs Niçois iront tenter leur chance et certains avec beaucoup de succés.

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Pedro II sera un hôte régulier de notre région à la fin du XIXe siècle. C’était un homme d’une grande intelligence et d’une extraordinaire culture, parlant plusieurs langues (dont l’hébreu, le grec, le sanscrit… et le Nissart bien sur), linguiste et traducteur renommé, correspondant de Pasteur, Victor Hugo et F.Mistral, apparenté à toutes les grandes familles royales d’Europe.

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Avant et après sa chute, il séjourna longuement sur la Côte d’Azur (1887, 1890-1891, logeant à Cannes mais venant volontiers à Nice. Comme tout bon hivernant de l’époque, il assiste au carnaval aux côtés du baron de Bellet, dont le frère est consul du Brésil à Nice et sa fille organisera, à Petrópolis, la capitale impériale du Brésil, une bataille de fleurs directement inspirée de celle de Nice.

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                                DIAPORAMA DU CARNAVAL


 
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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 07:25

decembre-2011-0214.JPG Le Carnaval, en tant que fête organisée, apparait à Nice au XIII° siècle, lors d’une visite du Comte de Provence, Charles II d’Anjou. Ce sera, un siécle plus tard au début du XIV° siècle, qu’apparaitront les mannequins géants dans le Nord de la France. Ce Carnaval va évoluer, avec, en plus des défilés et des mascarades, des batailles de confettis dans tous les quartiers, puis avec l’apparition de nouveaux personnages tel le Paillassou, qui est un mannequin bourré de paille que l’on jetait en l’air et qui semble être l’héritier d’Hellequin, l’homme sauvage de la culture européenne, le conducteur des âmes des morts, qui sur son char emporté au galop dans le ciel pratique la chasse sauvage. On retrouve ce personnage dans plusieurs carnavals européens.

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Le premier comité des fêtes est créé en 1873 et fera parler de lui deux ans plus tard avec les débats enflammés qui font suite à l’affrontement entre les Char  de Catarina Segurana et le char des Ratapignatas.  C’est avec ce char de Jean Cuggia que l’on va orienter le carnaval vers les effets grotesques et la satyre sociale.

decembre-2011-2415.JPGIl faudra attendre le 14 février 1882 (après l’annexion par la France du Comté de Nice) pour voir évoluer le carnaval vers une forme que nous lui connaissons aujourd’hui, quand Sa Majesté, Triboulet, Carnaval X fait une entrée majestueuse dans sa bonne ville de Nice sur le premier char royal que nous connaissons. Cette tradition va perdure jusqu’à nos jours. La tradition de se moquer de ceux qui dirigent la ville a longtemps persisté (jusqu’à Jacques Médecin: tout le monde se souvient de ces caricatures géantes affichées place Masséna) pour disparaitre ensuite sous les municipalités qui se sont succédées jusqu’à nos jours.

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Malheureusement, de nos jours, Carnaval  a évolué vers une forme de spectacle pour touristes bien policé ou le sens de la fête populaire et partagée fait défaut et ou l’esprit de la culture Nissarde a été gommé: au point de nous balancer de la musique techno quand on pourrait offrir de la musique Nissarde aux touristes qui seraient sûrement très  intéressés de découvrir une culture différente de la leur (Nice étant de culture beaucoup plus transalpine que Provençale). C’est en faisant évoluer le Carnaval vers le spectacle, tout cela pour des motivations purement mercantiles, que nos responsables politiques on fait que l’on a une image totalement déformée de ce qu’est notre pays. Merci Mr Estrosi le valet de qui nous savons !

decembre-2011-2438.JPGHeureusement, des groupes de résistance existent à Nice pour faire vivre le carnaval dans les quartiers: il faut encourager ce type d’initiative afin que Carnaval retrouve sa fonction première…une grande fête qui marque le retour du Soleil, du jour sur la nuit, de la lumière sur les ténèbres et que ce soit un grand moment de défoulement et de liesse populaire partagée.

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  Voici la liste des chars 2012 et leurs symboles :
N° 1 Le Roi du sport : C’est être au plus haut, au plus fort et… le plus agile face aux sollicitations de tous ordres.
N°2 La Reine du sport : Gymnaste féminine jouant avec ses anneaux multicolores.
N° 3 Carnavalon:Carnavalon, pilote de side-car en route vers Londres 2012.
N°4 La Promenade (de santé) des Anglais: La famille royale britannique de passage sur notre belle Baie des Anges.

decembre-2011-2490.JPGN°5 L’Histoire du Culturisme: Histoire du Sport de l’Antiquité à nos jours.
N°6 Le Rodéo Mondial: Sport dans le monde, les moyens changent, mais la compétition demeure avec de nouveaux adversaires…
N°7 LES FOUS DU VOLANT: Fou du volant : sport mécanique et énergie renouvelée
N°8 SKI DU BLANC AU BLEU: Unique sur la Côte d’Azur : sports d’hiver et d’été sont jumelés.

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  N°9 Course aux Sponsors: L’aspect purement sportif est aujourd’hui sous-tendu par l’aspect économique incontournable.
N°10 Le Dopage: Dans une sorte d’indifférence des financiers, un sportif sur dopé devance deux cyclistes
N°11 Le Capitaine POGNON: Quand l’argent Roi manipule le sport.
N° 12 Carton Bleu Blanc Rouge: Marianne sort le carton bleu-blanc-rouge pour l’équipe de France de foot.

decembre-2011-2491.JPGN°13 Issa Nissa: L’Aigle de Nice protège et soutient son club…
N°14 Bobsleigh 2012: La grande course aux élections 2012
N°15 POLO à l’indienne: À Jaipur, le plus féerique tournoi de cricket au monde…

decembre-2011-2711.JPGN°16 Le Pacte avec le Diable: Certains "athlètes" ne reculent devant rien, prêts à tout pour passer devant leurs concurrents…

N°17 Handisport: Les compétitions handisports : aussi forts que les valides !
N°18 Zidane, Roi du monde sportif: Le roi Zidane est plus connu et adulé que les grands de la planète.

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  N°19 ELECTRONIC JUNK SPORT: Le sport électronique, la malbouffe : une des problématiques du 21e siècle.
N°20 Nice la Ville qui Bouge ! : Un coureur en route vers le Nice Olympic Stadium et les Jeux de la francophonie 2013.

decembre-2011-2558.JPGEn 1876, Andriot Saëtone crée la 1e bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais. Elles gardent depuis ce cadre prestigieux et pour cette année 2012 se déplace même sur le quai des états unis. À l’origine, elles prennent la forme de simples échanges de fleurs et, peu à peu, se transforment en un véritable spectacle. Organisées initialement pour divertir les premiers touristes, le gotha européen, les batailles de fleurs sont maintenues pour honorer le travail des producteurs locaux, cher à Alphonse Karr, écrivain-botaniste, attaché à Nice.

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Aujourd’hui, cet évènement valorise la qualité et la grande variété florale azuréenne puisque 80 % des fleurs utilisées sont produites localement. Plus de soixante fleuristes de Nice se penchent sur la décoration des chars.

decembre-2011-2637.JPGLes chars, au nombre de 20, entièrement fleuris paradent sur le Quai des Etats Unis et la Promenade des Anglais. Cette année ils seront plus volumineux, entièrement modulaire et offrant une visibilité à 360°. Pour ma part, ayant participé aux corsos carnavalesque et à la bataille des fleurs, c’est cette dernière qui a ma préférence. L’année prochaine, je participerai aux corsos et aux batailles en nocturne qui doivent être illuminées de mille feux…

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Sur chaque char, des mannequins costumés lancent 80 à 100.000 fleurs au public... Ces batailles sont à l'unisson des chars de carnaval, un cortège de mises en scène végétales sur le même thème. Leur réalisation représente un long et méticuleux travail, pourtant effectué dans un délai court par les maîtres de l’art du piquage que sont les fleuristes. Les costumes naissent dans un atelier de création niçois qui leur est entièrement dévolu. Ce sont des créations uniques conçues comme pour le théâtre.

decembre-2011-2640.JPGCette manifestation représente un spectacle unique au monde, elle compte parmi les fêtes les plus renommées de la Côte d’Azur. Nice exporte dans le monde entier ce savoir-faire de l’élégance, de la beauté et du charme des batailles de fleurs. Pour cette bataille des fleurs auquel je viens de participer, il a été annoncé prés de 250000 personnes et pour l’ensemble du carnaval se sera plus d’un million de spectateurs qui auront participé au plus grand carnaval d’Europe….(A suivre)

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decembre-2011-2653.JPG                                 DIAPORAMA DU CARNAVAL


 
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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 10:28

mars-2012-0070.JPG En ces temps là, les Grecs (comme plus tard les Romains) étaient des grands voyageurs et quand ils créaient des comptoirs hors de Grèce ou un Empire, ils importaient (mais …n’imposaient pas) dans leur nouveau lieu de vie leur culture et leur religion.  Les cultures et religions antiques ne faisaient pas du prosélytisme  leur philosophie.

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  Le Roi du sport a pris les clés de la ville de Nice pendant deux semaines hors normes, loin de la routine du quotidien. « Rio brille par son carnaval, tout entier dédié à la samba et aux écoles de danse ; Venise séduit par son univers baroque et ses costumes ; Nice est le temple de la fantaisie et de la transgression. Nous sommes fidèles à cet héritage de travestissement, de caricature et d’humour caustique, qui a toujours permis au peuple de se moquer des notables et des gens de pouvoir ».

mars-2012-0130.JPGFidèle à la tradition, la ville n’a pas manqué d’étoffer et de moderniser le défilé ces dernières années, en faisant appel à des scénaristes high-tech qui donnent vie à des corsos lumineux. Autre nouveauté, des animations plus importantes autour des chars, avec les traditionnelles grosses têtes dessinées par des caricaturistes de presse, mais aussi des compagnies d’art de la rue ou des satellites gonflables.

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La bataille des fleurs, pour laquelle une soixantaine de fleuristes niçois s’enferment pendant 72 heures afin de concocter une création éphémère inoubliable et le corso à thème. « Nous offrons un véritable spectacle contemporain, quelque chose d’unique, pour être attractifs par rapport à nos concurrents de la saison, les grands matchs de football ou les vacances au soleil ».

mars-2012-0111.JPGL’enjeu est de taille : avec un budget de 6,5 millions d’euros, l’événement  génère 35 millions d’euros de retombées économiques pour la ville et presque autant pour le département. Un char mettant en scène Zinedine Zidane, campé sur un globe terrestre en compagnie de Nicolas Sarkozy, Barack Obama ou du Pape.

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Ou encore celui représentant Bernard Tapie, des billets plein les poches et des arbitres à ses pieds ; un cycliste perclus de seringues ; un sportif en fauteuil roulant ; sans oublier le char dédié à l’élection présidentielle, où trois bobsleighs accueillant les candidats virevoltent sur une piste pendant qu’une Marianne tourne en sens inverse…(Tout cela, vous avez pu le voir dans mon premier episode)

mars-2012-0197.JPGCette année, l’Angleterre est invitée d’honneur, J.O. de Londres oblige. L’occasion d’admirer un char où trône la famille royale, mais aussi de profiter du défilé des Mahogany, ces artistes multidisciplinaires qui se distinguent à grand renfort de costumes phénoménaux de 2 metres d’envergure et de coiffes hautes d’1,50 metre…

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  20 chars ont fait un clin d’œil aux Jeux Olympiques de Londres, la reine d’Angleterre, Kate et William etc... Un écho à l’actualité olympique Londres 2012 comme à la dynamique sportive de Nice, de la France ou plus largement de la planète. Un thème donc très universel et fédérateur qui est, au cœur des cortèges, un hommage à toutes les compétitions de la prochaine année…

mars-2012-0210.JPGCe qui laisse à penser, que  les Grecs qui ont fondé Nikaïa ont continué à mener le même mode de vie qu’ils avaient l’habitude de mener dans la Patrie Mère et ont également continué à pratiquer leur religion. Ils ont donc, importé sur le rocher qui surplombait  l’anse Saint Lambert et sur lequel  ils avaient fondé Nikaïa  leur culture avec toutes les fêtes qu’ils avaient l’habitude de célébrer en Grèce.

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Il était de coutume de célébrer la fin de l’hiver et l’arrivée des beaux jours par  des jours de fêtes consacrées à Dionysos, qui était le Dieu de la fertilité et de la fête.  Dans la Grèce antique, pendant les « Dionysiaques » il y avait une parade avec un char qui était suivi de danseurs et de chanteurs déguisés et masqués qui chantaient des chansons satyriques. C’est à cette époque de l’année qu’à  la morosité hivernale succède  la  joie du renouveau de la nature, du printemps, du démarrage des plantations.

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Les manifestations de gens déguisés se déroulaient pour se déjouer de tous les mauvais esprits qui gardent la terre morte jusqu’à ce qu’elle soit incitée, par la « magie » des hommes, à produire à nouveau: que les graines germent, que les plantes poussent et que sortent les fleurs. La semaine de Carnaval est étroitement liée en Grèce à la fin de l’hiver et au début du printemps. Le mot « Apôkria » (anopkià) que l’on peut traduire par « semaine de carnaval » désigne cette période de trois semaines qui précèdent le carême.

mars-2012-0226.JPGPlus tard, sous l’Empire Romain, ces fêtes étaient organisées en l’honneur de Bacchus (l’équivalent Romain de Dionysos) et se nommaient les Lupercales et les Saturnales. Ces fêtes étaient une combinaison d’adoration des Dieux et de divertissements allant jusqu’au libertinage.  Nous pouvons penser qu’à  Céménelum  (l’actuel Cimiez, quartier de Nice) qui était la capitale de la province Romaine des Alpes Maritimes, on célébrait ces fêtes que l’on avait importées.

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La tradition de ces fêtes s’est perpétuée jusqu’au Moyen -Age après qu’elles eussent été récupérées par le Catholicisme. D’ou deux interprétations sur l’origine du mot Carnaval. Pour l’église il s’agit d’un terme venant de Carne Levare (enlever la chair) qui marquerait le moment ou on mangerait le dernier bout de viande ( c’est à dire manger  gras : de là vient le « mardi gras ») avant d’entrer dans la période de Carême pendant laquelle il convient de manger maigre. 

mars-2012-2401.JPGUne autre interprétation, plus ancienne, fait référence au « Char Naval », qui serait l’image de ces barques voiturées sur lesquelles Dyonisos, le Dieu venu de la mer, aurait pénétré dans les iles grecques. Cette tradition s’est perpétuée à Rome (avec Bacchus) qui sort de la mer sur son char en forme de navire pour épouser la femme de l’Archonte. Aujourd’hui, persiste ce rite à Venise avec les « Régates Historiques » où l’on voit des gondoles ornées de chevaux marins, de dragons et de Neptune. Ces régates sont véritablement les héritières des « Chars Navals » antiques.

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  De la même façon, la tradition du déguisement nous vient, en effet, de Rome ou le carnaval avait pour fonction de faire oublier les privations de l’hiver et fêter le retour du printemps. C’est la période d’inversion des rôles (maitre /esclave, homme/femme) sans aucun tabou. C’était l’occasion de régler des contentieux collectifs, des conflits sociaux,  des luttes politiques. Une période ou l’on est tiraillé entre l’hiver et le printemps, le gras et le maigre, le riche et le pauvre.

mars-2012-2494.JPGMardi-Gras qui  clôt ces fêtes a une double signification: la première est de se préparer au jeune de printemps qu’est le carême (cette période de jeûne  était associé chez nos anciens au grand nettoyage de printemps: on nettoie la maison et on nettoie l’organisme). Mais, une deuxième raison préside à ce Mardi-Gras: il fallait se débarrasser des dernières denrées périssables qui ne pouvaient être mangées pendant le carême et qui auraient été perdues.

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  L’église qui trouvait cette fête scandaleuse a bien essayé de l’interdire…en vain. Elle a alors tenté de la canaliser, en la finançant pour mieux contrôler son contenu, puis on s’appuya sur la bourgeoisie, toujours prête à collaborer pour qu’elle lui donnât une teinte plus acceptable (par des représentations dont le symbolisme se rapprochait de la religion). Cependant, il fut quand même difficile d’empêcher le défoulement du peuple. (la suite au prochain episode)

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                             DIAPORAMA DU CARNAVAL


 
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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 08:01

decembre-2011-0193.JPG Tourrettes sur loup est le seul endroit en France où la violette est cultivée comme culture unique ou principale .. Vers 1880, l'activité agricole de la commune s'est essentiellement tournée vers cette fleur. Viola odorata  est une espèce spontanée, très commune en Europe septentrionale de plaine et méridionale de moyenne montagne.

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En 1875, on cultive dans la région de Grasse de nombreuses variétés longtemps dominées par la violette de Parme. Aujourd'hui seule la variété Victoria est cultivée à Tourrettes sur Loup. Elle se caractérise par une fleur simple pétalée, dressée sur un long pédoncule de près de 25 cm. Le pétiole de sa feuille est de même longueur.

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La violette Victoria est très odorante, il suffit de longer les parcelles de culture, d'Octobre à Mars, pour en respirer le parfum. Les parcelles cultivées sont de petite dimension (de 300 m2 à 2 hectares), en restanques, d'accés difficile pour les machines. La culture de la violette à Tourrettes sur Loup est essentiellement basée sur le travail manuel et exige de bonnes aptitudes physiques: souplesse du dos et des jambes pour les travaux au sol, dextérité pour la récolte et la confection des bouquets.

decembre-2011-0080.JPGDe nouvelles techniques de culture (hors sol en banquettes ou en boudins suspendus) allègent le travail et suppriment le désherbage chimique ou manuel. Une demi-douzaine d'exploitation, réparties sur 8 hectares, cultive la violette, en plein air ou sous abri froid. Du 15 octobre au 15 Mars, les fleurs sont cueillies en bouquet de 25, entourés de quelques feuilles. En fin de saison, quand la floraison est plus abondante, la fleur est cueillie sans la tige pour la confiserie (7600 fleurs au kilo).

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  Début Mai et fin Juillet, la feuille est fauchée et livrée le jour même dans les usines de Grasse pour y être transformée en concrète, puis en absolu qui entre dans la composition de nombreux grands parfums. Restanques gorgées de soleil, sol profond où poussent en voisins le bigaradier, la rose centifolia et le jasmin, hiver sans gel ni neige, été sec suivi d'automne doux et pluvieux: le terroir de Tourrettes sur Loup convient parfaitement à l'épanouissement de cette fleur secrète, raffinée et parfumée.

decembre-2011-0023-copie-1.JPGLa saison est clôturée par la Fête des Violettes qui a lieu, en général, fin fevrier ou debut Mars, en fonction de la floraison. Les rues du village sont animées dès le matin avec des aubades musicales et les danses de la souche. Tout le village est fleuri et sent bon la douceur de vivre en ce début de printemps.

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Pendant que la messe se déroule dans l'église Saint Grégoire, les restaurateurs se préparent afin d'accueillir au mieux les visiteurs qui s'installeront aux terrasses des cafés et restaurants pour profiter agréablement du spectacle qu'est le Corso Fleuri . La journée se clôture par la Bataille de Fleurs à laquelle tout le monde participe.

decembre-2011-0062.JPG1952, c'est loin, mais pourtant beaucoup d'azuréens s'en souviennent, de cette première fête de la violette. L'excitation de la nouveauté, l'ardeur de tous, la joie des enfants, le parfum des fleurs, comme un nuage poudré sur le village...
A l'origine, la fête est destinée à célébrer les spécialités du terroir tourrettan: les violettes, les créations des artisans d'art nouvellement installés dans le village, mais aussi l'huile d'olive nouvelle.

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  En 1952, on compte une quarantaine de producteurs de violettes. Il est donc facile de fournir aux écoles de quoi exécuter des petits motifs. Vélos, poussettes, ânes sont ainsi transformés en montures fleuries qu'enfourchent gaiement les enfants. Le petit corso part de la place Mirabeau et tourne sur la place de la Libération pour de mémorables batailles de fleurs.

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On a réservé la barbacane à la vente des spécialités tourrettanes: à chaque extrémité, les stands des deux moulins à huile de Tourrettes; au milieu, celui, abondamment décoré, du comité des fêtes. Entre ces points clefs, se succèdent les étals des producteurs de violettes et des tisserands: Brauen, Mietens, Walfard... Il se vend énormément de fleurs se souviennent les témoins.

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La fête attire de nombreux spectateurs, venus des villages alentours, et jusqu'à Nice. Mais aussi de la capitale ou de toute l'Europe: ce sont les amis des artistes et artisans d'art, dont certains tiennent boutique à Paris. De plus, Tourrettes est à la mode, Marcel Carné et Prévert l'ont fait connaître, de nombreux films s'y tournent. Des artistes du monde du cinéma comme Marcel Lherbier ou Eddie Constantine descendent chez Betsy, à l'hôtel du Ménestrel, sur la place de la Libération. Les enfants sont ébahis devant les grosses voitures américaines...

decembre-2011-0094.JPGLe mouvement est lancé. La fête se recentre sur les corsos fleuris. Progrès oblige, les chars font leur apparition, les ânes et les bicyclettes sont supplantés par les véhicules à moteur. En 1983, les associations tourrettanes, nouvellement créées, s'impliquent dans la manifestation et réalisent leurs propres chars. Amplement étoffée, la fête des violettes attire une foule de plus en plus nombreuse.

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En 2002, pour marquer son cinquantenaire, la municipalité a décidé de la doter d'un nouvel éclat et de lui redonner ses accents de terroir. Trois jours de réjouissances avec des points forts comme le corso fleuri, bien sûr, mais aussi une brissaudo traditionnelle et une exposition rétrospective célébrant le cinquantenaire... Sur la place de la Libération, cinq producteurs de violettes et des commerçants non sédentaires présentent des produits en relation avec le terroir: miel, nougat, huile d'olive, vin, pains d'épices. Le tout baignant dans la musique et la danse.

decembre-2011-0167-copie-1.JPGEnfin, manière de rendre hommage à l'initiateur de la manifestation, les artisans décorent leurs vitrines dans le vieux village. C'est l'histoire d'un des pionniers de l'artisanat d'art tourrettan qui fut aussi l'initiateur de la fête des violettes. Parisien d'origine anglaise, né en 1886, Victor Linton a créé et vendu des bijoux fantaisie et des objets de décoration à Paris, jusque dans les années 1940. Bien avant Paco Rabanne, dès 1933, il eut le premier l'idée d'utiliser une nouvelle matière synthétique, le Rhodoïd, à des fins décoratives.

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A la fin des années 40, Linton découvre Tourrettes: un vrai coup de coeur. En 1947, il a alors 61 ans, il acquiert deux maisons contiguës en ruine dans la Grand rue sur le "ravin" et les restaure entièrement - elles appartiennent toujours à la famille. "Il avait un amour fou pour le village" se souvient sa belle fille. Les Tourrettans qui l'ont connu le décrivent comme un monsieur "distingué et charmant", toujours souriant et d'une élégance toute britannique. Il se promenait dans la Grand rue, en pantalon de tweed, chemise blanche, cravate ou foulard et porte-cigarettes.

decembre-2011-0225-copie-1.JPGBien avant le règne du marketing, il avait compris qu'il faut créer de l'animation pour attirer les clients. Ainsi, il organise des expositions dans sa boutique-galerie, donne des cours de peinture, emmène ses élèves peindre sur le vif les paysages tourrettans. Mais son ardeur ne s'arrête pas à la mise en avant de ses propres créations.

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  Pour promouvoir le village, il incite la municipalité, les producteurs de violettes et les artisans à organiser une fête qui donnera aux premiers l'occasion de valoriser cette spécialité rare et aux seconds, la chance d'exposer leurs créations hors de leurs boutiques. On connaît la suite... Victor Linton était un Tourrettan de coeur. Depuis 1960, il repose dans le cimetière du village qu'il aimait tant.

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                          DIAPORAMA DE LA VIOLETTE


 
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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:15

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Autour de 1880, le mimosa, originaire d’Australie, fait son apparition sur les pentes de la Croix des Gardes (Cannes), vraisemblablement introduit par l’un des grands hôtes hivernaux, comme le Duc de Vallombrosa, le Marquis de Morès ou Lord Brougham.

decembre-2011-0075.JPGLa Société d’Horticulture et d’Acclimatation contribue alors largement à sa promotion. Les mimosistes vont, dès lors, se multiplier dans la région, à Mandelieu, Pégomas, Tanneron ou La Roquette formant ce que l'on appelle "Le triangle d'or". Les marchés se développèrent et des wagons entiers de mimosa quittaient tous les jours la gare de La Napoule pour le nord de la France et pour l’étranger.

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Le mimosa ayant ainsi participé au développement de l’économie locale, il est fêté chaque année par les habitants de Mandelieu-La Napoule. Officiellement célébrée pour la première fois en 1931, la Fête du Mimosa connaît depuis, un vif succès. Elle n’a cessé de prendre de l’envergure passant d’un corso fleuri à une grande fête populaire aujourd’hui largement reconnue. Mandelieu la Napoule en est devenu sa capitale officielle et depuis quelques années l'élection de Miss Mimosa fait parti du comité Miss France pour le concours Miss Cote d’Azur. Une exception unique en son genre.

decembre-2011-0103.JPGSelon la tradition, l’organisation de la fête est confiée aux habitants de la commune, à ses associations et à son Comité d’Animation. Ensemble, dans la bonne humeur, ils fleurissent les chars de mimosa fraîchement cueilli. Un travail méticuleux de tressage des branches autour des sujets réalisés chaque année selon la thématique choisie. La bonne volonté de tous, donne à la fête une ambiance folklorique authentique reconnue par tous ses visiteurs.

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La dernière édition de la Fête du Mimosa en février 2011, autour du thème de l'écologie a accueilli plus de 200 000 visiteurs sur l’ensemble des sites de la manifestation (centre-ville, bord de Mer, quartiers de la ville). Le corso de mimosa de Mandelieu se place ainsi à la troisième place des corsos carnavalesques après le carnaval de Nice et la fête du citron à Menton.

decembre-2011-0036.JPGLes retombées médiatiques et économiques engendrées par l’ensemble des éditions de la Fête du Mimosa permettent désormais de positionner la manifestation parmi les grands événements hivernaux de la Côte d’Azur. La Fête du Mimosa de Mandelieu-La Napoule utilise exclusivement du mimosa cultivé dans les forceries locales. C’est ainsi que les 15 tonnes de mimosa utilisées chaque année pour fleurir les chars et pour les batailles de fleurs sont achetées aux producteurs du Massif de Tanneron.

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La Fête, tout en préservant son aspect populaire et folklorique, contribue donc à soutenir l’activité des mimosistes locaux. De plus, certains mimosistes se tournent aujourd’hui vers le tourisme et font découvrir leur métier aux visiteurs qui viennent les rencontrer. Ce sont donc Russes, Italiens, Hollandais, Allemands, Anglais et Américains qui découvrent cette tradition populaire de notre région.

decembre-2011-0089-copie-3.JPGLa Route du Mimosa historique appelé aussi la route d'or s’étend de Mandelieu la Napoule à Grasse. Cet itinéraire touristique, recommandé de janvier à mars, est typiquement le symbole d’une Riviera Côte d’Azur hivernale qui propose sous un climat doux, une sorte de villégiature itinérante entre bleu azur et jaune soleil.

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Mandelieu-La Napoule est une des étapes de cet itinéraire de découverte, du département des Alpes Maritimes, qui montre tous les aspects du mimosa. En effet, chaque étape a sa spécificité. A Mandelieu-La Napoule, il ne faut pas manquer durant toute la période de floraison, de janvier à mars,  les randonnées pédestres ou excursions en voiture dans la plus grande forêt de mimosa d’Europe, la rencontre avec les mimosistes et ainsi la chance d’assister à toutes les étapes de la vie d’une fleur : de son éclosion au parfum qui en sera extrait.

decembre-2011-0180.JPGJe ne ferai pas la publicité pour un mimosiste particulier si celui ci ne m'aurait pas si extraordinairement accueilli et s’il avait eu des intentions commerciales. Non Non ! Au contraire le mimosite en question ne me connaissant absolument pas a été d'un accueil vraiment chaleureux. Jean Paul Reynaud et sa fille Cécile de « Direct Mimosa » font parti de ces familles Pégomassoises qui ont l'art de recevoir.

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  Cette année le corso carnavalesque a pour thème les animaux. Sous une pluie de mimosa, les spectateurs sont partis les bras chargés de la fleur du soleil.
Les chars habillés par les bénévoles sont l’étendard fleuri de la tradition Mandelocienne. Il y avait le chars des animaux « domestiques » « des polaires » les pas frileux , celui des « insectes » attention aux piqures, « la savane » , celui des « aquatiques », le char « les fantastiques » qui laisse parler votre imagination, la « jungle », la « préhistoire », l’ »éléphant » ou encore celui des « jupes » la célébration des quatre éléments : la terre, l’eau, le feu et l’air.

mars-2012-0049-copie-1.JPGRejoint par le cirque de Lydia Zavatta, le corso prend la forme d’un tableau animalier vivant avec la présence de chevaux, chameaux, tigres, lamas et buffles à grande corne. Sur prés de deux heures le public a de nouveau était conquis et sous le charme de l’un des plus beaux corsos de France.

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Quelques données chiffrées : La production de fleurs coupées (chiffres 2010) s’étend sur 120 hectares dans les Alpes-Maritimes (Mandelieu – La Roquette – Pégomas – Auribeau – Cannes). La production de mimosa représente 650 tonnes pour les Alpes-Maritimes soit 10 millions de tiges. 90% de cette production part à l’exportation (Les principaux revendeurs sont la Hollande, l’Allemagne, la Suisse, la Norvège, l’Italie, les USA, le Canada et le Japon...)

mars-2012-0055.JPGL’autre partie de la production est utilisée pour les différents corsos qui se déroulent sur toute la Côte d’Azur de Mandelieu à Pégomas et même à Biot au cœur du pays Templier, mais également lors des grandes fêtes telles le Carnaval de Nice. Le chiffre d’affaires généré est évalué entre 4 et 6 millions d’euros. Prix de vente moyen : 5 euros/kilo (au départ de l’exploitation).Aujourd’hui, de janvier à mars, 5 millions de bouquets sont envoyés dans le monde entier.

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Jaune lumière, le mimosa est l'une des fleurs les plus usitées en matière de symbolisme. D'une senteur délicate, elle nous parle avec l'accent du Midi. Ici et là, la fleur rayonne et représente tout naturellement le Soleil. Dans le langage des fleurs, le mimosa est l'évocation d'amours secrètes : personne ne sait que je vous aime. Il sous-entend aussi la sécurité, une sensibilité exacerbée.

mars-2012-0153.JPGIl dit aussi : vous êtes mon seul amour. C'est également la fleur des retrouvailles. Symbole de l'or et du soleil, le mimosa est aussi l'image de la vie triomphante, en raison de la dureté de son bois et de la victoire sur les forces du mal.

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Les plus belles marques de la Parfumerie française utilisent le mimosa dans leurs fragrances les plus célèbres… Amarige des Parfums Givenchy, Paris de Yves Saint Laurent, Guerlain pour son parfum Champs Elysées, Moment Suprême de Jean Patou et sont bien sur élaborées dans la capitale mondiale du parfum: Grasse.
Le mimosa fut également une source d’inspiration pour ces peintres qui ont été si largement séduits par la Côte d’Azur. Notamment:
Claude Monet, Raymond Peynet, Pierre-Auguste Renoir, Chaïm Soutine, Raoul Dufy, Pierre Bonnard, Marc Chagall, Jean Cocteau…

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                              DIAPORAMA DU CORSO


 
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 08:22

decembre-2011-0012-copie-1.JPG Ce salon a pour objectif de réunir, dans un lieu historique de la parfumerie grassoise, l'espace Chiris, les passionnés, collectionneurs et toute personne intéressée par l'univers de la parfumerie. Une rétrospective sur les fleurs à parfum à travers les étiquettes des flacons est proposée aux visiteurs. Ceux-ci peuvent acheter ou admirer flacons, cartes parfumées, boîtes à poudre,  miniatures, vieux papiers, livres… des plus grands parfumeurs : Caron, Roger Gallet, Piver, Gabilla, D'orsay, Molinard, Coty, Lubin, Guerlain, Fragonard …,  des plus grands verriers: Lalique, Viard, Dépinoix, Gaillard, Jollivet..., des plus grandes verreries: baccarat…

decembre-2011-0014.JPGLe salon des collections autour du parfum a lieu à l'espace Chiris. Il a connu un véritable succès. Logique, étant donnée la renommée de la ville.
« Ça pue ? Dis-moi si ça pue »demande une jeune fille d'une dizaine d'années à son petit camarade. Le flacon n'est même pas ouvert et déjà l'inquiétude grimpe. Un moment de doute vite balayé quand l'animateur du salon de la parfumerie laisse s'échapper l'odeur. « Ah, c'est de la lavande. Je le sens... avant même de le sentir », s'exclame la jeune fille devant l'employé du musée, amusé. Elle voulait expliquer qu'elle n'avait pas besoin de s'approcher du testeur de parfums pour reconnaître l'odeur.

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l'usine Méro et Boyveau

 

Le Dimanche 5 Février, à l'espace Chiris, à l'occasion du salon des collections autour du parfum organisé par l'association Grasse aux parfums, les sens se sont entremêlés pour les nombreux visiteurs. Plusieurs centaines de visiteurs se sont pressés autour des échantillons, des flacons, des cartes et des boîtes à poudre qui jalonnaient la grande salle. Un lieu symbolique dans l'histoire du parfum à Grasse. « Il faut se souvenir que jusqu'au début du XXe siècle, les ouvriers de la parfumerie travaillaient ici. Des centaines de personnes faisaient l'effleurage. Pour cette raison, avoir un salon autour du parfum à l'espace Chiris est exceptionnel.

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  Le salon a connu un véritable succès international. Parmi les 85 exposants, on trouvait des Italiens, des Danois, des Américains, des Allemands, des Anglais, des Russes, des Belges et des Suisses. Exemple ce couple d'Anglais spécialement déscendu d'outre manche pour acheter des objets du XIXé siécle et qui seront repartis avec plusieurs piéces atteignant les 8000 euros chacune. Au total, ce sont plus de 300 mètres linéaires de flacons exposés. Des journalistes étrangers étaient même présents dans les allées, comme Paul Edmund, de Munich : «C'est une belle initiative, que ce soit pour l'industrie du parfum ou pour la ville de Grasse.  Des reporters de l'International Herald Tribune et du Financial Times», sont éblouis. La mal aimée de la Cote d’Azur prend sa revanche !

decembre-2011-0026.JPG L'usine Roure

 

En attendant les grands titres de la presse internationale, les partenaires ont fait les choses en grand. Outre le musée international de la parfumerie, la ville de Grasse, la communauté d'agglomération Pôle Azur et la société Scentis sont venus en aide à l'association Grasse Parfums.

decembre-2011-0035.JPGLe président de l'organisation est ravi. « Nous avons réussi à réunir tous les passionnés dans le berceau de la parfumerie grassoise. Et nous avons des expositions annexes avec celle de photos de la parfumerie. Les enfants peuvent aussi réaliser des flacons en pain d'épice grâce à l'association "Mieux comprendre et vivre l'hydrocéphalie et la syringomyélie". La Mal aimée n’a pas oublié son histoire :

decembre-2011-0038.JPG l'usine Chiris

 

Dans l'Antiquité, les parfums étaient lies au sacre. On communiquait, par exemple, avec les dieux en brûlant des résines. Des plantes et des résines odorantes étaient données en offrande. Par la suite, les hommes enduisirent leur corps de pommades et de parfums afin de se rapprocher du divin. On prêtait également des vertus thérapeutiques à ces parfums qui étaient considérés comme aussi précieux que l'or ou l'argent. Les Croisés ramenèrent d'Orient matières premières et techniques de fabrication et introduisirent ainsi le parfum en Europe.

decembre-2011-0043.JPG L'ancienne usine Chiris

 

Les bonnes odeurs étaient censées désinfecter et protéger des épidémies, ce qui expliqua le succès immédiat de la parfumerie. Cependant les femmes ne tardèrent pas à en comprendre toute la sensualité et s'en servirent comme arme de séduction, ce que reprouva violemment l'Eglise.

decembre-2011-0055.JPGDurant la Renaissance, de nouvelles senteurs arrivent des Indes et des Amériques. Les parfums sont alors violents pour masquer la puanteur qui règne dans les cours royales, en particulier à Versailles à la cour de Louis XIV où les élémentaires règles d'hygiène sont absentes. En effet, les bains sont fortement déconseillés, accusés de propager des maladies.

decembre-2011-0117-copie-1.JPGAu 16eme siècle, Grasse est célèbre pour ses tanneries. Les cuirs sortant des ateliers de la ville sont splendides mais les gantiers déplorent l'odeur désagréable se dégageant de ces produits destinés a une clientèle fortunée. Ils vont alors avoir l'idée d'utiliser des essences naturelles tirées des fleurs de la région pour parfumer les peaux. Cette innovation marque la naissance de la corporation des gantiers parfumeurs. Paradoxalement, l'industrie du cuir va décliner, victime d'impôts trop élevés alors que l'industrie du parfum devient a Grasse l'activité principale.... et de nos jours le mythe continue !

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  Encore de nos jours, la parfumerie est toujours le plus important secteur d'activité de Grasse, 4 500 personnes travaillent dans les entreprises elles mêmes, et c'est 12 000 Grassois qui vivent des emplois générés par le parfum, de la cueillette des plantes à la vente des flacons. La Mal aimée continue de participer à la légende de la Cote d’Azur…
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  *C'est en 1921 à Grasse que le légendaire N°5 se déploie sans note dominante, distillant une richesse florale voluptueuse avec pas moins de 80 éléments dont la puissance est démultipliée par une audacieuse surdose d'aldéhydes. Ce mariage entre les corps synthétiques et les ingrédients naturels imposera un vocabulaire résolument nouveau en parfumerie. Au cœur du N°5, des matières premières naturelles d'exception ylang ylang, jasmin et néroli de Grasse qui en feront sa réputation éternelle... C’est à la parfumerie Molinard que vous pouvez voir celui qui est considéré comme le plus prestigieux, le plus beau flacon de tous les temps, crée par le maître-verrier  Lalique: Le baiser du Faune. Un flacon à 10000 euros.

decembre-2011-0095.JPGEn attendant, dans mon diaporama, vous en découvrirez des pas mal non plus !
** L’industrie du parfum est estimée globalement à  56 milliards d'euro dans le monde.
*** les photos des usines présentées sur cet article sont : Chiris, Givaudan-Roure, Robertet, Orgasynth et Lautier.
Si vous voulez revoir mon article sur les trois mousquetaires de la parfumerie : Fragonard, Gallimard, Molinard, c’est ICI

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decembre-2011 0113DIAPORAMA DE FLACONS SUR LE SALON


  
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 20:37

decembre-2011-0024.JPG Le village de Pégomas, qui accroche aux premières collines, entre le littoral et les hauteurs de Grasse, est un lieu où la vie s’écoule paisiblement. Pégomas est par ailleurs l’une des étapes de la Route d’Or ainsi que de la Route du Mimosa qui rendent hommage à cet arbre. Fleur fétiche de la Commune, de décembre à mars, toutes les collines se parent d'une magnifique couleur or...

decembre-2011-0027.JPGComme le veut cette tradition qui fête le Mimosa, ce sont les habitants bénévoles de Pégomas qui sont chargés des décorations de la fête des Mimosas, et dans la bonne humeur  et il en faut quand le temps n' a pas voulu etre au rdv !
Deux jours pour célébrer les petites boules jaunes, pour finir en apothéose le dimanche avec le Grand Corso du Mimosa, où les brins et bouquets vont voler dans les airs, dégageant leur parfum si agréable, pour la plus grande joie des spectateurs... (revoir mon précedent article)

decembre-2011-0029.JPGLa confrérie du mimosa a pour but la défense et la promotion du mimosa de son terroir ou il est cultivé par des horticulteurs appelés « mimosistes » pour la production et la vente de bouquets. Pégomas est au cœur de ce terroir. C’est sa spécificité et sa richesse. Le corso du mimosa qui se tient chaque année le dernier dimanche de janvier en est la manifestation emblématique.

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  La confrérie est particulièrement active au cours des mois de préparation, dans l’ombre, pour que l’apothéose du corso soit un éclat de soleil (en principe).
Des le mois de novembre il faut construire le squelette des structures. Les bénévoles de la confrérie coupent taillent, soudent dans l’atelier municipal les structures qui illustreront le thème choisi par le service des fêtes de la mairie. Ces structures de fer devront ensuite être « habillé » de grillage qui lui donnera forme et serviront pour recevoir le moment venu son habit de mimosa. Quelques jours avant la fête, les éléments seront juchés et solidement fixé  et se promèneront pendant le corso.

decembre-2011-0048.JPGMaintenant il faut faire vite dans les trois ou quatre jours qui précèdent le corso les mimosistes devront cueillir et livrer 2 a 3 tonnes de mimosa fleuri, qu’il faudra effeuiller. La tout les bénévoles du village doivent se réunir et participer. Vendredi après midi les mamies (et papy) du club inter age des jasmins effeuillent le mimosa pendant que les volontaires commencent la décoration  par les parties vertes . Et samedi une cohorte de bénévoles, petits ou grands s’active autour  pour les fleurir de leur parure de soleil.

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C'est à la fin du 19ème siècle qu'apparait dans le sud de la France le Mimosa, originaire d'Australie, et acclimaté avec passion à notre climat. Dès lors nombreux sont les mimosistes qui vont cultiver cet arbre et vendre d'énormes quantités de fleurs dans le monde entier.

decembre-2011-0063.JPGC'est au cœur du petit village de Pégomas que s'est établit la Confrérie du Mimosa, créée en 1998 par les mimosistes du coin. Ils sont une trentaine à s'être réunis en vue de promouvoir la petite fleur jaune à travers des visites et des festivités qui se déroulent essentiellement dans le triangle d'or, à savoir : Pégomas, Mandelieu et Tanneron où le mimosa est omniprésent et constitue la plus grande foret d'europe.

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  La fête du Mimosa, dont la première remonte à 1931 à Mandelieu-la-Napoule, est donc une vraie fête populaire, qui célébre une culture et économie locale importante du 19ème siècle. Son succès ne se dément pas depuis, et aujourd'hui ces manifestations attirent de nombreux spectateurs enthousiastes  qui viennent de toutes les regions francaises et meme au dela des Alpes !

decembre-2011-0079.JPGAvec mes précedents articles, je vous ai tout dit sur le mimosa dans les Alpes Maritimes et sa culture ainsi que ses forceries. Alors evoquons un petit peu l'histoire de cette commune agricole traversée par la riviere de la Siagne.
L’histoire de Pégomas commence au XII° siècle, au moment où les comtes de Tolosa vendirent le territoire de Pégomas aux moines de l’Abbaye de Lérins à Cannes. Peu à peu, la qualité de terres fut reconnue et l’agriculture se développa. Les habitants furent alors nombreux à s’installer à Pégomas.

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Au XVI° siècle suite aux ravages de la peste et du cholera ce sont  des familles italiennes de la region de Genes (les figons) qui arrivèrent à Pégomas et commencèrent à cultiver les terres. Ils plantèrent des oliviers, des arbres fruitiers et des vignes. C’est à cette époque que la culture des plantes aromatiques, dont le mimosa, se développa. Aujourd'hui encore, la culture du mimosa est le principal orgueil local, Pegomas étant une étape importante sur la fameuse "Route d'Or" qui serpente sur tout le massif du Tanneron pour finir sa route dans la capitale du mimosa: Mandelieu la Napoule.
decembre-2011-0065.JPG**Le mystère du blason de Pegomas, celui de l'éléphant. Pourquoi cet emblème communal ? Parce que, à la Révolution Francaise, l'État avait demandé à chaque commune de se trouver un blason. À Pégomas, on a fait la sourde oreille, ayant bien d'autres préoccupations dans un monde rural où la vie quotidienne n'était pas toujours facile, puis parce que les troupes de la revolution ont toujours été mal perçu dans notre departement ... L'État  par l'intermediaire du juge général d'armes, Charles-René d'Hoziera a donc décrété arbitrairement d'office que ce serait l'éléphant, ce sympathique pachyderme dont on dit qu'il a une incroyable mémoire et qui finalement depuis fait la fierté des Pégomassois.

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decembre-2011-0088.JPG                                  DIAPORAMA DE LA FETE



 
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 19:04

photos-aout2011-0008-copie-1.JPG Non loin de la frontière, à soixante-dix kilomètres de Nice, dans une région que l'on appelle la Ligurie, il est un endroit sur la Riviera italienne où se trouve une jolie petite ville au bord de la mer. Là, il semblerait que les plages soient restées figées au début du siècle dernier. Tous les soirs les habitants sortent sur la jetée, pour se promener et faire la causette.

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Cette ville du nom d'Imperia est la petite sœur jumelle italienne de Nice. Imperia doit son nom à la rivière Impero qui se jette dans la Méditerranée à cet endroit. Imperia est en fait la fusion, en 1923, de deux communes antérieures: Oneglia, côté est, Porto Maurizio, côté ouest et sept autres villages plus petits.

photos-aout2011-0016-copie-1.JPGImperia est entourée de collines portant des palmiers et des oliviers, autre ressemblance à la capitale de la cote d’azur. Les principales activités de la ville et de sa région sont le tourisme et la culture des fleurs. C'est aussi un centre de commerce d'huile d'olive. La variété d’oliviers de la région s’appelle Taggiasca, cet olivier est lui aussi l’équivalent Niçois du Cailletier. Aujourd'hui c’est une des plus célèbres olives pour la production d’huile, et surtout l'un des meilleurs produit sur le marché.

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  La Riviera Ligurienne, est l'habitat naturel pour l'excellence en ce qui concerne la culture de cet arbre. C'est parce que le climat est très doux et comparable à celui de la Cote d’Azur. 

Pour se rendre au château du célèbre clown « Grock », il faut sortir par l’autoroute à Imperia Est, je commence donc ma visite par Oneglia la ville natale de l'Amiral Génois Andrea Doria (1466-1560), un des plus grands généraux et des meilleurs marins de son siècle, allié à Charles Quint et à la maison de Savoie à la suite de la trahison de François 1er. Oneglia est en fait le vrai centre urbain d’Imperia car Porto Maurizio est un peu à l’écart et se trouve 3,5 km plus loin.

photos-aout2011-0047.JPGOneglia est une particularité linguistique en Ligurie car dans ce quartier d'Imperia la grande ville italienne la plus proche des Alpes Maritimes et de la Cote d’Azur, on y parle pas le ligure, mais le piémontais. Pour la simple raison que celle ci fut enclavée dans la République de Gênes, a longtemps appartenu à la Maison de Savoie en tant que principauté. Et dès 1614 et jusqu'en 1796, puis de 1814 à 1848, le territoire d'Oneille (Oneglia) devenait le siège de l'une des préfectures du ressort du Sénat de Nice.

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C’est le rattachement du comté de Nice à la France qui a fait de cette dernière ville, un chef-lieu de province Italienne. Oneglia/Imperia est la capitale de l’alimentation méditerranéenne et, en particulier, de la production de la pasta, depuis 1824, la firme Agnesi lie son nom à la Pasta et à la ville. La partie intéressante d’Oneille est le port et le quartier développé au XIXème siècle autour de la Place Dante (entre parenthèse, Dante Alighieri est à l’Italie ce que Molière ou Shakespeare est aux français et aux britanniques) et de la Via Bonfante.

photos-aout2011-0048-copie-3.JPG I pescatori vendono il pesce direttamente al popolo di Imperia

 

Les Rues à Arcade font tout de suite pensées à la place Masséna et à l’avenue Jean Médecin. Laissez-vous guider le long de ses arcades et de ses magasins. Ensuite je fais un petit tour sur le port, pour voir les pécheurs qui vendent directement leurs prises de la matinée. Vers 8 heures  les pécheurs reviennent dans le port et après avoir utilisé des filets ou un chalut, filet en forme d'entonnoir fixé à l'arrière du bateau, le poisson est ensuite trié puis vendu aux clients, qui sont déjà nombreux à mon arrivée vers 9h 30. Ensuite, je récupère ma moto pour grimper sur la colline ou se trouve l’étonnant château du clown dit Grock.

photos-aout2011-0085-copie-1.JPGAdrien Wettach dit Grock est considéré comme le "roi des clowns"  par ses pairs et était une véritable star de la scène internationale depuis le début du XXe siècle jusqu'à ses adieux à la scène en 1954. Jongleur Artiste extraordinaire, Acrobate, capable de jouer une multitude d'instruments de musique, il a captivé les publics du monde entier.

photos-aout2011-0091.JPGIl découvre Imperia  complètement par hasard, en visitant sa belle-famille en vacances en 1920, et il fut tellement impressionné qu’il décida d'acheter une maison avec terrain, initialement destiné pour ses vacances. Une fois celle ci terminé, il y résidera jusqu'a sa mort survenu en 1959. Manque de bol, la villa est fermée en semaine, je me contente donc d’apercevoir celle-ci et son parc de l’extérieur par quelques ouvertures dans la clôture. Une brochure alléchante à l’entrée vante les mérites de la visite, je vous en traduis quelques passages.

photos-aout2011-0102-copie-1.JPGLe parc tout d’abord : La beauté, le charme et le mystère de ce «lieu enchanté» de la Riviera di Ponente reflète le patrimoine naturel des jardins historiques typiques de la Côte d'Azur et de la riviera des fleurs. Les chemins bien définis pour encourager la marche, alors que tout autour des colonnes de la zone, les arches audacieuses, décorations absolument unique, des fontaines et un étang avec son pont oriental, sont l'achèvement d'un paysage magnifique et fabuleux.

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  Puis la Villa ou le château car c’est tellement gigantesque …Grock a lui même diriger le projet et les travaux signé par l'architecte Armando de Brignole, pas étonnant, par conséquent, de l'originalité de cette villa qui est difficile à définir. Un palais éclectique et extravagant qui jongle avec les styles.

photos-aout2011-0114.JPGTous les grands directeurs s’arrachaient ce grand clown, qui faisait le show à lui seul. Il effectua une prestation qui durait 45 min au cirque Medrano, à Montmartre. Il posséda aussi son propre cirque, où il occupe la scène durant toute la deuxième partie. La maison voit le jour en 1930, sur les hauteurs d’Imperia. Elle est baptisée la Villa Bianca (le nom de sa fille).

photos-aout2011-0126.JPGEn 1944, la propriété est occupée par les allemands. Après la guerre Grock vivra dans cette maison jusqu'à la fin de ses jours, en 1959. Sa fille finira par vendre la maison en 1975, mais elle finira par tomber à l’abandon. The Grock Foundation est fondée en 1999, pour tenter de sauver la maison vandalisée et délabrée, la ville d’Imperia rachète l’ensemble en 2002 et la restauration commence alors. L’ensemble est tellement alléchant que je programmerai une visite au printemps prochain.

photos-aout2011-0156-copie-1.JPGQuand au quartier de Porto Maurizio, il est situé sur un promontoire face à la mer et  a lui aussi une forte activité touristique. Son centre historique est plus intéressant qu’Oneglia, car plus vieux et plus ancien et surtout conservé dans son jus !  La cité était rattachée à Gênes depuis le XIIIème siècle, la vieille ville conserve un caractère médiéval prononcé avec de nombreuses maisons anciennes. La Basilique San Maurizio domine le quartier, elle est spectaculaire. Elle a été réalisée à la fin du XVIIIème siècle et elle est de style néoclassique. Son vestibule est impressionnant et sa coupole remarquable.

photos-aout2011-0168.JPGJe décide de retourner vers la frontière française en passant par le littoral , San Remo n’est qu’a une petite trentaine de kilomètres et Menton n’est pas loin ensuite pour récupérer l’autoroute qui me ramènera vers Grasse. En cours de route, je prends quelques clichés de la Basilica del Sacro Cuore di Gesù à Bussana, puis de quelques palais situés entre San Remo et Menton. La balade fut sympathique, dommage, il manqua le soleil…

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                                 DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 19:49

decembre-2011-0093.JPG Mon itinéraire en photo va du lieu dit les quatre chemins à Mougins jusqu'à l’usine de la nartassiere à la limite du Cannet. Puis je reprends celui-ci à partir du chemin du vallon d’Aussel à Mouans Sartoux jusqu’au Plan de Grasse en passant par Plascassier, ensuite le canal sera couvert pour traverser la ville de Grasse et reprendra son itinéraire à ciel ouvert à partir de Peymeinade pour arriver à sa destination finale de Saint Cezaire. Bien sur à chacun de ses itinéraires, je devais revenir sur mes pas pour récupérer ma moto ce qui nous fera tout de meme une promenade d’environ 14 kilomètres à pied.

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  Lord Brougham, ancien chancelier d’Angleterre, et Prosper Mérimée avaient tous deux succombé aux charmes de Cannes et de ses environs, mais ils déploraient le manque d’eau dont souffrait la côte. Dans cette région, il ne pleut parfois qu’une douzaine de jours par an et les citernes n’étaient pas assez efficaces au 19e siècle. C’est leur détermination qui est à l’origine de la construction du canal.

decembre-2011-0006.JPGL'eau a toujours manqué dans nos régions méditerranéennes. Sources, puits, citernes alimentaient chichement villes et villages. Mais à la fin du XIXème siècle, avec le développement des villes littorales comme Cannes et le développement de l'industrie grassoise, la pénurie d'eau devient un problème pour tous. Un canal dérivant les eaux de la Siagne s'imposait. En 1850, Cannes petit village de pécheurs est devenu une petite ville en plein essor touristique et démographique.

decembre-2011-0073.JPGCependant les ressources en eau sont insignifiantes pour une ville où " les villas nouvelles surgissent chaque jour ; la ville de Cannes ne possède qu'une seule fontaine, qui débite à peine un litre d'eau par seconde, et quelques puits publics, appartenant à la commune. Le développement de son économie est freiné par le manque d'eau. Depuis longtemps, la ville de Cannes, dont l'importance et le commerce s'accroissent chaque jour, se préoccupe des moyens à employer pour procurer de l'eau à ses habitants et aux marins qui fréquentent son port, le plus commerçant de l'arrondissement de Grasse.

decembre-2011-0148.JPGSi la ville de Cannes est en pleine expansion touristique, Grasse est la ville industrielle. Le tannage du cuir mais surtout l’explosion de la parfumerie et de ses cultures florales : la rose de Mai, le jasmin, la violette, la tubéreuse, la lavande et la fleur d’oranger en sont ses principales essences…. Un équipement comme le Canal de la Siagne ne pouvait concerner une seule ville. Dès lors on cherche à dériver non seulement les eaux de la rivière de la Siagne mais aussi les eaux du Loup pour les amener à Grasse, à Cannes et à Antibes, en desservant au passage les localités intermédiaires (Le Cannet, Mougins, Mouans Sartoux, Plascassier, le Plan).

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au plus dur de l'hiver, la vegetation reste belle ! 

il n'échappera à personne que Grasse a le plus grand intérêt à cette dernière dérivation, soit au point de vue du développement des irrigations, les moulins à huile du Riou Blanquet soit au point de vue de l'accroissement des moteurs industriels et que ces deux ordres d'idée se rattachent à la fabrication de la parfumerie et à celle des huiles, les plus grandes industries du pays. Les autres activités agricoles, plantes à parfum, fruitiers, céréales… réclament beaucoup d'eau.

decembre-2011-0118.JPGDonc en 1850 deux projets de dérivation des eaux de la Siagne voient le jour. A St Cezaire, le projet Bosc, prévoyant d'alimenter les communes de St Cezaire, Cabris, Le Tignet, avec prise à St Cezaire. A Cannes, le projet des Ponts et Chaussées, pour desservir Auribeau, Pégomas, La Roquette, Le Cannet et Cannes, avec prise à Auribeau. Ces projets restent en souffrance.

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  Le projet de Cannes ressurgit en 1860, lorsque Cannes aura doublé sa population et que l'empereur Napoléon III, en visite à Nice nouvellement rattachée à la France, apportera son soutien au développement de Cannes. Le 31 janvier 1862, la ville de Cannes passe un traité avec la Compagnie Dussard et Cellier pour la distribution d'eau de la ville avec la construction du canal.

decembre-2011-0183.JPGLe projet de dérivation, étudié par les Ponts et Chaussées, à partir d'Auribeau est abandonné. Le projet est repensé à l'échelle du bassin de la Siagne, en incluant Grasse. Sa prise se trouve à St Cezaire, à l'endroit préconisé par le projet Bosc. Mais à la différence de celui-ci, il ne dessert aucune des communes, son tracé restant au-dessous des terroirs et des villages. D’ailleurs, à un moment donné de ma promenade, j’aperçois ma maison dans la plaine de Mouans Sartoux.

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le village de Mougins: la plus grosse concentration de people de France

 

Dès sa parution, en 1865, l'avant-projet suscite de violentes réactions de la part des communes. Elles se réunissent toutes en conseil exceptionnel à l'automne 1865. St Cezaire : " un avant-projet d'irrigation, destiné à conduire à Cannes les eaux de la Siagne, vient d'être présenté par la Cie Dussard et cellier. Ce projet, s'il était approuvé, nous priverait à tout jamais des eaux de la Siagne. "

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la chevrerie de Mouans Sartoux

 

Cabris : " Monsieur le maire fait part au conseil du projet d'irrigation des eaux de la Siagne tendant à faire dériver de cette rivière des eaux très nécessaires pour alimenter non seulement la commune de Cabris, mais encore celle de St Cezaire et du Tignet, qui dans la saison d'été en sont presque totalement dépourvues, question de vie ou de mort pour ces trois communes. " Le conseil se réfère au projet Bosc et rejette le projet Dussard et Cellier.

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 Grasse est hostile à ce projet également et délibère le 17 octobre 1865. L'ingénieur des Ponts et Chaussées, au vu des réactions, propose alors d'abandonner ce projet et de promouvoir un projet de canal, avec prise à St Cezaire, et alimentant toutes les communes y compris Grasse.

decembre-2011-0227.JPG La ville de Grasse au bout du canal

 

Réaction de Cannes : le 18 octobre 1865, la ville de Cannes met en demeure la Compagnie de commencer les travaux prévus dans les deux ans après la signature du traité. La Compagnie intervient auprès du préfet pour faire taire les oppositions, notamment celle de l'ingénieur des Ponts et Chaussées. Le canal tant désiré commencera donc  par des luttes d’influence ! Le chantier gigantesque est confié à une société anglaise. Elle réalisera l’exploit de terminer la construction de l’ouvrage, long de 44 km,  le 16 août 1868, après seulement 2 années de travaux ! Aujourd’hui le canal est un élément fort de l’identité du territoire, il fait partie intégrante du patrimoine local.

decembre-2011-0156.JPGTout le long de ma promenade sans être véritablement bucolique, la balade permet d’admirer quelques monuments tels que la chapelle de Notre dame de vie et son étonnante légende. Elle est Jalonné de 300 ponts ancestraux, d'œuvres contemporaines et de paysages variés. Il y a fort longtemps la chapelle Notre dame de Vie était dédiée aux enterrements des enfants mort-nés qui étaient supposés, ressusciter quelques instants et pouvaient ainsi être baptisés avant d’être ensevelis. Notre Dame de Vie était un "sanctuaire de répit". De cette période subsiste le cimetière des enfants que l'on peut voir au travers du petit portail situé à la droite de la chapelle et de l'ermitage.

decembre-2011-0039.JPG la chapelle Notre Dame de Vie à Mougins

 

A la hauteur de la colline du Castelaras, on surplombe la chèvrerie de Mouans Sartoux et les jolies biquettes dans leurs pâturages. La chèvrerie vend directement les produits de son élevage : fromage frais et mi-frais aux pétales de rose, à la lavande, aux graines de moutarde, caprin (type camembert)… savon au lait de chèvre. C’est à cette hauteur que j’ai repéré un renard qui a vite pris la poudre d’escampette... C’est aussi dans cette partie de la promenade que les paysages sont immortalisés par Picasso qui possédait sa villa au bas de notre dame de vie. Mais aussi ceux de Pierre Bonnard, Fragonard ou Cocteau.

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  La Siagne est une rivière qui arrose le département des Alpes-Maritimes. Elle alimente le canal de la Siagne. C'est un petit fleuve relativement bien fourni tout au long de l'année dont les crues peuvent être importantes. Elle prend sa source sur la commune d'Escragnoles à 1435 mètres d'altitude et achève sa course dans la Méditerranée. Ce fleuve est essentiel à l'approvisionnement en eau du département des Alpes-Maritimes, je lui ai consacré un article qui lui, est vraiment buccolique (la riviere ou les poissons chantent).

decembre-2011-0178.JPGEscragnolles village des Alpes Maritimes est aussi célèbre pour son enfant du pays François Mireur. Il est celui qui entonne pour la première fois le Chant de Guerre pour l'Armée du Rhin, composé par Rouget de Lisle. Adopté par les volontaires marseillais qui le chanteront au cours de leur marche vers Paris en juillet, le chant deviendra ainsi la Marseillaise.

decembre-2011-0196.JPGLe village comme tout le bassin Cannois et Grassois est à l’origine du peuple figon. À la suite de la peste de 1420, la population du village fut anéantie, et, pour le repeupler, il fallut faire appel à des habitants de la région proche ou de l'arrière pays de Gênes les Figouns, grands mangeurs de figues et parlant le Figoun. Ce sont essentiellement des bergers des Alpes-Maritimes qui transhumaient sur la côte qui ont ainsi nommé les Ligures « maritimes » et ceux qui parlent les dialectes ligures de la côte ou de la montagne. Le patois de toute cette région en  a conservé sa particularité et est donc proche du Nissart et non du provençal…. Le canal de la siagne permet une petite promenade sympathique au coeur de l'hiver Cannois dans sa periode la plus dure de janvier/fevrier....
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"J'ai respiré le paysage et maintenant, je retiens mon souffle." Pierre Bonnard (Cote d'Azur, le pays des merveilles)
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  villa de milliardaire le long du canal

 

                                    DIAPORAMA DE LA BALADE



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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS

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