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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 11:42

Avril-2011-0199.JPG Sur la Cote d’azur ou en Provence, il est hors de question de ne pas se signaler quand on va sur un site de montagne, dans la garrigue ou un lieu perdu, car ici tout est vallonné, le moindre accident et l’on vous retrouve plusieurs jours plus tard. C’est pourquoi, comme toujours avant de partir, je donne à soso mon itinéraire et une fois arrivé à destination, je préviens la mairie ou le garde champêtre que l’on appelle maintenant la plupart du temps « police rurale ».

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La police rurale est une police administrative qui ne possède aucune limite géographique. Je la considère un peu comme les Rangers des parcs Américains. Ils sont la pour : Prévenir, renseigner, assister, secourir, surveiller (feux et incendie). Ils sont en voiture, à pieds, en motocyclette, à cheval et même en parapente dans le parc National du Mercantour.

Avril-2011-0177.JPG Leur rapport proche de la nature en fait des agents passionnés et donc plus agréables au contact de la population. A sillans c’est avec une dame que vous aurez à faire. Je gare ma moto à l’ombre sous les chênes, car la journée s’annonce très très chaude….. Sillans la cascade se situe dans le haut Var, le village est caché dans un écrin de verdure, il garde par certains aspects son caractère médiéval. Resserré autour du château, ses ruelles serpentent au gré des maisons anciennes. Mais sillans est surtout connu pour sa célèbre cascade.

Avril-2011-0082.JPG La Cascade est issue d'un affluent de l'Argens, " la Bresque " qui prend sa source dans la commune. Elle mesure 42 mètres de haut et se jette dans une petite retenue d'eau claire. Pour vous rendre au pied de la Cascade, il y a à la sortie du village, au niveau des parkings, un chemin forestier d’un petit kilomètre plutôt agréable puisqu'il longe de grandes étendues de fleurs et de verdures, (à la belle saison) bordés de platanes centenaires. Il  vous dirigera tout naturellement vers la cascade. Le début vous fera découvrir une large prairie jusqu’à l’entrée en forêt. Très vite, le bruit de la cascade se fait entendre. Là, un sentier descend jusqu’au pied de la cascade.

Avril-2011-0097.JPG  Les derniers mètres sont difficiles, puisque aucun aménagement n'a été fait. Des escaliers de bois et de pierres non sécurisés, à certains endroits le chemin se dérobe pour former des trous peu profonds, il faut se baisser pour passer sous des ombrelles de ronces. Mais cela en vaut la peine, le spectacle est merveilleux et on peut rester plusieurs minutes à contempler le paysage. On ne peut pas rester insensible devant un paysage si beau.

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Arrivée au niveau de l’eau, le charme s’opère devant ce joyau de la nature, et dans un grondement,  qui vient plonger parmi les rochers de tuf, dans un réceptacle, un "bénitier" autour d'une végétation constituée de chênes verts, aulnes, noisetiers et autres laurier-sauce. Une fois le spectacle apprécié , il faut revenir un peu sur ses pas et longer la rive droite de "la Bresque",  sur un sentier souvent humide et glissant, épousant les contours et ondulant le long de la rivière pour un parcours d’un kilomètre supplémentaire.

Avril-2011-0056.JPG Et bientôt, oh ! Surprise, sur la gauche, après avoir franchi un petit col, on aperçoit à travers la végétation luxuriante, la grande vasque d’une deuxième cascade dont la chute est bien moins élevée que la précédente. Elle n'en est pas moins belle, gracieuse même car s'étalant beaucoup plus en largeur, telle une chevelure d'argent.

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Après avoir plongé mon regard dans cette eau emeraude, je retourne récupérer ma moto pour me rendre au départ de la chute de la grande cascade. C’est Carole ma préposé du plus haut qui m’indiquera l’endroit en me faisant mille recommandation à la prudence. La falaise haute de 60 mètres est tout de même protégé par une petite barrière que l’on franchit sans mal pour se retrouver au bord du précipice.

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On pretendrait que la legende d'un tresor serait rattaché à cette cascade. Des resistants auraient envoyés au fond de la vasque des objets précieux pendant la guerre pour que les allemands ne puissent pas faire main basse sur ce tresor. Des plongeurs ont neammoins essayé d'atteindre le fond sans grand succés , puisque celui ci serait recouvert d'un amoncelement de branches d'arbres tombés de la falaise.

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La Bresque, grossie par la belle source du château de St Jean et le torrent, descendu du château de Fabrègue prend sa source à Fox-Amphoux. La succession de petites gorges sauvages, de prairies ombragées, de cascades, font de cette rivière une petite merveille. On se laisse charmer par la transparence des eaux, les reflets émeraude mis en valeur par le tuf des cascades. Elle continue son chemin vers Salernes, Entrecasteaux, et se jette dans l’Argens à l’est de Carcés.

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Je reprends ma route vers Salernes qui se trouve être la capitale provençale du carrelage rouge hexagonal appelé : « tomette », ensuite, je continue mon itinéraire sur Lorgues et je me retrouve dans ce que je considère être le meilleur du vignoble Varois. Quatre domaines ressortent du lot pour donner des vins d’exceptions, que j’ai tous possédé dans ma cave. Le château Saint Martin (Taradeau), le château Sainte Roseline (Lorgues), le château de Berne (Lorgues) le domaine Ott (Taradeau).

Avril-2011-0273.JPG Je m’arrête aux Arcs un gros bourg qui à appartenu à la famille des « Villeneuve ». Quand on franchit la porte de l’Horloge, on se retrouve dans un environnement médiéval, entrelacs de ruelles montantes et vieilles bâtisses. La partie comprise entre la tour (donjon du XIIIème siècle) et la place Paul Simon, dite le Parage, est la plus ancienne de la cité. J’en profite pour découvrir une adresse que l’on m'a souvent conseillé : Le logis du Guetteur.

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C’est un petit château fort qui a été transformé en « relais et châteaux »  souvent la marque smartbox m’envoie des « package » tout à fait intéressant sur cet hôtel. Après avoir visité les lieux en compagnie de la charmante réceptionniste, je suis persuadé qu’une nuit dans cet établissement avec diner gastronomique fera plaisir à soso comme celui que nous avons déjà fait au château Saint Victor des Oules prés d’Uzès.

Avril-2011-0239.JPGVoila ! C’est comme cela que se termine ma balade dans la perle verte du haut Var. Un conseil tout de même, l’été venez découvrir ces merveilles le matin, en effet vous profiterez d’une relative fraicheur en toute quiétude et vous aurez l’impression d’être seul au monde dans cette nature préservée au seuil du paradis.

Avril-2011-0264.JPGQue vous soyez simplement de passage ou habitants depuis des générations de ces lieux magiques, un endroit comme Sillans vous prendra par le cœur et ne vous lâchera plus jamais, qui sait, peut-être qu’une ondine a versé quelques filtres dans les eaux de cette rivière qui retombe dans ces cascades magiques…….

 

                           DIAPORAMA DE LA BALADE

 

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Published by BIKER06 - dans NOS BALADES
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 09:15

Avril-2011-0004.JPG Menton, petite commune des Alpes Maritimes, bénéficie d’un micro climat que la France entière lui envie ! Sur ce petit territoire baigné par la Grande Bleue, cerné par les montagnes, il est un petit paradis… Adossé à une falaise protectrice, recevant l’humidité et la douceur de la Méditerranée, sans subir les embruns, le quartier de Garavan est privilégié. Un rêve pour les jardiniers…

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  La douceur du climat a transformé ces collines en lieu de villégiature. A une autre époque, les anglais venaient s’y réchauffer l’hiver, y célébrer les couleurs du printemps. Sur cet éden, est implanté le Clos du Peyronnet, riche d’une diversité naturelle, la biodiversité y est exceptionnelle. Malheureusement ce jardin, n’est pas toujours ouvert au public. C’est un jardin privé, les propriétaires accordent quelques journées dans l’année pour la visite et justement aujourd’hui 04 Juin, c’est le « Rendez vous des jardins » que l’on célèbre un peu partout en France.

Avril-2011-0069.JPG  Le domaine a été construit sur un site panoramique dominant la mer. Cet écrin de verdure est le dernier refuge avant la frontière italienne qui se trouve quelques mètres plus loin. C’est aussi, le jardin le plus chaud de France ! Lorsque l’on chemine sur le bord de mer, ou par le chemin de fer, rien ne laisse imaginer... sauf peut être… le Buddleya madagascariensis qui s’est échappé ! Il a colonisé le talus contre la voie ferrée.

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Le portail en ferronnerie ouvragée est encadré d’une luxuriante végétation. La tonalité est donnée ! Ce jardin a été conçu et dessiné par Humphrey Waterfield. Botaniste passionné, collectionneur et gentleman. William Waterfield son neveu, poursuit son œuvre. Le style de ce jardin pourrait être très « british ». William, veille à garder un certain ordre, les dessins originaux sont conservés. Cependant il offre à ses végétaux, une grande liberté. Une belle exubérance, avec un petit air exotique, très « jungle » !

Avril-2011-0084.JPG Au bout de l’allée, on débouche sur le « Great Circle », devant la grande villa d’inspiration italienne construite en 1879.  Les végétaux lui volent la vedette, très vite on ne sait où poser les yeux. La propriété s’étend sur 5 hectares. Le terrain se décline en pentes douces, puis en terrasses. Chaque parcelle a été pensée, réfléchie pour installer les végétaux.

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Certaines parcelles portent des noms évocateurs : Magnolias’s terrasse, Plumbago’s bed… Le jardin a été dessiné par Humphrey Waterfield, peintre, paysagiste. Chaque vue est encadrée par les plantes, de même les fabriques servent de cadre aux végétaux.

Avril-2011-0086.JPG  Au détour d’une allée on découvre un bassin circulaire. Les terrasses se prolongent en pergolas. Au bout des sentiers on trouve une vasque, une statuette, un banc de pierres… Tout est surprise ! La lumière est au rendez vous. Dans cet entrelacs de verdure, elle forme comme des halos, des projecteurs mettant en scène des fabriques, des statuettes…

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La végétation a peu à peu gommé le style anglais. L’architecture est envahie, vampirisée par les lianes, les buissons, les arbres aux dimensions impressionnantes ! Sur les vestiges d’une terre de production, produisant olives et agrumes, l’eau est restée un symbole clef. Les cinq bassins en escaliers semblent se jeter les uns dans les autres ! Ils ouvrent une perspective qui dirige la vue jusqu’à la mer. Cet axe visuel, donne un vrai cachet au jardin et lui confère sa particularité.

Avril-2011-0167-copie-1.JPG Les volées d’escaliers croisent des chemins étroits, qui conduisent vers des pergolas où prendre le frais. Le concepteur a su donner l’impression de grandeur, le visiteur se promène et se perd. Tout un art qui trouve son paroxysme dans une savante perspective…
Le but d’une promenade dans un jardin n’est il pas de se perdre au milieu de plantes venues du monde entier... et de savourer le charme d’un lieu pleinement habité.

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Le Clos du Peyronnet renferme une multitude d’espèces remarquables. Le micro climat exceptionnel a permis d’acclimater des plantes des régions tropicales et sub-tropicales. Bulbeuses, succulentes, plantes, lianes ont été rapportées lors de voyages, d’expéditions. Des échanges ont été faits avec des jardins botaniques, la Société Royale d’Horticulture en Angleterre, les riches propriétaires et botanistes de la Côte d’Azur. Le sol est riche de promesses…

Avril-2011-0171.JPGLes bulbeuses sont partout. Chaque mètre carré est truffé de merveilles en attente. Plusieurs aires sont réservées à une collection en pots. Explosion de couleurs au printemps !

Le clos du Peyronnet est le dernier des jardins de Menton qui soit resté la propriété d’une même famille depuis 1915. Choyé par trois générations de Waterfield, le clos témoigne de l’émerveillement des Anglais pour les possibilités d’acclimatation botanique sur la Côte d’Azur et de leur intérêt pour les essences méridionales.

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  La famille Waterfield collectionne plus de 600 espèces ou variétés de plantes d’origine subtropicale ou méditerranéenne, avec notamment les plantes bulbeuses d’Afrique du Sud. Ce jardin associe couleur et mouvement par le jeu de l’escalier d’eau constitué de bassins successifs, dont la dernière marche est... la Méditerranée, la Grande bleue. Le paysagiste Humphrey Waterfield a joué si savamment avec l’espace que le clos paraît bien plus étendu. Son neveu, William, l’actuel propriétaire, ne cesse d’enrichir le jardin tout en lui laissant une grande liberté de végétation.

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  Le jardin possède aussi des collections de cistes, de sauges exotiques et de plantes à bulbes,Chasmanthe, Dietes, Calodendron , Capensis, Afrocarpus gaussenii ,Acacia, Salvia, succulentes, Aloe,Agave,Babiana rubrocyanea, Urginia maritima ou Scille de mer.

Avril-2011-0194.JPGle petit coin coquin de la propriété


William Waterfield a consacre sa vie à ce site depuis plus de 30 ans. Il a réussi à transformer ce jardin d’hivernage en un endroit qui satisfait son amour des plantes tout au long de l’année. Mais ce jardin est aussi une page d’histoire pour la famille Waterfield, le témoin d’une époque.

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  Les oliviers ont six ou sept cent ans. Au départ c’était une oliveraie et ensuite des agrumes ont été plantés. La maison a été bâtie en 1897 ; le jardin d’agrément date de ce moment là. William est un collectionneur éclectique de plantes subtropicales et tropicales, en faisant confiance au climat exceptionnel de Menton, qui autorise bien des fantaisies d'acclimatation... Ou comment l'émerveillement des Anglais pour l'acclimatation botanique sur la Riviera a suscité la création et le maintien de jardins extraordinaires...

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REVOIR MES ARTICLES SUR LES AUTRE JARDINS REMARQUABLES DE MENTON: CLIQUEZ SUR LES LIENS

 

le jardin de Maria Serena

 

Le Mas Flofaro (la citronneraie)

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Fontana Rosa & les Serres de la Madone

 

Le Val Rameh

 

Le jardin Hanbury

 

                                 DIAPORAMA DU JARDIN

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 20:06

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Le village médiéval avec ses maisons et ses vieilles rues piétonnes et le panorama aux alentours justifient pleinement un détour et une visite du Bar-sur-Loup, dénommé aussi "la cité des Orangers". Dynamique économique du village pendant fort longtemps, le Bar sur loup est à l’oranger ce que Menton est au citron.

Avril-2011b-0017.JPG  Servez vous ! c'est gratuit

 

Autrefois, la cueillette commençait vers 5h du matin : hommes, femmes, enfants prenaient des draps en toile de jute, des échelles et partaient cueillir la fleur. On disposait les draps sous les arbres et l’on montait aux échelles faire la cueillette des fleurs, une à une pour ne pas les endommager. Un oranger donne environ 12 à 15 kg de fleurs, certains arbres peuvent en fournir jusqu’à 30 kg… Ensuite toutes les fleurs sont regroupées, mises en sac pour être livrées par un courtier aux usines de parfumerie de Grasse, qui en distillent deux produits : l’Essence de Néroli pour la parfumerie et l’eau de Fleur d’Oranger pour l’alimentation en pâtisserie.

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Il faut environ 1000 kg de fleurs pour donner 1 kg d’essence. L’extraction par solvants volatiles est un procédé pour recueillir la « concrète » et « l’absolu ». Les Alpes Maritimes est le département français où la distillation du Bigaradier est la plus importante de France.

Avril-2011b-0009.JPG  la ciamada Nissarda

 

Le paysage pentu de nos campagnes est composé de « restanques » ou terrasses en escaliers tenus par des murets de pierres sèches. Leur entretien est pénible mais au Bar sur Loup, on cultive intensément l’Oranger Bigaradier, grâce à son micro-climat particulièrement doux. Chaque année se déroule la fête de l’oranger avec ses décorations, ses concours de confitures et de vins d’orange. La fête est animée par la fameuse Ciamada Nissarde, le groupe folklorique le plus populaire du pays Niçois.

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Mais le personnage le plus populaire de la cité se trouve être celui par qui l’Amérique doit son Indépendance : François-Joseph Paul de Grasse, dernier garçon d'une famille de la noblesse issue des anciens princes d'Antibes, François-Joseph nait au château familial du Bar-sur-Loup où il passe la plus grande partie de son enfance.

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L'Amiral de Grasse François-Joseph, Paul de Grasse, Marquis de Tilly, des Prince d’Antibes, Lieutenant Général des Armées Navales, Commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, Chevalier de Malte, membre fondateur de la Société des Cincinnati est l’un des plus grand héros de l’histoire de France et des Amériques.

Avril-2011b-0046.JPGLe château du Bar sur Loup voit naître le 13 septembre 1722, François-Joseph, Paul, Comte de Grasse. A cette époque un pont-levis, enjambant les douves, était la seule voie d’accès à l’imposant château. Le donjon, dont la base héberge actuellement l’Office de Tourisme était une tour haute de sept étages, lieu stratégique de surveillance des Gorges du Loup. Flanqué de plusieurs tours d’angles, ces bases étaient enrochées en contrebas.

Avril-2011b-0063.JPG  jolies bouteilles pour le vin d'orange

 

En 1778, la guerre éclate entre la France et l’Angleterre. Grasse a 54 ans, ce nouveau conflit lui offre l'opportunité de se distinguer et d'entrer dans l'Histoire. C’est sur l’ordre de Louis XVI qui le nomme lieutenant général des armées navales que le comte de Grasse part de Brest le 22 mars 1781 avec une escadre pour aller au secours des américains, en lutte contre les anglais pour leur indépendance.

Avril-2011b-0091.JPGÀ la tête de 20 vaisseaux, 4 frégates et 120 bâtiments transportant 3 200 hommes de troupe, il va soutenir Washington, La Fayette et Rochambeau devant le fort de Yorktown. Le 5 septembre 1781, il débarque hommes et matériels dans la baie de la Chesapeacke, puis averti par une frégate de l’arrivée d’une escadre anglaise, il appareille très rapidement et entame le combat afin d’empêcher le ravitaillement de Yorktown par les vaisseaux anglais. Il ecrase les anglais. A terre, le siège commence. Le 18 octobre, Lord Cornwallis capitule. L’indépendance américaine est acquise.

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confiture d'orange amére

 

Le 5 juillet, de Grasse reçoit l’appel à l’aide de George Washington et du général Rochambeau, le commandant du corps expéditionnaire français débarqué le 11 juillet de l’année précédente dans le Rhode Island. Cette troupe d'un peu moins de 6 000 hommes a passé l’hiver dans un camp retranché à Newport, en attendant les renforts promis par Louis XVI.

Avril-2011b-0172.JPGLa situation des Américains est alors très difficile : pas d’argent, plus de médicaments, des désertions en masse, deux importantes armées anglaises stationnant à New York et en Virginie... Les troupes anglaises installées à New York sont nombreuses et solidement retranchées.

Avril-2011b-0113.JPGRochambeau conseille à Washington de marcher plutôt vers l’armée anglaise du sud commandée par Charles Cornwallis, installé dans la presqu’île de Yorktown à l'entrée de la baie de la Chesapeake. Depuis son camp retranché, Cornwallis peut menacer les environs en recevant des renforts de la mer, car les escadres anglaises patrouillent le long de la côte américaine.

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Les troupes de Rochambeau, très éloignées de Yorktown commencent une marche forcée vers le sud de plus de 600 km, en laissant de côté l’armée anglaise de New-York, alors que les quelques centaines de cavaliers de La Fayette et du général Waine remontent vers la baie jusqu’à Williamsburg. Mais l’essentiel vient de la mer : le 30 août, les 28 navires de ligne et les 4 frégates de De Grasse se présentent à l’entrée de la Chesapeake et jette l'ancre dans la baie de Lynnhaven. Le débarquement des troupes, sous les ordres de Grasse commence aussitôt.

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au loin , l'entrée des gorges du Loup

 

La situation des Français reste pendant plusieurs jours extrêmement aventureuse, car avec 8 000 soldats réguliers et 9 000 américains loyalistes, Cornwallis dispose de forces très supérieures. L’armée de Rochambeau est encore loin, mais de Grasse envoie 4 navires bloquer les rivières James et York puis attaque les Anglais. La victoire est rapide et Cornwallis capitule. La nouvelle de la victoire est accueillie par des transports de joie dans toute l’Amérique et à Versailles. « Jamais la France n’eut un avantage aussi marqué sur l’Angleterre que celui-là.

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Comme l’a souligné l’historien américain Morrison, sans la victoire du comte de Grasse, ce n’est pas la reddition de Cornwallis mais celle de George Washington que l’histoire aurait enregistrée. Yorktown serait même devenu un « Waterloo naval ».  De grasse a été le premier instigateur de l'independance Americaine. De tout temps, la marine Américaine a possédé respectivement plusieurs bateaux appelés : USS comte de Grasse. Grand hommage à celui qui restera gravé dans le panthéon des héros Américains. Celui qui a donné son nom à l'une des plus belles villes de la Cote d'Azur.

                             DIAPORAMA DE LA FETE

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 19:22

Avril-2011-0258.JPGL'un des nombreux stands d'Association culturelle Niçoise 

 

La traditionnelle Fête des Mai de Nice réserve ses journées de dimanche aux Etats de Savoie et Transfrontaliers. A cette occasion, les communes italiennes du Comté de Nice, Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rochetta-Nervina sont présentes dans les jardins des Arènes de Cimiez.

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Ainsi, pour la troisième fois consécutives, maintenant depuis 1860, le Comté de Nice retrouve son intégralité territoriale et historique, avec la présence de ces six communes Italiennes. Leur participation à la fête ces jours là, sont le témoignage des échanges importants initiés depuis plusieurs années et ayant pour objectif de mener de nombreuses actions collectives afin de valoriser le patrimoine transfrontalier dont nous partageons les racines. Le Niçois est trilingue, il parle le Nissart, l’italien et le Français, C’est Nissa en Nissart, Nizza en Italien et Nice en Français.

Avril-2011-0174.JPG  Ces racines, vous les retrouverez aussi à travers les prestations de groupes musicaux venus de Ligurie et du Piémont, de la musique, des chorales et des groupes qui animent les Arènes de Cimiez.

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Pour les Niçois, la Fête des Mai est l’occasion de s’immerger pendant tout un mois, dans leur Culture et leur Histoire. Cette année, afin de mettre en avant la richesse, la diversité et le dynamisme du patrimoine culturel niçois, la Fête des Mai propose un contenu différent. Avant de se dérouler aux Arènes de Cimiez et jusqu’aux années 60, le « Festin des Mai » était organisé dans les quartiers de Nice et en particulier au cœur de la vieille ville.

Avril-2011-0217.JPG le groupe folklorique lou Cairèu Niçart

 

A l’occasion, les rues et les places se paraient de guirlandes et de lampions. Encore de nos jours, dans les jardins de Cimiez, on dresse le « mât de cocagne » qui représente l’arbre de vie, symbole du Printemps, sous les bravos des participants et sur l’air de « Nissa la Bella », véritable hymne niçois que l’on doit au poète Menica Rondelly, qui a redonné aux « Mai » ses lettres de noblesse. Un hymne qui est repris en cœur par tout un peuple.

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Cette fête est issue de lointaines réminiscences païennes, lorsque le retour du Printemps était honoré dans l'ensemble des villes et villages qui bordent la Méditerranée, de San Remo à Nice et d’Antibes à la Napoule. D’ailleurs ici, on ne dit pas la mer Méditerranée, mais on dit  la mer Ligure.

Avril-2011-0262.JPG apprendre le Nissart aux pitchouns en dessin 

 

 A cette occasion, on dressait l'arbre de Mai et, la journée durant, la foule « tournait le Mai », c'est-à-dire dansait autour d'un tronc d'arbre couronné de fleurs et orné de longs rubans multicolores. La fête se déroulait sur les places des villages, devant le Palais des rois de Sardaigne à Nice, près du Cours Saleya et dans chacun des hameaux de la commune.

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Le theatre de marionette Niçois ou l'on joue le Présapi

 

L'un des « festins de Mai » les plus grandioses se déroula en 1821, lors de la visite des souverains Sardes à Nice. Victor Emanuel Ier et son épouse assistèrent, confortablement installés dans une loge dressée pour la circonstance, à une gigantesque parade où défilèrent et dansèrent plusieurs dizaines de jeunes niçoises toutes vêtues de blanc.

Avril-2011-0229.JPG   l'oeillet,la violette, le mimosa brodé sur le costume

 

Il fut un temps à Nice où chaque quartier en son carrefour le plus important organisait son festin de mai. Le développement de la circulation automobile sonna la mort de cette pratique à la fin des années cinquante et le mai fut transféré dans les jardins des Arènes de Cimiez ou se déroule le plus prestigieux des festivals de jazz en Europe.
Cette fête traditionnelle trouve ses origines à une époque lointaine où était honorée la Déesse de la Terre. Le rite exigeait alors, d’aller abattre un pin dans la forêt. Il s’agissait ensuite de l’orner de guirlandes de fleurs, de banderoles et de l’installer dans le temple. Le pin représentait le Dieu ATTIS, endormi pendant les longues nuits d’hiver et réveillé par la Déesse CYBELE au printemps, pour fêter le renouveau de la nature. 

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Dans toutes les civilisations, quel que soit le lieu ou l’époque, le changement de saison donnait lieu à de multiples réjouissances qui perdurent dans de nombreuses provinces d’Europe. Nice s’inscrit pleinement dans cette tradition. A l’occasion de cette fête très populaire, les familles Niçoises se retrouvent dans les jardins de l’ancienne cité romaine de Cemenelum (Cimiez), à l’ombre des oliviers. Autour d’un pique nique, parents, enfants et amis dégustent les spécialités de la cuisine Niçoise comme la socca, la pissaladière, le pan bagnat, la tourta de blea….La culture et la langue Niçoise sont à l’honneur tout au long de ces journées au travers des chants et des danses du comté de Nice.

Avril-2011-0270.JPGle mat de cocagne 

 

Après une interruption due aux guerres, la tradition de la « festa dei Mai » fut de nouveau perpétuée sous une forme nouvelle adaptée aux contraintes de la vie moderne. Pendant les fêtes, le centre de chaque quartier était décoré d’un « motif »central suspendu aux guirlandes et lampions.
Ce motif remplaçait l’arbre de vie (la biga) que l’on avait coutume de planter pour symboliser le renouveau de la nature. Durant toute cette période festive, les niçois dansaient, mangeaient et jouaient au « vitou », à la « pignata » à la "mourra" ou au « pilou », c’était le temps de « vira lou mai ».

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Un jury primait le plus beau « mai ».Dans la même tradition que celle de carnaval, les quartiers élisaient une reine des « Mai ». Un jury primait le plus beau « Mai » de quartier et la plus belle des Reines, ce qui donnait lieu à une grande fête de clôture qui se tenait principalement au théâtre de verdure.
Cette année encore lu festin de Nissa est animé par les deux groupes niçois les plus populaire. Lou Cairèu Niçart et la Ciamada Nissarda.

Avril-2011-0272.JPGle comté et son territoire Italien, et sa capitale Nizza en mer Ligure 

 

Lou Cairèu Niçart a été fondé en 1947. Il est composé de 40 danseurs et 10 musiciens. Le costume des danseurs et des danseuses a été dessiné en 1948 par le Conservateur du Musée Masséna de Nice d’après des gravures du XVIIIème siècle. Il représente le niçois et la niçoise en habits de fête.

Avril-2011-0249.JPGIssa Nissa Per tougiou la BSN.  Degun m'esquissa ahura basta . A qui li sian 12 per juga

 

 La jeune fille porte une ample jupe de tissu rouge ou bleu à motif d’abeilles recouvrant plusieurs jupons de dentelle. Chemisier blanc en dentelle, corset de velours noir, châle et tablier brodés, capeline constituent les autres éléments du costume. La chevelure est ornée d’un bonnet rouge rehaussé d’une coiffe blanche en dentelle appelée Cairèu.

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 Le jeune homme porte une chemise blanche et un gilet de couleur rouge, le pantalon blanc est tenu à la taille par une large ceinture de coton rouge la "taiola". A l’occasion de certaines danses, le garçon porte à la taille le bonnet rouge du pêcheur. "Lou Cairèu Niçart" anime le célèbre Carnaval de Nice. Danseurs et danseuses à cette occasion déguisés en arlequins, font sauter un pantin de toile "lou paillassou" sur une bâche tendue et le projettent au milieu des spectateurs.

Avril-2011-0256.JPGSocca la bella 

 

la Ciamada Nissarda est constituée d'une soixantaine de membres, le groupe fait corps avec l'identité niçoise depuis sa fondation en 1925. Alors que l'Europe est sur toutes les lèvres, cette " bande d'amis " met en exergue les vieilles traditions des danses folkloriques, chants traditionnels et théâtre niçois. La Ciamada Nissarda signifie  « Aubade Niçoise ». Du costume de la bouquetière à celui du paysan et du pescadou traditionnel en passant par celui de Carnaval, la Ciamada Nissarda n'a pas changé sa devise : perpétuer les traditions niçoises en France et dans le monde entier.

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  Le groupe s’est produit à Porto Rico , Stockholm , Londres , Moscou , St Peters bourg , Québec , Montréal , Salt Lake City , Sacramento , Los Angeles , Bruxelles , Vienne , Budapest , Istanbul , Rome , Venise , Naples , Le Caire et la liste est encore longue. En Mai 2010, La Ciamada Nissarda a représenté la France lors des journées Européennes qui se sont déroulées lors de la Foire exposition universelle de SHANGHAI, et très prochainement en Colombie. Il est considéré comme le plus beau groupe folklorique de France.

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Groupe folklorique de la ciamada nissarde

 

Les danseuses portent le costume des bouquetières : une jupe ou cotillon à rayures, soutenue par de nombreux jupons en dentelle parsemés de rubans rouges, un chemisier blanc en dentelle, un châle et un tablier en cachemire brodé, et la traditionnelle capeline aux croisillons velours. Les avants bras sont recouverts par des mitaines noires crochetées. Comme bijoux, la Niçoise arbore uniquement une croix d'or retenue au cou par un simple petit ruban noué court.

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  Les danseurs valorisent le costume des pêcheurs : Pantalon à large rayure rouge, chemise blanche à soufflet, taïole rouge (Ceinture de flanelle enroulée autour de la taille), Bonnet phrygien et cordon rouge en guise de cravate. Les danseurs et les danseuses revêtent le costume de Carnaval, dans de différents costumes multicolores,  de forme ou d’allure arlequine, pierrot à large collerette, à pois ou rayures.

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 Ahura embé regret vous laissi, Es devèr d'ana à l'oustau ... ciao pat

 

Le costume traditionnel Niçois est un habit joyeux et lumineux rempli de soleil. Il n’est pas triste ! Pour les hommes, il varie, que vous soyez pêcheurs ou montagnards. La moyenne d’âge des membres de la ciamada est de 24 ans ….. C’est la jeunesse et la gaieté. C'est notre pays et on l'aime...

 

                                       DIAPORAMA DE LA FETE DES MAI

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 09:00

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Le terme dame désignait particulièrement, dans le langage de la Chevalerie, la Femme à laquelle un chevalier consacrait ses soins et ses exploits. Il a rompu des lances pour sa dame. La dame de ses pensées. Porter une écharpe aux couleurs de sa dame. En écoutant le troubadour » Eric Derrien », j’ai bien aimé la légende de Berthe au grand pied et j’ai voulu vous la faire partager.

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Lorsque Pépin le Bref décida de se marier, ses conseillers partirent en quête d'une fiancée de bonne noblesse dans divers pays. Mais le roi ne parvenait pas à faire son choix. Jusqu'à ce qu'un trouvère qui avait parcouru une bonne partie du monde vînt lui chanter la beauté de Berthe, fille du roi de Hongrie, aussi intelligente que fine et sage. Elle n'avait qu'un seul défaut : l'un de ses pieds était trop grand.

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«Les pieds restent cachés sous les jupes», se dit le roi. «Qu'on amène donc Berthe à Paris ! ». Pépin fit alors charger trente chevaux d'or et d'argent, équipa une douzaine de chevaliers le plus richement du monde, et la troupe prit le chemin de la Hongrie. La belle Berthe n'était pas joyeuse après avoir donné son consentement, quand il lui fallut quitter son pays natal et sa famille. Mais ses parents lui dirent pour la réconforter.

Aout-2010-0308.JPG  «C'est dans la douce France que tu t'en vas, ma chérie ! Où trouverais-tu plus beau pays au monde ? Nous ne t'oublierons pas, sois-en sûre ! ».
Et Berthe s'en alla donc vers la France. En route, son cortège fit une halte chez le duc de Mayence, qui s'étonna fort en voyant la princesse Berthe. Ce duc avait une fille, Alista, qui ressemblait à Berthe comme une sœur. Sauf les pieds, qu'elle avait justement très petits. Il ne fut donc pas étonnant que les deux demoiselles se prissent vite d'amitié l'une pour l'autre. Berthe était si enchantée de sa nouvelle amie qu'elle proposa d'en faire sa suivante, et de l'emmener avec elle en France.

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Lorsque tout le monde arriva à Paris, la princesse hongroise était si lasse de son long voyage qu'elle fit cette proposition à sa nouvelle amie. «Chère Alista, je t'en prie, remplace-moi ce soir. Que l'on te présente au roi à ma place. Cela ne durera pas longtemps, et de toute façon les gens n'y verront rien. Nous nous ressemblons tellement! » Alista accepta très volontiers : elle se revêtit de l'une des plus belles robes de la princesse hongroise et se rendit à la salle de réception pour la cérémonie de la présentation. Seulement, cela lui plut très fort de se trouver ainsi auprès du roi !

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Alors elle décida de remplacer sa maîtresse pour toujours. Alista paya très cher deux serviteurs, qui enlevèrent Berthe et l'emmenèrent en secret dans la forêt la plus profonde. Là, ils avaient ordre de la tuer. Mais ils n'en eurent pas le cœur, ils hésitèrent devant tant de beauté. Ils l'abandonnèrent donc à son sort, et s'en retournèrent à Paris. La pauvre Berthe erra longtemps dans la forêt obscure, elle se déchirait les jambes dans les fourrés épineux, dormait à même le sol nu et se nourrissait de fraises et de framboises. Jusqu'à ce qu'un jour, elle débouchât en une prairie où elle vit une petite chaumière. C'était là que vivait le charbonnier Simon, avec sa femme et ses deux filles. Berthe vécut neuf ans et demi dans la cabane du charbonnier, et jamais elle ne trahit sa véritable identité.

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La reine de Hongrie Blanchefleur n'oubliait pas sa fille. Dès qu'elle en avait l'occasion, elle envoyait des messages en terre de France, et était fortement inquiète de ne recevoir de sa fille que de très brèves informations. On peut comprendre qu'Alista n'adressait à la cour de Hongrie que des mots très prudents. Aussi, quand la reine de Hongrie invita sa fille à venir la voir en son pays, Alista lui répondit qu'elle ne pouvait faire le voyage, étant malade. Cela décida la reine de Hongrie. «Je vais aller voir Berthe en France ! »

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Ce fut en vain que le roi son époux tenta de la dissuader d'entreprendre un si long et si pénible voyage. «Si Berthe a supporté ce voyage, je le supporterai bien aussi, moi !»déclara-t-elle. Et elle se mit en route. En apprenant cela, Alista eut grand-peur. Elle se mit vite au lit, en se déclarant malade. Ce fut ainsi que la reine de Hongrie trouva celle qu'elle croyait être sa fille, au lit dans une chambre obscure, aux rideaux tirés.

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La reine se jeta sur la fausse Berthe dans son lit, et se mit à caresser sa fille comme un bébé. Ce fut alors qu'elle remarqua que celle qui était dans le lit avait bien le même visage que Berthe, mais avait des petits pieds : tous deux semblables. «Tu n'es pas ma fille !» s'exclama la reine. Et elle se hâta d'aller raconter au roi cette nouvelle stupéfiante.

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Le roi Pépin le Bref se fâcha très fort. Il fit venir Alista devant lui, et elle, tout en pleurs, avoua tout. Ensuite le roi entendit les deux serviteurs qui avaient été chargés de l'horrible besogne, et eux aussi confessèrent tout. Ils menèrent le roi jusqu'à l'endroit de la forêt où ils avaient abandonné la malheureuse princesse hongroise.
Le roi fit rechercher Berthe, et il chercha lui même, dans toutes les directions. Il commençait à se faire à l'idée qu'elle avait dû périr dans la forêt, quand il parvint lui aussi à la chaumière du charbonnier. Là, devant la maisonnette, il vit une très belle jeune femme qui rapportait une cruche d'eau de la fontaine. Et il remarqua aussi que l'un de ses pieds était chaussé d'un très grand sabot.

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Pépin l'interpella «Dites-moi qui vous êtes ! Vous devez me suivre, je suis le roi de France !» Berthe, effrayée, répondit «Ah, Sire, ne me faites pas de mal ! Je suis la reine de France, la fille du roi de Hongrie, l'épouse de Pépin !»
«Et Pépin, c'est moi ! »S’exclama le roi, tout heureux. Et il prit Berthe sur son cheval. Tout se termina très bien. Le roi fut miséricordieux, car Berthe au grand pied et aussi au grand cœur, plaida en faveur de tous. Sauf d'Alista, qui fut honteusement chassée de Paris.

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Les deux serviteurs reçurent une bonne volée de coups de bâton, mais ensuite le roi les récompensa richement parce qu'ils n'avaient pas tué Berthe, comme ils en avaient reçu l'ordre. Le charbonnier Simon, qui ne parvenait pas à croire qu'il avait hébergé chez lui durant dix ans la reine de France, fut élevé au rang de chevalier, et reçut comme armoiries une fleur d'or sur champ d'azur. La reine de Hongrie pleurait, puis riait, et se réjouissait fort de n'avoir pas écouté les conseils de son époux, qui ne voulait pas la laisser aller en France.

Aout-2010-0042-copie-3.JPG Qui sait comment tout cela aurait fini, si elle ne s'était pas décidée à ce voyage ! «Mais si vous n'aviez pas retrouvé Berthe», disait-elle au roi Pépin, «je vous jure que de mes propres mains je vous aurais raccourci d'une tête ! ». Peu de temps après les retrouvailles, on célébra de façon grandiose, pour la deuxième fois, le mariage de Pépin le Bref, mais cette fois avec la véritable Berthe, fille du roi de Hongrie. Et les époux royaux vécurent ensemble de longues années heureuses, et ils régnèrent avec une grande sagesse sur le doux pays de France.

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Origine du conte
Berthe au grand pied (vers 1275) est la mise en roman d'une légende concernant la mère de Charlemagne. Le troubadour Adenet s'inspira de cette histoire pour écrire «Li Roumans de Berte aus grans piés», où l'héroïne, une princesse de Hongrie, se voit substituer une rivale lors de son mariage avec Pépin. La mystification sera découverte par Blanchefleur, mère de Berthe, lors d'une visite à Paris. Pépin retrouvera lors d'une partie de chasse la vraie Berthe qu'il épousera. Elle devint reine de France et mère de Charlemagne.

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L'histoire : Berthe ou Bertrade, dite au grand pied était la fille de Caribert II comte de Laon et de Gisèle d'Aquitaine, Son mariage avec Pépin est daté de 743-744. Reine de France, elle est la mère de l'empereur Charlemagne et de son frère Carloman. Elle mourut le 12 juin 783 à Choisy-au-Bac et sa dépouille fut inhumée en l’église de l’abbaye royale de Saint-Denis.

  C'est avec ce 4e episode que ce termine les aventures des templiers de Biot avec cette extraordinaire fete qu'il ne faut surtout pas manquer.

             DIAPORAMA DES GENTES DAMES DE BUZOT

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 18:20

Avril-2011-0098.JPG L’an dernier, quelque 35000 curieux étaient venus découvrir les artisanats d’autrefois, les combats de chevaliers, les spectacles de fauconnerie. Cette année, le programme est riche, le village entier est placé en mode médiéval. Les stands abrités sous de vastes toiles blanches se succèdent, illustrant la calligraphie sur parchemin, l’art de souffler le verre, de fondre le cuivre …

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Les artisans comme de nombreux biotois jouent le jeu et déambulent parés de leurs costumes de lin. Des chevaliers, des rois, des reines, des gueux aux dents sales qui font peur même aux adultes. Des conteurs aussi qui s’exclament aux quatre coins du village. Au sol, la paille recouvre les pavés. Au moment de faire ripaille, les menus ont eux aussi remonté le temps. Mais le bonheur est tout de même dans l’écuelle.

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Et une fois les bedaines repues, place aux spectacles, au pied du village. Joutes, tournois d’archers, vol de rapaces, défilés aux flambeaux, feux de joie, jongleurs, magiciens et troubadours envahissent ruelles et places ….
La tribune est assiégée pour les spectacles, des milliers de personnes défilent dans les rues du village. Il est difficile de comptabiliser le nombre de visiteurs venus assister aux différentes animations quand l’accès est libre et non payant.

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Selon les habitués, ce nombre serait supérieur à celui de l’an dernier. Des le premier jour, la manifestation est déjà victime de son succès. De nombreux commerçants sont en rupture de stock de nourriture dés le début de l’après midi. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les buvettes tenues par les associations biotoises en ont largement profité pour remplir leurs caisses.

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Tout démarra le vendredi soir à 18h, Ils partirent vingt, cinquante, cent, mille biotois de l’office de tourisme, mais par un prompt renfort de Niçois, d’azuréens et d’étrangers, ils arrivèrent plusieurs milliers au stade de la fontanette pour l’embrasement de la cité, clou de cette première soirée.

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Biot a vécu une très belle soirée dont se souviendront surement pendant longtemps ceux qui comme moi y ont assisté.
Et pourtant, le démarrage avait été un peu difficile, avec un peu de retard à l’allumage du à une arrivée tardive de la troupe germanique venue renforcer cette année les troupes des  commanderies françaises et italiennes.
Le maire, a rappelé l’importance de ce rendez vous et le lien historique qui unit les templiers et la cité des potiers devenue au fil du temps la cité des verriers.

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Je dois féliciter, Christine Tabusso qui est l’initiatrice de cet événement gigantesque et qui comme beaucoup de personnes dans les Alpes Maritimes, des liens se sont crées ,  grâce à la moto Harley Davidson qui nous unit avec son père. Quel paradoxe une fois de plus, l'association du médiéval et du cheval mécanique americain.
Comme le veut l’histoire, Biot est désormais sous la protection de sir Thibaut : «  nous te confions cette ville, à toi de la protéger » déclareront les organisateurs de la cérémonie avant d’ouvrir officiellement cette édition 2011.

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De très bonne heure, a quelques heures du lancement de la journée, tout le monde, organisateurs, troupes et figurants, était au « taquet ». Ici, on ne replonge pas dans la Grèce antique, mais dans l’époque des templiers. La troupe des » blancs Manteaux » vient de débarquer et le sénéchal de la compagnie est tout de suite audible et donne les directives. Ils installent leur campement sur la place de la vieille ville, deux camions avec six tentes et un grand auvent vont constituer le décor et sont tout de suite installés.

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Mais parfois, on peut aussi se faire rattraper par son temps. « Des allemands doivent les rejoindre et ceux-ci viennent d’avoir  des problèmes avec la douane volante à cause des épées qu’ils transportent. A croire que dans l’autre sens, coté italien la frontière devient plus facile pour passer ! Il vaut mieux laisser entrer des tunisiens que des allemands avec leurs épées du moyen âge pour faire un spectacle. Mais arrêtons la polémique, on est en droit de supposer que nos chers douaniers fassent bien leur boulot et ne font jamais de zèle !

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Sur ces entrefaites, arrivent la compagnie templière de Hyères dans le var, flanqué de la croix rouge sur leur costume blanc, ce sont tous de grands gaillards portant la barbe.
Sur le chemin, dans les ruelles du village, on s’active partout, les commerçants installent les affiches, les toiles de jute, les oriflammes avec la croix. «  Tout le monde joue le jeu à fond ». Tout d’un coup, un jeune homme à la barbe bien fournie vient récupérer sa « commande ». 2.5 M2 de terre végétale. Un monticule déversé sur le bitume au centre de la rue principale et qui va faire son bonheur. C’est qu’il ne vient pas d’à coté le bougre ! Sa compagne et lui-même, viennent des Pyrénées orientales. Ils vont proposer une initiation à la poterie avec un four, composé lui aussi de terre et de briques.

Avril-2011-0245.JPGC’est maintenant au tour des chevaliers de crussol avec des chevaux pour des jeux d’adresse et des tournois amicaux, à moins que quelques combats ne viennent perturber l’atmosphère car on annonce la visite de l’ignoble chevalier noir , malheur à celui qui le rencontre, cet homme est damné..

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Une trentaine de passionnés campe dans un véritable musée vivant peuplé de chevaliers et destriers, d'écuyers, d'hommes d'armes, d'archers, d'artisans, d'herboristes et de cuisinières. On y voit sire Giraud capitaine, le chevalier Richard, Yort le barbare, le prince abdallâh, le chevalier jacques, dame Aneska et dame Théodora …. Tout ce petit monde propose une taverne médiévale avec des plats cuisinés, des cochons à la broche, des gamelles de plus d’un mètre cinquante de diamètre pour préparer les ragouts.

Avril-2011-0283.JPGOn notera aussi, la compagnie « vol en scène » pour les spectacles de rapaces, les archers de Malvan, et surtout la compagnie de troubadours « Saboi »  qui chemine en petite tribu nomade. Vêtus de peaux de bêtes à cornes, ces musiciens réouvrent les ancestrales voies de l’imaginaire à grand sons de trompes et de tambours. Avec Saboï défilent les rondes sabbatiques, les folies, les farandoles et les airs de transe, supports essentiels de toutes les fêtes religieuses ou païennes comme les carnavals et les feux de la Saint Jean si appréciés en Provence et pays Nissart.

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Depuis toujours en contact avec les populations méditerranéennes et orientales, le répertoire Nisso/provençal n'a cessé de s'enrichir tout en développant un style original où la rythmique joue un rôle majeur. Ce n'est pas un hasard si le galoubet (petite flùte à trois trous) et le tambourin, réunissant mélodie et percussion dans un seul musicien, se sont perpétués dans notre région.

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 On n’oubliera pas la compagnie les loups de Ravel ou encore la compagnie  Soukha une troupe de 6 saltimbanques qui, partis des terres de Provence, prennent la route de l'Orient. Après un long périple, ils nous reviennent pour livrer une envoûtante alchimie entre l'Occident et l'Orient ; un subtil mélange de musiques, jongle, danses et  spectacle de feu. Soukha signifie en sanscrit, le bien-être, le bonheur infini. C’est ce qu’ont ressenti tous les spectateurs de cette extraordinaire fête des templiers de Biot.

 

                        DIAPORAMA DES JOUTES

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:36

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messe templiere dans l'eglise Sainte Madeleine de Biot

 

C’est en 1135 que les chevaliers du temple s’établirent à Nice, occupant plus tard en 1154 un édifice désigné sous le nom de « temple » situé dans l’actuelle rue de la préfecture.

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Hors les murs de la cité historique, ils disposaient de deux autres établissements, l’un, sorte d’hospice ouvert aux voyageurs franchissant le Var, installé sur la rive gauche, l’autre sur la rive droite sur les hauteurs de Buzot (Biot). C’est dans ces différentes retraites que le 24 janvier 1308 seront interpellés, comme d’ailleurs dans toute la Provence (Nice n’étant pas encore à la Savoie), les chevaliers aux blancs manteaux du baillage de Nice.

Aout-2010-0499.JPG Cet événement avait été précédé par la rafle opérée le 13 octobre 1307 dans tout le royaume de France sous l’ordre de Philippe le Bel. A la suite de ce premier coup de filet, le fameux trésor du temple avait été acheminé clandestinement dans le sud pour être transporté ensuite en lieu sur vers les possessions d’orient. Il était prévu ensuite de l’embarquer au port d’Antibes. C’est ainsi que commence la légende de Auger Guigonis et du trésor des templiers :

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L’histoire prétend que chaque nuit, lorsque la cloche du donjon sonnait le huitième quart du guet, une ombre entrait dans le temple du quartier saleya  à Nice. Le visiteur prononçait  le nom et les lettres donné par le prophète Isaïe au Rédempteur  Emmanuel. Toutes ces précautions devaient aboutir à l’amoureuse rencontre d’Auger Guigonis Commandeur du temple avec Bertrade d’Arlac la fille du gouverneur du château de Nice.

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Nourri des principes ésotériques de son ordre, prudent, l’amant ténébreux imposait ce protocole mystérieux pour parvenir jusqu’au nid avec sa colombe. (Il est impossible pour un niçois de faire des vœux de chasteté). La fille du gouverneur connaissait la disgrâce qui avait frappé les chevaliers du temple dans le royaume de France. Des bribes de conversation saisies au château faisaient état de la haine portée aux templiers, dont la réussite et la puissance constituaient une menace pour le despote roi de France (un de plus avec François 1er, Louis XIV et Naboleon IV).

Avril-2011b-0365.JPG Bertrade fit part de ses craintes à Auger qui organisa habilement la fuite vers l’orient... Consciente du Danger qui menaçait son amant, Bertride ouvrit les lettres parvenu à son père par Charles d’Anjou alors comte de Provence. L’assemblée des commandeurs avait donc décidé de hâter le départ pour la terre sainte. Déjà 37 chevaliers de l’ordre regroupés dans le baillage de Nice avec armes et bagages, suivis des « tueropoliers » (fantassins) se dirigeaient vers Antibes pour y être embarqués.

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A Nice seul une douzaine de frères et leurs écuyers restaient encore dispersés dans les trois ordres locaux. Auger était du nombre, ne voulant pas abandonner sa bien aimée. Ils entreprirent de sauver le trésor du temple, objet des convoitises de Philippe le Bel et Charles d’Anjou.

Avril-2011b-0653.JPG L’amas d’argent et de bijoux constituant l’intégralité du trésor du temple doit être enfouis en lieu sur dans les meilleurs délais. De sa possession dépend la survie de la confrérie…. Ainsi parla Auger Guigonis ! Comme il ne pouvait être question de conserver la fortune des templiers dans un de leurs établissements, il fallait le transporter sans tarder dans une cachette insoupçonnable. Auger eut encore recours à Bertrade pour organiser ce délicat transfert. Une cache sure dans les galeries perdues des fortifications du château de Nice sera accepté. (Souvenez-vous de ma newsletter sur la découverte de la crypte à la suite de la construction du tramway. Les fortifications Niçoises étaient alors deux fois plus importantes que celle de Carcassonne.)

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Ce n’est point au château truffée de souterrains et de catacombes encore inexplorés de nos jours, que l’on trouvera le trésor pensa  la jeune fille. Avant de partir, Bertrade confiera à son preux chevalier : S’il vous arrive malheur, je fais serment de me précipiter du haut des remparts sur les rochers du rivage.
Abritée dans les fondations du château, repérées grâce à un plan primitif qu’avait consulté la fille du gouverneur, la fortune du temple pouvait attendre la des jours meilleurs à l’écart des convoitises. Avec les premières lueurs de l’aube, l’impitoyable processus d’arrestation décidé par Charles d’Anjou s’accomplissait dans toute sa rigueur.

Avril-2011b-0673.JPG Huit chevaliers Niçois se défendirent avec bravoure mais succombèrent sous le nombre. Pris ils furent conduits jusqu'à Meyrargue et Perthuis ou étaient regroupés les prisonniers. Quand aux 37 templiers embarqués à Antibes, ils avaient déjà gagné la haute mer. Guigonis et les siens tentèrent en dépit des risques de rejoindre Aix en Provence ou se déroulait le procès.

Avril-2011b-0687.JPG  Mêlés à la foule Guigonis et ses compagnons furent démasqués. Interpellés, ils périront eux aussi dans les flammes du bucher. Quelques jours après leur mort, on devait découvrir le corps déchiqueté de Bertrade d’Arlac sur les rochers battus par les vagues, au bas des tours du château de Nice. C’est par hasard lorsqu’on débarrassa en 1822 les restes de l’ancien château ruiné, pour transformer le site en promenade publique que l’on mit à jour une dalle de pierre dont l’inscription intrigua les archéologues. On y lisait cette étrange inscription : AG  GB + EMMANUEL HA IV MCCC VIII. Le code secret de Bertrade d’Arlac et d’Auger Guigonis.

Avril-2011b-0709.JPG On sait qu’un autre   roi de France fit détruire le château de Nice, Louis XIV. Toutes les galeries, les fondations et les souterrains furent écroulés. Les sous sols de la cité historique conservent dans ses flancs l’énigme du mystérieux trésor des templiers épargné grâce à l’amour et caché la depuis prés de sept siècles. Avec la pyramide de Falicon et sa grotte mysterieuse dont je vous ai précedement parlé dans un article , les galeries naturelles rejoignent la mer et donc tout naturellement l'ancienne forteresse Niçoise.L'hypothese du tresor  dans ces lieux est fortement mentionné par les historiens.

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              DIAPORAMA DES FESTIVITES TEMPLIERES

 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:22

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Durant deux siècles de présence templière, Le pays Niçois se présente comme une province quasi indépendante, alors que la Provence voisine toute proche est placée sous l’autorité des comtes de la Maison de Barcelone et d’Aragon, de 1113 à 1245 avec le règne de Raymond Bérenger 1er. Sous Raymond Bérenger 1er apparaissent donc les communes indépendantes de Nice, Grasse, Peille, Sospel ayant déjà fait sécession etc…

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Puis vint les règnes de Raymond Bérenger II (1131-1144) et Raymond Bérenger III (1144-1166) qui lutteront contre la république de Gênes, à laquelle s’alliera Nice en 1166 déjà rebelle à l'autorité Provençale. Raymond Bérenger III tombera mortellement blessé au siège de Nice d’août 1166, contre les Génois. Pendant cette période trouble, les templiers à Nice seront perçus comme un gage de stabilité, avant que la ville ne demande protection à la maison de Savoie pendant les 5 siècles suivant….

Aout-2010-0091.JPG L’installation des Templiers à Nice au XII ème siècle fait suite à un accord entre le Pape et l’Empereur d’Allemagne. Il est admis que le Temple, ordre militaire et religieux, aurait été appelé dans les Alpes Maritimes pour défendre les populations contre les incursions maritimes des Sarrasins et des barbaresques. Conjointement avec les Hospitaliers, les Templiers s’installent à Nice avec l’approbation du Pape et de l’évêque Pierre qui comble le Temple de ses libéralités et lui fait de nombreux dons, tant dans la ville que dans ses environs.

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Les Templiers sont alors présents à l’intérieur de la cité, sur les bords du Var, au quartier du Ray et à saleya. L'emplacement du Var sur la colline appelée « lei serroi sobranoi » (les serres supérieures), on trouve encore les ruines de cet ancien édifice qui était destinée à secourir les pèlerins qui traversaient ce fleuve, passage très périlleux à cause de la rapidité des eaux et des sombres forêts qui couvraient les deux rivages. C’est en 1176 dans la maison des Templiers localisée au quartier des Sagnes, sur la rive gauche du Var que sera signé le traité par Alphonse 1er Comte de Provence et les consuls de Nice, mettant fin à la domination génoise sur la région.

Aout-2010-0023-copie-1.JPG Installés au nord à l’ouest et au centre de Nice, les templiers semblent alors affirmer une domination évidente  sur la cité. A l’occasion de sa seconde visite à Nice en 1188, Alphonse d’Aragon honora de sa présence la maison templière située au nord de la ville où il fut splendidement traité par les chevaliers. La commanderie de Biot se trouve dans les Alpes Maritimes, arrondissement de Grasse, canton d'Antibes. Les maisons de Grasse et de Biot seront presque toujours réunies sous l'autorité d'un seul commandeur, appelé commandeur de Nice.

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Quel fut le véritable rôle des Templiers, très tôt installés dans cette région entre mer et montagne ?
Les Templiers inspirent d’abord l’image glorieuse de moines soldats se jetant la lance ou l’épée au poing, pour défendre ardemment les lieux saints, à l’époque des croisades.
Par la suite, ce tableau avantageux se nuance, avec l’évocation de leurs richesses, pour s’obscurcir enfin dans l’épaisseur du mystère, avant de n’être plus éclairé que par les sinistres lueurs des bûchers où s’achève l’épopée des frères du Temple, accusés d’hérésie.

Aout-2010-0032.JPG  Reconnu comme le département de France le plus pourvu en possessions templières, les Alpes Maritimes conservent encore de multiples et intéressantes traces de la présence au Moyen-âge de ces fiers chevaliers.
 Pour la 3e année consécutive Biot honorent les moines soldat dans ce qui fut l’une des plus grandes commanderies de France. Pendant les 3 journées de festivités, nous aurons droit à un programme grandiose.

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Expositions d’artistes et artisans de Biot, initiation à la généalogie, l’astrologie, atelier d’héraldique et de sigillographie, contes médiévaux par un troubadour, chasse au trésor, défilés des templiers avec les troupes, joutes, tournois et jeux d’adresse équestres, saynètes et farces médiévales, spectacle de fauconnerie, tournois d’archers, concerts des latines dans l’église, défilé aux flambeaux, messe templière en l’église sainte Madeleine, spectacle de feu, feu de joie et danses médiévales, embrasement de la ville au son et lumière, feux d’artifice, marché médiéval , tournoi des souffleurs de verre, campement médiéval etc …

Aout-2010-0044.JPG Participation des troupes templières allemande et italiennes. Au fil de mes 3 ou 4 articles consacrés à cette magnifique festivité, vous y découvrirez mes modestes photos qui relateront l’ambiance et les différentes périodes de la fête. N’hésiter pas à lire dans le prochain épisode, l’incroyable histoire d’Auger Guigonis et de Bertrade d’Arlac cachant le trésor des templiers dans les souterrains du château de Nice. Mais, n’oublions pas aussi de rendre hommage aux templiers italiens dont les liens avec les Niçois sont très étroits.

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Les Ordres Templiers italiens:

Le premier Ordre Templier italien, intitulé Ordre de Saint Jacques d’Altopascio est considéré comme l’un des plus anciens ordres militaires découvert à ce jour. Constitué par des moines Augustin vers le milieu du 10ème siècle, à Altopascio prés de Luca, cet ordre a pour mission de porter assistance aux pèlerins voyageant par la route de Rome jusqu’à Saint Jacques de Compostelle. L’Ordre de Saint Jacques d’Altopascio, dirigé par Maître Capponi, n’a jamais étendu son territoire. Ainsi, après quelques désaccords avec le Pape Paul III, le dernier maître Capponi est excommunié puis l’ordre est absorbé par celui des Chevaliers de Saint-Étienne de Toscane.

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Fondé en 1561 par le Grand Duc Cosimo de Médicis de Toscane pour combattre les corsaires, l’ordre de Saint Etienne de Toscane suit la règle des Bénédictins. L’ordre italien comporte quatre classes composées de chevaliers issus de sang noble, de chapelains, de sergents et de canonniers. Les chevaliers siègent dans le couvent de la ville de Pise et sont vêtus du blanc manteau comportant une ligne rose et la Croix de Malte a liseré or sur le côté gauche.

Aout-2010-0160-copie-1.JPG Pour l’occasion le groupe templiers Italiens de cette année viendra de la région de parme. C’est l’association « Mansio Templi » que vous découvrirez sur leur site via internet. Celui ci donne des informations interressantes sur l'histoire des templiers italiens.

 

                      DIAPORAMA DES FESTIVITES

 

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 13:14

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le manoir Leliwa

 

Les Châteaux de Nice rassemblent plusieurs bâtiments royaux d’une grandeur inouïe et d’une splendeur inégalable. La Belle Epoque débutait en 1856 pour prendre fin des années plus tard. Une Belle Epoque en tout cas qui nous  permet aujourd’hui d’admirer la beauté et la splendeur de la ville de Nice sous la royauté à travers ces grandes demeures qui ornent ses rues depuis cette époque dorée. Si un jour l’envie de vous évader dans une époque royale vous vient à l’esprit, choisissez Nice comme première escale en commençant par le palais des rois de Sardaigne.

photo2011A-0475.JPG Elle vous emmènera non seulement vaguer à travers les époques les plus lointaines, mais elle vous fascinera aussi à travers les spécificités de l’architecture de la Belle Epoque et de leur évolution incroyable au cours d’une même époque. Nice, ville très courue pendant la saison d’hiver, connait alors de grands fastes. Durant la Belle Époque, elle voit l’éclosion d’une cinquantaine de somptueuses demeures entourées de parcs, qui répondent à un art de vivre bien particulier : désir de prouver sa richesse et ses exigences mondaines. Statues et plantes rares, escaliers monumentaux pour étaler sa toilette, succession de salons, boudoirs, salles de musique …

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Purs “caprices” de princes et de potentats, ces constructions échevelées n’ont aucune unité de style et ne respectent aucune règle, si ce n’est celle de la liberté de l’architecture. Celui qui conçut les plans du Château de la Tour a pu s’en donner à cœur joie. Construit autour de 1850 sur les ruines d’une ancienne tour de guet, il édifie une œuvre de style “troubadour”, mélange de château-fort moyenâgeux, de cathédrale gothique et de Renaissance classique.

photo2011A-0110.JPGle chateau de la Tour 

 

Le Comte Joseph Victor Caravadossi, Comte d’Aspremont, baron de Thoët de l’Escarène, fait partie de la vieille noblesse niçoise depuis le 10ème siècle. Né à Nice en 1834, d’abord diplomate puis militaire, brillant officier de cavalerie de l’armée royale italienne (Nice était alors au Royaume de Piemont/Sardaigne). Il participera à la création du Comité des Fêtes du Carnaval en 1873.

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Après la visite du château de la tour, je vous emmène au manoir Leliwa. On le dirait sorti tout droit d'un conte de sorcières ou encore habité par quelques fantômes qui attendent l'arrivée de quelques naïfs touristes auxquels ils feront passer des moments pénibles. L'allure de cette résidence sort tellement de l'ordinaire qu'elle aurait pratiquement choquée...si elle ne s'était pas trouvée dans cette ville ô combien cosmopolite.

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Cette demeure étrange est encore l'un des multiples vestiges du passé doré de la ville et de la Belle-Époque. À l'origine de la construction en 1880 un comte polonais Michel Leliwa de Rohozinski.  Le comte confia la construction de son manoir à un compatriote Adam Dettlopf et demande à ce dernier de transformer la demeure qui s'y trouvait en château du moyen-âge. Le résultat de cette expérience artistique fut tellement réussie qu'elle ne manque pas de laisser bouche bée, même de nos jours. Des sculptures de rapaces au sommet, des tourelles d'angle, des tours crénelées, des balcons à colonnettes, sans oublier les fenêtres à meneaux...

photo2011A-0171.JPGLe manoir Belgrano 

 

L’accueil de cette clientèle étrangère constitue, avec la production d’huile d’olive, la principale source de revenus de la cité des Anges. La fin du XIXe et le début du XXe siècle voient l’essor de l’urbanisme niçois, celui-ci est principalement dû à la vocation de villégiature hivernale de la ville. En effet, c’est à cette période que se crée le mythe des vertus thérapeutiques du climat azuréen. Les commandes de particuliers se regroupent généralement sous l’appellation de « palais » ou, mais c’est un cas exceptionnel, de « manoir ».

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Ma prochaine visite sera encore un manoir. Le manoir Belgrano est un des rares édifices de style Renaissance, si ce n’est le seul, que l'architecte Charles Dalmas ait réalisé. Il emploie tourelles, colonnes torsadées, gâbles… Pour la façade il utilise de la pierre de taille ainsi que de la brique qui donne un aspect décoratif à la façade. Le toit est recouvert d’ardoise. Vous pouvez facilement l’apercevoir dans le quartier de Cimiez au boulevard Edouard VII. photo2011A-0443.JPG

le chateau de l'Anglais

 

Ma dernière visite est plutôt surprenante ou plutôt controversante….  Cela dépend du gout architectural de chacun. Pour mon compte, je n’aime pas, mais je me devais de vous montrer ce château qui est devenue inséparable des panoramas du port et de l'est de la ville.
Le Château de l'Anglais est un édifice qui marque l’apparition de châteaux de styles exotiques construit à Nice a partir du milieu du XIXe siècle.

photo2011A-0494.JPG De par sa couleur et sa forme, il demeure comme l’un des témoignages forts des folies qui sont érigées sur la Riviera. Sa construction débute en 1856, date de l’achat d'un terrain de 22 000 m2, par Robert Smith, officier du génie anglais en Inde. Il est construit en trois ans et son architecture éclectique s'inspire des constructions néo-mogholes. Le domaine descend sans interruption jusqu’à la mer et comprend de nombreuses fabriques (tours, belvédères, kiosques, escaliers...), toutes dans le même style exotique fantaisiste, un curieux mélange de styles hindou et médiéval britannique.

photo2011A-0499.JPG Le château suscite rapidement de nombreux commentaires souvent contradictoires : En 1861, Émile Négrin évoque « un quelque chose, cauchemar des architectes classiques », en 1877, Mayrargue parle « d’une admirable villa où tout ce que l’imagination peut rêver de plus extraordinaire y a été assemblé avec un art exquis » et Stephen Liegeard le juge comme « une bâtisse qui n’est ni un château, ni un palais, ni une tour, ni un bastion, ni une villa, ni une pièce montée, ni un gâteau de Savoie, ni rien qui ait un nom dans aucune langue ». photo2011A-0507.JPG

Pour la petite histoire, c’est le gardien du château qui m’expliquera l’historique de celui-ci en m’affirmant qu’il fut habité autrefois par Sean Connery et qu’actuellement y réside le consul d’un pays de la communauté européenne installé à Monaco. Une autre anecdote dit que la femme du propriétaire du château tardait souvent à rentrer de sa promenade matinale… obligeant Monsieur à patienter avant de mettre les pieds sous la table ! Cet ancien colonel de l’armée anglaise imagina alors une solution pour la rappeler à ses devoirs d’épouse et de cuisinière : faire tirer un coup de canon à midi ! » Après le départ du gentleman, la population exigea le maintien du coup de canon. Le 19 novembre 1885, un arrêté institua « lou canoun de Miejour » comme une tradition nécessaire à la ville de Nice. La ville n’en était pas à une folie de plus !!  De nos jours et toujours  à midi , vous entendrez encore le fameux coup de canon , tiré maintenant de la terrasse de l'ancienne forteresse Niçoise.

 

                         DIAPORAMA DE LA BALADE

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 10:28

photo2011A-0443-copie-1.JPG Apres les chefs d’œuvre de l’école russe exposés  au centre d’art la Malmaison de Cannes qui rend hommage à des artistes ayant pour  thème le nu. Voici les sculptures d’un artiste reconnu du monde entier comme le maitre incontesté de cet art.

photo2011A-0389.JPGAntoniucci Volti naît le 1er janvier à Albano en Italie mais, de nationalité Française. En 1920 sa famille s'installe définitivement dans le comté de Nice à Villefranche-sur-Mer.  Depuis 1905, son père, d'origine italienne est tailleur de pierre professionnel, ce qui sans doute orientera le jeune  Antoniucci pour cette vocation créative de la sculpture.

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Volti,a aussi été inspiré par les trois grâces !

 

En 1920, Volti entre à l'Ecole des Arts décoratifs de Nice. Et, en 1932, il obtient  déjà une médaille d'or pour deux bas-reliefs polychromes. Cette même année, il monte à Paris et s'inscrit aux Beaux-arts dans l'atelier de Jean Boucher, où il est reçu élève temporaire à la fin de l'année. En 1936, Il obtient le premier second Grand prix de Rome. Pendant toute cette période, il travaille tous les après-midi pour vivre, faisant des moulages, de la peinture en bâtiment, des décorations diverses, etc….

photo2011A-0403.JPGPar ailleurs, il obtient différents prix de l'Ecole et de l'Institut (prix Roux, Prix Lemaire-Bridau, etc).En Octobre, il part sous les drapeaux de l’armée française ce qui ralentira un peu son travail d’artiste.
Antoniucci fut à la fois sculpteur, dessinateur et graveur. La sculpture de Volti s'inscrit dans la lignée des Rodins, Bourdelle, mais surtout de Maillol. Toute son œuvre glorifie la femme et son corps : « Ce qui m’enchante dans un corps de femme, ce sont les rythmes et les volumes ».
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Antoniucci Volti a consacré sa vie d’artiste à célébrer la femme : « Ce qui m’intéresse disait il, c’est moins la femme que son architecture... C'est dans le corps de la femme que je puise mon inspiration ».
photo2011A-0391.JPGVolti dessinait chaque jour d’après des modèles vivants, mais il fut surtout sculpteur. Tout au long de sa vie, il accumula croquis et études, au crayon, au fusain ou à la sanguine. Les croquis lui permettaient de mieux analyser les volumes et de trouver son style, très particulier, dans lequel on reconnait les données constantes de la statuaire méditerranéenne. Souvent comparé à Maillol, Volti disait : « Maillol est un charnel. Moi, je suis un architecte de la sensualité ».

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Les sculptures de Volti figurent sur les places de nombreuses villes de France (Paris, Nice, Angers, Orléans, Colombes, Cannes…). Volti est un sculpteur extraordinaire qui nous réconcilie avec le beau. La sculpture de Volti est lisse, ronde, humaine. Volti est un architecte de la femme, par rapport à Maillol, sa sculpture peut être monumentale ou petite, mais est toujours rigoureuse, équilibrée, stable.

photo2011A-0405.JPGIl n’y a que Volti qui a été capable de respecter, les espaces vides dans un corps accroupi (Intimité) ou plié sur lui-même (La nuit) la capacité de travailler la terre en lui donnant la vie et le mouvement des corps de ses modèles. C'est ça qui fait que c'est un artiste très recherché et connu dans le monde entier.

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Amoureux de la femme, toute son œuvre forme un chant à la gloire du corps féminin, courbes et rondeurs sont pour lui les images même de l’art et de la vie. Jamais de mièvrerie dans les sculptures de Volti qui traite le corps de la femme en recherchant davantage force et vérité que grâce facile et élégance légère. Cuisses lourdes, ventres ronds, seins nourrisseurs, ici tout n'est que rondeur.

Avril-2011-0445.JPGIl est honoré d’un musée-fondation dans la citadelle de Villefranche-sur-Mer où il a toujours vécu. Dans un  dédale de petites galeries au cœur de la citadelle vous y découvrirez son superbe travail. De cuivre, de bronze ou de terre cuite, les sculptures se retrouvent dans un cadre hors du commun des casemates de la citadelle Saint Elme au cœur de la vieille ville. Le musée Volti est gratuit comme, les quatres autres musées  de la ville. Un musée et une ville à découvrir sans moderation ...

 

                              DIAPORAMA DU MUSEE

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