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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 09:08

photos-aout2011-0007-copie-1.JPG Pour ceux qui ne connaissent pas cet endroit, c’est toujours une balade forte étonnante de constater qu’à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau de la mer, on puisse passer du royaume du sapin et du chêne à celui du palmier et du bananier avec une végétation et un relief si différent en si peu de temps et d’espace.

photos-aout2011-0015-copie-1.JPGJe laisse donc soso à son marché et je vais me promener au bord d’un lac qui n’est pas tellement fréquenté par les habitants du coin, ni par les touristes d’ailleurs, car très peu connu. Je passe bien sur par le lac de Saint Cassien que je laisse de coté, car j’ai déjà fait un article sur ce lac très connu des amateurs de pêche à la Carpe ou un nouveau record vient de tomber en Septembre 2011. Rendez vous compte, une carpe de 31 kilos !

photos-aout2011-0016-copie-2.JPGSitué en plein cœur du massif de l’Esterel, à une hauteur de 320 mètres, nous voici dans un milieu typiquement méditerranéen. Les chênes lièges, pins parasols, chênes vert et blanc, chênes Hermès etc...  Qui grandissent sur les terres rouges et siliceuses du massif, donnent un aspect encore plus sauvage à ce paysage qui se trouve être l’endroit ou le continent africain s’est détaché voila quelques millions d’années.

photos-aout2011-0034.JPGPour y parvenir, il faut emprunter la route de Cannes par la RN 7  au départ de Mandelieu La Napoule, puis au cœur du massif, sur la commune des Adrets-de-l'Estérel face à l’entrée pour se rendre au Mont Vinaigre, une piste part sur la gauche, un grand parking permet de laisser les voitures et ensuite il faut faire 2.2 km pour arriver au lac (hors période de sécheresse, il est possible d'aller jusqu'au lac en voiture, en moto cela est beaucoup plus difficile car le chemin est très accidenté).

photos-aout2011-0045.JPGArrivé au lac une piste fait le tour complet, il faut compter à peu prés 35 mn en prenant son temps. Mais c’est un pur bonheur en hiver quand les températures sont plus raisonnables que celle caniculaire de l’été. Amoureux de nature, le massif de l’Estérel regorge de sites remarquables. De nombreux sentiers de randonnées balisés sont aménagés, pour des promenades au milieu d’une nature sauvage et variée.

photos-aout2011-0063-copie-1.JPGL’Estérel est très aride, à cause des incendies et surtout de sa nature géologique. Heureusement, les différents « oasis » que sont les nombreux lacs et criques du bord de mer permettent d’en profiter pleinement. La faune aquatique du lac de l’Avellan est très prisée par les pêcheurs: brèmes, gardons, rotengles ablettes, chevesnes et tanches s'abritent dans les nénuphars, mais dans les parties plus profondes se côtoient de grosses carpes et amours.

photos-aout2011-0071-copie-2.JPGJadis, l'Estérel était perçu comme un massif sauvage et eut pendant très longtemps mauvaise réputation tant le nombre d'attaque de diligence était nombreux. La route de l'Estérel fut longtemps la seule permettant le trafic avec Nice et l'Italie. Menacée par les brigands très souvent, elle faisait l'objet d'une expression : "Passer le pas de l'Estérel", expression encore employée par les vieux habitants de Cannes La Bocca. Ce massif est vraiment la frontiere qui separe historiquement et culturellement deux regions bien differentes, d'un coté la Provence et de l'autre le Pays de Nice.

photos-aout2011-0074-copie-1.JPGC'était en effet l'endroit de prédilection de la bande du célèbre "Gaspard de Besse" qui détroussait les voyageurs de la route d'Italie, puis redistribuait le butin aux pauvres et allaient ensuite se cacher dans la forêt de l'Estérel.  Les diligences suivaient alors le chemin (GR 49) qui, partant de la N7, passe devant la maison forestière du Malpey (mauvais Pas).

photos-aout2011-0081-copie-1.JPGCe massif fit donc la terreur des voyageurs jusqu'à la fin du XIXème siècle. Au XVIIème et XVIIIème siècles, c'était le refuge des forçats, échappés du bagne de Toulon. Au siècle dernier, les braconniers y trouvaient de quoi satisfaire leurs besoins.  Au cours du dernier grand conflit mondial, il fut le refuge de la Résistance, si bien que les nazis n'hésitèrent pas à provoquer un gigantesque incendie, en 1943, pour déloger les maquisards qui s'y étaient retirés.

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Le plus connu des brigands était Gaspard de Besse, dont les exploits ont été enjolivés par la légende. De son vrai nom Gaspard Bouis, il est né à Besse-sur-Issole, le 9 février 1757. Fils de forgeron, il travaillait avec son père, menait une vie tranquille avec ses compagnons avec lesquels il faisait souvent la fête.

photos-aout2011-0120-copie-1.JPGJoli garçon, Gaspard se montrait toujours très empressé avec les dames. Il volait les riches pour donner aux pauvres, et tout cela en douceur. C'était le " Robin des bois " de l'époque. Sa devise : "Effrayez mais ne tuez jamais". Gaspard semait dans l'esprit du peuple des idées prérévolutionnaires. Et arriva ce qui devait arriver:  il fut arrêté une première fois par la maréchaussée de Draguignan en 1779. Il avait 22 ans.

photos-aout2011 0106Gaspard décida que ce n'était pas son heure. Il n'attendit pas l'exécution de la sentence et s'échappa pour retourner dans sa grotte du Mont Vinaigre. Malheureusement, il fut arrêté de nouveau dans une auberge de la Valette du Var. Il fut jugé à Aix-en-Provence, et cette fois il ne réussit pas à éviter sa peine : il fut roué vif en place publique le 25 octobre 1781, à l'âge de 24 ans. Ainsi s'achève son histoire, sa légende. Mais son esprit est toujours là, dans la forêt de l'Estérel et au lac de l’Avellan. Fanfan la tulipe avec Gérard Philippe est un peu inspiré par gaspard de Besse.

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  Je m’arrête maintenant à Theoule sur Mer pour découvrir le chemin des crèches. Le chemin des crèches" est un parcours exceptionnel, qui vous fait découvrir au cœur du village, plus d'une centaine de nativités venues de tous les continents.  C'est une exposition inédite "Les crèches dans la forêt de sapins", toutes de différentes tailles et réalisées dans les matériaux les plus nobles, comme le bois sculpté où le fils d'or et d'argent. Cette année ce sont les crèches du PORTUGAL qui sont à l'honneur après avoir été celles de Cracovie en 2006, Napolitaines en 2007, du monde en 2008, ou encore celle du Pérou en 2010.

photos-aout2011-0114-copie-1.JPGLe presépio ou la crèche portugaise …vous remarquerez que le nom est dérivé du nom de la crèche Niçoise le présépi et pour cause, c’est au XVIIIe siècle que se développe au Portugal le véritable essor de la crèche portugaise. Le jeune Alessandro Giusti (1715-1799) qui arrive d’Italie et qui travailla dans le comté Niçois part au Portugal pour décorer les deux grands monastères de Lisbonne et de Mafra. Il crée l’école de crèches de Mafra.

photos-aout2011-0134.JPGDepuis l'empereur Pedro II  du Brésil et  de Beatrice du Portugal, notre région entretien des liens très étroits avec les Lusitaniens et Theoule sur Mer continue d’entretenir cette relation privilégiée. Cette année, ce sont des crèches provenant des plus grands musées et réalisées par les plus grandes familles portugaises qui nous font l’honneur de l’exposition. Une partie de celle-ci provient directement de la collection personnelle de Madame Maria Cavaco Silva épouse du président de la république Portugaise Monsieur Anibal Cavaco Silva, la tradition se poursuit ….

photos-aout2011-0154.JPGDans l'Espace Culturel avenue Charles Dahon, une expo vente de plus de 10 000 santons d’une vingtaine de santonniers de toute la région PACA, réputés et reconnus, est aussi proposée au public. Ce fut donc une jolie promenade encore bien intéressante sous le soleil de la cote d’Azur en hiver !

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                           DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 13:30

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C’est en réalisant l’article sur la gastronomie Thaïlandaise, que je réalise que je n’avais pas encore consacré d’article à la cuisine italienne et notamment à celle du piemont. La cuisine italienne est l'une des principales cuisines mondiales avec la Chinoise et la Française. Elle se caractérise par la variété des produits utilisés ainsi que par une grande diversité régionale. Terre de gastronomie par excellence, l'Italie est le berceau de la cuisine européenne et méditerranéenne. C’est par la cuisine italienne que la française existe.

07.JPGOn regroupe sous le nom de cuisine italienne toutes les cuisines régionales provenant de la péninsule italienne et de ses deux grandes îles la Sardaigne et la Sicile.

0007.JPGLa splendide Italie est un pays de vins et de fromages variés, ainsi que de nombreuses productions traditionnelles d'une exceptionnelle qualité ,comme la truffe blanche du Piémont, le parmigiano reggiano, Grana Padano, le jambon de Parme et de San Daniele, le riz de Vercelli, la grappa.... Sans oublier l'olio & olive: l’huile d'olive qui est répandu dans toute la botte de la Toscane à la Sicile et de la riviera ligure au piémont, est la base de la cuisine Italienne, les italiens font partie des trois plus importants consommateurs d'huile d'olive dans le monde avec les grecs et les libyens, le secret de la santé.

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  L'incomparable café italien, le cappuccino, l'expresso, le lungo et les fameux gelati (glaces) font partie de cet art culinaire reconnu dans le monde entier.

Avril-2011-0525.JPGLa qualité des produits des terroirs piémontais et du val d'Aoste ont souvent influencé la cuisine Niçoise seule ville en France à avoir sa dénomination spécifique officielle et se trouvant sur toutes les cartes de restaurants a travers le monde (la fameuse salade).
Introduite par Marie de Médicis, la cuisine italienne a fait sortir la cuisine française du Moyen Âge et est à l'origine de la nouvelle cuisine française moderne.

0010.JPGUne légende voudrait que ce soit Marco Polo qui ait ramené au XIIIe siècle les pâtes de Chine, Quoi qu'il en soit, on trouve près de Rome une tombe du IIIe siècle av. J.-C. ornée d'un bas-relief représentant un rouleau à pâte et un coupe-pâtes. Le mythe de Marco Polo qui ramène les pâtes est donc parfaitement imaginaire. Les pates sont nées en Italie depuis le début de la création de la terre par Dieu lui même et il les a donné à ce pays pour  la magie de sa cuisine.

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  Les Italiens ont une vision intime, concrète, rassurante de la cuisine. L'accent est moins tourné sur la complexité et la virtuosité d'une haute cuisine étoilée, mais on apprécie la combinaison subtile de goûts authentiques, sans excès, sans complexité inutile. Les chefs étoilés en France m'ont toujours fait rire ! Je préfère et de loin la cuisine d'une "Mama" à celle de ces chefs français qui nous affament.

0022.JPGLa charcuterie italienne ! Ah la charcuterie italienne ...le jambon de Parme, la Coppa, la Pancetta, la mortadella à damner tous les saints qui sont au Vatican sans exception. Les gnocchis, les ravioles et les Pasta ! Mama mia les pasta ... spaghetti, macaronis, lasagnes, tagliatelles, fetuccines, pappardelles, cannellonis, tortelloni et ce sont les chinois qui en sont jaunes de jalousie. Quand on sait  sans doute  que Marco Polo, s'il n'a pas ramené les pates, il a sans doute ramené le riz et qu'avec celui ci, on fait les meilleurs risottos du monde, avec le riz d'Arborio une commune piémontaise .

053.JPGSans oublier l'accompagnement des sauces dites à la bolognese, à la carbonara, au pesto, à l'amatriciana ou à la tartufata. La France le pays du Fromage ? Oui peut-être ! Mais l'Italie ce sont ceux du gout comme un certain fast food Belge fait la pub pour contrer l'adversaire Américain d'en face. Le gorgonzola, le mascarpone, la mozzarella, le pecorino, la ricotta, le parmigiano, le provolone, le parmesan et toutes les tomes de montagnes qui font mettre à genou l'autre sois disant pays du fromage « la hollande » et qui n'ont pas besoin de puer. Si à la suite d’un bon minestrone, je me régale avec un bon cacciagione accompagné de sa polenta, les desserts ne sont pas en reste non plus...

0060.JPGIl y a  les "gelati", ces fameuses glaces qui font la gloire de l’Italie. En Italie, on mange des gâteaux depuis des siècles. Les devantures des pâtisseries sont toujours très alléchantes et le choix immense. Le célèbre Tiramisu  rien que l’évocation de son nom fait chavirer les plus gourmands du monde entier.

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La jolie Sarde, un pays que les Niçois n'oublieront jamais et qui est le leur.. 

  

La Panacotta, un dessert absolument simplissime à réaliser et qui a sa place dans le panthéon des desserts italiens avec les sabayons. Et que dire du  Nutella  dont certaines bloggeuses tueraient pour en avoir ! Cette pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes est répandue dans le monde entier et utilisée au petit déjeuner. A chaque fois que je passe par Vintimille, je n’oublie jamais de m’arrêter pour acheter ces fameux biscuits « Amaretti » ou bien la brioche « Panettone ».

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Savez-vous que l’apéritif moderne serait né à Turin en 1789 avec l’invention du  Vermouth ? Le rite d’ouvrir l’appétit avec des antipasti et des boissons colorées et chics est purement italien. L’apéritif à l’italienne c’est aussi l’élégance, la classe, le style « all’italiana ». Martini, Campari ou Marsala font une multitude de recettes.

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Et les vins ? Vous pensez peut-être que nos crus sont irrésistibles ! Vous avez sans doute raison. Pourtant le prestigieux magazine Wine Spectator, a désigné le Meilleur Vin du Monde en 2006 à un vin Italien et ce ne fut pas la première fois. Il s'agit d'un Brunello di Montalcino, vin toscan très réputé. Après avoir goûté plus de 13 500 vins de tous les pays du monde, c'est celui ci qui a reçu la palme.

008.JPGL'Italie est aujourd'hui, avec 52 millions d'hectolitres le premier producteur mondial, devant l'Espagne et la France. Elle exporte environ 15 millions d'hectolitres annuellement, et en fait le premier pays exportateur de vin au monde. N’oublions pas que Grecs et Romains ont apporté la vigne dans le sud de la France. Les noms  des vins sont des légendes : le Barbera, le divin Barolo, le Chianti, la Dolcetto, le frizente lambrusco, l'Asti spumante de Castelnuovo .... Ou le moscato de Mombaruzzo et vous avez bien vite fait de laisser tomber un vulgaire champagne.

Avril-2011b-0056-copie-1.JPGEnfin ! Quand vous allez en Italie, préférez l’enseigne Trattoria ou Osteria plutôt qu’à celle de « ristorante ».
Dans les Alpes Maritimes, département de culture transalpine, se retrouvent souvent ces marchés piémontais, voire italiens, dans les communes de Mougins, Cagnes sur Mer, Vence ou encore Valbonne….

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Puis n’oublions pas, que le plus grand marché de spécialités italiennes en France se trouve à Nice : Au M.I.N (Marché d’intérêt national)

Avril-2011-0509.JPGLe MIN de Nice est le deuxième marché de gros alimentaire en France après le marché de Rungis. Il s’étend sur 26 hectares, spécialisé en marché de produits alimentaires et en marché aux fleurs. Créé en 1965, il est rapidement devenu le deuxième plus grand marché de France, après le marché de Rungis en région parisienne. Ce marché, implanté dans une région réputée pour ses fleurs, est aussi le premier marché floral de France. Il exporte la production horticole du département vers 28 pays.

* petit jeu : vous avez remarqué que la jolie sarde possedait un t_shirt avec un drapeau assez original par rapport au drapeau officiel. Celui ci est representé par 4 tetes de Maure tournées vers la gauche, les yeux bandés. Qui pourra donc me dire la signification de ce symbole. A vous de jouez . Forza

petit indice: la Sardaigne est comme le pays de Nice ...il le souhaite !

 

                     DIAPORAMA DU MARCHE ITALIEN

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:20

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L’opéra de Nice est situé dans la vieille ville face à la mer et proche du célèbre cours Saleya. En moto, je n’ai bien sur pas de problèmes de stationnement et les places de parking pour deux roues sont assez nombreuses sur le quai des Etats-Unis. Quelques mètres à pied m’emmènent tout de suite à la rue Saint François de Paule ou se trouve le fief de l’orchestre philarmonique de Nice reconnu comme une formation musicale de  tout premier plan. Celui-ci se produisant à New York, au Japon, en Italie et bien sur en France.

photos-aout2011-1262.JPGL’opéra de Nice fut construit pour plaire aux riches aristocrates qui fréquentaient la Cote d’Azur au XIXe siècle.
C’est en 1776 que la famille Maccarani construit un théâtre sur le site actuel de l’opéra. Il est racheté en 1778 par quarante gentilshommes niçois. Avec l’essor de la ville, il faut construire une salle plus grande et plus confortable, digne des riches étrangers qui viennent hiverner à Nice. Aussi le théâtre Maccarani est démoli en 1826 et reconstruit deux ans plus tard.

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L’architecte Turinois  (Turin est la capitale du Royaume) Benoit Brunati avait conçu un plan très simple, inscrit dans une architecture néo-classique qui commençait à fleurir à Nice.
La façade principale donnait sur la rue Saint François de Paule car le quai des états unis n’existait pas et l’arrière de l’édifice donnait directement sur une plage encore encombrée de baraques et de barques de pécheurs. Façade, perron et portique à colonne rappellent d’ailleurs très nettement l’architecture du Teatro La Fenice de Venise, antérieure de trente ans.

photos-aout2011-0007.JPGUne des grandes audaces de cet édifice était la vaste baie vitrée (9x4 mètres) qui faisait fonction de fond de scène et s’ouvrait sur la mer selon une technique visible par exemple au théâtre du palais royal de Caserte, prés de Naples. Pour la décoration, la ville de Nice fit appel aux deux plus grands peintres Niçois de l’époque : Paolo Barbéris et Juan Batista Biscarra.
Les fresques portent sur le thème du triomphe de l’héroïne Niçoise Catarina Segurane sur les armées de François 1er et de Soliman le magnifique.

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Le théâtre Royal pouvait commencer à vivre, proposant plusieurs fonctions. La principale concernant évidemment la production de spectacles et de concerts. Divers impresarii se succédèrent à la tête de l’institution afin d’offrir aux Niçois et aux hivernants (Nice était alors la capitale culturelle de l’Europe) les plus récentes créations lyriques, en un temps qui en fut riche. Une deuxième fonction consistait en l’organisation de fêtes et de bals. La dernière fonction était liée aux grands événements politiques. Ainsi, à l’occasion des reformes de novembre 1847, ce fut sur la scène du théâtre que l’on vint chanter hymnes et odes à la liberté, à l’unité de l’Italie et « au valeureux » roi Charles Albert.

photos-aout2011-0015.JPGOn sait que le pire ennemi des théâtres de ce temps était le feu. L’abondance de tissu, de papier mâché, de bois exposait ces établissements aux flammes. Le risque était augmenté par l’usage des rampes de scènes au gaz, dont la circulation à travers le bâtiment créait un danger supplémentaire d’explosion. C’est cette terrible conjugaison qui frappa le théâtre royal le 23 mars 1881.
Quand le brasier fut éteint, il ne restait du théâtre royal que ses quatre murs de façade et l’on dégagea soixante trois corps qui furent transportés dans l’église voisine transformée en chapelle ardente.

photos-aout2011-0027.JPGLa construction du nouvel opéra intervient en pleine période éclectique. Ce mouvement architectural puise son inspiration dans différents styles. La façade nord, avec sa colonnade, est composée de cinq travées surmontées de deux pavillons entre lesquels s’élèvent quatre statues de Muses (Euterpe, Melpomène, Thalie, Terpsichore).La rotonde d’angle fait le lien entre les façades nord et est. Avec ses colonnes à bossages et ses grandes verrières, elle donne un effet de verticalité et de majesté à l’édifice, quand les soirs de représentations, la lumière transforme l’opéra en un gigantesque vaisseau illuminé.

photos-aout2011-0035.JPGFace à la porte d’entrée de l’opéra se trouve l’escalier d’apparat qui dessert la grande salle. Celle-ci disposée en fer à cheval est une salle dite « à l’italienne » ou le public est mis en scène autant que les artistes. De dimensions spectaculaires (19 mètres de large et 23 mètres de long) la grande salle occupe les trois quart du bâtiment. Elle peut contenir 1500 spectateurs. L’avant scène mesure 13 mètres de large pour une hauteur de 14 mètres et une profondeur de 19 mètres. La décoration est luxueuse : chapiteaux composites, loges parées d’or sur fond crème et tapisserie rouge.

photos-aout2011-0032-copie-2.JPGLa fresque du grand plafond a été réalisée par le peintre Mentonnais Emmanuel Costa dans un style très académique. Elle représente un vaste ciel mythologique dans lequel Apollon, dieu des arts et de la musique et Aphrodite, déesse de l’amour, sont associés à d’autres personnages et Creatures de la mythologie, disposés en une sorte de ronde harmonieuse d’un monumental lustre de cristal représentation de l’astre solaire.

photos-aout2011-0049.JPGL’opéra a connu deux création mondiales, la prise de Troyes de Berlioz en 1890 et Marie Madeleine de Massenet en 1903, ainsi que de nombreuses créations françaises, notamment, Eugene Oneguine de Tchaïkovski en 1895, l’or du Rhin de Wagner en 1902 ou encore Manon Lescaut de Puccini en 1906. L’opéra de Nice a été classé en 1992 au patrimoine des monuments historiques et fait parti des plus beaux opéra dans le monde. Aujourd’hui l’opéra de Nice possède l’une des plus grande Diacosmie, centre de production  qui regroupe dans un même bâtiment les fonctions d’étude, de fabrication, de création et de stockage nécessaire à la vie d’un grand théâtre moderne de réputation mondiale. Sa superficie totale est de 22000 m2 sur cinq niveaux.

photos-aout2011-0051.JPGDeux ateliers de 40X40m pour les décors et les ouvrages lyriques ou chorégraphiques permettent de passer dans les meilleures conditions, du projet à la construction.
Une voie de circulation longue de 80 mètres, large de 5 mètres et haute de 15 mètres traverse le bâtiment de part en part, permettant ainsi de desservir les ateliers de construction, les scènes de répétitions, les aires de stockage et les magasins d’accessoires. Deux plateaux reconstituent, l’un la scène de l’opéra (288m2), l’autre la scène Apollon (1082m2) et permettent aux artistes de travailler dans des décors réels et les conditions exactes des représentations. Un studio d’enregistrement complète l’équipement de la grande scène.

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(visite de l'opera à l'occasion des journées du patrimoine)

 

                                 DIAPORAMA DE L'OPERA


 
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:11

109.JPG L’architecture Belle Époque est le nom donné à un style architectural entre 1850 et 1925. C’est une période où l'on construit de nombreux bâtiments remarquables souvent qualifiés de « palais ». Ces palais vont utiliser les techniques de décoration de l'architecture nouvelle. Pour singulariser leur création, les architectes vont fabriquer un décor en faisant appel à des placages de reliefs en stuc, des colonnades, des cariatides, etc. Plus original encore, les angles des palais au carrefour des rues seront très souvent surmontés d'une coupole fièrement dressée, de forme sphérique ou souvent allongée rappelant le style Russe. Elle est couverte d'ardoises, à la mode « hausmannienne » ou de tuiles vernissées rappelant l'habitude ligure de la région niçoise.

Avril-2011-0149.JPG Kiosque turc, façade Louis XV, temple égyptien, chapelle style Cambridge, gothique vénitien, Grand et Petit Trianon, fort hindou et colonnades romaines: on a tout eu à Nice.

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la villa Paradisio qui a remplacé la Villa Medicis de Rome pendant la guerre

 

Jusqu’au premier tiers du XIXe siècle, Nice ne se différenciait guère des villes méditerranéennes et européennes qui, comme elle, plongeaient leurs racines dans la culture gréco-latine et la religion chrétienne catholique. L’économie était tout aussi proche de celle de Barcelone, Naples ou  Venise. La vie agricole reposait sur la fameuse “ trilogie méditerranéenne ” (vigne, blé et huile), avec une prime pour l’huile ; de la montagne, on ne tirait que du bois et des produits d’élevage.

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L'un des plus beaux campus de France: Valrose l'université Nice Sophia Antipolis

 

La pêche littorale, apportait un peu de diversité à l’alimentation. Quelques industries et surtout un commerce actif, renforcé par le fait que Nice était une zone franche, jouissait du fait qu’elle était le seul port du duché de Savoie, donnaient à l’économie locale, ainsi qu’à la vie politique et intellectuelle, des couleurs très proches de celles de ses voisines.

Avril-2011-0030.JPG L’image de Nice est associée à celle de la Belle Epoque. C’est le temps où la ville, principale station touristique de la Côte d’Azur, est le Salon de l’Europe, drainant dans ses propriétés et ses palaces tout ce qui compte dans le domaine aristocratique et artistique. La reine Victoria, les rois Léopold II de Belgique et Oscar de Suède sont ses hôtes fidèles. Nietzsche, Tchekhov, Hector Berlioz y séjournent. D’octobre à avril, c’est une succession de fêtes et de réceptions qui culmine au moment du Carnaval.

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Entrée cimiez de l'Université Nice Sophia Antipolis

 

Le premier bâtiment que je vous fais découvrir est l’entrée du château de Valrose sur le boulevard de Cimiez. Bien que postérieures à la construction du château du parc valrose, les deux tours conçues par l’architecte niçois biasini en sont néanmoins le rappel : pierre blanche, hautes lucarnes, toit pentu, balustrades en fonte quadrilobée. Elles font encore office de prestigieuse conciergerie afin que le domaine ait une entrée sur ce qui est à l’époque le nouveau boulevard de cimiez. Au sein du domaine se trouvent deux châteaux de style gothique classés monuments historiques, le grand et le petit Valrose, construits à la demande du baron de Von Derwies durant la seconde moitié du XIXe siècle.

0058.JPG Les châteaux de Valrose et leur parc constituent un domaine de dix hectares entre l’avenue de Brancolar et la colline de Cimiez. Il abrite aujourd'hui le campus  de l'université de Nice Sophia-Antipolis. Le baron Paul Von Derwies, financier russe et conseiller du tsar Alexandre II, acquiert de grandes parcelles, et crée sur ce terrain, un domaine des plus fastueux et extravagants de la Riviera de cette fin de XIXe siècle. Le chantier fournit du travail à plus de 800 ouvriers Niçois durant trois ans pour un coût de plusieurs millions de francs or. Le grand château, le petit château et le parc, sa fabrique de jardin et ses statues, sont classés monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1991 , ainsi que l’isba qui se trouve dans le parc.

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  Le château est de style gothique et son intérieur multiplie les luxes avec plafonds à fresque, lustres de cristal et toiles de maître. Le plus spectaculaire est une salle de concert qui peut accueillir jusqu’à 400 spectateurs munie d'une imposante machinerie en bois visible dans le fond de scène.

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La villa Paradisio  fut construite par l'architecte Constantin Scala, vers 1900 pour la baronne Hélène de Zuylen de Nyevelt de Haar née de Rothschild. Cette villa niçoise fut le lieu de séjour des Prix de Rome durant la Seconde Guerre mondiale en remplacement de la Villa Medicis à Rome. En effet, durant la guerre, après une première interruption de ce grand concours artistique, Benito Mussolini confisque la Villa Medicis à la France qui ne peut plus envoyer ses lauréats à Rome.

Avril-2011-0109.JPG L'Académie se replie alors en France jusqu'en 1945. À l'instigation de Jérôme Carcopino elle élit d'abord domicile à Nice à la villa Paradisio, qui est un grand édifice entouré d'un important jardin. Ses communs et ses vastes écuries seront hâtivement transformés en atelier pour y recevoir les artistes. C'est l'architecte Bernard Zehrfuss, Grand Prix de Rome d'architecture de 1939 et animateur du groupe d'Oppède, et Lucas, Grand prix de Rome de peinture de 1937 qui essuieront les plâtres.

Avril-2011-0075.JPG Le Majestic de Nice est un ancien palace de la Belle Époque situé au bas du boulevard de Cimiez. Impressionnant Hôtel qui comptait 400 chambres. Palais achevé en 1908 par l'architecte Jules Febvre, qui le dota d'une entrée particulièrement élégante et des deux tours carrées qui le couronnent. Aujourd'hui copropriété. A ne pas confondre avec le Majestic de Cannes, autre célèbre palace de la croisette.

0115.JPG  L'Alhambra construit en 1901 comme hôtel est l'archétype de l'architecture orientalisante revue et corrigée pour une adaptation locale. Ses minarets, ses grandes baies en arcs outrepassés, ses stucs blancs et sa superbe marquise en font l'un des édifices les plus spectaculaires de la Belle Époque à Nice. Un magnifique parc s'étend en avant. Les façades et toiture du bâtiment de l'ancien hôtel, actuellement « Résidence Alhambra » ; à l'intérieur le vestibule d'entrée, le grand hall avec sa cheminée, la cage de l'escalier principal avec son ascenseur et le parc en totalité sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 20 juin 2000.

Avril-2011-0230-copie-1.JPG  Le château d’Azur est achevé en 1932 sur la commande d’un millionnaire excentrique d’origine américaine Virgil Neal, industriel du parfum, et sur les plans de l’architecte niçois Adrien Rey. Ce bâtiment est le dernier témoignage des folies belle époque de Nice, qui, depuis le château de l’anglais en 1855 au mont boron, se mettent à orner les collines niçoises au gré des caprices de leurs richissimes commanditaires. Edifice d’un luxe inouï, directement inspiré par le style renaissance française du château d’Azay le rideau, parsemé de fantaisies décoratives extraordinaires, le château reçoit initialement le nom du produit de beauté qui avait fait la fortune de son propriétaire, la crème To-Kalon, ce qui en grec signifie … la beauté. Elaboré bien sur à Grasse.

0021.JPG  Le château des terrasses : Construit vers 1890 pour le banquier britannique William Mendel, ce château a traversé les décennies en compagnie des plus grands du siècle dernier, dont la famille du tsar Nicolas II ou la reine Victoria. Le grand-duc Georges Alexandrovitch, frère du tsar Nicolas II loue la villa pour l’hiver pour y soigner sa phtisie. Il est vite rejoint par sa mère, l’impératrice Maria Feodorovna accompagnée du prince Michel et de la princesse Olga. Le président Félix Faure leur rendra visite ainsi qu’une cousine, la reine Victoria elle-même y séjournera. La demeure devient ensuite propriété d’une prima donna de l’opéra de St Pétersbourg puis, dans les années 30, passe aux mains du vice-consul d’Angleterre, Mr Buckingham et sera cédée par son fils en 2001 à la ville.

Avril-2011-0016.JPG Lycée du Parc-Impérial : prit ce nom en 1930 car il fut installé dans les locaux de l'ancien « Grand Hôtel Imperia ». Il fut construit en 1902 dans le « quartier russe » de Nice, pour héberger la famille impériale du Tsar et toute sa suite. Le caractère spectaculaire du bâtiment, justifie également le terme de « grand »... Avant de parler de sa beauté, il faut évoquer ses dimensions. Il se place au rang des monuments les plus imposants de la ville.

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 Cette insistance est peut être une façon de le placer en concurrent du palais Régina  à Cimiez, construit peu avant. Chacun dispose ainsi de sa tête couronnée de référence. Mais alors que la reine d’Angleterre est effectivement venue séjourner au Régina, c’est à l’ancien domaine Bermond que venait résider la famille impériale russe avant la construction de celui-ci... On  emploi pas moins de 400 ouvriers. Parmi eux se trouvent un grand nombre de Niçois et d’italiens. Les dimensions sont colossales : 153m en incluant le Pavillon Impérial, près de 27 m de large et 35 m de haut.

Avril-2011-0059.JPGLe château des Ollières, superbe demeure de Nice, fut édifiée en 1876 par un négociant lyonnais, Louis Baudet ; la propriété fut entièrement remaniée en 1885 par l’architecte Adam Dettloff, lors de son rachat par un diplomate russe, le prince Lobanoff-Rostowsky, ministre des affaires étrangères du tzar Nicolas II. Ce prince, comme beaucoup de ses compatriotes, décida de s’installer sur la Riviera.

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Son intention était peut-être de suivre la mode qui faisait de Nice la principale villégiature des Russes aisés, mais on sait qu’il entretenait une relation avec une française, Mme Chevillot, épouse de l’ambassadeur de France à Constantinople. Adam Dettloff, architecte très en vue à Nice, a totalement modifié l’esprit de cette demeure, et conformément aux souhaits du prince, a créé un style Troubadour-gothique mâtiné d’influences mauresques.

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* A Nice de nombreux bâtiments et immeubles sont qualifiés de palais. Ce terme de palais correspond à l'usage commun de la langue niçoise où l'on dit palai et de la langue italienne où l'on dit palazzo, termes qui désignent tout immeuble d'habitation noble (et qui dès avant le rattachement de Nice à la France en 1860 auront tout simplement été repris en français).

Avril-2011-0073.JPGVous pouvez aussi revoir mes anciens articles sur le palais Massena et le Palais de Marbre qui sont situés tout les deux sur la promenade des Anglais ou encore le palais des rois de Sardaigne. Quand à ceux que je viens de vous presenter, vous pouvez les admirer sur le boulevard de Cimiez et le boulevard carabacel, ainsi que sur l'avenue des Baumettes dans le quartier Russe ou, je vous conseille d'aller voir la cathedrale orthodoxe. Tout au long de mes trois articles sur les palais de la cité des anges ,les rues de Nice témoignent de son raffinement,un fabuleux patrimoine Belle Epoque.  La capitale azuréenne est riche de quelques-unes des plus belles réalisations architecturales de cette parenthèse enchantée. Il faut lever les yeux et admirer alors les riches ornements des façades "Belle Epoque" et vous serez transporté pour un voyage dans le temps inoubliable.

                    DIAPORAMA DES PALAIS DE NICE

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:07

photo2011A-0133-copie-2.JPG   Au moment ou j'ai mis la premiere partie de cette serie , je vous avais quitté ensuite pour partir aux USA. Pour ceux qui voudrait revoir le 1er épisode , c'est   ICI


Depuis que  Smollet, le médecin écossais qui fit découvrir Nice aux Britanniques affirma en 1765, " je m’enrhume bien moins facilement à Nice qu’en Angleterre et en France ", la réputation prophylactique de Nice attire de nombreux sujets de « Sa Gracieuse Majesté », chaque hiver dans notre ville (en particulier sur les collines) et c’est après enquête de ses médecins que la reine Victoria viendra séjourner à Nice.

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l’Excelsior Regina Palace

 

Certes, plusieurs membres de la famille royale anglaise sont déjà venus mais, contrairement aux Russes, grands rivaux britanniques dans la vie mondaine, aucun souverain régnant anglais n’y a séjourné. Sur la Riviera, elle effectuera un premier séjour à Menton en 1882, un second à Cannes en 1887 et un troisième à Grasse en 1891, avant de venir à Nice en 1891 et, conquise, d’y revenir à quatre reprises. 

photo2011A-0142-copie-1.JPGSéjours qui donnèrent lieu à la construction d’un élément fort de notre patrimoine Belle-Epoque, l’Excelsior Regina Palace. Chef d’Etat le plus prestigieux et le plus puissant du monde (Victoria règne sur à peu près un quart des habitants de la terre) on construit un palais gigantesque pour l’accueillir. Palace qui dresse ses cinq étages et ses cent cinquante mètres de façade au sommet du boulevard de Cimiez. Il a été construit en moins de deux ans, terminé fin 1897, sur les hauteurs de l'ancienne cité Romaine pour accueillir, dans des conditions de confort moderne  la reine Victoria.

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Ce fut l’alliance séculaire entre les Savoie (l'un des etats les plus puissants d'europe) et la couronne d’Angleterre qui favorisa la venue des premiers hivernants anglais à Nice, à la fin du XVIIIe siècle. Après l'annexion de Nice en 1860, malgré les aléas des relations franco-anglaises, cette fidélité ne se démentit pas et se trouva en somme couronnée par les séjours répétés de la reine Victoria à Nice.

photo2011A-0148.JPGPas très loin du Regina Palace dominant le boulevard Carabacel, on découvre le monumental Grand Palais, hôtel construit en 1912 par l'architecte Charles Dalmas (Nice 1865-1938). Outre les chambres on y trouvait 150 appartements meublés. Construction de hauteur record pour l'époque (9 étages) elle a une puissante armature métallique masquée par le décor de façade. A son coté s’élève le Palais Consulaire de la Chambre de Commerce de Nice et des Alpes-Maritimes. Ce très bel édifice est l'œuvre de l'architecte Adrien Rey qui le réalisa de 1921 à 1923 et  sculpté par Michel de Tarnowsky.

photo2011A-0167.JPG  le grand Palais

 

On est fasciné par la qualité architecturale et la créativité de cette époque. Il ne faut cependant pas oublier que ce cadre a été forgé par une foule d’artisans de grands talents, Niçois ou issus de la nombreuse immigration italienne qui vient alors s’installer à Nice. les bâtiments neufs qui s’érigent partout font appel à une multitude de corps de métiers, maçons certes, mais aussi ferronniers, staffeurs et stucateurs, marbriers, céramistes, jardiniers, peintres et décorateurs, utilisant toutes les techniques possibles dans une recherche permanente de qualité, de profusion du décor intérieur et extérieur et de séduction.

photo2011A-0184.JPG le palais de l'Hermitage

 

Ainsi, Nice Belle Epoque est bien une ville nouvelle inventée, mais qui plonge ses racines dans le travail des Niçoises et de Niçois eux-mêmes formés, des siècles durant, à l’acte de bâtir, par des civilisations qui en ont souvent fait un témoignage de grandeur autant que d’humanité. Le Palais/hôtel de l’Hermitage en est encore un bel exemple toujours dans le quartier de Cimiez.

photo2011A-0026-copie-1.JPG  le negresco

 

Mais, le plus bel exemple, restera à tout jamais le Negresco Palace. Construit en 1912 sur la célèbre Baie des Anges, Il figure comme l'Hôtel Sacher de Vienne, le Ritz de Paris ou l'Hôtel Astoria de Bruxelles, parmi les lieux mythiques de l'hôtellerie de luxe et de l’architecture hors du commun à travers le monde. Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments donnant sur les quatre rues ainsi que le grand hall central dit « salon royal » avec sa verrière sont classés à l'inventaire des monuments historiques en 1974. Il obtient le label « Patrimoine du XXe siècle » le 1er mars 2001.

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Le 4 janvier 1913, le palace connaît une brillante inauguration où sont présentes plus de sept têtes couronnées. Celui-ci reste aujourd'hui l'un des rares palaces privé indépendants au monde. L’hôtel possède un patrimoine artistique exceptionnel, sa propriétaire, Jeanne Augier, qui vit au dernier étage de l'hôtel, en a fait un véritable musée. Son but étant de faire découvrir à ses hôtes les différentes époques de l'histoire de Nice et leur faire partager son amour de l'art, de la renaissance au 3ème Millénaire. Plus d'une trentaine de films ont été tournés au Negresco.

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le palais de la Mediterranée

 

Durant les Années folles, Nice compte déjà deux grands établissements de loisirs : la Jetée-Promenade et le casino municipal. Construit en 1928, par les architectes niçois Charles et Marcel Dalmas à la demande des milliardaires américains Franck et Florence Gould, déjà célèbres pour la création de Juan-les-Pins, le palais de la Méditerranée est une immense construction Art déco.

photo2011A-0014-copie-1.JPGEn 1920, dans l'esprit des décideurs économiques, un troisième « Palais des Fêtes » s'impose pour fidéliser la clientèle. Le programme est d'envergure. Trente millions de francs sont nécessaires à sa construction et à son aménagement. Le chantier, qui s'étalera de 1927 à 1928, fournit du travail à 350 ouvriers Niçois .Le plan utilisé rappelle celui de la façade de l'Opéra de Paris. Le palais de la Méditerranée, situé face à la mer sur la célèbre promenade des Anglais est l'emblème du patrimoine de Nice.

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Son auditorium de 1000 places a attiré les plus grands noms du monde du spectacle, dont Maurice Chevalier, Edith Piaf et Joséphine Baker. Dominant la Baie des Anges et la mer turquoise, le Palais de la Méditerranée est impressionnant : l'usage du béton armé permet des élévations et des portées jamais égalées jusque-là. Les façades et sa décoration intérieure sont entièrement Art déco. La façade sud est décorée de figures féminines et de chevaux marins.

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Le soir, les façades éclairées par des projecteurs, donnent au casino " l’effet d’un véritable palais des Mille et Une Nuits». Sa façade est classée monument historique en 1989. Même la cité des Anges Américaine n’a jamais pu egaler  les fastes et la beauté de la cité Azuréenne. » Nice est une déesse sortie des eaux dans un baiser du soleil » écrivait Theodore de Banville ….

Nice est décidément bien particulière puisque nos palais sont des palaces, et nos immeubles des palais.

                              DIAPORAMA DE LA BALADE

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 08:43

photos-aout2011-0075.JPG Chateauneuf de Grasse

 

Les courges sont cultivées dans le pays Niçois et Grassois depuis l'Antiquité et le cougourdon est le nom méditerranéen du fruit d'une plante grimpante de la famille des Cucurbitacées appelée scientifiquement Lagenaria vulgaris . Ils se distinguent des autres courges par la couleur de la fleur (blanche), par la pollinisation nocturne et non diurne, par un pédoncule très solidaire du fruit ainsi que par une déshydratation naturelle très facile.

photos-aout2011-0049-copie-1.JPG  Ils sont deja tous d'attaque dés 9h du mat

 

Il est léger, très solide, imputrescible. Il est des  coutumes niçoises et du haut pays grassois qui perdurent chaque année au moment de la toussaint, depuis des siècles, sur la colline de Cimiez ou bien sur celle de Châteauneuf : La courge et le cougourdon sont fêtés en grande pompe. C'est une fête champêtre qui existe ici bien avant la fête marketing qu’est halloween.

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 Aujourd'hui encore, les amoureux des  cougourdons s'y  retrouvent. Là, dans une ambiance bercée par les danses et les chants folkloriques traditionnels, producteurs, artistes et amateurs de courges et de cougourdons se retrouvent sur la place de l'église où flottent les odeurs enivrantes des nombreuses spécialités régionales proposées à cette même occasion: Mais surtout toutes les recettes que l’on peut tirer de la courge. Soupes, Curry de courge, Gnocchi de courge etc. Et pour compléter ces mets des délicieux gratins, des desserts variés avec la véritable tarte sucrée à la courge, des crêpes et des confitures.

photos-aout2011-0092.JPGCertaines, telle la courge violon de Nice, possèdent une chair ferme et goûteuse, aux saveurs de muscade, et de noix. Elle se combine parfaitement aux arômes délicats de la sauge. Notre confiture de courge à la sauge est donc une base toute simple pour le sucré salé. Une simple tartine avec du parmesan, une cuillerée sur du plain d'épices, un badigeon sur un magret... la confiture de courge à la sauge débanalise le plat et lui donne du caractère.

photos-aout2011-0096.JPGIntroduit dans la région niçoise au 16 ême siècle, la culture se répandit très vite grâce au climat méditerranéen. Quelques graines, un peu de terre, de l’eau, notre doux et généreux soleil de la côte, l'inégalable savoir faire de dame nature et nous voilà témoin du formidable...

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Durant quatre mois, nous pouvons apprécier la croissance surprenante de ces petits enfants du pays niçois. Ce légume a tout de suite été adopté par les niçois, tant pour ces formes originales et généreuses que pour ses grandes qualités physiques, qu'ils ne tardèrent pas à découvrir et à utiliser pour améliorer leur quotidien.

photos-aout2011-0107.JPGQuand le fruit de la terre devient le fruit des artistes, les calebasses et autres transformées en instrument de musique. Les mélomanes niçois ont tout de suite compris que les cougourdons avaient un formidable potentiel musical. Ils l'ont alors transformé en de multiples instruments aux  tonalités  aussi diverses que variées. Leurs qualités de résonance, aménagées par diverses techniques de sculpture et d'harmonisation les ont fait utiliser comme des instruments à vent ou à percussion par des orchestres improvisés.

photos-aout2011-0156.JPGLes artisans d'art de la côte d'azur  ont découvert avec le cougourdon une formidable  base de travail. En effet, ses formes avantageuses, sa matière (similaire a du bois) et l'esprit créatif  artistique azuréen ont donné naissance à de nombreuses merveilles.

photos-aout2011-0111.JPGOriginale, insolite, singulière, la fête de la courge fait partie du paysage festif de nos campagnes depuis bien longtemps. En ce dimanche de fin octobre se tenait à Châteauneuf de Grasse, (petit village de l'arrière pays Grassois) la fête de la courge !

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 Une sortie dominicale en famille, qui m’a permis de constater que la courge n'est pas si courge que ca ... De la soupe au public, en passant par les artistes, la courge la plus grosse et quelques producteurs, les cucurbitacées et autres coloquintes étaient bien à l'honneur ... des cougourdes sculptées pour faire office de diffuseur de parfum ou de niche à décoration ! La courge sous toutes ses formes a eu la vedette.

photos-aout2011-0124.JPGBon d’accord, ce n’est pas l’une de ces gigantesques fêtes que nous trouvons en hiver sur la cote d’azur, (Carnaval de Nice, Citrons de Menton, Mimosa de Mandelieu, Rose de Grasse) mais nous l’adorons ,car elle conserve son esprit familial et campagnard.

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Cette année une brigade de vingt cuisiniers bénévoles transforma en direct sur la place des kilos de courge offerts par les cultivateurs. Cette manifestation est devenue au fil des années, un des événements incontournables du pays de grasse. Les visiteurs ont trouvé tout de même une bonne trentaine de stands de gastronomie locale, d’artisanats d’art, de produits de notre terroir et des animations à gogo.

photos-aout2011-0182-copie-1.JPGTout cela organisé par une bande de bénévole de l’association »la courge d’abondance » ou même Monsieur le Maire est un membre actif. Prés de 80 personnes ont confectionné les 900 litres de soupes, des kilos de gratin, tartes et rissoto.
Mais, cette nouvelle édition de la courge de Châteauneuf de Grasse ne perd pas de vue ses fondements pour lequel, elle a été crée. : Le but humanitaire.

photos-aout2011-0190.JPGCelle-ci, c’est écrit de belle façon ,comme savent le faire les gens de ce pays méditerranéen avant tout. A l’origine un prêtre du Burkina Faso était venu faire un remplacement dans la paroisse du village de Châteauneuf (Castèunou Grasso en langue locale) et il a parlé aux gens du village de la famine dans son pays et de la difficulté à remplir les greniers céréaliers. Tous le monde à ce moment la, a été sensible, le maire y  compris, et ils ont eu l’idée d’organiser une manifestation pour leur venir en aide. Chaque année donc la fête de la courge de Châteauneuf de Grasse est dédiée à une action humanitaire en particulier.

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Cette nouvelle édition permet d’apporter une aide financière à l’association solidarité sapeurs pompiers du 06 et à celle du Samu Social des Alpes Maritimes.
Mais avant de terminer mon article, je ne vais pas partir sans vous avoir laissé une petite recette de la préparation de la soupe de courge Niçoise :
1 portion de courge (300g) ,2 pommes de terre, 1 poireau ,1 oignon, sel poivre et eau.
Peler et couper en cubes les légumes, les laver puis les mettre dans une marmite avec de l'eau à niveau, cuire le tout pendant 40 mn puis assaisonner. Mixer et rectifier avec un peu de crème liquide. Servir avec des croutons !

photos-aout2011-0224.JPGSur du pain grillé bien chaud, étalez une couche de confiture de courge sur laquelle vous verserez trois gouttes d’huile d’olive de Nice. Parsemez de copeaux de parmesan et servez en entrée ou à l’apéritif avec un verre de vin blanc de Bellet ou de Saint Jeannet. Ah oui avant de vous quitter définitivement avec cet article bien sur … Mes achats sur place bien évidemment ! sirop de potimarron à la châtaigne (très bon parait il avec du champagne, pas encore essayé) confiture de potimarron aux pommes, confiture de potimarron aux abricots secs, confiture de courge aux pignons, et sirop de courge et poire .... Allez ciao ! je m’en vais gouter maintenant .

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                                DIAPORAMA DE LA FETE

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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:55

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  A cannes, il n’existe pas un jour, ou il ne se passe pas quelque chose, cette ville, vie, respire, existe, travaille 24 heure sur 24. C’est surtout une ville d’art qui expose souvent pour un public éclairé, les œuvres des artistes au milieu de la croisette. Art concret, contemporain ou renaissance... Tout y passe à Cannes, pour le plaisir de tous. Passés les chefs d’œuvre de l’école Russe de la Malmaison, celle de Roberto Barni à la villa Rothschild ou encore l’étonnante sculptrice italienne Rabarama. Voici les bonbons drapeaux de Laurence Jenkel sorti de l’école Niçoise des arts. Une manière de dire : viens chez moi il y a des bonbons !

Avril-2011-0033.JPGElle est belle, elle a du talent, elle peint et  elle sculpte. Son nom est déjà connu des avertis de l’Art contemporain. Laurence Jenkell décline des grands classiques de la vie quotidienne en véritables œuvres d’Art. De la peinture à la sculpture, cette artiste est représentée à travers le monde (Paris, Genève, Monaco, Venise, Londres, New York, Miami, Dubaï, Singapour, Hong Kong et Séoul).

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Nourrie des formes et expressions plastiques environnantes, dont les sources se trouvent aussi bien du coté du pop art, du nouveau réalisme que de l’école de Nice, Laurence à développé au cours de ces dernières années une production sérielle, singulière et originale autour du bonbon grâce à une « iconographie » symbolique dont le pouvoir ultime réside dans le gout populaire.

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D’origine française, Laurence Jenkell est née en 1965. C’est dans ses ateliers situés à Vallauris Golfe Juan sur la Côte d’Azur qu’elle crée la majorité de ses œuvres, s’inspirant des influences et tendances actuelles de la mode, du design et de notre société de consommation. Sa capacité de créer et d’innover, l’amène vers un procédé encore peu exploré : la cristallisation. Une de ses sources d’inspiration : le bonbon. Ces bonbons qui ont fait sa signature car ils sont trop craquants  ou croquants !  Ils s’exposent  à Cannes la ville sucrée, sur la croisette, dans les jardins, des bonbons inondés de soleil …

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  Un discours profane parlerait d’une gourmandise artistique qui délecte nos sens et qui par sa douceur évoquée permet de magnifier l’ensemble des sujets portés par ces bonbons. Un monde enchanté, coloré, acidulé, pour émerveiller les yeux des grands comme des petits. Des sculptures presque vivantes éveillant l’odorat, le goût, et le toucher. Au travers de ses œuvres, Laurence nous communique sa joie de vivre, son dynamisme et nous transporte dans un monde de pureté et de beauté.

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Des bonbons toujours plus hauts (de 80cm à 5m). Ses expérimentations sur la matière et la couleur : elle crée des bonbons wrapping, en marbre, en acier, en aluminium, en résine : ils sont bleus, blancs, rouges, jaunes, multicolores, drapeaux, cœurs, papillons. La fantaisie pétillante des œuvres vient exciter toutes les fantasmagories de nos imaginaires où dans notre gourmandise, les bonbons deviennent plus gros que nos ventres.

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 Fascinée par les sucreries et la cristallisation, elle commence à explorer une matière appelée altugas, une résine qu'elle teinte, tourne, déforme et triture, pour donner naissance à ses délicieuses créations. Il en existe de toutes les tailles, de toutes les couleurs et les déclinaisons sont nombreuses : drapeaux Américain, Anglais, Russe, Mickey, Hello Kitty...

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Elle fait parti de cette école de Nice tant créatrice fondé sur la destruction systématique des principes canoniques de l’esthétique traditionnelle et revendique son originalité dans sa recherche tous azimuts. Nice a toujours été la pionnière de la recherche artistique. Le musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice est le précurseur de la représentation du Modern’ style !

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Vivant sur la Cote D’azur depuis plus de 25 ans, elle s’est intéressé aux travaux des artistes présents sur la région (César, Ben). En autodidacte, elle a cherché la voix de son expression plastique dans l’académisme des pratiques des beaux arts, du dessin d’après modèle, de la peinture et de la sculpture. Elle l’a trouvée dans la matière, avec ses plaques de plexiglas. Dans son atelier, elle a fait construire un four sur mesure, lui permettant de chauffer les plaques pour en faire des matières souples, flexible, malléable, façonnable, tout simplement ductile.

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C’est ainsi, qu’a partir d’un élément unique, une feuille de plexiglas, semblable à la matière brute qu’est le bloc de marbre au sculpteur classique, elle génère, donne naissance à la forme engagent tout son corps dans sa création. Son art est à la frontière des arts plastiques, de la sculpture, du design, du graphisme, de la mode et de la communication.

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Laurence Jenkell a commencé à peindre des tableaux. Sur la toile enduite d'un glaçis de résine à inclusions, elle incrustait ensuite de vrais bonbons. Travaillant la synesthésie du bonbon, elle associe divers sens pour nous en livrer la totalité: les coulures du glaçis rappelle le sucre qui fond, donnant l'impression de pouvoir en percevoir le gout du douceatre.

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Sa recherche va s'affiner sur l'apparence du bonbon et son irrésistible attrait pour le rendre le plus évocateur possible. Elle va soustraire le cadre pour le remplacer par un socle, mettant ainsi son sujet sur un piedestal.Laurence décline ses bonbons à la manière d'un publicitaire: dans toutes les couleurs, pour tous les publics, tous les parfums pour tous les gouts, toutes les dimensions pour tous les âges. C'est ainsi que Laurence Jenkell a réalisé 55 oeuvres de bonbons/drapeaux à l'occasion du G20 qui se tiendra à Cannes au mois de Novembre. Elle a mis presque deux ans pour realiser ces sculptures.

 

DIAPO AUTRES DRAPEAUX & SCULPTURES A CANNES

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:33

1.JPG Rose de mai (centifolia), jasmin, tubéreuse, violette, œillet, genêt, fleur d'oranger, mimosa, lavande... nulle autre région que la Côte d’Azur ne célèbre à merveille le langage des fleurs. Leurs couleurs vives égaient les paysages azuréens et distillent des senteurs subtiles sur les marchés. Elles sont un des nombreux symboles de ce pays baigné de soleil et mon jardin ne fait pas exception à la règle....

C 0001Le département des Alpes-Maritimes, de part sa position géographique au bord de la méditerranée et au pied de sommets Alpins de plus de 3000 mètres d’altitude permet de traverser tous les étages de la végétation, du collinéen à l'alpin en passant par le montagnard et le subalpin et même le sub-tropical.

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On y trouvera donc de nombreuses espèces d'arbres, arbustes et fleurs. Le massif du Mercantour se caractérise par son extrême richesse, 1500 plantes dont 32 endémiques sont répertoriées. Une espèce endémique est une plante dont l'aire de distribution est réduite, sans forcément être rare. Les Alpes-Maritimes est le département Français le plus riche en espèce endémiques.

15.JPGCeci est dû à son emplacement privilégié qui a servi de refuge durant les périodes de refroidissement des dernières glaciations du quaternaire. On y retrouve donc plus de 3300 espèces végétales rien que sur notre département sur les 4900 présentes en France. 200 espèces sont rares et plus d'une trentaine ne pousse exclusivement qu'ici et n'existe nulle part ailleurs. On y trouve aussi 63 espèces d'orchidées sur les 150 recensées en France.

27.JPGOn ne jardine pas ici comme ailleurs et les recettes toutes faites venues de Versailles, de Chelsea ou d’Anjou ne fonctionnent pas chez nous. Bien jardiner dans les Alpes-Maritimes est basé sur l’observation, le bon sens et le respect de la biodiversité.

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  Combien de jardiniers chevronnés venus des pays nordiques ce sont complètement planté chez nous. Seul les Anglais grâce à leur apprentissage de leurs colonies, on sut s'adapter, maitriser et dompter la flore et la végétation de notre département exceptionnel.

photos-aout2011-0024.JPGLes autres en sont toujours à réviser et à croire que les jardins de Versailles sont dans la moyenne. Ces jardiniers la, tous le monde les a oublié ! Ces amateurs éclairés qu’ont été les Anglais, font venir des plantes du monde entier afin de les acclimater, chose rendue possible grâce aux conquêtes coloniales et aux expéditions scientifiques.

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Les Alpes-Maritimes sont un cas d’école pour décliner la diversité de cette palette végétale unique au monde : chaîne de montagnes qui plonge dans la Méditerranée, plantes tropicales qui côtoient des vivaces alpines et histoire agricole particulièrement riche.

photos-aout2011-0032.JPG« En matière de faune et de flore exceptionnelles, on pense immédiatement aux forêts tropicales et à l'Amazonie. En France, on a tendance à oublié que la cote d'azur est également si riches qu'elle fait partie des 25 « hot spots » (points chauds) de biodiversité recensés dans le monde. Les Alpes-Maritimes, des rivages aux sommets du Mercantour, abritent autant de plantes que l'ensemble des îles britanniques par exemple.

photos-aout2011-0043.JPGPour l’amateur de jardin, notre département présente un grand intérêt. Des jardins d’exception y ont en effet été créés,  Plusieurs facteurs expliquent la richesse de leur histoire. En premier lieu la douceur du climat. La bande côtière est protégée du froid par le relief préalpin et bénéficie d’une forte insolation ce qui permet l’acclimatation d’un grand nombre d’espèces méditerranéennes et tropicales originaires d’Afrique, d’Australie, d’Asie et d’Amérique.
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Dans les mois de novembre, décembre, janvier, il y a dans les jardins des roses, des œillets, des giroflées ; les orangers sont chargés de fruits, les citronniers de fruits mûrs et de fleurs. A Nice on appelle cela : « la belle saison » pendant que dans d'autre région la neige et le gel ne favorise pratiquement aucune floraison.

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Sans en connaître toute les appellations, je peux vous citer quelques unes des fleurs qui poussent dans mon jardin. Attention ! Les photos de cet article sont exclusivement des fleurs de mon jardin et n’ont absolument pas été photographié ailleurs.

SC 0018Il y a donc des : Canna, dailyly, Lys asiatiques, géranium, rose de mai, fleurs de grenadiers, orchidées, marguerites, Iris, pensées, bégonias…..

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SC_0007.JPG                             DIAPORAMA DES FLEURS

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:32

Avril-2011-0021.JPG Le Harley & Flowers de San Remo existe depuis de nombreuses années, cette petite association avait même organisé deux belles concentrations motos sur la riviera italienne il y a quelques années en arrière. Puis plus rien ! Je n'avais plus eu aucune nouvelle et voici qu'il y a un mois, je reçois une invitation pour me rendre à l'organisation de leur 3e moto raduno.

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C'est même "El Présidente" en personne qui m'envoi le mail. Davide est de retour parmi nous ? Je suis content de retrouver ce pote biker et certainement pas que moi, mais toute la gente féminine de la région aussi. Davide dit "David" est l'un de ces « Casanova italien » dont les filles s'arrachent .... Grand, brun, yeux bleu, athlétique parlant français avec l'accent et tous le charme que cela comporte. C'est sur que comparé à lui, on a aucune chance et on se contentera de second couteau. (Pourvu que l'une d'entre vous ne me le plante pas dans le dos ce couteau ! hi hi hi).

Avril-2011-0030-copie-2.JPGC'est décidé, une quinzaine de Free riders se rendrons à cette balade, d'autant plus que son prix de participation est tout a fait raisonnable. Pour 10€ par couple (5€ par personne, je suis très impressionnant en calcul), vous aviez droit au t-shirt commémoratif, à une superbe balade encadré et à un apéro buffet bien sympathique. On est loin de l'esprit commercial que l'on voit du coté de Saint Tropez, mais plutôt celui d'un état d'esprit festif entre vrais amis et sans frime.

Avril-2011-0038.JPGA notre arrivée, Davide m'accueille tout de suite, je gare ma moto et je pars dans une longue discussion avec lui. Mais ou étais tu donc passé ? Lui dis-je ...
David me montre sa bague au doigt ! Bon dieu, tu t'es marié ? Ce n'est pas possible ! Il m'explique qu'étant allé à Moscou pour son travail, il a eu le coup de foudre pour une belle Russe, qu'il a épousé ensuite, puis , il est resté 2 ans en Russie. Comme quoi, même le plus terrible des Casanova se laisse piéger  un jour ou l'autre …

Avril-2011-0045.JPGAujourd'hui il revient avec elle et sa fille de nouveau à San Remo pour s'y réinstaller. Il n'a donc pas perdu de temps pour organiser un rassemblement entre pote. J'ai bien dit un rassemblement familial entre amis, car nous n'étions qu'environ 250 Bikers.

Avril-2011-0049.JPGTout le monde se met en place pour un itinéraire dans l'arrière pays de Vintimille. Même, si je connais parfaitement cette balade, c'est toujours un plaisir de découvrir ces lieux qui sont en fait le territoire de l'ancien comté de Nice devenu italien maintenant !

Avril-2011-0053-copie-1.JPGNotre route passe par Dolceaqua et son fabuleux pont en dos d’âne. Souvenez vous aussi de la "michetta" cette brioche érotique qui a tout une histoire dans ce village ligure. Nous continuons notre route sur Apricale qui est considéré comme l'un des plus beaux villages d'Italie.

Avril-2011-0071-copie-1.JPGComme chez nous, l'Italie a aussi un classement pour les 100 plus beaux villages de sa péninsule et de ses iles. Apricale est un village époustouflant, on dirait un château de cartes posait a flanc de montagne. C'est extraordinaire !

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Maintenant, il s'agit de faire attention, car nous empruntons une route tellement étroite que quelque fois l'une des 4 roues d'une voiture flirte avec les précipices. Pour cette fois ci, nos organisateurs ont bloqué la route à la circulation, ne faisant prendre aucun risque aux motos. Nous arrivons enfin après plusieurs lacets en épingle à Perinaldo.
Perinaldo est le village ou est né le célèbre astronome Niçois Jean Dominique Cassini. On dit Niçois parce que le village faisait parti d'un pays que l'on appelait le comté de Nice.

Avril-2011-0085.JPGNotre prochaine étape passe par Soldano et sa jolie église baroque. Ici, on dirait que le temps c'est arrêté et les villageois accourent au bord de la route pour venir voir notre passage en nous saluant de grands gestes bienveillant. La province d'Imperia ressemble fortement au département des Alpes Maritimes. Un relief montagneux qui tombe littéralement dans la mer et une bande de littoral très serré. On y retrouve le même terroir, l'olivier et son huile d'olive, la vigne et les fleurs. D'ailleurs on nomme l'endroit "la Riviera dei Fiori".

Avril-2011-0103.JPGNous arrivons de nouveau à Vintimille ou l'on nous a préparé un apéro servi par les belles "ragazze" avec vino blanco légèrement frizzante comme un lambrusco é un buffet de pizza. Nous déjeunons ensuite sur la terrasse d'un restaurant du bord de mer ou ici les prix sont 40% moins cher qu'en France.

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Nous saluons tous le monde puis nous retournons chez nous par la route du bord de mer. Avant de partir Davide me remet la plaque commémorative du raduno. Ce fut un sympathique dimanche ...

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                          DIAPORAMA DU RADUNO

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:31

photos-aout2011-0025.JPG Autant vous dire qu’au marché Forville, c’est le top qualité. En plus les prix des producteurs locaux sont 40% moins chers que dans les grandes surfaces alimentaires et surtout pas de risques d’avoir des courgettes d’Espagne et autres produits dangereux venant de ces pays ou les controles ne sont pas trés regardant….

photos-aout2011-0028-copie-1.JPG Le 1er marché Forville de Cannes en bois est inauguré en 1884 sur ce terrain actuel, alors libéré des maisons qui occupaient l’emplacement auparavant, en remplacement du marché à l’air libre des Allées (prolongement de la rue d’Antibes). Sa reconstruction fait l’objet d’un concours en 1929. Elle est mise à exécution et achevée par l’architecte cannois Henri Bret en 1932.

photos-aout2011-0032-copie-1.JPG Le marché est constitué d'un ensemble de piliers en béton armé supportant la couverture en terrasse accessible par 4 escaliers et par une rampe carrossable. Les murs périphériques enduits d’un crépi rustique ocre rouge s’ornent de 4 grandes portes en plein-cintre encadrées de grosses lanternes, de jardinières, de balcons avec garde-corps en fer forgé, d’auvents en tuile creuse, d’imitations de pigeonniers et de pergolas bordant la terrasse de couverture.

photos-aout2011-0041.JPG S'y retrouvent, attirés par le pittoresque d'un marché du sud de la France à l'influence Italienne  et par le choix et la qualité des produits tous les habitants du bassin Cannois. Installé sur son emplacement actuel depuis presque 130 ans, le marché Forville a déjà une histoire mouvementée puisqu'on peut dire qu'il connait actuellement sa troisième vie. C'est à partir de 1860 que l'on commença sérieusement à se préoccuper de doter la ville de Cannes d'un marché central correspondant à l'accroissement de la population et au prestige de la cité.

photos-aout2011-0044.JPG En 1860, Cannes n'est encore qu'une petite ville de moins de 10 000 habitants. Mais sa croissance a été très rapide et les perspectives de développement s'accélèrent avec l'arrivée du chemin de fer qui, à partir de 1863, reliera la ville au reste du territoire national et à l’Italie voisine. Il faut tenir compte des besoins de la population locale et de l'agrément des riches résidents  en réservant à la promenade la plus belle place publique de la ville, la place de la Marine, située au bord de la mer, au pied de la colline du Suquet.

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Or c'est sur le Grand Cours, à l'extrémité est de cette place, à l'emplacement actuel de la Mairie, que se tenait chaque jour le marché de la ville. Il fallait donc envisager de trouver un autre emplacement pour ce marché. D’une manière plus générale, le moment paraissait venu de réaliser un certain nombre de travaux d'équipement qui vont permettre à ce village de pêcheurs et d'agriculteurs de se transformer en une véritable cité de villégiature. La commission choisira à l'unanimité le quartier du Poussiat, d'abord parce qu'il est le plus central de la ville et en même temps le plus proche du port où arrivent les bateaux de pêche.

photos-aout2011-0062.JPGDepuis la création du marché, dans les dernières années du 19 ème siècle, la ville de Cannes avait continué à se développer, la population à s'accroître, les besoins alimentaires à se diversifier. Idéalement placé au cœur de la ville, le marché Forville est très accessible pour les piétons, mais beaucoup plus difficile d'accès pour les véhicules motorisés et surtout pour ceux des commerçants et des maraîchers venus des environs.

photos-aout2011-0066.JPG Il s'agissait donc de remplacer les pittoresques pavillons en bois couverts de tôle qui dataient des années 1880 par des bâtiments plus vastes et plus confortables pour tous les usagers du marché, et en même temps de résoudre les problèmes d'accès et de stationnement qui commençaient à se poser.

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Comme cela avait été le cas lors de l'édification du vieux marché en 1884, autant avait été longue l'élaboration du projet, autant fut rapide l'exécution des travaux puisque le nouveau marché, dont l'esthétique avait été particulièrement étudiée et la réalisation soignée, put être mis en service dès l'année 1934. La ville se trouvait ainsi dotée d'un marché moderne, équipé des services nécessaires aux usagers, assez largement ouvert sur le quartier, et dont le béton de couleur ocre à cette époque était en harmonie avec certaines constructions de l'Italie voisine.

photos-aout2011-0070.JPG Les bâtiments, comme les humains, supportent mal les effets du vieillissement. Si les pavillons du premier marché avaient vécu exactement cinquante ans, le nouveau bâtiment, construit pourtant avec des matériaux beaucoup plus lourds, manifestait des signes d'usure avant même d'atteindre la cinquantaine. L’idée d'une démolition suivie d’une reconstruction fut même évoquée. Mais les cannois tenaient à leur marché à l'architecture caractéristique des années 1930 bien intégré dans le paysage et dans les habitudes.

photos-aout2011-0071.JPG La solution retenue en 1993 fut finalement celle d'une rénovation complète au service d'un ambitieux projet d'utilisation. Forville, c'était d’abord le nom d'une rue : la rue qui conduisait « hors de la ville » en direction du ruisseau du Riou et vers les collines de la Croix des Gardes. C'est devenu le nom d'un marché de réputation mondiale dans le domaine gastronomique et touristique. Les producteurs locaux se situent en majorité dans la plaine de la Siagne ainsi que sur le territoire Grassois. Il en résulte des produits agricoles de  grande qualité.

photos-aout2011-0077.JPG Sur une superficie de 4.299 km², le département des Alpes-Maritimes présente des paysages fortement contrastés. De Théoule à Menton, les Alpes plongent dans la mer Méditerranée. En quelques dizaines de kilomètres se succèdent la côte et ses palmiers, des plaines alluviales fertiles, des collines et des vallées encaissées et des sommets qui culminent à 3 000 mètres d'altitude. Les agriculteurs, par un savoir-faire façonné au fil des décennies, ont su mettre à profit cette formidable diversité et les richesses naturelles de ce territoire hors du commun.

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Les salades sont les plus cultivées comme les roquettes qui entrent dans la composition de salades mélangées appelées « mesclun » de Nice, puis la courge coureuse également appelée « trompette de Nice » et courgette fleur qui est l'un des produits phares du département, la blette est le légumes emblématique du pays niçois dont le Niçois est affublé du sobriquet de "Caga Blea".

photos-aout2011-0079.JPG La fraise des Alpes-Maritimes avec sa variété dominante le "Pajaro" : fraise de type remontante ainsi que la "Mara des bois", "Charlotte", "Anabelle"... allant jusqu'aux alentours de Noël est très apprécié. Enfin la tomate, avec une diversité variétale, de type allongé, rond ou cerise.

photos-aout2011-0085.JPG On trouvera aussi sur les marches d'autres produits locaux comme: des carottes, radis,choux leurs, poireaux,betteraves,brocoli,celeri,crosne,echalottes,navets,pomme de terre,potiron,salsifis,topinambour,endives,asperges,petitspois,épinards, oignons,artichauds,aubergines,concombre,poivron,haricot vert....

photos-aout2011-0102.JPG fenouil,mais,oranges, mandarines, clementine,citrons, raisins, grenadiers, châtaignes,kakis,jujubes,kiwis,framboises,noix,pommes,poires,rhubarbe,cerises,figues,brugnons,cassis,melonsgroseilles,pastèques,prunes,peches,abricot,myrtille,mirabelle,mures,coing, olive et huile d'olive, produits de l'apiculture, vins, châtaignes, truffes, champignons…
photos-aout2011-0101.JPG Les Alpes-Maritimes sont aussi une terre d'élevage. Des dizaines de milliers de moutons, chèvres et vaches y sont élevés de façon extensive pour produire une viande saine et tendre, ainsi que de succulents fromages. Actuellement, 2 000 exploitations agricoles sont recensées, générant 6 500 emplois directs et 9 500 emplois induits dans les activités amont et aval qui leur sont directement liées.  

                               DIAPORAMA DU MARCHE

 

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