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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 17:55

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  A cannes, il n’existe pas un jour, ou il ne se passe pas quelque chose, cette ville, vie, respire, existe, travaille 24 heure sur 24. C’est surtout une ville d’art qui expose souvent pour un public éclairé, les œuvres des artistes au milieu de la croisette. Art concret, contemporain ou renaissance... Tout y passe à Cannes, pour le plaisir de tous. Passés les chefs d’œuvre de l’école Russe de la Malmaison, celle de Roberto Barni à la villa Rothschild ou encore l’étonnante sculptrice italienne Rabarama. Voici les bonbons drapeaux de Laurence Jenkel sorti de l’école Niçoise des arts. Une manière de dire : viens chez moi il y a des bonbons !

Avril-2011-0033.JPGElle est belle, elle a du talent, elle peint et  elle sculpte. Son nom est déjà connu des avertis de l’Art contemporain. Laurence Jenkell décline des grands classiques de la vie quotidienne en véritables œuvres d’Art. De la peinture à la sculpture, cette artiste est représentée à travers le monde (Paris, Genève, Monaco, Venise, Londres, New York, Miami, Dubaï, Singapour, Hong Kong et Séoul).

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Nourrie des formes et expressions plastiques environnantes, dont les sources se trouvent aussi bien du coté du pop art, du nouveau réalisme que de l’école de Nice, Laurence à développé au cours de ces dernières années une production sérielle, singulière et originale autour du bonbon grâce à une « iconographie » symbolique dont le pouvoir ultime réside dans le gout populaire.

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D’origine française, Laurence Jenkell est née en 1965. C’est dans ses ateliers situés à Vallauris Golfe Juan sur la Côte d’Azur qu’elle crée la majorité de ses œuvres, s’inspirant des influences et tendances actuelles de la mode, du design et de notre société de consommation. Sa capacité de créer et d’innover, l’amène vers un procédé encore peu exploré : la cristallisation. Une de ses sources d’inspiration : le bonbon. Ces bonbons qui ont fait sa signature car ils sont trop craquants  ou croquants !  Ils s’exposent  à Cannes la ville sucrée, sur la croisette, dans les jardins, des bonbons inondés de soleil …

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  Un discours profane parlerait d’une gourmandise artistique qui délecte nos sens et qui par sa douceur évoquée permet de magnifier l’ensemble des sujets portés par ces bonbons. Un monde enchanté, coloré, acidulé, pour émerveiller les yeux des grands comme des petits. Des sculptures presque vivantes éveillant l’odorat, le goût, et le toucher. Au travers de ses œuvres, Laurence nous communique sa joie de vivre, son dynamisme et nous transporte dans un monde de pureté et de beauté.

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Des bonbons toujours plus hauts (de 80cm à 5m). Ses expérimentations sur la matière et la couleur : elle crée des bonbons wrapping, en marbre, en acier, en aluminium, en résine : ils sont bleus, blancs, rouges, jaunes, multicolores, drapeaux, cœurs, papillons. La fantaisie pétillante des œuvres vient exciter toutes les fantasmagories de nos imaginaires où dans notre gourmandise, les bonbons deviennent plus gros que nos ventres.

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 Fascinée par les sucreries et la cristallisation, elle commence à explorer une matière appelée altugas, une résine qu'elle teinte, tourne, déforme et triture, pour donner naissance à ses délicieuses créations. Il en existe de toutes les tailles, de toutes les couleurs et les déclinaisons sont nombreuses : drapeaux Américain, Anglais, Russe, Mickey, Hello Kitty...

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Elle fait parti de cette école de Nice tant créatrice fondé sur la destruction systématique des principes canoniques de l’esthétique traditionnelle et revendique son originalité dans sa recherche tous azimuts. Nice a toujours été la pionnière de la recherche artistique. Le musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice est le précurseur de la représentation du Modern’ style !

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Vivant sur la Cote D’azur depuis plus de 25 ans, elle s’est intéressé aux travaux des artistes présents sur la région (César, Ben). En autodidacte, elle a cherché la voix de son expression plastique dans l’académisme des pratiques des beaux arts, du dessin d’après modèle, de la peinture et de la sculpture. Elle l’a trouvée dans la matière, avec ses plaques de plexiglas. Dans son atelier, elle a fait construire un four sur mesure, lui permettant de chauffer les plaques pour en faire des matières souples, flexible, malléable, façonnable, tout simplement ductile.

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C’est ainsi, qu’a partir d’un élément unique, une feuille de plexiglas, semblable à la matière brute qu’est le bloc de marbre au sculpteur classique, elle génère, donne naissance à la forme engagent tout son corps dans sa création. Son art est à la frontière des arts plastiques, de la sculpture, du design, du graphisme, de la mode et de la communication.

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Laurence Jenkell a commencé à peindre des tableaux. Sur la toile enduite d'un glaçis de résine à inclusions, elle incrustait ensuite de vrais bonbons. Travaillant la synesthésie du bonbon, elle associe divers sens pour nous en livrer la totalité: les coulures du glaçis rappelle le sucre qui fond, donnant l'impression de pouvoir en percevoir le gout du douceatre.

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Sa recherche va s'affiner sur l'apparence du bonbon et son irrésistible attrait pour le rendre le plus évocateur possible. Elle va soustraire le cadre pour le remplacer par un socle, mettant ainsi son sujet sur un piedestal.Laurence décline ses bonbons à la manière d'un publicitaire: dans toutes les couleurs, pour tous les publics, tous les parfums pour tous les gouts, toutes les dimensions pour tous les âges. C'est ainsi que Laurence Jenkell a réalisé 55 oeuvres de bonbons/drapeaux à l'occasion du G20 qui se tiendra à Cannes au mois de Novembre. Elle a mis presque deux ans pour realiser ces sculptures.

 

DIAPO AUTRES DRAPEAUX & SCULPTURES A CANNES

 

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Published by BIKER06 - dans ARTS BIKERS
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:33

1.JPG Rose de mai (centifolia), jasmin, tubéreuse, violette, œillet, genêt, fleur d'oranger, mimosa, lavande... nulle autre région que la Côte d’Azur ne célèbre à merveille le langage des fleurs. Leurs couleurs vives égaient les paysages azuréens et distillent des senteurs subtiles sur les marchés. Elles sont un des nombreux symboles de ce pays baigné de soleil et mon jardin ne fait pas exception à la règle....

C 0001Le département des Alpes-Maritimes, de part sa position géographique au bord de la méditerranée et au pied de sommets Alpins de plus de 3000 mètres d’altitude permet de traverser tous les étages de la végétation, du collinéen à l'alpin en passant par le montagnard et le subalpin et même le sub-tropical.

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On y trouvera donc de nombreuses espèces d'arbres, arbustes et fleurs. Le massif du Mercantour se caractérise par son extrême richesse, 1500 plantes dont 32 endémiques sont répertoriées. Une espèce endémique est une plante dont l'aire de distribution est réduite, sans forcément être rare. Les Alpes-Maritimes est le département Français le plus riche en espèce endémiques.

15.JPGCeci est dû à son emplacement privilégié qui a servi de refuge durant les périodes de refroidissement des dernières glaciations du quaternaire. On y retrouve donc plus de 3300 espèces végétales rien que sur notre département sur les 4900 présentes en France. 200 espèces sont rares et plus d'une trentaine ne pousse exclusivement qu'ici et n'existe nulle part ailleurs. On y trouve aussi 63 espèces d'orchidées sur les 150 recensées en France.

27.JPGOn ne jardine pas ici comme ailleurs et les recettes toutes faites venues de Versailles, de Chelsea ou d’Anjou ne fonctionnent pas chez nous. Bien jardiner dans les Alpes-Maritimes est basé sur l’observation, le bon sens et le respect de la biodiversité.

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  Combien de jardiniers chevronnés venus des pays nordiques ce sont complètement planté chez nous. Seul les Anglais grâce à leur apprentissage de leurs colonies, on sut s'adapter, maitriser et dompter la flore et la végétation de notre département exceptionnel.

photos-aout2011-0024.JPGLes autres en sont toujours à réviser et à croire que les jardins de Versailles sont dans la moyenne. Ces jardiniers la, tous le monde les a oublié ! Ces amateurs éclairés qu’ont été les Anglais, font venir des plantes du monde entier afin de les acclimater, chose rendue possible grâce aux conquêtes coloniales et aux expéditions scientifiques.

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Les Alpes-Maritimes sont un cas d’école pour décliner la diversité de cette palette végétale unique au monde : chaîne de montagnes qui plonge dans la Méditerranée, plantes tropicales qui côtoient des vivaces alpines et histoire agricole particulièrement riche.

photos-aout2011-0032.JPG« En matière de faune et de flore exceptionnelles, on pense immédiatement aux forêts tropicales et à l'Amazonie. En France, on a tendance à oublié que la cote d'azur est également si riches qu'elle fait partie des 25 « hot spots » (points chauds) de biodiversité recensés dans le monde. Les Alpes-Maritimes, des rivages aux sommets du Mercantour, abritent autant de plantes que l'ensemble des îles britanniques par exemple.

photos-aout2011-0043.JPGPour l’amateur de jardin, notre département présente un grand intérêt. Des jardins d’exception y ont en effet été créés,  Plusieurs facteurs expliquent la richesse de leur histoire. En premier lieu la douceur du climat. La bande côtière est protégée du froid par le relief préalpin et bénéficie d’une forte insolation ce qui permet l’acclimatation d’un grand nombre d’espèces méditerranéennes et tropicales originaires d’Afrique, d’Australie, d’Asie et d’Amérique.
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Dans les mois de novembre, décembre, janvier, il y a dans les jardins des roses, des œillets, des giroflées ; les orangers sont chargés de fruits, les citronniers de fruits mûrs et de fleurs. A Nice on appelle cela : « la belle saison » pendant que dans d'autre région la neige et le gel ne favorise pratiquement aucune floraison.

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Sans en connaître toute les appellations, je peux vous citer quelques unes des fleurs qui poussent dans mon jardin. Attention ! Les photos de cet article sont exclusivement des fleurs de mon jardin et n’ont absolument pas été photographié ailleurs.

SC 0018Il y a donc des : Canna, dailyly, Lys asiatiques, géranium, rose de mai, fleurs de grenadiers, orchidées, marguerites, Iris, pensées, bégonias…..

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SC_0007.JPG                             DIAPORAMA DES FLEURS

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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:32

Avril-2011-0021.JPG Le Harley & Flowers de San Remo existe depuis de nombreuses années, cette petite association avait même organisé deux belles concentrations motos sur la riviera italienne il y a quelques années en arrière. Puis plus rien ! Je n'avais plus eu aucune nouvelle et voici qu'il y a un mois, je reçois une invitation pour me rendre à l'organisation de leur 3e moto raduno.

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C'est même "El Présidente" en personne qui m'envoi le mail. Davide est de retour parmi nous ? Je suis content de retrouver ce pote biker et certainement pas que moi, mais toute la gente féminine de la région aussi. Davide dit "David" est l'un de ces « Casanova italien » dont les filles s'arrachent .... Grand, brun, yeux bleu, athlétique parlant français avec l'accent et tous le charme que cela comporte. C'est sur que comparé à lui, on a aucune chance et on se contentera de second couteau. (Pourvu que l'une d'entre vous ne me le plante pas dans le dos ce couteau ! hi hi hi).

Avril-2011-0030-copie-2.JPGC'est décidé, une quinzaine de Free riders se rendrons à cette balade, d'autant plus que son prix de participation est tout a fait raisonnable. Pour 10€ par couple (5€ par personne, je suis très impressionnant en calcul), vous aviez droit au t-shirt commémoratif, à une superbe balade encadré et à un apéro buffet bien sympathique. On est loin de l'esprit commercial que l'on voit du coté de Saint Tropez, mais plutôt celui d'un état d'esprit festif entre vrais amis et sans frime.

Avril-2011-0038.JPGA notre arrivée, Davide m'accueille tout de suite, je gare ma moto et je pars dans une longue discussion avec lui. Mais ou étais tu donc passé ? Lui dis-je ...
David me montre sa bague au doigt ! Bon dieu, tu t'es marié ? Ce n'est pas possible ! Il m'explique qu'étant allé à Moscou pour son travail, il a eu le coup de foudre pour une belle Russe, qu'il a épousé ensuite, puis , il est resté 2 ans en Russie. Comme quoi, même le plus terrible des Casanova se laisse piéger  un jour ou l'autre …

Avril-2011-0045.JPGAujourd'hui il revient avec elle et sa fille de nouveau à San Remo pour s'y réinstaller. Il n'a donc pas perdu de temps pour organiser un rassemblement entre pote. J'ai bien dit un rassemblement familial entre amis, car nous n'étions qu'environ 250 Bikers.

Avril-2011-0049.JPGTout le monde se met en place pour un itinéraire dans l'arrière pays de Vintimille. Même, si je connais parfaitement cette balade, c'est toujours un plaisir de découvrir ces lieux qui sont en fait le territoire de l'ancien comté de Nice devenu italien maintenant !

Avril-2011-0053-copie-1.JPGNotre route passe par Dolceaqua et son fabuleux pont en dos d’âne. Souvenez vous aussi de la "michetta" cette brioche érotique qui a tout une histoire dans ce village ligure. Nous continuons notre route sur Apricale qui est considéré comme l'un des plus beaux villages d'Italie.

Avril-2011-0071-copie-1.JPGComme chez nous, l'Italie a aussi un classement pour les 100 plus beaux villages de sa péninsule et de ses iles. Apricale est un village époustouflant, on dirait un château de cartes posait a flanc de montagne. C'est extraordinaire !

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Maintenant, il s'agit de faire attention, car nous empruntons une route tellement étroite que quelque fois l'une des 4 roues d'une voiture flirte avec les précipices. Pour cette fois ci, nos organisateurs ont bloqué la route à la circulation, ne faisant prendre aucun risque aux motos. Nous arrivons enfin après plusieurs lacets en épingle à Perinaldo.
Perinaldo est le village ou est né le célèbre astronome Niçois Jean Dominique Cassini. On dit Niçois parce que le village faisait parti d'un pays que l'on appelait le comté de Nice.

Avril-2011-0085.JPGNotre prochaine étape passe par Soldano et sa jolie église baroque. Ici, on dirait que le temps c'est arrêté et les villageois accourent au bord de la route pour venir voir notre passage en nous saluant de grands gestes bienveillant. La province d'Imperia ressemble fortement au département des Alpes Maritimes. Un relief montagneux qui tombe littéralement dans la mer et une bande de littoral très serré. On y retrouve le même terroir, l'olivier et son huile d'olive, la vigne et les fleurs. D'ailleurs on nomme l'endroit "la Riviera dei Fiori".

Avril-2011-0103.JPGNous arrivons de nouveau à Vintimille ou l'on nous a préparé un apéro servi par les belles "ragazze" avec vino blanco légèrement frizzante comme un lambrusco é un buffet de pizza. Nous déjeunons ensuite sur la terrasse d'un restaurant du bord de mer ou ici les prix sont 40% moins cher qu'en France.

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Nous saluons tous le monde puis nous retournons chez nous par la route du bord de mer. Avant de partir Davide me remet la plaque commémorative du raduno. Ce fut un sympathique dimanche ...

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                          DIAPORAMA DU RADUNO

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:31

photos-aout2011-0025.JPG Autant vous dire qu’au marché Forville, c’est le top qualité. En plus les prix des producteurs locaux sont 40% moins chers que dans les grandes surfaces alimentaires et surtout pas de risques d’avoir des courgettes d’Espagne et autres produits dangereux venant de ces pays ou les controles ne sont pas trés regardant….

photos-aout2011-0028-copie-1.JPG Le 1er marché Forville de Cannes en bois est inauguré en 1884 sur ce terrain actuel, alors libéré des maisons qui occupaient l’emplacement auparavant, en remplacement du marché à l’air libre des Allées (prolongement de la rue d’Antibes). Sa reconstruction fait l’objet d’un concours en 1929. Elle est mise à exécution et achevée par l’architecte cannois Henri Bret en 1932.

photos-aout2011-0032-copie-1.JPG Le marché est constitué d'un ensemble de piliers en béton armé supportant la couverture en terrasse accessible par 4 escaliers et par une rampe carrossable. Les murs périphériques enduits d’un crépi rustique ocre rouge s’ornent de 4 grandes portes en plein-cintre encadrées de grosses lanternes, de jardinières, de balcons avec garde-corps en fer forgé, d’auvents en tuile creuse, d’imitations de pigeonniers et de pergolas bordant la terrasse de couverture.

photos-aout2011-0041.JPG S'y retrouvent, attirés par le pittoresque d'un marché du sud de la France à l'influence Italienne  et par le choix et la qualité des produits tous les habitants du bassin Cannois. Installé sur son emplacement actuel depuis presque 130 ans, le marché Forville a déjà une histoire mouvementée puisqu'on peut dire qu'il connait actuellement sa troisième vie. C'est à partir de 1860 que l'on commença sérieusement à se préoccuper de doter la ville de Cannes d'un marché central correspondant à l'accroissement de la population et au prestige de la cité.

photos-aout2011-0044.JPG En 1860, Cannes n'est encore qu'une petite ville de moins de 10 000 habitants. Mais sa croissance a été très rapide et les perspectives de développement s'accélèrent avec l'arrivée du chemin de fer qui, à partir de 1863, reliera la ville au reste du territoire national et à l’Italie voisine. Il faut tenir compte des besoins de la population locale et de l'agrément des riches résidents  en réservant à la promenade la plus belle place publique de la ville, la place de la Marine, située au bord de la mer, au pied de la colline du Suquet.

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Or c'est sur le Grand Cours, à l'extrémité est de cette place, à l'emplacement actuel de la Mairie, que se tenait chaque jour le marché de la ville. Il fallait donc envisager de trouver un autre emplacement pour ce marché. D’une manière plus générale, le moment paraissait venu de réaliser un certain nombre de travaux d'équipement qui vont permettre à ce village de pêcheurs et d'agriculteurs de se transformer en une véritable cité de villégiature. La commission choisira à l'unanimité le quartier du Poussiat, d'abord parce qu'il est le plus central de la ville et en même temps le plus proche du port où arrivent les bateaux de pêche.

photos-aout2011-0062.JPGDepuis la création du marché, dans les dernières années du 19 ème siècle, la ville de Cannes avait continué à se développer, la population à s'accroître, les besoins alimentaires à se diversifier. Idéalement placé au cœur de la ville, le marché Forville est très accessible pour les piétons, mais beaucoup plus difficile d'accès pour les véhicules motorisés et surtout pour ceux des commerçants et des maraîchers venus des environs.

photos-aout2011-0066.JPG Il s'agissait donc de remplacer les pittoresques pavillons en bois couverts de tôle qui dataient des années 1880 par des bâtiments plus vastes et plus confortables pour tous les usagers du marché, et en même temps de résoudre les problèmes d'accès et de stationnement qui commençaient à se poser.

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Comme cela avait été le cas lors de l'édification du vieux marché en 1884, autant avait été longue l'élaboration du projet, autant fut rapide l'exécution des travaux puisque le nouveau marché, dont l'esthétique avait été particulièrement étudiée et la réalisation soignée, put être mis en service dès l'année 1934. La ville se trouvait ainsi dotée d'un marché moderne, équipé des services nécessaires aux usagers, assez largement ouvert sur le quartier, et dont le béton de couleur ocre à cette époque était en harmonie avec certaines constructions de l'Italie voisine.

photos-aout2011-0070.JPG Les bâtiments, comme les humains, supportent mal les effets du vieillissement. Si les pavillons du premier marché avaient vécu exactement cinquante ans, le nouveau bâtiment, construit pourtant avec des matériaux beaucoup plus lourds, manifestait des signes d'usure avant même d'atteindre la cinquantaine. L’idée d'une démolition suivie d’une reconstruction fut même évoquée. Mais les cannois tenaient à leur marché à l'architecture caractéristique des années 1930 bien intégré dans le paysage et dans les habitudes.

photos-aout2011-0071.JPG La solution retenue en 1993 fut finalement celle d'une rénovation complète au service d'un ambitieux projet d'utilisation. Forville, c'était d’abord le nom d'une rue : la rue qui conduisait « hors de la ville » en direction du ruisseau du Riou et vers les collines de la Croix des Gardes. C'est devenu le nom d'un marché de réputation mondiale dans le domaine gastronomique et touristique. Les producteurs locaux se situent en majorité dans la plaine de la Siagne ainsi que sur le territoire Grassois. Il en résulte des produits agricoles de  grande qualité.

photos-aout2011-0077.JPG Sur une superficie de 4.299 km², le département des Alpes-Maritimes présente des paysages fortement contrastés. De Théoule à Menton, les Alpes plongent dans la mer Méditerranée. En quelques dizaines de kilomètres se succèdent la côte et ses palmiers, des plaines alluviales fertiles, des collines et des vallées encaissées et des sommets qui culminent à 3 000 mètres d'altitude. Les agriculteurs, par un savoir-faire façonné au fil des décennies, ont su mettre à profit cette formidable diversité et les richesses naturelles de ce territoire hors du commun.

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Les salades sont les plus cultivées comme les roquettes qui entrent dans la composition de salades mélangées appelées « mesclun » de Nice, puis la courge coureuse également appelée « trompette de Nice » et courgette fleur qui est l'un des produits phares du département, la blette est le légumes emblématique du pays niçois dont le Niçois est affublé du sobriquet de "Caga Blea".

photos-aout2011-0079.JPG La fraise des Alpes-Maritimes avec sa variété dominante le "Pajaro" : fraise de type remontante ainsi que la "Mara des bois", "Charlotte", "Anabelle"... allant jusqu'aux alentours de Noël est très apprécié. Enfin la tomate, avec une diversité variétale, de type allongé, rond ou cerise.

photos-aout2011-0085.JPG On trouvera aussi sur les marches d'autres produits locaux comme: des carottes, radis,choux leurs, poireaux,betteraves,brocoli,celeri,crosne,echalottes,navets,pomme de terre,potiron,salsifis,topinambour,endives,asperges,petitspois,épinards, oignons,artichauds,aubergines,concombre,poivron,haricot vert....

photos-aout2011-0102.JPG fenouil,mais,oranges, mandarines, clementine,citrons, raisins, grenadiers, châtaignes,kakis,jujubes,kiwis,framboises,noix,pommes,poires,rhubarbe,cerises,figues,brugnons,cassis,melonsgroseilles,pastèques,prunes,peches,abricot,myrtille,mirabelle,mures,coing, olive et huile d'olive, produits de l'apiculture, vins, châtaignes, truffes, champignons…
photos-aout2011-0101.JPG Les Alpes-Maritimes sont aussi une terre d'élevage. Des dizaines de milliers de moutons, chèvres et vaches y sont élevés de façon extensive pour produire une viande saine et tendre, ainsi que de succulents fromages. Actuellement, 2 000 exploitations agricoles sont recensées, générant 6 500 emplois directs et 9 500 emplois induits dans les activités amont et aval qui leur sont directement liées.  

                               DIAPORAMA DU MARCHE

 

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:30

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C’est la tuile ! La veille du festival pyrotechnique, mais surtout à 15 jours de mon périple en moto sur les routes Américaines mon appareil photo tombe en panne. En attendant, de connaître le verdict du magasin « Image photo » de Nice, je me console avec l’invitation de mon gendre et de ma fille sur leur yacht Carver Santego basé dans le port de Marina Baie des Anges. Nous sommes immédiatement rejoints par nos amis Cambodgiens de passage sur la Cote d’Azur et nous organisons un apéro sur le ponton. Un apéro qui se prolongera un petit peu trop longtemps et qui nous fera louper toute la première partie du feu d’artifice.

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  La ville de Cannes organise chaque été une manifestation internationalement reconnue dans le domaine des spectacles pyrotechniques. Le Festival d'art pyrotechnique de Cannes, organisé sur le site enchanteur de la Baie de Cannes, est avec le Festival de Montréal l’un des événements majeurs de la pyrotechnie dans le monde. Les spectateurs accourent du monde entier pour assister à ces spectacles magiques, cette fois ci, nous avons décidé de voir celui-ci de la mer, à la faveur du bateau de nos enfants... Grâce au Festival d'art pyrotechnique de Cannes, créé en 1967, la ville azuréenne a joué un rôle de précurseur dans le domaine des spectacles pyrotechniques musicaux.

DSC00296.JPGCette manifestation estivale prend la forme d’une compétition entre divers spectacles complets articulés autour d’un thème.
Ces démonstrations pyrotechniques comprennent un feu tiré sur l’eau, à partir de barges installées en rade de Cannes, un fond sonore et un texte de liaison.
Dès 1967, la ville de Cannes s’est associée aux établissements Ruggieri pour créer une compétition d’une qualité inédite.

DSC00298.JPG La premiere pyramide de Marina Baie des Anges classé patrimoine du XXe siecle

 

Le Festival d'art pyrotechnique de Cannes, qui proposait un spectacle bien structuré allant bien au-delà d’un feu d’artifice ordinaire, a réuni dès la Première année plus de 80.000 personnes par soirée sur la Croisette.
Ce succès ne s’est pas démenti puisque cette manifestation est l’une des plus importantes de la saison cannoise et accueille sur la Croisette environ 200.000 personnes pour chacun des spectacles. Le Festival d'art pyrotechnique de Cannes se tient chaque année les 14, 21 et 29 juillet et les 7, 15 et 24 août.

DSC00309.JPG le ponton est à nous !

 

Le dernier feu d’artifice est suivi d’une cérémonie de remise d’un prix appelé "la Vestale". Les sociétés participantes proposent un spectacle original et de qualité d’une durée minimum de 25 minutes sur un thème musical.
La rade de Cannes, qui s’étend des montagnes de l’Estérel à la pointe Croisette, offre un cadre incomparable pour un événement de cette envergure. Les spectacles sont donnés sur un front de mer de 300 mètres qui donne aux feux et au thème musical une dimension féerique.

photos-aout2011-0016.JPGDepuis 2004, la ville de Cannes, sensible à la protection de l’environnement, organise une opération de nettoyage des fonds marins autour de la zone de tir.
Les firmes du monde entier qui souhaitent concourir pendant le Festival d'art pyrotechnique de Cannes sont choisies par une commission et plusieurs firmes peuvent se regrouper pour représenter leur pays.

photos-aout2011-0020.JPGLa Vestale d’argent récompense chaque année le vainqueur de la compétition, tandis que la Vestale d’or est décernée tous les six ans à un vainqueur choisi parmi les artificiers primés les années précédentes. Ce trophée est très disputé car reconnu sur la scène internationale comme étant le prix d’excellence en matière de récompense pour une société d’art pyrotechnique.

photos-aout2011-0055.JPGVesta, déesse du feu, était la sœur de Zeus. Chaque cité possédait un foyer public qui lui était consacré et dont le feu ne devait jamais s’éteindre. Lorsqu’une colonie se fondait, les émigrants emportaient avec eux des charbons ardents prélevés au foyer de leur cité-mère avec lesquels ils allumaient le feu de l’autel de la ville nouvelle. A Rome, le feu sacré de Vesta était entretenu par six jeunes prêtresses vierges, les Vestales.

photos-aout2011-0060.JPGPrésidé par Monsieur Richard Gotainer pour cette année 2011, le jury, composé de personnalités, décernera La Vestale d’Argent à l’artificier qui aura su les charmer par l’originalité, la créativité, et la beauté des feux d’artifice ainsi créés, en harmonie avec la musique. C’est un jury de huit personnes qui désigne le vainqueur en fonction de l’originalité du thème choisi, de la mise en scène, de la qualité de l’illustration musicale, de la synchronisation, des coloris, ainsi que de la construction du programme.

photos-aout2011-0063.JPGDepuis 2007, le Prix du Public permet également aux spectateurs de donner une note aux feux en compétition. Comme président du jury, Cannes a déjà eu dans les années précédentes: Natasha AMAL, Marthe VILLALONGA, Corinne TOUZET, Sophie DUEZ entre autres ! De nombreux pays ont participé à ce festival pyrotechnique : le Japon, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Allemagne, le Canada, l'Espagne, L’Australie, le Brésil, l'Italie, la Russie, le Royaume Uni, la Belgique, l'Autriche, l'Argentine, la Suisse, la république Tchèque et bien sur la France.

photos-aout2011-0079-copie-1.JPG retour de nuit au port de Marina ... Celia n'a toujours pas sommeil !

 

Si la balade en bateau fut tout à fait agréable sur une mer bien calme, il n’en a pas été de même avec le Nikon qui est plus que malade ….. Obturateur totalement obsolète et message d’erreur à l’écran !


                              DIAPORAMA DE LA BALADE

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 16:15

Avril-2011-0132-copie-1.JPG Mouans-Sartoux organise cette fête tous les ans pour saluer le jour le plus long de l’année. Surnommée la " kermesse des kermesses ", la fête de la St Jean est inspirée des rites celtes de bénédiction des moissons, et correspond au solstice d’été, temps majeur du calendrier des peuplades européennes. Elle s’accompagne de grands bûchers " purificateurs ", célébrations du renouveau. Pour mettre un terme à cette pratique " barbare ", qui perdure avec les invasions Vikings, l’Eglise lui substituera la fête de la St Jean Baptiste, entre autres, par l’implantation de sanctuaires qui lui sont dédiés.

Avril-2011-0001.JPG A Mouans-Sartoux, c'est une énième occasion de faire la fête tout d'abord avec une  anchoïade puis ensuite avec les villageois qui embraseront la place d'un grand feu de joie  puis braveront les flammes en sautant par dessus le brasier. Un Baletti est ensuite organisé sur la place de la mairie, afin de clore cette soirée en beauté.

Avril-2011-0006-copie-1.JPG  C'est l'une des coutumes du sud de la France prenant ses sources en Catalogne, les feux de la St Jean illuminent de nos jours les nuits étoilées de Catalogne, de Provence, du Comté de Nice, de la Principauté de Monaco et à tendance à s'exporter dans d'autres régions françaises ainsi que de l'autre côté des Alpes !

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  Il est difficile de dater précisément le point de départ de cette tradition, tant les feux ont toujours été un vecteur de rassemblement. Malgré tout, c'est au Vème siècle, et ce pour lutter efficacement contre les cultes païens du soleil, que les chrétiens ont instauré ces feux lors du jour de la St Jean, solstice d'été, tout en conservant quelques rites païens.

Avril-2011-0036-copie-1.JPG  Mais cette tradition pris une autre dimension lorsqu'en 1955, un groupe de grimpeurs se rendit au sommet du mont Canigou, proche de Perpignan, pour installer un bûcher et illuminer toute la vallée pour rappeler que les Celtes, un temps installé en Roussillon, allumaient des brasiers lors du solstice d'été. Ils emmenèrent des fagots et firent un grand feu que les villages environnant purent apercevoir, ou du moins, ils aperçurent ce que l'on appelle de nos jours "la flamme du Canigou".

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Au fil des années, de nombreux pic prirent place dans ces illuminations, et le soir de la veille de la St Jean, toute la vallée était illuminée. Une nouvelle étape fut franchit en 1963, lorsque la flamme descendit, par relais dans une lampe tempête, pour arriver en plein cœur de Perpignan, afin de permettre un accès à tous à la flamme du Canigou. Tout au long de son chemin, porté par des relayeurs vêtus de blanc, la flamme fut transmise aux villages voisins. La Provence accueillie la Flamme du Canigou pour la première fois en 1983. De là, elle fut transmise à toute la région du sud est.

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Chaque commune organise alors sa journée en animations traditionnelles afin de patienter jusqu'à l'illumination du bûcher : découverte des costumes traditionnels folkloriques, des métiers autrefois pratiqués, des ustensiles autrefois utilisés...

Avril-2011-0071.JPG C'est à 22 heures que dans tous les villages, les bûchers s'embrassent, avec en bruit de fond l'hymne de la St Jean. Bien entendu ces bûchers sont allumés à l'aide de la Flamme du Canigou ! Un discours est alors prononcé, pour rendre hommage aux feux de la St Jean, et c'est alors le moment des farandoles qui prennent place autour des bûchers. Ces derniers sont construits par les habitants des villages, chacun apportant son aide à la réalisation, même la plus minime. Lorsque le bûcher s'enflamme, la Flamme peut atteindre plusieurs mètres, selon le mode de réalisation du bûcher. Il n'y a aucune règle concernant cette construction. Lorsque le bûcher est pratiquement consumé, il est de coutume de sauter au dessus du feu.

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Voici un conte de mon pays en lenga Mentounasc.

À San-Jouan
« San-Jouan, da meishan, Fa sourtì ou tabardan »
R'estade arriba dam'a San-Jouan e per a Festa du Paire. Ma laishema Marcéu Firpo cunta-nou un' antiga usança : Ent'e campagne,per a vegìlia da San-Jouan, se fasìa de belu fuegue de joìa e ou lendeman, da boun' oura, se mandavan garçoù e garçounete cercà ent'a cenre encara cauda de longue firamente biounde qu'una bela legenda desìa esse u cabelhe de San-Jouan-Batista e que pourtava chança.

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« Bousquièra dou fueg de San-Jouan, Garda ban piech per tout r'ann » proufetava un vielhe prouverbi. Dam'a stajan de fave s'arrecampan u luiambò que fan lume, a sera, souta u limounie e u pourtougalìe ent'una remourina de belùgoure. E susa u camì, à r'entrebren, u enfante s'en van chapà u lujambè en cantent aquela sounada : « Lujambò, cara un poc, cara aquì que te dounou de pan, de ven, de fave. Lujerna, carerma, cara aquì que te metou ent'a lanterna... » E n'ese pa per resegà se u Mentounasque dounavan de pan, de ven e de fave ent'u lujambò perqué Cathalan, ou signoù de Mentan, regalavan en 1457 una lemòsina annuale, couma se fasìa sempre, facha de pan de ven e de fave ent'a poupulacian de Mentan.

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La Saint-Jean
« Saint-Jean de la moisson, Fait sortir le hanneton. »
L'été arrive avec la Saint-Jean et la fête des Pères. Laissons Marcelo Firpo nous conter une coutume ancestrale: Dans les campagnes, à la veille du 24 juin, s'allumaient les premiers feux de joie et, le lendemain, à la fraîche clarté de l'aube, on envoyait, garçons et filles remuer les cendres encore chaudes pour y chercher ces longs filaments blonds qu'une légende délicieuse disait être les cheveux de Saint-Jean-Baptiste et qui portaient bonheur.

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  « Bûcher du feu de la Saint-Jean, garde santé pour tout l'an » prédisait un vieux proverbe.
Avec les fèves apparaissent les lucioles qui mettent, le soir, sous les citronniers et orangers, des tourbillons d'étincelles. Et, sur les chemins, à la nuit tombante les enfants vont capturer les lucioles en chantant cet appel en forme de promesse : « Luciole, descends un peu, descends ici que je te donne du pain, du vin, des fèves. Ver-luisant, fait carême, viens ici que je te mette dans la lanterne ... », Et ce n'est pas par hasard si l'on avait l'habitude de proposer du pain, du vin, des fèves aux lucioles, puisque Cathalan, seigneur de Menton, disposait dans son testament de 1457 qu'une aumône annuelle, composée de pain, de vin, de fèves soit accordée et distribuée au peuple de Menton, suivant ainsi une ancienne coutume en honneur dans le pays.

 

                          DIAPORAMA DE LA FETE

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 06:09

Avril-2011 0306Le site du Malpasset se trouve à une demi-heure de la maison en prenant l’autoroute à Cannes puis en sortant au péage de Fréjus. Juste après celui-ci (50 mètres), le panneau indique « le Malpasset «  à cinq kilomètres. Il faut emprunter cette route qui se termine bien évidement en sens issue. Je gare ma moto à l’ombre sous le pont de l’autoroute, et je franchis à pied le chemin qui mène au site. 

Avril-2011 0312 Si vous voulez voir le barrage par le haut puis  vous rendre au pied de celui-ci, un parcours balisé en jaune vous indiquera le sentier qu’il faut prendre. Attention à cet endroit en été, la chaleur est caniculaire et dépasse la plupart du temps les 40°, il faut donc prévoir des bouteilles d’eau... On se croirait volontiers sur le continent Africain, mais ce n’est pas une galéjade provençale de dire cela… A cet endroit il y a des milliers d’années, les deux continents se rejoignaient.

Avril-2011 0314  Il y a  plus de 100 ans, C’était aussi le territoire du légendaire  bandit de grand chemin « Gaspard de Besse » qui attaquait les diligences pour détrousser les riches voyageurs.  A la manière de Mandrin qui aurait lui aussi occupé les lieux, il donnait une partie de son butin aux pauvres. L’endroit où celui-ci sévissait se nommait « le mal passé » qui voulait dire le lieu où l’on passait mal. (Voir mon article)

 Avril-2011 0320Cette année le mois de Mai a une chaleur qui correspond à celui d’un mois de Juillet. Les températures dépassent les 35°, au sol nous ne devons pas être loin des 50°. Nous sommes bien loin des 26° qu’annonce la Météo à la TV. Après avoir péniblement marché sur trois kilomètres d’un sentier parsemé de caillasse et sans l’ombre d’un chêne, j’aperçois enfin la vue sur le barrage en contre bas.

Avril-2011 0326  En 1952, on construisit à cet endroit, un Barrage qui fut nommé « Le Malpasset » ce qui s’avéra, malheureusement, prédestiné.Sa rupture le 2 décembre 1959, cinq ans après sa mise en service, est la plus grosse catastrophe civile de ce genre jamais survenue en France au XXe siècle, faisant quatre cent vingt-trois morts et disparus.
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 C'est un barrage de type voûte, sa mise en eau se fait en 1954. Le but de ce barrage était d'irriguer la plaine proche de Fréjus en retenant les eaux du Reyran, torrent qui ne coule qu'en hiver. Son principal objet est de constituer un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures dans une région où les pluies sont rares. Pourtant en 1959, la Côte d'Azur reçoit des pluies diluviennes et tropicales, le niveau de l'eau monte très rapidement, trop rapidement pour permettre un contrôle convenable des réactions du barrage. D'autant qu'il est impossible, à ce moment, de lâcher de l'eau : la construction de l'autoroute juste en aval du barrage interdit d'ouvrir les vannes. Le barrage est donc rempli à ras bord. 
Avril-2011 0350 Le 2 décembre 1959 le barrage se fissure et à 21 h 13, il cède. Une vague de quarante mètres de haut (soit cinquante millions de mètres cubes d'eau) déferle sur la vallée à soixante-dix kilomètres à l'heure, dévastant campagnes et fermes. Elle atteindra la ville de Fréjus 20 minutes plus tard, avant de se jeter dans la mer. Des blocs de pierre pesant jusqu'à six cents tonnes dévalent la colline et détruisent le quartier de Malpasset. Le bruit du craquement de sa voûte alerte en premier le gardien de l'ouvrage, qui se réfugie en haut de sa maison, à 2 km et demi en aval. 

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Il ne s'agissait pas d'un barrage hydroélectrique et EDF n'était pas impliquée dans sa construction. Durant les années qui précèdent le sinistre, il ne fut pas possible deAvril-2011 0355 remplir le barrage en raison du manque de pluies et de problèmes d'expropriation. En revanche, fin 1959, les pluies sont diluviennes sur le département. Il pleut sans discontinuer pendant un mois. Au moment où les responsables ouvrent les vannes du barrage, il est déjà trop tard, ce dernier a bougé.
Avril-2011 0384 Le plan ORSEC (plan d'organisation des secours) est immédiatement déclenché. Les militaires des camps locaux comme celui du 21e RIMA actuel ainsi que des hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs s'occupent de porter secours aux survivants, mais aussi de dégager les corps des victimes. Grace aux hélicoptères des Américains on sauve la vie à des milliers de gens. Le général de Gaulle, président de la République, venu sur place quelques jours plus tard, découvre une zone totalement sinistrée. Il aura cette phrase peu approprié auprès des familles endeuillées : « Que Fréjus renaisse ! ». Confirmant le peu de tact de ce chef d’état.

Avril-2011 0385 La rupture du barrage est imputée à la résistance insuffisante de la roche sur laquelle il s'appuyait, et non à la structure du barrage lui-même, mais aussi à la surveillance insuffisante d'un ouvrage resté pratiquement inutilisé depuis sa construction. La voûte elle-même est entièrement hors de cause. Mais ce type d'ouvrage doit s'appuyer solidement sur le rocher, ce qui n'était apparemment pas le cas à Malpasset.

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Deux rapports sont remis aux autorités judiciaires, qui cherchent à déterminer les responsabilités du drame. Ils écartent l'hypothèse d'un ébranlement dû à un séisme (phénomène fréquent dans la région) ou à des explosifs utilisés pour la construction de l'autoroute. Presque 4 ans plus tard une autre catastrophe, intervenue à Vaiont, dans les Alpes italiennes, le 9 octobre 1963 confirme à nouveau que ces édifices réalisés par les hommes sont très dangereux (au meme titre que les centrales nucleaires). Ce jour-là, un pan entier de la montagne tomba brutalement dans le lac de retenue. Les gerbes d'eau s'élevèrent à 150 m de haut et une vague de 100 m passa par-dessus le barrage pour ravager la vallée et noyer 2 600 personnes.

Avril-2011 0439 Un film avec Michel Serrault et Daniel Auteuil est inspiré des faits réels survenus en 1963 dans la vallée des Dolomites en Italie. Le titre : La folie des hommes. Aujourd'hui, nous avons le barrage de Saint Cassien, Situé plus au nord que le barrage de Malpasset, et construit après sa rupture tragique.Le barrage retient 60 millions de m³ d'eau. Avec 430 ha de superficie, c'est le plus vaste plan d'eau de l'Esterel dont j'avais consacré un article (Voir Ici).On pretent que le barrage de Saint Cassien est lui aussi fissuré et qu'un homme pourrait meme s'infiltrer dans la faille.Cette fois ci , ce serait les communes de Pegomas et Mandelieu la Napoule qui seraient concernées !    

          

                                 DIAPORAMA DU SITE IMPRESSIONANT 

 

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:42

Avril-2011-0199.JPG Sur la Cote d’azur ou en Provence, il est hors de question de ne pas se signaler quand on va sur un site de montagne, dans la garrigue ou un lieu perdu, car ici tout est vallonné, le moindre accident et l’on vous retrouve plusieurs jours plus tard. C’est pourquoi, comme toujours avant de partir, je donne à soso mon itinéraire et une fois arrivé à destination, je préviens la mairie ou le garde champêtre que l’on appelle maintenant la plupart du temps « police rurale ».

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La police rurale est une police administrative qui ne possède aucune limite géographique. Je la considère un peu comme les Rangers des parcs Américains. Ils sont la pour : Prévenir, renseigner, assister, secourir, surveiller (feux et incendie). Ils sont en voiture, à pieds, en motocyclette, à cheval et même en parapente dans le parc National du Mercantour.

Avril-2011-0177.JPG Leur rapport proche de la nature en fait des agents passionnés et donc plus agréables au contact de la population. A sillans c’est avec une dame que vous aurez à faire. Je gare ma moto à l’ombre sous les chênes, car la journée s’annonce très très chaude….. Sillans la cascade se situe dans le haut Var, le village est caché dans un écrin de verdure, il garde par certains aspects son caractère médiéval. Resserré autour du château, ses ruelles serpentent au gré des maisons anciennes. Mais sillans est surtout connu pour sa célèbre cascade.

Avril-2011-0082.JPG La Cascade est issue d'un affluent de l'Argens, " la Bresque " qui prend sa source dans la commune. Elle mesure 42 mètres de haut et se jette dans une petite retenue d'eau claire. Pour vous rendre au pied de la Cascade, il y a à la sortie du village, au niveau des parkings, un chemin forestier d’un petit kilomètre plutôt agréable puisqu'il longe de grandes étendues de fleurs et de verdures, (à la belle saison) bordés de platanes centenaires. Il  vous dirigera tout naturellement vers la cascade. Le début vous fera découvrir une large prairie jusqu’à l’entrée en forêt. Très vite, le bruit de la cascade se fait entendre. Là, un sentier descend jusqu’au pied de la cascade.

Avril-2011-0097.JPG  Les derniers mètres sont difficiles, puisque aucun aménagement n'a été fait. Des escaliers de bois et de pierres non sécurisés, à certains endroits le chemin se dérobe pour former des trous peu profonds, il faut se baisser pour passer sous des ombrelles de ronces. Mais cela en vaut la peine, le spectacle est merveilleux et on peut rester plusieurs minutes à contempler le paysage. On ne peut pas rester insensible devant un paysage si beau.

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Arrivée au niveau de l’eau, le charme s’opère devant ce joyau de la nature, et dans un grondement,  qui vient plonger parmi les rochers de tuf, dans un réceptacle, un "bénitier" autour d'une végétation constituée de chênes verts, aulnes, noisetiers et autres laurier-sauce. Une fois le spectacle apprécié , il faut revenir un peu sur ses pas et longer la rive droite de "la Bresque",  sur un sentier souvent humide et glissant, épousant les contours et ondulant le long de la rivière pour un parcours d’un kilomètre supplémentaire.

Avril-2011-0056.JPG Et bientôt, oh ! Surprise, sur la gauche, après avoir franchi un petit col, on aperçoit à travers la végétation luxuriante, la grande vasque d’une deuxième cascade dont la chute est bien moins élevée que la précédente. Elle n'en est pas moins belle, gracieuse même car s'étalant beaucoup plus en largeur, telle une chevelure d'argent.

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Après avoir plongé mon regard dans cette eau emeraude, je retourne récupérer ma moto pour me rendre au départ de la chute de la grande cascade. C’est Carole ma préposé du plus haut qui m’indiquera l’endroit en me faisant mille recommandation à la prudence. La falaise haute de 60 mètres est tout de même protégé par une petite barrière que l’on franchit sans mal pour se retrouver au bord du précipice.

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On pretendrait que la legende d'un tresor serait rattaché à cette cascade. Des resistants auraient envoyés au fond de la vasque des objets précieux pendant la guerre pour que les allemands ne puissent pas faire main basse sur ce tresor. Des plongeurs ont neammoins essayé d'atteindre le fond sans grand succés , puisque celui ci serait recouvert d'un amoncelement de branches d'arbres tombés de la falaise.

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La Bresque, grossie par la belle source du château de St Jean et le torrent, descendu du château de Fabrègue prend sa source à Fox-Amphoux. La succession de petites gorges sauvages, de prairies ombragées, de cascades, font de cette rivière une petite merveille. On se laisse charmer par la transparence des eaux, les reflets émeraude mis en valeur par le tuf des cascades. Elle continue son chemin vers Salernes, Entrecasteaux, et se jette dans l’Argens à l’est de Carcés.

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Je reprends ma route vers Salernes qui se trouve être la capitale provençale du carrelage rouge hexagonal appelé : « tomette », ensuite, je continue mon itinéraire sur Lorgues et je me retrouve dans ce que je considère être le meilleur du vignoble Varois. Quatre domaines ressortent du lot pour donner des vins d’exceptions, que j’ai tous possédé dans ma cave. Le château Saint Martin (Taradeau), le château Sainte Roseline (Lorgues), le château de Berne (Lorgues) le domaine Ott (Taradeau).

Avril-2011-0273.JPG Je m’arrête aux Arcs un gros bourg qui à appartenu à la famille des « Villeneuve ». Quand on franchit la porte de l’Horloge, on se retrouve dans un environnement médiéval, entrelacs de ruelles montantes et vieilles bâtisses. La partie comprise entre la tour (donjon du XIIIème siècle) et la place Paul Simon, dite le Parage, est la plus ancienne de la cité. J’en profite pour découvrir une adresse que l’on m'a souvent conseillé : Le logis du Guetteur.

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C’est un petit château fort qui a été transformé en « relais et châteaux »  souvent la marque smartbox m’envoie des « package » tout à fait intéressant sur cet hôtel. Après avoir visité les lieux en compagnie de la charmante réceptionniste, je suis persuadé qu’une nuit dans cet établissement avec diner gastronomique fera plaisir à soso comme celui que nous avons déjà fait au château Saint Victor des Oules prés d’Uzès.

Avril-2011-0239.JPGVoila ! C’est comme cela que se termine ma balade dans la perle verte du haut Var. Un conseil tout de même, l’été venez découvrir ces merveilles le matin, en effet vous profiterez d’une relative fraicheur en toute quiétude et vous aurez l’impression d’être seul au monde dans cette nature préservée au seuil du paradis.

Avril-2011-0264.JPGQue vous soyez simplement de passage ou habitants depuis des générations de ces lieux magiques, un endroit comme Sillans vous prendra par le cœur et ne vous lâchera plus jamais, qui sait, peut-être qu’une ondine a versé quelques filtres dans les eaux de cette rivière qui retombe dans ces cascades magiques…….

 

                           DIAPORAMA DE LA BALADE

 

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 08:15

Avril-2011-0004.JPG Menton, petite commune des Alpes Maritimes, bénéficie d’un micro climat que la France entière lui envie ! Sur ce petit territoire baigné par la Grande Bleue, cerné par les montagnes, il est un petit paradis… Adossé à une falaise protectrice, recevant l’humidité et la douceur de la Méditerranée, sans subir les embruns, le quartier de Garavan est privilégié. Un rêve pour les jardiniers…

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  La douceur du climat a transformé ces collines en lieu de villégiature. A une autre époque, les anglais venaient s’y réchauffer l’hiver, y célébrer les couleurs du printemps. Sur cet éden, est implanté le Clos du Peyronnet, riche d’une diversité naturelle, la biodiversité y est exceptionnelle. Malheureusement ce jardin, n’est pas toujours ouvert au public. C’est un jardin privé, les propriétaires accordent quelques journées dans l’année pour la visite et justement aujourd’hui 04 Juin, c’est le « Rendez vous des jardins » que l’on célèbre un peu partout en France.

Avril-2011-0069.JPG  Le domaine a été construit sur un site panoramique dominant la mer. Cet écrin de verdure est le dernier refuge avant la frontière italienne qui se trouve quelques mètres plus loin. C’est aussi, le jardin le plus chaud de France ! Lorsque l’on chemine sur le bord de mer, ou par le chemin de fer, rien ne laisse imaginer... sauf peut être… le Buddleya madagascariensis qui s’est échappé ! Il a colonisé le talus contre la voie ferrée.

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Le portail en ferronnerie ouvragée est encadré d’une luxuriante végétation. La tonalité est donnée ! Ce jardin a été conçu et dessiné par Humphrey Waterfield. Botaniste passionné, collectionneur et gentleman. William Waterfield son neveu, poursuit son œuvre. Le style de ce jardin pourrait être très « british ». William, veille à garder un certain ordre, les dessins originaux sont conservés. Cependant il offre à ses végétaux, une grande liberté. Une belle exubérance, avec un petit air exotique, très « jungle » !

Avril-2011-0084.JPG Au bout de l’allée, on débouche sur le « Great Circle », devant la grande villa d’inspiration italienne construite en 1879.  Les végétaux lui volent la vedette, très vite on ne sait où poser les yeux. La propriété s’étend sur 5 hectares. Le terrain se décline en pentes douces, puis en terrasses. Chaque parcelle a été pensée, réfléchie pour installer les végétaux.

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Certaines parcelles portent des noms évocateurs : Magnolias’s terrasse, Plumbago’s bed… Le jardin a été dessiné par Humphrey Waterfield, peintre, paysagiste. Chaque vue est encadrée par les plantes, de même les fabriques servent de cadre aux végétaux.

Avril-2011-0086.JPG  Au détour d’une allée on découvre un bassin circulaire. Les terrasses se prolongent en pergolas. Au bout des sentiers on trouve une vasque, une statuette, un banc de pierres… Tout est surprise ! La lumière est au rendez vous. Dans cet entrelacs de verdure, elle forme comme des halos, des projecteurs mettant en scène des fabriques, des statuettes…

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La végétation a peu à peu gommé le style anglais. L’architecture est envahie, vampirisée par les lianes, les buissons, les arbres aux dimensions impressionnantes ! Sur les vestiges d’une terre de production, produisant olives et agrumes, l’eau est restée un symbole clef. Les cinq bassins en escaliers semblent se jeter les uns dans les autres ! Ils ouvrent une perspective qui dirige la vue jusqu’à la mer. Cet axe visuel, donne un vrai cachet au jardin et lui confère sa particularité.

Avril-2011-0167-copie-1.JPG Les volées d’escaliers croisent des chemins étroits, qui conduisent vers des pergolas où prendre le frais. Le concepteur a su donner l’impression de grandeur, le visiteur se promène et se perd. Tout un art qui trouve son paroxysme dans une savante perspective…
Le but d’une promenade dans un jardin n’est il pas de se perdre au milieu de plantes venues du monde entier... et de savourer le charme d’un lieu pleinement habité.

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Le Clos du Peyronnet renferme une multitude d’espèces remarquables. Le micro climat exceptionnel a permis d’acclimater des plantes des régions tropicales et sub-tropicales. Bulbeuses, succulentes, plantes, lianes ont été rapportées lors de voyages, d’expéditions. Des échanges ont été faits avec des jardins botaniques, la Société Royale d’Horticulture en Angleterre, les riches propriétaires et botanistes de la Côte d’Azur. Le sol est riche de promesses…

Avril-2011-0171.JPGLes bulbeuses sont partout. Chaque mètre carré est truffé de merveilles en attente. Plusieurs aires sont réservées à une collection en pots. Explosion de couleurs au printemps !

Le clos du Peyronnet est le dernier des jardins de Menton qui soit resté la propriété d’une même famille depuis 1915. Choyé par trois générations de Waterfield, le clos témoigne de l’émerveillement des Anglais pour les possibilités d’acclimatation botanique sur la Côte d’Azur et de leur intérêt pour les essences méridionales.

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  La famille Waterfield collectionne plus de 600 espèces ou variétés de plantes d’origine subtropicale ou méditerranéenne, avec notamment les plantes bulbeuses d’Afrique du Sud. Ce jardin associe couleur et mouvement par le jeu de l’escalier d’eau constitué de bassins successifs, dont la dernière marche est... la Méditerranée, la Grande bleue. Le paysagiste Humphrey Waterfield a joué si savamment avec l’espace que le clos paraît bien plus étendu. Son neveu, William, l’actuel propriétaire, ne cesse d’enrichir le jardin tout en lui laissant une grande liberté de végétation.

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  Le jardin possède aussi des collections de cistes, de sauges exotiques et de plantes à bulbes,Chasmanthe, Dietes, Calodendron , Capensis, Afrocarpus gaussenii ,Acacia, Salvia, succulentes, Aloe,Agave,Babiana rubrocyanea, Urginia maritima ou Scille de mer.

Avril-2011-0194.JPGle petit coin coquin de la propriété


William Waterfield a consacre sa vie à ce site depuis plus de 30 ans. Il a réussi à transformer ce jardin d’hivernage en un endroit qui satisfait son amour des plantes tout au long de l’année. Mais ce jardin est aussi une page d’histoire pour la famille Waterfield, le témoin d’une époque.

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  Les oliviers ont six ou sept cent ans. Au départ c’était une oliveraie et ensuite des agrumes ont été plantés. La maison a été bâtie en 1897 ; le jardin d’agrément date de ce moment là. William est un collectionneur éclectique de plantes subtropicales et tropicales, en faisant confiance au climat exceptionnel de Menton, qui autorise bien des fantaisies d'acclimatation... Ou comment l'émerveillement des Anglais pour l'acclimatation botanique sur la Riviera a suscité la création et le maintien de jardins extraordinaires...

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le jardin de Maria Serena

 

Le Mas Flofaro (la citronneraie)

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Fontana Rosa & les Serres de la Madone

 

Le Val Rameh

 

Le jardin Hanbury

 

                                 DIAPORAMA DU JARDIN

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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 19:06

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Le village médiéval avec ses maisons et ses vieilles rues piétonnes et le panorama aux alentours justifient pleinement un détour et une visite du Bar-sur-Loup, dénommé aussi "la cité des Orangers". Dynamique économique du village pendant fort longtemps, le Bar sur loup est à l’oranger ce que Menton est au citron.

Avril-2011b-0017.JPG  Servez vous ! c'est gratuit

 

Autrefois, la cueillette commençait vers 5h du matin : hommes, femmes, enfants prenaient des draps en toile de jute, des échelles et partaient cueillir la fleur. On disposait les draps sous les arbres et l’on montait aux échelles faire la cueillette des fleurs, une à une pour ne pas les endommager. Un oranger donne environ 12 à 15 kg de fleurs, certains arbres peuvent en fournir jusqu’à 30 kg… Ensuite toutes les fleurs sont regroupées, mises en sac pour être livrées par un courtier aux usines de parfumerie de Grasse, qui en distillent deux produits : l’Essence de Néroli pour la parfumerie et l’eau de Fleur d’Oranger pour l’alimentation en pâtisserie.

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Il faut environ 1000 kg de fleurs pour donner 1 kg d’essence. L’extraction par solvants volatiles est un procédé pour recueillir la « concrète » et « l’absolu ». Les Alpes Maritimes est le département français où la distillation du Bigaradier est la plus importante de France.

Avril-2011b-0009.JPG  la ciamada Nissarda

 

Le paysage pentu de nos campagnes est composé de « restanques » ou terrasses en escaliers tenus par des murets de pierres sèches. Leur entretien est pénible mais au Bar sur Loup, on cultive intensément l’Oranger Bigaradier, grâce à son micro-climat particulièrement doux. Chaque année se déroule la fête de l’oranger avec ses décorations, ses concours de confitures et de vins d’orange. La fête est animée par la fameuse Ciamada Nissarde, le groupe folklorique le plus populaire du pays Niçois.

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Mais le personnage le plus populaire de la cité se trouve être celui par qui l’Amérique doit son Indépendance : François-Joseph Paul de Grasse, dernier garçon d'une famille de la noblesse issue des anciens princes d'Antibes, François-Joseph nait au château familial du Bar-sur-Loup où il passe la plus grande partie de son enfance.

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L'Amiral de Grasse François-Joseph, Paul de Grasse, Marquis de Tilly, des Prince d’Antibes, Lieutenant Général des Armées Navales, Commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, Chevalier de Malte, membre fondateur de la Société des Cincinnati est l’un des plus grand héros de l’histoire de France et des Amériques.

Avril-2011b-0046.JPGLe château du Bar sur Loup voit naître le 13 septembre 1722, François-Joseph, Paul, Comte de Grasse. A cette époque un pont-levis, enjambant les douves, était la seule voie d’accès à l’imposant château. Le donjon, dont la base héberge actuellement l’Office de Tourisme était une tour haute de sept étages, lieu stratégique de surveillance des Gorges du Loup. Flanqué de plusieurs tours d’angles, ces bases étaient enrochées en contrebas.

Avril-2011b-0063.JPG  jolies bouteilles pour le vin d'orange

 

En 1778, la guerre éclate entre la France et l’Angleterre. Grasse a 54 ans, ce nouveau conflit lui offre l'opportunité de se distinguer et d'entrer dans l'Histoire. C’est sur l’ordre de Louis XVI qui le nomme lieutenant général des armées navales que le comte de Grasse part de Brest le 22 mars 1781 avec une escadre pour aller au secours des américains, en lutte contre les anglais pour leur indépendance.

Avril-2011b-0091.JPGÀ la tête de 20 vaisseaux, 4 frégates et 120 bâtiments transportant 3 200 hommes de troupe, il va soutenir Washington, La Fayette et Rochambeau devant le fort de Yorktown. Le 5 septembre 1781, il débarque hommes et matériels dans la baie de la Chesapeacke, puis averti par une frégate de l’arrivée d’une escadre anglaise, il appareille très rapidement et entame le combat afin d’empêcher le ravitaillement de Yorktown par les vaisseaux anglais. Il ecrase les anglais. A terre, le siège commence. Le 18 octobre, Lord Cornwallis capitule. L’indépendance américaine est acquise.

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confiture d'orange amére

 

Le 5 juillet, de Grasse reçoit l’appel à l’aide de George Washington et du général Rochambeau, le commandant du corps expéditionnaire français débarqué le 11 juillet de l’année précédente dans le Rhode Island. Cette troupe d'un peu moins de 6 000 hommes a passé l’hiver dans un camp retranché à Newport, en attendant les renforts promis par Louis XVI.

Avril-2011b-0172.JPGLa situation des Américains est alors très difficile : pas d’argent, plus de médicaments, des désertions en masse, deux importantes armées anglaises stationnant à New York et en Virginie... Les troupes anglaises installées à New York sont nombreuses et solidement retranchées.

Avril-2011b-0113.JPGRochambeau conseille à Washington de marcher plutôt vers l’armée anglaise du sud commandée par Charles Cornwallis, installé dans la presqu’île de Yorktown à l'entrée de la baie de la Chesapeake. Depuis son camp retranché, Cornwallis peut menacer les environs en recevant des renforts de la mer, car les escadres anglaises patrouillent le long de la côte américaine.

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Les troupes de Rochambeau, très éloignées de Yorktown commencent une marche forcée vers le sud de plus de 600 km, en laissant de côté l’armée anglaise de New-York, alors que les quelques centaines de cavaliers de La Fayette et du général Waine remontent vers la baie jusqu’à Williamsburg. Mais l’essentiel vient de la mer : le 30 août, les 28 navires de ligne et les 4 frégates de De Grasse se présentent à l’entrée de la Chesapeake et jette l'ancre dans la baie de Lynnhaven. Le débarquement des troupes, sous les ordres de Grasse commence aussitôt.

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au loin , l'entrée des gorges du Loup

 

La situation des Français reste pendant plusieurs jours extrêmement aventureuse, car avec 8 000 soldats réguliers et 9 000 américains loyalistes, Cornwallis dispose de forces très supérieures. L’armée de Rochambeau est encore loin, mais de Grasse envoie 4 navires bloquer les rivières James et York puis attaque les Anglais. La victoire est rapide et Cornwallis capitule. La nouvelle de la victoire est accueillie par des transports de joie dans toute l’Amérique et à Versailles. « Jamais la France n’eut un avantage aussi marqué sur l’Angleterre que celui-là.

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Comme l’a souligné l’historien américain Morrison, sans la victoire du comte de Grasse, ce n’est pas la reddition de Cornwallis mais celle de George Washington que l’histoire aurait enregistrée. Yorktown serait même devenu un « Waterloo naval ».  De grasse a été le premier instigateur de l'independance Americaine. De tout temps, la marine Américaine a possédé respectivement plusieurs bateaux appelés : USS comte de Grasse. Grand hommage à celui qui restera gravé dans le panthéon des héros Américains. Celui qui a donné son nom à l'une des plus belles villes de la Cote d'Azur.

                             DIAPORAMA DE LA FETE

 

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