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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:30

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C’est la tuile ! La veille du festival pyrotechnique, mais surtout à 15 jours de mon périple en moto sur les routes Américaines mon appareil photo tombe en panne. En attendant, de connaître le verdict du magasin « Image photo » de Nice, je me console avec l’invitation de mon gendre et de ma fille sur leur yacht Carver Santego basé dans le port de Marina Baie des Anges. Nous sommes immédiatement rejoints par nos amis Cambodgiens de passage sur la Cote d’Azur et nous organisons un apéro sur le ponton. Un apéro qui se prolongera un petit peu trop longtemps et qui nous fera louper toute la première partie du feu d’artifice.

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  La ville de Cannes organise chaque été une manifestation internationalement reconnue dans le domaine des spectacles pyrotechniques. Le Festival d'art pyrotechnique de Cannes, organisé sur le site enchanteur de la Baie de Cannes, est avec le Festival de Montréal l’un des événements majeurs de la pyrotechnie dans le monde. Les spectateurs accourent du monde entier pour assister à ces spectacles magiques, cette fois ci, nous avons décidé de voir celui-ci de la mer, à la faveur du bateau de nos enfants... Grâce au Festival d'art pyrotechnique de Cannes, créé en 1967, la ville azuréenne a joué un rôle de précurseur dans le domaine des spectacles pyrotechniques musicaux.

DSC00296.JPGCette manifestation estivale prend la forme d’une compétition entre divers spectacles complets articulés autour d’un thème.
Ces démonstrations pyrotechniques comprennent un feu tiré sur l’eau, à partir de barges installées en rade de Cannes, un fond sonore et un texte de liaison.
Dès 1967, la ville de Cannes s’est associée aux établissements Ruggieri pour créer une compétition d’une qualité inédite.

DSC00298.JPG La premiere pyramide de Marina Baie des Anges classé patrimoine du XXe siecle

 

Le Festival d'art pyrotechnique de Cannes, qui proposait un spectacle bien structuré allant bien au-delà d’un feu d’artifice ordinaire, a réuni dès la Première année plus de 80.000 personnes par soirée sur la Croisette.
Ce succès ne s’est pas démenti puisque cette manifestation est l’une des plus importantes de la saison cannoise et accueille sur la Croisette environ 200.000 personnes pour chacun des spectacles. Le Festival d'art pyrotechnique de Cannes se tient chaque année les 14, 21 et 29 juillet et les 7, 15 et 24 août.

DSC00309.JPG le ponton est à nous !

 

Le dernier feu d’artifice est suivi d’une cérémonie de remise d’un prix appelé "la Vestale". Les sociétés participantes proposent un spectacle original et de qualité d’une durée minimum de 25 minutes sur un thème musical.
La rade de Cannes, qui s’étend des montagnes de l’Estérel à la pointe Croisette, offre un cadre incomparable pour un événement de cette envergure. Les spectacles sont donnés sur un front de mer de 300 mètres qui donne aux feux et au thème musical une dimension féerique.

photos-aout2011-0016.JPGDepuis 2004, la ville de Cannes, sensible à la protection de l’environnement, organise une opération de nettoyage des fonds marins autour de la zone de tir.
Les firmes du monde entier qui souhaitent concourir pendant le Festival d'art pyrotechnique de Cannes sont choisies par une commission et plusieurs firmes peuvent se regrouper pour représenter leur pays.

photos-aout2011-0020.JPGLa Vestale d’argent récompense chaque année le vainqueur de la compétition, tandis que la Vestale d’or est décernée tous les six ans à un vainqueur choisi parmi les artificiers primés les années précédentes. Ce trophée est très disputé car reconnu sur la scène internationale comme étant le prix d’excellence en matière de récompense pour une société d’art pyrotechnique.

photos-aout2011-0055.JPGVesta, déesse du feu, était la sœur de Zeus. Chaque cité possédait un foyer public qui lui était consacré et dont le feu ne devait jamais s’éteindre. Lorsqu’une colonie se fondait, les émigrants emportaient avec eux des charbons ardents prélevés au foyer de leur cité-mère avec lesquels ils allumaient le feu de l’autel de la ville nouvelle. A Rome, le feu sacré de Vesta était entretenu par six jeunes prêtresses vierges, les Vestales.

photos-aout2011-0060.JPGPrésidé par Monsieur Richard Gotainer pour cette année 2011, le jury, composé de personnalités, décernera La Vestale d’Argent à l’artificier qui aura su les charmer par l’originalité, la créativité, et la beauté des feux d’artifice ainsi créés, en harmonie avec la musique. C’est un jury de huit personnes qui désigne le vainqueur en fonction de l’originalité du thème choisi, de la mise en scène, de la qualité de l’illustration musicale, de la synchronisation, des coloris, ainsi que de la construction du programme.

photos-aout2011-0063.JPGDepuis 2007, le Prix du Public permet également aux spectateurs de donner une note aux feux en compétition. Comme président du jury, Cannes a déjà eu dans les années précédentes: Natasha AMAL, Marthe VILLALONGA, Corinne TOUZET, Sophie DUEZ entre autres ! De nombreux pays ont participé à ce festival pyrotechnique : le Japon, la Pologne, le Portugal, la Chine, l’Allemagne, le Canada, l'Espagne, L’Australie, le Brésil, l'Italie, la Russie, le Royaume Uni, la Belgique, l'Autriche, l'Argentine, la Suisse, la république Tchèque et bien sur la France.

photos-aout2011-0079-copie-1.JPG retour de nuit au port de Marina ... Celia n'a toujours pas sommeil !

 

Si la balade en bateau fut tout à fait agréable sur une mer bien calme, il n’en a pas été de même avec le Nikon qui est plus que malade ….. Obturateur totalement obsolète et message d’erreur à l’écran !


                              DIAPORAMA DE LA BALADE

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Published by BIKER06 - dans FETES & SOIREES
25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 16:15

Avril-2011-0132-copie-1.JPG Mouans-Sartoux organise cette fête tous les ans pour saluer le jour le plus long de l’année. Surnommée la " kermesse des kermesses ", la fête de la St Jean est inspirée des rites celtes de bénédiction des moissons, et correspond au solstice d’été, temps majeur du calendrier des peuplades européennes. Elle s’accompagne de grands bûchers " purificateurs ", célébrations du renouveau. Pour mettre un terme à cette pratique " barbare ", qui perdure avec les invasions Vikings, l’Eglise lui substituera la fête de la St Jean Baptiste, entre autres, par l’implantation de sanctuaires qui lui sont dédiés.

Avril-2011-0001.JPG A Mouans-Sartoux, c'est une énième occasion de faire la fête tout d'abord avec une  anchoïade puis ensuite avec les villageois qui embraseront la place d'un grand feu de joie  puis braveront les flammes en sautant par dessus le brasier. Un Baletti est ensuite organisé sur la place de la mairie, afin de clore cette soirée en beauté.

Avril-2011-0006-copie-1.JPG  C'est l'une des coutumes du sud de la France prenant ses sources en Catalogne, les feux de la St Jean illuminent de nos jours les nuits étoilées de Catalogne, de Provence, du Comté de Nice, de la Principauté de Monaco et à tendance à s'exporter dans d'autres régions françaises ainsi que de l'autre côté des Alpes !

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  Il est difficile de dater précisément le point de départ de cette tradition, tant les feux ont toujours été un vecteur de rassemblement. Malgré tout, c'est au Vème siècle, et ce pour lutter efficacement contre les cultes païens du soleil, que les chrétiens ont instauré ces feux lors du jour de la St Jean, solstice d'été, tout en conservant quelques rites païens.

Avril-2011-0036-copie-1.JPG  Mais cette tradition pris une autre dimension lorsqu'en 1955, un groupe de grimpeurs se rendit au sommet du mont Canigou, proche de Perpignan, pour installer un bûcher et illuminer toute la vallée pour rappeler que les Celtes, un temps installé en Roussillon, allumaient des brasiers lors du solstice d'été. Ils emmenèrent des fagots et firent un grand feu que les villages environnant purent apercevoir, ou du moins, ils aperçurent ce que l'on appelle de nos jours "la flamme du Canigou".

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Au fil des années, de nombreux pic prirent place dans ces illuminations, et le soir de la veille de la St Jean, toute la vallée était illuminée. Une nouvelle étape fut franchit en 1963, lorsque la flamme descendit, par relais dans une lampe tempête, pour arriver en plein cœur de Perpignan, afin de permettre un accès à tous à la flamme du Canigou. Tout au long de son chemin, porté par des relayeurs vêtus de blanc, la flamme fut transmise aux villages voisins. La Provence accueillie la Flamme du Canigou pour la première fois en 1983. De là, elle fut transmise à toute la région du sud est.

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Chaque commune organise alors sa journée en animations traditionnelles afin de patienter jusqu'à l'illumination du bûcher : découverte des costumes traditionnels folkloriques, des métiers autrefois pratiqués, des ustensiles autrefois utilisés...

Avril-2011-0071.JPG C'est à 22 heures que dans tous les villages, les bûchers s'embrassent, avec en bruit de fond l'hymne de la St Jean. Bien entendu ces bûchers sont allumés à l'aide de la Flamme du Canigou ! Un discours est alors prononcé, pour rendre hommage aux feux de la St Jean, et c'est alors le moment des farandoles qui prennent place autour des bûchers. Ces derniers sont construits par les habitants des villages, chacun apportant son aide à la réalisation, même la plus minime. Lorsque le bûcher s'enflamme, la Flamme peut atteindre plusieurs mètres, selon le mode de réalisation du bûcher. Il n'y a aucune règle concernant cette construction. Lorsque le bûcher est pratiquement consumé, il est de coutume de sauter au dessus du feu.

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Voici un conte de mon pays en lenga Mentounasc.

À San-Jouan
« San-Jouan, da meishan, Fa sourtì ou tabardan »
R'estade arriba dam'a San-Jouan e per a Festa du Paire. Ma laishema Marcéu Firpo cunta-nou un' antiga usança : Ent'e campagne,per a vegìlia da San-Jouan, se fasìa de belu fuegue de joìa e ou lendeman, da boun' oura, se mandavan garçoù e garçounete cercà ent'a cenre encara cauda de longue firamente biounde qu'una bela legenda desìa esse u cabelhe de San-Jouan-Batista e que pourtava chança.

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« Bousquièra dou fueg de San-Jouan, Garda ban piech per tout r'ann » proufetava un vielhe prouverbi. Dam'a stajan de fave s'arrecampan u luiambò que fan lume, a sera, souta u limounie e u pourtougalìe ent'una remourina de belùgoure. E susa u camì, à r'entrebren, u enfante s'en van chapà u lujambè en cantent aquela sounada : « Lujambò, cara un poc, cara aquì que te dounou de pan, de ven, de fave. Lujerna, carerma, cara aquì que te metou ent'a lanterna... » E n'ese pa per resegà se u Mentounasque dounavan de pan, de ven e de fave ent'u lujambò perqué Cathalan, ou signoù de Mentan, regalavan en 1457 una lemòsina annuale, couma se fasìa sempre, facha de pan de ven e de fave ent'a poupulacian de Mentan.

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La Saint-Jean
« Saint-Jean de la moisson, Fait sortir le hanneton. »
L'été arrive avec la Saint-Jean et la fête des Pères. Laissons Marcelo Firpo nous conter une coutume ancestrale: Dans les campagnes, à la veille du 24 juin, s'allumaient les premiers feux de joie et, le lendemain, à la fraîche clarté de l'aube, on envoyait, garçons et filles remuer les cendres encore chaudes pour y chercher ces longs filaments blonds qu'une légende délicieuse disait être les cheveux de Saint-Jean-Baptiste et qui portaient bonheur.

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  « Bûcher du feu de la Saint-Jean, garde santé pour tout l'an » prédisait un vieux proverbe.
Avec les fèves apparaissent les lucioles qui mettent, le soir, sous les citronniers et orangers, des tourbillons d'étincelles. Et, sur les chemins, à la nuit tombante les enfants vont capturer les lucioles en chantant cet appel en forme de promesse : « Luciole, descends un peu, descends ici que je te donne du pain, du vin, des fèves. Ver-luisant, fait carême, viens ici que je te mette dans la lanterne ... », Et ce n'est pas par hasard si l'on avait l'habitude de proposer du pain, du vin, des fèves aux lucioles, puisque Cathalan, seigneur de Menton, disposait dans son testament de 1457 qu'une aumône annuelle, composée de pain, de vin, de fèves soit accordée et distribuée au peuple de Menton, suivant ainsi une ancienne coutume en honneur dans le pays.

 

                          DIAPORAMA DE LA FETE

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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 06:09

Avril-2011 0306Le site du Malpasset se trouve à une demi-heure de la maison en prenant l’autoroute à Cannes puis en sortant au péage de Fréjus. Juste après celui-ci (50 mètres), le panneau indique « le Malpasset «  à cinq kilomètres. Il faut emprunter cette route qui se termine bien évidement en sens issue. Je gare ma moto à l’ombre sous le pont de l’autoroute, et je franchis à pied le chemin qui mène au site. 

Avril-2011 0312 Si vous voulez voir le barrage par le haut puis  vous rendre au pied de celui-ci, un parcours balisé en jaune vous indiquera le sentier qu’il faut prendre. Attention à cet endroit en été, la chaleur est caniculaire et dépasse la plupart du temps les 40°, il faut donc prévoir des bouteilles d’eau... On se croirait volontiers sur le continent Africain, mais ce n’est pas une galéjade provençale de dire cela… A cet endroit il y a des milliers d’années, les deux continents se rejoignaient.

Avril-2011 0314  Il y a  plus de 100 ans, C’était aussi le territoire du légendaire  bandit de grand chemin « Gaspard de Besse » qui attaquait les diligences pour détrousser les riches voyageurs.  A la manière de Mandrin qui aurait lui aussi occupé les lieux, il donnait une partie de son butin aux pauvres. L’endroit où celui-ci sévissait se nommait « le mal passé » qui voulait dire le lieu où l’on passait mal. (Voir mon article)

 Avril-2011 0320Cette année le mois de Mai a une chaleur qui correspond à celui d’un mois de Juillet. Les températures dépassent les 35°, au sol nous ne devons pas être loin des 50°. Nous sommes bien loin des 26° qu’annonce la Météo à la TV. Après avoir péniblement marché sur trois kilomètres d’un sentier parsemé de caillasse et sans l’ombre d’un chêne, j’aperçois enfin la vue sur le barrage en contre bas.

Avril-2011 0326  En 1952, on construisit à cet endroit, un Barrage qui fut nommé « Le Malpasset » ce qui s’avéra, malheureusement, prédestiné.Sa rupture le 2 décembre 1959, cinq ans après sa mise en service, est la plus grosse catastrophe civile de ce genre jamais survenue en France au XXe siècle, faisant quatre cent vingt-trois morts et disparus.
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 C'est un barrage de type voûte, sa mise en eau se fait en 1954. Le but de ce barrage était d'irriguer la plaine proche de Fréjus en retenant les eaux du Reyran, torrent qui ne coule qu'en hiver. Son principal objet est de constituer un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures dans une région où les pluies sont rares. Pourtant en 1959, la Côte d'Azur reçoit des pluies diluviennes et tropicales, le niveau de l'eau monte très rapidement, trop rapidement pour permettre un contrôle convenable des réactions du barrage. D'autant qu'il est impossible, à ce moment, de lâcher de l'eau : la construction de l'autoroute juste en aval du barrage interdit d'ouvrir les vannes. Le barrage est donc rempli à ras bord. 
Avril-2011 0350 Le 2 décembre 1959 le barrage se fissure et à 21 h 13, il cède. Une vague de quarante mètres de haut (soit cinquante millions de mètres cubes d'eau) déferle sur la vallée à soixante-dix kilomètres à l'heure, dévastant campagnes et fermes. Elle atteindra la ville de Fréjus 20 minutes plus tard, avant de se jeter dans la mer. Des blocs de pierre pesant jusqu'à six cents tonnes dévalent la colline et détruisent le quartier de Malpasset. Le bruit du craquement de sa voûte alerte en premier le gardien de l'ouvrage, qui se réfugie en haut de sa maison, à 2 km et demi en aval. 

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Il ne s'agissait pas d'un barrage hydroélectrique et EDF n'était pas impliquée dans sa construction. Durant les années qui précèdent le sinistre, il ne fut pas possible deAvril-2011 0355 remplir le barrage en raison du manque de pluies et de problèmes d'expropriation. En revanche, fin 1959, les pluies sont diluviennes sur le département. Il pleut sans discontinuer pendant un mois. Au moment où les responsables ouvrent les vannes du barrage, il est déjà trop tard, ce dernier a bougé.
Avril-2011 0384 Le plan ORSEC (plan d'organisation des secours) est immédiatement déclenché. Les militaires des camps locaux comme celui du 21e RIMA actuel ainsi que des hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs s'occupent de porter secours aux survivants, mais aussi de dégager les corps des victimes. Grace aux hélicoptères des Américains on sauve la vie à des milliers de gens. Le général de Gaulle, président de la République, venu sur place quelques jours plus tard, découvre une zone totalement sinistrée. Il aura cette phrase peu approprié auprès des familles endeuillées : « Que Fréjus renaisse ! ». Confirmant le peu de tact de ce chef d’état.

Avril-2011 0385 La rupture du barrage est imputée à la résistance insuffisante de la roche sur laquelle il s'appuyait, et non à la structure du barrage lui-même, mais aussi à la surveillance insuffisante d'un ouvrage resté pratiquement inutilisé depuis sa construction. La voûte elle-même est entièrement hors de cause. Mais ce type d'ouvrage doit s'appuyer solidement sur le rocher, ce qui n'était apparemment pas le cas à Malpasset.

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Deux rapports sont remis aux autorités judiciaires, qui cherchent à déterminer les responsabilités du drame. Ils écartent l'hypothèse d'un ébranlement dû à un séisme (phénomène fréquent dans la région) ou à des explosifs utilisés pour la construction de l'autoroute. Presque 4 ans plus tard une autre catastrophe, intervenue à Vaiont, dans les Alpes italiennes, le 9 octobre 1963 confirme à nouveau que ces édifices réalisés par les hommes sont très dangereux (au meme titre que les centrales nucleaires). Ce jour-là, un pan entier de la montagne tomba brutalement dans le lac de retenue. Les gerbes d'eau s'élevèrent à 150 m de haut et une vague de 100 m passa par-dessus le barrage pour ravager la vallée et noyer 2 600 personnes.

Avril-2011 0439 Un film avec Michel Serrault et Daniel Auteuil est inspiré des faits réels survenus en 1963 dans la vallée des Dolomites en Italie. Le titre : La folie des hommes. Aujourd'hui, nous avons le barrage de Saint Cassien, Situé plus au nord que le barrage de Malpasset, et construit après sa rupture tragique.Le barrage retient 60 millions de m³ d'eau. Avec 430 ha de superficie, c'est le plus vaste plan d'eau de l'Esterel dont j'avais consacré un article (Voir Ici).On pretent que le barrage de Saint Cassien est lui aussi fissuré et qu'un homme pourrait meme s'infiltrer dans la faille.Cette fois ci , ce serait les communes de Pegomas et Mandelieu la Napoule qui seraient concernées !    

          

                                 DIAPORAMA DU SITE IMPRESSIONANT 

 

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Published by BIKER06 - dans HISTOIRE
12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 10:42

Avril-2011-0199.JPG Sur la Cote d’azur ou en Provence, il est hors de question de ne pas se signaler quand on va sur un site de montagne, dans la garrigue ou un lieu perdu, car ici tout est vallonné, le moindre accident et l’on vous retrouve plusieurs jours plus tard. C’est pourquoi, comme toujours avant de partir, je donne à soso mon itinéraire et une fois arrivé à destination, je préviens la mairie ou le garde champêtre que l’on appelle maintenant la plupart du temps « police rurale ».

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La police rurale est une police administrative qui ne possède aucune limite géographique. Je la considère un peu comme les Rangers des parcs Américains. Ils sont la pour : Prévenir, renseigner, assister, secourir, surveiller (feux et incendie). Ils sont en voiture, à pieds, en motocyclette, à cheval et même en parapente dans le parc National du Mercantour.

Avril-2011-0177.JPG Leur rapport proche de la nature en fait des agents passionnés et donc plus agréables au contact de la population. A sillans c’est avec une dame que vous aurez à faire. Je gare ma moto à l’ombre sous les chênes, car la journée s’annonce très très chaude….. Sillans la cascade se situe dans le haut Var, le village est caché dans un écrin de verdure, il garde par certains aspects son caractère médiéval. Resserré autour du château, ses ruelles serpentent au gré des maisons anciennes. Mais sillans est surtout connu pour sa célèbre cascade.

Avril-2011-0082.JPG La Cascade est issue d'un affluent de l'Argens, " la Bresque " qui prend sa source dans la commune. Elle mesure 42 mètres de haut et se jette dans une petite retenue d'eau claire. Pour vous rendre au pied de la Cascade, il y a à la sortie du village, au niveau des parkings, un chemin forestier d’un petit kilomètre plutôt agréable puisqu'il longe de grandes étendues de fleurs et de verdures, (à la belle saison) bordés de platanes centenaires. Il  vous dirigera tout naturellement vers la cascade. Le début vous fera découvrir une large prairie jusqu’à l’entrée en forêt. Très vite, le bruit de la cascade se fait entendre. Là, un sentier descend jusqu’au pied de la cascade.

Avril-2011-0097.JPG  Les derniers mètres sont difficiles, puisque aucun aménagement n'a été fait. Des escaliers de bois et de pierres non sécurisés, à certains endroits le chemin se dérobe pour former des trous peu profonds, il faut se baisser pour passer sous des ombrelles de ronces. Mais cela en vaut la peine, le spectacle est merveilleux et on peut rester plusieurs minutes à contempler le paysage. On ne peut pas rester insensible devant un paysage si beau.

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Arrivée au niveau de l’eau, le charme s’opère devant ce joyau de la nature, et dans un grondement,  qui vient plonger parmi les rochers de tuf, dans un réceptacle, un "bénitier" autour d'une végétation constituée de chênes verts, aulnes, noisetiers et autres laurier-sauce. Une fois le spectacle apprécié , il faut revenir un peu sur ses pas et longer la rive droite de "la Bresque",  sur un sentier souvent humide et glissant, épousant les contours et ondulant le long de la rivière pour un parcours d’un kilomètre supplémentaire.

Avril-2011-0056.JPG Et bientôt, oh ! Surprise, sur la gauche, après avoir franchi un petit col, on aperçoit à travers la végétation luxuriante, la grande vasque d’une deuxième cascade dont la chute est bien moins élevée que la précédente. Elle n'en est pas moins belle, gracieuse même car s'étalant beaucoup plus en largeur, telle une chevelure d'argent.

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Après avoir plongé mon regard dans cette eau emeraude, je retourne récupérer ma moto pour me rendre au départ de la chute de la grande cascade. C’est Carole ma préposé du plus haut qui m’indiquera l’endroit en me faisant mille recommandation à la prudence. La falaise haute de 60 mètres est tout de même protégé par une petite barrière que l’on franchit sans mal pour se retrouver au bord du précipice.

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On pretendrait que la legende d'un tresor serait rattaché à cette cascade. Des resistants auraient envoyés au fond de la vasque des objets précieux pendant la guerre pour que les allemands ne puissent pas faire main basse sur ce tresor. Des plongeurs ont neammoins essayé d'atteindre le fond sans grand succés , puisque celui ci serait recouvert d'un amoncelement de branches d'arbres tombés de la falaise.

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La Bresque, grossie par la belle source du château de St Jean et le torrent, descendu du château de Fabrègue prend sa source à Fox-Amphoux. La succession de petites gorges sauvages, de prairies ombragées, de cascades, font de cette rivière une petite merveille. On se laisse charmer par la transparence des eaux, les reflets émeraude mis en valeur par le tuf des cascades. Elle continue son chemin vers Salernes, Entrecasteaux, et se jette dans l’Argens à l’est de Carcés.

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Je reprends ma route vers Salernes qui se trouve être la capitale provençale du carrelage rouge hexagonal appelé : « tomette », ensuite, je continue mon itinéraire sur Lorgues et je me retrouve dans ce que je considère être le meilleur du vignoble Varois. Quatre domaines ressortent du lot pour donner des vins d’exceptions, que j’ai tous possédé dans ma cave. Le château Saint Martin (Taradeau), le château Sainte Roseline (Lorgues), le château de Berne (Lorgues) le domaine Ott (Taradeau).

Avril-2011-0273.JPG Je m’arrête aux Arcs un gros bourg qui à appartenu à la famille des « Villeneuve ». Quand on franchit la porte de l’Horloge, on se retrouve dans un environnement médiéval, entrelacs de ruelles montantes et vieilles bâtisses. La partie comprise entre la tour (donjon du XIIIème siècle) et la place Paul Simon, dite le Parage, est la plus ancienne de la cité. J’en profite pour découvrir une adresse que l’on m'a souvent conseillé : Le logis du Guetteur.

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C’est un petit château fort qui a été transformé en « relais et châteaux »  souvent la marque smartbox m’envoie des « package » tout à fait intéressant sur cet hôtel. Après avoir visité les lieux en compagnie de la charmante réceptionniste, je suis persuadé qu’une nuit dans cet établissement avec diner gastronomique fera plaisir à soso comme celui que nous avons déjà fait au château Saint Victor des Oules prés d’Uzès.

Avril-2011-0239.JPGVoila ! C’est comme cela que se termine ma balade dans la perle verte du haut Var. Un conseil tout de même, l’été venez découvrir ces merveilles le matin, en effet vous profiterez d’une relative fraicheur en toute quiétude et vous aurez l’impression d’être seul au monde dans cette nature préservée au seuil du paradis.

Avril-2011-0264.JPGQue vous soyez simplement de passage ou habitants depuis des générations de ces lieux magiques, un endroit comme Sillans vous prendra par le cœur et ne vous lâchera plus jamais, qui sait, peut-être qu’une ondine a versé quelques filtres dans les eaux de cette rivière qui retombe dans ces cascades magiques…….

 

                           DIAPORAMA DE LA BALADE

 

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Published by BIKER06 - dans NOS BALADES
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 08:15

Avril-2011-0004.JPG Menton, petite commune des Alpes Maritimes, bénéficie d’un micro climat que la France entière lui envie ! Sur ce petit territoire baigné par la Grande Bleue, cerné par les montagnes, il est un petit paradis… Adossé à une falaise protectrice, recevant l’humidité et la douceur de la Méditerranée, sans subir les embruns, le quartier de Garavan est privilégié. Un rêve pour les jardiniers…

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  La douceur du climat a transformé ces collines en lieu de villégiature. A une autre époque, les anglais venaient s’y réchauffer l’hiver, y célébrer les couleurs du printemps. Sur cet éden, est implanté le Clos du Peyronnet, riche d’une diversité naturelle, la biodiversité y est exceptionnelle. Malheureusement ce jardin, n’est pas toujours ouvert au public. C’est un jardin privé, les propriétaires accordent quelques journées dans l’année pour la visite et justement aujourd’hui 04 Juin, c’est le « Rendez vous des jardins » que l’on célèbre un peu partout en France.

Avril-2011-0069.JPG  Le domaine a été construit sur un site panoramique dominant la mer. Cet écrin de verdure est le dernier refuge avant la frontière italienne qui se trouve quelques mètres plus loin. C’est aussi, le jardin le plus chaud de France ! Lorsque l’on chemine sur le bord de mer, ou par le chemin de fer, rien ne laisse imaginer... sauf peut être… le Buddleya madagascariensis qui s’est échappé ! Il a colonisé le talus contre la voie ferrée.

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Le portail en ferronnerie ouvragée est encadré d’une luxuriante végétation. La tonalité est donnée ! Ce jardin a été conçu et dessiné par Humphrey Waterfield. Botaniste passionné, collectionneur et gentleman. William Waterfield son neveu, poursuit son œuvre. Le style de ce jardin pourrait être très « british ». William, veille à garder un certain ordre, les dessins originaux sont conservés. Cependant il offre à ses végétaux, une grande liberté. Une belle exubérance, avec un petit air exotique, très « jungle » !

Avril-2011-0084.JPG Au bout de l’allée, on débouche sur le « Great Circle », devant la grande villa d’inspiration italienne construite en 1879.  Les végétaux lui volent la vedette, très vite on ne sait où poser les yeux. La propriété s’étend sur 5 hectares. Le terrain se décline en pentes douces, puis en terrasses. Chaque parcelle a été pensée, réfléchie pour installer les végétaux.

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Certaines parcelles portent des noms évocateurs : Magnolias’s terrasse, Plumbago’s bed… Le jardin a été dessiné par Humphrey Waterfield, peintre, paysagiste. Chaque vue est encadrée par les plantes, de même les fabriques servent de cadre aux végétaux.

Avril-2011-0086.JPG  Au détour d’une allée on découvre un bassin circulaire. Les terrasses se prolongent en pergolas. Au bout des sentiers on trouve une vasque, une statuette, un banc de pierres… Tout est surprise ! La lumière est au rendez vous. Dans cet entrelacs de verdure, elle forme comme des halos, des projecteurs mettant en scène des fabriques, des statuettes…

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La végétation a peu à peu gommé le style anglais. L’architecture est envahie, vampirisée par les lianes, les buissons, les arbres aux dimensions impressionnantes ! Sur les vestiges d’une terre de production, produisant olives et agrumes, l’eau est restée un symbole clef. Les cinq bassins en escaliers semblent se jeter les uns dans les autres ! Ils ouvrent une perspective qui dirige la vue jusqu’à la mer. Cet axe visuel, donne un vrai cachet au jardin et lui confère sa particularité.

Avril-2011-0167-copie-1.JPG Les volées d’escaliers croisent des chemins étroits, qui conduisent vers des pergolas où prendre le frais. Le concepteur a su donner l’impression de grandeur, le visiteur se promène et se perd. Tout un art qui trouve son paroxysme dans une savante perspective…
Le but d’une promenade dans un jardin n’est il pas de se perdre au milieu de plantes venues du monde entier... et de savourer le charme d’un lieu pleinement habité.

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Le Clos du Peyronnet renferme une multitude d’espèces remarquables. Le micro climat exceptionnel a permis d’acclimater des plantes des régions tropicales et sub-tropicales. Bulbeuses, succulentes, plantes, lianes ont été rapportées lors de voyages, d’expéditions. Des échanges ont été faits avec des jardins botaniques, la Société Royale d’Horticulture en Angleterre, les riches propriétaires et botanistes de la Côte d’Azur. Le sol est riche de promesses…

Avril-2011-0171.JPGLes bulbeuses sont partout. Chaque mètre carré est truffé de merveilles en attente. Plusieurs aires sont réservées à une collection en pots. Explosion de couleurs au printemps !

Le clos du Peyronnet est le dernier des jardins de Menton qui soit resté la propriété d’une même famille depuis 1915. Choyé par trois générations de Waterfield, le clos témoigne de l’émerveillement des Anglais pour les possibilités d’acclimatation botanique sur la Côte d’Azur et de leur intérêt pour les essences méridionales.

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  La famille Waterfield collectionne plus de 600 espèces ou variétés de plantes d’origine subtropicale ou méditerranéenne, avec notamment les plantes bulbeuses d’Afrique du Sud. Ce jardin associe couleur et mouvement par le jeu de l’escalier d’eau constitué de bassins successifs, dont la dernière marche est... la Méditerranée, la Grande bleue. Le paysagiste Humphrey Waterfield a joué si savamment avec l’espace que le clos paraît bien plus étendu. Son neveu, William, l’actuel propriétaire, ne cesse d’enrichir le jardin tout en lui laissant une grande liberté de végétation.

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  Le jardin possède aussi des collections de cistes, de sauges exotiques et de plantes à bulbes,Chasmanthe, Dietes, Calodendron , Capensis, Afrocarpus gaussenii ,Acacia, Salvia, succulentes, Aloe,Agave,Babiana rubrocyanea, Urginia maritima ou Scille de mer.

Avril-2011-0194.JPGle petit coin coquin de la propriété


William Waterfield a consacre sa vie à ce site depuis plus de 30 ans. Il a réussi à transformer ce jardin d’hivernage en un endroit qui satisfait son amour des plantes tout au long de l’année. Mais ce jardin est aussi une page d’histoire pour la famille Waterfield, le témoin d’une époque.

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  Les oliviers ont six ou sept cent ans. Au départ c’était une oliveraie et ensuite des agrumes ont été plantés. La maison a été bâtie en 1897 ; le jardin d’agrément date de ce moment là. William est un collectionneur éclectique de plantes subtropicales et tropicales, en faisant confiance au climat exceptionnel de Menton, qui autorise bien des fantaisies d'acclimatation... Ou comment l'émerveillement des Anglais pour l'acclimatation botanique sur la Riviera a suscité la création et le maintien de jardins extraordinaires...

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le jardin de Maria Serena

 

Le Mas Flofaro (la citronneraie)

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Fontana Rosa & les Serres de la Madone

 

Le Val Rameh

 

Le jardin Hanbury

 

                                 DIAPORAMA DU JARDIN

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 19:06

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Le village médiéval avec ses maisons et ses vieilles rues piétonnes et le panorama aux alentours justifient pleinement un détour et une visite du Bar-sur-Loup, dénommé aussi "la cité des Orangers". Dynamique économique du village pendant fort longtemps, le Bar sur loup est à l’oranger ce que Menton est au citron.

Avril-2011b-0017.JPG  Servez vous ! c'est gratuit

 

Autrefois, la cueillette commençait vers 5h du matin : hommes, femmes, enfants prenaient des draps en toile de jute, des échelles et partaient cueillir la fleur. On disposait les draps sous les arbres et l’on montait aux échelles faire la cueillette des fleurs, une à une pour ne pas les endommager. Un oranger donne environ 12 à 15 kg de fleurs, certains arbres peuvent en fournir jusqu’à 30 kg… Ensuite toutes les fleurs sont regroupées, mises en sac pour être livrées par un courtier aux usines de parfumerie de Grasse, qui en distillent deux produits : l’Essence de Néroli pour la parfumerie et l’eau de Fleur d’Oranger pour l’alimentation en pâtisserie.

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Il faut environ 1000 kg de fleurs pour donner 1 kg d’essence. L’extraction par solvants volatiles est un procédé pour recueillir la « concrète » et « l’absolu ». Les Alpes Maritimes est le département français où la distillation du Bigaradier est la plus importante de France.

Avril-2011b-0009.JPG  la ciamada Nissarda

 

Le paysage pentu de nos campagnes est composé de « restanques » ou terrasses en escaliers tenus par des murets de pierres sèches. Leur entretien est pénible mais au Bar sur Loup, on cultive intensément l’Oranger Bigaradier, grâce à son micro-climat particulièrement doux. Chaque année se déroule la fête de l’oranger avec ses décorations, ses concours de confitures et de vins d’orange. La fête est animée par la fameuse Ciamada Nissarde, le groupe folklorique le plus populaire du pays Niçois.

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Mais le personnage le plus populaire de la cité se trouve être celui par qui l’Amérique doit son Indépendance : François-Joseph Paul de Grasse, dernier garçon d'une famille de la noblesse issue des anciens princes d'Antibes, François-Joseph nait au château familial du Bar-sur-Loup où il passe la plus grande partie de son enfance.

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L'Amiral de Grasse François-Joseph, Paul de Grasse, Marquis de Tilly, des Prince d’Antibes, Lieutenant Général des Armées Navales, Commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, Chevalier de Malte, membre fondateur de la Société des Cincinnati est l’un des plus grand héros de l’histoire de France et des Amériques.

Avril-2011b-0046.JPGLe château du Bar sur Loup voit naître le 13 septembre 1722, François-Joseph, Paul, Comte de Grasse. A cette époque un pont-levis, enjambant les douves, était la seule voie d’accès à l’imposant château. Le donjon, dont la base héberge actuellement l’Office de Tourisme était une tour haute de sept étages, lieu stratégique de surveillance des Gorges du Loup. Flanqué de plusieurs tours d’angles, ces bases étaient enrochées en contrebas.

Avril-2011b-0063.JPG  jolies bouteilles pour le vin d'orange

 

En 1778, la guerre éclate entre la France et l’Angleterre. Grasse a 54 ans, ce nouveau conflit lui offre l'opportunité de se distinguer et d'entrer dans l'Histoire. C’est sur l’ordre de Louis XVI qui le nomme lieutenant général des armées navales que le comte de Grasse part de Brest le 22 mars 1781 avec une escadre pour aller au secours des américains, en lutte contre les anglais pour leur indépendance.

Avril-2011b-0091.JPGÀ la tête de 20 vaisseaux, 4 frégates et 120 bâtiments transportant 3 200 hommes de troupe, il va soutenir Washington, La Fayette et Rochambeau devant le fort de Yorktown. Le 5 septembre 1781, il débarque hommes et matériels dans la baie de la Chesapeacke, puis averti par une frégate de l’arrivée d’une escadre anglaise, il appareille très rapidement et entame le combat afin d’empêcher le ravitaillement de Yorktown par les vaisseaux anglais. Il ecrase les anglais. A terre, le siège commence. Le 18 octobre, Lord Cornwallis capitule. L’indépendance américaine est acquise.

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confiture d'orange amére

 

Le 5 juillet, de Grasse reçoit l’appel à l’aide de George Washington et du général Rochambeau, le commandant du corps expéditionnaire français débarqué le 11 juillet de l’année précédente dans le Rhode Island. Cette troupe d'un peu moins de 6 000 hommes a passé l’hiver dans un camp retranché à Newport, en attendant les renforts promis par Louis XVI.

Avril-2011b-0172.JPGLa situation des Américains est alors très difficile : pas d’argent, plus de médicaments, des désertions en masse, deux importantes armées anglaises stationnant à New York et en Virginie... Les troupes anglaises installées à New York sont nombreuses et solidement retranchées.

Avril-2011b-0113.JPGRochambeau conseille à Washington de marcher plutôt vers l’armée anglaise du sud commandée par Charles Cornwallis, installé dans la presqu’île de Yorktown à l'entrée de la baie de la Chesapeake. Depuis son camp retranché, Cornwallis peut menacer les environs en recevant des renforts de la mer, car les escadres anglaises patrouillent le long de la côte américaine.

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Les troupes de Rochambeau, très éloignées de Yorktown commencent une marche forcée vers le sud de plus de 600 km, en laissant de côté l’armée anglaise de New-York, alors que les quelques centaines de cavaliers de La Fayette et du général Waine remontent vers la baie jusqu’à Williamsburg. Mais l’essentiel vient de la mer : le 30 août, les 28 navires de ligne et les 4 frégates de De Grasse se présentent à l’entrée de la Chesapeake et jette l'ancre dans la baie de Lynnhaven. Le débarquement des troupes, sous les ordres de Grasse commence aussitôt.

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au loin , l'entrée des gorges du Loup

 

La situation des Français reste pendant plusieurs jours extrêmement aventureuse, car avec 8 000 soldats réguliers et 9 000 américains loyalistes, Cornwallis dispose de forces très supérieures. L’armée de Rochambeau est encore loin, mais de Grasse envoie 4 navires bloquer les rivières James et York puis attaque les Anglais. La victoire est rapide et Cornwallis capitule. La nouvelle de la victoire est accueillie par des transports de joie dans toute l’Amérique et à Versailles. « Jamais la France n’eut un avantage aussi marqué sur l’Angleterre que celui-là.

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Comme l’a souligné l’historien américain Morrison, sans la victoire du comte de Grasse, ce n’est pas la reddition de Cornwallis mais celle de George Washington que l’histoire aurait enregistrée. Yorktown serait même devenu un « Waterloo naval ».  De grasse a été le premier instigateur de l'independance Americaine. De tout temps, la marine Américaine a possédé respectivement plusieurs bateaux appelés : USS comte de Grasse. Grand hommage à celui qui restera gravé dans le panthéon des héros Américains. Celui qui a donné son nom à l'une des plus belles villes de la Cote d'Azur.

                             DIAPORAMA DE LA FETE

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 18:22

Avril-2011-0258.JPGL'un des nombreux stands d'Association culturelle Niçoise 

 

La traditionnelle Fête des Mai de Nice réserve ses journées de dimanche aux Etats de Savoie et Transfrontaliers. A cette occasion, les communes italiennes du Comté de Nice, Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rochetta-Nervina sont présentes dans les jardins des Arènes de Cimiez.

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Ainsi, pour la troisième fois consécutives, maintenant depuis 1860, le Comté de Nice retrouve son intégralité territoriale et historique, avec la présence de ces six communes Italiennes. Leur participation à la fête ces jours là, sont le témoignage des échanges importants initiés depuis plusieurs années et ayant pour objectif de mener de nombreuses actions collectives afin de valoriser le patrimoine transfrontalier dont nous partageons les racines. Le Niçois est trilingue, il parle le Nissart, l’italien et le Français, C’est Nissa en Nissart, Nizza en Italien et Nice en Français.

Avril-2011-0174.JPG  Ces racines, vous les retrouverez aussi à travers les prestations de groupes musicaux venus de Ligurie et du Piémont, de la musique, des chorales et des groupes qui animent les Arènes de Cimiez.

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Pour les Niçois, la Fête des Mai est l’occasion de s’immerger pendant tout un mois, dans leur Culture et leur Histoire. Cette année, afin de mettre en avant la richesse, la diversité et le dynamisme du patrimoine culturel niçois, la Fête des Mai propose un contenu différent. Avant de se dérouler aux Arènes de Cimiez et jusqu’aux années 60, le « Festin des Mai » était organisé dans les quartiers de Nice et en particulier au cœur de la vieille ville.

Avril-2011-0217.JPG le groupe folklorique lou Cairèu Niçart

 

A l’occasion, les rues et les places se paraient de guirlandes et de lampions. Encore de nos jours, dans les jardins de Cimiez, on dresse le « mât de cocagne » qui représente l’arbre de vie, symbole du Printemps, sous les bravos des participants et sur l’air de « Nissa la Bella », véritable hymne niçois que l’on doit au poète Menica Rondelly, qui a redonné aux « Mai » ses lettres de noblesse. Un hymne qui est repris en cœur par tout un peuple.

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Cette fête est issue de lointaines réminiscences païennes, lorsque le retour du Printemps était honoré dans l'ensemble des villes et villages qui bordent la Méditerranée, de San Remo à Nice et d’Antibes à la Napoule. D’ailleurs ici, on ne dit pas la mer Méditerranée, mais on dit  la mer Ligure.

Avril-2011-0262.JPG apprendre le Nissart aux pitchouns en dessin 

 

 A cette occasion, on dressait l'arbre de Mai et, la journée durant, la foule « tournait le Mai », c'est-à-dire dansait autour d'un tronc d'arbre couronné de fleurs et orné de longs rubans multicolores. La fête se déroulait sur les places des villages, devant le Palais des rois de Sardaigne à Nice, près du Cours Saleya et dans chacun des hameaux de la commune.

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Le theatre de marionette Niçois ou l'on joue le Présapi

 

L'un des « festins de Mai » les plus grandioses se déroula en 1821, lors de la visite des souverains Sardes à Nice. Victor Emanuel Ier et son épouse assistèrent, confortablement installés dans une loge dressée pour la circonstance, à une gigantesque parade où défilèrent et dansèrent plusieurs dizaines de jeunes niçoises toutes vêtues de blanc.

Avril-2011-0229.JPG   l'oeillet,la violette, le mimosa brodé sur le costume

 

Il fut un temps à Nice où chaque quartier en son carrefour le plus important organisait son festin de mai. Le développement de la circulation automobile sonna la mort de cette pratique à la fin des années cinquante et le mai fut transféré dans les jardins des Arènes de Cimiez ou se déroule le plus prestigieux des festivals de jazz en Europe.
Cette fête traditionnelle trouve ses origines à une époque lointaine où était honorée la Déesse de la Terre. Le rite exigeait alors, d’aller abattre un pin dans la forêt. Il s’agissait ensuite de l’orner de guirlandes de fleurs, de banderoles et de l’installer dans le temple. Le pin représentait le Dieu ATTIS, endormi pendant les longues nuits d’hiver et réveillé par la Déesse CYBELE au printemps, pour fêter le renouveau de la nature. 

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Dans toutes les civilisations, quel que soit le lieu ou l’époque, le changement de saison donnait lieu à de multiples réjouissances qui perdurent dans de nombreuses provinces d’Europe. Nice s’inscrit pleinement dans cette tradition. A l’occasion de cette fête très populaire, les familles Niçoises se retrouvent dans les jardins de l’ancienne cité romaine de Cemenelum (Cimiez), à l’ombre des oliviers. Autour d’un pique nique, parents, enfants et amis dégustent les spécialités de la cuisine Niçoise comme la socca, la pissaladière, le pan bagnat, la tourta de blea….La culture et la langue Niçoise sont à l’honneur tout au long de ces journées au travers des chants et des danses du comté de Nice.

Avril-2011-0270.JPGle mat de cocagne 

 

Après une interruption due aux guerres, la tradition de la « festa dei Mai » fut de nouveau perpétuée sous une forme nouvelle adaptée aux contraintes de la vie moderne. Pendant les fêtes, le centre de chaque quartier était décoré d’un « motif »central suspendu aux guirlandes et lampions.
Ce motif remplaçait l’arbre de vie (la biga) que l’on avait coutume de planter pour symboliser le renouveau de la nature. Durant toute cette période festive, les niçois dansaient, mangeaient et jouaient au « vitou », à la « pignata » à la "mourra" ou au « pilou », c’était le temps de « vira lou mai ».

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Un jury primait le plus beau « mai ».Dans la même tradition que celle de carnaval, les quartiers élisaient une reine des « Mai ». Un jury primait le plus beau « Mai » de quartier et la plus belle des Reines, ce qui donnait lieu à une grande fête de clôture qui se tenait principalement au théâtre de verdure.
Cette année encore lu festin de Nissa est animé par les deux groupes niçois les plus populaire. Lou Cairèu Niçart et la Ciamada Nissarda.

Avril-2011-0272.JPGle comté et son territoire Italien, et sa capitale Nizza en mer Ligure 

 

Lou Cairèu Niçart a été fondé en 1947. Il est composé de 40 danseurs et 10 musiciens. Le costume des danseurs et des danseuses a été dessiné en 1948 par le Conservateur du Musée Masséna de Nice d’après des gravures du XVIIIème siècle. Il représente le niçois et la niçoise en habits de fête.

Avril-2011-0249.JPGIssa Nissa Per tougiou la BSN.  Degun m'esquissa ahura basta . A qui li sian 12 per juga

 

 La jeune fille porte une ample jupe de tissu rouge ou bleu à motif d’abeilles recouvrant plusieurs jupons de dentelle. Chemisier blanc en dentelle, corset de velours noir, châle et tablier brodés, capeline constituent les autres éléments du costume. La chevelure est ornée d’un bonnet rouge rehaussé d’une coiffe blanche en dentelle appelée Cairèu.

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 Le jeune homme porte une chemise blanche et un gilet de couleur rouge, le pantalon blanc est tenu à la taille par une large ceinture de coton rouge la "taiola". A l’occasion de certaines danses, le garçon porte à la taille le bonnet rouge du pêcheur. "Lou Cairèu Niçart" anime le célèbre Carnaval de Nice. Danseurs et danseuses à cette occasion déguisés en arlequins, font sauter un pantin de toile "lou paillassou" sur une bâche tendue et le projettent au milieu des spectateurs.

Avril-2011-0256.JPGSocca la bella 

 

la Ciamada Nissarda est constituée d'une soixantaine de membres, le groupe fait corps avec l'identité niçoise depuis sa fondation en 1925. Alors que l'Europe est sur toutes les lèvres, cette " bande d'amis " met en exergue les vieilles traditions des danses folkloriques, chants traditionnels et théâtre niçois. La Ciamada Nissarda signifie  « Aubade Niçoise ». Du costume de la bouquetière à celui du paysan et du pescadou traditionnel en passant par celui de Carnaval, la Ciamada Nissarda n'a pas changé sa devise : perpétuer les traditions niçoises en France et dans le monde entier.

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  Le groupe s’est produit à Porto Rico , Stockholm , Londres , Moscou , St Peters bourg , Québec , Montréal , Salt Lake City , Sacramento , Los Angeles , Bruxelles , Vienne , Budapest , Istanbul , Rome , Venise , Naples , Le Caire et la liste est encore longue. En Mai 2010, La Ciamada Nissarda a représenté la France lors des journées Européennes qui se sont déroulées lors de la Foire exposition universelle de SHANGHAI, et très prochainement en Colombie. Il est considéré comme le plus beau groupe folklorique de France.

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Groupe folklorique de la ciamada nissarde

 

Les danseuses portent le costume des bouquetières : une jupe ou cotillon à rayures, soutenue par de nombreux jupons en dentelle parsemés de rubans rouges, un chemisier blanc en dentelle, un châle et un tablier en cachemire brodé, et la traditionnelle capeline aux croisillons velours. Les avants bras sont recouverts par des mitaines noires crochetées. Comme bijoux, la Niçoise arbore uniquement une croix d'or retenue au cou par un simple petit ruban noué court.

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  Les danseurs valorisent le costume des pêcheurs : Pantalon à large rayure rouge, chemise blanche à soufflet, taïole rouge (Ceinture de flanelle enroulée autour de la taille), Bonnet phrygien et cordon rouge en guise de cravate. Les danseurs et les danseuses revêtent le costume de Carnaval, dans de différents costumes multicolores,  de forme ou d’allure arlequine, pierrot à large collerette, à pois ou rayures.

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 Ahura embé regret vous laissi, Es devèr d'ana à l'oustau ... ciao pat

 

Le costume traditionnel Niçois est un habit joyeux et lumineux rempli de soleil. Il n’est pas triste ! Pour les hommes, il varie, que vous soyez pêcheurs ou montagnards. La moyenne d’âge des membres de la ciamada est de 24 ans ….. C’est la jeunesse et la gaieté. C'est notre pays et on l'aime...

 

                                       DIAPORAMA DE LA FETE DES MAI

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 08:00

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Le terme dame désignait particulièrement, dans le langage de la Chevalerie, la Femme à laquelle un chevalier consacrait ses soins et ses exploits. Il a rompu des lances pour sa dame. La dame de ses pensées. Porter une écharpe aux couleurs de sa dame. En écoutant le troubadour » Eric Derrien », j’ai bien aimé la légende de Berthe au grand pied et j’ai voulu vous la faire partager.

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Lorsque Pépin le Bref décida de se marier, ses conseillers partirent en quête d'une fiancée de bonne noblesse dans divers pays. Mais le roi ne parvenait pas à faire son choix. Jusqu'à ce qu'un trouvère qui avait parcouru une bonne partie du monde vînt lui chanter la beauté de Berthe, fille du roi de Hongrie, aussi intelligente que fine et sage. Elle n'avait qu'un seul défaut : l'un de ses pieds était trop grand.

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«Les pieds restent cachés sous les jupes», se dit le roi. «Qu'on amène donc Berthe à Paris ! ». Pépin fit alors charger trente chevaux d'or et d'argent, équipa une douzaine de chevaliers le plus richement du monde, et la troupe prit le chemin de la Hongrie. La belle Berthe n'était pas joyeuse après avoir donné son consentement, quand il lui fallut quitter son pays natal et sa famille. Mais ses parents lui dirent pour la réconforter.

Aout-2010-0308.JPG  «C'est dans la douce France que tu t'en vas, ma chérie ! Où trouverais-tu plus beau pays au monde ? Nous ne t'oublierons pas, sois-en sûre ! ».
Et Berthe s'en alla donc vers la France. En route, son cortège fit une halte chez le duc de Mayence, qui s'étonna fort en voyant la princesse Berthe. Ce duc avait une fille, Alista, qui ressemblait à Berthe comme une sœur. Sauf les pieds, qu'elle avait justement très petits. Il ne fut donc pas étonnant que les deux demoiselles se prissent vite d'amitié l'une pour l'autre. Berthe était si enchantée de sa nouvelle amie qu'elle proposa d'en faire sa suivante, et de l'emmener avec elle en France.

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Lorsque tout le monde arriva à Paris, la princesse hongroise était si lasse de son long voyage qu'elle fit cette proposition à sa nouvelle amie. «Chère Alista, je t'en prie, remplace-moi ce soir. Que l'on te présente au roi à ma place. Cela ne durera pas longtemps, et de toute façon les gens n'y verront rien. Nous nous ressemblons tellement! » Alista accepta très volontiers : elle se revêtit de l'une des plus belles robes de la princesse hongroise et se rendit à la salle de réception pour la cérémonie de la présentation. Seulement, cela lui plut très fort de se trouver ainsi auprès du roi !

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Alors elle décida de remplacer sa maîtresse pour toujours. Alista paya très cher deux serviteurs, qui enlevèrent Berthe et l'emmenèrent en secret dans la forêt la plus profonde. Là, ils avaient ordre de la tuer. Mais ils n'en eurent pas le cœur, ils hésitèrent devant tant de beauté. Ils l'abandonnèrent donc à son sort, et s'en retournèrent à Paris. La pauvre Berthe erra longtemps dans la forêt obscure, elle se déchirait les jambes dans les fourrés épineux, dormait à même le sol nu et se nourrissait de fraises et de framboises. Jusqu'à ce qu'un jour, elle débouchât en une prairie où elle vit une petite chaumière. C'était là que vivait le charbonnier Simon, avec sa femme et ses deux filles. Berthe vécut neuf ans et demi dans la cabane du charbonnier, et jamais elle ne trahit sa véritable identité.

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La reine de Hongrie Blanchefleur n'oubliait pas sa fille. Dès qu'elle en avait l'occasion, elle envoyait des messages en terre de France, et était fortement inquiète de ne recevoir de sa fille que de très brèves informations. On peut comprendre qu'Alista n'adressait à la cour de Hongrie que des mots très prudents. Aussi, quand la reine de Hongrie invita sa fille à venir la voir en son pays, Alista lui répondit qu'elle ne pouvait faire le voyage, étant malade. Cela décida la reine de Hongrie. «Je vais aller voir Berthe en France ! »

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Ce fut en vain que le roi son époux tenta de la dissuader d'entreprendre un si long et si pénible voyage. «Si Berthe a supporté ce voyage, je le supporterai bien aussi, moi !»déclara-t-elle. Et elle se mit en route. En apprenant cela, Alista eut grand-peur. Elle se mit vite au lit, en se déclarant malade. Ce fut ainsi que la reine de Hongrie trouva celle qu'elle croyait être sa fille, au lit dans une chambre obscure, aux rideaux tirés.

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La reine se jeta sur la fausse Berthe dans son lit, et se mit à caresser sa fille comme un bébé. Ce fut alors qu'elle remarqua que celle qui était dans le lit avait bien le même visage que Berthe, mais avait des petits pieds : tous deux semblables. «Tu n'es pas ma fille !» s'exclama la reine. Et elle se hâta d'aller raconter au roi cette nouvelle stupéfiante.

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Le roi Pépin le Bref se fâcha très fort. Il fit venir Alista devant lui, et elle, tout en pleurs, avoua tout. Ensuite le roi entendit les deux serviteurs qui avaient été chargés de l'horrible besogne, et eux aussi confessèrent tout. Ils menèrent le roi jusqu'à l'endroit de la forêt où ils avaient abandonné la malheureuse princesse hongroise.
Le roi fit rechercher Berthe, et il chercha lui même, dans toutes les directions. Il commençait à se faire à l'idée qu'elle avait dû périr dans la forêt, quand il parvint lui aussi à la chaumière du charbonnier. Là, devant la maisonnette, il vit une très belle jeune femme qui rapportait une cruche d'eau de la fontaine. Et il remarqua aussi que l'un de ses pieds était chaussé d'un très grand sabot.

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Pépin l'interpella «Dites-moi qui vous êtes ! Vous devez me suivre, je suis le roi de France !» Berthe, effrayée, répondit «Ah, Sire, ne me faites pas de mal ! Je suis la reine de France, la fille du roi de Hongrie, l'épouse de Pépin !»
«Et Pépin, c'est moi ! »S’exclama le roi, tout heureux. Et il prit Berthe sur son cheval. Tout se termina très bien. Le roi fut miséricordieux, car Berthe au grand pied et aussi au grand cœur, plaida en faveur de tous. Sauf d'Alista, qui fut honteusement chassée de Paris.

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Les deux serviteurs reçurent une bonne volée de coups de bâton, mais ensuite le roi les récompensa richement parce qu'ils n'avaient pas tué Berthe, comme ils en avaient reçu l'ordre. Le charbonnier Simon, qui ne parvenait pas à croire qu'il avait hébergé chez lui durant dix ans la reine de France, fut élevé au rang de chevalier, et reçut comme armoiries une fleur d'or sur champ d'azur. La reine de Hongrie pleurait, puis riait, et se réjouissait fort de n'avoir pas écouté les conseils de son époux, qui ne voulait pas la laisser aller en France.

Aout-2010-0042-copie-3.JPG Qui sait comment tout cela aurait fini, si elle ne s'était pas décidée à ce voyage ! «Mais si vous n'aviez pas retrouvé Berthe», disait-elle au roi Pépin, «je vous jure que de mes propres mains je vous aurais raccourci d'une tête ! ». Peu de temps après les retrouvailles, on célébra de façon grandiose, pour la deuxième fois, le mariage de Pépin le Bref, mais cette fois avec la véritable Berthe, fille du roi de Hongrie. Et les époux royaux vécurent ensemble de longues années heureuses, et ils régnèrent avec une grande sagesse sur le doux pays de France.

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Origine du conte
Berthe au grand pied (vers 1275) est la mise en roman d'une légende concernant la mère de Charlemagne. Le troubadour Adenet s'inspira de cette histoire pour écrire «Li Roumans de Berte aus grans piés», où l'héroïne, une princesse de Hongrie, se voit substituer une rivale lors de son mariage avec Pépin. La mystification sera découverte par Blanchefleur, mère de Berthe, lors d'une visite à Paris. Pépin retrouvera lors d'une partie de chasse la vraie Berthe qu'il épousera. Elle devint reine de France et mère de Charlemagne.

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L'histoire : Berthe ou Bertrade, dite au grand pied était la fille de Caribert II comte de Laon et de Gisèle d'Aquitaine, Son mariage avec Pépin est daté de 743-744. Reine de France, elle est la mère de l'empereur Charlemagne et de son frère Carloman. Elle mourut le 12 juin 783 à Choisy-au-Bac et sa dépouille fut inhumée en l’église de l’abbaye royale de Saint-Denis.

  C'est avec ce 4e episode que ce termine les aventures des templiers de Biot avec cette extraordinaire fete qu'il ne faut surtout pas manquer.

             DIAPORAMA DES GENTES DAMES DE BUZOT

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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 17:20

Avril-2011-0098.JPG L’an dernier, quelque 35000 curieux étaient venus découvrir les artisanats d’autrefois, les combats de chevaliers, les spectacles de fauconnerie. Cette année, le programme est riche, le village entier est placé en mode médiéval. Les stands abrités sous de vastes toiles blanches se succèdent, illustrant la calligraphie sur parchemin, l’art de souffler le verre, de fondre le cuivre …

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Les artisans comme de nombreux biotois jouent le jeu et déambulent parés de leurs costumes de lin. Des chevaliers, des rois, des reines, des gueux aux dents sales qui font peur même aux adultes. Des conteurs aussi qui s’exclament aux quatre coins du village. Au sol, la paille recouvre les pavés. Au moment de faire ripaille, les menus ont eux aussi remonté le temps. Mais le bonheur est tout de même dans l’écuelle.

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Et une fois les bedaines repues, place aux spectacles, au pied du village. Joutes, tournois d’archers, vol de rapaces, défilés aux flambeaux, feux de joie, jongleurs, magiciens et troubadours envahissent ruelles et places ….
La tribune est assiégée pour les spectacles, des milliers de personnes défilent dans les rues du village. Il est difficile de comptabiliser le nombre de visiteurs venus assister aux différentes animations quand l’accès est libre et non payant.

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Selon les habitués, ce nombre serait supérieur à celui de l’an dernier. Des le premier jour, la manifestation est déjà victime de son succès. De nombreux commerçants sont en rupture de stock de nourriture dés le début de l’après midi. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les buvettes tenues par les associations biotoises en ont largement profité pour remplir leurs caisses.

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Tout démarra le vendredi soir à 18h, Ils partirent vingt, cinquante, cent, mille biotois de l’office de tourisme, mais par un prompt renfort de Niçois, d’azuréens et d’étrangers, ils arrivèrent plusieurs milliers au stade de la fontanette pour l’embrasement de la cité, clou de cette première soirée.

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Biot a vécu une très belle soirée dont se souviendront surement pendant longtemps ceux qui comme moi y ont assisté.
Et pourtant, le démarrage avait été un peu difficile, avec un peu de retard à l’allumage du à une arrivée tardive de la troupe germanique venue renforcer cette année les troupes des  commanderies françaises et italiennes.
Le maire, a rappelé l’importance de ce rendez vous et le lien historique qui unit les templiers et la cité des potiers devenue au fil du temps la cité des verriers.

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Je dois féliciter, Christine Tabusso qui est l’initiatrice de cet événement gigantesque et qui comme beaucoup de personnes dans les Alpes Maritimes, des liens se sont crées ,  grâce à la moto Harley Davidson qui nous unit avec son père. Quel paradoxe une fois de plus, l'association du médiéval et du cheval mécanique americain.
Comme le veut l’histoire, Biot est désormais sous la protection de sir Thibaut : «  nous te confions cette ville, à toi de la protéger » déclareront les organisateurs de la cérémonie avant d’ouvrir officiellement cette édition 2011.

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De très bonne heure, a quelques heures du lancement de la journée, tout le monde, organisateurs, troupes et figurants, était au « taquet ». Ici, on ne replonge pas dans la Grèce antique, mais dans l’époque des templiers. La troupe des » blancs Manteaux » vient de débarquer et le sénéchal de la compagnie est tout de suite audible et donne les directives. Ils installent leur campement sur la place de la vieille ville, deux camions avec six tentes et un grand auvent vont constituer le décor et sont tout de suite installés.

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Mais parfois, on peut aussi se faire rattraper par son temps. « Des allemands doivent les rejoindre et ceux-ci viennent d’avoir  des problèmes avec la douane volante à cause des épées qu’ils transportent. A croire que dans l’autre sens, coté italien la frontière devient plus facile pour passer ! Il vaut mieux laisser entrer des tunisiens que des allemands avec leurs épées du moyen âge pour faire un spectacle. Mais arrêtons la polémique, on est en droit de supposer que nos chers douaniers fassent bien leur boulot et ne font jamais de zèle !

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Sur ces entrefaites, arrivent la compagnie templière de Hyères dans le var, flanqué de la croix rouge sur leur costume blanc, ce sont tous de grands gaillards portant la barbe.
Sur le chemin, dans les ruelles du village, on s’active partout, les commerçants installent les affiches, les toiles de jute, les oriflammes avec la croix. «  Tout le monde joue le jeu à fond ». Tout d’un coup, un jeune homme à la barbe bien fournie vient récupérer sa « commande ». 2.5 M2 de terre végétale. Un monticule déversé sur le bitume au centre de la rue principale et qui va faire son bonheur. C’est qu’il ne vient pas d’à coté le bougre ! Sa compagne et lui-même, viennent des Pyrénées orientales. Ils vont proposer une initiation à la poterie avec un four, composé lui aussi de terre et de briques.

Avril-2011-0245.JPGC’est maintenant au tour des chevaliers de crussol avec des chevaux pour des jeux d’adresse et des tournois amicaux, à moins que quelques combats ne viennent perturber l’atmosphère car on annonce la visite de l’ignoble chevalier noir , malheur à celui qui le rencontre, cet homme est damné..

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Une trentaine de passionnés campe dans un véritable musée vivant peuplé de chevaliers et destriers, d'écuyers, d'hommes d'armes, d'archers, d'artisans, d'herboristes et de cuisinières. On y voit sire Giraud capitaine, le chevalier Richard, Yort le barbare, le prince abdallâh, le chevalier jacques, dame Aneska et dame Théodora …. Tout ce petit monde propose une taverne médiévale avec des plats cuisinés, des cochons à la broche, des gamelles de plus d’un mètre cinquante de diamètre pour préparer les ragouts.

Avril-2011-0283.JPGOn notera aussi, la compagnie « vol en scène » pour les spectacles de rapaces, les archers de Malvan, et surtout la compagnie de troubadours « Saboi »  qui chemine en petite tribu nomade. Vêtus de peaux de bêtes à cornes, ces musiciens réouvrent les ancestrales voies de l’imaginaire à grand sons de trompes et de tambours. Avec Saboï défilent les rondes sabbatiques, les folies, les farandoles et les airs de transe, supports essentiels de toutes les fêtes religieuses ou païennes comme les carnavals et les feux de la Saint Jean si appréciés en Provence et pays Nissart.

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Depuis toujours en contact avec les populations méditerranéennes et orientales, le répertoire Nisso/provençal n'a cessé de s'enrichir tout en développant un style original où la rythmique joue un rôle majeur. Ce n'est pas un hasard si le galoubet (petite flùte à trois trous) et le tambourin, réunissant mélodie et percussion dans un seul musicien, se sont perpétués dans notre région.

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 On n’oubliera pas la compagnie les loups de Ravel ou encore la compagnie  Soukha une troupe de 6 saltimbanques qui, partis des terres de Provence, prennent la route de l'Orient. Après un long périple, ils nous reviennent pour livrer une envoûtante alchimie entre l'Occident et l'Orient ; un subtil mélange de musiques, jongle, danses et  spectacle de feu. Soukha signifie en sanscrit, le bien-être, le bonheur infini. C’est ce qu’ont ressenti tous les spectateurs de cette extraordinaire fête des templiers de Biot.

 

                        DIAPORAMA DES JOUTES

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 08:36

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messe templiere dans l'eglise Sainte Madeleine de Biot

 

C’est en 1135 que les chevaliers du temple s’établirent à Nice, occupant plus tard en 1154 un édifice désigné sous le nom de « temple » situé dans l’actuelle rue de la préfecture.

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Hors les murs de la cité historique, ils disposaient de deux autres établissements, l’un, sorte d’hospice ouvert aux voyageurs franchissant le Var, installé sur la rive gauche, l’autre sur la rive droite sur les hauteurs de Buzot (Biot). C’est dans ces différentes retraites que le 24 janvier 1308 seront interpellés, comme d’ailleurs dans toute la Provence (Nice n’étant pas encore à la Savoie), les chevaliers aux blancs manteaux du baillage de Nice.

Aout-2010-0499.JPG Cet événement avait été précédé par la rafle opérée le 13 octobre 1307 dans tout le royaume de France sous l’ordre de Philippe le Bel. A la suite de ce premier coup de filet, le fameux trésor du temple avait été acheminé clandestinement dans le sud pour être transporté ensuite en lieu sur vers les possessions d’orient. Il était prévu ensuite de l’embarquer au port d’Antibes. C’est ainsi que commence la légende de Auger Guigonis et du trésor des templiers :

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L’histoire prétend que chaque nuit, lorsque la cloche du donjon sonnait le huitième quart du guet, une ombre entrait dans le temple du quartier saleya  à Nice. Le visiteur prononçait  le nom et les lettres donné par le prophète Isaïe au Rédempteur  Emmanuel. Toutes ces précautions devaient aboutir à l’amoureuse rencontre d’Auger Guigonis Commandeur du temple avec Bertrade d’Arlac la fille du gouverneur du château de Nice.

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Nourri des principes ésotériques de son ordre, prudent, l’amant ténébreux imposait ce protocole mystérieux pour parvenir jusqu’au nid avec sa colombe. (Il est impossible pour un niçois de faire des vœux de chasteté). La fille du gouverneur connaissait la disgrâce qui avait frappé les chevaliers du temple dans le royaume de France. Des bribes de conversation saisies au château faisaient état de la haine portée aux templiers, dont la réussite et la puissance constituaient une menace pour le despote roi de France (un de plus avec François 1er, Louis XIV et Naboleon IV).

Avril-2011b-0365.JPG Bertrade fit part de ses craintes à Auger qui organisa habilement la fuite vers l’orient... Consciente du Danger qui menaçait son amant, Bertride ouvrit les lettres parvenu à son père par Charles d’Anjou alors comte de Provence. L’assemblée des commandeurs avait donc décidé de hâter le départ pour la terre sainte. Déjà 37 chevaliers de l’ordre regroupés dans le baillage de Nice avec armes et bagages, suivis des « tueropoliers » (fantassins) se dirigeaient vers Antibes pour y être embarqués.

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A Nice seul une douzaine de frères et leurs écuyers restaient encore dispersés dans les trois ordres locaux. Auger était du nombre, ne voulant pas abandonner sa bien aimée. Ils entreprirent de sauver le trésor du temple, objet des convoitises de Philippe le Bel et Charles d’Anjou.

Avril-2011b-0653.JPG L’amas d’argent et de bijoux constituant l’intégralité du trésor du temple doit être enfouis en lieu sur dans les meilleurs délais. De sa possession dépend la survie de la confrérie…. Ainsi parla Auger Guigonis ! Comme il ne pouvait être question de conserver la fortune des templiers dans un de leurs établissements, il fallait le transporter sans tarder dans une cachette insoupçonnable. Auger eut encore recours à Bertrade pour organiser ce délicat transfert. Une cache sure dans les galeries perdues des fortifications du château de Nice sera accepté. (Souvenez-vous de ma newsletter sur la découverte de la crypte à la suite de la construction du tramway. Les fortifications Niçoises étaient alors deux fois plus importantes que celle de Carcassonne.)

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Ce n’est point au château truffée de souterrains et de catacombes encore inexplorés de nos jours, que l’on trouvera le trésor pensa  la jeune fille. Avant de partir, Bertrade confiera à son preux chevalier : S’il vous arrive malheur, je fais serment de me précipiter du haut des remparts sur les rochers du rivage.
Abritée dans les fondations du château, repérées grâce à un plan primitif qu’avait consulté la fille du gouverneur, la fortune du temple pouvait attendre la des jours meilleurs à l’écart des convoitises. Avec les premières lueurs de l’aube, l’impitoyable processus d’arrestation décidé par Charles d’Anjou s’accomplissait dans toute sa rigueur.

Avril-2011b-0673.JPG Huit chevaliers Niçois se défendirent avec bravoure mais succombèrent sous le nombre. Pris ils furent conduits jusqu'à Meyrargue et Perthuis ou étaient regroupés les prisonniers. Quand aux 37 templiers embarqués à Antibes, ils avaient déjà gagné la haute mer. Guigonis et les siens tentèrent en dépit des risques de rejoindre Aix en Provence ou se déroulait le procès.

Avril-2011b-0687.JPG  Mêlés à la foule Guigonis et ses compagnons furent démasqués. Interpellés, ils périront eux aussi dans les flammes du bucher. Quelques jours après leur mort, on devait découvrir le corps déchiqueté de Bertrade d’Arlac sur les rochers battus par les vagues, au bas des tours du château de Nice. C’est par hasard lorsqu’on débarrassa en 1822 les restes de l’ancien château ruiné, pour transformer le site en promenade publique que l’on mit à jour une dalle de pierre dont l’inscription intrigua les archéologues. On y lisait cette étrange inscription : AG  GB + EMMANUEL HA IV MCCC VIII. Le code secret de Bertrade d’Arlac et d’Auger Guigonis.

Avril-2011b-0709.JPG On sait qu’un autre   roi de France fit détruire le château de Nice, Louis XIV. Toutes les galeries, les fondations et les souterrains furent écroulés. Les sous sols de la cité historique conservent dans ses flancs l’énigme du mystérieux trésor des templiers épargné grâce à l’amour et caché la depuis prés de sept siècles. Avec la pyramide de Falicon et sa grotte mysterieuse dont je vous ai précedement parlé dans un article , les galeries naturelles rejoignent la mer et donc tout naturellement l'ancienne forteresse Niçoise.L'hypothese du tresor  dans ces lieux est fortement mentionné par les historiens.

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              DIAPORAMA DES FESTIVITES TEMPLIERES

 

 

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