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26 janvier 2011 3 26 /01 /janvier /2011 12:58

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J’emprunte donc la route de l’Esterel en passant par la Napoule et theoule que je vous ai si souvent présenté avec des promenades comme le sentier des douaniers, le parc régional de la pointe de l’aiguille ou encore le site de Notre Dame d’Afrique. Oui ! Vous avez remarqué que dans ce coin les balades sont nombreuses et celle-ci vous enchantera encore par son récit qui n’est absolument pas sorti de mon imagination, mais dont la réalité à rejoint la légende.

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Au pied du Massif de l'Estérel se trouve la route du littoral, surnommée la "Corniche d'Or" en raison de la beauté de sa côte rocheuse taillée dans le porphyre. Elle permet de découvrir des sites inoubliables comme le rocher du Dramont avec ses carrières d'estérellite (roche volcanique bleuâtre de la famille des basaltes). La partie la plus spectaculaire de la côte est le pic du cap Roux où les porphyres rouges dévalent dans la mer du haut de ses 452 m. La forte pente du continent se poursuit sous les eaux : à moins de 5 kms au large de la pointe du cap Roux, la profondeur atteint plus de 1000 m est atteinte.

photos-2010b-0015.JPG  Erigée par le Touring Club de France en 1903 sur l'ancienne Via Aurélia, voie romaine édifiée deux millénaires plus tôt, La route de la corniche d’or s'étend sur 40 km. Elle serpente autour des collines boisées, parsemées de Chêne-liège, de pins d’Alep et d’Eucalyptus. Elle est considérée comme l’une des plus belles routes du littoral du monde. On traverse des villages aux noms enchanteurs tel que : Anthéor, Miramar, Le Trayas, Agay, Theoule, La Napoule etc …

photos-2010b-0033-copie-1.JPGvue à partir d'une ruine à théoule 

 

Ce circuit panoramique culminant par endroit à 60 mètres au dessus de la mer propose à ses visiteurs de magnifiques points de vue aux couleurs de l'Azur dont les couleurs et la lumière changent à chaque heure de la journée. C’est le paradis des peintres….Les palettes de couleurs bleues, vertes, rouges sont d’une beauté à couper le souffle !

photos-2010b-0055.JPG Dirigeons nous maintenant vers le but de notre visite tant attendu, dont je vous ai promis au début de l’article.
L’ile d’or est située à quelques encablures du rivage à l’ouest de Cannes au niveau de la plage du Dramont en direction de Saint Raphael. Un lecteur assidu de Tintin pensera immanquablement à la couverture de l’album « L’Ile Noire » d’Hergé.

photos-2010b-0097.JPGL'ile d'or du Dramont 

 

Vendue aux enchères par l’état en 1897, l’ile d’or a été adjugée à un certain Monsieur Sergent pour 280 francs. On raconte qu’après une bouillabaisse très arrosé au vin blanc des coteaux Niçois de Bellet, ce dernier la joua aux cartes et la perdit. C’est son nouveau propriétaire, le Docteur Auguste Lutaud qui construisit la tour sarrasine en pierre rouge de l’Esterel, sur un plan carré, alors que la grande majorité des tours de la région Niçoise et Corse étaient, conformément au modèle génois, de forme ronde.

photos-2010b-0124.JPG  En 1912, son œuvre réalisé, le docteur Lutaud s’autoproclama « roi de l’ile d’or » sous le nom d’auguste 1er. Il frappa monnaie et émit des timbres. Après sa mort (ses cendres se trouvent sur l’ile, face au large), Monsieur François Bureau, officier de la marine, acheta l’ile en 1961. Il périt en faisant son tour du propriétaire quotidien à la nage. L’ile est aujourd’hui toujours privée et ses propriétaires, lorsqu’ils y résident, hissent un pavillon pour indiquer que la tour est habitée.

photos-2010b-0071.JPG La plage du Dramont fut  aussi l’un des principaux sites du débarquement de Provence. Le 15 août 1944, sur la plage de galets, 20 000 GI’s de la 36ème division du Texas de l’armée américaine, débarquèrent en moins de 10 heures avec des chars et l’artillerie lourde puis, marchèrent sur Cannes et Nice qui venait quand à elle de se libérer toute seule grâce à sa résistance.

photos-2010b-0172.JPGDe l’autre coté du parking du débarquement en passant sous le petit tunnel piétonnier qui évite de traverser la nationale, on découvre les lacs du Dramont qui sont d’anciennes carrières d'où était extrait le porphyre bleu qui a formé la plage des galets. Aujourd’hui ces lacs sont devenus un terrain d’entrainement pour les jeux nautiques.(voir dans le diaporama)

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En continuant votre route juste un peu plus loin du Dramont vous découvrirez à nouveau une autre curiosité sur la plage. Ce sont les ilots du « Lion de terre » et du « Lion de mer », que l’on peut observer au début du chemin du littoral, possédant des motifs géométrique surprenants. Ces prismes, qui ressemblent à des tuyaux vus de profil ou à un mur de pierres régulières vu de face, sont en fait des blocs de lave solidifiée, l’activité volcanique de la région (il y a quelque 60 millions d’années) ayant fait s’échapper de la lave à travers des cheminées. photos-2010b-0197.JPG

la plage des rochers à Cannes une impression de Seychelle.

 

Je fais maintenant demi-tour pour rejoindre Cannes et rentrer chez moi vers Grasse. Même après l’avoir fait  10 fois, 20 fois, 100 fois cette route, je ne me lasse pas de voir cet ancien massif volcanique, ses rochers de couleur orange qui ont parfois servi  de décors  naturels lors de tournages de western. C’est peut-être un peu pour cela, que j’aime cette route, car quand l’Amérique me manque, je n’ai plus qu’à la parcourir pour me sentir de nouveau chevauchant les grands espaces de l’Arizona.

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le phare de Saint Exupéry

 

En passant par le petit village d’Agay, j’aperçois le phare  ou séjourna le grand écrivain-pilote Antoine de Saint Exupéry (1900-1944) chez sa sœur, Gabrielle d’Agay. Il s’y maria en 1932 avec Consuelo Suncin et passa son dernier Noël européen en 1940. Une fontaine du Petit Prince figure à quelques pas de la résidence Agathos en hommage à ce livre immortel traduit en plus de 180 langues et une plaque sur le phare de La Baumette célèbre l’aviateur mort pour la France le 31 juillet 1944.

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couché du soleil sur la plage des rochers à Cannes

 

En arrivant dans la baie de la Napoule, les vues sont époustouflantes : l’œil ne sait où se concentrer entre les neiges du Mercantour ou sur les îles au large de Cannes. La route devient magique ….

                        DIAPORAMA DE LA BALADE

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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 06:31

photos-2010b-0055-copie-2.JPG Le jardin Niçois est un véritable outil scientifique, pédagogique et culturel. Il fait face à l’aéroport de la Cote d’Azur, mais il ne faut pas le confondre avec le parc phénix qui longe la promenade. Le jardin botanique se trouve sur la colline Niçoise. Sans prendre l’avion, vous avez l’occasion de faire le tour du monde en  4000 espèces de plantes. Véritables musée vivant de plantes exotiques à ciel ouvert, il permet de vous familiariser avec le monde végétal. Il a une mission de conservation de la biodiversité et une mission de transmission de ce patrimoine naturel.

photos-2010b-0060-copie-1.JPG La visite est entièrement gratuite et il vient d’obtenir tout récemment le label de « jardin remarquable ». Le jardin botanique de Nice n’est pas aussi beau que le jardin exotique de Monaco, car celui-ci apparaît plutôt dans un désordre végétal qui serait comparable au jardin hansbury de Mortola sans sa villa évidemment. Mais vous aurez par contre l’impression de vous faufiler dans une jungle végétale, ce qui n’est pas pour me déplaire.

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Ce lieu de promenade et de découverte à été crée en 1983 ce qui en fait un jardin assez récent. Il présente plus de 4000 espèces sur 3,5 hectares. Rappelons que la flore méditerranéenne compte 15000 espèces pour le seul bassin méditerranéen. Il offre une vue remarquable sur l’embouchure du var, avec une belle vue sur la baie des Anges. Ici, on a pu reconstituer toutes les zones géographiques grâce à un climat exceptionnel et un ensoleillement important. Le jardin se divise en huit zones, elles-mêmes divisées en quarante jardins.  Parmi ces zones, on pourra citer : la Grèce, l’Iberie, la Macaronésie, le sud ouest de l’Australie, la Californie et le nord ouest du Mexique, l’Afrique du sud  etc…

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Au sein de ces zones, les jardiniers Niçois reconstituent le plus exactement possible les différents écosystèmes. Pour en comprendre toutes les significations, le jardin botanique de Nice met à disposition des visiteurs une bibliothèque comportant plus de 1800 ouvrages traitant de botanique au sens large.

 photos-2010b-0103.JPG L’une des plus belles collections du jardin est celle des agaves dont Nice à la fierté d’avoir reçu le label pour 5 ans, « collection d’intérêt national avec la mention de niveau « excellence » ce qui est le plus haut niveau attribué pour un jardin. Les agaves sont des plantes succulentes originaires des régions désertiques du continent Américain, et se repartissent du sud des Etats-Unis (Californie, Arizona, Utah, Texas, Nouveau Mexique) jusqu’au Nicaragua, en passant par les petites et grandes Antilles. Le jardin est aussi spécialisé dans les Sauges que l’on retrouve au Mexique comme en chine et dans les milieux du désert côtiers aux forets tropicales d’altitude.

photos-2010b-0112.JPG  La ville de Nice peut s’enorgueillir de receler plus de 5000 palmiers repartit en une trentaine d’espèces différentes. La fameuse promenade des Anglais qui s’étale sur plusieurs kilomètres le long de la mer avec sa rangée continue de 1300 palmiers est un symbole de cette ville. Nice joua un rôle important dans l’acclimatation des palmiers et c’est à partir d’ici que l’acclimatation et le développement de cette famille de végétaux put se rependre sur le pourtour méditerranéen français. Le dattier en provenance des pays arabes fut introduit à Nice dés le début du XVIIe siècle.

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Le jardin possède des plantes extrêmement rares comme des oleaceae provenant des Açores, d’où elle a disparu. Elle n’existe plus à l’état sauvage qu’a Madère ou elle est devenue la aussi très rare. Plusieurs plantes endémiques de la région sont présentées dans la zone locale.

photos-2010b-0121.JPGParmi les zones classiques, une partie ethnobotanique est présente avec ses plantes médicinales, aromatiques et vénéneuses. On pourra citer la Mélisse, la réglisse, la mandragore dont les propriétés toxiques sont connues depuis l’antiquité, et qui entrait dans la composition des potions de sorcières de l’arrière pays Niçois, les daturas, l’anagyres fétide, l’absinthe, le boldo, la sauge sclarée très prisé de la cuisine Niçoise.

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La Zone Afrique du sud présente le plus de similitude avec le climat de la cote d’azur avec bien entendu un décalage de 6 mois des saisons, du au fait que, ce pays se situe dans l’hémisphère sud. En raison de ces similitudes de nombreux végétaux s’acclimatent parfaitement sur la Cote d’Azur. Certains ont même tendance à s’échapper des jardins et colonisent des zones naturelles.

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La zone Australienne est aussi remarquable. Le continent australien est riche d’une des flores les plus originales. Isolées depuis longtemps des autres continents, la faune et la flore ont évolué en vase clos, de manière tout à fait remarquable. Toutes les plantes australiennes se sont elles aussi bien acclimatées dans le jardin. C’est pour cela qu’une visite au jardin botanique de Nice s’impose car vous y trouverez une variété de plantes endémiques des cinq continents sans avoir à faire les heures d’avion…

                      DIAPORAMA DE LA PROMENADE

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:50

photos-2010b-0001-copie-1.JPG Classé Monument Historique depuis 1946.Situé au cœur du Vieux Nice dans ses petites ruelles tortueuses, il abrite le musée municipal des arts et traditions populaires depuis 1970.Le palais Lascaris est le témoignage le plus luxueux et le mieux conservé de ce qu'étaient les demeures de la noblesse niçoise. Le palais, de style baroque et génois, conserve un escalier monumental orné de fresques et des salons luxueusement décorés. Des tapisseries flamandes, un mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que des collections de faïences de la même époque sont actuellement présentés.

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Il abrite aussi une belle collection d’instruments de musique anciens qui retracent une bonne partie de l’histoire de la musique. Une exposition inédite de livres, gravures, brevets… provenant des collections des célèbres maisons de factures instrumentales Gaveau, Pleyel et Erard.Ces fonds racontent l’histoire du piano et de la harpe de la fin du 18e siècle au milieu du 20e siècle en France mais aussi en Europe. Vous y verrez tout simplement la "deuxième plus importante collection d'instruments de musique anciens après celle du Musée de la musique à Paris".

photos-2010b-0040.JPG  Une collection où les instruments rares abondent comme la première harpe fabriquée par Sébastien Erard, un quatuor de saxophones fabriqués par l’inventeur Adolphe Sax, mais aussi un ensemble d’instruments à cordes expérimentaux et quelques instruments insolites et fascinants comme le mélophone ou le saxotromba.L’intérêt de ce fonds est considérable.

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Le fonds Erard comporte notamment la correspondance de cette Maison et de son facteur. Parmi ces lettres, dont la valeur historique est inestimable, figurent des manuscrits de compositeurs majeurs dans l’histoire de la musique : Franz Liszt, Gabriel Fauré, Charles Gounod, Jules Massenet, Maurice Ravel, Camille Saint-Saëns... Les fonds Pleyel et Gaveau, malgré leur taille plus modeste, constituent une documentation du plus haut intérêt.

photos-2010b-0214-copie-1.JPG Un escalier monumental fermé par des galeries d’arcades et décoré de statues permet d’accéder aux salles du premier étage utilisées pour les expositions temporaires. Au deuxième niveau, l’étage appelé noble avec ses appartements d’apparat conservent ses décors plafonnant d'origine, peints à la fresque au milieu du XVIIe siècle. Les statues et le décor rocaille des salons sont ajoutés au XVIIIe siècle. La famille Lascaris était une des plus anciennes familles nobles du Comté de Nice, remontant au Xème siècle. A l'origine elle portait le nom de Balbi et possède le Comté de Vintimille.

photos-2010b-0207.JPG Au XIIIème siècle, un de ses membres épouse Eudoxie de Lascaris, fille de l'Empereur byzantin d'Orient, et la famille prend ce nom, plus prestigieux. Elle compte enfin dans les membres de son clan de nombreux militaires, évêques et cardinaux catholiques, décorés de l'ordre du Saint-Esprit et de l'ordre de Saint-Louis, un grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

photos-2010b-0025.JPG  Vient également l'histoire de Théodore-Jules Lascaris de Vintimille, qui fut un agent secret envoyé par Napoléon Bonaparte en mission dès 1799.  Son rôle est comparable à celui de Lawrence d'Arabie quelque cent ans plus tôt. Il parcourut l'Orient pendant des années, notamment la Syrie et la Jordanie, vivant comme un bédouin local et récoltant des renseignements pour Bonaparte. Lascaris a pour mission de s'introduire dans les tribus bédouines, de partager la vie de ces hommes  et femmes  en bleu, de gagner leur confiance, afin d'unifier l'Arabie contre la puissante Turquie.

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Il parvient à pactiser avec les émirs du désert qui songent à remettre la main sur Bagdad et acceptent de préparer le passage de la Grande Armée à travers le désert. On sait également de lui qu'il participa à la campagne d'Egypte, ou il s'illustra. Ses mémoires  seront acquises et traduites par le poète français Lamartine. Vendu à la Révolution, divisé en appartements au XIXème siècle, le palais a été racheté par la ville de Nice en 1943 et ouvert au public en 1965 après restauration. La visite est gratuite.

                    DIAPORAMA DE LA VISITE

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:35

photos-2010b-0075.JPG Peu avant 1789 les Anglais édifièrent des villas en lieu et place de ce qui allait devenir la Promenade des Anglais ( lou camin dei inglés).
Au milieu du XIXe siècle les villes côtières de Mandelieu (06) à Imperia (It)** se dotèrent de nouveaux hôtels afin de faire face au flux des voyageurs. À ces édifices de plus en plus luxueux s’adjoignirent des jardins exotiques qui perdurent aujourd’hui.

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 Mais le véritable tourisme s’établit avec l’arrivée du train qui marqua le coup d’envoi de la Belle Époque sur la Riviera en amplifiant considérablement le transit des hivernants. Sur le plan architectural, la Belle Époque se caractérise par l’apogée de l’éclectisme qui empruntait ses éléments de décor au passé pour obtenir un style plein de dynamisme.

photos-2010b-0008.JPG Sur la soixantaine de sites regroupés dans la route des jardins de la Cote d’Azur, plus d’un tiers ont été créés par des étrangers. Sur l’ensemble des créateurs, on trouve des botanistes, hommes de lettres, artistes, hommes d’affaires, tous passionnés de jardinage exotique. Le plus souvent gérés par des organismes publics, beaucoup de ces jardins bénéficient d’une protection au titre des monuments historiques ou bien du label « jardin remarquable »...

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Parmi ces jardins, je peux vous proposer une liste assez intéressante au cas ou vous viendrez visiter ma riviera: Cannes : la Villa Rothschild, Antibes :la Villa Eilen Roc et  la Villa Thuret, Cagnes-sur-Mer : Jardin Auguste-Renoir, Nice : Parc Chambrun,Parc Valrose,Cascade de Gairaut, Palais de Marbre, la Villa Masséna, le jardin botanique, le parc phenix,Saint-Jean-Cap-Ferrat : la Villa Ephrussi de Rothschild, Beaulieu-sur-Mer : La Rotonde ,la Villa Kérylos,Menton :Fontana Rosa, Jardin botanique Val Rahmeh,Maria Serena, Palais Carmolès,Serre de la Madone, Fontana Rosa,la Citronneraie,le Clos du Peyronnet, Grasse: la villa Fort de France, Mouans Sartoux: la bastide du parfumeur,Monaco: le jardin exotique,la roseraie princesse Grace,le jardin japonnais .... parmi la cinquantaine de jardins répertoriés.

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Occupons nous aujourd’hui du jardin Maria Serena.  Balade que je viens de faire debut décembre. Maria Séréna est un type parfait de grande demeure d’hivernant, édifiée dans la partie orientale de la Riviera, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

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Les végétaux des zones chaudes non désertiques du monde prospèrent particulièrement bien dans ce site préservé de toute gelée par les falaises de la frontière. La maison fut construite en 1886 pour la famille mentonnaise Foucher de Careï, apparentée à Ferdinand de Lesseps, l’homme du canal de Suez; c’est pourquoi on a cru longtemps qu’elle avait été bâtie pour ce dernier.

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Le style éclectique de cet édifice à belvédère, très proche de celui des villas créées par Charles Garnier (Eilen Roc et opéra de Monte-Carlo) à Bordighera pour le financier Bischoffsheim et pour lui-même, incline à supposer qu’il est l’œuvre d’un architecte et de son atelier.
Garnier gratifiait en effet les maisons de plaisance qu’il bâtissait dans le midi, de belvédères empruntant leurs éléments de composition aux campaniles italiens, tout autant qu’aux tours de guets mauresques.

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Il est difficile de se prononcer sur celui de Maria Séréna, tronqué d’un ou deux niveaux après avoir été en partie détruit au cours de la guerre de 1939-1945.
L’avant dernier propriétaire, Henry König, citoyen britannique qui fit l’acquisition de Maria Séréna en 1930, en fit don à Menton après « avoir passé dix-sept ans heureux dans cette belle ville » comme l’affirme une plaque de marbre apposée sur la maison. Il avait proposé à son chef jardinier de lui transmettre toute la propriété, mais celui-ci se contenta d’une parcelle de terrain située de l’autre côté de la voie ferrée.

photos-2010b-0093-copie-1.JPG Une fois restaurée, Maria Séréna est devenue un lieu de fêtes de la municipalité de Menton qui l’utilise pour des rencontres avec des personnalités des arts et des lettres, ainsi que pour des cérémonies comme celles des clôtures des colloques ou des congrès internationaux. La ville y reçoit également des hôtes de marque, le président Coty y séjourna en 1956, 57 et 58. Le jardin, d’un peu plus d’un hectare, est un feu d’artifice végétal.

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On y admire une collection d’imposants palmiers, des cycas, des dracénas et des sujets de dimensions exceptionnelles comme la gerbe de Strelitzia Augusta d’Afrique du Sud qui dépasse les douze mètres de haut, ainsi que des curiosités comme le Chorisia speciosa dont le tronc est recouvert d’épines. En été, on y apprécie la floraison très parfumée, d’un bleu soutenu, des jacarandas du Brésil. Assez peu visible lorsqu’on parcourt le jardin, une étroite pièce d’eau à nymphéas s’étend au pied des rochers artificiels qui habillent la butte où s’élève la maison.

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Menton bénéficie d'un microclimat subtropical, qui laisse à l'arrière pays les rigueurs de l'hiver et laisse le soleil inonder la mer et les montagnes. Menton est la ville la plus tempéré de France, elle ne connait pour ainsi dire pas les rigueur de l'hiver. Il y fait par exemple cinq degrés de plus en hiver qu’a Cannes ou à Nice, par contre en été, il y fera cinq degrés de moins avec les mêmes villes. Si on connaît Menton pour ses citrons ou ses oranges, il faut savoir aussi que les régimes de bananes murissent deux fois au cours de l’année, en Juin et en Novembre.

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 Menton  est  la  ville jardin par excellence et cela ne m’étonne pas qu’elle ai remportée à cinq reprises le challenge de la ville la plus fleurie de France. Cette cité balnéaire est un vrai régal pour les yeux, les villas bourgeoises s'y tiennent en enfilade et les citronniers et orangers parsèment les avenues et les boulevards de leurs fruits d’or et de soleil. Menton est un must …

**les vraies frontieres de la cote d'azur historique allaient de Theoule (06) à San Remo (italie). Maintenant à partir de vintimille celle ci s'appelle la "riviera del fiori". Au dela de Theoule ce n'est plus la cote d'azur, mais la cote varoise....
                          DIAPORAMA DE LA VISITE

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 18:20

photos-2010b-0021-copie-1.JPG Le fantastique est un genre littéraire que l'on peut décrire comme l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste d’un récit, l’apparition de faits inexpliqués mais théoriquement explicables .Le fantastique est très souvent lié à une atmosphère particulière, une sorte de crispation due à la rencontre de l’impossible. La peur est souvent présente, que ce soit chez le héros ou dans une volonté de l’auteur de provoquer l’angoisse chez le lecteur.

photos-2010b-0022.JPGLa véritable source du genre fantastique est le roman gothique anglais de la fin du XVIIIe siècle. L’apparition des thèmes propres au fantastique, les Fantômes, le Diable, les Vampires, les loups Garou, Zombies, Goules, Sorcieres, la possession, la folie, les hallucinations, les rêves et tout ce qui a trait à l'au-delà sont caractérisés par une atmosphère d'horreur ou de merveilleux. A La fin du XIXe siècle  l'essor de la littérature fantastique se fait plus maniéré, les descriptions se font riches, l'exotisme et l'érotisme deviennent des éléments importants.

photos-2010b-0023-copie-2.JPGOn considère souvent le fantastique comme très proche de la science-fiction. Néanmoins, d'importantes différences les distinguent : la science-fiction ne relève pas du surnaturel, et se veut rationnelle.
Le célèbre Dracula de Bram Stoker (1897) est un chef-d'œuvre incontesté des histoires de vampires. Oscar Wilde écrit également l'un des plus célèbres romans fantastiques anglo-saxons, Le Portrait de Dorian Gray (1891), dans lequel le personnage principal voit son portrait vieillir et prendre chaque marque de ses vices, tandis que lui possède la jeunesse éternelle et se livre à tous les excès. Edgar Allan Poe impose aussi le fantastique  comme formes d'expression privilégiées. Poe joue un rôle particulier en élaborant une théorie esthétique personnelle. Enfin, il fait aussi partie des pionniers de la science-fiction et du roman policier.

photos-2010b-0024.JPGPar fantastique, aujourd'hui, on entend souvent cauchemardesque. Pourtant la littérature fantastique est riche de contes, nouvelles, romans qui font passer leurs lecteurs de la simple curiosité à l'angoisse et provoquent des sensations qui vont du sentiment d'étrangeté au véritable cauchemar. Le fantastique est un domaine littéraire extrêmement vaste dont on connaît rarement la diversité et surtout la spécificité. Malgré les nombreux vampires qui peuplent actuellement les tables des libraires, Dracula continue d’avoir la dent longue. Un pieux et une décapitation n’ont pas suffit à en venir à bout. Cela vient en partie des adaptations à l’écran, qui aujourd’hui assurent pleinement le succès d’un livre, mais surtout de la qualité du texte de Bram Stoker : un chef d’œuvre indémodable que s’approprient les générations suivantes.

photos-2010b-0025-copie-1.JPGPour comprendre le fantastique, il faut d'abord savoir le différencier du merveilleux. En effet, à l'inverse du merveilleux, universel et intemporel, le fantastique est lié à une réalité socioculturelle particulière, celle des sociétés où le monde est ordonné selon des lois et des règles compréhensibles, quasi immuables, celle des sociétés où le monde est prévisible.

photos-2010b-0026.JPGNous vivons à une période inquiétante. Il y a plein de choses qui font peur dans le monde, la guerre se fait sentir à notre porte, les virus et les maladies planent autour de notre tete, les dirigeants politiques reprennent le bâton de la dictature, les libertés sont supprimés. Nous sommes loin de la fin des années 60/70 ou le vent de la liberté voyait à ce moment la se multiplier des films comme Emmanuelle, histoire d'Ô, les valseuses etc. .... Contrairement aux années 50 ou les films de science fiction sévissaient sur le grand écran pour montrer un futur moderne où la technologie allait apporter tout le progrès après les années de guerre,la reconstruction d'une civilisation basé sur l'espoir, le cinéma fantastique aujourd'hui serait plutôt le miroir d'une société ou pollution et corruption et sauvagerie sont les maitres mots de ce début de XXI e siècle.

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Une "société" de soupçons et de culpabilisation à l'égard des travailleurs "robotisés" et de la classe moyenne "aveuglé" que l'on essaye de controler psychologiquement, la "remise en cause des retraites" ou le pouvoir "insolent" de l'argent avec "ses propres serviteurs jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat"  a tissé une toile d'araignée diabolique plus efficace que ne le ferait Nosferatu lui meme . En 2012 , on aura encore le pouvoir de s'armer d'un pieu et d'eau bénite à condition d'en avoir le courage et la volonté ....la litterature fantastique est proche de la verité !

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 09:02

serge-ivanoff1.jpg  "Nu allongé" de Serge Ivanoff

 

Dans le cadre de l’année « France-Russie », en partenariat avec le Musée du Montparnasse à Paris, le Centre d’Art la Malmaison rend hommage depuis le 23 octobre aux artistes russes exilés en France et à l’étranger dans la période de la révolution russe.

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"Nu au collier" de Vera Rockline & Frechkopf Leonide

 

  Soixante œuvres d’artistes de la première moitié du XXe siècle, puisées dans l’exceptionnelle collection de Tatiana et Georgy Khatsenkov, sont ainsi présentées sur la Croisette autour du thème du nu, et donnent ainsi un aperçu de l’originalité et de la singularité de l’École Russe.

9000118.jpg Un hommage cannois possible grâce à la galerie d’art, MC Fine Arts, que le couple Khatsenkov dirige à Monaco. Une série d’œuvres uniques, collectées à travers le monde, avec ardeur et dans une passion inégalable, à l’occasion d’une relation privilégiée avec la France, soit dans le contexte d’un exil éprouvé lors de la période historique que fut la révolution russe de 1917, soit par un choix délibéré de quitter l’Union Soviétique et se mêler, en toute liberté aux aventures fructueuses des avant-gardes internationales ».

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oeuvre de Chiltian Gregorio & frechkopf Leonide

 

  Un art fécondé par la tradition populaire, l’orient et l’occident...Un concept étonnant autour de créations produites dans une période stratégique de l’histoire de la peinture en Europe. Soixante chefs-d’œuvre de l’école russe, selon le thème du nu en peinture, datées 1900/1970 qui expriment une force entre les deux cultures, russe et française. Une rencontre qui prouve que l’attachement et le regard salvateur portés durant quelques décennies par les peintres slaves sur la peinture française et européenne, ont ainsi participé à leur avenir, dont  bénéficient les cannois et leurs hôtes pendant quelques semaines.

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"Nu allongé" oeuvre de Lev Tchistovsky

 

Des corps sculpturaux à couper le souffle, des corps ambiguës, des corps modèles et modelés, des corps rêvés et idéalisés, des corps transcendés... des corps aimés.

Les amateurs de nus seront ravis par la tenue de l’exposition qui se déroule à Cannes au centre d’Art de la Malmaison.

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"Nu devant le miroir" oeuvre de Serge Ivanoff & "Nu assis avec un miroir" de Vera Rockline

 

  Au total, 60 œuvres pour 49 artistes russes exilés en France et à l’étranger dans la période de la révolution russe et au début du vingtième siècle. Elles donnent aussi un aperçu significatif de l’originalité et de la singularité de l’École Russe. Pour cette ville d’art qui est Cannes, il convenait de trouver une enseigne regroupant ces artistes Russes qui à l’instar de Sonia Delaunay choisirent de s’exiler en France optant plus particulièrement pour la capitale Française et bien souvent Montparnasse, sacrée « Mecque internationale de l’art » à ses « heures chaudes » qu’André Lhote qualifia de « Merveilleuse avant guerre ».

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"Nu allongé" oeuvre de Vera Rockline

 

Pour une fois qu’une telle exposition se déplaçait sur la riviera, je ne pouvais manquer un tel rendez vous. J’ai été agréablement impressionné par ces artistes aux noms de : Serge Ivanoff, Vera Rockline, lev tchistovsky, Michel Kikoine, Georges Pogedaieff, Shtangué Irina, Frechkopf Léonide ou encore Chiltian Gregorio.

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  oeuvre de Vera Rockline

 

En fait d’école, rarement exposition aura en effet été aussi composite de styles et de références qui, autour du nu en peinture, de la beauté charnelle, de l’évidence du corps, fédère quarante huit artistes que la quête de liberté propulsa comme héritiers direct de l’impressionnisme contemporains et précurseurs de l’art moderne. Une avant-garde révélatrice de talents inouïs ou le mot liberté reprend un sens important vu le contexte établi de nos jours en France ou cette liberté est en train de s’effriter dangereusement. Et si cela continue, nos artistes vont reprendre le chemin en sens inverse ….

* Toutes les photos sont prises sur internet. Video et appareils photos interdit pendant l'exposition cannoise

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 14:51

photo2011A-0001.JPG Alors ! Comment se passe un Noel dans une famille du comté Niçois sans pour autant respecter à la lettre les traditions ancestrales que je vous ai présenté dans un article précédent. C’est que le Noel dans la famille Giordano reprend les couleurs de la fraicheur, puisque celle-ci vient de s’agrandir de deux petits enfants. Alors, de nouveau, le père Noel repasse avec ses cadeaux, qu’il laisse au pied de l’arbre. Avec la frénésie que l’on sait, la société de consommation s’est emparée de ce jour sacré, qui se fête dans le Comté depuis le VIIe siècle.

002.JPGOn profite  cette année pour réapprendre à fêter en famille le Noel traditionnel puisque une nouvelle vague de naissance a fait irruption. Rassurez vous, il n’est pas question de priver nos petits enfants du père Noel, mais plutôt de leur offrir un réveillon fait de petits gestes  qui les marqueront. Il faut leur expliquer ces symboliques et ces coutumes qui, dans un monde tendant à s’uniformiser, les ancreront dans l’atmosphère de « Caléna » le Noel Niçois. Une ambiance particulière faite de rituels qu’ils souhaiteront transmettre par la suite à leurs enfants.

photo2011A-0014.JPGAprès avoir découvert leurs cadeaux, surtout Celia, qui au plus haut de ses deux ans commence à comprendre le sens de cette tradition, alors que pour Nathan et ses dix mois, cela n’est encore que de l'anecdotique, les enfants ensuite laisseront les adultes commencer à festoyer, et la petite sieste salvatrice leur fera du bien après toutes ces émotions chaleureuses. Nous installons notre famille autour de la table pour un repas qui durera plusieurs heures.

photo2011A-0016.JPGPour garder les aliments dans leur meilleure fraicheur, pas de préparation la veille. Mais Soso et moi-même, nous nous lèverons à 6h30 du mat pour composer tout notre large choix de plats. Cette abondance est symbole de plaisir et dépassement des contraintes quotidiennes : elle a un caractère festif. L’art culinaire Niçois est à cheval sur les deux meilleures cuisines d’Europe : L’italienne et la Française. Le Niçois a su adapter des plats et des recettes avec les produits de son terroir. Un repas sera toujours chez le Niçois un composé de ces deux grandes gastronomies. Chez les Giordano, on se régale de cet amalgame ! Les photos parleront d’elles même, je ne vais pas vous mettre toute la liste des plats que nous avons dégustés.

photo2011A-0023.JPGVoila ! Pour cela, je n’ai pas été trop long. Mais la tradition, c’est aussi l’histoire d’une famille qui la compose. Sans passer pour un monarque à la prétention surdimensionné et narcissique, ce n’est pas le genre de la famille, qui a toujours milité pour le plus faible et le plus démuni, et qui à mon avis certaines étiquettes politiques n’ont jamais répondu à un esprit de justice et de liberté, c’est pour cela que le but humanitaire à toujours eu une grande importance sociale. Ce nom de famille Giordano, s’il peut-être inconnu de la plupart des Français, celui-ci est très rependu dans le Comté Niçois, le piémont, la Corse et la Sardaigne.

16.JPGC’est l’une des plus vieilles familles du comté de Nice et du royaume de Piémont Sardaigne. C’est en grande partie à cause de cela que nous nous faisons un devoir de continuer la transmission de la culture et de l’héritage traditionnel, la mémoire et la conscience collective. Voici donc un Second historique après le premier article : Giordano Family réalisé il y a 3 ou 4 ans. Celui-ci étant  fait de gloire ou de délit plus ou moins inavouable ! hi hi hi

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Il était une fois un vice roi, un comte et un archevêque……….

Paolo Giordano fut nommé premier Duc de Bracciano en 1560. Condottiere accompli, il fut également un personnage impitoyable qui fit assassiner sa femme Isabella de Médicis pour infidélité (ça commence bien !). En 1571, il a pris part à la bataille de Lépante. Deux ans plus tard, il a combattu dans l'expédition d'Espagne contre Tunis avec six galères toscanes. Pour ses nombreux homicides il dut s'enfuir en Italie du nord. Virginio Giordano lui succéda, et son héritier Paolo Giordano II épousa la princesse de Piombino et fut nommé Prince du Saint-Empire romain. Son frère Alessandro fut cardinal et légat du Pape, et un autre frère, Ferdinand Giordano (mort en 1660) acquit les possessions de la lignée de San Gemini. Les autres lignées sont :

photo2011A-0037.JPGGiordano (1367), seigneur de Monterotondo, sénateur romain, héritier du cardinale Napoleone
Gian Giordano (1517), 9eme Comte de Tagliacozzo e Albe, seigneur de Bracciano.
Don Paolo Giordano Ier (1541-1585), 1e Duc de Bracciano, 1e marquis dell’Anguillara.
Don Paolo Giordano II (1591-1646), 3e marquis dell’Anguillara.
Giordano (1438), archevêque de Naples.

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Mais l’un des plus connu fut Giordano Orsini connu en France sous le nom Francisé de JOURDAN des URSINS: (1500-1564) Commandant des galères de Cosme de Médicis en 1550. En 1553, il est au service des Français en Corse. Il défend San Fiurenzu devant l’attaque des Génois d’Andrea Doria. En 1554, il entame des négociations avec le Génois Chiappino Vitelli, l’envoyé d'Andrea Doria; elles échouent, les conditions des Génois étant trop dures. Il est battu et doit se rendre alors au Génois. Il est emprisonné et envoyé à la prison d’Antibes (Alpes Maritimes).

photo2011A-0100.JPGEn 1555, libéré depuis par les Génois, il remplace, en tant que commandant des troupes royales dans l'Ile, Paul de La Barthe, seigneur de Termes, qui est rappelé en France par Henri II. Il fait le siège de Calvi. Mais la ville résiste, et il est obligé de lever le siège. Il reçoit, de Marseille, 300 sapeurs en renfort. Il tente d’assiéger Bastia, mais devant la défection de la flotte, il y renonce. Il fait renforcer les positions de Bunifaziu (Bonifacio), Aiacciu (Ajaccio) et Porti Vechju (porto vecchio). En 1556, il est rappelé en France. Avant de partir, il désigne leurs positions à ses alliés corses. Puis il décide de tenir une dernière Cunsulta.

photo2011A-0117.JPGCette Cunsulta réunit I Nobili Dodeci du Diquà, I Nobili Sei du Dilà, deux Prucuratori élus par piève, tous les seigneurs, Sampieru Corsu, les officiers de l'état major royal, et des notables corses et français. Une réforme des lois de Gênes y est décidée. Deux représentants des Corses, Ghjacumu della Casabianca et Leonardu di Corti, l’accompagneront à la cour du Roi de France. L'idée de rattachement de la Corse à la France n'est pas encore exprimée. En 1557, il est de retour sur l'Ile, avec le titre de Vice Roi de Corse. Il débarque à Aiacciu, et envoie un millier de Français en Balagna pour renforcer les compagnies de Jean de Cros, déjà sur place.

photo2011A-0026.JPGPuis, il s'embarque pour San Fiurenzu, dont il a décidé de reconstruire les fortifications. Il délivre Furiani (Bastia) des Génois de Girolamo de Lodrone. A une Cunsulta tenue à U Viscuvatu, sous la présidence de Sampieru Corsu, et à laquelle la plupart des représentants corses participent, il annonce le rattachement imminent de la Corse à la France. De plus, il affirme également que le Roi de France Henri II lui a fait savoir qu'il répondra favorablement aux requêtes formulées par les Corses, sauf trois: celles visant l'exemption de la gabelle, l’autorisation de récolter le sel et l'amnistie pour tous les crimes commis depuis le début de la guerre.

photo2011A-0133.JPGEn 1558, il convoque une Cunsulta à Corti. Elle est ouverte à tous les Corses. Puis, il rentre en France, rappelé par le Roi Henri II, pour régler les modalités de la paix prochaine en Corse. Il laisse, à sa place, le gouverneur d'Aiacciu, Achille de Harlay. Il écrit à Henri II, pour lui demander des privilèges pour les Corses. Il sera reçu en cour. En 1559, il est de retour en Corse. Après la signature du Traité de Cateau Cambrésis, qui stipule que les Français doivent rendre la Corse aux Génois, il reçoit, à Aiacciu, une vingtaine de notables corses. Il essaie de les rassurer, et leur conseille l'envoi de deux ambassadeurs auprès d’Henri II. Il accompagne sur l’Ile Michel de Seurre, l’envoyé spécial du Roi de France François II, qui apporte aux Corses une lettre de ce dernier leur rappelant les termes de l'accord signé par son père Henri II, stipulant que la restitution de la Corse doit se faire un mois après cette signature.

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En 1559, après la signature du Traité de Cateau Cambrésis, il remet officiellement Bunifaziu à la République de Gênes. Puis sa mission terminée, il rentre définitivement sur le continent à Antibes la ville même ou il fut emprisonné par les Génois.
Dans le Sud des Alpes sur la frontière du Mercantour et du Parco Naturale delle Alpi Marittime une montagne porte le nom de Giordano. L’histoire est notre mémoire …BONNE ANNEE 2011.
                                    DIAPORAMA DE NOEL

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:55

photos-2010b-0007.JPG De nos jours, pour tous, Cannes est avant tout la capitale mondiale du cinéma. C’est la ville des paillettes et des starlettes, des ors et des yachts immenses, des strass et des stars. C’est le séjour paradisiaque. C’est le séjour paradisiaque des grands de ce monde et des nantis. Cette effervescence ne doit pourtant pas rejeter dans l’oubli toute une longue série de siècles d’isolement où des générations de Cannois, paysans ou pêcheurs ont connu une existence précaire, difficile et souvent dangereuse.

_0001.JPG Le Cannois était pauvre, certes, mais il possédait un trésor immuable. Il bénéficiait d’un don providentiel : un environnement enchanteur sous un ciel clément et doux. Cette baie merveilleuse, ce site harmonieux, cet écrin de collines qui apaisent les vents étrangers, ce promontoire dominant la plage, ces deux îles voisines qui enserrent et protègent la côte, toute cette conjonction astrale a toujours fasciné l’homme et l’a toujours attiré. Et ce… depuis la nuit des temps.

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Les ancêtres des Cannois sont bien évidemment les Ligures. C’est eux qui s’installèrent les premiers sur le promontoire du Suquet aujourd’hui (le vieux Cannes). Ils y bâtirent un camp fortifié : un oppidum. Cannes, je n'y mets pratiquement jamais les pieds en été et pendant la saison estivale, par contre l'hiver, c’est un régal, la ville appartient aux Cannois et celle ci, même si elle n'est plus en effervescence touristique, il s'y passe toujours quelque chose d’original.

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 N'oublions pas que pour une sois disant ville de retraité, Cannes a été élu plusieurs fois "ville la plus sportive de France",possede 23 ecoles, colleges,Lycées,academies, pour une ville de 50000 habitants. Puis, il est toujours agréable de se promener parmi les jardins toujours fleuri et cela en toute saison dans la ville. Enfin ! La cerise sur le gâteau, c'est que ses jardins servent souvent à des expositions pour de grands sculpteurs et cela gratuitement pour le visiteur. Par exemple à la Médiathèque : Bâtie au pied de la colline de la Croix-des-Gardes, la villa Rothschild, une demeure néo-classique du XIXe siècle, est devenu la médiathèque de Cannes, riche de 250 000 documents (livres, périodiques, disques, vidéocassettes,dvd, etc..).

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Comme toutes les grandes demeures de Cannes, la Villa Rothschild ( à ne pas confondre avec la villa Ephrussi de Rothschild à Saint Jean Cap Ferrat) se devait d’avoir son jardin. Riche de nombreuses essences exotiques (cèdre bleu, bambou, ginkgo biloba, magnolia, palmier, etc...).

photos-2010b-0073.JPG Dans ce jardin extraordinaire le visiteur à tout le loisir d'admirer les œuvres de Roberto Barni .Tour à tour sculpteur, peintre, dessinateur, Roberto Barni déforme la matière pour mieux raconter la solitude et l’isolement de l’homme, tel que l’attestent ses personnages qui évoluent dans l’espace, comme en apesanteur. Quelques œuvres de Rabarama sont aussi exposés le long de la croisette. Cette artiste italienne dont le succès est désormais reconnu au niveau international est l'une de mes sculptrices préférées.

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Mais que dire de l'exposition sur les 60 chefs d'œuvres de l'école Russe qui se trouve actuellement à la Malmaison, dont je ne peux vous faire profiter en photo, car ces peintures sont une collection privé de Tatiana et Gregory katchenkov sur le nu en peinture pour la période 1900/1970. (je ferai tout de meme un article avec des photos scanné du livre que j'ai acheté à l'expo)

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Avec ce slogan « City Zen Cannes », la capitale du cinéma adresse un clin d’oeil au 7ème art (Citizen Kane, d’Orson Welles, 1941) et donne l’attitude à adopter lorsque l’on est en vacances à Cannes : la Zen attitude. Cannes est une ville “euphorisante l'été et régénérante l'hiver”. La douceur du climat, la luminosité et les couleurs, la qualité de l'air marin et de ses environs montagneux font de ce “village mondial”un lieu de prédilection pour se ressourcer.

                        DIAPORAMA DE LA BALADE

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:05

photos-2010b-0053.JPG Un spectacle inoubliable s'offre à leurs yeux. Ils parcourent les ruelles métamorphosées, parées d'une multitude de branches vertes décorées de nœuds et de boules aux couleurs de ce village typiquement Niçois de l’arrière pays et cela dans une parfaite harmonie. De la plus petite dans une demi noix, à la grande qui mesure 15 mètres de long, ce sont presque 500 crèches qui sont exposées dans les rues, les caves, sur les fontaines, sous les porches, à l'Eglise, à la tour, aux chapelles, au four à pain, au Musée de la Crèche, le Musée des Vieux Outils, à la Maison de Pays, à la Placette, chez les commerçants, au moulin du Val Del Prat, et à Peïra-Cava, Turini, Camp d'Argent.

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Toutes les personnes qui ont parcouru Luceram au moins une fois, elles vous diront toutes certainement : c’est plus que magique, c’est inoubliable ! Attirés par des centaines de représentations de la Nativité couronnées d'un point d’orgue, une des plus anciennes traditions de Luceram : la pastorale des bergers et l’ «Ouferta», cette antique cérémonie au cours de laquelle les bergers viennent à la messe de minuit offrir à l'église des agneaux et des fruits enchantent chaque années des milliers de touristes. photos-2010b-0071-copie-2.JPG

les santons du Perou

 

Jésus est né dans une crèche, c’est l'évangile de Luc (Luc, II, 7) qui l'affirme. La crèche désignait à l'origine une auge, une mangeoire pour les animaux. Par extension, "Crèche" désigne la représentation de l'étable et ses santons. La crèche a remplacé l'ancien français presepe, du latin praesepe qui désignait à l'origine un parc à bestiaux, puis une étable, et enfin la mangeoire de l'étable. Cette origine latine se retrouve dans l'italien presepio et l'espagnol pesebre et dans le mot presepi la crèche vivante chère au coeur des Niçois qui a conservé le nom original.

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Les premières crèches, sous la forme que nous leur connaissons actuellement, sont apparues au XVIe siècle dans les églises du comté de Nice. Puis progressivement les crèches ont été installées dans les maisons et, à partir du XIXe, les Crèches provençales de santons (petits saints) sont devenues les plus populaires. Traditionnellement, on installait la crèche le 1er dimanche de l'Avent, jusqu'au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple.

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Il faut absolument admirer la créativité artistique, mise au service de la plus belle histoire de la chrétienté, la Nativité. Cette année, j’ai préféré faire le bord de mer, et je me suis rendu au chemin des crèches de Theoule sur mer. Chaque année, la municipalité de cette station balnéaire de la Cote d’Azur invite les amateurs à suivre "Le chemin des crèches" dans un parcours exceptionnel, qui vous fera découvrir au cœur du village, plus d'une centaine de nativités venues de tous les continents.

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Une exposition inédite de 120 crèches du monde, toutes de différentes tailles et réalisées dans les matériaux les plus nobles, comme le bois sculpté où le fils d'or et d'argent ainsi qu'une exposition unique en Europe de 30 crèches du Pérou avec plus de 1000 personnages suivie d’une expo vente de plus de 10 000 santons. Bien sur ! Vous retrouverez tous les symboles de notre département : La vendeuse de mimosa, le papy qui lit Nice Matin, lou pastre (berger) dans sa mountagna, la récolte des olives, lou pescadou (pêcheur), etc …

photos-2010b-0115.JPG L’évènement phare de cette édition était donc l’invitation faite au Pérou pour une exposition haute en couleurs. L’art Péruvien est l’un des plus variés au monde, sa diversité, ses couleurs et sa créativité lui donnent un attrait sans pareil. Cette exposition de qualité exceptionnelle est parrainé par l’ambassade du Pérou en France et l’on peut y  rencontrer des artistes comme Zacarias Zevallos Melgar un sculpteur céramiste d’un immense talant.

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Pour découvrir le chemin des crèches de Theoule sur Mer, il faut se rendre sur plusieurs lieux comme l’espace culturel, la villa sainte Camille, l’église sainte Germaine ou encore la villa de la paix. Mais pas d’inquiétude, Theoule est une petite commune qui se parcourt à pied aisément … Puis, c’est tellement agréable de sentir l’odeur de la mer , de la plage et d’admirer ces falaises de roches rouges de la pointe de l’aiguille, de la  pyroméride, un mélange de magma composée de tufs d’origine volcanique.

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Le chemin des crèches est donc un parcourt très agréable avec la douceur du soleil hivernal de la Cote d’Azur.  Vous y verrez aussi les crèches Napolitaines et Toscanes, Américaines, Polonaises, du Benin ou du Burkina Faso ou encore des Philippines et de chine. Ah oui ! J’oubliais … Le prix d’entrée pour aller voir cette exposition est de un euro et votre billet donne droit à une tombola pour gagner un voyage au Pérou pour deux personnes. Ce n’est pas le Pérou ça !

photos-2010b 0031la pointe de l'aiguille

 

Ce petit joyau de la baie de Cannes est une commune assez récente puisqu’elle devient indépendante qu’à partir de 1929 et se sépare de Mandelieu la Napoule. Ce petit village de pêcheur possédait l’un des ports les plus importants de Toulon à Antibes. C’est vraiment à partir de Theoule que démarre la célèbre route de la corniche d’or crée par le Touring club de France considéré comme la plus belle route du littoral d’Europe.

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entrée de la grotte sous marine et de l'arche de Gardanne

 

 Vous pourrez aussi y admirer un superbe château crénelé en pierre rouge, dit le 'château des Mineurs' qui est en fait une ancienne savonnerie du XVIIIe siècle, restaurée transformée en château par l'ajout de remparts crénelés et de tourelles. Une autre activité plutôt sympathique de ce village, ce sont les joutes que vous pouvez voir en été sur le port, tous les mercredis et le dimanche pour les manches du championnat. Un village à découvrir absolument…

 

                DIAPORAMA DU CHEMIN DES CRECHES

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:09

Lo Presepi es mai aqui"Nissart per toujou

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Le cœur de Noel à Nice se trouve sur la place Masséna : décors de sapins immaculés, murs bombardés d’éclairages mobiles et palmiers aux troncs luminescents. Une féerie floconneuse. Un émerveillement à grand spectacle.

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Noël (en niçois calèna) donne lieu à plusieurs traditions dans le Comté de Nice. Le mot calèna vient du latin calenda et rappelle le souvenir des fêtes païennes liées au solstice d’hiver. Les calendes constituaient dans le calendrier romain le premier jour du mois. Or, le 25 décembre correspondait alors au premier jour de ce même mois, d’où l’appellation. La racine lexicale issue de la Nativité a pourtant aussi donné un vocable niçois. Il s’agit du mot nouvé, qui désigne les chants religieux célébrant la Nativité.

photos-2010b-0043-copie-1.JPGLa première tradition du cycle de noël est la plantation le 4 décembre de lentilles ou de blé. Ces lentilles ou ce blé germeront et la densité de la germination sera l’indice de la prospérité à venir de la famille Niçoise.

photos-2010b-0046-copie-1.JPG  Célia sur le traineau du Pére Noel

 

Ensuite viendra le Présepi (la crèche en niçois) avec ses deux formes : une forme traditionnelle avec ses santons disposés sur un meuble dans la maison, et une représentation théâtrale de la Nativité qui, au 19ème siècle, se faisait avec des marionnettes et qui, au 20ème siècle, a donné lieu à des adaptations jouées par des acteurs(Lou Présepi nissart, de Menica Rondelly le barde Niçois, Lou Nouve, de Marengo et Mossa, Calèna et la Marche à la crèche, de Francis Gag). A la différence de la crèche de Noël provençale, la crèche niçoise ou Présepi reste dans la maison tout au long de l’année, à la maniere des familles Bouddhistes qui laissent leur petite pagode eclairé dans un coin de la maison. La Nativité fit souvent l’objet de représentations. La tradition niçoise en a conservé.

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On sait que la crèche fut inventée, au XIIIème siècle par Saint-François d’Assise, et se développa ensuite en Europe. On connaît la tradition provençale des santons. De fait, la crèche niçoise, ou Présepi, qui trônait à l’année dans tous les foyers, parfois protégée sous un globe de verre, est moins spectaculaire que la crèche provençale et ses dizaines de santons.  Elle se rapproche de la crèche originelle, ne se composant que de l’Enfant Jésus, Joseph, Marie, le boeuf et l’âne.

photos-2010b-0056-copie-1.JPG De même, ses sujets ne sont pas en argile, comme les santons provençaux, mais en bois, en carton-pâte ou, pour les plus délicats, en cire. De nos jours, à Lucéram, à l’Escarène, à Breil, Sospel ou la Brigue on joue encore dans l’église la pastorale, ou tout au moins l’Ouferta, c’est à dire l’offrande à l’Enfant des cadeaux des habitants, produits du terroir et autres objets familiers.

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la Plaça Massena a Nissa

 

Enfin, différents actes symboliques parsèment ces 2 jours du retour de la lumière...
Traditionnellement, dans le temps de l’Avent, on devait nettoyer maisons, bergeries, écuries et étables, renouveler mobilier et ustensiles, et achever ce cycle par un geste symbolique. Le soir du 24 décembre, dans la cheminée, on éteint le feu ancien. L’ainé de la famille donne au plus jeune enfant un tison pour rallumer un feu nouveau, avec des bûches de bois fruitier (souvent de l’olivier), et l’asperge de quelques gouttes de vin de Bellet en faisant le vœu d’être encore tous ensemble l’année suivante : a l’an que ven, se sian pas mai que siguen pas mens.  C’est le cacha-fuec, expression devenue synonyme de réveillon en Niçois. Ainsi, rythmé de gestes et de mots antiques et simples, se dévide au fil du temps le Noël dans le comté de Nice.

photos-2010b-0075-copie-2.JPGOn fait ensuite, ce soir là, bien-sûr, le « repas maigre », lou gros soupà sans viande, avec morue à l’aigre-douce ou ravioli maigres aux herbes (en souvenir des sept douleurs de la Vierge). Puis on se rend à la messe de minuit, en n’oubliant pas de relever les coins des trois nappes superposées sur la table, afin que les diables ne s’y accrochent pas pour monter dévorer les treize desserts, que I’on dégustera au retour. Le lendemain enfin, le déjeuner fera une large place aux viandes de toute sorte, singulièrement les boudins et l’agneau.

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Pour ces 3 repas, on place sur la table trois nappes superposées et trois assiettes de lentilles ou de blé plantés dans du coton le jour de la sainte Barbe.
On décore la table avec une branche de houx mais jamais de gui réputé porter malheur. On laisse toujours une place et une assiette pour "lou paure", un mot qui signifie en niçois "le pauvre", mais aussi "le mort". Cette tradition se perpétue en souvenir des défunts de la famille avec qui l’on avait fêté Noël autrefois.

photos-2010b-0136.JPGAu retour de la messe de minuit, on déguste donc les treize desserts qui symbolisent les douze apôtres et le Christ. Dans le Comté de Nice, les 13 desserts comprennent notamment la tourte de blette et la tarte à la confiture de coings ou de noix, la fougasse à la fleurs d'orangers,la pompe à huile qu’il faut rompre car si on la coupe, on est ruiné dans l’année,le nougat blanc et noir,les dattes avec le O gravé sur son noyau qui rappelle l’exclamation de la Vierge, du Bon-Joseph ou de l’Enfant-Dieu lorsqu’ils gouttèrent le fruit , les fruits confits, les fruits secs, symboles des quatre ordres Mendiants : amandes, les Carmes aux pieds nus; figues, les franciscains; raisins secs, les Dominicains; noix, les Augustins. Les gourmands fabriqueront le «nougat de Capucin» en glissant une noix dans une figue sèche,ainsi que les dattes fourrées à la pate d'amande , puis les mandarines et les oranges de Bar sur Loup dont on fabrique avec les peaux des veilleuses que l’on place dans la crèche et qui dégagent une odeur agréable, emplie des souvenirs des Noël précédents. On trouvera aussi les pommes, les poires, et surtout les raisins de Saint-Jeannet mis à conserver avec la cire sur les «pecoul» (le pédoncule) depuis le mois de septembre, enfin, les poires au vin cuit.

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Les desserts sont bien sûr arrosés avec le vin cuit dans lequel on trempera la fougassette, et avec les liqueurs faites à la maison comme l’eau de vie tirée du reste des vendanges.

Le lendemain midi, le repas est composé de viandes de toute sorte, notamment les boudins et l'agneau, trulles et fromage de tête « produite » par le cochon tué quelques jours avant... Le soir du 25 décembre, on finit les restes sur la troisième et dernière nappe. Voila ! Mes chers blogopotes, vous venez de découvrir la tradition d’un Noel Niçois….

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bouòni Calèna mi amic de la taragnina é Issa Nissa per toujou !  e bouon cap-d'an a toui.

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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS

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