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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:14

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le manoir Leliwa

 

Les Châteaux de Nice rassemblent plusieurs bâtiments royaux d’une grandeur inouïe et d’une splendeur inégalable. La Belle Epoque débutait en 1856 pour prendre fin des années plus tard. Une Belle Epoque en tout cas qui nous  permet aujourd’hui d’admirer la beauté et la splendeur de la ville de Nice sous la royauté à travers ces grandes demeures qui ornent ses rues depuis cette époque dorée. Si un jour l’envie de vous évader dans une époque royale vous vient à l’esprit, choisissez Nice comme première escale en commençant par le palais des rois de Sardaigne.

photo2011A-0475.JPG Elle vous emmènera non seulement vaguer à travers les époques les plus lointaines, mais elle vous fascinera aussi à travers les spécificités de l’architecture de la Belle Epoque et de leur évolution incroyable au cours d’une même époque. Nice, ville très courue pendant la saison d’hiver, connait alors de grands fastes. Durant la Belle Époque, elle voit l’éclosion d’une cinquantaine de somptueuses demeures entourées de parcs, qui répondent à un art de vivre bien particulier : désir de prouver sa richesse et ses exigences mondaines. Statues et plantes rares, escaliers monumentaux pour étaler sa toilette, succession de salons, boudoirs, salles de musique …

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Purs “caprices” de princes et de potentats, ces constructions échevelées n’ont aucune unité de style et ne respectent aucune règle, si ce n’est celle de la liberté de l’architecture. Celui qui conçut les plans du Château de la Tour a pu s’en donner à cœur joie. Construit autour de 1850 sur les ruines d’une ancienne tour de guet, il édifie une œuvre de style “troubadour”, mélange de château-fort moyenâgeux, de cathédrale gothique et de Renaissance classique.

photo2011A-0110.JPGle chateau de la Tour 

 

Le Comte Joseph Victor Caravadossi, Comte d’Aspremont, baron de Thoët de l’Escarène, fait partie de la vieille noblesse niçoise depuis le 10ème siècle. Né à Nice en 1834, d’abord diplomate puis militaire, brillant officier de cavalerie de l’armée royale italienne (Nice était alors au Royaume de Piemont/Sardaigne). Il participera à la création du Comité des Fêtes du Carnaval en 1873.

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Après la visite du château de la tour, je vous emmène au manoir Leliwa. On le dirait sorti tout droit d'un conte de sorcières ou encore habité par quelques fantômes qui attendent l'arrivée de quelques naïfs touristes auxquels ils feront passer des moments pénibles. L'allure de cette résidence sort tellement de l'ordinaire qu'elle aurait pratiquement choquée...si elle ne s'était pas trouvée dans cette ville ô combien cosmopolite.

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Cette demeure étrange est encore l'un des multiples vestiges du passé doré de la ville et de la Belle-Époque. À l'origine de la construction en 1880 un comte polonais Michel Leliwa de Rohozinski.  Le comte confia la construction de son manoir à un compatriote Adam Dettlopf et demande à ce dernier de transformer la demeure qui s'y trouvait en château du moyen-âge. Le résultat de cette expérience artistique fut tellement réussie qu'elle ne manque pas de laisser bouche bée, même de nos jours. Des sculptures de rapaces au sommet, des tourelles d'angle, des tours crénelées, des balcons à colonnettes, sans oublier les fenêtres à meneaux...

photo2011A-0171.JPGLe manoir Belgrano 

 

L’accueil de cette clientèle étrangère constitue, avec la production d’huile d’olive, la principale source de revenus de la cité des Anges. La fin du XIXe et le début du XXe siècle voient l’essor de l’urbanisme niçois, celui-ci est principalement dû à la vocation de villégiature hivernale de la ville. En effet, c’est à cette période que se crée le mythe des vertus thérapeutiques du climat azuréen. Les commandes de particuliers se regroupent généralement sous l’appellation de « palais » ou, mais c’est un cas exceptionnel, de « manoir ».

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Ma prochaine visite sera encore un manoir. Le manoir Belgrano est un des rares édifices de style Renaissance, si ce n’est le seul, que l'architecte Charles Dalmas ait réalisé. Il emploie tourelles, colonnes torsadées, gâbles… Pour la façade il utilise de la pierre de taille ainsi que de la brique qui donne un aspect décoratif à la façade. Le toit est recouvert d’ardoise. Vous pouvez facilement l’apercevoir dans le quartier de Cimiez au boulevard Edouard VII. photo2011A-0443.JPG

le chateau de l'Anglais

 

Ma dernière visite est plutôt surprenante ou plutôt controversante….  Cela dépend du gout architectural de chacun. Pour mon compte, je n’aime pas, mais je me devais de vous montrer ce château qui est devenue inséparable des panoramas du port et de l'est de la ville.
Le Château de l'Anglais est un édifice qui marque l’apparition de châteaux de styles exotiques construit à Nice a partir du milieu du XIXe siècle.

photo2011A-0494.JPG De par sa couleur et sa forme, il demeure comme l’un des témoignages forts des folies qui sont érigées sur la Riviera. Sa construction débute en 1856, date de l’achat d'un terrain de 22 000 m2, par Robert Smith, officier du génie anglais en Inde. Il est construit en trois ans et son architecture éclectique s'inspire des constructions néo-mogholes. Le domaine descend sans interruption jusqu’à la mer et comprend de nombreuses fabriques (tours, belvédères, kiosques, escaliers...), toutes dans le même style exotique fantaisiste, un curieux mélange de styles hindou et médiéval britannique.

photo2011A-0499.JPG Le château suscite rapidement de nombreux commentaires souvent contradictoires : En 1861, Émile Négrin évoque « un quelque chose, cauchemar des architectes classiques », en 1877, Mayrargue parle « d’une admirable villa où tout ce que l’imagination peut rêver de plus extraordinaire y a été assemblé avec un art exquis » et Stephen Liegeard le juge comme « une bâtisse qui n’est ni un château, ni un palais, ni une tour, ni un bastion, ni une villa, ni une pièce montée, ni un gâteau de Savoie, ni rien qui ait un nom dans aucune langue ». photo2011A-0507.JPG

Pour la petite histoire, c’est le gardien du château qui m’expliquera l’historique de celui-ci en m’affirmant qu’il fut habité autrefois par Sean Connery et qu’actuellement y réside le consul d’un pays de la communauté européenne installé à Monaco. Une autre anecdote dit que la femme du propriétaire du château tardait souvent à rentrer de sa promenade matinale… obligeant Monsieur à patienter avant de mettre les pieds sous la table ! Cet ancien colonel de l’armée anglaise imagina alors une solution pour la rappeler à ses devoirs d’épouse et de cuisinière : faire tirer un coup de canon à midi ! » Après le départ du gentleman, la population exigea le maintien du coup de canon. Le 19 novembre 1885, un arrêté institua « lou canoun de Miejour » comme une tradition nécessaire à la ville de Nice. La ville n’en était pas à une folie de plus !!  De nos jours et toujours  à midi , vous entendrez encore le fameux coup de canon , tiré maintenant de la terrasse de l'ancienne forteresse Niçoise.

 

                         DIAPORAMA DE LA BALADE

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 09:28

photo2011A-0443-copie-1.JPG Apres les chefs d’œuvre de l’école russe exposés  au centre d’art la Malmaison de Cannes qui rend hommage à des artistes ayant pour  thème le nu. Voici les sculptures d’un artiste reconnu du monde entier comme le maitre incontesté de cet art.

photo2011A-0389.JPGAntoniucci Volti naît le 1er janvier à Albano en Italie mais, de nationalité Française. En 1920 sa famille s'installe définitivement dans le comté de Nice à Villefranche-sur-Mer.  Depuis 1905, son père, d'origine italienne est tailleur de pierre professionnel, ce qui sans doute orientera le jeune  Antoniucci pour cette vocation créative de la sculpture.

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Volti,a aussi été inspiré par les trois grâces !

 

En 1920, Volti entre à l'Ecole des Arts décoratifs de Nice. Et, en 1932, il obtient  déjà une médaille d'or pour deux bas-reliefs polychromes. Cette même année, il monte à Paris et s'inscrit aux Beaux-arts dans l'atelier de Jean Boucher, où il est reçu élève temporaire à la fin de l'année. En 1936, Il obtient le premier second Grand prix de Rome. Pendant toute cette période, il travaille tous les après-midi pour vivre, faisant des moulages, de la peinture en bâtiment, des décorations diverses, etc….

photo2011A-0403.JPGPar ailleurs, il obtient différents prix de l'Ecole et de l'Institut (prix Roux, Prix Lemaire-Bridau, etc).En Octobre, il part sous les drapeaux de l’armée française ce qui ralentira un peu son travail d’artiste.
Antoniucci fut à la fois sculpteur, dessinateur et graveur. La sculpture de Volti s'inscrit dans la lignée des Rodins, Bourdelle, mais surtout de Maillol. Toute son œuvre glorifie la femme et son corps : « Ce qui m’enchante dans un corps de femme, ce sont les rythmes et les volumes ».
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Antoniucci Volti a consacré sa vie d’artiste à célébrer la femme : « Ce qui m’intéresse disait il, c’est moins la femme que son architecture... C'est dans le corps de la femme que je puise mon inspiration ».
photo2011A-0391.JPGVolti dessinait chaque jour d’après des modèles vivants, mais il fut surtout sculpteur. Tout au long de sa vie, il accumula croquis et études, au crayon, au fusain ou à la sanguine. Les croquis lui permettaient de mieux analyser les volumes et de trouver son style, très particulier, dans lequel on reconnait les données constantes de la statuaire méditerranéenne. Souvent comparé à Maillol, Volti disait : « Maillol est un charnel. Moi, je suis un architecte de la sensualité ».

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Les sculptures de Volti figurent sur les places de nombreuses villes de France (Paris, Nice, Angers, Orléans, Colombes, Cannes…). Volti est un sculpteur extraordinaire qui nous réconcilie avec le beau. La sculpture de Volti est lisse, ronde, humaine. Volti est un architecte de la femme, par rapport à Maillol, sa sculpture peut être monumentale ou petite, mais est toujours rigoureuse, équilibrée, stable.

photo2011A-0405.JPGIl n’y a que Volti qui a été capable de respecter, les espaces vides dans un corps accroupi (Intimité) ou plié sur lui-même (La nuit) la capacité de travailler la terre en lui donnant la vie et le mouvement des corps de ses modèles. C'est ça qui fait que c'est un artiste très recherché et connu dans le monde entier.

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Amoureux de la femme, toute son œuvre forme un chant à la gloire du corps féminin, courbes et rondeurs sont pour lui les images même de l’art et de la vie. Jamais de mièvrerie dans les sculptures de Volti qui traite le corps de la femme en recherchant davantage force et vérité que grâce facile et élégance légère. Cuisses lourdes, ventres ronds, seins nourrisseurs, ici tout n'est que rondeur.

Avril-2011-0445.JPGIl est honoré d’un musée-fondation dans la citadelle de Villefranche-sur-Mer où il a toujours vécu. Dans un  dédale de petites galeries au cœur de la citadelle vous y découvrirez son superbe travail. De cuivre, de bronze ou de terre cuite, les sculptures se retrouvent dans un cadre hors du commun des casemates de la citadelle Saint Elme au cœur de la vieille ville. Le musée Volti est gratuit comme, les quatres autres musées  de la ville. Un musée et une ville à découvrir sans moderation ...

 

                              DIAPORAMA DU MUSEE

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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 16:55

photo2011A-0014-copie-2.JPG Des patronages prestigieux et une assistance haut de gamme. Le Combat Naval de Villefranche est le prétexte à un rassemblement de notabilités qui en fait la manifestation chic de la saison d'hiver. De nombreuses personnalités acceptent de parrainer la fête. La tribune officielle affiche tout ce qui compte dans la région en fait d’autorités civiles et militaires : les maires, les députés, les conseillers généraux, le préfet, les consuls, les amiraux des escadres souvent présentes à cette fête…

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Un gotha républicain a peu à peu remplacé, celui plus royal et impérial des hivernants de la Côte d'Azur du début du siècle. Les ministres étrangers en visite y sont conviés. Une année on notera la présence du Ministre de Perse et des souverains du Siam. L'évêque de Monaco, ainsi que le Ministre d'Etat font figure d'habitués, quelquefois le Prince lui-même se déplace pour l'occasion, le Roi des Belges, le Grand Duc Michel, le Prince Romanowsky, le gouverneur de Nice, le consul britannique, celui d’Italie… la liste est longue. L’affluence populaire est elle aussi bien présente.

photo2011A-0027.JPG Le Combat Naval Fleuri n'est pas seulement un rendez-vous huppé, le succès de cette manifestation réside aussi dans le fait que dès les premières années, l'affluence populaire est au rendez-vous. Le combat naval fleuri de Villefranche attire chaque année une foule considérable évaluée à plusieurs milliers de personnes. Le lundi gras, jour traditionnellement retenu pour ce spectacle, les trains en direction de Villefranche sont doublés, les tramways sont renforcés, les voitures par centaines encombrent les corniches.

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Les chroniqueurs de l'époque rapportent que, outre les tribunes installées autour du bassin de la Darse qui disparaissent sous des grappes humaines, les cafés du port sont noirs de monde et la foule envahit les champs d'oliviers qui bordent la route nationale, les pentes du Mont Boron, les murs et les glacis de la Citadelle.

photo2011A-0046.JPG Dès les premières années, la présence de l'escadre de méditerranée est un élément phare de la manifestation. Cette participation régulière de la marine fait du Combat Naval un événement patriotique tout autant que mondain. Il ne faut pas oublier que les années précédant et suivant la Grande Guerre sont des années où règne un fort sentiment patriotique. Comme dans la chanson, on aime aller " voir et complimenter " l'armée française ! Donc une manifestation organisée, selon les années, " en l'honneur " ou " avec le concours " des défenseurs de la patrie est automatiquement bien ressentie dans toutes les couches de la société.

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Les chasseurs Alpins, basés à Villefranche-sur-Mer participent volontiers aux festivités, et on rencontre beaucoup d'uniformes sur les embarcations. Comme le montrent les procès-verbaux d'organisation, la participation matérielle de l'escadre française est loin d'être formelle, de nombreuses embarcations sont mises à disposition et l'ensemble des officiers est " sollicité " pour faire le spectacle.

photo2011A-0031-copie-2.JPG De nombreuses récompenses témoignent du grand intérêt que suscite le combat naval dans la proche région mais aussi dans la France entière. Des prix somptueux provenant de la présidence de la République ou du ministère de la marine, des médailles offertes par des sociétés, et surtout des bannières d’honneur.

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Dés les premières années, les magasines « people » de l’époque sont aux premières loges, sollicités pour relater l’événement le plus chic de la saison. Egalement présents, les hebdomadaires régionaux  (Nice Matin & le petit Niçois), les journaux étrangers (the times) expédient leurs correspondants, sans oublier les agences de photos. L’événement devient l’un des plus connu à travers le monde.

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Dés sa création, la manifestation bénéficie de l’aide de plusieurs mécènes, ce qui accroit considérablement le budget. Avec une étonnante modernité, les sollicitations partent tout azimuts : auprès des institutions, des banques, des sociétés privées (Les carnavals de la région représentent un nombre d’emplois important pour toute la région et cela pendant toute l’année).

photo2011A-0169.JPG  Fort d’un financement exceptionnel, le comité d’organisation ne lésine pas sur les moyens pour que la fête soit grandiose et réussie.
Les offres de services sont nombreuses et les devis mirobolants. Un devis d’une entreprises de fêtes des Alpes Maritimes s’élève en 1902 à plus de 5000 F (il s’agit du franc-or d’avant 1914). En effet, cette manifestation nécessite des installations lourdes et couteuses : des gradins, des tribunes, des chapiteaux.

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L’ordonnance du spectacle ne doit rien au hasard. Le combat naval de Villefranche est un « must » à l’organisation parfaitement huilé, qui ne souffre pas l’improvisation. La cote d’azur résolument tourné vers la modernité devient la concurrente directe d’Hollywood.

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  Aujourd’hui, c’est pour le lundi gras que le combat naval fleuri continue la tradition par son comité des fêtes, ainsi que l’association des bateliers-plaisanciers de villefranche sur mer qui assurent la fabrication des décors des barques et leur fleurissement. Cette fête plus que centenaire est désormais intégrée au programme du carnaval de Nice.

photo2011A-0125.JPGSi vous passez à Villefranche sur le port pour voir les festivités de la bataille navale fleuri, n’oubliez pas de visiter dans le bâtiment de la capitainerie, l'amicale des anciens marins qui tient un petit musée avec exposition permanente. C’est le musée des maquettes marines : Maquettes de navire de guerre français et étrangers et voiliers de toutes époques »

photo2011A-0138-copie-1.JPGLa rade de Villefranche en raison de sa profondeur et de sa situation de rade abri, a une longue tradition de port militaire. Elle fut port de guerre de la Savoie pendant 5 siècles, puis à partir de 1860 abri naturel, elle vit mouiller tous les cuirassés et croiseurs de la flotte du début du siècle. Elle abrita la 6ème flotte américaine entre 1945 et 1962. La vieille ville avec ses fameuses ruelles obscures et ses bars à marins était un petit Chicago.  Tous les musées de Villefranche y compris la citadelle sont gratuits et bien sur , il en est de même pour la bataille navale fleuri.

 

                                  DIAPORAMA DE LA BATAILLE NAVALE

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 19:03

photo2011A-0239.JPG L’AOEF organise chaque année à Menton, dans le cadre du Palais de l’Europe et pendant la « Fête des Citrons », le « Festival  d’Orchidées et de Plantes Tropicales ». L’exposition d’orchidée  est la 28ème du nom. Le thème général retenu pour la Fête des citrons étant cette année « les Grandes Civilisations" les organisateurs ont intégré dans les décors végétaux et aquatiques des personnages et des monuments de ces époques antiques.

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Comme pour la fête du citron, cette manifestation importante mobilise une cinquantaine de bénévoles  qui consacre à peu près 8 à  10000 heures de travail. L’exposition elle-même se tient dans une immense salle de 1000²  éclairée, en majeure partie, naturellement par une verrière. Environ 2500 orchidées et 3000 plantes tropicales, dont 1200 broméliacées et tillandsias, sont présentées au public dans des décors paysagers, avec pièces d’eau et cascades, dont le thème est renouvelé chaque année en fonction du thème de la fête du citron.

photo2011A-0199.JPG Les orchidées les plus rares et les plus précieuses, parfois merveilles miniatures sont abritées dans des vitrines d’exposition. Il est possible d’acheter toutes les plantes exposées ainsi que celles proposées sur les stands de vente. Les espèces commercialisées sont exotiques, leurs prix est abordable et, par exemple, un Phalaenopsis (orchidée papillon) dont la floraison dure 3 mois ne coûte guère plus cher qu'un bouquet de roses, certe très joli, mais qui se conserve à peine une semaine...

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L’exposition qui dure 17 jours et dont l’entrée est libre et gratuite, il faut le souligner, attire environ 200000 visiteurs. Menton est la ville jardin par excellence, un cas unique en Europe puisque celle-ci peut se vanter de posséder une dizaine de jardins avec le label « jardin remarquable » pour une ville de 30000 habitants. Les orchidées appartiennent à la famille des orchidaceae, famille la plus riche du monde végétal puisqu'elle comporte entre 20 et 30 000 espèces. On compte en France 170 espèces dont une centaine dans les Alpes Maritimes (06) ou elles sont protégées. Un peu d’histoire sur cette ville merveilleuse :

photo2011A-0269.JPG En 1895, des hôteliers proposent à la municipalité de créer un défilé pour animer la ville en hiver. Dès 1896, cette nouvelle animation de Menton séduit les habitants comme les riches hivernants. A l’époque, il est de bon ton de venir passer les mois d’hiver sous le climat clément de la Côte d’Azur. Rois, princes et artistes fréquentent les palaces mentonnais ou se font construire de splendides villas. La Fête de 1882 reste dans la mémoire : la Reine Victoria y assiste, et elle se termine par un grandiose feu d’artifice sur la baie de Garavan.

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Ce nouvel événement Mentonnais s’apparente alors à son cousin niçois : défilé de grosses têtes, jets de confettis, batailles de fleurs… Mardi Gras au cours duquel on brûle sa Majesté… Il se situe dans la pure tradition de la liesse populaire, les festins et les débordements en tout genre précédent le Carême. En 1929, Menton est encore le premier producteur de citron du continent. Un autre hôtelier a l’idée d’organiser une exposition de fleurs et d’agrumes dans les jardins de l’Hôtel Riviera.

photo2011A-0271.JPG Le succès est tel que l’année suivante, la fête descend dans la rue : des chariots d’arbustes plantés d’oranges et de citrons évoluent avec de charmantes Mentonnaises. Menton est une cité d'origine romaine élevée en mémoire de l'empereur Othon. Au Moyen-âge la Ville est placée  sous la domination du comte de Vintimille. Ce n'est qu'à la fin du XIe siècle qu'apparait une petite cité fortifiée nommée Podium Pinum, propriété des comtes de Vintimille, s'élevait au sommet d'une colline, celle où se trouve aujourd'hui le Monastère de l'Annonciade.

photo2011A-0312.JPG Une nouvelle bourgade s'implante ensuite plus près de la mer, en bordure de l'ancienne voie romaine venant d'Italie. Elle se bâtit autour du château et de la Basilique Saint-Michel Archange : le vieux Menton d'aujourd'hui est le noyau originel de la cité. Au XIIe siècle Menton appartient alors à la famille gênoise des Vento.En 1346, Menton devient propriété de Charles Grimaldi, seigneur de Monaco. Dès lors, son histoire se confond avec celle de la Principauté. Ce n'est qu'en 1860 avec le comté de Nice que celle ci est annexée à la France

photo2011A-0132.JPG Le vieux Menton est le cœur historique de la cité. Il forme un vrai labyrinthe dont les ruelles étroites dévalent la colline " la Colla rogna " pour rejoindre le quartier du vieux port . Aquassoma, Capodanna, Lampedoze, Mattoni… leurs noms, parfois ceux de pirates, sont évocateurs ! A Menton, ce sont des jardins d'exception ! Déjà en possession du Label « Quatre Fleurs » des villes et villages Fleuris de France, elle a reçu la récompense suprême de « Fleur d’Or », la plaçant ainsi hors concours.

photo2011A-0148-copie-1.JPG La cité du citron est la seule ville de la région PACA à avoir obtenu pareil prix pour l’ensemble de son aménagement urbain. Elle fait ainsi partie des six villes de France dont le travail a été cité en exemple au niveau national. Cette distinction découle du savoir-faire de tout le service « des Parcs & Jardins » de la Ville de Menton, chargé d’entretenir les 46 hectares d'espaces verts et de ses "jardins remarquables et d'exceptions" du Val Rameh , de Maria Serena, du Palais Carnoles, de Fontana Rosa, de la Serre de la Madone, du Clos du Peyronnet, des Jardins des colombieres,du domaine de la Citronneraie...

photo2011A-0316.JPG Une jolie légende est attachée à l'origine de la ville et de son symbole : LE CITRON. La légende rapporte qu’Eve, chassée du paradis et décidément incorrigible, emporta avec elle en souvenir de son éden perdu, un magnifique agrume : le citron. Redoutant la colère divine, Adam enjoignit à sa compagne de se débarrasser au plus vite de ce fruit. Mais la première femme déclara qu’elle ne l’abandonnerait que dans un lieu lui rappelant le mieux le paradis.

photo2011A-0287.JPG  Apres avoir parcouru plaines et vallons, montagnes et rivages, Eve conservait toujours l’unique vestige de leur bonheur disparu, n’ayant découvert aucun paysage digne de justifier son choix.
Parvenue sur les bords de la grande bleue, elle aperçut à ses pieds Garavan, le golfe paisible de la méditerranée, une baie admirable, ses rivages, la douceur de son climat, la végétation luxuriante. » C’est ici dans ce cadre de rêve que je retrouve le paradis » déclare t’elle et elle enterra alors le citron dans ce sol qui allait devenir Menton la perle de la France.


                           DIAPORAMA DE LA VISITE

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 15:46

photo2011A-0109-copie-2.JPG Comme chaque année depuis 1902, a lieu à Villefranche-sur-Mer, le mythique combat naval fleuri. Tout a débuté avec la Yole " Laïssa Ana", fierté de l’association locale qui a ravi le public avec une magnifique démonstration de manœuvres à l’aviron. Puis la flotte de pointus, bateaux typiques du sud de la France, ornés de fleurs du pays composées en différents motifs ont défilé dans le port de la Santé de Villefranche-sur-Mer devant une foule nombreuse rassemblée sur les quais en ce lundi gras.

photo2011A-0193.JPG Après un passage devant le public, les navigateurs longent les quais et jettent leurs fleurs aux spectateurs. Le port devient multicolore. Chaque année, de nombreuses familles villefranchoises viennent avec leur bateau pour perpétuer cette fête plus que centenaire. Les pointus sont ainsi transmis de génération en génération en héritage d’une culture unique. Et même s’ils ne sont plus destinés à leur vocation première, la pêche, ils sont devenus un formidable outil de transmission vivant du patrimoine et de l’âme méditerranéenne.

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Mimosas, roses, lys et glaïeuls ont commencé à être détachés de la vingtaine de pointus venus défiler le long du port de la Santé et ont transformé la mer en un arc-en-ciel de pétales multicolores.

photo2011A-0267.JPG  Au début du siècle, on assiste au développement des fêtes carnavalesques sur la Côte d'Azur (la première bataille de fleurs niçoise a lieu sur la Promenade des Anglais en 1876), les autres villes de la Côte développent les animations de rue et autres batailles de fleurs. Villefranche-sur-Mer ne fut pas en reste dans l'organisation de ces joyeuses fêtes célébrant le printemps et décida de faire mieux et différemment ! A l’élément naturel qui la caractérise, la mer, elle associa les deux symboles de l’activité économique de cette époque : les pointus et les fleurs.

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Pour la toute première fois, on allait assister à une bataille de fleurs sur les flots de la Méditerranée ! Les pointus méditerranéens fleuris de décors originaux composés d'œillets (principale culture florale Villefranchoise) et mimosas attirent ainsi toute la " jet set " des années folles sur les quais du port de la Darse. Amiraux et préfets se côtoient sur les bancs des tribunes.... Une grande fête est née : le Combat Naval Fleuri. Ce rendez-vous incontournable du printemps fait d'ailleurs des émules, puisque l'on note l'apparition d'autres batailles de fleurs nautiques à Antibes ou Monaco. Cependant, Villefranche restera toujours le point d'orgue de ces manifestations.

photo2011A-0275.JPG Depuis l'époque de son émergence historique au XIe siècle, la fête carnavalesque a évolué. La plus ancienne mention de divertissements de Carnaval à Nice remonte à 1294. Au cours des siècles, le Carnaval niçois doit se transformer, s'adapter au contexte culturel ambiant ; fondamentalement, le Carnaval est une fête du printemps célébrant une nature tendue vers le renouveau, vers la bonne saison et ses possibilités accrues de vie. On enterre joyeusement l'hiver et ses affres mortelles dans un défoulement populaire qui ne va pas sans un délire un peu excessif : bataille de rue à coup d'œufs pourris, ou remplis de suie, boulettes de plâtre !

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A la fin du XIXe siècle, pour les bourgeois et les riches hivernants de Nice, il devient nécessaire de remplacer ces batailles par quelque chose de mieux organisé et de plus " délicat ". Le développement de l'industrie florale sur le territoire de Nice et de sa région donne l'idée aux organisateurs du comité des fêtes de Nice de proposer les fleurs comme sujet de bataille. C’est ainsi qu'en 1876, on crée pour le Lundi Gras la première bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais.

photo2011A-0300.JPG La fête populaire laisse la place au divertissement pour touristes. Les batailles de fleurs vont surgir partout à Cannes, à Menton, à Monaco. Villefranche va faire plus fort : à l'image véhiculée par les batailles de fleurs terrestres (le soleil, les fleurs, la fête), elle va ajouter un élément supplémentaire : la mer avec des flots si calmes au cœur de l'hiver qu'ils peuvent servir de terrain de divertissement.

photo2011A-0309.JPG Après le rattachement du countea de Nissa à la France en 1860, la ville de Vilafranca de Mar est désenclavée grâce aux deux axes de circulation crées dès les premières années : la real strada ou " basse corniche " inaugurée en 1861 et le chemin de fer en 1868. Par la route et par le train vont affluer les riches hivernants anglais et russes. Toute une population fortunée qu'il faut distraire ! Sur le territoire de Villefranche, les exploitations florales extensives et commercialisées connaissent leur essor dès la première moitié du XIXe siècle.

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L’œillet devient rapidement le grand favori des floriculteurs pour sa beauté et sa robustesse (un oncle a soso etait producteur d'oeillet). A la fin du XIXe siècle, à Villefranche-sur-Mer, 100.000 m² sont consacrés à la culture intensive de l'œillet. S’inspirant de l'idée d'Andriot Saëtone, secrétaire général du Comité des Fêtes de Nice qui le premier proposa de créer une bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais, le président du Syndicat d'initiative de Villefranche imagine une version nautique de la bataille de fleurs : le Combat Naval Fleuri.

photo2011A-0353.JPG Cette manifestation infiniment chic et distinguée, taillée sur mesure pour sa clientèle haut de gamme avec l'aspect caritatif indispensable à toute fête de la bonne société, aura lieu pour la première fois en 1902. Que voit-on à ce spectacle ? Pas moins de quarante barques admirablement fleuries, rehaussées de décors rivalisant d'originalité qui défilent devant le jury pendant que les participants se battent " à coups de projectiles parfumés ". Certaines embarcations sont affrétées par des familles de Villefranche alors que d'autres sont des chaloupes appartenant aux navires de l'escadre française et de l'escadre américaine, piliers de la fête depuis pratiquement sa création.

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Il ne faut pas oublier que cette manifestation se place depuis toujours sous le patronage du Ministre de la Marine et que les profits vont aux œuvres de la Marine. Pour décrire cette fête, les qualificatifs élogieux ne manquent pas : " exquise réunion mondaine ", " une fête unique digne de figurer en tête des grandes réjouissances de l'hiver ", " par son cachet pittoresque par son élégance souveraine, le combat naval fleuri domine tout le programme des grandes réunions aristocratiques du littoral "…

Dans mon prochain article je vous raconterais l'histoire nostalgique des debuts de cette festivité...

* les chars sont décorés par l'association des bateliers de villefranche ABPV lou Chacharoun. 

                                 DIAPORAMA DE LA BATAILLE NAVALE

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:10

photo2011A-0302.JPG Et oui ! Je ramène ma fraise une fois de plus et je le pense à juste raison ! Quelle en est cette raison avant de continuer l’article sur des bases plus sympathiques ? Tout d’abord, il faut que je vous dise, que je ne suis ni partisan du comité Miss France ou bien de celui de Mme De Fontenay …. Je n’en ai strictement rien à battre (pour rester poli) de leur petite guéguerre qui pue le fric.

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L’élection de Miss mimosa 2011, s’était superbement bien passé, un spectacle de qualité qui durera plus de deux heures entrecoupé par de la chanson et des chorégraphies de danses exécutées par une école locale, sous l’œil attentionné de Lydia Podossenoff   ex miss Provence en 2005, puis le titre d'ambassadrice de la France en Chine et déléguée correspondante régionale du comité miss France (celle qui avait dit : Mme de Fontenay est une mère) Jusque la, tout va bien !

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Le jury décide donc d’élire la Mandolocienne Melody Touflan, belle jeune fille de 20 ans. Mais, quel ne fut pas ma surprise de voir que le diadème soit remis par une exécutrice du comité Miss France et non pas comme le veut la tradition par la Reine du mimosa 2010 qui passe le relais tout naturellement. Je me renseigne immédiatement auprès des organisateurs qui me donnent sans tarder comme réponse : La miss de l’année dernière ne faisant pas parti de notre comité, ne peut remettre la couronne ! Voici donc l’explication. Pour moi, une miss reste une miss et j’ai trouvé un gros manque de délicatesse de la part de ce comité. Chacun d’entre vous jugera leur comportement à sa juste valeur.

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Autre coup de gueule de ma part, sera sur le thème de la fête : Les organisateurs (mairie entre autre) ont choisi comme thème la protection de l’environnement en baptisant la fête : « Le mimosa se met au vert », avec une vingtaine de chars à tendance écolo. Est-ce que la population Mandolocienne est au courant que la ville voisine de Grasse veut faire construire un incinérateur ? Si oui ! L’hypocrisie est à son comble …. (Les 2 mairies sont de la même famille politique et font parti du groupement des communes du haut pays grassois. C’est vrai que mandelieu se trouve dans le haut pays ! Quelle plaisanterie !)

photo2011A-0109-copie-1.JPG  Bon ! Commençons maintenant les réjouissances qui nous intéressent. L’élection de Miss mimosa 2011. Et la …. Je vois que c’est quelques blogopotes féministes qui vont pousser le coup de gueule en disant que cet abatage de chairs fraiches ressemble au salon de l'agriculture : c'est la foire aux bestiaux qui défilent et on vote pour celle qui a la plus belle croupe ! Ou bien,  comme s’ils s’agissaient de poupées et  de me dire que c'est à cause de ce genre de pratiques que certains osent prendre le corps d'une femme pour un objet !

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 En tant qu’homme, je vais plutôt voir cela comme une démonstration et un hommage à la splendeur physique, au secrets de la beauté , au symbole de l'amour et de la sensualité qu’ incarne aussi la vertu et la féminité accomplie, le corps féminin est celui de l'abondance, de la bonne santé , de la grâce, et je pense qu'autant les hommes que les femmes apprécient de voir la beauté dans toute son élégance, son charme, sublimées par des toilettes somptueuses et des danses magnifiques comme cela à été le cas pour cette élection. Pour toutes ces raisons, j’adhère complètement !

photo2011A-0133-copie-3.JPG  Mandelieu-La Napoule, idéalement située à deux pas de Cannes, est nichée entre le massif torturé et néanmoins superbe de l'Estérel et le massif du Tanneron qui développe, en son écrin, la majestueuse forêt du mimosa.
Terre d'élection du Mimosa, Mandelieu-La Napoule, qui avait déjà séduit l'aristocratie britannique et russe de la fin du XIXe siècle, s'est muée, avec le temps, en une station touristique aux multiples richesses.

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Première destination golfique de la Côte d'Azur, ce site enchanteur  possède la plus grosse communauté de « chtis » du sud de la France (cela va faire plaisir à beaucoup de mes blogopotes). Depuis des lustres, Mandelieu-La Napoule vit au rythme de la floraison de ces multiples soleils. Éperdument amoureuse de ces grappes jaunes qui ont pris naissance en Australie, Mandelieu-La Napoule s'est très vite aperçue de l'impact visuel et odorant de ces branches ensoleillées sur ses collines.

photo2011A-0215.JPG C'est au milieu du siècle dernier que le mimosa prendra racine dans les massifs de l'Estérel et du Tanneron. Sa culture mobilise, aujourd'hui, une douzaine de mimosistes locaux (une centaine aux alentours de la ville). Le mimosa, "ce soleil d'hiver", est tellement cher au cœur des Mandolociens et des Napoulois que la ville entière célèbre, tous les ans en février, cette myriade de petits soleils qui illuminent nos collines et enivrent de ses effluves nos sens. Cette fête du mimosa, empreinte de traditions et de folklore local, réunit dans une même danse, le mimosa, nos forêts d'émeraude et la grande bleue.

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Ne se contentant pas d'être un arbuste décoratif qui rayonne de mille feux en janvier et en février, il est, également, exploité pour ses essences. Il entre ainsi dans la composition de parfums renommés : Farnesiana de Caron, Byzance de Rochas, Amarige de Givenchy.
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Éphémère comme toutes les fleurs, le mimosa doit sa commercialisation à la technique du forçage. Ce procédé est exécuté dans une pièce close en maintenant une température de 25° et une hydrométrie de 85. Il permet l'éclosion de la fleur et sa conservation grâce à l'ajout d'une poudre spéciale dite "Chrystal". La technique du forçage, qualifiée de "miracle biologique" par les intéressés, prend sa source dans deux versions à l'origine de sa découverte.

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La première : en rentrant de l'école Jules Ferry de Cannes, une petite fille cueille un bouquet de mimosa, pas encore tout à fait éclos, pour sa maman. Celle-ci, ne voulant pas froisser sa fille, place le bouquet dans un vase et l'installe dans la buanderie. Quelle ne fut pas sa surprise de découvrir le lendemain le bouquet épanoui et rayonnant de milles feux.

photo2011A-0276.JPGLa deuxième : un paysan de Cannes-la Bocca avait ratissé toutes les branches coupées d'un mimosa et les avait rassemblées sur un tas de fumier. Le lendemain, grâce à l'humidité de la nuit et à la chaleur du fumier, le mimosa était éclos. Mais l'histoire du Mimosa est jalonnée d'embûches et la première grande catastrophe arrive le 13 février 1929 avec le gel et la neige.

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 Alors, 2 ans plus tard, pour fêter la persévérance des producteurs de Mimosa et sa renaissance, la 1ère Fête du Mimosa fait son apparition à Mandelieu-La Napoule le 16 février 1931. Cette fête est donc bien une des plus anciennes traditions locales qui, malgré quelques interruptions dues parfois aux conditions climatiques, parfois aux incendies de forêts, est ranimée par la volonté farouche des habitants de la commune.

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Ceux-ci, répartis dans les diverses associations de la Ville sont les fers de lance de cette fête traditionnelle et décorent bénévolement les chars durant la nuit précédant le Grand Corso. Le mimosa fait décidément partie intégrante de l'histoire de Mandelieu-La Napoule. Aujourd'hui, ce sont 10 millions de bouquets qui sont expédiés par les mimosistes locaux dans le monde entier.

 

          DIAPORAMA DE L'ELECTION ET DU CORSO

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:00

photo2011A-0069.JPG Son parfum entêtant, son jaune étincelant font du mimosa le roi incontesté de l’hiver et le symbole de tout un terroir. Arrivé d’Australie via l’Angleterre, le mimosa s’est tellement bien acclimaté chez nous qu’il est devenu l’emblématique fleur de l’hiver azuréen.

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Une série limitée de la Coccinelle, version mimosa 

 

N’en déplaise aux anglophobes, le paysage végétal actuel de la cote d’azur doit beaucoup aux britanniques, botanistes éclairés qui ont notamment acclimaté, en terre méditerranéenne, palmiers et mimosas. Les graines ramenées d’Australie, au 18e siècle, par le navigateur anglais James Cook, ont atterri quelque temps plus tard sur le sol des Alpes Maritimes, à Cannes plus précisément, à la faveur des villégiatures de riches hivernants. S’acclimatant à merveille, l’arbuste aux petites boules jaunes et duveteuses gagne du terrain et franchit les vallons.

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La ravissante Clarysse Addario native de Pégomas a été la reine du défilé.

 

Le mimosa étant un végétal qui drageonne, il s’est en effet échappé des jardins en passant sous les murs des clôtures pour proliférer ensuite sur un terrain ou il se sentait bien. Cannes, Mandelieu, Pegomas, La Roquette sur Siagne, Auribeau, et le Tanneron sont rapidement colonisés. Il s’agit d’un massif hercynien caractérisé par des sables schisteux et des sols acides. Seules les plantes acidophiles comme le mimosa, l’arbousier, la bruyère ou le châtaigner peuvent vraiment s’y développer. Les paysans du cru comprennent assez vite l’intérêt de se lancer dans la commercialisation du mimosa, d’autan plus que l’industrie grassoise de la parfumerie fleure assez vite les qualités olfactives des glomérules jaunes.

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La forcerie*, technique originale mais simple est alors mise au point pour contrôler le fleurissement du mimosa. Les principales variétés de mimosa cultivées dans les Alpes Maritimes sont issues du Dealbata. Il s’agit du Mirandole qui occupe 60% des surfaces, de l’Astier 10% et du Gaulois 30%. Il existe un mimosa dit de « quatre saisons », plus gourmand en eau mais qui offre l’avantage de fleurir plusieurs fois dans l’année.

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Des couleurs incroyables ont égayé le défilé.

 

La production de Mimosa dans les Alpes Maritimes est de 170 ha, alors qu’elle n’est que de 70ha dans le Var. La production est de 20 millions de tiges pour 550 tonnes de mimosa sur les 40 exploitants du departement, pour un chiffre d’affaire généré évalué entre 5 et 6 million d’euros. Prés de 90% de la production locale est expédiée en Hollande, Russie et les pays Scandinaves. Pour la fete du mimosa à Pegomas, il a été utilisé huit tonnes de mimosa pour la décoration des chars,du village et celui lancé au public.

photo2011A-0131.JPG *L’idée de créer une forcerie, pièce utilisée pour « forcer » le mimosa à fleurir, serait due au hasard. On raconte qu’en se développant sur les collines du Tanneron, le mimosa a fini par s’approcher des terres cultivées par les paysans. Un jour, après avoir élagué un bosquet un peu trop envahissant, un agriculteur Cannois jette des rameaux verts sur un tas de fumier frais produit par ses vaches. Le lendemain, il constate que des petites boules se sont épanouies au contact de la chaleur et de l’humidité. Bien que fortuite, la première expérience de forçage vient de se produire.

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 Aujourd’hui, toutes les exploitations agricoles qui produisent du mimosa dans les Alpes Maritimes utilisent un local à l’atmosphère chaude (25°) et humide pour faire fleurir, presque à la demande, la fleur reine de l’hiver. La route du soleil d’or dans les Alpes Maritimes commence à Mandelieu la Napoule la capitale. Elle quitte le bord de mer  pour pénétrer dans les terres et en particulier le massif du Tanneron haut lieu de la culture du mimosa. C’est dans cet immense foret de mimosa, la plus grande d’Europe, que serpente la vieille route d’or originale parti de Cannes pour se rendre ensuite sur Pegomas ou l’on fabrique la fameuse brioche locale « la mimosette** » uniquement pendant la période de floraison.

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De très jolis costumes sur fond de ciel gris.

 

C’est à Grasse que s’achève la route du mimosa après un passage à la Roquette sur Siagne et Auribeau sur Siagne, deux villages que la nature habille d’or en hiver. Grasse capitale mondiale de la parfumerie et des plantes à parfum, dont le mimosa*** fait partie dans cette cité classée « ville d’art et d’histoire ». En ce dernier dimanche de janvier, Pégomas ouvre le bal de la première fête du mimosa dans les Alpes Maritimes.
Malgré le temps incertain, le public n’a pas boudé le grand corso. Tout le monde en a pris plein les yeux…. Et les narines.

photo2011A-0175.JPG La fête du mimosa à Pégomas comme de coutume pour les associations locales sont partie prenante de la fête pour le fleurissement des chars, la décoration du village et la participation aux groupes folkloriques... et aussi à tous les conducteurs de chars venus avec leurs propres véhicules notamment et toujours avec un "giordano" local ! Des milliers de personne ont tout de même répondu à la fête dans une ambiance familiale. Confettis et brins fleuris ont volé dans les airs lancés à partir de chars décorés pour l’occasion par les petits pompons jaunes.

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Titi sur sa balançoire, le chat mutin, le bon gros chien, la baleine fouettant l’air de sa queue, Jeannot le lapin et les deux coccinelles érigés sur les chars, sont magnifiques avec leurs articulations rigolotes et leur mimosa bien velouté. Pas de thème précis sinon celui des formes et de la couleur, dans une débauche fleurie. Pour pimenter la parade, des machines à confettis et à bulles. Les groupes qui défendent les couleurs de leurs pays ou de leurs régions, exotismes avec les brésiliennes, aux racines transalpines venus faire montre de leurs talents sans oublier les charmantes lolitas, danseuses western et autres clowns ont contribué à mettre une ambiance chaleureuse même avec ce ciel gris.

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Beauté, sensualité et charme réunis, la parade lemanja à fait tourner plus d’une tête et plus d’un photographe, devant la beauté des « déesses de la mer » (Lemanja est la plus célèbre des divinités brésiliennes) dans leurs éblouissants costumes de fête. Majestueuses et sexy, les Brésiliennes aux brillants « plumages » sont toujours le clou d’un corso. Autre genre, éminemment séduisant et tendance Brésil aussi, les femmes fleurs du groupe Niçois Magic Flowers ont déployé leurs larges corolles de toutes les couleurs et marché à petits pas, le temps de se faire admirer sans restriction….

photo2011A-0097.JPG  L’Italie bien représentée avec les »Sbandiatori  di Fossana » magnifiques dans leurs habits de velours à l’allure médiévale, et leurs fameux lanceurs de drapeaux à l’adresse spectaculaire. L’amitié Nisso-Italienne étant bien vivace grâce au jumelage entre la commune et son homologue Castelo San Niccolo.
Tout aussi remarquables par leurs costumes colorés, brodés de fleurs et leurs immenses chapeaux pointus, les membres du groupe folklorique de Modène ont impressionné tant par cette apparence carnavalesque séduisante que par la coordination de leurs évolutions.

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** La mimosette de Pégomas est un petit délice qui n’est fabriqué qu’en hiver, au moment de la floraison du mimosa. Mais qui est attendu avec impatience et qui part comme des petits pains si j’ose dire ! Cette brioche fourrée à la crème pâtissière aux fruits confits émincés aromatisée au sirop de mimosa est un pur délice, elle s’orne de « feuille » en pate d’amande et de grain de mimosa de sucre jaune. Mais inutile de chercher à connaître la recette, le secret est bien gardé.

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 ***On dit que son odeur est fleurie, poudrée et verte. Le mimosa est une fleur à parfum que les plus grandes marques de la parfumerie française utilisent. Citons parmi les fragrances célèbres « Amarige » de Givenchy, « Paris » d’Yves Saint Laurent, « Moment suprême » de Jean Patou ou encore « Champs Elysées » de Guerlain tous fabriqués à Grasse.

 

                                     DIAPORAMA DU CORSO

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:01

photo2011A-0001-copie-1.JPG Nous empruntons comme souvent dans l’arrière pays grassois, la route qui mène à Gourdon  l’un des plus beaux villages de France et aux gorges du Loup. Souvenez-vous, cet été, je l’avais déjà emprunté pour me rendre à la réserve biologique des monts du haut Thorenc avec ses bisons et ses chevaux préhistoriques. La station se trouve à peine 6km plus loin, avant même la station climatique de Thorenc.

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Cette station de ski située dans l'arrière pays Grassois est la plus proche du littoral méditerranéen. A 20 Kms à vol d'oiseau des plages de Cannes, la station de ski dévoile un domaine skiable qui s’étend sur les pentes Nord du Cheiron et couvre une superficie de plus de 1 000 hectares. Bien sur ! Avec l’Audibergue autre station du pays Grassois, c’est la plus petite du département des Alpes Maritimes et ne saurait rivaliser avec les grandes stations d’Auron, Isola 2000 et Valberg de l’arrière pays Niçois ou les sommets sont beaucoup plus importants.

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D’ailleurs, ce mois de janvier 2011 a été catastrophique pour la station, peu ou pas d’averse de neige, 25 jours de soleil consécutif et une moyenne de températures oscillant entre les 15 et 18 degrés. Heureusement, l'enneigement est assuré par 75 canons à neiges.

photo2011A-0113.JPG Le nom de Gréolières apparaît pour la première fois en 1033. La haute vallée du Loup fut, dès la préhistoire, une importante voie de communication. Au début du XIème siècle, les vicomtes de Nice dressent sur le site du Bau de St Jean, alors dénommé Mayone, une église et un château. Gréolières n’est alors qu’une bastide dans le patrimoine des vicomtes de Nice. En 1079 le château de Gréolières est mentionné comme appartenant à un membre de la famille des vicomtes de Nice, Plus tard tout ce territoire fera parti de la réserve de chasse du roi d’Italie avec le parc du Mercantour.

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 Le village de Gréolières quand à lui est édifié sur un petit plateau en bord de terrasse exposé plein sud. Surplombé par les barres du Cheiron et dominant la vallée du Loup, riche en cascades et chutes impressionnantes, tunnels et gorges resserrées, le village apparaît tel un joyau dans l’écrin grandiose des Préalpes, serti au bas de la montagne du Cheiron. Gréolières est le point de départ de merveilleuses excursions.

photo2011A-0122.JPG  En voiture, dés les premiers lacets de la route qui mène au Cheiron et à la station, on admire le village et l’ensemble harmonieux de ses toitures, dont les délicats coloris se détachent sur le bleu profond des Gorges du Loup. La route traverse ensuite des tunnels (Les Lunettes vues dans l’un de mes articles) et des clues, puis, par le Plan du Peyron, on atteint ensuite  un point de vue panoramique sur la chaîne des Alpes et du parc du Mercantour extraordinaire, et de nouveau pour découvrir à droite le majestueux Cheiron.

photo2011A-0180-copie-1.JPG Crée en 1963, cette station de ski familiale est une station agréable en toute saison alternant les joies de la neige en hiver et les activités estivales tel que Gréo’Branche. Du sommet du Cheiron on peut admirer un panorama unique, les montagnes de la Corse par temps clair sont visibles. Les remontées mécaniques sont au nombre de 10 plus 1 télésiège, elles desservent 4 pistes vertes, 3 bleues, 13 rouges et 2 noires, le tout sur 30 Kms.

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La station est dotée depuis plusieurs années d’une installation d’enneigement automatique comprenant 75 canons répartis sur 4 Kms de piste, permettant la production d’une neige de qualité et assurant une ouverture précoce des remontées mécaniques. La station comporte également un Centre nordique, le plus important du Sud Est tant au point de vue de la fréquentation que de la longueur de pistes. Quotidiennement tracées, les pistes, (30kms) serpentent entre 1400 et 1540m d’altitude dans une forêt de conifères recouvrant le versant nord-ouest du Cheiron. Elles permettent, en totalité, la pratique du style classique (pas alternatif) comme du skating (pas du patineur), tout en bénéficiant d’un généreux ensoleillement. Deux ludo-pistes permettent aux tout- petits d’apprendre en s’amusant.

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Célia quand à elle, a découvert les plaisirs de la luge avec un immense bonheur. Pour l’occasion, nous avions ressorti de la cave, la luge en bois, qui tenez vous bien a cinquante ans ! Et oui ! C’était mes parents qui l’avaient acheté, quand j’étais petit. Inutile de vous dire, que c’était la seule luge en bois existante parmi toutes ces assiettes en plastique qui sert de luge maintenant …


                        DIAPORAMA DE LA JOURNEE

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 15:09

photo2011A-0034.JPG Suivez moi, car c’est en hiver que notre département vous réserve la plus belle des surprises : surprise voluptueuse et parfumée, surprise d’or et de lumière, la floraison du mimosa. En partant de Mouans Sartoux et en passant par les gorges de la Mourrachone, je vous emmène à travers les corniches, les pentes et les vallons qui se couvrent de fleurs duveteuses sur les pistes en terre battue de la route du mimosa.

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Suivre cette route de préférence en moto, c’est traverser un monde de couleurs et de parfum. Bleu du ciel et de la mer, ocre roux de la terre, explosion des jaunes et des verts de la flore luxuriante dans la saveur suave et grisante des acacias. En arrivant à Auribeau sur Siagne le premier village du triangle d'or, l’histoire se mêle tout de suite à la nature. Auribeau a été érigé au 11ème siècle. En 1348 il fut décimé par la terrible peste noire, qui ravagea l’Asie et l’Europe ; comme tous les villages du littoral, il fut déserté.

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 En 1497 un acte d’habitation fut pris par Monseigneur Jacques Grimaldi (Evêque de Grasse et parent de la famille princiere), pour le reconstruire et lui redonner vie en faisant appel à des familles de la Ligurie italienne. Perché sur un piton rocheux au débouché des gorges de la Siagne, il  s'élève face à la mer. À cheval sur les pré-Alpes de Grasse et les sols siliceux du Tanneron, il offre un éventail très riche de végétaux dont le fameux mimosa.

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Ici les mimosas présentent d’incontestables mérites dont l’abondance, la suave et délicate odeur de leurs fleurs et l’échelonnement des époques de floraison des diverses espèces et variétés. L’aspect cotonneux des fleurs, la multitude de formes de feuille, le port erigé, retombant, pleureur ou buissonnant et enfin l’importance de la fleur coupée fait du mimosa le véritable emblème de notre nature hivernale.

photo2011A-0053-copie-1.JPG Je m’arrête quelques instants dans une forcerie, mais pas n’importe laquelle ! Celle de Jean Paul Reynaud qui m’explique que sa famille est installée ici depuis le début du 18e siècle et que c’est l’un de ses descendants Alexandre Rey qui a choisi de développer cette activité en 1920. Ils sont les arrières petits enfants de ce précurseur et leurs exploitations continuent à couvrir d’or les collines de l’automne à l’hiver.

photo2011A-0074.JPG Cécile, la fille de Jean Paul prend le relais des explications. Elle m’explique que la façon de travailler à évidemment changé. Dans le temps, on envoyait le mimosa à sec, dans des cartons. Aujourd’hui, il est dans l’eau, en chariot contenant des « aqua-packs » et sa conservation est accrue. Il s’épanouit chez le client final, avec l’ajout d’une solution totalement biologique et reste magnifique une semaine.

photo2011A-0079.JPG Le mimosa est très prisé sur le marché parisien, mais mes hôtes  envoient les 45 tonnes de leur domaine « la colline des mimosas » sur tout le territoire Français. Malgré un pic de production, une mise en bouquet et un conditionnement important, Cécile prendra le temps de tout m’expliquer avec une gentillesse qui fait la qualité des natifs de la région. Avant de partir, Cécile m’offrira un joli bouquet de mimosa qui va faire plaisir à Soso. Une publicité s’impose quand on a à faire à des personnes aussi gentilles : http://www.directmimosa.fr

photo2011A-0081.JPG Contrairement à d’autres variétés cultivées ailleurs, le mimosa du triangle d’or est totalement bio. Le Mirandole comme le gaulois ne reçoivent aucun engrais, ni en sol, ni sur l’arbre, ni dans les bouquets. Ils aiment la terre sableuse et volcanique, résistent au froid s’il n’est pas trop intense, craignent plus le vent que la pluie. C’est pour cela que le mimosa des collines pegomassoise est le plus beau. C’est ici aussi, qu’est né la confrérie du mimosa en 1998, les chevaliers sont les garants du savoir faire des anciens et de la qualité d’une fleur splendide.

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Je terminerai ma route en passant par le sanctuaire de notre dame de Valcluse. Parmi les Sanctuaires régionaux les plus fréquentés se place celui de Notre-Dame de Valcluse. Il est aujourd'hui sur le diocèse de Nice entre les deux villes de Grasse et de Cannes, la route passe dans une agréable vallée ; l'eau d'un ruisseau, y entretient une verdure abondante et l'agrémente du bruit de ses cascades, les pentes des collines sont couvertes de pins, de chênes, d'oliviers et bien sur toujours du mimosa.

074.JPG C'est en 1158 que l'on retrouve trace de l'église de Valcluse et c'est en 1244 qu'apparaît pour la première fois à Valcluse un sanctuaire dédié à Notre Dame "Beate Maria de valle clausa": "Bienheureuse Marie de la vallée clause». A quelques centaines de mètre au-dessus de la chapelle sort le vivier, dont les eaux s'écoulent en cascades dans un vallon resserré. Le cours d'eau sert de limite entre les territoires d'Auribeau et de Pegomas jusqu'à son confluent avec la Siagne. Je termine ma balade en passant par Grasse pour rejoindre à nouveau Mouans Sartoux. La balade en moto, m’aura pris à peine deux heures, visite de la forcerie comprise. Deux heures pour voir autant de merveilles, c’est peu et grandiose à la fois ……

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Petite rétrospective sur mes anciens articles qui vous expliqueront l’histoire du mimosa sur la cote d’azur, les festivités et le corso fleuri de Mandelieu et cette rivière mythique « la Siagne » qui longe la vallée du triangle d’or.

 

Article: les petits pompoms d'or

 

Article: La reine du Mimosa

 

Article: la riviere ou les poissons chantent

 

 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 16:25

photos-2010b-0028-copie-2.JPG C'est une longue, très longue histoire que celle des barons de Bellet. Si le titre a été accordé par le roi de Sardaigne Victor-Amédée III, en 1777, les origines de la famille remontent au milieu du XVIe siècle. En 1594 Antoine detta epouse Franceschetta Doria l'une des plus vieilles famille Génoise. En 1701 Anne Rose la petite fille  epouse Pierre Roissard secretaire des commandements du Duc de Savoie. Quatre cent cinquante ans plus tard, la propriété est toujours là, château et chapelle dressés de toute éternité sur la colline de Saquier, au milieu des vignes qui produisent, selon les spécialistes, le meilleur vin du dernier vignoble entièrement urbain en France.

photos-2010b-0029.JPGN’a-t-il pas été servi au sommet européen de Versailles, en 1982, puis à celui de Nice, l'an dernier. Car ce vin exceptionnel qui était le préféré du roi Louis XIV , du prédisent  Jefferson ou encore de Jules Romain est d’une originalité sans précédent grâce à des cépages uniquement Niçois et un sol très particulier.
Ce domaine viticole est la demeure historique des barons de Bellet depuis le XVIème siècle (ancêtres des propriétaires actuels).

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Ancrée sur la colline à Saint-Roman-de-Bellet, la propriété est un véritable trésor du passé. Tellement même, que depuis le XVème siècle, château Renaissance, chapelle, vignoble et forêt n'ont jamais quitté le patrimoine familial. En héritant du bien en 1956, Rose de Bellet et son mari le colonel de Charnacé, reconstituent une partie du vignoble belletan, affaibli par l'invasion phylloxérique de 1885 et les dégâts des deux grandes guerres.

photos-2010b-0019-copie-1.JPGEn 1970, leur fils Ghislain reprend le flambeau, perpétuant ainsi la tradition de la vigne. Président du syndicat de l'AOC Bellet et membre du comité régional de l'INAO, il est à la vigne et au chai. Celui-ci m’a reçu très chaleureusement dans le chai de son château, avec dégustation à l’appui ,en m’autorisant à prendre quelques photos, un fait rare qu’il faut souligner de la part de ses propriétaires. Dommage que ce jour la, le temps était très maussade pendant que Ghislain de Charnacé me fit visiter le vignoble en m' expliquant les particularités.

photos-2010b-0021-copie-2.JPGSitué à 300 mètres en haut de la colline et exposé sud-sud ouest, le vignoble bénéficie d'un ensoleillement optimal, ventilé par les rentrées maritimes, le mistral et la tramontane venue de la vallée du Var. Rythmée par des labours d'automne et de printemps, la culture s'articule autour d'une taille courte pouvant être renforcée par une vendange verte en juillet. Au Château, où les vendanges sont manuelles et la cave équipée d'un matériel moderne, Ghislain et Catherine de Charnacé défendent la typicité des vins de Bellet. Grâce à la qualité des soins apportés aux vinifications et à la conduite de la vigne, ils tirent l'appellation vers le haut, offrant des vins de belle facture, parmi les plus beaux de Bellet.

photos-2010b-0007-copie-2.JPGCette année c’est le rouge Baron G qui se taille la part du lion avec quatre étoiles. Une jolie notation qui vient confirmer la devise familiale “res non verba”, des actes et non des paroles. Ici règnent la tradition, la rigueur et les valeurs, à savoir un respect absolu de la typicité du cru, de la vigne en tant que patrimoine et de l’esprit de l’appellation d’origine, qui fait que l’on peut encore déguster à notre époque des vins ayant une âme. »

photos-2010b-0003.JPGToutes les vendanges se font à la main. Les machines sont interdites sur les  55 hectares de vignes de Bellet. J’avais déjà fait un article sur l’originalité du vin de Bellet à l’occasion de la fête de la Saint Vincent, patron des vignerons au château de Crémât, l’autre grand domaine du vignoble de Bellet qui se composent d’une douzaine  de viticulteurs.

photos-2010b-0004.JPGBordeaux a envoyé des cépages au Chili, en Californie, en Argentine…. Nous, on veut tout garder ici me répond Monsieur le Baron de Charnacé. Tout ce qui se trouve à Bellet ne se retrouve nulle part ailleurs. Il faut du terroir dans la bouteille. Et le terroir, c'est la terre. On ne la trouve qu'ici. On l'appelle le poudingue.  Un mélange de galet et de terre sédimentaire. C’est l’une des parties de ce vin exceptionnel, l’autre c’est son cépage.

photos-2010b-0013-copie-2.JPGLes vignes s’enracinent dans d’étroites planches appelées « restanca » ou « faissa » constituées de galets roulés, mélangés à un sable très clair avec quelques veines argileuses. Les cépages sont typiquement Niçois, comme le Rolle, la Fouola negra et le braquet qui fait unique, a donné son nom à une famille toujours représenté dans le terroir. Des cépages donc unique au monde que l’on ne retrouve pas ailleurs, apportés semble t’il par un Dieu Grec. Cette appellation d'origine contrôlée des collines niçoises est une pépite rare ………

photos-2010b-0024-copie-1.JPGDes vignes étagées sur des collines qui regardent vers les cimes enneigées des Alpes, un gracieux petit château couleur brique décoré en trompe l'oeil... Le chateau s'inscrit dans la tradition architecturale niçoise et se pare des chaudes tonalités venues du Piemont; seul un oeil attentif peut déceler les fausses des vraies ouvertures, tant l'art du trompe l'oeil est ici savament maitrisé. Meme sans la degustation, la balade à travers ce vignoble est un moment de pur bonheur. 

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