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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 20:04

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La route passe devant les ruines du vieux greolieres

 

L’Estéron prend sa source au dessus du village de Soleilhas à prés de 1300 mètres d’altitude, sur les pentes de la montagne du Teillon (1893mètres).
Suivant un périple de plus de 65Km, l’Estéron vous entraîne au cœur d’une vallée riche d’un passé culturel typique de notre région, mêlant un cadre sauvage à de pittoresques villages qui dégagent une douce saveur de la Cote d’Azur Alpine avec leurs oliveraies qui ont fait pendant longtemps la richesse de cette vallée.

Mai-2010-0037.JPGArrivée au pont des clues d'Aiglun


Tout au long de mon itinéraire, je vous  invite à découvrir les villages d’Aiglun, Sigale, Roquesteron-Grasse, Pierrefeu, Gilette… pour ne citer que ceux qui croisent le cours de L’Estéron. En partant du pays Grassois, vous rejoignez le pays Niçois pour découvrir ce qui était à l’origine l’ensemble du comté de Nice dans la vallée de l'Esteron, car contrairement aux dires des historiens Français proche des mouvements politiques provencaux, celui-ci ne s’arrêtait pas à la limite du fleuve Var, mais, se projetait aussi de l’autre coté du grand fleuve.

Mai-2010-0016-copie-1.JPGSur la route du col de Bleine


Se jetant dans le Var (le fleuve), l'Estéron, nous offre une vallée pittoresque, vous y découvrirez de petits villages hauts perchés sur les sommets environnant la vallée, ainsi que nombres de villages encaissés tout au long du cours de la rivière. Une serie de villages perchées qui sont la marque de fabrique du departement des Alpes Maritimes.

Mai-2010-0120.JPGle village de Sigale


Comme pour la balade à la réserve biologique du Haut Thorenc des Monts d'Azur et des clues de Saint Auban, j’emprunte la route de Grasse à Opio qui passe devant le mémorial Coluche, puis je continue ma route pour Gréolieres les Neiges en passant par les ruines du vieux village abandonné. J’emprunte à nouveau le col de Bleine, mais cette fois ci au lieu de tourner à gauche direction Saint Auban, je pars à droite vers le village d’Aiglun et la vallée de l’Estéron qui sont le but de cette promenade idyllique.

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 Avec votre serviteur, on commence toujours par un peu d’histoire du pays et le premier village traversé n’en manque pas.
En 1388, le village d'Aiglun se retrouve sous la protection des Savoie et de notre cher comté Nissart, comme le reste de la région, lors de la Dédition de Nice à la Savoie le 28 septembre 1388. Il suit l’histoire des luttes entre les comtes de Provence et la maison de Savoie. En 1388, il passe à la maison de Savoie avec le futur comté de Nice après la mort de la reine Jeanne de Naples, comtesse de Provence. Les terres nouvelles de Provence prirent le nom de comté de Nice en 1526. Le territoire était enfin libéré de l'oppresseur provençal et la Savoie venait d'acquerir le territoire le plus important de son futur Royaume de Piemont/Sardaigne grace à son seul et unique port en mer Ligure.

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Lors du traité de Turin du 24 mars 1760, elle devient française (le royaume de France et celui de Sardaigne procédèrent à des rectifications de frontière, et par conséquence a lieu un échange de territoires).
Le village d’Aiglun fait partie de l’arrière pays de grasse, à la limite de celui de Nice. Le 18 mars 1562, la famille de Grasse le vend aux frères Georgio et Claudio Malopera. Puis ensuite, aux familles Caissotti (1605), Fabri (1634), Claretti (1670), Bonetto (1673), Blanchi (1754), Après le rattachement du Comté de Nice à la France par le traité du 24 mars 1860, Aiglun est réuni, avec l’ensemble de l’arrondissement de Grasse, au nouveau département des Alpes-Maritimes par la loi du 23 juin 1860.

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  Niché à 620m d’altitude sur le versant sud du mont San Martino (1257m), il fait face au mont Cheiron (1541m) et domine l’Estéron.
Son architecture est typiquement montagneuse à l’aspect bas-alpin, ses maisons anciennes sont regroupées autour de l’église Saint-Raphaël et de la Mairie. Par position, accroché à la montagne du St Martin, Aiglun bénéficie d’un ensoleillement exceptionnel.

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Au nord, sa clue célèbre, de renommée internationale. Dans un cadre taillé au couteau, Aiglun, vous ouvre ses portes au travers d’étroits resserrements aux parois vertigineuses. C'est peut-être le canyon le plus célèbre du département, fréquenté de longue date, il permet une descente particulièrement esthétique en raison du site sauvage et grandiose où s'engouffrent les eaux vertes de l'Estéron. La clue d'Aiglun est incontournable (voir mon diaporama), c'est l'une des plus grandioses de la région avec des gorges de 200m à 400m de haut, ne manquez pas non plus la cascade de Vegay qui fait plus de 140m de haut que l’on aperçoit à partir de la route, malheureusement avec un contre jour très important pour la photo !

Mai-2010-0151.JPGTous ces paysages ont inspiré Frédéric Mistral dans son livre "Calendal" où il célèbre le charme d’Aiglun. Très aquatique et esthétique, au pied du village de Sallagriffon, vous pourrez observer la montagne littéralement fendue en deux. En effet, l'écaille rocheuse de calcaire s'est coupée sous l'effet de l'érosion du cours d'eau. Vous pénètrerez donc à travers ce mont dont le centre s'est évidé au cours du temps, formant un cratère.
On peut dire de la clue d'Aiglun que c'est la reine des clues, car c'est sans conteste la plus spectaculaire. C’est une curiosité géomorphologique qu'Edouard-Alfred Martel tenta de remonter en 1906. Son premier parcours intégral date de 1928. Il faut la visiter avec l'envie de découvrir un endroit exceptionnellement sauvage. On retourne dans la clue d'Aiglun comme on referait le sommet de l’Everest, tout simplement parce qu'elle est somptueuse.

Mai-2010-0131.JPGJe continue ma route sur Sigale encore un petit village perché ou la centaine d’habitants me regardent passer en Harley Davidson comme si j’étais un extra terrestre. Cigala (en Nissart) possede lui aussi de belles clues, celle du Riolan qui sont un peu plus accessibles pour le piètre marcheur que je suis …. 

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 Direction Peirafuec toujours en Nissart ! Pierrefeu, Pietra Ignaria, est un ancien poste romain, maillon de la chaîne qui servait à transmettre les messages par signaux depuis l'Ecosse jusqu'à Rome. A l'époque de César, 70 ans avant JC, la télégraphie était d'usage fréquent chez les Romains. Ils établissaient partout où s'étendaient leurs conquêtes, un système de communication rapide, qui favorisait singulièrement l'exercice de leur autorité sur les peuples soumis à leur domination. Comme la plupart des villages du moyen et du haut pays Niçois, Pierrefeu fut atteint, dès le début du XXème siècle par le phénomène de dépeuplement : les populations qui, depuis le Moyen Age, avaient vécu groupées dans le Vieux Village, commencèrent à descendre habiter le long des pentes, à proximité des routes, des terres les plus fertiles et de l'eau. Quelques familles niçoises vinrent s’y réfugier durant la seconde guerre mondiale.

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La renaissance du village commença à la fin de la guerre. Le progrès, la démocratisation de l'automobile et l'amélioration des routes facilita le renouveau. Je décide donc de monter au vieux village par une route sinueuse et étroite. C’est ici qu’habite un oncle à Soso.Je m’arrête quelques instant pour me rafraichir à la fontaine du village et laisser reposer ma moto car la température est à son plus haut niveau. Même ici en altitude la chaleur est forte…

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Je redescends sur Roquesteron de Grasse en franchissant le pont qui traverse la rivière Estéron. Dominé par son église perchée, le petit village de Roquestéron-Grasse semble s'accrocher à son rocher depuis la nuit des temps. Les curieux se demanderont peut-être d'où vient ce nom de Roquestéron-Grasse, qui n'est séparé que par la rivière Estéron du village voisin de Roquesteron. Il faut savoir qu'à l’époque romaine, le village se dressait sur le rocher escarpé surplombant la rivière. Au Moyen-âge, l’ancien "castrum de Rocca Stérone" est fief des Grimaldi de Beuil. C'est à la fin du 15ème siècle que le village descend du rocher pour s’implanter sur les deux rives de l’Estéron. Quand, en 1760, le traité de Turin déplace la frontière entre les royaumes de France et de Sardaigne, sur le lit de l’Esteron, La Rocca sterone est divisée en deux : la Rocca Sarde à l’Est, qui s’appellera ensuite Roquesteron-Puget, puis Roquesteron, et la Roque en Prouvença à l’Ouest, qui se nommera ensuite Roquestéron-Grasse.

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Pour finir ma visite en restant dans le passé, je rentre vers Nice en empruntant la rive droite de l'Estéron par Conségudes, Les Ferres et Bouyon, trois communes qui firent partie, comme Roquestéron-Grasse, de l'ancien Comté de Nice tout en faisant un petit détour par Gilette qui est le village le plus important de la vallée de l’Esteron et qui possede donc un bar qui m’attendait avec une bière bien fraiche…


                   DIAPORAMA DE LA BALADE 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 21:58

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La Riviera des Fleurs (riviera dei fiori) s'étire le long du littoral italien de Vintimille à Sanremo. Riviera est le nom donné à la région côtière de la Mer Ligure depuis la côte d'Azur jusqu'au-delà de La Spezia en Italie. Le nom italien de riviera est issu du génois, langue ligure, qui veut dire rivage.

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 Une partie de la Riviera  (cote d’azur) est située dans le département des Alpes-Maritimes de Theoule à Menton mais la plus grande partie est italienne, dans la région Ligurie de Vintimille au cinque terra paysage exceptionnel de beauté.
En 1997, l’Unesco a inscrit la partie orientale de la Riviera italienne (Portofino,Cinque Terre, Porto vénère et l'île de Palmaria) sur sa liste du patrimoine mondial comme paysage culturel.

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  Un climat toujours printanier qui ne semble pas connaître la ronde des saisons. Oliviers, vignes et agrumes dominent le paysage des collines et s'alternent aux cultures des fleurs, témoignages du travail de l'homme et d'une civilisation désormais millénaire qui sut transformer la physionomie du territoire. La provincia d’Impéria est la petite sœur parfaite du département des Alpes Maritimes, le prolongement historique de l’ancien comté de Nice.

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 Des plages de sable très fin ou de galets et d’étonnantes falaises s’y alternent. Le long de la côte se trouvent des localités touristiques (Bordighera, cervo, camogli), connues pour leurs attractions mais surtout pour leur eau cristalline. La côte se distingue par son climat doux, par ses équipements touristiques et par ses structures d’accueil en tout genre. Sa cuisine peut être définie comme la cuisine la plus méditerranéenne parmi celles italiennes, une alchimie gastronomique entre la piémontaise et la ligure en fait la meilleure cuisine du pays. Son climat, comparable à celui des grandes îles (Sardaigne, Sicile), crée en effet les conditions idéales pour la culture des vignes, des oliviers, des céréales, des légumes secs, des légumes verts, des fruits, et des arômes qui sont à la base de la cuisine locale. Comme sa sœur Niçoise avec le massif du Mercantour, la Ligurie d’Imperia fait face au massif de l’Argentera.

Mai-2010-0019.JPGSurnommée terre des couleurs, Sanremo en est la capitale avec ses jardins fleuris riches en espèces exotiques, et ses nombreuses exploitations horticoles. San Remo est à l’italian Riviera ce que Cannes est à la French Riviera, une ville à la réputation internationale.
La Riviera dei fiori est un peu le prolongement du comté de Nice, celle-ci faisant parti à l’origine de la même province romaine.

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San Remo  (on peut l’écrire des deux manières) est une ville touristique, connue pour la culture des fleurs et son corso fleuri (organisé par Ricardo Giordano, tiens ? un pote) , pour son festival de la chanson italienne de réputation mondiale, son rallye automobile, sa course cycliste Milan-San Remo et son casino qui est l’un des quatre casinos que possède l’Italie.

Mai-2010-0036.JPGC'est peut-être la ville balnéaire la plus connue de la Rivièra des Fleurs. C'est un endroit élégant et mondain réputé pour être le plus grand centre des fleurs d'Italie. Pendant toute l'année il y a un microclimat très agréable. Les promenades sous les palmiers ont attiré beaucoup de célébrités.

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  Mais, en plein cœur de San Remo  se trouve un quartier mystérieux, hors du temps, La Pigna est le vieux centre historique de la ville, connu pour ses ruelles tortueuses, ses jeux de lumière avec les rayons du soleil qui se glissent au milieu des bâtiments en pierres anciennes, et son ambiance tout à fait particulière. Passer par San Remo sans y faire une halte serait un sacrilège, on s'y sent loin du monde entier, à l'abri de tout... Un vrai havre de paix.

Mai-2010-0048.JPGLa Pigna est le cœur de Sanremo, la ville ancienne. La città vecchia se découvre à pied, à partir de la piazza Santo Stefano ou l’on gare nos motos jusqu’ au sanctuaire de la Madonna della Costa, le principal bâtiment religieux de la vieille ville. Pigna, vient du rassemblement de son quartier autour de la colline, tout comme les écailles d'un cône de pin. La Pigna est comme accrochée aux parois d'un promontoire dominé par l'église de la Madone de la cote. Le panorama va de Hyères (France) à Albenga (Italie), il est possible de voir la Corse par temps clair.

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 Les troupes napoléoniennes occupèrent la ville en 1794. Jusqu'en 1814, ce fut le chef-lieu d'un arrondissement du premier département français des Alpes-Maritimes, créé en 1805 et qui remplaçait celui de Monaco. Après la Restauration de la Maison de Savoie en 1814, San Remo devient une annexe du Royaume de Sardaigne et dépend à nouveau du ressort du Sénat de Nice et de son comté jusqu’en 1848.

large_San-Remo-1280x1024-1_1d6d6d.jpgL'ancien cœur de Sanremo, regorge de souvenirs et d'histoire, ce quartier médiéval accroché à flanc de colline, construite en cercles concentriques (fait de vieilles maisons, rues, trottoirs, places tranquilles, les escaliers et d'arcs) avait été conçu pour rendre inaccessible à l'attaque par des pirates, qui a menacé dans le passé pendant une longue période, les populations de la côte.

Mai-2010-0069-copie-1.JPGFaire une balade en moto sur cette partie de la province, c’est le plaisir d’humer dans nos narines toutes les odeurs olfactives de cette cote. L’odeur de la bonne huile d’olive des que vous grimpez dans l’arrière pays ou bien l’odeur de la rose quand vous longez son littoral et ses palmeraies.

 Riviera dei Fiori bello, meraviglioso .... Italia Io amo italia ! alla prossima

 

                 DIAPORAMA DE LA PROMENADE


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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 22:55

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Il est 11h30, tous les regards sont braqués vers le firmament, vers l’une des plus belles baies du monde « la baie des Anges ». Puis tout d’un coup, les voila qui surgissent à l’horizon, venus de nulle part, trouant l’azur, zébrant le ciel pur de la cote d’azur.

Mai-2010-0123.JPGIls caracolent, ils font les fous et ils me rendent fous avec mon appareil photo qui tente d’attraper au vol ces instants magiques. Des prouesses aériennes foudroyantes, des figures plus audacieuses les unes que les autres, des tonneaux simultanés devant une foule enthousiaste. Le tout en parfaite synchronisation. Bravo les gars ! Pas tout à fait « les gars » et vous allez comprendre pourquoi...

Mai-2010-0186.JPGPuis la formation resserre les rangs, fait mine de plonger dans la mer Ligure avant de prendre la forme d’un concorde qui pique du nez. Ce fameux nez du supersonique ! Quelques instants après, c’est un palmier qui prend forme, les avions se croisent, se recroisent à distance très rapprochée.

Mai-2010-0187.JPGC’est peut-être cela qui s’appelle défier le destin ? Je tremble pour eux. Je suis entre le désir de ne manquer aucune photo et celui de quitter mon appareil pour apprécier ce spectacle ahurissant. Avant de rejoindre l’aéroport, les Alphajet n’oublient pas de dessiner dans le ciel un grand cœur.

Mai-2010-0223.JPGMais une autre épreuve attend nos chevaliers célestes ! Celui de venir au milieu de leurs admirateurs et prendre un bain de foule. Et la, oh surprise ! J’aperçois en tenu de chevalier du ciel, une jolie blonde commandant de son état qui dirige cette équipe de pilotes de main de maitre ou de maitresse …. C’est comme vous voulez ! Sauf que c’est une blonde avec une maitrise exceptionnelle, une super woman du manche (j’en vois avec l’esprit tordu déjà …)

Mai-2010-0238.JPGPendant les fins de passages acrobatiques, j’avais zoomer sur quelques demoiselles qui admiraient comme moi les prouesses de la patrouille (je sais c’est dur de résister). Mais la ! Une belle pilote à ma portée, c’est fabuleux ! Comment l’aborder avec tout ce monde ? Se faufiler dans cette foule en délire, ca va être de l’acrobatie ! Ok moins risqué que ce qu’elle vient de faire …. Trop tard, elle part avec ses collègues pour la réception dinatoire dans les jardins Albert 1er. Je me précipite ! En vain peut-être, puis au dernier moment avant qu’elle ne franchisse la porte, je lui crie : Mon commandant, svp pour un ancien de la BA124.

Mai-2010-0309-copie-1.JPGElle se retourne puis me dit « tu es un ancien de Strasbourg Entzheim ? » Me voila maintenant à l’intérieur de la réception et je peux avoir les autographes de toute la patrouille tout en sirotant un apéro.

Le commandant Virginie Guyot 35ans est la première femme pilote de la PAF.
Cette pilote de chasse est la première femme à voler au sein de cette formation acrobatique de l'Armée de l'air.

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Virginie Guyot, issue de l'Ecole de l'air, a près de 1500 heures de vol à son actif. Elle vole sur Mirage F1 CR, à Reims, et a effectué deux missions en Afghanistan, dont l'une récemment à partir de Kandahar.
Après six mois d'entraînement d'hiver, elle a gardé la même allure menue, presque fragile, les cheveux longs et toute sa sensibilité. Sa voix se charge même d'une sonorité particulière mêlant fierté et admiration.

Mai-2010-0192.JPGPour la première fois dans l’histoire de la Patrouille de France, une femme pilote de chasse a intégré pour la saison de meeting 2010 la prestigieuse formation acrobatique, unité de prestige créée pour porter haut, partout dans le monde, les couleurs de la France et le savoir-faire des pilotes de l’Armée de l’air.

Mai-2010-0145-copie-1.JPGPilote de combat confirmé et chef de patrouille, commandant d’escadrille, Virginie  à été tout d’abord « charognard » la première année, autrement dit placé en deuxième position derrière le leader avant de devenir à son tour leader en cette année 2010.
Le commandant Guyot, breveté pilote de chasse en 2001, affecté sur la Base aérienne 112 de Reims au sein de l’Escadron de reconnaissance 02.033 « Savoie » en juin 2002, vole actuellement sur Mirage F1 CR. Après avoir été détachée au Tchad début 2004 dans le cadre de l’opération « Epervier », elle a effectué deux détachements en Afghanistan, le second d’octobre à décembre 2007 sur la base aérienne de l’Otan de Kandahar dans le cadre de l’opération « Héraclès ».

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Créé sur la Base aérienne 112 de Reims en 1953 au sein de la 3e Escadre de chasse alors équipée de Republic F-84G, la Patrouille de France compte aujourd’hui neuf Alphajet, biréacteurs d’entraînement dont le fuselage est peint des trois couleurs nationales.

Mai-2010-0203.JPGMariée et mère d’un enfant, Virginie Guyot, décorée de la croix de la Valeur militaire le 8 février dernier, est en outre titulaire de la médaille de la reconnaissance de la Nation, de la médaille d’outre-mer agrafe « Tchad », de la médaille commémorative française agrafe « Afghanistan » et de la médaille d’argent de la Défense nationale.
Elle totalise à ce jour plus de mille cinq cents heures de vol et soixante-seize missions de guerre.

Mai-2010-0198.JPGConcentration, précision, nerfs d’acier. Pas de doute, le commandant Virginie Guyot est à la hauteur. C’est la première femme à rejoindre cette unité d’élite. Aux manettes, il y a la crème des pilotes, évoluant à 2 mètres les uns des autres à plus de 600 km/h et se croisant comme des balles de pistolet. Dès l’enfance, virginie se sent pousser des ailes. Baptême de l’air à 12 ans, classes préparatoires maths sup et maths spé, brevet de pilote de chasse.


Mai-2010-0160.JPG Ses amis l’appellent parfois « Athos 4 », jamais « Charognard » qui ne sied pas à une femme. Brevetée à 24 ans après l’Ecole d’aviation de chasse de Tours, elle commande, à 30 ans, en 2007, les dix pilotes de l’escadrille 2/33 Savoie. Missions de reconnaissance tactiques, photos aériennes et appuis des troupes au sol au Tchad, au Tadjikistan et en Afghanistan.

Mai-2010-0191.JPGLa première année est très difficile. C’est une remise en question totale de la façon de piloter, comme si mes heures de vol sur Mirage valaient zéro explique Virginie.  Les huit pilotes évoluent à 2 ou 3 mètres les uns des autres, à 600 km/h. « Du sol, poursuit-elle, on a l’impression que c’est gracieux. Mais on est à 200 % quand on part en boucle, on prend alors trois fois le poids de son corps...

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L’indicatif « Athos » est un code qui s’inspire de la devise des mousquetaires : « Un pour tous, tous pour un. » Et c’est volontaire. « Cette vie à neuf, les huit pilotes et le remplaçant, est formidable, dit-elle. On fait tout ensemble, dès le matin à 8 heures. Entraînement musculaire, briefing, premier vol d’entraînement à 9 heures, débriefing, casse-croûte. Re-briefing. Deuxième vol à 12 h 30. Déjeuner, débriefing puis sport.

Mai-2010-0184.JPGEn 2011, après son année comme commandant de la patrouille, Virginie Guyot intégrera peut-être l’état-major et retrouvera d’autres missions. Elle a déjà été « Epervier » au Tchad en 2004, pour la reconnaissance des camps de réfugiés du Darfour, le long de la frontière soudanaise, puis « Serpentaire » en 2008 au Tadjikistan et en Afghanistan. « Il s’agit de démonstrations de force, raconte-t-elle. On vole très bas et très vite. »

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Elle ne dit pas si elle a déjà tiré. On intervient quand des troupes amies se font prendre à partie. On est appelés par elles, on les a en contact radio, elles nous guident sur une cible. Si l’on est là, c’est la dernière mesure. Les troupes terrestres risquent leur vie et, à ce moment-là, nous aussi nous sommes des cibles. 

Mai-2010-0330.JPGVirginie Guyot est l’une des quinze femmes pilotes de chasse sur quelque 500 pilotes de l’armée de l’air. « C’est une armée très ouverte d’esprit, à la pointe de la technologie et du social, qui compte 18 % de femmes. »
Bon ! Maintenant, je vous quitte, car je suis en charmante compagnie, puis j’ai quelques verrines, amuse bouches et un kir royal framboise à déguster ……. Ca a servi d’être à la BA124 hein !

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DIAPORAMA DE LA PATROUILLE DE FRANCE


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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:31

Mai-2010-0002-copie-1.JPGmémorial coluche à Opio

 

Bien sur je plaisante !! J’adore mon beau frère et ma belle sœur ainsi que le frangin à Soso bien sur !! (Il ne faut pas faire de jaloux)
Je passe par Opio, comme cela, je vous fais voir le petit mémorial à Coluche, ensuite je franchis le village de Gourdon qui est classé dans « les plus beaux villages de France ». J’avais emmené Mamiekéké la Marseillaise dans ce superbe village. Si vous voulez le voir, vous n’avez qu’à cliquer sur  « Gourdon » car lors de mon passage le nid d’aigle etait dans le brouillard, ce qui n’est pas fait pour me rassurer, car je grimpe encore plus haut …

Mai-2010-0008.JPGvillage et eglise abandonné sur la route de greolieres


Situé sur la D603 à 25km de Grasse, 10km après Gourdon et à 8km de Gréolières. Le Village de Cipières est construit sur un promontoire à 750 m d’altitude, adossé au Gros Pounch, surplombant la vallée du Loup et faisant face au Massif du Cheiron et à la station de ski de Gréolières les neiges.

Mai-2010-0018.JPGla route des gorges du Loup


Le territoire, traversé par le GR 4, s’étire depuis les rives du Loup jusqu’au Plateau de Calern à 1400 m d’altitude, plateau karstique bordé par l’Observatoire de la Côte d’Azur au-dessus de Caussols. Les deux communes étaient historiquement liées à l’époque moyenâgeuse.

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Cipières a été tour à tour, possession du Comte de Provence au XIII ème siècle, puis à celle de Romée de Villeneuve (mon article sur les truffes) puis de Raibaude de Caussols (mon article). Devenu baronnie, il fut vendu en 1510 à Renée de Savoie Comte de Tende dans l'ancien comté de Nice.

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Tourné vers l’élevage ovin, réputé pour la culture du blé, des lentilles et des pois chiches, Cipières a longtemps été l’un des greniers approvisionnant la région Grassoise. De nombreuses aires de battage (cirques) sont encore visibles dans le village ou la campagne environnante. Les terrasses autrefois cultivées avec l’aide des chevaux, ainsi que les pierriers appelés « clapiers » (pierres extraites des champs) démontrent l’acharnement des générations passées à domestiquer et façonner cette terre rude.

Mai-2010-0044.JPGLa route des rocheuses Francaises

 

Tout au long des chemins et au détour d’un mur ou d’un champ surgissent des cabanes de pierres que nous appelons « Bories » mais le plus souvent du patois local, des « casamates », la commune en compte prés d’une centaine.

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  rochers aux formes bizarres. enfin,on apercoit la civilisation 

  

La végétation méditerranéenne sauvage et odorante accompagne le promeneur à chaque pas. Le thym puis les genets à la fin du printemps. L’été, le bleu des lavandes sauvages illumine les plateaux et les flancs  des collines. Puis viennent la sauge sclarée, la sarriette (pebre d’ail) et l’immortelle, sans compter de nombreuses variétés d’orchidées sauvages. Les endroits de la rare hysope sont connus des seuls villageois. Soso vient chercher le Surreau entre autre pour faire sa confiture.
La lavande et la sauge sclarée sauvage et même cultivées étaient distillées sur place pour la parfumerie de Grasse.

Mai-2010-0115-copie-1.JPGle village medieval de Cipieres et son chateau


L’élevage reste la principale activité économique du village, ainsi que la commercialisation de ses produits, viande, fromages, volailles, apiculture, et depuis quelques années de nouvelles plantations de lavande et une toute jeune plantation de crocus a safran. L’artisanat, avec un atelier de poterie et une fabrique de bougies.

Mai-2010-0052.JPGUn pont sur la riviere Loup


Dans les rues du village, on peut contempler de nombreuses portes anciennes mises en valeur par de magnifiques linteaux et encadrements en pierres taillées, ainsi que des passages, appelés « loges », sous les maisons allant d’une rue à une autre.
Cipières possède un château qui a appartenu à un moment donné à un pote biker, on avait donc eu le privilège de le visiter dans ses moindres recoins.

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  Cette Baronnie appartenu à l’oncle du roi de France François 1er, le duc René de Savoie dont la brouille avec ce terrible roi fut l’un des épisodes de l’histoire du Comté de Nice et de son siège ou se distingua Catherine Segurane.  Le château est classé monument historique et il est transformé maintenant en une résidence hôtelière.

Mai-2010-0094.JPGCelia decouvre "charlotte" la Laie femelle du sanglier


La route qui mène à Cipières est spectaculaire. Les personnes sujettent au vertige ne regarderont pas par la fenêtre de leur voiture, celle-ci rase souvent le précipice… Nous passons plusieurs tunnels naturels le long de cette route. Le matin à l'aube ou bien le soir au coucher du soleil , il n'est pas rare de voir traverser , chevreuils, biches ou cerfs qui sont nombreux sur la commune.
Pas très loin de Cipieres se trouve la réserve biologique du haut Thorenc avec ses troupeaux de Bisons et ses chevaux préhistoriques, le Cheval de Przewalski . Mais je vous en parlerai dans un prochain article, je compte  bien visiter cette merveille de la nature à l’état brut.

Mai-2010-0080.JPGCelia 17 mois fait du quad electrique toute seule ...


Le village a souvent été pris par des réalisateurs de films pour sa ressemblance avec les villages Corses de Montagne. Il a notamment étè tourné un "remake" des Freres Corses d'Alexandre Dumas avec Geraldine Chaplin et Olivia Hussey  en 1985 et bien sur la population locale servit pour la figuration, ce qui fut le cas de toute la famille de mon beau frere et de ma belle soeur qui ont gardé de bons souvenirs de Geraldine....  Parce que dans ce village , les " Molineri " y habitent depuis des generations en generations et ils sont presque devenus une institution...

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Alors, qu’est ce que vous en pensez ? Les corbeaux ont-ils raison de voler sur le dos ………


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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 17:34

Mai-2010-0070.JPG L’État français à la fin des années 1930 soumet à Jean Zay, ministre de l’Instruction publique et des Beaux-arts, l'idée d'un festival international de cinéma en France.
Zay est fortement intéressé par la proposition, encouragé dans ce sens par les Américains et les Britanniques. Plusieurs villes sont alors candidates, notamment Vichy et Biarritz, mais c'est Cannes la resplendissante station balnéaire de la cote d'azur qui remporta les suffrages haut la main.

Mai-2010-0064-copie-1.JPGEn juin 1939, Louis Lumière accepte d'être le président de la première édition du Festival et le peintre Cannois Jean-Gabriel Domergue créera la première affiche du  Festival, qui est d'ailleurs devenue un trésor de l'art moderne et de collection.
Dés la première édition  les vedettes commencent à affluer, la Metro-Goldwyn-Mayer affrète un paquebot transatlantique pour amener les stars et le gratin d'Hollywood comme Tyrone Power ou Gary Cooper. Mais le jour de l'ouverture officielle, les troupes allemandes pénètrent en Pologne mettant du même coup fin à cette première édition d'un Festival mort-né et le 3 septembre 1939, c'est la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne.

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sculpture de Rabarama bronze et aluminium

 

Il faudra attendre en 1946 pour voir la première véritable édition de celui qui deviendra un peu plus tard, le plus grand festival du cinéma de tous les temps.
Dés 1947 on fera construire sur l'initiative du maire de l'époque le premier palais des festivals appelé aussi le "palais croisette" et c'est à partir de 1955 que sera crée la célèbre palme d'or qui consacre le meilleur film  décerné par un jury. Cannes s'impose tout de suite comme la grand-messe du cinéma mondial. Les plus grands cinéastes y présentent leurs œuvres majeures : Roberto Rossellini, Federico Fellini, Ingmar Bergman, Elia Kazan, Vittorio de Sica, Andrzej Wajda, Luis Buñuel ou encore Akira Kurosawa en font une légende à tout jamais.

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sculpture de Rabarama ou Paola Epifani

 

A partir des années 60 se développent parallèlement au festival du film d'autres concours intermédiaire comme la Semaine Internationale de la Critique ou encore la quinzaine des réalisateurs. Le festival devient une énorme industrie populaire et médiatique. C'est aussi à la fin des années 60 que je commence à véritablement connaitre le festival en y participant à chacune de ses représentations pendant une bonne décennie.

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Ses oeuvres ont des tatouages comme des puzzles sur le corps

 

A cette époque la, on n’avait pas besoin d'accréditation ou de laisser passer, il suffisait de connaitre un membre de la sécurité ou un organisateur local pour rentrer à l'intérieur du palais et voir tous les films que l'on désirait. Etant un résident de la ville, ce n’était pas bien difficile pour moi. C'est comme cela que je me suis retrouvé à descendre les marches du palais en compagnie de Johnny Hallyday pour l'avant première de son film "j'ai tout donné" par François Reichenbach ou bien de siroter un cocktail allongé sur la terrasse du palais en compagnie de la fille de Raf Vallone.

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Bon passons ! Je ne vais pas vous énumérer les détails de mes "aventures religieuses" au cours du festival !!... Les artistes rencontrés à cette époque rempliraient vite mon article .... Enfin ! Beaucoup seront des starlettes de la plage du Carlton ! hi hi hi

Mai-2010-0096.JPGLa fin des années 60 et le début des années 70 étaient vraiment une période ou le festival avait une ambiance festive et l’on ne s’ennuyait jamais car encore à échelle humaine et presque familiale.  Comment ne pas se souvenir de ce  18 mai 1968 ou François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Lelouch, Claude Berri, Roman Polanski, Louis Malle et Jean-Pierre Léaud se mêlent au mouvement étudiant qui agite Cannes et son festival. Ou bien la mini tornade que provoquera le professeur choron arrivant sur une excalibur avec 3 matrones de plus de 120 kilos chacune habillé en SM. Un véritable raz de marée mais aussi une véritable ambiance….

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  Le grand changement se fera avec la construction du « Bunker » en 1983 celui-ci ne cessera de s’agrandir pour prendre peu à peu sur la mer, mais même avec l’arrivée de Canal + et de ses émissions en direct sur la croisette, l’ambiance ne sera jamais plus la même. Le festival est une énorme industrie cinématographique qui brasse des millions voire des milliards d’euros et il n’y a plus de place pour la fantaisie des années de la « beat génération ». Aujourd’hui les chiffres ont de quoi donner le vertige, pendant une quinzaine de jours, la ville de Cannes est entièrement chamboulée par le Festival.

Mai-2010-0019-copie-1.JPGLa Croisette est envahie par plus d’un demi-million de personnes en permanence et de  70 000  habitants, elle passe à 250 000 habitants. Plus de 4 500 journalistes couvrent l’événement, trois cents chaînes de télévision présentes sur places retransmettent l'évènement dans le monde entier, 1000 journaux de presse écrite, 200 agences de presse, 150 radios, il offre un aperçu de la production internationale actuelle en projetant plus de cinq milles films, du cinéma d'auteur aux grosses productions, il accueille cinq cents producteurs étrangères. Le Palais s’étend sur 45000m2, possède 28 salles de cinéma et il est déployé plusieurs dizaines d’hectares de chapiteaux le long de la croisette et de la plage. Le Palais des Festivals représente 16 000 emplois et les retombées économiques des congrès 900 millions d’euros.

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Depuis les 63 éditions du festival du film, la France n’a obtenu que 3 palmes d’or et la récompense pour le titre suprême est allé à : Claude Lelouch (avec Un homme et une femme) en 1966 à Maurice Pialat (avec Sous le soleil de Satan) en 1987, et plus récemment à Laurent Cantet (avec Entre les murs), Palme d'or en 2008.

Reste que même si nous ne retrouvons plus cette ambiance de liberté que l'on trouvait pendant les années 70, tout de suite après la psychédélique attitude ou bien la peace & love génération, on attend tout de même le premier scandale du nouveau millésime avec impatience et l'on se délecte du plus petit des débordements.

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  Paillettes, stars, bruits de couloirs mais aussi scandales et affaires diplomatiques… le Festival de Cannes est le lieu de toutes les attentions durant une quinzaine de jours à travers le monde. Grands événements ou petites anecdotes prennent parfois des dimensions démesurées, certains faits même ont bâti sa légende. De mémoire de festivalier, il n'est pas de Festival de Cannes digne de ce nom sans un ou deux petits scandales. Le festival de Cannes ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans son petit parfum de polémique coutumière. Films sifflés, réalisateurs entartés, starlettes à moitié dénudées sur les 24 marches gainées de rouge, bousculades et parties fines en tout genre. Mais le véritable scandale c’est que j’y suis depuis plus de cinquante ans sans rien débourser ! hi hi hi voici quelques moments choisis dans la cité du péché…

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  Le mythe Brigitte Bardot

 
Le Festival de Cannes de 1955 voit naître sa Palme d'or mais il voit aussi la naissance d'une star à la française, qui symbolise la femme libérée et le naturel. Brigitte Bardot n'a tourné que quelques films et ce n'est que l'année suivante que Roger Vadim l'immortalise dans « Et Dieu créa la femme ». Elle revient à Cannes seulement en 1967 ; longue attente car Brigitte Bardot estime que le Festival l'a lancée « par hasard, faute de grives », dira-t-elle à son retour. L'ascension de Brigitte Bardot, dont le point de départ a été le Festival, a participé au formidable développement du phénomène starlettes. Brigitte Bardot danse ivre sur une table un mambo endiablé. Pieds nus, cheveux en bataille, jupe largement ouverte sur ses cuisses, vêtements collés au corps, elle sera pour le Vatican l’incarnation du péché.

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 Mariage princier

 
En 1954, une jeune actrice américaine, Grace Kelly, vient sur la Côte d'Azur avec Cary Grant pour y tourner sous la direction d'Alfred Hitchcock. Elle participe au Festival de Cannes l'année suivante pour défendre « Une fille de province « (The Country girl) de George Seaton. Profitant de sa présence sur la Côte d'Azur, le journaliste Pierre Galante lui organise une rencontre avec le Prince Rainier de Monaco. Ils se marièrent le 22 avril 1956, la veille de l'ouverture du Festival de Cannes. La date de la manifestation a été choisie pour que toutes les personnalités présentes à la cérémonie monégasque puissent ensuite se rendre à Cannes.

 

Grèves de photographes
Le premier à déclencher une grève des photographes des marches du Palais est Paul Newman. En 1975, il est invité au Festival de Cannes et, après un voyage pénible, il refuse de poser pour les photographes. Le soir, lors de la célèbre montée des marches,  tous les journalistes déposent leur appareil à leurs pieds en signe de protestation. Paul Newman avoue plus tard « que c'est la plus grande leçon qu'on lui ait donnée. » Isabelle Adjani, en 1983, lors de la projection de L'Eté meurtrier, subira le même sort.

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Gérard Philipe dans le cœur des Cannois

 
Talentueux, jeune et séduisant…l'image de Gérard Philipe est à jamais gravée dans le cœur de ses admirateurs. Lors de l'édition de 1972, un hommage est rendu à cet enfant du pays par l'installation d'une plaque commémorative, avenue du Petit-Juas, devant l'immeuble où l'inoubliable Fanfan a passé son enfance. Ses trois participations au concours cannois ont d'ailleurs été couronnées de succès : Prix de la meilleure partition musicale du Festival de 1951 pour Juliette ou la clef des songes de Marcel Carné ; Prix de la mise en scène en 1952 pour Fanfan la Tulipe de Christian-Jaque et Prix spécial du Jury du FIF 1954 pour Monsieur Ripois (Knave of hearts) de René Clément.

 

1968 : Sous les salles de projection, la plage...
Le Festival s'ouvre en pleine période d'agitation soixante-huitarde. Après les étudiants, ce sont bientôt les réalisateurs et les jurés qui rejoignent les rangs des contestataires pour protester contre « l'Etat gaulliste ». Une manifestation est même organisée sur la Croisette, rendant impossible le déroulement du Festival, qui sera officiellement annulé le 19 mai. C'est donc sur la plage et non dans le Palais des Festivals que se sont retrouvés les festivaliers cette année-là.

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1991 : Une Madonne à Cannes

 
Le nombre des agents de sécurité est multiplié par dix. Et pour cause ! La diva de la pop et la reine de la provoc' vient fouler le tapis rouge du Festival pour la première fois, pour présenter un documentaire au titre plus que suggestif : In Bed with Madonna, qui retrace les événements de sa dernière tournée. Si le film est reparti sans aucune récompense, Madonna, elle, dans son léger ensemble blanc signé Jean-Paul Gaultier, est loin d'être passée inaperçue !

 

2005 : Cachez ce sein que je ne saurais voir

 

 Quoi de plus naturel que de porter une robe légère quand c'est déjà l'été sur la Croisette ? Mais pour Sophie Marceau, la légèreté l'a lâchée, puisqu'en pleine montée des marches, la bretelle de sa robe a craqué, pour laisser découvrir un sein que les photographes du monde entier ont tous tenu à immortaliser. Ô, seconde fatale ! A 40 ans, Sophie Marceau est aussi ravissante que dans 'La Boum', le charme de la maturité en plus. La rondeur de ce sein gauche que l'on ne saurait voir, à l'image de la beauté sculpturale de l'actrice française, est devenue, l'espace d'une seconde, la proie de tous les paparazzis présents au Festival. Cette vision charnelle n'aura pas tétanisé les photographes. A Cannes, la température est montée d'un cran…

0084.JPG  Les mythes sont nés à Cannes

 
Dès 1954, Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Rossana Podesta font tourner les têtes et ancrent le mythe de la beauté sensuelle italienne. La même année, Robert Mitchum se fait piéger lors d'une séance photo en serrant une starlette aux seins nus, Simone Silva. Trois ans après avoir craqué pour Marlon Brando dans "Viva Zapata", Cannes découvre James Dean dans "A l'est d'Eden" le film d'Elia Kazan
En marge de la compétition, des mythes se façonnent. En 1978, un culturiste, venu présenter dans l'indifférence générale un documentaire sur sa pratique, s'efforce d'attirer l'attention sur la plage en bombant les pectoraux. C’est Arnold Schwarzenegger.
En 2004, un an après le début de la guerre en Irak, le jury présidé par Quentin Tarantino attribue la Palme d'or à "Fahrenheit 9/11", une charge anti-Bush signée Michael Moore.
L'une des plus mémorables années à scandale de l'histoire de Cannes a lieu en 1960. Des rixes opposent les spectateurs conquis ou hostiles au récit déconstruit de "L'avventura" d'Antonioni, et des sifflets accueille la Palme d'or attribuée à "La dolce vita" de Fellini.
Nouveaux scandales en 1973 après les projections de "La grande bouffe" de Marco Ferreri et de "La maman et la putain" de Jean Eustache.

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En 1976, le très cru "Empire des sens" de Nagisa Oshima, découvert par la Quinzaine des réalisateurs, fait courir tous les festivaliers. Lady Diana vole la vedette à toutes les actrices à Cannes en 1987.
Orange Mécanique, film culte des années psychédéliques, qui met en scène un garçon hyper-violent.  Avec la description d’une ultra-violente gratuite sous-jacente à une violence d’état aussi absurde que destructrice, Kubrick choque, mais touche au cœur une génération d’ados en mal de révolte contre la société. 25 ans après Orange Mécanique, la violence de Tueurs Nés d’Oliver Stone, vient faire écho à la violence du film de Kubrick.
En 1972, le Dernier Tango à Paris de Bertolucci défraie la chronique à Cannes. On y voit un Marlon Brando, qui s’abandonne à une passion physique avec une jeune inconnue, utiliser du beurre pour sodomiser sa partenaire. Cannes toujours, l’année suivante, avec Jean-Pierre Léaud et Bernadette Laffont qui, dans La Maman et la Putain de Jean Eustache, déchaînent les passions. Ce film de 3h29, aujourd’hui considéré comme un chef-d’œuvre, traite de l’amour libre et parle de sexe d’une façon aussi crue que littéraire. La Grande Bouffe de Marco Ferreri acheva de conforter l’image décadente de la sélection française. On y voyait en effet quatre amis, Ugo Tognazzi, Michel Piccoli, Marcello Mastroianni et Philippe Noiret se suicider en ingérant quantité de nourriture et en laissant cours à une sexualité débridée. Ajoutons encore au crédit du festival « L’Empire des Sens » du japonais Oshima Nagisa en 1976, et Le Diable au Corps en 1986 de l’Italien Marco Bellocchio qui montre Marushka Detmers en pleine fellation.

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 Il faut attendre 1999 et Romance de Catherine Breillat pour voir le sexe échauder à nouveau les âmes sensibles. A travers l'histoire de son héroïne, jouée par Caroline Ducey, la réalisatrice revendique le droit à la jouissance des femmes.
Si le sexe choque les âmes sensibles, les thèmes religieux encouragent les extrémismes les plus radicaux. en 1988 lors de la sortie de La Dernière Tentation du Christ, adapté du très beau roman de Nikos Kazantzakis. L’évocation d’un Jésus tiraillé entre sa condition d’être humain et sa divinité. Puis le personnage de Larry Flint, joué par Woody Harrelson, crucifié avec un slip aux couleurs du drapeau américain.

La stripteaseuse et sulfureuse Dita von Teese animait l'an dernier la soirée Louis Vuitton. Dans une coupe de champagne de taille humaine, la brune fétichiste a fait trempette dans un bain de bulles en tenue d'Eve. So chic !

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Paris Hilton ne loupe décidemment aucune occasion pour se faire remarquer et exciter les paparazzis. Cette fois-ci la scène se passe à l’arrivée de la limousine en plein festival de Cannes. Paris Hilton est accompagnée de son nouveau petit ami au moment ou le chauffeur ouvre la portière pour laisser sortir la célèbre héritière et que des dizaines d’objectif se braque sur elle celle-ci exhibe sans aucun complexe son entrecuisse et laisse entrevoir sa petite culote rose pour le plus grand plaisir de ses fans.

Nombre sont ceux qui attendaient impatiemment que le comédien-réalisateur Vincent Gallo nous revienne avec un nouveau film. Brown Bunny est un film raté, narcissique, mais qui devient révolutionnaire l'espace d'une scène. L'héroïne de la fellation non simulée et  très explicite est jouée par Chloé Sevigny, l'égérie du cinéma indépendant new yorkais. Cette Année 2010 c'est le film "Hors la loi" qui dechainera toutes les passions. Autre epoque , autre philosophie .........

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                            DIAPORAMA FESTIVAL 2010


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Published by BIKER06 - dans FILMS CINEMA
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 16:26

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J’emprunte la 202 plus communément appelé la route de Grenoble, au quartier Saint Isidore, je m’arrête chez Patrick un pote qui roule lui aussi en moto custom. Après avoir pris un café chez lui, nous traversons le pont de la Manda à Carros pour se rendre sur la rive droite du var (le fleuve)et continuer notre route pour une première visite au lac du Broc.

Copie-de-DSC_0027.JPG les montagnes du Mercantour au bout du lac

  Le lac du Broc  était un peu éloigné de tout, je venais rarement m’y promener. J’avais presque parfois oublié son existence. Situé à l'extrémité de la plaine du Var. Cette ancienne gravière alimentée par la nappe phréatique de deux rivières adjacentes est situé en contrebas du Moyen et haut pays Niçois. Lieu privilégié des carpistes, les eaux du lac d'une limpidité et d'une pureté à en faire pâlir tout bon écologiste qui se respecte, héberge un large éventail de spécimens.

Copie-de-DSC_0041.JPGQue l'on soit pêcheur de carnassier, au coup, moucheur, carpistes ou autre, ce plan d'eau ne laisse pas indifférent. La population piscicole variée, abondante, est composée de truites, brochets, tanches, vairons, perches, gardons, ablettes, écrevisses, amours blancs, carpes koî, carpes (jusqu'à 25kg). Le lac est bordé d’une végétation méditerranéenne. Tu peux observer toutes sortes d'oiseaux, sternes, canards, grues ou aigrettes. C’est cette nappe du Var qui alimente en eau 600 000 habitants dans le département. D’un coté le canal de la siagne pour la zone Cannes-Grasse et de l'autre coté le bassin Niçois avec le lac du Broc,en montagne ce sont les nombreuses sources. Autant vous dire que nous n’avons pas de problèmes d’eau dans le département.

 

Copie-de-DSC_0053.JPGsur la route du village du broc

 

Nous continuons notre route qui nous emmène au 1er village perché du Broc, il est situé à 460 mètres au dessus du niveau de la mer, il domine les vallées du Var et de l’Esteron et il est surplombé par la montagne du Chiers. On est tout de suite  charmé par le murmure de ses nombreuses sources et fontaines, ses olivaies, ses forêts de chênes, de pins et ses figuiers qui commencent à faire de petites figues vertes. Sur le promontoire du village nous avons un panorama à couper le souffle. On aperçoit les villages sur leurs éperons rocheux comme celui de Gilette, Bonson ou encore la roquette sur var ou nous irons plus tard….

Copie-de-DSC_0105.JPG  en haut le village de bonson , en bas celui de plan du Var et du Chaudan

 

 La route nous  mène maintenant à Carros le vieux. Ce vieux village médiéval possède un château du XII° siècle qui est en parfait état, les petites ruelles en calade sont charmantes. Son nom veut dire « rocher » et  c’est la porte naturelle des Alpes. Il se trouve à moins de 20 kilomètres des plages. Nous faisons une petite halte déjeuner puis nous repartons bien vite pour grimper au village de la Roquette sur Var.

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  Ligures et romains ont occupé ce territoire. Au XIe siècle la population migre vers le rocher pour mieux se défendre en cas d’agression. Le village se développe, sur les rives du Var, grâce à son endiguement. L’époque du Moyen Âge a laissé des traces dans ce village : fontaines, portes massives, passages voûtés, lavoir. La Roquette-Saint-Martin devient La Roquette-sur-Var en 1867.

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le village de Carros , l'eglise et son chateau

 

La première mention du village de “ Rochetta ”, date de 1028. Cette “ Forteresse naturelle ”, a toujours été au carrefour de l’influence du Royaume de Sardaigne et de la France. Le destin de la Roquette-sur-Var est intimement lié à celui des grandes familles de Nice : les Ranulfi, les Lascaris, les Grimaldi, les Litti et tant d’autres en ont été les seigneurs successifs. Au cours des siècles, la commune, a tiré sa prospérité de la culture de l’olivier, de la vigne et des activités de contrebande favorisées par sa position de ville-frontière.

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la roquette sur var l'un des 110 villages du comté Niçois

 

Quand la Révolution française éclate en 1789, la Roquette-sur-Var est sous domination savoyarde. Dans les derniers mois de 1792, les soldats français entrent dans le comté de Nice : La Roquette devient pour un temps le théâtre de leurs affrontements avec les austro-sardes, avant que Napoléon ne déplace la frontière de l’Empire beaucoup plus loin vers l’Est. Mais, en 1815, la Roquette-sur-Var est de retour sous l’autorité du roi de Sardaigne.

Copie-de-DSC_0107.JPGPerché en nid d’aigle, de cet extraordinaire piton, le regard tour à tour plonge sur la vallée du var et de l'Esteron et embrasse le magnifique panorama des hauts massifs montagneux et des sommets du Parc du Mercantour toujours enneigé en ce début de moi de Mai. Au Sud, la Mer se dessine. On domine le vide tous les cotés.

Copie-de-DSC_0111.JPGEn face le Broc et son lac que nous avons vu le matin, au fond de la vallée, les Alpes dressent leur puissance et leur majesté sur les cimes à plus de 3000 mètres d’altitude (le Bego , le Gelas).

De cet extraordinaire belvedere, nous dominons le grand fleuve Niçois "le Var" qui serpente à travers la vallée. Au loin, les neiges des sommets du Mercantour et de l'argentera en Italie continuent encore d'etendre leurs parois blanches en ce mois de Mai. En regardant dans l'autre sens et à l'opposé des montagnes ,la mer accueille le fleuve. Les Alpes d'Azur font place à la Cote d'Azur....

Copie-de-DSC_0118.JPGSur le territoire de la commune, de belles terrasses complantées d'oliviers et de vignes. Quelques figuiers déposent ca et la une touche plus claire, tandis que les pins couronnent les hauteurs. On ne s’en lasse pas d’admirer cette vallée de la terrasse du village, pourtant nous devons continuer notre route et notre balade se terminera par les villages de Levens, Aspremont et Castagniers avant de redéposer mon pote chez lui au pied de sa vallée…..

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                       DIAPORAMA DE LA BALADE

 


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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 20:10

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En Camargue, très ancrés dans des traditions agricoles et pastorales, des hommes vouent à leurs chevaux, indispensables à leur survie et par une heureuse prédestination que l'élevage du taureau a maintenu jusqu'à nos jours, un véritable culte d'amour, plus vivace que jamais.

Mai-2010-0207.JPGC'est pourquoi, non loin du village du Cailar, village reconnu comme étant la capitale de la Bouvine, face aux immenses étangs de la petite Camargue, la mémoire locale rapporte qu'un cavalier, souhaitant rendre le plus beau des hommages à son compagnon, le fit enterrer droit, sellé, bridé, un trident à son côté, lui gardant pour l'éternité toute la fierté de sa race. Cette région immense, allant du Languedoc à la Provence, voue unanimement un soin et un respect indéfectibles à ce cheval Camargue.

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Le taureau quand à lui est incontestablement le roi de Camargue. Les grands troupeaux sont appelés "Manades" et sont élevés uniquement pour la course camarguaise. Le taureau, dans les arènes, est affronté par une dizaine de "razeteurs" qui vont tenter de lui ravir la cocarde attachée entre les cornes par des ficelles. Agressivité, brio, intelligence du combat vont en faire un dieu des arènes provençales et languedociennes. La course dure quinze minutes. Je rappelle que le taureau de race « Camargue » n’est jamais mis à mort, je tenais à le signaler car je suis opposé à la pratique barbare de la corrida.

Mai-2010-0071.JPGEnsuite le taureau rentrera à la manade et ne fera une autre course que deux ou trois semaines plus tard. Les cocardiers (c'est ainsi que l'on nomme les taureaux vedettes) courent environ six ou sept fois par an. A la fin de leur carrière, vers quatorze ou quinze ans, ils passeront une retraite paisible dans la manade. A leur mort, ils seront enterrés debout, la tête tournée vers la mer, avec stelles ou statues à leur effigie. Les grands cocardiers ne perdent jamais leur notoriété et toute la Camargue rêve encore des exploits du "Provence" ou du "Sanglier".

Mai-2010-0287.JPGLe métier de Manadier est un métier de passion. Que d'heures passées dans l'ombre pour soigner les bêtes, les sauver de l'eau, garder "à bâton planté" par tous les temps pour les faire manger. C'est une vie rude, dangereuse, impécunieuse, dont la récompense sera peut-être après de longues années ". Le Taureau" qui deviendra célèbre et qui fera briller la devise de la manade. Quelques "Carmen" pendant une course vous font battre le cœur et vous mettent les larmes aux yeux. Les manades sont le garant des espaces naturels en Camargue. La Jeunesse Camarguaise  aime passionnément les traditions taurines. Tous les enfants rêvent d'être gardians ou razeteurs et les jeunes filles, portant avec grâce le ruban pour la « festo vierginenco », se voient un jour reine d'Arles. Le Fe Di Biou est dans le cœur des Camarguais.

Mai-2010-0261.JPGLa Camargue, c’est aussi l’assurance de partager l'intimité de la faune sauvage dans un milieu naturel et dans cet environnement si particulier : marais, étang, roselières, pelouses, sansouïres, roubines... la diversité d'habitats favorise la présence d'un grand nombre d'espèces d'oiseaux, sédentaires ou migrateurs. Vous pouvez observer des milliers de flamants roses, hérons, cigognes, aigrettes, sarcelles, rapaces, passereaux et autres petits échassiers.

Mai-2010-0267.JPGC’est la magie d’un pays aux espaces naturels préservés, sanctuaire fragile d’une faune et d’une flore exceptionnelle. Castors ,genettes et loutres sont également bien représentées. Les insectes sont l'une des composantes essentielles de la Camargue du fait du rôle prépondérant qu'ils jouent au sein des chaînes alimentaires. Les Chironomes (à ne pas confondre avec les moustiques), qui forment d'épaisses colonnes noires au-dessus de la végétation les soirs d'été, sont de petits diptères dont le rôle est capital, aussi bien au stade de larves (consommées par les poissons, les oiseaux) qu'au stade adulte (consommé par les oiseaux, les chauves-souris).

Mai-2010-0215.JPGParmi les insectes piqueurs, le Moustique, tient largement la vedette et est particulièrement redoutable pour les hommes et le bétail pendant les trois mois printaniers. C’est le seul inconvénient de la Camargue. On s’en est largement aperçu lors de notre arrêt au château d’Avignon sur la route des Saintes. Un marseillais vous direz qu’à cet endroit les moustiques sont aussi gros que des dragons.

Mai-2010-0293.JPGPour notre retour en terre Niçoise, nous décidons de passer par Fontvieille et les Baux de Provence. On ne se lasse jamais de faire une halte dans ce village considéré comme l’un des plus beaux de France, surtout que celui-ci n’est pas encore occupé par les hordes de touristes venant du monde entier pour visiter cet éperon rocheux. Car ce sont plus d’un million et demi de visiteurs qui font le déplacement chaque année pour voir cette merveille situé sur les contreforts de la chaine des Alpilles.

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  Cette place-forte médiévale a connu une histoire militaire mouvementée et si vous voulez en connaître l’histoire, je vous suggère d’aller la découvrir sur le site officiel de la commune. La seule chose que je peux vous dire, c’est que la famille Grimaldi de Monaco  possède toujours la réjouissance des lieux au titre de « marquis des Baux » dont Albert II bénéficie dans ses nombreux titres de noblesse. Nous continuerons notre route jusqu'à Salon de Provence avant de rentrer définitivement  dans notre comté Nissart ou l’on se sent finalement en vacance toute l’année ……

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DIAPORAMA DE LA FAUNE CAMARGUAISE ET DU VILLAGE DES BAUX

 



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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 15:01

Mai-2010-0002.JPG On pénètre en "terra incognita" sur un territoire qui ne ressemble à aucun autre. Même ceux qui habitent sur Arles, Tarascon ou Beaucaire, à seulement quelques dizaines de kilomètres viennent rechercher le dépaysement le temps d'une après midi. Un lieu hors du temps, de l'espace. Nous sommes ici en Camargue, un territoire authentique et préservé, fier de ses traditions, un véritable esprit camarguais subsiste, le seul qui reste encore en Provence et que je respecte, car même si les habitants de cette région vivent du tourisme (comment le reprocher à l'heure actuelle), ils n'ont pas oublié leurs coutumes ancestrales et c'est cela qui fait la différence avec le reste de l'Occitanie.

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à 50 metres de l'hotel

 

Même si Niçois et provençaux, nous n'avons pas toujours été d'accord, pour moi les camarguais sont attachants et méritent tous nos compliments pour avoir fait perdurer leurs traditions et leurs coutumes et cela à le mérite de le mettre à l'honneur. Le camarguais est fier et il aime son pays comme le basque, le Breton, le Corse ou le Niçois. Il entretient son identité car il sait que c’est sa force pour ne pas sombrer dans l’oubli culturel que voudraient nous imposer les dirigeants de la mondialisation.

Mai-2010-0337.JPGAujourd’hui la vie moderne a isolé les hommes et l’on ne connaît même plus ses proches voisins. En Camargue, on peut constater qu’il y a toujours une formidable mobilisation de la jeunesse qui refuse résolument de perdre son identité et les valeurs de son terroir. Que tu t’appelles Chico ou Paco, que tu t’appelles joseph ou Raymond, que tu sois Gitan ou provençal, tu es avant tout un camarguais ….

Mai-2010-0093.JPGNous prenons nos quartiers à l’hôtel les Palmiers aux saintes Marie de la Mer, un hôtel que je vous conseille vivement, car non seulement les patrons sont sympathiques et tiennent leur affaire en famille, mais celui-ci se trouve dans une rue très calme  à seulement 60 mètres de la mer. Une cour fermée accueille nos motos en toute sécurité. Si les chambres sont petites et simples avec douche et  TV, elles sont très propres et c’est bien l’essentiel pour juste y dormir. Le petit déjeuner quand à lui est remarquable. Pour 60€ la nuit tout compris et par couple, pas besoin d’aller sur Arles et ses chaines hôtelières impersonnelles. Nous sommes maintenant prêts pour la balade….

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le chemin de la digue de la mer

 

Il est un pays presque désertique appelé la Camargue, où vivent encore des troupeaux de chevaux sauvages.
Cette zone humide d’importance exceptionnelle, se situe au bord de la Méditerranée, à l’intérieur du delta du Rhône, entre les 2 bras du fleuve. C’est un peu notre delta du Mississipi et nos Everglades à nous Français, en plus petit bien sur par rapport à l’étendue Américaine ! Pour trouver la même situation en Europe que la Camargue, il faut aller sur le delta du Danube et la mer Noire, les deux régions restent les plus importantes en écosystème du continent Europeen.

Mai-2010-0112.JPGLa Camargue est un espace terrestre de 145.300 ha. L'occupation est antérieure à celle des Romains. Les Grecs et les Ligures ont colonisé les lieux bien avant. C'est également un domaine d'élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz (riziculture) et d'exploitation du sel (marais salant).

Mai-2010-0343.JPGLes Saintes Maries de la Mer


Cette pittoresque petite cité est très animée, elle est célèbre pour le pèlerinage que le peuple gitan effectue chaque année en dévotion à Sainte Sarah la « Vierge noire ». La lumière des petites maisons blanches depuis la promenade de bord de mer s’admire à la terrasse du café ou l’on arrête le temps pour contempler ce décor de rêve. Ici c’est un véritable art de vivre comme seul le sud vous le procure …. On ne peut manquer de reconnaître l’étonnante église des Saintes Marie de la Mer qui vous rappellera par moment celle que l’on voit dans les paysages mexicains grâce à ses clochers multiples.

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passage de guardians dans le centre ville

 

Son édification se fera au IXe, il s’agit d’une véritable forteresse car les pirates sévissaient sur la cote et il fallait se défendre contre les invasions. Le toit est entouré d’un chemin de ronde avec créneaux et mâchicoulis et servit de tour de guet. Les murs de l’église sont percés de meurtrières ce qui en fait une église particulièrement étonnante …

Mai-2010-0009.JPGGrace aux produits de la mer (tellines, poissons, anguilles, crabes…) et à ceux du terroir (riz, fleur de sel, taureau…) les chefs saintois ont pu développer une gastronomie locale haute en couleur et en gout. Mais attention ! Nous sommes en pays touristique et comme partout ailleurs, l’établissement médiocre côtoie l’excellent.

Mai-2010-0362.JPGEviter la rue des restaurants (av F. Mistral), ici ce n’est que de l’attrape touristes et sans vouloir faire de la pub à tel ou tel établissement, il est intéressant de connaître celui qui est fréquenté par les locaux. Tout d’abord aux Saintes vous trouverez derrière la mairie, le restaurant « le Fournelet » On y mange superbement bien. Puis, si vous vous trouver en balade vers les salins de Giraud et de l’étang de Vaccarès, allez au « Mas Saint Bertrand » en pleine nature.

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sur le toit de l'église

 

le patron est un aventurier  et partagera avec vous ses anecdotes sur le Vietnam, l’Indochine, l’Algérie et l’Amérique du sud. La patronne quand a elle est une véritable artiste en sculpture du fer forgé et en peinture typiquement Camarguaise. L’accueil est personnalisé et familial. On peut aussi y dormir et faire des balades à cheval ...

Mai-2010-0138.JPGAux saintes, on vie dans une ambiance constante, le costume, les gardians, les courses camarguaises, les abrivados rythment cette étonnante vitalité qui vous enchante dans une formidable envie de découvrir et de partager chaque moment …. Sainte Sara patronne des gitans, Sainte Marie Jacobé et sainte Marie Salomé protégeront votre séjour de toute leur grâce.

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         DIAPORAMA SES SAINTES MARIE DE LA MER


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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:02

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Voilà donc l’histoire d’un « honnête homme » pris dans la tourmente de ce grand bouleversement social et culturel que furent la Révolution jacobine et son prolongement impérialiste en Europe.

photos-2010-0398.JPGVoici l’histoire d’un rebelle qui prend les armes pour venger l’humiliation faite à son épouse, tout comme Poncho Villa qui devint hors-la-loi en défendant l’honneur d’une sœur violée. Ils représentent une minorité chez les bandits : ce sont les «vengeurs». Leur révolte est individuelle mais devient très vite un moteur collectif. Car dans les sociétés paysannes et pastorales, comme celle qui nous concerne, «ces hommes sont ceux qui, en face d’une injustice ou d’une forme de persécution, refusent de se soumettre docilement à la force ou de reconnaître la supériorité sociale ou le pouvoir du vainqueur et prennent le chemin de la résistance ».

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Cette épopée tragique retrace un épisode mal connu parce que longtemps censuré, de l'histoire de l'impérialisme français. Elle met en lumière un rebelle, François Fulconis, dit Lalin, héros digne de Mandrin et de Robin des Bois, et éclaire d'un jour nouveau la longue résistance des Barbets du pays niçois. Tchoa Fulconis dit "Lalin" qui fut supplicié et cloué sur la porte de sa mère à l'Escarèna par les Français ... On lui attribue cette déclaration:

photos-2010-0411.JPG« Je défends mon pays, vous êtes les plus nombreux et nous multiplions nos forces par la ruse et l’audace. Que nous font vos libertés promises et la gloire d’appartenir à une nation plus grande que la notre ? Nous leur préférons les franchises de nos ancêtres et nos petites tribus montagnardes. Nous n’avons pas été vous attaquer chez vous, c’est vous qui êtes venus nous piller et nous chasser de nos foyers. Faites de moi ce que vous voulez, le sacrifice de mon existence appartient à mon pays et à mon roi ». 

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  Lalin est bien un héros lucide, dans une petite société condamnée inexorablement, mais il porte en lui une force qui le transcende. C’est par amour qu’il rejoint les proscrits, qu’il refuse l’injustice et l’imbécillité et renonce à tout ce qui lui était promis. Lalin est lucide. Comme le « suicide de l’Indien », il prépare dignement sa sortie et fait de sa vengeance un poème épique. Ses motivations sont à la fois sa faiblesse et la force de sa légende. Encore fallait-il que cette légende échappe à l’oubli. Mais pas à l'oubli de celle des vrais Niçois et Niçoises.

photos-2010-0424.JPGLa relecture de notre propre histoire  nous a incité à mettre en lumière l’injustice qui nous lie à la France. Si l’intégration à l’Etat français de sa dernière acquisition territoriale  semble aujourd’hui admise, elle repose sur des bases pourries et résulte de trois facteurs indissociables et sine qua non : l’anéantissement des Barbets, l’aliénation culturelle et la déculturation du peuple nissart par le jacobinisme parisien.
Nous avons voulu simplement raconter une histoire et si parfois nous en avons exagéré « l’héroïque fantaisie », c’est pour tenter de rééquilibrer modestement la balance en faveur du "méchant " Barbet. Car le "bon"  impérialiste n’a que trop souvent le beau rôle.

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Lecteur, ne voyez donc nul message nationaliste dans mes propos, aucune invitation revancharde « d’un imbécile né quelque part », comme dirait Brassens, mais la simple expression de la relation très personnelle entre un poète, un lieu, des hommes et leur histoire, le désir de partager une tendresse pour un espace "mythique"  où depuis 2500 ans la fantaisie triomphe toujours du désespoir.

photos-2010-0450.JPGLa barbarie d’aujourd’hui puise ses racines dans les mensonges de l’Histoire et se nourrit des injustices du passé. Le triomphe du salaud et le châtiment du juste. Lalin s’inscrit dans la grande mythologie du « bandit social » qui sur tous les continents, de tous temps, de Robin-des-Bois aux Cangaceiros brésiliens, des bandits de Calabre aux Haïdouks d’Europe centrale en passant par Mandrin, Ben Thurpin ou Gaspar de Besse, ont brandi le couteau de la vengeance, le fusil de la résistance ou le poing nu de la justice des pauvres, de la rédemption des opprimés, contre l’ignominie, le cynisme et le pouvoir des despotes. Contre la loi qui est écrite par et pour les riches, contre sa brutalité aveugle, ces "bandits d’honneur"  ont opposé une autre brutalité, révolutionnaire parfois, désespérée toujours.

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   Les rebelles comme Lalin font le lien entre la révolte de l’individu et la lutte que mène la société dont ils sont issus et où ils évoluent protégés par le silence, « parmi les masses comme des poissons dans l’eau ». Depuis tous ces bienfaits, les vrais Niçois n’adorent ni la déesse tour Effel, ni les dieux élyséens. Nous réclamons seulement le respect et la vérité sur l’histoire de notre pays.

photos-2010-0470.JPGPersonne ne saurait dire ce que nous serions devenus si nous avions été indépendants, ni si nous étions restés attachés au royaume de Piémont Sardaigne. Quoiqu’il en soit, nous sommes certes français, mais nous serons toujours là pour faire vivre et perdurer la culture niçoise, et ce ne sont pas 150, 200, 300 ans ou plus qui vont nous arrêter !
Les Barbets ont été de véritables résistants du Comté et ils méritent leur place dans l’histoire du département.
En tant que membre du LRLN (league pour la restauration des libertés Niçoises)  je reprend le texte de mon ami Alain Roullier président du LRLN pour rappeller notre histoire ...

photos-2010-0462.JPGLes photos jointes à cet article sont celle du village médiéval de Chateauneuf Villevieille en ruine  qui se situe à 800 mètres d’altitude, sur la crête entre les vallées du Paillon  de Contes à l’est et du Rio Sec ou Paillon de Tourrette à l’ouest. Il domine ainsi Tourrette-Levens de 200 bons mètres.
Bien qu'envahies par la végétation, il reste accessible et dégage une atmosphère qui plaira aux imaginations les plus fertiles et à la nuit tombée effrayera les âmes sensibles … (on dit que Lalin vient retrouver sa bien aimée et que certains promeneurs l'ont apercu à la tombée de la nuit). Les vestiges fortifiés actuels remontent au 7ème siècle tels cette tour encore imposante.


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 L’enceinte du village médiéval fortifié, le « Castel Nuovo » est déserté depuis trois siècles. Edifié au VIIème siècle pour se protéger des incursions fréquentes des Lombards et des Sarrazins le site ne possédait aucune source d’eau potable et les habitants ne disposaient que de citernes pour la conserver. Leur condition de vie s’étant améliorée et ayant retrouvé la sécurité, les habitants abandonnèrent leur place forte en nid d’aigle à partir du XVIIème siècle et retournèrent vivre en contrebas dans le bourg actuel. Ils emportèrent avec eux les tuiles et les pierres de taille pour y rebâtir leur maison.

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le lieu dit: "le saut des Français" à Duranus

 

Peu à peu le site se dégrada, jusqu’à ce que la tour pigeonnier et une tour d’angle, pourtant classés aux monuments historiques en 1939, menacent de s’effondrer.
Dans le but de sauver la tour pigeonnier symbole de la commune, la municipalité a fait appel en 2000 à un chantier de bénévoles . En 2007, elle fut également aidée par la Fondation du patrimoine. La promenade au milieu de la garrigue et des sentiers qui emmenent au village doit se faire avec prudence.

 ISSA NISSA PER SEMPRE

DIAPORAMA DE LA PROMENADE DANS LE MAQUIS


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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 15:46

photos-2010-0166.JPG Sa construction fut décidée en 1610 par Charles-Emmanuel 1er. Le duc de Savoie, prince de Piémont, estima qu’il était impératif de créer une route reliant Turin, capitale depuis 1 568  jusqu’à Nice et Villefranche, deux villes faisant partie de la Maison de Savoie. Quatre ans après la route fonctionnait mais il s’agissait en réalité d’un chemin muletier. Il faudra, cependant, attendre 1679 et la visite à Nice de la régente de Savoie pour que soient ordonnés des travaux afin de la rendre carrossable.

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La route connut alors un développement considérable avec un trafic de 55 000 mulets (transportant des marchandises) par an au milieu du XVIIIe siècle. Cet axe, le port de Nizza via Torino s’avère fondamental pour le sel. Les éleveurs piémontais en consomment des tonnes pour l’alimentation humaine et animale, leurs salaisons, ou encore le traitement des peaux. Le commerce est particulièrement lucratif pour Nice où débarquent les bateaux en provenance des salines venant de la Provence voisine. Cette route unique en son genre rivalisait avec les grandes constructions Romaines et Egyptiennes. Ce chemin ducal fut appelé la « real strada » (la route royale) tant sa réalisation à travers les Alpes fut titanesque et pharaonique.

photos-2010-0129.JPGCette fameuse « route du sel » a fait la prospérité des villages qui la bordent l’Escarèna, Sospel, Breil, Saorge, Tenda et Cuneo (Coni), contribuant ainsi à l’enrichissement du patrimoine culturel des vallées qu’elle traverse. (Du Paillon, de la Roya, de la Vermenagna, du Gesso et de la Stura).
La Route Royale, en effet, celle que Thomas Jefferson, futur président des États-Unis d’Amérique, en 1787 décrivait comme «l’ouvrage le plus remarquable des temps anciens et modernes».

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Cette année, la ville de Nice présente sa candidature de Capitale européenne de la culture pour 2013. Les grands thèmes retenus sont la lumière, le rivage et l'esprit du baroque. Nice comprend le plus bel ensemble baroque d’édifices civils et religieux de France. La ville est située au centre du grand arc baroque qui, de Rome à la Pologne, décrit un large croissant qui est l’une des unités architecturales de l’Europe d’aujourd’hui. Il y a le baroque urbain, objet de toutes les folies, mélange de spiritualité mystique et de transgression de la rationalité, de faste et de piété… et un baroque montagnard et rural, moins connu, qui a trouvé sa plus belle  et riche expression dans la vallée de la Roya, où transitaient les convois de sel.

photos-2010-0174-copie-1.JPGA son apogée, au XVIIème siècle, devenue l’épine dorsale de la Maison de Savoie, cette vallée vit fleurir une multitude de chapelles et d’églises baroques, témoins d’une prospérité économique sans précédent dans toute l’Europe entière.
Pour le contrôle et la possession de cette vallée, seul passage transversal de la chaîne Alpine par le Col de Tenda, Français, Sardes et Autrichiens se battirent sporadiquement pendant des siècles.

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 Les Alpes ont toujours été une voie de passage et d’échange, en même temps qu’un obstacle. Elles ont été le témoin privilégié des grands moments de civilisation, le théâtre des conquêtes historiques depuis Hannibal jusqu’à Napoléon. La route du sel fut la première route carrossable à traverser les Alpes dans le sens nord-sud. Très vite, elle devint un axe majeur de développement économique pour le Comté de Nice, le Piémont et la Savoie.

photos-2010-0187.JPGL’ensemble des villes et villages qui se trouvaient sur son tracé bénéficièrent d’enrichissements considérables, causes de l’émergence du Baroque Niçois, civil et religieux, qui, depuis cette voie se diffusa à travers tout le Comté de Nice. Elle est le prolongement montagnard de la ville et de son port, placée sous l’influence mêlée de la Ligurie coté mer, de la Lombardie côté montagnes, de Gênes et de Turin les deux principales villes économiques. Le sel a toujours été un élément vital à l’homme comme au bétail. Il est indispensable à l’équilibre hydrominéral mais il est aussi le seul moyen de conserver les aliments à l’époque où la production de froid alimentaire n’existait pas. On lui attribue aussi de nombreuses vertus désinfectantes ou surnaturelles.

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  Des ports, le sel était transporté dans les magasins du cours Saleya, avant d’être exporté vers le Piémont. La première route du sel empruntera donc la vallée de la Vésubie, assurant la richesse de Saint-Martin de Vésubie, dernière étape avant le col de la Madone de Fenestre. La route passait par Levens, Cros d’Utelle, Utelle et Lantosque. Cette route de la Vésubie connut elle aussi les revers de l’histoire : Au XVème siècle, se trouvant trop près de la Provence et du Royaume de France ennemi, fut jugée trop vulnérable et son tracé passera dorénavant par la Roya à l’est du pays Niçois.

photos-2010-0197.JPGTurin a fait de Nice une seconde capitale à l’abri des troubles de son époque. A la veille de la Révolution, les Savoie ont fait du Comté une région prospère, stable politiquement, et homogène culturellement. Elle est résolument tournée vers sa capitale Turin, même si la majeure partie de ses ressources économiques proviennent de la mer, via le nouveau port de Nice. Tout est venu de Turin et du Piémont :

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architectes et artistes, qui ont su adapté au cadre de la future Riviera et à son climat d’exception. Evidemment mes écrits mettent un terme définitif à ceux qui prétendent que nous sommes provençaux. Il n’en est rien ! Notre culture ne l’a jamais été, nous sommes Niçois et Ligure  avec une forte influence piémontaise. C'est aussi cela le particularisme Niçois , la complémentarité de ces trois cultures.

DIAPORAMA DE LA FETE DE TOURRETTE LEVENS


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