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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 16:01

Mai-2010-0002.JPG On pénètre en "terra incognita" sur un territoire qui ne ressemble à aucun autre. Même ceux qui habitent sur Arles, Tarascon ou Beaucaire, à seulement quelques dizaines de kilomètres viennent rechercher le dépaysement le temps d'une après midi. Un lieu hors du temps, de l'espace. Nous sommes ici en Camargue, un territoire authentique et préservé, fier de ses traditions, un véritable esprit camarguais subsiste, le seul qui reste encore en Provence et que je respecte, car même si les habitants de cette région vivent du tourisme (comment le reprocher à l'heure actuelle), ils n'ont pas oublié leurs coutumes ancestrales et c'est cela qui fait la différence avec le reste de l'Occitanie.

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à 50 metres de l'hotel

 

Même si Niçois et provençaux, nous n'avons pas toujours été d'accord, pour moi les camarguais sont attachants et méritent tous nos compliments pour avoir fait perdurer leurs traditions et leurs coutumes et cela à le mérite de le mettre à l'honneur. Le camarguais est fier et il aime son pays comme le basque, le Breton, le Corse ou le Niçois. Il entretient son identité car il sait que c’est sa force pour ne pas sombrer dans l’oubli culturel que voudraient nous imposer les dirigeants de la mondialisation.

Mai-2010-0337.JPGAujourd’hui la vie moderne a isolé les hommes et l’on ne connaît même plus ses proches voisins. En Camargue, on peut constater qu’il y a toujours une formidable mobilisation de la jeunesse qui refuse résolument de perdre son identité et les valeurs de son terroir. Que tu t’appelles Chico ou Paco, que tu t’appelles joseph ou Raymond, que tu sois Gitan ou provençal, tu es avant tout un camarguais ….

Mai-2010-0093.JPGNous prenons nos quartiers à l’hôtel les Palmiers aux saintes Marie de la Mer, un hôtel que je vous conseille vivement, car non seulement les patrons sont sympathiques et tiennent leur affaire en famille, mais celui-ci se trouve dans une rue très calme  à seulement 60 mètres de la mer. Une cour fermée accueille nos motos en toute sécurité. Si les chambres sont petites et simples avec douche et  TV, elles sont très propres et c’est bien l’essentiel pour juste y dormir. Le petit déjeuner quand à lui est remarquable. Pour 60€ la nuit tout compris et par couple, pas besoin d’aller sur Arles et ses chaines hôtelières impersonnelles. Nous sommes maintenant prêts pour la balade….

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le chemin de la digue de la mer

 

Il est un pays presque désertique appelé la Camargue, où vivent encore des troupeaux de chevaux sauvages.
Cette zone humide d’importance exceptionnelle, se situe au bord de la Méditerranée, à l’intérieur du delta du Rhône, entre les 2 bras du fleuve. C’est un peu notre delta du Mississipi et nos Everglades à nous Français, en plus petit bien sur par rapport à l’étendue Américaine ! Pour trouver la même situation en Europe que la Camargue, il faut aller sur le delta du Danube et la mer Noire, les deux régions restent les plus importantes en écosystème du continent Europeen.

Mai-2010-0112.JPGLa Camargue est un espace terrestre de 145.300 ha. L'occupation est antérieure à celle des Romains. Les Grecs et les Ligures ont colonisé les lieux bien avant. C'est également un domaine d'élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz (riziculture) et d'exploitation du sel (marais salant).

Mai-2010-0343.JPGLes Saintes Maries de la Mer


Cette pittoresque petite cité est très animée, elle est célèbre pour le pèlerinage que le peuple gitan effectue chaque année en dévotion à Sainte Sarah la « Vierge noire ». La lumière des petites maisons blanches depuis la promenade de bord de mer s’admire à la terrasse du café ou l’on arrête le temps pour contempler ce décor de rêve. Ici c’est un véritable art de vivre comme seul le sud vous le procure …. On ne peut manquer de reconnaître l’étonnante église des Saintes Marie de la Mer qui vous rappellera par moment celle que l’on voit dans les paysages mexicains grâce à ses clochers multiples.

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passage de guardians dans le centre ville

 

Son édification se fera au IXe, il s’agit d’une véritable forteresse car les pirates sévissaient sur la cote et il fallait se défendre contre les invasions. Le toit est entouré d’un chemin de ronde avec créneaux et mâchicoulis et servit de tour de guet. Les murs de l’église sont percés de meurtrières ce qui en fait une église particulièrement étonnante …

Mai-2010-0009.JPGGrace aux produits de la mer (tellines, poissons, anguilles, crabes…) et à ceux du terroir (riz, fleur de sel, taureau…) les chefs saintois ont pu développer une gastronomie locale haute en couleur et en gout. Mais attention ! Nous sommes en pays touristique et comme partout ailleurs, l’établissement médiocre côtoie l’excellent.

Mai-2010-0362.JPGEviter la rue des restaurants (av F. Mistral), ici ce n’est que de l’attrape touristes et sans vouloir faire de la pub à tel ou tel établissement, il est intéressant de connaître celui qui est fréquenté par les locaux. Tout d’abord aux Saintes vous trouverez derrière la mairie, le restaurant « le Fournelet » On y mange superbement bien. Puis, si vous vous trouver en balade vers les salins de Giraud et de l’étang de Vaccarès, allez au « Mas Saint Bertrand » en pleine nature.

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sur le toit de l'église

 

le patron est un aventurier  et partagera avec vous ses anecdotes sur le Vietnam, l’Indochine, l’Algérie et l’Amérique du sud. La patronne quand a elle est une véritable artiste en sculpture du fer forgé et en peinture typiquement Camarguaise. L’accueil est personnalisé et familial. On peut aussi y dormir et faire des balades à cheval ...

Mai-2010-0138.JPGAux saintes, on vie dans une ambiance constante, le costume, les gardians, les courses camarguaises, les abrivados rythment cette étonnante vitalité qui vous enchante dans une formidable envie de découvrir et de partager chaque moment …. Sainte Sara patronne des gitans, Sainte Marie Jacobé et sainte Marie Salomé protégeront votre séjour de toute leur grâce.

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         DIAPORAMA SES SAINTES MARIE DE LA MER


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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 18:02

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Voilà donc l’histoire d’un « honnête homme » pris dans la tourmente de ce grand bouleversement social et culturel que furent la Révolution jacobine et son prolongement impérialiste en Europe.

photos-2010-0398.JPGVoici l’histoire d’un rebelle qui prend les armes pour venger l’humiliation faite à son épouse, tout comme Poncho Villa qui devint hors-la-loi en défendant l’honneur d’une sœur violée. Ils représentent une minorité chez les bandits : ce sont les «vengeurs». Leur révolte est individuelle mais devient très vite un moteur collectif. Car dans les sociétés paysannes et pastorales, comme celle qui nous concerne, «ces hommes sont ceux qui, en face d’une injustice ou d’une forme de persécution, refusent de se soumettre docilement à la force ou de reconnaître la supériorité sociale ou le pouvoir du vainqueur et prennent le chemin de la résistance ».

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Cette épopée tragique retrace un épisode mal connu parce que longtemps censuré, de l'histoire de l'impérialisme français. Elle met en lumière un rebelle, François Fulconis, dit Lalin, héros digne de Mandrin et de Robin des Bois, et éclaire d'un jour nouveau la longue résistance des Barbets du pays niçois. Tchoa Fulconis dit "Lalin" qui fut supplicié et cloué sur la porte de sa mère à l'Escarèna par les Français ... On lui attribue cette déclaration:

photos-2010-0411.JPG« Je défends mon pays, vous êtes les plus nombreux et nous multiplions nos forces par la ruse et l’audace. Que nous font vos libertés promises et la gloire d’appartenir à une nation plus grande que la notre ? Nous leur préférons les franchises de nos ancêtres et nos petites tribus montagnardes. Nous n’avons pas été vous attaquer chez vous, c’est vous qui êtes venus nous piller et nous chasser de nos foyers. Faites de moi ce que vous voulez, le sacrifice de mon existence appartient à mon pays et à mon roi ». 

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  Lalin est bien un héros lucide, dans une petite société condamnée inexorablement, mais il porte en lui une force qui le transcende. C’est par amour qu’il rejoint les proscrits, qu’il refuse l’injustice et l’imbécillité et renonce à tout ce qui lui était promis. Lalin est lucide. Comme le « suicide de l’Indien », il prépare dignement sa sortie et fait de sa vengeance un poème épique. Ses motivations sont à la fois sa faiblesse et la force de sa légende. Encore fallait-il que cette légende échappe à l’oubli. Mais pas à l'oubli de celle des vrais Niçois et Niçoises.

photos-2010-0424.JPGLa relecture de notre propre histoire  nous a incité à mettre en lumière l’injustice qui nous lie à la France. Si l’intégration à l’Etat français de sa dernière acquisition territoriale  semble aujourd’hui admise, elle repose sur des bases pourries et résulte de trois facteurs indissociables et sine qua non : l’anéantissement des Barbets, l’aliénation culturelle et la déculturation du peuple nissart par le jacobinisme parisien.
Nous avons voulu simplement raconter une histoire et si parfois nous en avons exagéré « l’héroïque fantaisie », c’est pour tenter de rééquilibrer modestement la balance en faveur du "méchant " Barbet. Car le "bon"  impérialiste n’a que trop souvent le beau rôle.

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Lecteur, ne voyez donc nul message nationaliste dans mes propos, aucune invitation revancharde « d’un imbécile né quelque part », comme dirait Brassens, mais la simple expression de la relation très personnelle entre un poète, un lieu, des hommes et leur histoire, le désir de partager une tendresse pour un espace "mythique"  où depuis 2500 ans la fantaisie triomphe toujours du désespoir.

photos-2010-0450.JPGLa barbarie d’aujourd’hui puise ses racines dans les mensonges de l’Histoire et se nourrit des injustices du passé. Le triomphe du salaud et le châtiment du juste. Lalin s’inscrit dans la grande mythologie du « bandit social » qui sur tous les continents, de tous temps, de Robin-des-Bois aux Cangaceiros brésiliens, des bandits de Calabre aux Haïdouks d’Europe centrale en passant par Mandrin, Ben Thurpin ou Gaspar de Besse, ont brandi le couteau de la vengeance, le fusil de la résistance ou le poing nu de la justice des pauvres, de la rédemption des opprimés, contre l’ignominie, le cynisme et le pouvoir des despotes. Contre la loi qui est écrite par et pour les riches, contre sa brutalité aveugle, ces "bandits d’honneur"  ont opposé une autre brutalité, révolutionnaire parfois, désespérée toujours.

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   Les rebelles comme Lalin font le lien entre la révolte de l’individu et la lutte que mène la société dont ils sont issus et où ils évoluent protégés par le silence, « parmi les masses comme des poissons dans l’eau ». Depuis tous ces bienfaits, les vrais Niçois n’adorent ni la déesse tour Effel, ni les dieux élyséens. Nous réclamons seulement le respect et la vérité sur l’histoire de notre pays.

photos-2010-0470.JPGPersonne ne saurait dire ce que nous serions devenus si nous avions été indépendants, ni si nous étions restés attachés au royaume de Piémont Sardaigne. Quoiqu’il en soit, nous sommes certes français, mais nous serons toujours là pour faire vivre et perdurer la culture niçoise, et ce ne sont pas 150, 200, 300 ans ou plus qui vont nous arrêter !
Les Barbets ont été de véritables résistants du Comté et ils méritent leur place dans l’histoire du département.
En tant que membre du LRLN (league pour la restauration des libertés Niçoises)  je reprend le texte de mon ami Alain Roullier président du LRLN pour rappeller notre histoire ...

photos-2010-0462.JPGLes photos jointes à cet article sont celle du village médiéval de Chateauneuf Villevieille en ruine  qui se situe à 800 mètres d’altitude, sur la crête entre les vallées du Paillon  de Contes à l’est et du Rio Sec ou Paillon de Tourrette à l’ouest. Il domine ainsi Tourrette-Levens de 200 bons mètres.
Bien qu'envahies par la végétation, il reste accessible et dégage une atmosphère qui plaira aux imaginations les plus fertiles et à la nuit tombée effrayera les âmes sensibles … (on dit que Lalin vient retrouver sa bien aimée et que certains promeneurs l'ont apercu à la tombée de la nuit). Les vestiges fortifiés actuels remontent au 7ème siècle tels cette tour encore imposante.


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 L’enceinte du village médiéval fortifié, le « Castel Nuovo » est déserté depuis trois siècles. Edifié au VIIème siècle pour se protéger des incursions fréquentes des Lombards et des Sarrazins le site ne possédait aucune source d’eau potable et les habitants ne disposaient que de citernes pour la conserver. Leur condition de vie s’étant améliorée et ayant retrouvé la sécurité, les habitants abandonnèrent leur place forte en nid d’aigle à partir du XVIIème siècle et retournèrent vivre en contrebas dans le bourg actuel. Ils emportèrent avec eux les tuiles et les pierres de taille pour y rebâtir leur maison.

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le lieu dit: "le saut des Français" à Duranus

 

Peu à peu le site se dégrada, jusqu’à ce que la tour pigeonnier et une tour d’angle, pourtant classés aux monuments historiques en 1939, menacent de s’effondrer.
Dans le but de sauver la tour pigeonnier symbole de la commune, la municipalité a fait appel en 2000 à un chantier de bénévoles . En 2007, elle fut également aidée par la Fondation du patrimoine. La promenade au milieu de la garrigue et des sentiers qui emmenent au village doit se faire avec prudence.

 ISSA NISSA PER SEMPRE

DIAPORAMA DE LA PROMENADE DANS LE MAQUIS


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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 16:46

photos-2010-0166.JPG Sa construction fut décidée en 1610 par Charles-Emmanuel 1er. Le duc de Savoie, prince de Piémont, estima qu’il était impératif de créer une route reliant Turin, capitale depuis 1 568  jusqu’à Nice et Villefranche, deux villes faisant partie de la Maison de Savoie. Quatre ans après la route fonctionnait mais il s’agissait en réalité d’un chemin muletier. Il faudra, cependant, attendre 1679 et la visite à Nice de la régente de Savoie pour que soient ordonnés des travaux afin de la rendre carrossable.

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La route connut alors un développement considérable avec un trafic de 55 000 mulets (transportant des marchandises) par an au milieu du XVIIIe siècle. Cet axe, le port de Nizza via Torino s’avère fondamental pour le sel. Les éleveurs piémontais en consomment des tonnes pour l’alimentation humaine et animale, leurs salaisons, ou encore le traitement des peaux. Le commerce est particulièrement lucratif pour Nice où débarquent les bateaux en provenance des salines venant de la Provence voisine. Cette route unique en son genre rivalisait avec les grandes constructions Romaines et Egyptiennes. Ce chemin ducal fut appelé la « real strada » (la route royale) tant sa réalisation à travers les Alpes fut titanesque et pharaonique.

photos-2010-0129.JPGCette fameuse « route du sel » a fait la prospérité des villages qui la bordent l’Escarèna, Sospel, Breil, Saorge, Tenda et Cuneo (Coni), contribuant ainsi à l’enrichissement du patrimoine culturel des vallées qu’elle traverse. (Du Paillon, de la Roya, de la Vermenagna, du Gesso et de la Stura).
La Route Royale, en effet, celle que Thomas Jefferson, futur président des États-Unis d’Amérique, en 1787 décrivait comme «l’ouvrage le plus remarquable des temps anciens et modernes».

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Cette année, la ville de Nice présente sa candidature de Capitale européenne de la culture pour 2013. Les grands thèmes retenus sont la lumière, le rivage et l'esprit du baroque. Nice comprend le plus bel ensemble baroque d’édifices civils et religieux de France. La ville est située au centre du grand arc baroque qui, de Rome à la Pologne, décrit un large croissant qui est l’une des unités architecturales de l’Europe d’aujourd’hui. Il y a le baroque urbain, objet de toutes les folies, mélange de spiritualité mystique et de transgression de la rationalité, de faste et de piété… et un baroque montagnard et rural, moins connu, qui a trouvé sa plus belle  et riche expression dans la vallée de la Roya, où transitaient les convois de sel.

photos-2010-0174-copie-1.JPGA son apogée, au XVIIème siècle, devenue l’épine dorsale de la Maison de Savoie, cette vallée vit fleurir une multitude de chapelles et d’églises baroques, témoins d’une prospérité économique sans précédent dans toute l’Europe entière.
Pour le contrôle et la possession de cette vallée, seul passage transversal de la chaîne Alpine par le Col de Tenda, Français, Sardes et Autrichiens se battirent sporadiquement pendant des siècles.

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 Les Alpes ont toujours été une voie de passage et d’échange, en même temps qu’un obstacle. Elles ont été le témoin privilégié des grands moments de civilisation, le théâtre des conquêtes historiques depuis Hannibal jusqu’à Napoléon. La route du sel fut la première route carrossable à traverser les Alpes dans le sens nord-sud. Très vite, elle devint un axe majeur de développement économique pour le Comté de Nice, le Piémont et la Savoie.

photos-2010-0187.JPGL’ensemble des villes et villages qui se trouvaient sur son tracé bénéficièrent d’enrichissements considérables, causes de l’émergence du Baroque Niçois, civil et religieux, qui, depuis cette voie se diffusa à travers tout le Comté de Nice. Elle est le prolongement montagnard de la ville et de son port, placée sous l’influence mêlée de la Ligurie coté mer, de la Lombardie côté montagnes, de Gênes et de Turin les deux principales villes économiques. Le sel a toujours été un élément vital à l’homme comme au bétail. Il est indispensable à l’équilibre hydrominéral mais il est aussi le seul moyen de conserver les aliments à l’époque où la production de froid alimentaire n’existait pas. On lui attribue aussi de nombreuses vertus désinfectantes ou surnaturelles.

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  Des ports, le sel était transporté dans les magasins du cours Saleya, avant d’être exporté vers le Piémont. La première route du sel empruntera donc la vallée de la Vésubie, assurant la richesse de Saint-Martin de Vésubie, dernière étape avant le col de la Madone de Fenestre. La route passait par Levens, Cros d’Utelle, Utelle et Lantosque. Cette route de la Vésubie connut elle aussi les revers de l’histoire : Au XVème siècle, se trouvant trop près de la Provence et du Royaume de France ennemi, fut jugée trop vulnérable et son tracé passera dorénavant par la Roya à l’est du pays Niçois.

photos-2010-0197.JPGTurin a fait de Nice une seconde capitale à l’abri des troubles de son époque. A la veille de la Révolution, les Savoie ont fait du Comté une région prospère, stable politiquement, et homogène culturellement. Elle est résolument tournée vers sa capitale Turin, même si la majeure partie de ses ressources économiques proviennent de la mer, via le nouveau port de Nice. Tout est venu de Turin et du Piémont :

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architectes et artistes, qui ont su adapté au cadre de la future Riviera et à son climat d’exception. Evidemment mes écrits mettent un terme définitif à ceux qui prétendent que nous sommes provençaux. Il n’en est rien ! Notre culture ne l’a jamais été, nous sommes Niçois et Ligure  avec une forte influence piémontaise. C'est aussi cela le particularisme Niçois , la complémentarité de ces trois cultures.

DIAPORAMA DE LA FETE DE TOURRETTE LEVENS


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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 11:22

photos-2010-0030.JPG Rares sont les villages dans les Alpes Maritimes ne représentant que peu d’intérêt, bien au contraire, 150 villages du département sont classés soit dans la catégorie des "plus beaux villages de France" ou bien dans celle des "villages remarquables. Tous sont classés aux monuments historiques et chaque pierre de ces villages médiévaux du moyen pays d’Azur, si un tant soit peu, vous approchez votre oreille, vous entendrez le murmure des légendes d'autrefois.

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 Evoquant ce territoire qui s'étage entre les bords de la méditerranée et les cimes du Mercantour, on lui trouve un parfum d'éternité.
Espace longtemps isolé du littoral par les verrous des vallées aux gorges grandioses, il a vu s'épanouir une civilisation ou le labeur, l'austérité et la solidarité constituaient un socle de valeurs partagées par ses habitants (nous y viendrons plus tard avec l'histoire de Lalin dans un prochain épisode).

photos-2010-0042-copie-1.JPGC'est ce pays de beauté et d'harmonie dit moyen par sa position géographique entre le domaine du palmier et celui du mélèze, mais berceau de l'identité du département que je vais vous parler.

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 Perchés comme des sentinelles veillant sur leur sécurité ou longtemps isolés au cœur de vallées verrouillées, les préservant comme des trésors inaccessibles , les villages des Alpes d'azur ont développé une civilisation ou s’allient tranquillité , traditions et douceur de vivre.

Depuis des millénaires, l'éperon rocheux où se situe actuellement le château de Tourrette Levens, était un des points de contrôle de la fameuse route du sel, passage obligé entre le port de Nice et Turin et le Piémont, par la vallée de la Vésubie et le col de Fenestre.

photos-2010-0304.JPGTourrette  Levens a été aussi un village important à l'époque romaine, de nombreux vestiges en témoignent. Un temple a dû être construit sur l'emplacement du château, mais fut rasé comme toutes les constructions de la région, lors de l'invasion des Lombards, à la fin du VIe siècle. Le château est, à l’époque l’un des plus beaux de la région avec ses six tours, Tourrette a été successivement appelée: Castrum de Turrettis, Castrum Turritarum, Torretas, puis on a francisé le nom en  Tourrette après l'annexion de 1860 comme beaucoup d’autres noms dans les Alpes Maritimes.

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 Le 16 décembre l667, Honoré IV de Chabaud Tourrette, «qui était le dernier de cette famille, une des plus nobles et des plus anciennes du comté de Nice», fut investi de ses fiefs par le duc Charles Emmanuel de Savoie. Honoré IV décédé sans descendance légitime léga le fief à une nièce, Marie Anne Peyrani, âgée de moins de dix ans, et dont les parents assureront la tutelle jusqu'à son mariage avec François Canubio di Torricella en 1697.

photos-2010-0052.JPGAujourd’hui 18 Avril 2010, les croisés et le seigneur Raymond de Chabaud en tête, sont de retour ! Déjà, les gueux, les gentes dames, les manants et les damoiseaux, tous se doutaient de quelque chose à voir la ville ainsi pavoisée aux couleurs du seigneur, jaune et bleu. La veille une petite ondée donnait le frisson aux organisateurs, mais, comme cela ne dure jamais très longtemps en pais Nissart, la fête a pu se dérouler, du village jusqu'au château en ce beau dimanche ensoleillé.

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 Tous s'en sont donné à cœur-joie, qu'ils soient troubadours ou conteurs, montreur de rapaces ou de loups, danseurs, chanteurs et autres bouffons, moines ou seigneurs de la cour, le bonheur des retrouvailles était sur tous les visages. Les enfants, en particulier, jamais les derniers à faire la fête, ont montré au maître du château enfin revenu après sa sainte croisade en Orient, qu'ils l'appréciaient et le vénéraient.
Le bourgmestre et alchimiste Alain Frère, entourés de ses assistants et autres ouailles ont salué ce retour devant une foule jamais vue en terre tourrettane (peut-être+de 5000 personnes).


Mai-2010-0059.JPG Maintes échoppes, des bourreaux avec leurs instruments de torture, des archers et autres hommes en armes, des cracheurs de feu, des elfes virevoltants autour de leur belle reine truchienne montée sur ses longues jambes: la fête a été totale pour tous. Le plus beau symbole reste ce défilé costumé (sans doute plus de 700 costumes plus les vils civils anachroniques en diable) dont les premiers, porte-étendards, atteignaient le château quand les derniers passaient encore devant l'église.

Mai-2010-0066.JPGIl n'est pas facile de se faire aujourd'hui une idée précise de ce qu'à pu être le Château de Tourrette-Levens dans le passé. La première raison en est que ce passé est fort long. Il remonte au temps des ligures, plusieurs siècles avant J-C. De ce temps où Tourrette était habité par les Vedianti (dont la capitale était Cimiez), il ne reste que quelques murs faits de gros blocs de pierre à l'agencement si particulier, et, toujours, le parler nissart.

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  Tourrette-Levens est partagée par les vallées du Riou seco à l’est et du Riou Banquièra au sud-ouest. Ce village qui culmine à 783 m sur le Mont Chauve, est dominé par La Conque d’Or, petit cirque verdoyant. Le vieux village surplombe les constructions plus récentes et s’étend autour d’un petit col. Se déroulant sur les contreforts des vallées du Var et du Paillon, entre azur et neige, les collines et vallons verdoyants du pays niçois servent d'écrin aux dix villages du Canton de Levens. Le vieux village a été abandonné en 1887 après le tremblement de terre qui a endommagé cent deux immeubles.

Mai-2010-0142.JPGC’est en 1860, après l’annexion, que Tourrette prend son nom définitif. Lors du Comté de Nice il n'y avait qu'un seul Tourrette, mais après la création du Département des Alpes-Maritimes il y eut trois Tourrette, pour la distinguer des autres, elle a été d'abord appelée Tourrette de Nice puis, Tourrette-Levens. Les visiteurs du vieux village peuvent retenir leur souffle, ils vont mettre leurs pas dans un site historique remarquable.

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Entre la tour du château qui date du XIIe siècle et l’église du baroque italien, ils auront à loisir de visiter  2 musées exceptionnels ou la visite est gratuite : Le musée des métiers traditionnels et le château musée d’histoire naturelle avec les plus beaux papillons et insectes du monde sans compter la Chapelle des Pénitents blancs ou se dresse un clocher triangulaire d’une rareté unique en France.

Mai-2010-0309.JPGMais, Tourrette Levens est déjà un musée à ciel ouvert. Car le village était un lieu de passage de la route mytique : la route du sel. Je vous raconterai son histoire dans le prochain épisode de cette route qui traversa les Alpes pour se rendre à Turin.  Ce sera aussi l’occasion de vous parler d’un célèbre résistant Niçois de la trempe de Mandrin, Gaspard de Besse ou encore Cartouche. Nous sommes ici dans le pays de choua Fulconis dit Lalin mort pour son pays, assassiné par des sauvages comme le dit si bien Jean le Francilien…..

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  Mais pour l’instant, place aux photos de la célébration des 800 ans de la route royale.


             DIAPORAMA DE TOURRETTE ET DE LA FETE


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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 23:16

Les huîtres sont très réputées. Elles sont si belles et si savoureuses qu'on les consomme généralement crues avec un filet de jus de citron ou un peu de sauce piquante. Mais leur abondance a favorisé la création de nombreux plats inoubliables. Les huîtres Rockefeller sont farcies d'un mélange d'épinards, d'oignon, de persil et de céleri finement hachés, et cuites au four. La farce est fortement épicée et parfumée au pastis.

Les huîtres Bienville sont recouvertes d'un mélange de crevettes et de crème, et cuites au four. Une recette moins élégante, mais tout aussi renommée, est l'huître poo'boy ou pauvre garçon. C'est une sorte de sandwich fourré d'huîtres frites et juteuses, de feuilles de laitue hachées et de sauce tartare.

Les écrevisses sont une autre richesse des eaux de la Louisiane. Elles sont si abondantes qu'on se contente le plus souvent de les faire cuire à l'eau bouillante et de les servir en montagnes fumantes sur de grands plateaux rectangulaires. Elles entrent toutefois dans la composition de certains plats, par exemple dans un plat cajun inoubliable, la bisque d'écrevisses, faite de chair d'écrevisse enrichie des parties crémeuses contenues dans la tête de celle-ci et généreusement relevée de poivre de Cayenne. L'écrevisse cuite à l'étouffée, autre spécialité cajun, se prépare en laissant mijoter les écrevisses avec de l'oignon haché, des piments verts doux, du céleri et de l'ail.

 

Les beignets sont une autre spécialité de Louisiane. Ils sont préparés avec un mélange de farine et de blé et de levure et parfumés au zeste de citron, au cognac ou au rhum. On les sert fumants, saupoudrés de sucre, avec du café créole, mélangé de chicorée.

 

Le gumbo : c’est le ragout louisianais par excellence, Il se compose principalement d'un bouillon aromatisé épicé de viandes et / ou de crustacés, avec les légumes "sainte trinité"  céleri, poivrons, oignon, servi sur du riz. L’ingrédient principal est le gombo, la plante africaine okingumbo.

 

Le jambalaya : C'est un peu la version "créole" de la paella, en bien meilleur. On y met ce qu'on a sous la main, charcuterie, viande, fruits de mer, écrevisses près des côtes…Celui ci viendrait parait il du mot provençal « jambalaia » signifiant  mish mash ou méli mélo. D’ailleurs la cuisine cajun y ressemble, mais en beaucoup plus épicé.  

 

Les crevettes à la rémoulade : C’est une entrée froide faite de crevettes cuites à la vapeur chaud nappé de sauce rémoulade, un must à la nouvelle Orléans et en apéro sur les terrasses des cafés.

 

Les huîtres Rockefeller : Ce sont des  huîtres fraiches cuites et recouvertes d’épinards, de bacon et de chapelure. Certains ajoutent quelques gouttes de Tabasco pour pimenter le tout,  d'autres renforcent le goût du Pernod par quelques graines d'anis, puis placées sur un lit de gros sel et légèrement grillées juste avant d'être servies. C'est un plat très impressionnant !

 

Un légume assez rare, mais très habituel en Louisiane, est le mireleton, connu aussi sous le nom de christophine ou de chayote. C'est une sorte de courgette vert pâle en forme de poire, à la saveur délicate. Cuit, ce légume est délicieux, farci de préparations raffinées, crevettes coupées en dés, piment vert doux, oignon et céleri mélangés à des tomates et à de la chapelure.


Okra :
C'est un légume qui a une importance primordiale dans la cuisine cajun et créole à cause de son goût mais aussi de son pouvoir liant.

Le riz est la base de la cuisine créole, le riz doit être blanc comme neige, absolument sec et tous ses grains séparés et distincts... Pour obtenir ce résultat, il doit cuire à l'eau bouillante salée pendant environ 20 minutes, ou jusqu'à ce que les grains commencent à gonfler. À ce stade, on l'égoutte et on le place dans un four chaud pendant 10 minutes environ. En Louisiane, on ne laisse pas perdre le moindre grain de riz : quand il y a des restes, ils sont mis dans les crêpes, les gaufres, les poudings ou les beignets.

 

Pacane ou Noix de Pécan : Le pacanier tire son origine du Sud des États-Unis. Cette noix se transforme en muffin du matin, en tarte, en sauces.

 

Sassafras - Poudre de Filé
Cette poudre est faite à partir de feuilles de sassafras séchées et moulues. Elle est utilisée comme condiment et sert aussi à épaissir le gumbo. Elle possède une saveur aromatique piquante.

 

Tabasco
On l'appelle ici le Roi de toutes les sauces épicées. Fabriqué en Louisiane sur l'île Avery depuis 1880, il est utilisé comme sauce de table et comme condiment dans la préparation des aliments. Mais il existe aussi près de 60 variétés de sauces fortes en Louisiane dont la Louisiana Red Hot.
L'usine Tabasco peut se visiter.

 

A la nouvelle Orléans il faut absolument prendre son breakfast chez Brennan’s, c’est une véritable institution. De ma vie, je n’ai jamais mangé un petit déjeuner aussi gargantuesque et délicieux comme ici.

Un autre endroit qui a fait sa légende c’est : Café du monde à la Nouvelle Orléans. Les beignets sont incroyables, ouvert 24 heures sur 24.

Ou encore Dwight’s ou Pat’s à Breaux Bridge ou encore la fête de Lafayette le buffet de fruit de mer le plus renommé de Louisiane.
Pour passer une soirée avec un orchestre live de musique Zydeco et cajun tout en dansant et en mangeant des ecrivisses à l'etouffée à volonté , rien ne vaut le saloon chez : Mulate's

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 09:53

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C’est au début du XX siècle que l’histoire de Cap d’Ail, alors simple quartier de la commune agricole de la Turbie, s’est accéléré. C’est le Baron de Pauville, figure de la bourse,  fondateur du « Petit Niçois », qui le premier donna au Cap d’Ail à partir de 1879 son véritable essor. Après 1880, lorsque la route de Nice à Monaco fut définitivement ouverte à la circulation, Cap d’ail vit sa notoriété grandir considérablement et son patrimoine s’enrichir, par de nouvelles opérations nées du Tourisme.

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Ainsi, de la fin du XIXème siècle jusqu’à 1940, Cap d’Ail connaît une période faste. Des personnages illustres de la politique, de la finance, de l’industrie et de la littérature s’y rencontrent. Certains, conscients de la valeur montante de la  station balnéaire, y font construire de somptueuses et magnifiques villas. C’est la période des Frères Lumière, de Cécile Sorel, de Colette, des Princes Russes exilés, de Sacha Guitry, suivis après 1945 de Greta Garbo et de Winston Churchill tout ceux qui on créait la légende de la Cote d’Azur.

photos-2010-0203.JPGla plage de la Mala , la recompense aprés des centaines de marches d'escalier

Comme je vous l’ai dit dans le résumé d’accueil sur l’article, la balade est préférable d’être faite en Mars, Avril ou même Mai, car la douceur printanière favorise une promenade plus agréable que lors des fortes chaleurs de l’été. Premièrement parce que c’est moins pénible pour rejoindre le sentier des douaniers qui longe les falaises avec un dénivelé important puis deuxièmement parce qu’il y a très peu de monde pendant cette période ….

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Comme pour le sentier des douaniers à Mandelieu la Napoule, le Cap d’Antibes ou bien celui de Saint Jean Cap Ferrat, il est conseillé de ne pas l’emprunter par forte houle, les panneaux sont suffisamment explicites en plusieurs langues pour s’y conformer et ne pas prendre de risques inutiles.

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Ensuite, vous allez entreprendre l’une des promenades les plus fabuleuses le long de la mer bordé d’une végétation tropicale et de fastueuses villas comme celle des Funambules » construite en 1904, appartenant dès 1911 à Sacha Guitry illustre auteur et acteur,  qui laissera une œuvre considérable : 119 comédies,  53 volumes publiés,  21 films réalisés. Il a également sculpté 3 bustes de Jean Renoir. Continuez le sentier et laissez vous transporter par le bruit de la mer se jetant sur les rochers.
Au détour d’un rocher au Cap Mala, peu après la Plage Mala se dévoilera devant vos yeux, une vue somptueuse de la Côte d’Azur, du comté de Nice, de la principauté de Monaco et de l’Italie.

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Vous passerez devant  l’Eden résidence, anciennement « hôtel  Eden »  bâtisse monumentale construit en 1892, dans un parc de 5 ha pour Charles-Alfred-Léon Nicolle propriétaire en 1881 du journal le Petit Niçois. Sur votre gauche en remontant de quelques pas vous découvrez la villa d’un des frères Lumière, Auguste, construite en 1902. Mais la particularité du cap d’Ail comme celui du cap d’Antibes et de Theoule, ce sont ces roches et ses rochers volcaniques.

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Le volcanisme de Cap d’Ail est contemporain de celui d’Antibes, Villeneuve-Loubet et Grasse. Les datations effectuées au cours des années 80 montrent une fourchette qui s’établit à l’ère tertiaire entre 35 et 20 millions d’années.
Cette phase volcanique est donc légèrement antérieure ou synchrone à l’ouverture du bloc Corso-Sarde, évènement tectonique majeur ayant amené la séparation puis la dérive d’une partie de notre région qui formera plus tard la Corse et la Sardaigne.
Le volcan du Cap d’Ail ne se voit pas puisque celui-ci est au font de la mer au large du Cap.

photos-2010-0211-copie-1.JPGdes centaines de cactus et de figuiers de barbarie dans les falaises


Ce volcan peut être rapproché dans son fonctionnement des volcans andésitiques des Antilles, dont les dynamiques sont attestées par l’observation des vestiges encore en place. En poursuivant le chemin vers la plage Marquet, vous pourrez observer la présence de calcaires recouvrant les restes volcaniques, ces calcaires proviennent du plissement alpin et se sont éboulés au cours de l’ère tertiaire.

photos-2010-0247.JPGl'eden residence


Vous pourrez observer des blocs de différentes tailles et couleurs, d’aspect plus ou moins arrondis, certain dépassant un mètre. Il s’agit d’andésite, roche volcanique qui doit son nom à la Cordillère des Andes où elle a été décrite la première fois.Les falaises sont parsemées de milliers d'agaves, de figuiers de barbarie ,de cactus de toutes sortes, de yuccas ou de genets.

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Le sentier des douaniers du cap d’ail est donc une balade idyllique dans tous les sens du terme, on associe géologie, histoire et beauté naturelle. La plage secrète de la mala face aux grottes sous marine est une pure merveille, mais qu’il faudra mériter pour y accéder car le nombre d’escalier pour y descendre par la falaise est impressionnant. Vous imaginez la remontée ……

                     DIAPORAMA DE LA BALADE


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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:14

NICE-LES-PENITENTS-ROUGES
la confrérie des pénitents rouges

Nice est l'une des rares villes au monde, avec Turin et Chambéry, à pouvoir célébrer des Fêtes du Saint Suaire. La raison en est simple, Nice et le Linceul du Christ ont appartenu à la Maison de Savoie pendant des siècles ! Le long séjour de cette Relique sacrée dans les murs du Château de Nice, pendant 7 années consécutives de 1536 à 1543, institua une dévotion particulière des Niçois à son encontre.
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l'église Notre-Dame-de-l'Assomption

 
On connaît la légende et l’histoire du linceul. Il s’agirait du linge qui enveloppa le Christ au tombeau et qui est retrouvé, vide, au matin de Pâques. Ce linge aurait ensuite été conservé à Constantinople, d’où il a disparu à la suite de la IVe Croisade et de la prise de la ville par les chevaliers occidentaux (1204). Il réapparaît dans les mains du comte de Charny. La dernière descendante des Charny, Marguerite, le donne à Anne de Lusignan, épouse du duc de Savoie Louis Ier en 1452.
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Notre Dame de Nice et l'eglise St François de Paule

Dès lors, le suaire est déposé à Chambéry et devient l’objet d’une grande dévotion des ducs de Savoie et de leurs sujets. En 1536, après avoir échappé à un incendie, le linceul est précipitamment emporté par le duc Charles III, fuyant l’invasion française de l’abominable François 1er et de ses alliés Turcs (A cette occasion , la sainte vierge aurait apparu  au coté de Catherine Segurane pour proteger la ville).  Le duc l’emmène dans sa fidèle ville de Nice (1537). Il demeure à Nice sans doute jusqu’en 1543.
notre dame du port

eglise Notre Dame du Port

En 1537, réfugié à Nice avec sa femme Béatrice de Portugal, son fils Emmanuel-Philibert, son trésor et sa relique, Charles III paie en fait un choix politique. Depuis son accession à la couronne ducale (1504), le duc de Savoie est pris dans un conflit qui dépasse largement les faibles forces de ses Etats, celui qui oppose le roi de France François Ier, qui est par ailleurs son neveu et l’empereur Charles-Quint de Hasbourg, roi d’Espagne, souverain de Naples et de Milan, des Flandres, de l’Autriche et du Nouveau-Monde, qui est aussi son beau-frère. Après de longues hésitations, Charles III choisit le parti du Habsbourg. Immédiatement, les troupes françaises envahissent la Savoie, franchissent les Alpes et occupent l’ouest du Piémont (1536).
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Eglise Sainte Therese

Comme je vous l’ai  dit, le duc vint s’établir à Nice, seule ville de ses Etats qui lui demeura fidèle, et le pape Paul III tenta de réconcilier tout le monde. Il organisa, à Nice, au printemps 1538, un congrès réunissant les trois princes. Son initiative déboucha sur une trêve, qui ne dura guère, mais les négociations furent longues et délicates. Charles-Quint, logé sur sa galère à Villefranche refusa de rencontrer François Ier, installé au château de Villeneuve-Loubet car il sentait le traquenard, les turcs étant cachés et prét à intervenir sur les ordres de François 1er ce roi fourbe ! Tandis que le pape, logé au couvent Sainte-Croix, sur le site de la Croix de marbre actuelle, s’épuisait en incessantes navettes.
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eglise Saint Nicolas et la chapelle de la Sainte trinité

Tous cependant étaient d’accord pour demander à l’infortuné Charles III de livrer le château de Nice, chacun pour son propre compte. Le duc ne put refuser qu’en invoquant dans ses murs la présence du linceul, que Dieu avait confié à la garde exclusive de sa famille. On ne saurait être plus habile, et voilà un linceul bien utile.
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Dome de la cathedrale Sainte Reparate

Mais ce séjour marqua le souvenir des Niçois, d’autant que, selon la tradition, le linceul fut présenté au peuple le Vendredi Saint 30 mars 1537 du haut de la tour Bellanda. Ainsi, à différents titres, Nice et le linceul ont en commun un morceau d’Histoire. Loin des polémiques scientifiques et des articles de foi, c’est ce morceau qui fait de cet objet de mystère et de curiosité une part indéniable de notre patrimoine. C’est ainsi que Nice peut s'enorgueillir, fait unique dans les annales, de posséder une « Rue Saint Suaire » depuis le XVIIème siècle. Cet intérêt patrimonial et ces liens d’affection des Niçois firent naître des œuvres artistiques admirables, dans tout le comté, représentant le Saint Linceul.
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Eglise Saint Pierre d'Aréne

Notamment le tableau du peintre niçois Gioan Gasparo Baldoino daté du 4 mai 1660. Le titre qui fut décerné en 1997 à la ville de Nice par le Président du Centre International d’Etudes du Linceul de Turin : «Nice Capitale Française du Saint-Suaire»

Le Comté de Nice et sa capitale Nice renferme dans son cœur, autour des clochers un grand attachement à ses traditions dont la plupart, très anciennes, perpétuent d'émouvantes et ferventes célébrations chrétiennes.
Parmi ces traditions, l'une des plus vivaces est la présence de plus en plus active des Confréries de Pénitents.
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Sainte réparate patronne de Nice

Ces groupes venus de temps très anciens sont donc des associations de pieux laïcs catholiques.
A Nice, quatre Confréries existent et cohabitent ensemble dans le comté.
- La Confrérie de la Sainte Croix (Pénitents Blancs).
- La Confrérie de la Miséricorde (Pénitents Noirs).
- La Confrérie du Saint Sépulcre (Pénitents Bleus).
- La Confrérie de la Très Sainte Trinité et du Saint Suaire (Pénitents Rouges).

La Confrérie Niçoise jouit des mêmes privilèges que l'Archiconfrérie Romaine et notamment la confrérie des pénitents rouges qui occupe une chapelle rebâtie grâce à la munificence du Roi Charles Félix,  Roi de Sardaigne, Duc de Savoie, Prince de Piémont.
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Abbaye de Saint Pons

Lorsqu’on découvre Nice pour la première fois, on est immédiatement charmé par la richesse et la qualité architecturale des monuments. Quelle que soit la direction dans laquelle on regarde, il y a toujours un clocher d’église qui surplombe le panorama de ce ciel si bleu. C’est spécialement vrai dans le quartier historique de la vieille ville. Le patrimoine historique religieux de Nice est particulièrement conséquent. Expression triomphante de la foi, la vigueur et de l’euphorie de la contre-réforme, l’art baroque trouve sa pleine réalisation à Nice. La "Route du baroque nisso-ligure" vous invite à découvrir les plus beaux monuments, sacrés et civils, d’un patrimoine architectural inestimable.

Je vous souhaite à tous de joyeuses Paques.

 

               DIAPORAMA DES EGLISES DE NICE


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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 17:17

photos-2010-0016.JPGIl a en effet conquis le pouvoir, la gloire, l'Europe. L'Empire comptait 170 départements. Il a imposé sa loi à Berlin, à Vienne et à Rome.
Personne, ni roi, ni femme, ne lui ont résisté longtemps. Mais pour qui, pour quoi cette puissance, cette domination, cette construction impériale égale à celle des empereurs romains, de Charlemagne, s'il ne peut la léguer à un fils ?
Que vaut la possession si on ne peut la transmettre ? Cette pensée l'obsèdera. « Je cherche un ventre », répète-t-il, car celui de l'impératrice n'est plus fécond.

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Il regarde Joséphine. Elle a 46 ans. Elle est son épouse depuis 1796 et il a posé sur sa tête, le 2 décembre 1804, à Notre-Dame, sous les yeux du pape, la couronne impériale. Il aime les deux enfants de Joséphine, Eugène et Hortense de Beauharnais. Il les a royalement dotés. Mais le sang des Buonaparte ne coule pas dans leurs veines. Et il veut fonder une dynastie, inscrire ainsi son œuvre dans la longue lignée française, de Clovis à Louis XVI.
Il a cru d'abord être stérile, puisque Joséphine avait été mère. Mais maintenant, il sait qu'il n'en est rien. Un fils, Léon, lui est né en 1806, d'une brève liaison. Cependant, un doute subsistait. La mère, Eléonore Denuelle de La Plaigne, est volage, une courtisane comme celle que nous avons en ce moment à Paris .... Puis arrive Marie Waleska :

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Il a toute confiance en Marie Waleska, cette noble polonaise qu'il a « forcée » à Varsovie. Il est sûr de l'amour qu'elle lui porte. Or, elle vient de lui annoncer, le 26 octobre 1809, qu'elle attend un enfant de lui. Ce sera un fils, Alexandre.

Napoléon exulte. Il peut, à 40 ans, être père, contrairement à ses craintes et à ce que perfidement a voulu lui faire croire Joséphine. Car elle sait qu'il veut « épouser un ventre royal », et cela signifie divorce, annulation de son mariage par l'Eglise, afin que la nouvelle union puisse être sacrée.
Déjà, Fouché l'a avertie des intentions de Napoléon et lui a suggéré d'accepter ce divorce que dictent les impératifs politiques*. Seule la continuité dynastique peut stabiliser l'Empire, qui restera fragile tant qu'à sa tête il n'y aura qu'un empereur sans successeur légitime. L'intérêt de tous, et celui de Joséphine, est qu'un fils devienne Napoléon II.

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On ne peut attendre. Napoléon sait qu'il est un homme menacé. Il affronte la mort sur les champs de bataille et on tente de l'assassiner, l'ombre de la trahison commence à planer.
Il ne s'adresse à Joséphine que lorsqu'il lui annonce en décembre 1809 son intention de divorcer. Elle sanglote, feint de s'évanouir. Il lui repond:
« Vous autres jolies femmes, lui dit-il, vous ne connaissez pas de barrières. Ce que vous voulez doit être ! Mais moi, je me déclare le plus esclave des hommes. Mon maître n'a pas d'entrailles et ce maître, c'est la nature des choses. »
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Il est ému, attaché à cette femme. Veuve du général de Beauharnais  décapité, maîtresse de Barras et de tant d'autres (tiens ! des similitudes avec notre courtisane). Il l'a épousée, aimée passionnément. Experte, elle lui a fait découvrir l'ivresse des sens et les plaisirs de l'amour physique.
« Je n'ai pas passé un jour sans t'aimer, je n'ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras, je n'ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l'ambition qui me tiennent éloigné de l'âme de ma vie... Adieu femme, tourment, bonheur, espérance, âme de ma vie que j'aime, que je crains. Je te serre dans mes bras, un baiser plus bas, plus bas que le sein, un baiser au cœur et puis un autre plus bas, bien plus bas... »

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Puis vient le temps de la jalousie. Joséphine, infidèle, affiche sa liberté et ses amants.Les trahisons se font de plus en plus importantes. Enfin, Joséphine accepte le divorce et l'Eglise de France (Rome n'a pas été consultée) annule le mariage religieux qui avait été célébré le 1er décembre 1804 par le cardinal Fesch..., oncle de Napoléon (on magouillait deja ensemble comme aujourd'hui).
Il a officiellement demandé la main de la jeune sœur du tsar. Mais Alexandre Ier tergiverse au moment même où Metternich, ministre des Affaires étrangères autrichien, propose la main de l'archiduchesse Marie-Louise, fille de l'empereur François Ier. Fouché  qui a été régicide  est hostile à ce mariage autrichien qui peut apparaître comme l'expiation du sort réservé en 1793 à Marie-Antoinette. Marie-Louise est la petite-nièce de Louis XVI ! Napoléon, après avoir hésité, choisit de s'unir avec la descendante des Habsbourg.

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Le 23 février 1810, le contrat de mariage signé, il écrit sa première lettre à Marie-Louise. Il est satisfait de ce mariage politique et il a depuis longtemps tissé des liens entre sa famille et les dynasties régnantes. Sa sœur Pauline est devenue une Borghèse. Son frère Jérôme est roi de Westphalie. Napoléon est fier d'être devenu le « frère » et le « cousin » des princes et des rois. Son mariage couronne cette politique de « normalisation » monarchique.
Il est le bedonnant mais glorieux quadragénaire, conquis par cette princesse, une vierge de 19 ans, « bonne, naïve et fraîche comme une rose ». Il veut séduire celle qu'il appelle déjà « mio bene », « dolce amore ».

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En fait, il vivra vingt-sept mois dans ce « piège conjugal ». Il délaissera les affaires d'Espagne, cette plaie au flanc de l'Empire. Il laissera flotter les rênes du pouvoir. Et la naissance de son fils, le 20 mars 1811, le plongera dans l'euphorie. Ce fils sera l'héritier, le « roi de Rome ». La marche des 100 jours surviendra en ce 1er Mars 1815 à partir de Golfe Juan mais ne changera rien à l’histoire qui est à bout de souffle. Napoléon II l’aiglon, le roi de Rome, le fils tant attendu n’aura régné que 15 jours. Plus tard ce nom illustre sera bafoué par un dictateur ridicule du nom de Napoléon III ce bouffon qu'un président  veut copier.....
Texte de max Gallo écrivain et historien Niçois arrangé  lamentablement et scandaleusement  par biker06.

*  notre courtisane actuelle se prétendant de gauche

                  DIAPORAMA D'AUTRES VISAGES


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 18:30

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La flottille, partie cinq jours auparavant de Portoferraio, était composée de sept bâtiments : l’Inconstant, un brick de petit tonnage à voiles carrées armé de 40 canons, des bateaux barbaresques à trois mâts, l’Etoile, Le Saint-Joseph, Le Saint-Esprit, la Caroline ainsi que des felouques, la Mouche et l’Abeille et si Napoléon avait choisi le petit port, niché au fond du Golfe-Juan, c’est qu’il connaissait bien cette rade sûre, dont il avait jadis armé les batteries. Nice n’était toujours pas Française mais Bonaparte appréciait bien la région pour avoir habité à Nice et être le commandant de l’armée d’Italie.

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C’est à trois heures de l’après-midi le 1er mars 1815*, que débarquait l'Empereur Napoléon, de retour de l’île d’Elbe entre Cannes et Nice. Une page de l’histoire de France réécrite sur le sable de Golfe-Juan, sans doute la plus belle et la plus grande de l’histoire de ce pays. Débarquant ses 1 100 hommes de la vieille garde et de la garde Corse. Ce sera le début de l'ahurissante et légendaire épopée des Cent Jours pour ce qui deviendra la plus mythique de toutes les routes Française, de Grasse à Grenoble : La route Napoléon.

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Depuis, l'humble bourgade de pêcheurs est devenue, au fil des siècles, une station balnéaire de renom. Troisième capacité d'accueil portuaire des Alpes Maritimes après Nice et Cannes, grâce à ses deux ports de pêche et de plaisance. Golfe-Juan offre de nombreuses activités nautiques et de remarquables sites de plongée sous-marine face aux magnifiques iles de Lérins déjà légendaire avec le masque de fer.

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L'histoire de Vallauris est scellée par la terre, terre des pignates (poterie utilitaire non décorée, qui servait à la cuisson des aliments). Celle de Golfe-Juan, par la mer qui lui a donné ses ports, ses plages de sable fin et cette histoire légendaire, le retour d’un empereur sur les terres de son ailleul. (article sur Vallauris)

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Vous savez tous que je me régale de ces histoires légendaires dont je suis très  friand et qui sont racontés sur les livres secrets de notre pays (celui avant 1860). Alors rappelez-vous mon article sur l’ile sainte Marguerite et l’incroyable histoire de la liaison du Masque de Fer et d’une Cannoise venue agrémenter sa solitude, ou  serait né un fils.

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L’enfant aurait été envoyé en Corse et placé chez une dame de confiance ignorant tout de son identité. On lui aurait alors recommandé d’entourer le nouveau-né des meilleurs soins, l’assurant qu’il venait de « Buona-Parté » (de bonne part). Une recommandation qui inspira la nourrice, qui le baptisa Buonaparte. Voilà comment la légende venait d’attribuer un arrière-grand-père illustre au futur Napoléon !

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L’année dernière pour cette reconstitution historique je m’y étais rendu le dimanche pour voir le débarquement. Cette année j’ai préféré m’y rendre dés le samedi, surtout que pour la journée dominicale, on annonçait encore un temps épouvantable. Pluie, vents, mer agitée, tous les ingrédients étaient réunis pour faire avorter le débarquement, alors comme la journée de samedi proposait les batailles sur la plage entre les autrichiens et les Français, mon choix se porta immanquablement sur ce premier jour des festivités.

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Comme d’habitude 2 sites sont exploités pour cette fameuse reconstitution.
Le village Napoléonien constitué de tentes dressées sur le parking du vieux port avec de nombreux exposants et des animations sur le thème du premier empire. Initiation au jeu d’histoire avec figurines et jeu vidéo, présentations des métiers d’autrefois : forges et maréchal Ferrand, tailleurs de pierre, fabrication de médailles en plomb, costumiers, bouquinistes, calligraphie, curiosités militaire.
Conférence, démonstration de danses impériales sous le grand chapiteau et dépôt de gerbes……

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Mais, le plus intéressant c’était la visite du bivouac des soldats sur la plage de Jouan.
Bottes de paille en guise de matelas, feux de camps, fusil en faisceau…. Ce campement d’une centaine de tentes abrite les soldats des 2 armées durant le week end. Les figurants des différentes armées tous en costume d’époque, venaient d’Autriche, de Tchéquie, d’Italie ou des 4 coins de France tous passionnés d’histoire.

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On pouvait se rendre compte avec exactitude comment vivaient ces soldats et ces femmes en leur posant des questions avec une convivialité toujours aussi intéressante chez les italiens car il n’hésite pas à vous faire gouter leur fameuse « Grappa ». Vive l’empereur !
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*En ce samedi 06 Mars 2010, les combats faisaient rage entre les forces Napoléoniennes et les forces Autrichiennes sur la plage de Golfe juan, c’était d’une violence inouïe ! le bruit sourd des canons se faisait entendre bien au dela du Var. Les affrontements se concentraient sur ce sable fin et doré, la ou bientôt les touristes par milliers vont accueillir les UV du soleil sur leur corps  encore blanc et laiteux qui va rougir comme la couleur des costumes Anglais ….

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L’offensive Autrichienne me semblait très efficace et j’étais vraiment inquiet pour les troupes Françaises qui reculaient de plus en plus. Les pertes coté Français devenaient importantes. Je me décidais comme tout bon reporter de guerre à m’introduire au feu de l’action , le bruit des canons étaient assourdissants, le claquement des fusils resonnaient dans mes oreilles, les cris et les "vive l'empereur" m'impréssionnaient immanquablement.

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Tout d’un coup un Autrichien me prenant pour un espion Parisien voulu m’embrocher avec sa baïonnette alors que le BBQ n'est pas autorisé sur la plage de Golfe Juan , je n’eu  la vie sauve que grâce à l’intervention d’un soldat de la  garde impériale qui arriva comme par miracle. La vieille garde venait d’intervenir et elle progressait dans les lignes ennemies malgré une farouche résistance ….

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L’intervention avait été couronné d’un succès sans appel, les touristes pourront retrouver leur plage dés le mois d'Avril, dans le calme et la bonne humeur , les rayons du soleil pourront continuer leur bataille sur la peau de tous les européens ! Napoleon fait place maintenant à l'empire l'Oréal  qui peut alimenter des nuées d'Autrichiens , Allemands , Anglais , Belges  et Hollandais  en leur proposant de la creme solaire ! c'est tout de meme mieux que les canons mais les brochettes sont toujours interdites , c'est un empereur plus discret mais tellement éfficace lui aussi , L'oréal et optique 2000 devrait faire une pub commune avec jojo en Napoléon sur la musique "requiem pour un fou".....

                    DIAPORAMA DE LA RECONSTITUTION


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Published by BIKER06 - dans HISTOIRE
21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 19:39

Vous me suivez  !  je recupere les clés de la moto au Carlton  

Cannes c’est la ville du luxe et de l’élégance qui ne sont pas provocants, parce que rien n’y est vulgaire, et tout y porte la marque de la classe. Cannes, c’est le symbole du bonheur au soleil, dans les fleurs, face à une mer d’un bleu limpide qui vient battre les baies couronnées d’arbres tropicaux. A Cannes, tous les styles, tous les genres se côtoient, tous les milieux, toutes les races vivent en bonne intelligence. Une ville harmonieuse dans sa diversité et ses contrastes. Chacun peut y trouver ce qu’il aime. Il suffit de chercher.
























Bon ! on visite la villa de Rothschild ... je laisse les clés au voiturier.


Avant d'aborder la description des plus belles villas de Cannes, laisser-moi vous présenter, vous dépeindre cette contrée incomparable, ces rivages merveilleux qui ont été les témoins des plus grandes têtes couronnées de l’histoire. Notre flore est composée de chêne-liège, de chênes verts, de pins d'Alep d'une grande beauté, d'admirables pins parasols aux têtes solennelles, de genévriers, de myrtes, de lentisques, de bruyères, d'arbousiers aux baies rouges, de genêts d'or, d'oliviers majestueux, de labiées odorantes, telles que les thyms, romarins, lavandes, cystes, véritables champs de fleurs scintillant au soleil et embaumant de leurs senteurs délicieuses l'air si vivifiant.
Villa de Rothschild à Cannes

 Les tons vifs les plus ardents se croisent sous le double azur de la mer et du ciel, aussi pur, aussi bleu que celui de la Grèce ou de la Jordanie.
Les lauriers-roses, les orangers aux fleurs embaumées, aux fruits d'or, les citronniers dont les branches ploient sous le poids des fruits, les agaves, les aloès, les figuiers de Barbarie, les mimosas sont un enchantement pour les yeux ; que d'harmonie dans cette belle nature !























Au loin se dresse la chaîne des Alpes-Maritimes aux cimes couronnées de neiges ; quel contraste avec la région tempérée où croissent jusqu'aux végétaux exotiques. Au nord les montagnes courent parallèlement à la côte aux dentelures si diverses, aux golfes de sable d'or et d'argent ; à l'est s'étagent les collines de la Californie ; à l'ouest, celles de l'Esterel aux silhouettes fantastiques, se découpent au soleil couchant et se reflètent sur le miroir immense du golfe de la Napoule ; quel spectacle grandiose et impressionnant. Cannes située au bord de la grande bleue, s'étageant sur des pentes très douces ; des milliers de palais, châteaux, villas, hôtels entourés de jardins s'y étalent.
le chateau de vallombrosa à Cannes

Ce qui frappe dans cette contrée privilégiée à l'abri des frimas et de tous les vents, c'est l'uniformité du climat, de la température dont la moyenne en hiver de 16 degrés, est favorable aux plantes semi-tropicales. Les palmiers, ficus, bananiers, la plupart des végétaux du Mexique, du Brésil, de la Nouvelle-Zélande, du Bengale, du Cap, du Chili, etc...
Fondée en 997, Cannes n’était qu’un tout petit village de pécheurs quand, en 1834 vint s'y établir en villégiature hivernale, Lord  Harry Brougham & Vaux, chancelier d'Angleterre, la colonie des princes et des lords allaient le suivre. Chateaubriand, Stendhal et Victor Hugo y séjournèrent, avant la grande vogue des années Renoir ou Picasso.
A l'heure des premiers trains qui convoyaient la Reine Victoria d'Angleterre, Cannes fut dotée de palais, de maisons bourgeoises, d’hôtels de luxe et de lieux de fête. Ce sont ces belles demeures que j’ai choisi de vous faire découvrir de la plus célèbre ville de France avec Paris mais surtout de la plus incroyable.
Fin 1834, en route pour l’Italie, Lord Brougham et sa fille Eléonore sont refoulés à la frontière en raison d’une épidémie de choléra. Ils rebroussent chemin et vont s’arrêter dans la ville où ils ont passé la nuit précédente: Cannes. C’est le début de l’aventure Cannoise. Henry Brougham achète un bout de terrain à l’ouest du Suquet et y fait construire la villa Eléonore, une superbe résidence "d’où l’on avait des échappées grandioses sur la mer et la montagne". La légende venait de commencer ….. Yes we Cannes ! Cannes is magic…


Le château des Tours

Fut construit par Sir Thomas Robinson Woolfield. En 1858, il est racheté par le duc de Vallombrosa. Le château, avec son style baroque, a grande allure sur les rochers escarpés du Riou. C’est là que se rencontrent vers la fin du XIXe siècle les membres les plus huppés de la "jet set" azuréenne de l’époque. En 1893, il est vendu à un hôtelier. Il fut rebaptisé Hôtel du Parc et devint le palace le plus luxueux de la Côte d’Azur avec le Carlton, le Majestic, le Martinez, le Bristol ,l’Eden Roc et le Negresco.

villa victoria

Cette superbe demeure de belles pierres rouges et de style anglais du XVe siècle se dresse au milieu de massifs de bougainvillées. Elle a également été bâtie par Sir Thomas Robinson Woolfield et c’est en 1860 qu’elle acquiert sa dimension définitive avec l’achat par son propriétaire de plusieurs dizaines d’hectares. En 1869, la villa Victoria reçoit la visite de la princesse royale de Prusse, future impératrice.

villa Marie Thérèse

Edifiée par la baronne douairière James de Rothschild vers 1881, la superbe villa Marie-Thérèse et sa non moins remarquable annexe, la villa Béatrice, ont été occupées par les membres de sa famille, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La villa Marie-Thérèse abrite désormais la Médiathèque de la ville de Cannes, qui conserve la chronique de la Côte d’Azur, au cœur d’un jardin enchanteur aux allées sinueuses, où cascades et essences exotiques se succèdent, témoins préservés des grands parcs de la cité.

villa Nevada


En 1884, le duc d’Albany, enfant de la reine Victoria s’éteignait à la villa Nevada. Trois ans plus tard, la souveraine accompagnée de la princesse Béatrice, passa cinq jours à la villa Edelweiss, voisine de la villa Nevada. Stephen Liegard a écrit à cette occasion : "Elle voulait prier sur les lieux mêmes où l’âme de son fils s’était envolée". Toujours en 1887, le Prince de Galles avait posé la première pierre de l’église Saint-Georges.

Château Louis XIII



Dans un cadre superbe, sur la colline juste au-dessus de Cannes, avec une vue à couper le souffle, de la côte méditerranéenne, des îles de Lérins et de l’Estérel, cette propriété offre un confort spacieux et des agréments sans rivaux. Le château a été construit en 1888... Le château est situé dans un parc de près de 60 000 mètres carrés.

Villa Wenden

En 1889, le grand-duc Frédéric François, prince de Wenden-Schwerin et Ratzeboourg et son épouse, la princesse Romanov de Russie, prennent possession de cette superbe villa de style germanique, construite sur les premiers contreforts de la Californie. En 1923, elle fut acquise par M. Gruss-Gallieni, gendre du maréchal Gallieni. En souvenir de la pacification de l’île de Madagascar, il appela la villa "Le Rouve" qui signifie, en Malgache, le chef.

Villa Fiorentina

Erigée vers 1894 par le comte Vitali,  de style italien baroque, construite par Julian Goldsmith, membre du Parlement anglais, quelques années auparavant. Stephen Liegeard évoque la Fiorentina dans son ouvrage, "La Côte d’Azur". Le prince Alexis Karageorgévitch, après la Seconde Guerre mondiale s’était installé à la Fiorentina, jusqu’à sa mort en 1946. La chapelle, rachetée par le peintre Bellini, est aujourd’hui un musée dédié à l’œuvre du peintre.

villa Kazbeck

C’est dans cette somptueuse résidence, sur les pentes de la Californie que vécut le grand-duc Michel Michaïlovitch, oncle du tsar Nicolas II. Les hôtes de la villa reçurent les hivernants les plus illustres : le roi Edouard VII, le roi de Suède, les princes de Nassau. De 1895 à 1914, le grand-duc Michel et sa très jolie épouse sont venus tous les ans pendant la saison d’hiver à la villa Kazbeck, dont le nom évoque un des plus hauts sommets du Caucase.



Villa Champfleuri

La villa Champfleuri est surtout connue pour ses jardins extraordinaires, où furent tournés de nombreux films. Parmi eux, "Macao, l’enfer du jeu" tourné par Jean Delannoy qui a utilisé pour l’occasion le superbe jardin japonais. Les jardins proposent aux visiteurs, sur trois hectares, de nombreux sujets de dépaysement : l’Europe, l’Asie, l’Afrique. La villa appartenait à un riche ressortissant américain qui la vendit en 1923 à M. et Mme. Mario Vagliano.

Château la croix des gardes

L’acquéreur de cinquante hectares de bosquets, de broussailles et de rocailles, au sommet de la Croix des Gardes était le Suisse Paul Girod. A partir de 1919, il fit édifier sur ces terres le château de la Croix des Gardes. Le bâtiment, avec sa façade de style florentin, se trouve au cœur de véritables jardins suspendus d’une surface de douze hectares. Le château fut vendu en 1925 à M. Goldman, créateur des célèbres bijoux Burma, puis revendu à M. Leven, un des propriétaires de "Pschitt".


Château Scott


Michel Hugues Scott, inventeur de l’émulsion à base d’huile de foie de morue, fit bâtir un manoir dans un parc immense qui descendait jusqu’à la mer. Ces lieux ont inspiré Marcel L’Herbier qui, en 1931, y tourna la version parlante du "Mystère de la Chambre Jaune". Devenue veuve, Mme Scott vendit, en 1891 à M. H-Emile Meunier, fabricant de chocolats bien connus. Vers 1935, le domaine est vendu au propriétaire du Grand Hôtel à Cannes.

villa Fiesole

Le peintre Jean-Gabriel Domergue cherchait à Cannes un terrain sur lequel il pourrait construire une demeure semblable à celles qu’il avait vues à Fiesole, une cité des environs de Florence. Il le trouva en 1926 au bas de la Californie. En 1936, on pendait la crémaillère. C’est dans cette villa que les femmes les plus élégantes et les plus belles du monde sont venues poser pour l’artiste : Gina Lollobrigida, Brigitte Bardot, Joséphine Baker, Mylène Demongeot, Mme Van Cleef et tant d’autres. Rebaptisée villa Domergue, elle appartient aujourd’hui à la Ville de Cannes.

Château de Thorenc

Situé dans le quartier verdoyant de Terrefial, à la limite de Cannes et du Cannet aux abords du massif de la Californie, le vaste domaine du château de Thorenc fut la propriété de la duchesse de Benford avant de devenir, beaucoup plus tard, la résidence de l’ex-empereur d’Annam, Bao Daï, jusqu’au début des années 1970.
 









DIAPORAMA DES VILLAS, CHATEAUX ET PALAIS DE CANNES


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