Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 20:51

Si vous avez l’occasion et la chance un jour de voir ce jolie village qui est Cannes, surtout n’oublier pas de relever la tête et de regarder les façades des immeubles Cannois, vous y découvrirez des balcons tout à fait insolites et de jolies demoiselles ne cachant absolument pas leurs magnifiques attributs. Au risque de me faire sanctionner par la censure et peut-être par OB lui-même, je me lance dans un article des plus coquins !! Hi Hi Hi
Cannes est une ville qui peut se visiter à pied car à échelle humaine et tout à fait réalisable pour le plus petit des randonneurs.
Les premiers seins nus apparurent bien avant le début des années 1960 sur les plages de Cannes ou de Juan les Pins :
Des 1882, des femmes exhibaient leurs attributs sur les immeubles de Cannes. C’est déjà à cette époque presque des années folles que les Cannois purent voir pour la première fois des sculptures montrant ce que tout le monde cachait à l’époque en France profonde ou pas profonde du tout......
Mais Cannes à toujours été une ville innovatrice,libre et festive. L’œuvre du sculpteur Cannois Ernest Pellegrini fit quand même grand bruit. Ces cariatides n’étaient pourtant que les reproductions de sculptures antiques, à l’image de celle que l’on voit sur le baldaquin de l’Erechtheion ou sur l’acropole d’Athènes.
Il est d’usage d’appeler atlantes les statues d’hommes et cariatides celles de femmes. Les atlantes font référence à atlas, dieu qui portait le monde sur ses épaules.
Les cariatides, elles doivent leur nom aux femmes de Caryes, ville de Grèce dans le péloponese.S’étant alliés aux perses lors des guerres médiques, les habitants de cette ville furent exterminés par leur compatriotes.
Leurs femmes furent réduites à l’esclavage et condamnées à porter de lourds fardeaux. Voila pour la petite histoire et pour l’explication du terme cariatides. Il faudra attendre 1954 pour de nouveau connaître le mini séisme d’une exhibition pareille à Cannes !
























Sur le bateau, une jolie starlette Simone Silva (de son vrai nom Simone de Bouillard) qui est une actrice franco-égyptienne née en 1928 au Caire, badine avec les photographes. Tous réclament une séance de pose. « Vous faites ce que vous voulez à condition que je sois photographiée avec Bob » lance la jeune femme.
Bob ? c'est :  « Robert Mitchum ! » La star immense de la Rivière Sans Retour au coté de Marylin Monroe en cette année 1954.
Pendant le déjeuner, alors que « Bob » se laisse tenter par quelques verres de rosé du domaine de Bellet  bien frais, la starlette pose déjà sur les rochers. A la fin du repas, les photographes poussent le bel Américain vers le rivage. Robert Mitchum se laisse faire et se trouve bientôt aux côtés de la jolie jeune femme, court vêtue et d’humeur joyeuse.
Les photographes la provoquent : « Enlève le haut ! » Alors, très spontanément, Simone Silva ôte le haut de son maillot et découvre sa poitrine. Instinctivement, pour la protéger, Robert Mitchum enlace la starlette, pressant ses seins nus contre lui. Les photographes jubilent ; les paparazzis sont chauds bouillants, ils l’ont, leur photo scandaleuse ! la croisette subie un veritable tsunami et la nouvelle se propage du suquet au palm Beach , de la bocca à la croix des gardes, de Vallombrosa à la Californie. Cannes est en ébulition ! Lerins l'ile aux moines recoit une onde de choc.
 Mais on est en 1954. En Amerique, nous n’en sommes pas encore au libéralisme Cannois. Le soir-même, aux Etats-Unis, une véritable croisade se met en place pour empêcher Robert Mitchum de travailler. On parle même de ne plus envoyer de films américains à Cannes. la France est un pays de pervers et de libertins. Quant à Simone Silva, les ligues féministes ne tardent pas à se dresser contre elle, brisant définitivement sa carrière. Dépressive, elle se suicidera peu après. Par contre la légende de Cannes venait de prendre une ascension vertigineuse et verra sa popularité définitivement consacré dans le monde entier... Cannes la ville de tous les pêchés ? la " sin city" Francaise...... la ville ou j'ai vu le jour !

Repost 0
Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 22:25
















Le Festival de Country Music de Nice dans le magnifique parc de Cimiez, bien qu’il n’en soit qu’a sa 3eme éditions devient de plus en plus populaire. Il fallait voir le monde qu’il y avait dans les mythiques arènes de Cimiez, royaume du jazz en temps normal. Mais ce petit festival totalement gratuit tout juste à coté du musée Matisse, lui aussi libre d’accès et tout à fait splendide pour les amateurs d’art devient une référence sur la cote d’Azur. Faut dire que le site enchanteur à de quoi faire venir du monde. Au milieu de l’une des plus belles oliveraies des Alpes Maritimes, des centaines de familles profiterons de piqueniquer et en même temps d’assister aux animations western , indiennes proposes par les organisateurs de la ville de Nice. Les transats, tables de camping et autres glacières étaient de sortie au milieu des allées qui portent les noms de Louis Armstrong ou Duke Ellington. Puis vers 20H le moment tant attendu des concerts arrive :

























Aux allures d’une Pin Up des années 50 toujours souriante, Sue Moreno a enchanté le public Niçois. La ressemblance avec la mythique Betty Page est frappante, mais Sue est bien une fille de notre 21e siècle. Sue Moreno c’est le glamour hollywoodien tourné vers la musique.
























C’est une artiste avec une forte personnalité et de grandes qualités vocales, elle est une étoile brillante qui vous ramène aux racines du rock and roll et aux turbulences des années soixante, avec une touche de musique moderne et de country. Sa voix vous rappelle quelques-uns des meilleurs crooners et stars du cinéma Hollywoodien du début des années 50.

Sue a fait des tournées sur de nombreux stades dans toute l'Europe, en Scandinavie et en Amérique du Nord et a travaillé avec des légendes et des artistes comme Paul Burlinson (Johnny Burnette Trio), Stan Perkins (fils de Carl Perkins), les comètes, Red West (Elvis "sidekick), Wanda Jackson, Don Randi (session légendaire pianiste), Chris Montez, Linda Gail Lewis, Danny B. Harvey (Nancy Sinatra).
Elle a été entendu dans les différentes pubs commerciales de l’hexagone (par exemple, Viktor & Rolf et le parfum Flowerbomb Otazu bijoux) et a eu beaucoup de couvertures sur diverses émissions radio et TV à travers l'Europe et les états unis.
Elle a également joué en tant que chanteuse, actrice et danseuse dans diverses pièces de théâtre.
Sa classe, le style original et polyvalent, et un répertoire allant de boîte de nuit-jazz, crooners, latin et sensuel à la douceur et au rock and roll, en fait que le public est collé à ses lèvres et ne la quitte pas des yeux. D’ailleurs c’est ce qui c’est passé avec le public Niçois samedi soir 13 mai dans le site magnifique des arènes de Cimiez lieu incontournable du jazz mondial.
























Elle a joué à de nombreux festivals bien connus comme le Blue & White Xmas (Amsterdam, Pays-Bas), Screamin Festival (Espagne) Greenbay Rockin'Fest (USA), Mid-Summer Festival (Finlande) et Country rock Festival (France).Le public Niçois ne s’y est pas trompé et l’a acclamé comme il se doit. Steven Ackles & les Memphis News sont presque passés inaperçu ensuite ! Elle a exercé une fascination impressionnante pour sa première visite sur la cote d’azur.

























Sue Moreno a pris contact avec divers styles de musique dès son plus jeune âge, grâce à une éducation musicale. À l'âge de 15 ans elle a formé son premier groupe «Memphis», tout en fréquentant le « music school ».

Au début des années 90, elle va aux États-Unis, où elle apparait dans divers clubs de l’East coast.
Puis, retour à la maison aux Pays-Bas, ou elle commence à chanter et à harmoniser des voix dans un groupe couvrant la période des années 70 d'Elvis Presley.
Sue obtient sa maîtrise en cinéma et télévision ensuite.















Début 1997, Sue et les Flaming Stars ont mis en place un style de musique décrite comme rockabilly, avec des influences du rock n' roll, latino, rhythm and blues.

En 2001, Sue réalise avec Marco Di Maggio à la « Viva Las Vegas Rockabilly Weekender » un CD magistral. Ce fut le début d'une collaboration fructueuse entre les deux artistes. Elle a été invitée au Festival International Rockabilly à Jackson, Tennessee, États-Unis, où elle est apparue avec le légendaire Paul Burlinson, DJ Fontana (batteur d’Elvis Presley que j’ai connu lors d’un festival sur la cote d’azur).
Fin Décembre 2002, Sue fait son premier CD en solo « All I Can Do Is Dream ».
Sue est apparu sur de nombreux « Elvis Presley Festival » au Pays-Bas, au Danemark, en Allemagne qui lui ont donné l'honorable titre de "The Female Elvis ».
Au cours de l'été 2003, Sue commence à travailler avec Marco DiMaggio, pour l'écriture, l'enregistrement et la réalisation d’un second album. Mai 2004, l’album, « Drivin » voit le jour. Elle repart une nouvelle fois pour  les Etats-Unis, de la Californie au Texas, à l'automne 2004.
En 2005, elle parcourt le monde entier une fois de plus, du Royaume-Uni vers les États-Unis, l'Espagne, l'Allemagne et la France.
L'album attendu depuis longtemps « Bye Bye Blues » avec Marco DiMaggio a reçu beaucoup d’éloges et un triomphe.
En 2008, Sue recommence à travailler avec le Royaume-Uni. Il en sort un album original avec principalement des chansons écrites par Sue publiés début 2009 sur Western Star Records.
 
























À la suite du succès des tournées en Grèce et une belle collaboration fructueuse entre Sue Moreno et la bande des  « Kustoms grec », un album studio va paraître fin 2009. Quel beau cadeau fait par la municipalité Niçoise car n’oublions pas que ce festival est entièrement gratuit dans le cadre enchanteur des arènes de Cimiez.
Tous le milieu western de la Cote d'Azur, c'etait reunis hier soir pour une fameuse nuit de plaisirs. Nice aime les belles chanteuses et leurs charmes envoutant. Apres Vicky Layne et Pauline Reese l'année derniere, le festival aura découvert une nouvelle "bombe de beauté et de voix sublime !  Merci Sue Moreno, Merci les gars, à l’année prochaine. Je devrais en principe retourner aux arènes de Cimiez bientôt pour voir une légende vivante : BB King.

      VIDEO DE LA SOIREE COUNTRY  A NICE CIMIEZ



LES PHOTOS DE LA JOURNEE COUNTRY A CIMIEZ

Repost 0
Published by BIKER06 - dans BIKERS MUSIC
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 09:10

J’ai envie de vous faire découvrir une BD d'un supporter niçois. Car cette dernière se déroule dans ma région de Nice et visite différents lieux de la ville comme la promenade des anglais mais aussi le Negresco, le palais de la méditerranée, le jardin Albert 1er, la place Masséna, le casino de la jetée, le cours Saleya... On y découvre le carnaval de Nice (corso de la bataille de fleurs) mais aussi la colline du château (tour Bellanda ...)... Bref une visite de la ville colorée qui fera le plus grand plaisir des petits comme des grands, des touristes comme des niçois...






















Mais la BD ne s'arrête pas à une visite touristique de la ville, une histoire sympa se cache derrière. En effet, sitôt arrivés à Nice, Frenchy et Fanny sont entraînés, bien malgré eux, dans une aventure rocambolesque. Cela a-t-il un rapport avec la série de vols mystérieux qui ont lieu dans la baie des anges ?
Vous allez le découvrir en dévorant cette intrigue policière, basée sur des faits et lieux réels, qui entraînent de façon ludique les personnages à la découverte du patrimoine, de la gastronomie, de l’histoire et du caractère de Nice. Cette BD est réalisé par Jean Fréderic Minéry.
Mais qui est Jean-Frédéric Minéry ?

Jean-Frédéric vit et travaille à Nice, mais est surtout passionné de BD. Je l’ai rencontré au salon du livre de Mouans-Sartoux... Vous l'avez raté ? Alors acheté sa BD à tout prix !
Minéry a créé une maison d'édition niçoise en 2006.
http://www.angeassociation.com/
Fort du succès du tome 1 de Frenchy et Fanny à Hyères Il scénarise une BD,  qui se passe  à Nice
Frédéric Minéry nous emmène avec ses héros en voyage dans la capitale de la Cote d'Azur !
Comme pour le premier opus, au travers des aventures amusantes et rebondissantes de Frenchy et Fanny, l'auteur nous embarque à la découverte d’une ville qu'il aime bien
 (Et cela se voit !).


Humour et aventures sont au rendez- vous. Jeux de mots, situations cocasses voire rocambolesques, menées tambour battant avec l'aide de cupidon (un clin d' œil à l'association ange ?). Tout ça pour un caleçon !! Mais pas n' importe lequel...

BD comique ou guide touristique ? Il faut faire un choix dans sa lecture: soit on lit les aventures de nos héros sans trop s’arrêter sur les (nombreuses) informations touristiques et l'on s’amuse beaucoup, soit on lit l'album pour découvrir les coins et recoins parfois discrets de Nice la belle.
De l’une ou l'autre façon on n’est pas déçu !























Un dessin moderne aux couleurs chatoyants comme la région où tout cela se passe. Ajoutez à cela une reliure et une impression de belles qualités dans un grand format.

Bravo à l’Auteur pour cette démarche sans aucun doute difficile au vu de la montagne d’informations et de références qui jalonnent la BD.

Un album à posséder et même à emporter si vous envisagez de visiter Nice au cours de vos prochaines vacances !

 






















Endroits de Nice, visités par Frenchy, Fanny et leurs amis

Aéroport
Parc phœnix
Promenade des anglais
 Negresco hôtel   palais de la méditerranée
monument du centenaire jardins  Albert 1 er- place Masséna- place du palais de justice- opéra-  tunnel du Paillon- hôtel Ruhl- casino de la jetée- cours Saleya  marché aux fleurs, palais ducal, chapelle de la miséricorde, chapelle des  pénitents rouges du saint-suaire de la très sainte trinité- carnaval de  Nice (corso de la bataille de fleurs)- colline du château (tour  Bellanda ...)- chapelle du cimetière- chapelle sainte-Claire /  couvent de la Visitation- rue J. Nicola- rue des serruriers- place  du Carret- place Saint François (marche aux poissons)- place  centrale (où ils mangent des spécialités niçoises)- rue du  collet rue droite- palais Lascaris - église  Saint-Jacques-Le-Majeur dite du Jésus / Gésu (clocher, chapelle de  Saint-honoré, ...)- église des pénitents blancs de la sainte croix-  place Rossetti (Campanile, cathédrale Sainte Réparate, orgue, campanile,  angle rue du pont vieux / rue Mascoinat)- Lou Presèpi (crèche)- Rue   Place Saint-Augustin- Hospice de la Providence- La semeuse- La  treille- Rue Sincaire- Eglise Saint Martin / Saint Augustin- Stelle   bas relief / monument à la gloire de Catherine Ségurane / Catarina  Segurana- Lavandière du Paillon- Siège de Nice en 1543 ( François  premier, turcs, Barberousse, Suleyman, ...)- Rue François Zanin  (L'Escalinada ...)

- Rue Pairolière (fromages, porchetta, épices, ...)
- Rue du Malonat (Sainte Rita, notre Dame du bon secours, lavoir ...)
- Place Garibaldi (statue de Garibaldi, café de Turin, chapelle du Saint Sépulcre des pénitents bleus, tramway, cappa ...)
- MAMAC (Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain) toits, voiture compressée de César, statue de Nikki de Saint Phalle ...
- Tête carrée (bureaux de la médiathèque) de Sacha Sosno
- Palais des congrès Acropolis
- Tour Saint-François
- Observatoire (coupole de Joseph Garnier et Gustave Eiffel)
- Saint Suaire de Chambéry / Turin
- aigle rouge couronné, de Nice - issa Nissa ! OGCN - le GYM
- abbaye de Saint Pons (hôpital Pasteur - CHU de Nice)
- église Jeanne d'Arc
- monastère franciscain de Cimiez, avec ses jardins et sa roseraie
- jardin des oliviers
- musée Henri Matisse
- thermes et arènes / théâtre romains / romaines
- hôtel Régina
- hôpital Saint Roch avec son patio, ses coursives, colonnes et sa verrière
- cathédrale russe Nicolas II 2
- mausolée / chapelle / crypte du Tsarewitch
- villa mauresque
- église Saint Pierre d'Arène
- croix de marbre
- quai des Etats-Unis
- plage du castel / police
- roba capeù
- monument aux morts
- statue de Charles Félix / Carlo Felice (sans son index)
- port (bassin Lympia, bassin des amiraux, bagne, paquebot, bateau pour la Corse, capitainerie, mot Boron)
- église notre dame du port
- pointus de pêcheurs
- bas Cimiez (C.E.S. Rolland Garros, collège Stanislas, avenue Emile Bieckert, hôtel du petit palais)
- quartier baumettes (château la tour, musée Chéret, château des Ollières)
- faculté de Valrose (château, étang et isba)
- fort du mont Alban, maison de la cascade de Gairaut, temple de Diane / de l'amour

Repost 0
Published by BIKER06 - dans ARTS BIKERS
14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 08:52

A un moment ou à un autre sur mon blog, je devais vous raconter l’histoire du « héros des deux mondes ». Mais, vous parlez de Jousè Garibaldi est une entreprise importante. Pas insurmontable bien sur ! Car ce personnage Niçois à fait l’objet de biographies à travers le monde plus que conséquentes et il suffirait de copier tout simplement l’article sur Wikipedia ou bien l’un des livres/documents que je possède sur l’histoire du Comté de Nice pour écrire le mien. Mais je vais tout simplement reprendre le compte rendu écrit par Eric Eratostène pour son film documentaire sur « Jousé » en le complétant personnellement par moment et à ma façon.















C'est le 2 Juin 1882 que Giuseppe Garibaldi s'éteint à Caprera, l'île Sarde sur laquelle il s'est retiré, après une vie si riche et mouvementée qu'elle ressemble davantage à celle d'un héros de roman, qu'à celle d'un personnage historique.
Cet homme au destin  romanesque est né à Nice. Nice, une ville ambiguë. Française ? Italienne ? Sans doute les deux, mais elle revendique avant tout son identité Niçoise**, Nissarde. Une ambiguïté qui n'est pas sans rappeler celle de Giuseppe Garibaldi, partagé dès son plus jeune âge entre l'éducation de l'instituteur et celle du curé. Un homme qui s'est battu pour la République et au côté du Roi, qui fut pirate et Général, qui s'est vu deux fois condamné a mort et quasi sanctifié ; un marin dont l'état civil mentionnait la profession d'agriculteur.
Mais ce qui caractérise le mieux Garibaldi, c'est cette soif de liberté, d'indépendance et d'ouverture. Il ne s'est jamais laissé enfermer dans un camp ou un autre, mais s'est toujours engagé pour les causes qu'il pensait justes. Cet improbable mélange d'intrépidité et de naïveté, d'engagement et d'indépendance, de rêve et d'action, est le fruit d'une vie riche et trépidante, aventureuse.
Trop méconnu du public français, Garibaldi jouit d'une grande popularité dans sa ville natale. Derrière l'image stéréotypée d'une ville de villégiature pour riches retraités, il y a la réalité des Niçois, ceux pour qui la ville n'est pas qu'un décor aux effluves californiennes. Pour eux, l'esprit de Garibaldi est bien vivant, et leur cœur est resté fidèle aux idées avant-gardistes de ce visionnaire.


















Il a laissé une empreinte indélébile sur la ville et ses habitants. Personnage oublié de l'histoire française (comme l'Amerique Française), Garibaldi continue à déranger les bien-pensants et à inspirer les idéalistes.
A Nice, poètes, artistes, écrivains, comédiens, ont tous à un moment ou à un autre été inspirés par le geste et les idées de cet illustre Niçois. Je vous conseille d’ailleurs de découvrir cette Nice méconnue, où se mêlent l'ici et l'ailleurs, le passé et le présent, la fiction et la réalité… mais où prédomine en permanence le " pantaï ", le rêve, une notion essentielle de la culture Niçoise et de l'histoire garibaldienne.

De l'autre côté des Alpes, dans le pays auquel Nice appartenait (Royaume de Piemont/Sardaigne) avant son rattachement à la France le 14 juin 1860, Garibaldi est un héros national. Artisan de l'unité italienne (le Risorgimento ), il est considéré comme le père de la nation.
Sa libre pensée demeure une source d'inspiration pour une large partie de la jeunesse Italienne.
En mars 1860, il est élu député de Nice. Le 15 avril, Nice devient française. Garibaldi démissionne de son mandat ne pouvant se faire à l'idée du « troc de Nice ». Ce qui ne l’empêche pas en 1870, de mettre son épée au service de la France lors de la guerre franco-allemande. Les 25 et 26 novembre, avec ses deux fils, Ricciotti et Menotti, à la tête de 10 000 tirailleurs français de l’armée des Vosges. Il remporte une victoire à Dijon.
















 
En février 1871, Garibaldi est élu, à l'Assemblée nationale française comme député de la Côte-d'Or, de Paris, d'Alger et de Nice. À Paris, il arrive en quatrième position derrière Louis Blanc, Gambetta et Victor Hugo. Il décline pourtant ses mandats, blessé par l'accueil de la nouvelle majorité monarchiste de la Chambre, ce qui entraîne la démission de Victor Hugo de son propre mandat en signe de soutien. Garibaldi à toujours rejoint ce qui lui semblait juste. Il meurt à Caprera le 2 juin 1882 avec le regard intentionnellement tourné vers Nice. Le "héros des deux mondes" n’a jamais oublié sa cité natale. Et s’il existe un mythe garibaldien dans la péninsule, le garibaldisme niçois se traduit par une multitude d’anecdotes, de souvenirs de famille, d’objets qui révèlent un véritable culte pour les Niçois d’aujourd’hui. Du port au cimetière, du château où est enterré maman Rosa, de la maison où le proscrit se cacha à la place qui porte son nom, Jousè est toujours présent parmi nous...
En parcourant les innombrables  biographies de cet homme, on a souvent l’impression d’être plongé dans un roman picaresque. A une époque où voyager était extrêmement difficile, il a parcouru le monde dans tous sens, depuis l’Australie et l’Asie jusqu’au Brésil, l’Uruguay, l’Argentine, le Pérou, New York (On peut trouver une statue de lui au Washington Square Park dans le centre de New York)  l’Afrique et la Chine. Dans un monde agité de multiples événements politiques et sociaux, il s’est engagé dans de nombreux combats, toujours au nom de la liberté, de l’indépendance, du bien-être de ses contemporains et des générations futures. Il est aussi l’homme de la gauche populaire et anticléricale française héritière de la Révolution de 89.


















Le plus remarquable est qu’il n’a jamais dans toutes ses actions, cherché à obtenir de bénéfice personnel. C’est sans doute cette polyvalence et cette soif immense de liberté qui rend cet homme si fascinant. Le » héros du monde » en somme !!
  

On ne rappellera jamais assez le rôle joué par Garibaldi et ses descendants aux côtés de la France, en 1870-71 à Dijon, en 1914-1915 en Argonne et en 1940-45 dans la Résistance. Le souvenir de Sante Garibaldi*, petit-fils de Giuseppe, Mort pour la France en 1946 des suites de sa déportation à Dachau. Sa fille Annita Garibaldi Jallet accueillit avec une grande émotion  la pose d'un médaillon à l'effigie de son père, sur le socle de la statue de Joseph Garibaldi, aux côtés de ceux de Bruno et Costante, tous deux Morts pour la France en 1914 et 1915. La France qui oublie parfois ses vrais héros*.















Garibaldi a dit « Je lègue mon amour pour la Liberté et la Vérité ; ma haine du mensonge et de la tyrannie ». Soyons, nous, Niçois les porteurs de cette flamme. Fuoura estrosi e sarkozy
*Le 4 juillet 1946, à Caudéran, dans la banlieue de Bordeaux, s'éteignait Sante Garibaldi, petit-fils du Héros des Deux-Mondes, des suites de sa déportation dans les camps de la mort, notamment au Lager de Dachau, entre 1943 et 1945. Il avait déjà combattu au service de la France en 1914-1915 en Argonne, où deux de ses frères, Bruno et Costante ont trouvé la mort. Émigré en France après la prise de pouvoir par Mussolini, il s'engage dans la Résistance après l'armistice de 1940. Son action pendant la guerre et sa déportation par la Gestapo lui valent d'être déclaré "Mort pour la France" et de se voir décerner, à titre posthume, la cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur.














La France nous a arrachées à notre pays, au moins qu’elle soit fière de l’acquisition qu’elle a faite …….. !!

* A mon pére "Jean Germain Giordano" Ancien de la 1er Armé Française 2e DB Membre de Rhin & Danube.Medailles de Guerre, Croix de Guerre, Chevalier de la legion d'Honneur, Croix de la liberation Rhin & Danube, Medaille d'or du travail.

     LIVRES & BIOGRAPHIES SUR GARIBALDI

 



    


    


**Je voudrais faire une mise au point  sur des idées fausses, et la plus énorme….c’est quasiment une des plus grosses âneries que l’on puisse entendre sur Nice c’est : Nice était italienne ! Attention ! J’aime beaucoup nos amis italiens d’ailleurs les patronymes Niçois sont à consonances du pays de Dante, mais il faut remettre les choses dans le bon ordre et à leur place.
Cette affirmation est complètement fausse, dire que  Nice était italienne sous-entend que Nice à appartenu à l’Etat italien et que les Niçois avaient la nationalité italienne est une grossière erreur commise par ceux qui ne connaissent pas l’Histoire de Nice. La raison principale à cela est que l’Italie en tant qu’Etat est né le 17 mars 1861 (tiens donc le jour de la Saint Patrick), soit un an après que Nice soit devenue (malgré elle) française en 1860 !
Bon après il y a le fameux coup « on parlait italien à Nice, donc elle était italienne »….Certes ont parlé peut-être italien à une époque où elle était langue officielle. Mais réduire une nation à une langue est réducteur…. En Belgique on parle en partie français, comme dans une partie de la Suisse, pourtant on ne leur à jamais dit qu’ils étaient français, ça marche aussi pour Nice d’ailleurs en ce qui concerne le français. De plus comme je l’ai dis dans la phrase du-dessus, l’Italie exista en tant qu’Etat qu'a partir de 1861.
Il suffit de se renseigner sur l’Histoire de Nice pour  vous rendre compte par vous-même que dire « Nice était italienne » est archi-faux.

Merci touplen per vautre capissadou

Repost 0
Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 15:36

Joyau médiéval perché au milieu d’un écrin de verdure, qui date de 154 avant J-C, Biot domine des collines couvertes de mimosas et d'oliviers. Idéalement situé entre Nice et Cannes, la visite de ce village à travers ses rues et ruelles est un véritable voyage provençal chargé d'histoires : le Portugon, le Cul de sac, la Calade des migraniers, Lei Croûtons, place de l'airette, le Rondon, rue des Orfèvres, place de la Catastrophe (où 2 maisons s'écroulèrent le soir du 12 juin 1898), place des Arcades (bordée des deux côtés par des galeries s'ouvrant en plein cintres ou en ogives dissemblables).

On ne peut se lasser d'admirer de très belles portes, des voûtes, des perspectives d'une rue à l'autre, escaliers en demi-arche, pierres sculptées, cadrans solaires, pavages de galets...Tout cela vous avez pu vous en rendre compte dans mes 2 précédents articles sur la fête des templiers (Art 1  & Art 2 ). Mais surtout, Biot a su préserver une qualité de vie et une identité hérité de l’histoire et de l’artisanat de création.
























 
La venue d’artiste tel que Fernand Leger, dont le musée se dresse au pied du village, et l’installation des verreries de Biot ont apporté une dynamique artistique que l’on retrouve dans de nombreux ateliers et artisans Biotois. Biot a obtenu pour ses verreries artisanales le label « Entreprise du patrimoine vivant ». Un patrimoine composé en particulier d’un savoir faire rare unique en France renommé et ancestral reposant sur la maitrise technique traditionnelles.

C’est grâce à Eloi Monod, ingénieur céramiste, Fidel Lopez un verrier et un jeune souffleur Raymond Winnowski que le verre à Biot prendra toute sa dimension internationale.

 Si la tradition du verre en Provence est millénaire, à Biot, tout a commencé en 1956, date à laquelle la verrerie de Biot a crée le verre bullé.
Les verreries de Biot ont réussi à maitriser la bulle, à l’emprisonner entre deux couches de verres, faisant ainsi d’un défaut (la bulle) une qualité : le verre bullé.

L’âme des verres de Biot repose dans ses bulles, chaque verre est unique.

Le verre n’existe pas sans son maitre verrier. Chaque création nécessite une présence, une attention particulière. Le maitre verrier est un magicien qui exploite les secrets de la terre et du feu pour créer le verre.
Il est aussi un artisan et un grand artiste : l’originalité d’une démarche, un sens inné des volumes et des surfaces et une créativité en constant éveil.

Les « gamins » ou apprentis verriers sont embauchés à la verrerie de Biot entre 16 et 18 ans. Ils suivent ensuite un cycle de formation qui les amènera en 8 ou 10 ans par 7 grades successifs à celui de maitres verriers.

Autour des fours, règnent la division des taches et la hiérarchisation des gestes spécialisés avec le gamin, l’aide, le verrier, le maitre verrier, le porteur à l’arche et le compositeur.
























Voyons ensemble chacune de ces taches.

Les « gamins » sont formés par l’equipe, ils sont chargés de battre les cannes et apportent le pontil toute la journée mais réalisent la dernière pièce de la journée pour apprendre à la faire du début jusqu’ a la fin.

Les aides : cueillent le verre et façonnent la paraison jusqu’ a la mise au pontil.

Le maitre verrier maitrise tous les outils et sait réaliser tous les modèles. Il est donc chargé d’ouvrir les piéces, de façonner les cols, de poser les anses, les cordons.

Le porteur à l’arche est chargé de déposer les pièces terminées par les maitres verriers dans l’arche de recuisons.
Le compositeur : réalise la composition et doit assurer son enfournement.

Mais d’autres métiers sont nécessaires aux verreries de Biot comme le responsable de production qui entretient les fours de fusion, de réchauffe ainsi que l’arche de recuisons.

Le ferronnier qui fabrique et entretient les outils, les cannes, les ciseaux, les moules.

Le menuisier qui réalise les moules et les outils en bois dont la palette, la mailloche, la rouquette ou castagnette.
La verrerie de Biot a été à l’origine d’un véritable courant en faveur du verre et son école est la meilleure de France.

A l’heure d’aujourd’hui, la marque « Biot » est devenue une marque notoire et fait partie du club très fermé et très réduit des marques notoire comme : Rolls-Royce, Lacoste, Louis Vuitton ….  Vous avez donc compris qu’ici le « Made in China » est proscrit !
                                                   

Si vous passez par Biot, n’hésiter pas à visiter le hall des verriers de la verrerie de Biot qui est libre d’accès, vous y verrez les maitres verriers dans leur travail. Enfin une visite à l’écomusée du verre et la galerie internationale du verre s’impose. Sans risque de me tromper, je peux vous conseiller des artisans verriers comme Rafael Farinelli et  Robert Pierini qui sont d’immenses artistes et vous recevrons dans leurs ateliers avec convivialité.
Biot est aussi un fief historique de la poterie. En 1470, le roi René qui contrôlait alors la Provence a offert ces terres abandonnées à quelques dizaines de familles venant de Ligurie. La majorité des membres de ces familles s’est investie dans la production de jarres en terre cuite en profitant des ressources locales en argile, silice, pierre réfractaire et bois. Ces poteries possédaient des qualités nécessaires à la conservation de denrées alimentaires et à leur transport par voies fluviales ou maritimes.
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la production de poteries n’a cessé d’augmenter faisant ainsi la renommée du village. Puis, la jarre concurrencée par les récipients métalliques, le marché de la poterie a peu à peu décliné. La concurrence de Vallauris a également joué un rôle dans ce déclin. Aujourd’hui plusieurs artistes potiers ont investi le village et se consacre à de la poterie d’art sans atteindre bien sur la renommée de son illustre voisine »Vallauris ».Biot un autre village « Best of » des Alpes Maritimes.

                              DIAPORAMA VERRERIE DE BIOT


Repost 0
Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 12:57

Quel plaisir d'entendre le bruit si caractéristique de ces bolides d'un autre temps. Cette rétrospective 2009 fut sympathique malgré un temps « de cochon ». La suite fut un véritable défilé de voitures aussi belles et racées les unes que les autres.
Quelques 190 véhicules historiques, 150 voitures et 40 motos pour cette nouvelle édition sur le célèbre parcours de la « Route d'Or » qui a connu son heure de gloire entre 1963 et 1976, sous forme de course de côte, formule très prisée il y a quarante ans dans notre région et particulièrement dans le pays grassois.
C'est sur la route de nice à la turbie qui verra le jour de la premiere course de cote au monde ou allaient s'affronter les meilleurs bolides. La premiere edition eut lieu le 31 juillet 1897 et fut remporté par André Michelin. A partir de cette date la Cote d'Azur se spécialisera dans ces courses spectaculaires bien avant le Grand prix de Monaco ou le Rally de Monte Carlo.
Tanneron, course de côte mythique où les plus grands champions nationaux de cette spécialité ont marqué leurs empreintes : Jean Clément sur Porsche 906 ; Jean Rolland sur une Alfa Roméo GTA ; Michel Disdier avec la Lotus Élan, puis l'ère Pierre Maublanc sur les célèbres barquettes Abarth, également les grands pilotes : l'Autrichien Hans Ortner sur Abarth, l'Italien Arturio Merzario, le Monégasque Alain Finkel sur Abarth 2000 ainsi que Luigi Taramazzo sur Abarth 2000 et le roi du Tanneron Jean Ortelli le Cannois qui comme chaque année était présent avec sa célèbre Alpine Renault A110 1800.
Véritables vedettes de la journée les barquettes Abarth de Michel Pont sont présentes en force : la 2000 OT 1re au championnat de France 1967 ; la 3000 1re au mont Ventoux en 1968 ; la 3000 V8, 1re en championnat de France en 1970 et la 2000 OT, 1re au championnat Italie en 1967 qui est aux mains de Michel Pont ce dimanche. L'Abarth 3000 V8 deux cylindres de Michel Pont est un véritable bijou à réaction qui développe 350 ch. pour seulement 550 kilos !
Autre figure, Jean Ortelli avec son Alpine Renault A110 1800 de 1972. Père de Stéphane Ortelli vainqueur des 24 heures du Mans 1998, et qui a été vice-champion d'Europe de course de côte. « L'agilité de cette voiture est exceptionnelle. C'est le plus léger des modèles Alpine, avec une carrosserie en polyester. Je retrouve en venant là une ambiance qui n'existe plus aujourd'hui. L'argent a tout pollué, » regrette-t-il.
toute la gamme des voitures sportives de l'époque était représentée: Ford Mustang V8, NSU Prinz, Renault R8 Gordini, Austin Cooper, NSU 1200 TT, TriumphTR4, Triumph GT6,Renault 12 Gordini,Simca Rallye 2,Renault 5 AlpineTurbo, Alfa Roméo Spider,Alfa Roméo Giuletta,Alfa Roméo GTV 2000,Lancia Fulvia,Lotus elise,Ford RS 2000,Volkswagen Golf GTI,Opel Commodore,BMW 2002,Renault Dauphine 1600, Alpine Renault A110,Porsche 911,Renault 5 Turbo 1 et 2,Porsche 911 RS, Porsche 906 et Lancia Stratos.
Lancia Stratos au temps de la grande bagarre avec Audi Quatro et Michelle Mouton la seule femme qui finira sur le podium des championnats du monde.

Comme d'habitude les passionnés de motos ne seront pas oubliés, un side-car de compétition qui participe au championnat de France de sa spécialité ; présence en force d'un contingent d'Italiens avec les frères Giordano avec leur Yamaha et leur Honda SS, une Norton demi-racer de 1958 ; une 250 Benelli bicylindres 2 temps de 1976, une  250 Honda bicylindres de course de 1972 ; une 250 Ducati de 1970, également la présence du champion de vitesse Daniel Crivello sur 250 Bultaco 1968 ainsi que le célèbre Aldo deTaddeo et sa 750 WR Harley Davidson, des Jawa,Gauthier,Zundapp, Guzzi compléteront le tableau  etc.
les italiennes mes premiers amours

Mais ! Ne cherchez pas le mot " course ", il a été mis au placard... comme le chronomètre. Du plaisir à l'état pur  à l'ancienne !
Au temps où, de 1963 à 1976, la course de côte de Pegomas Tanneron comptait pour les championnats de France. La première édition se déroula le 16 juin 1963 sur les pentes du Massif du Tanneron célèbre pour ses mimosas. Avec un itinéraire de presque 8 kilomètres  pour une dénivellation de 370 mètres comportant 159 virages et qui était la seule épreuve qui comportait des portions en descente, cette course était une véritable légende des épreuves sportives de la cote d’azur au même titre que la course de cote de Saint Césaire ou le fameux Gourdon Caussols  ainsi que la course Balitrand de Cannes la Bocca.
Harley Davidson la legende une marque qui a tout gagné: couses et record de vitesse 

Il y a toujours quelques choses à faire ou à voir sur la cote d’azur le week end et il est même difficile de faire un choix. Encore une occasion de faire de sympathiques rencontres comme la 2CV « Picole » avec son avant de Mercedes , son mannequin pisse et son distributeur de Ricard. Son proprio qui court sur une motobecane se donne le droit à un seul pastaga avant la course mais après la bouteille est vite vidé avec les potes bien entendu ! . Un personnage pittoresque et jovial de notre cote d’azur toujours en fête. C'est l'esprit du sud , l'esprit jovial et convivial.
Mais chaque village à son histoire , et Pegomas n'echappe pas à la regle. Pour anecdote, le Village est aussi connu pour un gang (on pensait que c'etait  la bande à Bonnot) qui sévit de 1906 à 1912 surnommé les « Bandits de Pegomas » des bandits fantômes qui ne seront jamais vraiment arrêtés et qui terrorisaient le bassin Cannois. Plusieurs suspects furent arrêtés, Joseph Goletto, les nommés Maestrelli, et Chiapale.
Ils sont envoyés devant les tribunaux pour y répondre de 25 crimes d'assassinats, tentatives d'assassinats, incendies volontaires et vols qualifiés mais encore aujourd'hui la vérité reste difficile à prouver puisque toutes les informations ont été clôturées de non-lieu rendues le 30 juin 1914. Encore de nos jours les anciennes familles de la région ont encore en mémoire les exploits de ces bandits. Quand je vous dis que c’est toujours la fête ici ……….
Sandro Giordano venu de ligurie avec sa Honda

Vous trouverez ci-dessous quelques photos souvenir de cette magnifique journée où le passé est revenu pour nous faire rêver.

       DIAPORAMA DES MOTOS ET DES VOITURES




 "PULL"  CONTRE LE BANDIT NATIONAL


      
Repost 0
Published by BIKER06 - dans RDV & CONCENTRE
3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 06:41

La tradition potière de Vallauris remonte à l´Antiquité. Grâce à l´argile de qualité exceptionnelle fournie par le sous-sol, on y a fabriqué des vases en terre depuis des siècles.

La fabrication de la poterie prend de l´extension avec le développement des voies de communication.
Les marmites et poêlons étaient chargés sur des charrettes qui partaient sur les routes de Provence et du Comté de Nice, et même jusqu´à la célèbre foire de Beaucaire.

Puis ce furent des bateaux à voile, des " tartanes " qui venaient s´approvisionner sur les plages de Golfe-Juan.
Les poteries étaient chargées en vrac protégées par du mauvais fourrage, des feuilles de fougère, des joncs …
Ces tartanes partaient pour Marseille, pour l’Algérie et même pour l’Espagne.
A partir de 1860, la construction de la voie ferrée reliant Nice à la France et au-delà facilita grandement le commerce (le train entra pour la première fois en gare de Golfe-Juan en 1862) et, dès lors, les usines se multiplièrent.
Ce n'était plus des industries artisanales et même familiales, mais de véritables usines qui forcèrent les petits fabricants à former des consortiums, des formes de coopératives.
Mais l'arrivée de matériaux tel que l'aluminium écarte la poterie de sa fonction culinaire.
Puis, dès le début du XXe siècle la poterie d´art fit son apparition sous l´impulsion de la famille Massier, ce que l´on appela plus tard la Céramique, avec l´introduction d´émaux de couleur.
Les Massier sont une dynastie familiale de céramistes qui remonte au delà de la révolution française. En 1887, ils deviendront les fournisseurs officiels de la couronne d'Angleterre. Vallauris demeure un centre de poterie d’art et de pièces uniques au monde.
Mais c´est en 1946 avec l´arrivée de Pablo Picasso et son étonnante production céramique réalisée dans les ateliers Madoura donnent un nouvel essor.
En 1948, Picasso s’installe à Vallauris où il demeure jusqu’en 1955 avant de s’installer dans la villa de Notre de vie à Mougins. Celle la même ou mon père reçu le Don Quichotte en cadeau.
























La tombe de Jean Marais dans le vieux cimetiere de Vallauris

L´image de Vallauris comme centre de poterie culinaire cède définitivement la place à celle d´une ville d´art où de nombreux artistes et artisans viennent s´installer.
Jean Marais se retire à Vallauris où il pratique la poterie. Il y possédait un magasin où ses poteries étaient vendues. Il ouvre même une galerie d'art grâce à un couple d'amis potiers. Jean Marais meurt à Cannes le 8 novembre 1998. Il est enterré dans le petit cimetière de Vallauris, où il a passé les dernières années de sa vie.
Le travail du tourneur chez Genicia creation

Aujourd´hui comme hier, on trouve à Vallauris de la céramique d´art, des pièces uniques créées par des grands noms tels que : Capron, Collet, Derval Roy, Cappadonna, Musarra, Picault, Valentin, Boncompain et bien d´autres qui contribuent à maintenir le renom de la ville.
Mais attention comme toute ville célèbre pour ses spécialités la médaille à son revers, il c’est ouvert des magasins à touristes et des contrefaçons fabriqués le plus souvent en Espagne et même en Chine.
des heures et des heures à peindre les poteries

Ces boutiques possèdent toutes les mêmes collections et sont visibles par leur qualité médiocre à l’œil nu. Une véritable poterie de Vallauris à sa propre collection signé comme Genicia et Cappadona ou bien mon ami Michel Ribeiro ancien maire de Vallauris qui a ouvert un musée de la poterie et qui continue à travailler à l’ancienne. Ceux-ci ont tous le label du syndicat des artisans potiers de Vallauris garantissant l’origine totale de leur production.
La bonne humeur en famille dans l'atelier de Genicia

Patrick Cappadonna m’a ouvert les portes de son atelier avec son épouse, ils continuent la tradition des potiers de grandes qualités qui ont fait la réputation de Vallauris. J’ai pu voir en œuvre le tourneur et l’artiste peintre qui dessine les magnifiques collections. Le coup de cœur a été si fort que nous avons acheté la collection « Mimosa » pour un service de 16 couverts de chaque (assiette petite , grande et à soupe).
























Patrick Cappadonna me montre les fours


Un artisanat à l’ancienne avec un label « charte de qualité » pour des potiers qui perpétuent la tradition de leurs ancêtres Génois venus s’installer dans le département au 17eme siècle.
La collection Mimosa de la maison Génicia creations de Patrick Cappadona.
Voici le site de "Terriene" Créaterre est une bloggeuse qui fait elle meme de magnifique poterie. Je ne sauraus vous conseiller d'aller la visiter au plus vite. Ses assiettes "Geisha" valent le détour.

          DIAPORAMA DES POTERIES DE VALLAURIS

Repost 0
Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 18:29

Le Bar se trouve dans la zone des villages spectaculaires du pays Grassois aux alentours de ceux dont je vous ai déjà consacré un article comme Saint Paul de Vence, Gourdon et Tourrettes sur Loup. Le Bar sur Loup, village médiéval situé dans l'arrière pays grassois, par son authenticité, sa vue panoramique sur Gourdon, les Gorges et la Vallée du Loup, par ses curiosités, son église, ses vieilles rues où l’on ne circule qu’à pied, Le Bar sur Loup mérite une visite détaillée.
La vue sur Gourdon: village classé dans les "plus beaux villages de France" du village du Bar

Les maisons très anciennes, serrées les unes contre les autres autour du Château et de l’Eglise, forment un rempart toujours visible aux visiteurs.

 L'entree des gorges du Loup au bas du village

Village jumelé avec Yorktown-Poquoson (Virginie, USA) le Bar Sur loup est devenu célèbre par l’intermédiaire du comte François joseph de Grasse Lieutenant General des Armées Navales du Roi Louis XVI personnage illustre enfant du village né au château en 1722. Par la victoire navale qu’il remporta sur les Anglais le 5 septembre 1781, le Comte de Grasse rendit possible la capitulation de Yorktown assiégé par l’armée Franco-américaine sous les ordres de Washington et du lieutenant General Rochambeau.
Ainsi il acquit avec eux la gloire immortelle d’assurer l’indépendance des Etats-Unis d’Amérique. Il est le seul personnage non Américain des états unis à posséder encore de nos jours un navire de guerre Américain à son nom : l’USS COMTE DE GRASSE.

























Mais en ce week-end Pascal, le village du Bar ne fête pas son héros  mais celui d’un agrume qui apparu sur le bassin méditerranéen voila déjà XI siècle sous forme de bigaradiers et de citronniers. L’oranger est le symbole du Bar sur Loup, un oranger donne environ 12 à 15 kg de fleurs, certains arbres peuvent en fournir jusqu’à 30 kg…
Au petit jour (vers 5h du matin), la cueillette commence : hommes, femmes, enfants prennent des draps en toile de jute, des échelles et partent cueillir la fleur. On dispose les draps sous les arbres et l’on monte aux échelles faire la cueillette des fleurs, une à une pour ne pas les endommager.
 Ensuite toutes les fleurs sont regroupées, mises en sac pour être livrées par un courtier aux usines de parfumerie de Grasse, qui en distillent deux produits : l’Essence de Néroli pour la parfumerie et l’eau de Fleur d’Oranger pour l’alimentation en pâtisserie. Il faut environ 1000 kg de fleurs pour donner 1 kg d’essence. Les Alpes Maritimes est le département français où la distillation du Bigaradier est la plus importante.
Le paysage pentu de nos campagnes est composé de « restanques » ou terrasses en escaliers tenus par des murets de pierres sèches. Leur entretien est pénible mais au Bar sur Loup, on cultive intensément l’Oranger Bigaradier, grâce à son micro-climat particulièrement doux. Maintenant la spécialité culinaire du village, c’est le fameux Vin d’Orange que l'on peut trouver chez les commerçants du village, mais aussi de la confiture d’orange amère.
Tous les ans, pour le lundi de Pâques, la Fête de l'Oranger est l'occasion de présenter au public les traditions villageoises autour d'un éco-musée. C’est l’occasion de découvrir toutes les bonnes spécialités du terroir de la Provence Orientale, du Comté de Nice, du piemont et de la Ligurie.

























Mais la visite ne se résume  pas seulement à un détail gastronomique  car le village regorge de ruelles piétonnes, pittoresques et médiévales parsemé d’orangers, de citronniers, de ficus, de palmiers, et même de bananiers, les petits régimes de bananes sont en train de prendre forme.
L’Eglise paroissiale St Jacques le Majeur monument à la croisée des styles Roman et Gothique dont la construction se situe entre le XIII° et le XV° siècle abrite quelques chef d’œuvre de la peinture du XV° siècle puis le château  expose en ce moment les photos de René Ghiselli, ou bien faire le circuit des gorges du loup qui  bénéficient d'une voie de pénétration  permettant à l'automobiliste d'en découvrir aisément la beauté, ce qui en fait un pôle très attractif de la Côte d'Azur, de jolies cascades se jettent dans ses eaux turbulentes. Imprévisible et impétueuse en période de crue.

 






















Pendant ce temps, dans le village la fête bat son plein, les concours de vin d’orange fait par les habitants sont très serrés pour le jury ainsi que ceux qui concourent pour les gâteaux à l’orange. Puis tout d’un coup une grande exclamation monte parmi le public, c’est la Ciamada nissarda qui vient d’arrivée. Cette troupe du folklore Niçois est une véritable institution dans le pays.
 Les danses sont le reflet du caractère local, vif et colorées,  elles sont  l'image de la joie de vivre.  Outre les rondes de Mai, typiquement de  Nice,  certaines démonstrations   s'inspirent des  Fêtes  traditionnelles  ou  de légendes   du  Comté, La troupe à eu le privilège d’être classés  1er au concours international  des manifestations folkloriques dans le monde auxquels la Ciamada Nissarda a porté le sourire, les fleurs, le ciel bleu et le soleil de Nice, en représentant la France.
la farandole typique du folklore Nicois

Aujourd’hui, ils ont danse tout simplement en l’honneur de la victoire Niçoise sur Lorient. Un public qui a repris en cœur l’hymne du pays « Nissa la Bella » je les retrouverais bientôt avec beaucoup de plaisir à la festa di Cougourdons aux arènes de Cimiez avec « Lou Fifre Nissart ».
les filles s'amusent deja à s'arroser au lavoir. L'eté est presque la !!

En attendant je déguste toutes les bonnes spécialités du pays : la pissaladiere, la socca, la fougasse et la fougassette de Grasse, les tartes et les confitures d’oranges, la tapenade et la bagna cauda, les vins d’oranges et de Roses, les olives de Nice et les tomates séchées, les ganses…. Porca misèria j’ai encore pris un kilos !!!























RECETTE DU VIN D'ORANGE:

Je viens d'en preparer une vintaine de litres avec les oranges de mon jardin. Et oui ! avec soso on ne fait pas que notre huile d'olive mais aussi notre limoncello, notre tapenade et pleins de bonnes choses de notre terroir.

la confiture d'orange se prepare

Mettre à macerer pendant 45 jours:
5 oranges bigarades,1 orange douce,1 citron,1 mandarine,1 baton de cannelle ou de vanille
1 kg de sucre,5 litres de bon vin (rouge,rosé ou blanc) 1/2 litre d'alcool.
Bien entendu vous prenez des fruits non traités hein !!!
puis surtout il est imperatif de filtrer à la pleine lune !!


                       DIAPORAMA N°1 DU VILLAGE & DES FESTIVITES



DIAPORAMA DES STANDS ET DES BONNES SPECIALITES DU TERROIR

Repost 0
Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 08:14

Apres un petit déjeuner majestueux au château Saint Victor et la promesse faite à nos hôtes de revenir les voir, nous reprenons la route en ce dimanche 5 Avril bien ensoleillé pour une balade qui va nous conduire à Lussan, aux Concluses, à Goudargues, à La Roque sur Cèze et aux cascades du Sautadet pour enfin reprendre la route du retour qui nous aura fait faire encore 330 km.
Lussan se trouve à 15km de notre lieu d’hébergement, c’est un village médiéval languedocien typique entouré de remparts sur un plateau dominant la garrigue.
Un château du XVe siècle ,des vestiges de l'ancien (XIIe siècle) au Verger ainsi que celui de Fan (XVIe siècle) situé en bas du village et ayant appartenu à la famille d'André Gide jusqu'en 1920.
On visite le village par le chemin de ronde sur les remparts. Un vaste panorama s'offre aux regards : au loin les Alpes, le Mont Ventoux, les Cévennes, plus près le Guidon du Bouquet (626 m) et le Serre de Fons dominent une plaine où coule l'Aiguillon.
Comme à Uzès le passé historique de ce village est très mouvementé. Vers 1550, la Réforme touche Lussan, suivant en cela les choix souvent plus politiques que religieux des seigneurs. Les Audibert sont en effet dans le camp protestant, mettant leur petite garnison à disposition du roi de Navarre, chef de file de ce camp et qui deviendra roi de France sous le nom d'Henri IV. Avec Henri IV la paix était revenue, malheureusement tout va se gâter avec Louis XIV. Lussan va être un des premiers bourgs touchés par la répression contre le protestantisme, avant même l'acte de la Révocation de l’Édit de Nantes : Le pouvoir royal fait abattre le temple.

























La Révocation de l’Édit de Nantes est l'acte décisif qui bouleverse les mentalités et les comportements : Cévennes et Languedoc se soulèvent, Lussan est touché de plein fouet par la guerre des Camisards car la région du Mont-Bouquet devient rapidement un lieu stratégique de la résistance et de la révolte. C'est l'époque des dragonnades, des conversions forcées, avec leur cortège d'exactions. En octobre 1703 une bataille meurtrière se déroule aux pieds de Lussan entre les Camisards conduits par Cavalier et les troupes royales.
Nous continuons notre route aux concluses à 5 km de Lussan, ici les affluents méridionaux de la rive droite du Rhône découpent une région en un ensemble de plateaux calcaires pittoresques sur lesquels règne la garrigue. Ces rivières et leurs affluents  forment des gorges sauvages et souvent difficiles d'accès, telles celles de l'AIGUILLON qui s'ouvrent en combes au bord desquelles les villages et les hameaux se sont installés.
L'Aiguillon a creusé, dans le plateau calcaire, des gorges très étroites. La visite de cette beauté minérale n'est possible qu'en été, lorsque le torrent est à sec. C’est un défilé rocheux appelé "Les Concluses", du haut d'un belvédère, la vue plonge sur le défilé creusé de marmites de géants.
Au fond des gorges, on circule au travers des escarpements rocheux, séduit par le silence et la beauté sauvage de ce lieu. Situées à une quinzaine de kilomètres au nord d'Uzès, les Concluses de Lussan sont un site extraordinaire aux aspects désertiques et lunaires...  un défilé rocheux creusé au fil du temps patiemment et inexorablement, par l'Aiguillon, petit ruisseau à sec l'été, mais fougueux et impétueux en période de fortes pluies... Il est d'ailleurs recommander de ne s'y aventurer qu'en été et jamais seul... Du haut du belvédère la vue est époustouflante.

























Nous rejoignons Goudargues, par la départementale 23, la Venise Gardoise  voilà comment est surnommé le village. Les visiteurs prendront plaisir à s'installer à l'ombre des platanes centenaires, à déambuler dans ses ruelles paisibles, et se rafraîchiront à la fontaine bordée de parapets. Le village est sillonné par le canal aménagé des le XIIème siècle par les moines bénédictins. Il draine l’eau des sources qui émergent au cœur du village. Enfin, nous arrivons à la Roque sur Cèze village classé « Plus beaux village de France ».
Ce petit village médiéval est construit sur un piton rocheux près des Cascades du Sautadet, site classé en zone naturelle. Ces roches calcaires ont cinq millions d'années. Un château du XIIe siècle  et une chapelle dominent le tout. Des vestiges de rempart sont encore apparents, les ruelles sont pavées, les maisons toutes en pierres sont inondées de soleil.
La Cèze, rivière cévenole vient à ses pieds lécher les arches du pont médiéval étroit, classé monument historique qui enjambe la rivière de ses douze arches. A l'époque médiévale, il fut construit le pont qui enjambe la Cèze et qui est dénommé Pont Charles Martel.
Traits d’union entre les Cévennes ou elle prend sa source et le Rhône dans lequel elle se jette. Sur 470 mètres, la Cèze  a taillé avec violence des chenaux et des cavités qui finissent par se rejoindre et forment des crevasses dans lesquelles la rivière s'engouffre. Les éléments les plus spectaculaires sont les marmites de géants. Ce sont des cavités creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement tourbillonnant des galets. Cet ensemble est un site classé en zone naturelle exceptionnel mais aussi dangereux.
Sur un dénivelé de 8 à 10 mètres, le cours de la Cèze est ponctué de cascades bouillonnantes, de cavités alvéolaires creusées dans la roche appelées “marmites de géants”, contribuant à la singularité du site.

























Les cascades du Sautadet affichent une beauté délicieusement sauvage, un caractère volontiers trempé et une impétuosité qui titille la curiosité… avant qu'un panneau, planté à l'entrée du site ne refrène votre enthousiasme : celui de plonger dans l'une des “marmites” si attirantes, ou nager vers les tout aussi attractives cascades pour jouer les “naïades.
Le plaisir de vous promener sur ces Cascades du Sautadet au charme fou et riches en points de vue aussi spectaculaires qu'étonnants, comme seule la nature en fait, peut en créer est remarquable et enchanteur, proposant un spectacle en perpétuelle évolution et à la mesure du bruit, révélateur de la puissance du courant assourdissant !
Le recul que vous prendrez forcément en rejoignant le sentier ombragé (grâce aux pistachiers, oliviers sauvages, chênes, arbousiers...) vous apportera une fraîcheur bienvenue pour suivre le cours de la Cèze. Quant aux amateurs de vieilles pierres, ils seront bien inspirés d'aller arpenter les ruelles de la Roque, il est classé à l'inventaire des "Sites exceptionnels de France».

A partir de Bagnols sur Cèze, nous rejoignons de nouveau Avignon et la cité des papes et à nouveau nous déciderons de ne pas prendre l’autoroute pour rentrer sur Cannes et la Cote d’Azur, les journées étant plus longues avec des températures avoisinant les 25° ce week end nous pouvons finir cet itinéraire en retournant tranquillement par la route. Une belle balade et un tres bon week end !


                             DIAPORAMA DE LA BALADE 


Repost 0
Published by BIKER06 - dans NOS BALADES
22 avril 2009 3 22 /04 /avril /2009 06:52

Le château saint Victor est bâti à flanc de colline dans un parc aux arbres centenaires. Offrant à ses hôtes en quête de dépaysement de magnifiques paysages, il s’ouvre sur un panorama exceptionnel qui embrasse les Cévennes toutes proches, la plaine de Saint Quentin et la cité d’Uzès.

Les propriétaires accueillent leurs hôtes au château Saint Victor comme on reçoit ses amis : dans une atmosphère chaleureuse et raffinée, voyageurs de passage et fidèles clients y trouvent sérénité et dépaysement, convivialité et intimité.
Le parc accueille les promeneurs pour de tranquilles balades à l’ombre fraîche de ses futaies. La fraîcheur des intérieurs, l’harmonie des tentures et des couleurs, le soyeux des draps blancs et la douceur satinée des éponges laissent une sensation de bien-être.

Les salons et les chambres sont aménagés pour le plaisir et le confort de celui qui vient y goûter les délices de l’instant qui passe. Chaque chambre est différente et possède le nom de l’un des 19 petits enfants de la grand-mère des châtelains. L’hôtellerie est tenu en famille par les deux frères et belles sœur ce qui donne une atmosphère personnalisé et conviviale pour chaque client.

La Table d’Aude accueille ses convives près de son imposante cheminée sous des voûtes de pierre qui date du 17eme siècle. Elle s’ouvre sur une jolie terrasse de verdure aux recoins secrets qui appelle tout autant à la gourmandise qu’à la sérénité.
Le soir pour le déjeuner, une cuisine d’humeur y est proposée, mêlant classiques de la tradition familiale et produits du terroir, saveurs du sud et parfums d’ailleurs. Des produits bios achetés tous les matins au marché d’Uzès par le chef cuisinier et choisis avec soins vous fera découvrir un menu simple mais délicieux :

Velouté de carotte à la badiane, croûton de foie gras
Darioles de crevettes, vinaigrette de crustacés, fondue de poireaux
Noisette d’agneau en croûte de sel, risotto vert et poêlée de girolles
Tarte au chocolat
Le château, les terrasses et les jardins qui l’entourent constituent un cadre de charme parfait, Loin de toute ostentation, la véritable élégance du château  Saint Victor est de ne pas faire étalage de ses charmes : elle se laisse plutôt découvrir et savourer tranquillement au fil des jours. La vie, après tout, n’est-elle pas aussi faite de ces précieux moments de bonheurs qui la ponctuent si agréablement ?
































Le château actuel est bâti à l’emplacement d’un château plus ancien, qui date de la Renaissance (début XVIème siècle). Il a appartenu à la même famille, les » d’André de Saint Victor », de 1709 à 1875.Il a été partiellement détruit par la révolution et les républicains qui n’ont pas fait de cadeau aux nobles de la région.

En 1875, le dernier représentant de la famille, Egide d’André, vendit le château à Léonce Pascal.


















Le monument actuel est l’œuvre de Léonce Pascal, qui l’a restauré et agrandi (en rajoutant notamment la partie qui se trouve à droite de la façade principale) en employant de nombreux éléments de l’ancien château. Il a aussi créé le parc qui entoure le château et a sponsorisé la création de la route qui va d’Uzès à Saint Victor en acceptant que celle-ci passe à travers le parc : en contrepartie, la commune a alors accepté de prendre en charge la création de 2 passages souterrains, l’un à un angle de la terrasse principale et l’autre près de la piscine actuelle, qui mènent à la partie inférieure du parc.

Léonce Pascal a également fait construire la Tour de l’horloge    derrière le château, qui, aujourd’hui encore, sonne les heures de 7 heures du matin à 23 heures.

Léonce Pascal est né à Saint Victor et a fait sa fortune à Paris, en travaillant avec les frères Boucicaut, créateurs du 1er grand magasin à Paris, le Bon Marché qui existe encore aujourd’hui.


La petite histoire raconte que Léonce Pascal a accepté de reconnaître l’un des enfants naturels d’un des frères Boucicaut comme étant son propre enfant, pour éviter un scandale. Il aurait alors reçu pour cela une très grosse somme d’argent à l’origine de sa fortune et du rachat du château de Saint Victor.

A la mort de Léonce Pascal en 1923, le château a passé entre plusieurs mains, notamment celles de la famille qui créa la marque de sous vêtements masculins Eminence et dont l’usine est encore à Lunel près de Montpellier. En 1993, le château devint un hôtel-restaurant grâce à un nouveau propriétaire. C’est celui ci qui fit notamment construire la piscine, l’ancien tennis et qui fit aménager un terrain d’atterrissage pour hélicoptères.

Les propriétaires actuels ont acheté le château en janvier 2004 et il a été ouvert au public en juin 2004. Tout a été parfait, l’accueil de la châtelaine qui nous a fait visiter l’intérieur du château avec un petit historique de celui-ci, la chambre, le dîner du soir et le petit déjeuner furent excellent.

                      DIAPORAMA DU SEJOUR AU CHATEAU

Repost 0
Published by BIKER06 - dans NOS BALADES

Articles Récents