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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 20:51

photos-2013-4706.JPG Après le traditionnel dépôt de gerbes devant la colonne du 1er mars par le maire et le président du souvenir Napoléonien, un cortège chamarré s’est ébranlé derrière la lyre d’argile interprétant la célèbre marche consulaire, pour parcourir les rues de Golfe Juan.

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Petit clin d’œil à l’histoire, l’Empereur qui était attendu très officiellement l’après midi de dimanche à 14h30 pour la reconstitution de son débarquement, menait le train en compagnie de ses généraux et de ses grenadiers à fière allure ainsi que des personnalités. Sur la plage, le bivouac avait été établi, les premiers feux commençaient à fumer et les divers régiments se mettaient en place tandis que l’on procédait à l’ouverture du village Napoléonien.

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  Les premières évolutions des troupes impériales, l’installation des régiments ainsi que l’unité de tradition du service de santé de la Grande Armé ont captivé le public déjà nombreux. Ca fait plaisir de voir que les azuréens face aux intempéries ne se démoralisent pas aussi facilement ! Ils sont en effet, toujours aussi nombreux à venir se replonger dans l’atmosphère de ce 1er mars 1815 qui vit revenir l’empereur à bord de l’inconstant, de son exil à l’ile d’Elbe, débarquer en héros à Golfe juan et entamer les 100 derniers jours de règne.

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Napoléon avait déjà réuni sous la tente impériale ses maréchaux pour une réunion d’état major. L’après midi on pouvait assister à un spectacle de cavalerie présenté par le 1er régiment de chevaux léger, les lanciers polonais de la Garde Impériale puis une reconstitution de bataille donnant un aperçu des combats et techniques militaires de l’époque.

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La pluie n'a pas géné les participants à se mettre aux térrasses des troquets.

 

Napoléon, tout le monde connaît son histoire... Dans le monde entier, son chapeau, sa redingote, ont rendu sa silhouette familière. «Cet homme étrange a comme enivré le monde... » Plus haut qu'Alexandre, plus haut que César, plus haut que Charlemagne, plus haut que Frédéric de Hohenstaufen, son étoile aura brillé au plus haut. Oublié le million de Français perdu durant les guerres de l'Empire, oubliés les massacres en Calabre, au Tyrol, en Espagne, oubliées les deux invasions, l'épopée reste et la légende devient mythologie.

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 La carrière de Napoléon ne peut être entièrement expliquée tant il y eut des hasards heureux ou malheureux. On peut l'interpréter par la conjonction de son génie et des circonstances extraordinaires de l'époque. Le plus surprenant est que trahi par tous, et se sachant trahi, Napoléon, guidé par son étoile, poursuivie sa destinée «poussé par une force intérieure». Jamais, homme aussi puissant n'aura été aussi trompé, par ses femmes, par ses frères et sœurs, par ses ministres et ses maréchaux.

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La Route Napoléon, beaucoup en ont entendu parler, mais peu la connaissent vraiment. Pourtant cette campagne napoléonienne, «l'invasion d'un pays par un seul homme», est la plus belle des campagnes puisqu'elle se déroule sans tirer un coup de fusil, sans verser une goutte de sang.

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Mais "La Route Napoléon" c'est surtout l'épilogue de ces vingt années d'une vie hors norme, et questionné par son médecin Irlandais, Barry O'Meara, à Sainte-Hélène, Napoléon lui confiera que le moment le plus heureux de son existence a été «La marche de Cannes à Paris», moment inoubliable où la France s'offrait à lui sans combattre, comme envoûtée...

photos-2013-4661.JPGCe débarquement et ses commémorations sont toujours accompagnés de festivités nombreuses. Un Village napoléonien propose des animations (démonstrations de frappe d'une médaille au balancier, initiation au jeu d'histoire avec figurines, espace dédicaces, présentation des métiers d'autrefois, des méthodes et du matériel chirurgical) et des exposants (bouquinistes, figurines et soldats de plomb, associations culturelles et historiques, souvenirs philatéliques, médailles, uniformes et costumes d'époque).

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Un bivouac napoléonien est constitué sur la plage,  des simulations de bataille, la reconstitution du débarquement, des concerts de musique militaire, des défilés, un spectacle de cavalerie, des démonstrations de danses impériales, la reconstitution historique du débarquement de l’Empereur sur la plage (dimanche). Un spectacle vivant, faisant appel à deux cents soldats reconstitueurs et à des acteurs incarnant Napoléon et ses généraux selon un scénario adapté aux textes de l’époque.

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On peut découvrir à l’intérieur du village Napoléonien, la forge avec une  présentation du travail du métal rougi au feu, du matériel utilisé et des objets issus du savoir-faire des forgerons. Une Initiation à la fabrication d'une médaille. Les exposants: Bouquinistes, militaria, offices de tourisme des villes situées sur la Route Napoléon (Grasse, Gap, Sisteron, Grenoble), les associations culturelles et historiques, soldats de plomb, figurines, objets et souvenirs napoléoniens, éditeurs, documents d'époque…de nombreuses choses à découvrir pour les collectionneurs et les passionnés d’histoire de France , mais aussi de la Provence et du Comté Niçois.

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 Il y avait aussi une Initiation et une démonstration au jeu d'Histoire par l'association « La Jeune Garde ». Une reconstitution sur plateau de la bataille d'Austerlitz avec plus de 800 figurines. Une découverte des métiers d'autrefois : tailleur de pierre, cardeur de laine, rémouleur, potier, fondeur. Une présentation des méthodes et du matériel chirurgical de l'époque par le Service de Santé de la Grande Armée. L’édition d’un cachet d’oblitération à l’effigie de Napoléon par le bureau de poste temporaire, et la vente de timbres et de cartes postales.

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 On pouvait aussi se promener et visiter le bivouac des soldats : installées le long de la plage du soleil une centaine de tentes forment un bivouac dit de campagne. Elles abritent, durant tout le week-end, les soldats “reconstitueurs”. Bottes de paille en guise de matelas, feux de camps, fusils en faisceau… le réalisme de ce campement permet de découvrir le quotidien des soldats durant les campagnes militaires.

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Certains de ces participants à l’événement de Golfe Juan viennent d’Autriche, d’Italie, de Hollande et même de Tchéquie et Slovaquie … L’empereur aura laissé son empreinte admirative dans toutes les campagnes d’Europe, doté de facultés intellectuelles exceptionnelles, meneurs d’hommes charismatique, ambitieux, il changea la face du monde politique.

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L’impopularité des Bourbons et la mésentente des Alliés l’encouragèrent à tenter une aventure incroyable. Débarquant le 1er Mars 1815 à Golfe juan, il préféra ce petit port de pêche proche du Comté de Nice à la Provence voisine, méfiante voire hostile à son égard. Grace à l'Empereur, les Alpes Maritimes accueille en son sein un mythe supplémentaire …Une reconstitution extraordinaire !

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Cette manifestation à Golfe Juan est gratuite.

 

                          DIAPORAMA DES PERSONNAGES


  
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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 20:22

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Mémorial du souvenir de Napoleon 1er à Golfe Juan

 

En 1815, la rade de Golfe-Juan n’était qu’un mouillage naturel avec quelques cabanes de pêcheurs et des hangars à poterie où se rencontraient négociants et muletiers… La flottille, partie cinq jours auparavant de Portoferraio, était composée de sept bâtiments :

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l’Inconstant, un brick de petit tonnage à voiles carrées armé de 40 canons, de fins bateaux barbaresques à trois mâts, l’Etoile, le Saint-Joseph, le Saint-Esprit, la Caroline ainsi que des felouques, la Mouche et l’Abeille et s’il avait choisi le petit port, niché au fond du Golfe-Juan, c’est qu’il connaissait bien cette rade sûre, dont il avait jadis armé les batteries. C’est à trois heures de l’après-midi le 1er mars 1815, que débarquait l'Empereur Napoléon, de retour de l’île d’Elbe.

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conférence sous la tente du village Napoléonien

 

Rappel historique : L'Empereur Napoléon Premier, ayant abdiqué sans condition le 1er avril 1814, s'était vu octroyer la souveraineté de l'Ile d'Elbe par le traité de Fontainebleau, ce qui permit au Roi Louis XVIII de monter sur le trône de France. L'impopularité grandissante du Roi et le projet des puissances alliées de déporter Napoléon à Sainte Hélène décidèrent l'Empereur à rentrer en France pour reconquérir son trône.

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Au village Napoleonien livres et objets cultes sur l'Empereur


 C'est ainsi, que dans le plus grand secret il quitta l'Île d'Elbe et se présenta, le 1er mars 1815, à bord du brick l'Inconstant dans la rade de Golfe-Juan pour écrire l'une des pages les plus célèbres de l'histoire de France et qui deviendra le tracé audacieux de la plus belle route de France: La route Napoléon.

avril2013-0233.JPGNapoléon Ier ayant été forcé d'abdiquer sans conditions en 1814, les pourparlers vont bon train pour savoir où loger cet empereur bien encombrant tandis qu'il est en résidence surveillée au château de Fontainebleau. Ainsi, la coalition européenne fomentée contre lui, propose d'abord la Corse sous l'égide du Tsar Alexandre 1er, mais le grand écuyer Caulaincourt refuse et demande la Sardaigne. Le Tsar, à son tour, refuse car cette île dépend du Roi du Piémont Sardaigne Victor Emmanuel 1er. Finalement, l'accord est conclu entre le Tsar et Caulaincourt : ce sera l'île d'Elbe située entre la Corse et la Toscane.

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A la maniere de la route 66 à Santa Monica, la plaque qui marque le depart de la route Napoleon

 

Par le traité de Fontainebleau, Napoléon Ier, gardant son titre d'Empereur des Français, fait ses adieux le 20 avril 1814. L'impératrice Marie-Louise, devient, quant à elle, duchesse de Parme, à proximité de son mari. Le 4 mai, parallèlement, le vieux Louis XVIII fait une entrée triomphale à Paris et autorise un gouvernement constitutionnel, plus par obligation que par choix.

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Pendant ce temps, Napoléon, Prince de l'île d'Elbe, s'ennuie ferme. Il est d'autant plus furieux que le traité de Fontainebleau qui lui accordait une rente n'est pas respecté. En outre, Napoléon apprend qu'il pourrait être exilé aux Açores ou sur l'Île de Sainte-Hélène. Comme si cela ne suffisait pas, Napoléon apprend l'infidélité de Marie-Louise et l'exil de son fils à Vienne qui veut transformer « l'Aiglon » en Franz, prince autrichien.

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les piéces d'artillerie Autrichienne sont prétes à faire feu !


 C'en est trop pour Napoléon qui décide de tenter un coup d'éclat car il sait aussi, de source sûre, que les Français, pour leur grande majorité, n'aiment pas Louis XVIII et qu'ils lui sont toujours fidèles. Tentant le tout pour le tout, Napoléon Ier prévoit un débarquement à Golfe-Juan le 1er mars 1815. Avec l'aide du fidèle général Cambronne qui gardait le secret, il rejoint Cannes rapidement. Napoléon poursuit sa route par Mouans-Sartoux et Grasse et arrive, le 2 mars à Escragnolle (le village du général François Mireur) avec ses troupes qui l'ont rejoint.

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Le lendemain, une halte est faite à Castellane la porte du Verdon puis la troupe prend le chemin du col des Lèques et arrive à Barrême, Cambronne lui ayant préparé un logement. Le 4 mars, Napoléon arrive à Digne-les-Bains. Cambronne fait toujours l'avant-garde et lui trouve des étapes accueillantes pour se reposer. Tout au long de la route, des soldats les rejoignent. Marins, lanciers, grenadiers, canonniers, officiers...

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Bivouac sur la plage de Golfe Juan


 C'est un vrai regroupement des forces vives des armées qui se joignent à leur chef. Durant ce temps, le général Drouot, en arrière-garde, fait imprimer des tracts pour rassembler la population. Le 5 mars, Napoléon arrive à Sisteron, puis à Gap. L'accueil est partout enthousiaste, notamment à Grenoble quand, s'avançant devant les soldats royalistes, Napoléon les rallie à sa cause.

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charge de la cavalerie contre les Autrichiens


 Après des jours de voyage, Napoléon dont l'armée a enflé le long de son trajet, arrive finalement le 10 mars à Lyon où il est accueilli triomphalement puis à Villefranche, à Mâcon et enfin à Fontainebleau. Les Tuileries sont désertes tandis que les troupes affluent à Fontainebleau ainsi que la population. Le drapeau tricolore flotte à Paris lorsque Napoléon y entre victorieux.

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Piéce d'artillerie en action


 Parallèlement, c'est la panique chez les royalistes, La Fayette, Madame de Staël, Chateaubriand, tous sont désorientés ou s'enfuient. En Autriche, l'Aiglon, âgé de 4 ans, change de résidence ; en Italie, l'amant de Marie-Louise, le général Neipperg prend les armes. Même l'Angleterre hésite à reprendre les armes contre son grand rival. Pourtant, après son retour fracassant, Napoléon se prépare à la bataille contre l'Europe entière.

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Un temps excécrable ! l'un des pires mois de Mars depuis 40 ans


 Le rêve de reconquête du pouvoir va se révéler une cuisante défaite à Waterloo le 18 juin 1815. Cette fois, les coalisés d'Europe vont se montrer beaucoup plus méfiants. La France va perdre de nombreux territoires dont l'Alsace et la Savoie, le comté de Nice sera rendu à la Sardaigne. Elle devra aussi payer une lourde indemnité. Le gouvernement de Louis XVIII revenu au pouvoir va appliquer à la lettre toutes ces décisions. Napoléon, quant à lui, va se rendre aux Anglais en espérant être exilé aux Etats-Unis mais le choix se portera sur l'île de Sainte-Hélène, au milieu de l'Atlantique sud, où il va décéder le 5 mai 1821.

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Les Autichiens placent leur canon

 

Evidemment, Napoléon n'a jamais pris la Route Napoléon, puisque la route n'existait pas lorsqu'il a débarqué à Vallauris, dans le Golfe de Juan, le 1er mars 1815. C'est la Nationale 85 qui a pris le nom de l'Empereur pour devenir la première route touristique à caractère historique.

avril2013-0179.JPGSur l'initiative du Touring-Club de France, en 1909, voit le jour la Grande Route des Alpes. La RN 85, à l'instigation des syndicats d'initiative locaux en 1932 est baptisée Route Napoléon. La Route Napoléon est l'épine dorsale qui va de la Côte d'Azur au cœur des Alpes, praticable toute l'année.

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la garde meurt mais ne se rend pas !


 Si elle ne suit pas exactement les chemins de l'époque dont beaucoup ont d'ailleurs disparu, la route donne une bonne idée du périple effectué en 1815 par l'Empereur allant de Vallauris à Grenoble, par Grasse, Digne, Sisteron, Gap. Ce qui totalise plus de 300 kilomètres, à pied le plus souvent, en une semaine. Un exploit….

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Napoleon et son etat major visitent les troupes


 Le Vol de l'Aigle, volant de clocher en clocher, jusqu'aux tours de Notre-Dame se poursuivra par Lyon, Mâcon, Châlons-sur-Saône, Autun, Auxerre et enfin Paris où Napoléon retrouve le trône que vient d'abandonner Louis XVIII en fuite vers Gand.

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                               DIAPORAMA DU SPECTACLE


 
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20 juillet 2011 3 20 /07 /juillet /2011 07:09

Avril-2011 0306Le site du Malpasset se trouve à une demi-heure de la maison en prenant l’autoroute à Cannes puis en sortant au péage de Fréjus. Juste après celui-ci (50 mètres), le panneau indique « le Malpasset «  à cinq kilomètres. Il faut emprunter cette route qui se termine bien évidement en sens issue. Je gare ma moto à l’ombre sous le pont de l’autoroute, et je franchis à pied le chemin qui mène au site. 

Avril-2011 0312 Si vous voulez voir le barrage par le haut puis  vous rendre au pied de celui-ci, un parcours balisé en jaune vous indiquera le sentier qu’il faut prendre. Attention à cet endroit en été, la chaleur est caniculaire et dépasse la plupart du temps les 40°, il faut donc prévoir des bouteilles d’eau... On se croirait volontiers sur le continent Africain, mais ce n’est pas une galéjade provençale de dire cela… A cet endroit il y a des milliers d’années, les deux continents se rejoignaient.

Avril-2011 0314  Il y a  plus de 100 ans, C’était aussi le territoire du légendaire  bandit de grand chemin « Gaspard de Besse » qui attaquait les diligences pour détrousser les riches voyageurs.  A la manière de Mandrin qui aurait lui aussi occupé les lieux, il donnait une partie de son butin aux pauvres. L’endroit où celui-ci sévissait se nommait « le mal passé » qui voulait dire le lieu où l’on passait mal. (Voir mon article)

 Avril-2011 0320Cette année le mois de Mai a une chaleur qui correspond à celui d’un mois de Juillet. Les températures dépassent les 35°, au sol nous ne devons pas être loin des 50°. Nous sommes bien loin des 26° qu’annonce la Météo à la TV. Après avoir péniblement marché sur trois kilomètres d’un sentier parsemé de caillasse et sans l’ombre d’un chêne, j’aperçois enfin la vue sur le barrage en contre bas.

Avril-2011 0326  En 1952, on construisit à cet endroit, un Barrage qui fut nommé « Le Malpasset » ce qui s’avéra, malheureusement, prédestiné.Sa rupture le 2 décembre 1959, cinq ans après sa mise en service, est la plus grosse catastrophe civile de ce genre jamais survenue en France au XXe siècle, faisant quatre cent vingt-trois morts et disparus.
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 C'est un barrage de type voûte, sa mise en eau se fait en 1954. Le but de ce barrage était d'irriguer la plaine proche de Fréjus en retenant les eaux du Reyran, torrent qui ne coule qu'en hiver. Son principal objet est de constituer un réservoir d'eau permettant d'irriguer les cultures dans une région où les pluies sont rares. Pourtant en 1959, la Côte d'Azur reçoit des pluies diluviennes et tropicales, le niveau de l'eau monte très rapidement, trop rapidement pour permettre un contrôle convenable des réactions du barrage. D'autant qu'il est impossible, à ce moment, de lâcher de l'eau : la construction de l'autoroute juste en aval du barrage interdit d'ouvrir les vannes. Le barrage est donc rempli à ras bord. 
Avril-2011 0350 Le 2 décembre 1959 le barrage se fissure et à 21 h 13, il cède. Une vague de quarante mètres de haut (soit cinquante millions de mètres cubes d'eau) déferle sur la vallée à soixante-dix kilomètres à l'heure, dévastant campagnes et fermes. Elle atteindra la ville de Fréjus 20 minutes plus tard, avant de se jeter dans la mer. Des blocs de pierre pesant jusqu'à six cents tonnes dévalent la colline et détruisent le quartier de Malpasset. Le bruit du craquement de sa voûte alerte en premier le gardien de l'ouvrage, qui se réfugie en haut de sa maison, à 2 km et demi en aval. 

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Il ne s'agissait pas d'un barrage hydroélectrique et EDF n'était pas impliquée dans sa construction. Durant les années qui précèdent le sinistre, il ne fut pas possible deAvril-2011 0355 remplir le barrage en raison du manque de pluies et de problèmes d'expropriation. En revanche, fin 1959, les pluies sont diluviennes sur le département. Il pleut sans discontinuer pendant un mois. Au moment où les responsables ouvrent les vannes du barrage, il est déjà trop tard, ce dernier a bougé.
Avril-2011 0384 Le plan ORSEC (plan d'organisation des secours) est immédiatement déclenché. Les militaires des camps locaux comme celui du 21e RIMA actuel ainsi que des hélicoptères de l'armée américaine basés dans les environs s'occupent de porter secours aux survivants, mais aussi de dégager les corps des victimes. Grace aux hélicoptères des Américains on sauve la vie à des milliers de gens. Le général de Gaulle, président de la République, venu sur place quelques jours plus tard, découvre une zone totalement sinistrée. Il aura cette phrase peu approprié auprès des familles endeuillées : « Que Fréjus renaisse ! ». Confirmant le peu de tact de ce chef d’état.

Avril-2011 0385 La rupture du barrage est imputée à la résistance insuffisante de la roche sur laquelle il s'appuyait, et non à la structure du barrage lui-même, mais aussi à la surveillance insuffisante d'un ouvrage resté pratiquement inutilisé depuis sa construction. La voûte elle-même est entièrement hors de cause. Mais ce type d'ouvrage doit s'appuyer solidement sur le rocher, ce qui n'était apparemment pas le cas à Malpasset.

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Deux rapports sont remis aux autorités judiciaires, qui cherchent à déterminer les responsabilités du drame. Ils écartent l'hypothèse d'un ébranlement dû à un séisme (phénomène fréquent dans la région) ou à des explosifs utilisés pour la construction de l'autoroute. Presque 4 ans plus tard une autre catastrophe, intervenue à Vaiont, dans les Alpes italiennes, le 9 octobre 1963 confirme à nouveau que ces édifices réalisés par les hommes sont très dangereux (au meme titre que les centrales nucleaires). Ce jour-là, un pan entier de la montagne tomba brutalement dans le lac de retenue. Les gerbes d'eau s'élevèrent à 150 m de haut et une vague de 100 m passa par-dessus le barrage pour ravager la vallée et noyer 2 600 personnes.

Avril-2011 0439 Un film avec Michel Serrault et Daniel Auteuil est inspiré des faits réels survenus en 1963 dans la vallée des Dolomites en Italie. Le titre : La folie des hommes. Aujourd'hui, nous avons le barrage de Saint Cassien, Situé plus au nord que le barrage de Malpasset, et construit après sa rupture tragique.Le barrage retient 60 millions de m³ d'eau. Avec 430 ha de superficie, c'est le plus vaste plan d'eau de l'Esterel dont j'avais consacré un article (Voir Ici).On pretent que le barrage de Saint Cassien est lui aussi fissuré et qu'un homme pourrait meme s'infiltrer dans la faille.Cette fois ci , ce serait les communes de Pegomas et Mandelieu la Napoule qui seraient concernées !    

          

                                 DIAPORAMA DU SITE IMPRESSIONANT 

 

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 18:22

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Durant deux siècles de présence templière, Le pays Niçois se présente comme une province quasi indépendante, alors que la Provence voisine toute proche est placée sous l’autorité des comtes de la Maison de Barcelone et d’Aragon, de 1113 à 1245 avec le règne de Raymond Bérenger 1er. Sous Raymond Bérenger 1er apparaissent donc les communes indépendantes de Nice, Grasse, Peille, Sospel ayant déjà fait sécession etc…

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Puis vint les règnes de Raymond Bérenger II (1131-1144) et Raymond Bérenger III (1144-1166) qui lutteront contre la république de Gênes, à laquelle s’alliera Nice en 1166 déjà rebelle à l'autorité Provençale. Raymond Bérenger III tombera mortellement blessé au siège de Nice d’août 1166, contre les Génois. Pendant cette période trouble, les templiers à Nice seront perçus comme un gage de stabilité, avant que la ville ne demande protection à la maison de Savoie pendant les 5 siècles suivant….

Aout-2010-0091.JPG L’installation des Templiers à Nice au XII ème siècle fait suite à un accord entre le Pape et l’Empereur d’Allemagne. Il est admis que le Temple, ordre militaire et religieux, aurait été appelé dans les Alpes Maritimes pour défendre les populations contre les incursions maritimes des Sarrasins et des barbaresques. Conjointement avec les Hospitaliers, les Templiers s’installent à Nice avec l’approbation du Pape et de l’évêque Pierre qui comble le Temple de ses libéralités et lui fait de nombreux dons, tant dans la ville que dans ses environs.

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Les Templiers sont alors présents à l’intérieur de la cité, sur les bords du Var, au quartier du Ray et à saleya. L'emplacement du Var sur la colline appelée « lei serroi sobranoi » (les serres supérieures), on trouve encore les ruines de cet ancien édifice qui était destinée à secourir les pèlerins qui traversaient ce fleuve, passage très périlleux à cause de la rapidité des eaux et des sombres forêts qui couvraient les deux rivages. C’est en 1176 dans la maison des Templiers localisée au quartier des Sagnes, sur la rive gauche du Var que sera signé le traité par Alphonse 1er Comte de Provence et les consuls de Nice, mettant fin à la domination génoise sur la région.

Aout-2010-0023-copie-1.JPG Installés au nord à l’ouest et au centre de Nice, les templiers semblent alors affirmer une domination évidente  sur la cité. A l’occasion de sa seconde visite à Nice en 1188, Alphonse d’Aragon honora de sa présence la maison templière située au nord de la ville où il fut splendidement traité par les chevaliers. La commanderie de Biot se trouve dans les Alpes Maritimes, arrondissement de Grasse, canton d'Antibes. Les maisons de Grasse et de Biot seront presque toujours réunies sous l'autorité d'un seul commandeur, appelé commandeur de Nice.

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Quel fut le véritable rôle des Templiers, très tôt installés dans cette région entre mer et montagne ?
Les Templiers inspirent d’abord l’image glorieuse de moines soldats se jetant la lance ou l’épée au poing, pour défendre ardemment les lieux saints, à l’époque des croisades.
Par la suite, ce tableau avantageux se nuance, avec l’évocation de leurs richesses, pour s’obscurcir enfin dans l’épaisseur du mystère, avant de n’être plus éclairé que par les sinistres lueurs des bûchers où s’achève l’épopée des frères du Temple, accusés d’hérésie.

Aout-2010-0032.JPG  Reconnu comme le département de France le plus pourvu en possessions templières, les Alpes Maritimes conservent encore de multiples et intéressantes traces de la présence au Moyen-âge de ces fiers chevaliers.
 Pour la 3e année consécutive Biot honorent les moines soldat dans ce qui fut l’une des plus grandes commanderies de France. Pendant les 3 journées de festivités, nous aurons droit à un programme grandiose.

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Expositions d’artistes et artisans de Biot, initiation à la généalogie, l’astrologie, atelier d’héraldique et de sigillographie, contes médiévaux par un troubadour, chasse au trésor, défilés des templiers avec les troupes, joutes, tournois et jeux d’adresse équestres, saynètes et farces médiévales, spectacle de fauconnerie, tournois d’archers, concerts des latines dans l’église, défilé aux flambeaux, messe templière en l’église sainte Madeleine, spectacle de feu, feu de joie et danses médiévales, embrasement de la ville au son et lumière, feux d’artifice, marché médiéval , tournoi des souffleurs de verre, campement médiéval etc …

Aout-2010-0044.JPG Participation des troupes templières allemande et italiennes. Au fil de mes 3 ou 4 articles consacrés à cette magnifique festivité, vous y découvrirez mes modestes photos qui relateront l’ambiance et les différentes périodes de la fête. N’hésiter pas à lire dans le prochain épisode, l’incroyable histoire d’Auger Guigonis et de Bertrade d’Arlac cachant le trésor des templiers dans les souterrains du château de Nice. Mais, n’oublions pas aussi de rendre hommage aux templiers italiens dont les liens avec les Niçois sont très étroits.

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Les Ordres Templiers italiens:

Le premier Ordre Templier italien, intitulé Ordre de Saint Jacques d’Altopascio est considéré comme l’un des plus anciens ordres militaires découvert à ce jour. Constitué par des moines Augustin vers le milieu du 10ème siècle, à Altopascio prés de Luca, cet ordre a pour mission de porter assistance aux pèlerins voyageant par la route de Rome jusqu’à Saint Jacques de Compostelle. L’Ordre de Saint Jacques d’Altopascio, dirigé par Maître Capponi, n’a jamais étendu son territoire. Ainsi, après quelques désaccords avec le Pape Paul III, le dernier maître Capponi est excommunié puis l’ordre est absorbé par celui des Chevaliers de Saint-Étienne de Toscane.

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Fondé en 1561 par le Grand Duc Cosimo de Médicis de Toscane pour combattre les corsaires, l’ordre de Saint Etienne de Toscane suit la règle des Bénédictins. L’ordre italien comporte quatre classes composées de chevaliers issus de sang noble, de chapelains, de sergents et de canonniers. Les chevaliers siègent dans le couvent de la ville de Pise et sont vêtus du blanc manteau comportant une ligne rose et la Croix de Malte a liseré or sur le côté gauche.

Aout-2010-0160-copie-1.JPG Pour l’occasion le groupe templiers Italiens de cette année viendra de la région de parme. C’est l’association « Mansio Templi » que vous découvrirez sur leur site via internet. Celui ci donne des informations interressantes sur l'histoire des templiers italiens.

 

                      DIAPORAMA DES FESTIVITES

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 10:22

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Lors des élections législatives du 8 février 1871 dans le pays de Nice, le raz-de-marée séparatiste emporta tout. A peine passés 10 ans d'annexion et de dictature, la ville de Nice donna 16 514 voix aux quatre candidats séparatistes et seulement 900 au préfet Dufraisse candidat français qui malgré ses fraudes avérées et des moyens importants, fut littéralement balayé. Sur le territoire du Pays de Nice, Garibaldi obtint 13 984 voix sur 29 428 suffrages exprimés, soit 47,51 %, Piccon, Bergondi et Borriglione, autres candidats séparatistes, 12 550, soit 42,64 % alors que le préfet Dufraisse se contentait de 2894 voix, soit 9,83 % donné en grande partie par les provencaux installés dans le pays de Nice !

HI142.jpg Le lendemain du vote, les dépouillements terminés, Joseph André titra dans le Dirrito (le journal des niçois):  « Viva Nissa !!! »; dans un long éditorial, il écrivait entre autre :  « ...Nice a parlé ! Mais non la Nice des Piétri et des Pillet (Piétri envoyé par Napoléon III avait truqué le plébiscite de 1860 et Pillet, consul de France à Nice avait beaucoup intrigué à Nice pour favoriser l'annexion) mais la Nice de Ségurane et de Garibaldi ! Le citoyen Dufraisse a renié Garibaldi car il est le chef du parti séparatiste, Nice à l'unanimité a voté Garibaldi, donc, citoyen Dufraisse, et selon votre propre logique, Nice est séparatiste et ne reconnaît pas l'infamie de 1860 ! Ce vote magnifique est un plébiscite ! ». Nice exulta de joie et les drapeaux blancs frappés aux armes niçoises flottaient à toutes les fenêtres.C’était un énorme camouflet pour la France car même les anciennes communes françaises rattachées au comté pour créer le département des Alpes-Maritimes (cannes,grasse,antibes), avaient massivement voté pour l’indépendance !

1900.jpg  Le préfet Dufraisse, ulcéré et refusant de tenir compte de la volonté populaire légalement exprimée par les urnes, décida le 10 février de suspendre le Dirrito.Des forces armées importantes  convergent vers Nice ; des bateaux de guerres chargés de fusiliers marins mouillent à Villefranche, appuyés au sol par la gendarmerie, la cavalerie, et même des canonniers avec leurs pièces d’artillerie. Pour renforcer cet appareil guerrier, la Garde nationale  fut cantonnée dans les casernes  à Villefranche. C’est ainsi que cernés par l’armée et la flotte française, les Niçois  comptent bien résister. Cela provoqua plusieurs jours d'émeutes et la répression sanglante « des baïonnettes dans les torses niçois » dont témoigna Henri Sappia dans « Nice Contemporaine » ainsi que   le journal Anglais « The Times ». Le coup de grâce fut donné par l'assemblée de Bordeaux qui invalida injustement la victoire séparatiste du Peuple Niçois dont Jousé Garibaldi était le symbole. Les chefs du parti séparatiste furent invalidés, poursuivis, poussé au suicide ou assassiné. Une loi de circonstance fut voté pour interdire la création de partis indépendantistes. Ce furent les Vêpres Niçoises, en allusion aux Vêpres Siciliennes, qui scandalisèrent l'Europe entière et dont un autre député ami de Garibaldi démissionna en opposition à l'etat Français: Victor Hugo.
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Beaucoup de Niçois furent déportés dans des prisons lointaines. Officiellement, cet épisode n’existe pas dans l’histoire de Nice telle qu’elle est enseignée par l’université française. 

La France a soustrait entre autre de l'histoire de Nice cet épisode significatif, afin de mieux instituer la version officielle du plébiscite voté à plus de 90 % pour le « rattachement » à la France en 1860.

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Par la suite, les universitaires provençaux ont pris le contrôle de la culture niçoise en  « mistralisant » le Nissart, en remplaçant le Presepi par la crèche provençale, etc... Le but évident était d'imposer une filiation entre Nice et la Provence et par conséquence une légitimité française. Les descendants de ces falsificateurs, sous la forme d'associations plus ou moins para-municipales continuent encore de nos jours à soutenir la version française pourtant réfutée par des preuves incontestables et toujours incontestées.

HI133 Ces mêmes associations préfèrent accuser ceux qui ne dévoilent que la stricte vérité de fanatiques, d'illuminés, d'extrémistes mais refusent de parler de la protestation officielle de Garibaldi en 1860, des élections  de 1871, des conséquences pour le Pays Niçois qui découlent du traité de paix international de 1947 et de « la Déclaration de Genève » du 24 mars 2010. Cela ne les intéressent pas. Ils disent que c'est de la « politique » !

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Toutes ces associations culturelles qui ont une apparence de légitimité, n’en ont aucune ; la meilleure preuve est le zèle avec lequel elles ont fêté les 150 ans de l'annexion avec les représentants de la force occupante. Quelques cours de niçois, danses folkloriques et ravalements de façade de monuments historiques ne suffisent plus aux Niçois dont un nombre croissant lit les ouvrages inclus dans la collection « Les Cahiers de l'annexion » et consultent les médias libres Niçois sur internet.

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Leurs adhérents se résument désormais à une peau de chagrin et on les retrouve souvent inscrits à plusieurs associations afin de donner l’illusion du nombre. Ces structures dont le but est la falsification de l’histoire de Nice ne doivent leur survie qu'à la bienveillance médiatique et aux subventions française. Aujourd'hui nous pensons à la memoire des combattants Niçois mort pour la liberté.... Je me souviens ! nous n'oublierons jamais. Viva Nissa per sempre.

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http://lesbarbets.canalblog.com/albums/memorial_nissart/index.html

 

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 13:59

Aout-2010-0225.JPGLe jour de ma visite, c'etait alerte orange dans les autres departements. Dommage le ciel etait capricieux

 

Dans son écrin de montagnes brodées d’azur, Sainte Agnès, se situe à seulement 3 km de la mer à vol d’oiseau et à 10 km par la route de Menton  de la frontière italienne. Véritable nid d’aigle, il domine la baie de Menton du haut des vestiges de son château Fort qui se dressent à près de 800 mètres.

Aout-2010-0046.JPGL'autoroute suspendu du tronçon Nice-Vintimille


De ce point culminant se découvre à 360° un panorama époustouflant qui offre un contraste étonnant, particulièrement l’hiver, entre le bleu de la Méditerranée, si proche, et les sommets enneigés des montagnes du Mercantour. Ce mélange original de littoral et de montagne se rejoint dans la végétation qui s’étage depuis les oliviers argentés et les mimosas odorants qui poussent dans la « vallée » près de la mer jusqu’aux sapins qui s’accrochent aux pentes du Mont Baudon, en passant par les herbes aromatiques, les genêts et les genévriers typiquement méditerranéens.  Sans oublier la lavande sauvage, au cœur des réjouissances d’une fête parfumée qui se déroule chaque année, au mois de juillet.

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L’origine du village se perd dans la légende, qui est d’ailleurs bien jolie. Agnès, était une princesse romaine qui voyageait avec son escorte non loin de la Via Aurélia qui passe par Vintimille et Menton. Elle se serait abritée dans une grotte lors d’un terrible orage (très fréquent à cet endroit, comme j’ai pu encore m’en apercevoir le jour de ma visite). Sauvée de la fureur des éléments, elle fit ériger une chapelle à sa sainte patronne, en signe de reconnaissance.

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La légende prête aussi au lieu un passé sarrasin : un redoutable pirate barbaresque, Haroum, s’éprit d’une beauté du pays, Anna. Elle accepta de l’épouser, à condition qu’il renie sa foi. Par amour, le musulman se fit chrétien, et le comte Guillaume de Provence fut témoin du mariage. On retrouve la légende au fil des ruelles : montée du Seigneur Haroum, rue des Sarrasins etc...

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Une autre légende est celle de la source de la mouniga (la nonne en nissart). La légende rapporte que vers le Xe siècle, un chevalier troubadour Provençal était tombé amoureux d'une jeune fille noble du pays Niçois, cloitrée dans un couvent de Nissa. Un jour, ils partirent tous deux à cheval vers l'Italie toute proche, poursuivie par les frères de la dulcinée. Arrivés au plateau aride situé sous Saint Agnés, le fiancé fut tué et la jeune fille, folle de désespoir, saisit une épée et se transperça la poitrine. Instantanément, une source jaillit en ce lieu désert.

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Le village s’édifia au XIVème siècle, sur un habitat celto-ligure. Le château féodal fut érigé par les comtes de Vintimille et détruit sur ordre de Louis XIV.
Par ces atouts incomparables, ce nid d’aigle sera l’enjeu d’incessantes hostilités entre le Comte de Provence et les Gênois, avant de passer, en 1388, avec tout le pays de Nice, sous la protection des Ducs de Savoie et d’Amédée VII. Pendant près de cinq siècles, c’est la Maison de Savoie qui entretiendra une garnison au château et qui entreprendra de nombreux et importants travaux d’agrandissement, dont des vestiges subsistent encore.
Les nombreux combats entre les Français de Louis XIV et les Sardes au 18ème siècle, prouvent l’importance stratégique de cette forteresse qui se dresse fièrement sur son rocher.

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Sainte Agnès deviendra française en 1792, mais retournera en 1814 dans le royaume de Piémont Sardaigne, jusqu’en 1860, où par le plébiscite truqué du 24 mars, elle sera réunie définitivement à la France avec le reste du Comté de Nice.
Blotti à l’intérieur des remparts, le petit jardin médiéval entraîne le visiteur à flâner et à rêver dans les allées bordées de lavandes et à découvrir un panorama exceptionnel sur la Méditerranée. Le jardin des vertus, des délices ou des vices évoquent le temps où les gentes dames aimaient à se promener en écoutant les Troubadours chanter l’Amour Courtois. Représentés en topiaires, ils sont, désormais, les gardiens silencieux de secrets ésotériques. Au pied du donjon, le blé et la vigne, s’étagent sur les terrasses comme au temps où le site était habité par les villageois, et côtoient le potager aux arômes et aux senteurs méditerranéennes.

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Depuis le 16e siècle, les plus grands ingénieurs militaires et architectes se sont succédés pour renforcer et améliorer les systèmes défensifs. Les fortifications alpines sont les témoins d’une histoire mouvementée, faite de conflits, de traités, d’unions et d’échanges de territoires. Plus que partout ailleurs le département des Alpes Maritimes témoigne de cette histoire surprenante entre Français et Italiens, Sardes et Piémontais, Autrichiens et Allemands, Sarazins et Provençaux, Niçois et Génois.

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En 1932, l’armée française choisit ce point hautement stratégique pour ériger un fort, l’un des plus au sud sur la ligne Maginot. Sa construction dura six ans. Il permit tout de même, grâce au feu de ses canons, d’empêcher les Italiens de Mussolini, ennemis d’alors, d’entrer dans Menton ! Qui, à l’époque, revendiquait, entre autre, la région de Nice.

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C’est une vraie ville souterraine, creusée dans les profondeurs du rocher, avec ses 2000 m2 de galeries et de salles, elle s’enfonce sous plus de 55 mètres dans le rocher.  Le fort est toujours équipé de son armement d’artillerie sous casemate (canons obusiers de 135 et 75, mortiers de 81) : son bloc sud était la casemate frontale la plus puissamment armée de toute la ligne Maginot.

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Cette construction est à plus d’un titre remarquable et plus particulièrement par son architecture novatrice. Prévue pour fonctionner en complète autonomie, elle fut dotée d’installations vitales, à savoir, une centrale de production électrique, un ensemble de conditionnement et de filtration d’air, permettant de résister à une attaque par les gaz, un atelier de réparation, des réserves d’eau, des systèmes de transmissions perfectionnés et bien sûr, de tous les équipements nécessaires à l’existence autarcique des 300 hommes qui la faisaient tourner : cuisines, dortoirs, sanitaires et même une infirmerie avec bloc opératoire !

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Grâce à sa force de feu, il permit de stopper les troupes fascistes en juin 1940 : les canons de 75 mm de son bloc 3 entrèrent en action le 22 juin et tirèrent jusqu’à l’Armistice. Son bloc 2 participa de tous ses feux (75mm, 81 mm, 135 mm) aux tirs de barrage qui, sur le littoral, bloquèrent l’avancée des troupes italiennes vers Nice les obligeant à refluer sur la frontière.

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Saint Agnes est un village à la beauté extraordinaire, regardant la mer tout en étant à la montagne. Le charme italien en plus tout en étant en France. C’est la magie de cette région.... La culture et l’histoire associée à l’exceptionnel panorama.

 

DIAPORAMA N°1 : LE FORT DE SAINTE AGNES

DIAPORAMA N°2: LE VILLAGE DE SAINTE AGNES

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:14

NICE-LES-PENITENTS-ROUGES
la confrérie des pénitents rouges

Nice est l'une des rares villes au monde, avec Turin et Chambéry, à pouvoir célébrer des Fêtes du Saint Suaire. La raison en est simple, Nice et le Linceul du Christ ont appartenu à la Maison de Savoie pendant des siècles ! Le long séjour de cette Relique sacrée dans les murs du Château de Nice, pendant 7 années consécutives de 1536 à 1543, institua une dévotion particulière des Niçois à son encontre.
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l'église Notre-Dame-de-l'Assomption

 
On connaît la légende et l’histoire du linceul. Il s’agirait du linge qui enveloppa le Christ au tombeau et qui est retrouvé, vide, au matin de Pâques. Ce linge aurait ensuite été conservé à Constantinople, d’où il a disparu à la suite de la IVe Croisade et de la prise de la ville par les chevaliers occidentaux (1204). Il réapparaît dans les mains du comte de Charny. La dernière descendante des Charny, Marguerite, le donne à Anne de Lusignan, épouse du duc de Savoie Louis Ier en 1452.
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Notre Dame de Nice et l'eglise St François de Paule

Dès lors, le suaire est déposé à Chambéry et devient l’objet d’une grande dévotion des ducs de Savoie et de leurs sujets. En 1536, après avoir échappé à un incendie, le linceul est précipitamment emporté par le duc Charles III, fuyant l’invasion française de l’abominable François 1er et de ses alliés Turcs (A cette occasion , la sainte vierge aurait apparu  au coté de Catherine Segurane pour proteger la ville).  Le duc l’emmène dans sa fidèle ville de Nice (1537). Il demeure à Nice sans doute jusqu’en 1543.
notre dame du port

eglise Notre Dame du Port

En 1537, réfugié à Nice avec sa femme Béatrice de Portugal, son fils Emmanuel-Philibert, son trésor et sa relique, Charles III paie en fait un choix politique. Depuis son accession à la couronne ducale (1504), le duc de Savoie est pris dans un conflit qui dépasse largement les faibles forces de ses Etats, celui qui oppose le roi de France François Ier, qui est par ailleurs son neveu et l’empereur Charles-Quint de Hasbourg, roi d’Espagne, souverain de Naples et de Milan, des Flandres, de l’Autriche et du Nouveau-Monde, qui est aussi son beau-frère. Après de longues hésitations, Charles III choisit le parti du Habsbourg. Immédiatement, les troupes françaises envahissent la Savoie, franchissent les Alpes et occupent l’ouest du Piémont (1536).
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Eglise Sainte Therese

Comme je vous l’ai  dit, le duc vint s’établir à Nice, seule ville de ses Etats qui lui demeura fidèle, et le pape Paul III tenta de réconcilier tout le monde. Il organisa, à Nice, au printemps 1538, un congrès réunissant les trois princes. Son initiative déboucha sur une trêve, qui ne dura guère, mais les négociations furent longues et délicates. Charles-Quint, logé sur sa galère à Villefranche refusa de rencontrer François Ier, installé au château de Villeneuve-Loubet car il sentait le traquenard, les turcs étant cachés et prét à intervenir sur les ordres de François 1er ce roi fourbe ! Tandis que le pape, logé au couvent Sainte-Croix, sur le site de la Croix de marbre actuelle, s’épuisait en incessantes navettes.
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eglise Saint Nicolas et la chapelle de la Sainte trinité

Tous cependant étaient d’accord pour demander à l’infortuné Charles III de livrer le château de Nice, chacun pour son propre compte. Le duc ne put refuser qu’en invoquant dans ses murs la présence du linceul, que Dieu avait confié à la garde exclusive de sa famille. On ne saurait être plus habile, et voilà un linceul bien utile.
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Dome de la cathedrale Sainte Reparate

Mais ce séjour marqua le souvenir des Niçois, d’autant que, selon la tradition, le linceul fut présenté au peuple le Vendredi Saint 30 mars 1537 du haut de la tour Bellanda. Ainsi, à différents titres, Nice et le linceul ont en commun un morceau d’Histoire. Loin des polémiques scientifiques et des articles de foi, c’est ce morceau qui fait de cet objet de mystère et de curiosité une part indéniable de notre patrimoine. C’est ainsi que Nice peut s'enorgueillir, fait unique dans les annales, de posséder une « Rue Saint Suaire » depuis le XVIIème siècle. Cet intérêt patrimonial et ces liens d’affection des Niçois firent naître des œuvres artistiques admirables, dans tout le comté, représentant le Saint Linceul.
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Eglise Saint Pierre d'Aréne

Notamment le tableau du peintre niçois Gioan Gasparo Baldoino daté du 4 mai 1660. Le titre qui fut décerné en 1997 à la ville de Nice par le Président du Centre International d’Etudes du Linceul de Turin : «Nice Capitale Française du Saint-Suaire»

Le Comté de Nice et sa capitale Nice renferme dans son cœur, autour des clochers un grand attachement à ses traditions dont la plupart, très anciennes, perpétuent d'émouvantes et ferventes célébrations chrétiennes.
Parmi ces traditions, l'une des plus vivaces est la présence de plus en plus active des Confréries de Pénitents.
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Sainte réparate patronne de Nice

Ces groupes venus de temps très anciens sont donc des associations de pieux laïcs catholiques.
A Nice, quatre Confréries existent et cohabitent ensemble dans le comté.
- La Confrérie de la Sainte Croix (Pénitents Blancs).
- La Confrérie de la Miséricorde (Pénitents Noirs).
- La Confrérie du Saint Sépulcre (Pénitents Bleus).
- La Confrérie de la Très Sainte Trinité et du Saint Suaire (Pénitents Rouges).

La Confrérie Niçoise jouit des mêmes privilèges que l'Archiconfrérie Romaine et notamment la confrérie des pénitents rouges qui occupe une chapelle rebâtie grâce à la munificence du Roi Charles Félix,  Roi de Sardaigne, Duc de Savoie, Prince de Piémont.
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Abbaye de Saint Pons

Lorsqu’on découvre Nice pour la première fois, on est immédiatement charmé par la richesse et la qualité architecturale des monuments. Quelle que soit la direction dans laquelle on regarde, il y a toujours un clocher d’église qui surplombe le panorama de ce ciel si bleu. C’est spécialement vrai dans le quartier historique de la vieille ville. Le patrimoine historique religieux de Nice est particulièrement conséquent. Expression triomphante de la foi, la vigueur et de l’euphorie de la contre-réforme, l’art baroque trouve sa pleine réalisation à Nice. La "Route du baroque nisso-ligure" vous invite à découvrir les plus beaux monuments, sacrés et civils, d’un patrimoine architectural inestimable.

Je vous souhaite à tous de joyeuses Paques.

 

               DIAPORAMA DES EGLISES DE NICE


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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 17:17

photos-2010-0016.JPGIl a en effet conquis le pouvoir, la gloire, l'Europe. L'Empire comptait 170 départements. Il a imposé sa loi à Berlin, à Vienne et à Rome.
Personne, ni roi, ni femme, ne lui ont résisté longtemps. Mais pour qui, pour quoi cette puissance, cette domination, cette construction impériale égale à celle des empereurs romains, de Charlemagne, s'il ne peut la léguer à un fils ?
Que vaut la possession si on ne peut la transmettre ? Cette pensée l'obsèdera. « Je cherche un ventre », répète-t-il, car celui de l'impératrice n'est plus fécond.

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Il regarde Joséphine. Elle a 46 ans. Elle est son épouse depuis 1796 et il a posé sur sa tête, le 2 décembre 1804, à Notre-Dame, sous les yeux du pape, la couronne impériale. Il aime les deux enfants de Joséphine, Eugène et Hortense de Beauharnais. Il les a royalement dotés. Mais le sang des Buonaparte ne coule pas dans leurs veines. Et il veut fonder une dynastie, inscrire ainsi son œuvre dans la longue lignée française, de Clovis à Louis XVI.
Il a cru d'abord être stérile, puisque Joséphine avait été mère. Mais maintenant, il sait qu'il n'en est rien. Un fils, Léon, lui est né en 1806, d'une brève liaison. Cependant, un doute subsistait. La mère, Eléonore Denuelle de La Plaigne, est volage, une courtisane comme celle que nous avons en ce moment à Paris .... Puis arrive Marie Waleska :

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Il a toute confiance en Marie Waleska, cette noble polonaise qu'il a « forcée » à Varsovie. Il est sûr de l'amour qu'elle lui porte. Or, elle vient de lui annoncer, le 26 octobre 1809, qu'elle attend un enfant de lui. Ce sera un fils, Alexandre.

Napoléon exulte. Il peut, à 40 ans, être père, contrairement à ses craintes et à ce que perfidement a voulu lui faire croire Joséphine. Car elle sait qu'il veut « épouser un ventre royal », et cela signifie divorce, annulation de son mariage par l'Eglise, afin que la nouvelle union puisse être sacrée.
Déjà, Fouché l'a avertie des intentions de Napoléon et lui a suggéré d'accepter ce divorce que dictent les impératifs politiques*. Seule la continuité dynastique peut stabiliser l'Empire, qui restera fragile tant qu'à sa tête il n'y aura qu'un empereur sans successeur légitime. L'intérêt de tous, et celui de Joséphine, est qu'un fils devienne Napoléon II.

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On ne peut attendre. Napoléon sait qu'il est un homme menacé. Il affronte la mort sur les champs de bataille et on tente de l'assassiner, l'ombre de la trahison commence à planer.
Il ne s'adresse à Joséphine que lorsqu'il lui annonce en décembre 1809 son intention de divorcer. Elle sanglote, feint de s'évanouir. Il lui repond:
« Vous autres jolies femmes, lui dit-il, vous ne connaissez pas de barrières. Ce que vous voulez doit être ! Mais moi, je me déclare le plus esclave des hommes. Mon maître n'a pas d'entrailles et ce maître, c'est la nature des choses. »
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Il est ému, attaché à cette femme. Veuve du général de Beauharnais  décapité, maîtresse de Barras et de tant d'autres (tiens ! des similitudes avec notre courtisane). Il l'a épousée, aimée passionnément. Experte, elle lui a fait découvrir l'ivresse des sens et les plaisirs de l'amour physique.
« Je n'ai pas passé un jour sans t'aimer, je n'ai pas passé une nuit sans te serrer dans mes bras, je n'ai pas pris une tasse de thé sans maudire la gloire et l'ambition qui me tiennent éloigné de l'âme de ma vie... Adieu femme, tourment, bonheur, espérance, âme de ma vie que j'aime, que je crains. Je te serre dans mes bras, un baiser plus bas, plus bas que le sein, un baiser au cœur et puis un autre plus bas, bien plus bas... »

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Puis vient le temps de la jalousie. Joséphine, infidèle, affiche sa liberté et ses amants.Les trahisons se font de plus en plus importantes. Enfin, Joséphine accepte le divorce et l'Eglise de France (Rome n'a pas été consultée) annule le mariage religieux qui avait été célébré le 1er décembre 1804 par le cardinal Fesch..., oncle de Napoléon (on magouillait deja ensemble comme aujourd'hui).
Il a officiellement demandé la main de la jeune sœur du tsar. Mais Alexandre Ier tergiverse au moment même où Metternich, ministre des Affaires étrangères autrichien, propose la main de l'archiduchesse Marie-Louise, fille de l'empereur François Ier. Fouché  qui a été régicide  est hostile à ce mariage autrichien qui peut apparaître comme l'expiation du sort réservé en 1793 à Marie-Antoinette. Marie-Louise est la petite-nièce de Louis XVI ! Napoléon, après avoir hésité, choisit de s'unir avec la descendante des Habsbourg.

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Le 23 février 1810, le contrat de mariage signé, il écrit sa première lettre à Marie-Louise. Il est satisfait de ce mariage politique et il a depuis longtemps tissé des liens entre sa famille et les dynasties régnantes. Sa sœur Pauline est devenue une Borghèse. Son frère Jérôme est roi de Westphalie. Napoléon est fier d'être devenu le « frère » et le « cousin » des princes et des rois. Son mariage couronne cette politique de « normalisation » monarchique.
Il est le bedonnant mais glorieux quadragénaire, conquis par cette princesse, une vierge de 19 ans, « bonne, naïve et fraîche comme une rose ». Il veut séduire celle qu'il appelle déjà « mio bene », « dolce amore ».

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En fait, il vivra vingt-sept mois dans ce « piège conjugal ». Il délaissera les affaires d'Espagne, cette plaie au flanc de l'Empire. Il laissera flotter les rênes du pouvoir. Et la naissance de son fils, le 20 mars 1811, le plongera dans l'euphorie. Ce fils sera l'héritier, le « roi de Rome ». La marche des 100 jours surviendra en ce 1er Mars 1815 à partir de Golfe Juan mais ne changera rien à l’histoire qui est à bout de souffle. Napoléon II l’aiglon, le roi de Rome, le fils tant attendu n’aura régné que 15 jours. Plus tard ce nom illustre sera bafoué par un dictateur ridicule du nom de Napoléon III ce bouffon qu'un président  veut copier.....
Texte de max Gallo écrivain et historien Niçois arrangé  lamentablement et scandaleusement  par biker06.

*  notre courtisane actuelle se prétendant de gauche

                  DIAPORAMA D'AUTRES VISAGES


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 18:30

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La flottille, partie cinq jours auparavant de Portoferraio, était composée de sept bâtiments : l’Inconstant, un brick de petit tonnage à voiles carrées armé de 40 canons, des bateaux barbaresques à trois mâts, l’Etoile, Le Saint-Joseph, Le Saint-Esprit, la Caroline ainsi que des felouques, la Mouche et l’Abeille et si Napoléon avait choisi le petit port, niché au fond du Golfe-Juan, c’est qu’il connaissait bien cette rade sûre, dont il avait jadis armé les batteries. Nice n’était toujours pas Française mais Bonaparte appréciait bien la région pour avoir habité à Nice et être le commandant de l’armée d’Italie.

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C’est à trois heures de l’après-midi le 1er mars 1815*, que débarquait l'Empereur Napoléon, de retour de l’île d’Elbe entre Cannes et Nice. Une page de l’histoire de France réécrite sur le sable de Golfe-Juan, sans doute la plus belle et la plus grande de l’histoire de ce pays. Débarquant ses 1 100 hommes de la vieille garde et de la garde Corse. Ce sera le début de l'ahurissante et légendaire épopée des Cent Jours pour ce qui deviendra la plus mythique de toutes les routes Française, de Grasse à Grenoble : La route Napoléon.

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Depuis, l'humble bourgade de pêcheurs est devenue, au fil des siècles, une station balnéaire de renom. Troisième capacité d'accueil portuaire des Alpes Maritimes après Nice et Cannes, grâce à ses deux ports de pêche et de plaisance. Golfe-Juan offre de nombreuses activités nautiques et de remarquables sites de plongée sous-marine face aux magnifiques iles de Lérins déjà légendaire avec le masque de fer.

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L'histoire de Vallauris est scellée par la terre, terre des pignates (poterie utilitaire non décorée, qui servait à la cuisson des aliments). Celle de Golfe-Juan, par la mer qui lui a donné ses ports, ses plages de sable fin et cette histoire légendaire, le retour d’un empereur sur les terres de son ailleul. (article sur Vallauris)

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Vous savez tous que je me régale de ces histoires légendaires dont je suis très  friand et qui sont racontés sur les livres secrets de notre pays (celui avant 1860). Alors rappelez-vous mon article sur l’ile sainte Marguerite et l’incroyable histoire de la liaison du Masque de Fer et d’une Cannoise venue agrémenter sa solitude, ou  serait né un fils.

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L’enfant aurait été envoyé en Corse et placé chez une dame de confiance ignorant tout de son identité. On lui aurait alors recommandé d’entourer le nouveau-né des meilleurs soins, l’assurant qu’il venait de « Buona-Parté » (de bonne part). Une recommandation qui inspira la nourrice, qui le baptisa Buonaparte. Voilà comment la légende venait d’attribuer un arrière-grand-père illustre au futur Napoléon !

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L’année dernière pour cette reconstitution historique je m’y étais rendu le dimanche pour voir le débarquement. Cette année j’ai préféré m’y rendre dés le samedi, surtout que pour la journée dominicale, on annonçait encore un temps épouvantable. Pluie, vents, mer agitée, tous les ingrédients étaient réunis pour faire avorter le débarquement, alors comme la journée de samedi proposait les batailles sur la plage entre les autrichiens et les Français, mon choix se porta immanquablement sur ce premier jour des festivités.

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Comme d’habitude 2 sites sont exploités pour cette fameuse reconstitution.
Le village Napoléonien constitué de tentes dressées sur le parking du vieux port avec de nombreux exposants et des animations sur le thème du premier empire. Initiation au jeu d’histoire avec figurines et jeu vidéo, présentations des métiers d’autrefois : forges et maréchal Ferrand, tailleurs de pierre, fabrication de médailles en plomb, costumiers, bouquinistes, calligraphie, curiosités militaire.
Conférence, démonstration de danses impériales sous le grand chapiteau et dépôt de gerbes……

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Mais, le plus intéressant c’était la visite du bivouac des soldats sur la plage de Jouan.
Bottes de paille en guise de matelas, feux de camps, fusil en faisceau…. Ce campement d’une centaine de tentes abrite les soldats des 2 armées durant le week end. Les figurants des différentes armées tous en costume d’époque, venaient d’Autriche, de Tchéquie, d’Italie ou des 4 coins de France tous passionnés d’histoire.

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On pouvait se rendre compte avec exactitude comment vivaient ces soldats et ces femmes en leur posant des questions avec une convivialité toujours aussi intéressante chez les italiens car il n’hésite pas à vous faire gouter leur fameuse « Grappa ». Vive l’empereur !
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*En ce samedi 06 Mars 2010, les combats faisaient rage entre les forces Napoléoniennes et les forces Autrichiennes sur la plage de Golfe juan, c’était d’une violence inouïe ! le bruit sourd des canons se faisait entendre bien au dela du Var. Les affrontements se concentraient sur ce sable fin et doré, la ou bientôt les touristes par milliers vont accueillir les UV du soleil sur leur corps  encore blanc et laiteux qui va rougir comme la couleur des costumes Anglais ….

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L’offensive Autrichienne me semblait très efficace et j’étais vraiment inquiet pour les troupes Françaises qui reculaient de plus en plus. Les pertes coté Français devenaient importantes. Je me décidais comme tout bon reporter de guerre à m’introduire au feu de l’action , le bruit des canons étaient assourdissants, le claquement des fusils resonnaient dans mes oreilles, les cris et les "vive l'empereur" m'impréssionnaient immanquablement.

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Tout d’un coup un Autrichien me prenant pour un espion Parisien voulu m’embrocher avec sa baïonnette alors que le BBQ n'est pas autorisé sur la plage de Golfe Juan , je n’eu  la vie sauve que grâce à l’intervention d’un soldat de la  garde impériale qui arriva comme par miracle. La vieille garde venait d’intervenir et elle progressait dans les lignes ennemies malgré une farouche résistance ….

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L’intervention avait été couronné d’un succès sans appel, les touristes pourront retrouver leur plage dés le mois d'Avril, dans le calme et la bonne humeur , les rayons du soleil pourront continuer leur bataille sur la peau de tous les européens ! Napoleon fait place maintenant à l'empire l'Oréal  qui peut alimenter des nuées d'Autrichiens , Allemands , Anglais , Belges  et Hollandais  en leur proposant de la creme solaire ! c'est tout de meme mieux que les canons mais les brochettes sont toujours interdites , c'est un empereur plus discret mais tellement éfficace lui aussi , L'oréal et optique 2000 devrait faire une pub commune avec jojo en Napoléon sur la musique "requiem pour un fou".....

                    DIAPORAMA DE LA RECONSTITUTION


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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 19:39

Vous me suivez  !  je recupere les clés de la moto au Carlton  

Cannes c’est la ville du luxe et de l’élégance qui ne sont pas provocants, parce que rien n’y est vulgaire, et tout y porte la marque de la classe. Cannes, c’est le symbole du bonheur au soleil, dans les fleurs, face à une mer d’un bleu limpide qui vient battre les baies couronnées d’arbres tropicaux. A Cannes, tous les styles, tous les genres se côtoient, tous les milieux, toutes les races vivent en bonne intelligence. Une ville harmonieuse dans sa diversité et ses contrastes. Chacun peut y trouver ce qu’il aime. Il suffit de chercher.
























Bon ! on visite la villa de Rothschild ... je laisse les clés au voiturier.


Avant d'aborder la description des plus belles villas de Cannes, laisser-moi vous présenter, vous dépeindre cette contrée incomparable, ces rivages merveilleux qui ont été les témoins des plus grandes têtes couronnées de l’histoire. Notre flore est composée de chêne-liège, de chênes verts, de pins d'Alep d'une grande beauté, d'admirables pins parasols aux têtes solennelles, de genévriers, de myrtes, de lentisques, de bruyères, d'arbousiers aux baies rouges, de genêts d'or, d'oliviers majestueux, de labiées odorantes, telles que les thyms, romarins, lavandes, cystes, véritables champs de fleurs scintillant au soleil et embaumant de leurs senteurs délicieuses l'air si vivifiant.
Villa de Rothschild à Cannes

 Les tons vifs les plus ardents se croisent sous le double azur de la mer et du ciel, aussi pur, aussi bleu que celui de la Grèce ou de la Jordanie.
Les lauriers-roses, les orangers aux fleurs embaumées, aux fruits d'or, les citronniers dont les branches ploient sous le poids des fruits, les agaves, les aloès, les figuiers de Barbarie, les mimosas sont un enchantement pour les yeux ; que d'harmonie dans cette belle nature !























Au loin se dresse la chaîne des Alpes-Maritimes aux cimes couronnées de neiges ; quel contraste avec la région tempérée où croissent jusqu'aux végétaux exotiques. Au nord les montagnes courent parallèlement à la côte aux dentelures si diverses, aux golfes de sable d'or et d'argent ; à l'est s'étagent les collines de la Californie ; à l'ouest, celles de l'Esterel aux silhouettes fantastiques, se découpent au soleil couchant et se reflètent sur le miroir immense du golfe de la Napoule ; quel spectacle grandiose et impressionnant. Cannes située au bord de la grande bleue, s'étageant sur des pentes très douces ; des milliers de palais, châteaux, villas, hôtels entourés de jardins s'y étalent.
le chateau de vallombrosa à Cannes

Ce qui frappe dans cette contrée privilégiée à l'abri des frimas et de tous les vents, c'est l'uniformité du climat, de la température dont la moyenne en hiver de 16 degrés, est favorable aux plantes semi-tropicales. Les palmiers, ficus, bananiers, la plupart des végétaux du Mexique, du Brésil, de la Nouvelle-Zélande, du Bengale, du Cap, du Chili, etc...
Fondée en 997, Cannes n’était qu’un tout petit village de pécheurs quand, en 1834 vint s'y établir en villégiature hivernale, Lord  Harry Brougham & Vaux, chancelier d'Angleterre, la colonie des princes et des lords allaient le suivre. Chateaubriand, Stendhal et Victor Hugo y séjournèrent, avant la grande vogue des années Renoir ou Picasso.
A l'heure des premiers trains qui convoyaient la Reine Victoria d'Angleterre, Cannes fut dotée de palais, de maisons bourgeoises, d’hôtels de luxe et de lieux de fête. Ce sont ces belles demeures que j’ai choisi de vous faire découvrir de la plus célèbre ville de France avec Paris mais surtout de la plus incroyable.
Fin 1834, en route pour l’Italie, Lord Brougham et sa fille Eléonore sont refoulés à la frontière en raison d’une épidémie de choléra. Ils rebroussent chemin et vont s’arrêter dans la ville où ils ont passé la nuit précédente: Cannes. C’est le début de l’aventure Cannoise. Henry Brougham achète un bout de terrain à l’ouest du Suquet et y fait construire la villa Eléonore, une superbe résidence "d’où l’on avait des échappées grandioses sur la mer et la montagne". La légende venait de commencer ….. Yes we Cannes ! Cannes is magic…


Le château des Tours

Fut construit par Sir Thomas Robinson Woolfield. En 1858, il est racheté par le duc de Vallombrosa. Le château, avec son style baroque, a grande allure sur les rochers escarpés du Riou. C’est là que se rencontrent vers la fin du XIXe siècle les membres les plus huppés de la "jet set" azuréenne de l’époque. En 1893, il est vendu à un hôtelier. Il fut rebaptisé Hôtel du Parc et devint le palace le plus luxueux de la Côte d’Azur avec le Carlton, le Majestic, le Martinez, le Bristol ,l’Eden Roc et le Negresco.

villa victoria

Cette superbe demeure de belles pierres rouges et de style anglais du XVe siècle se dresse au milieu de massifs de bougainvillées. Elle a également été bâtie par Sir Thomas Robinson Woolfield et c’est en 1860 qu’elle acquiert sa dimension définitive avec l’achat par son propriétaire de plusieurs dizaines d’hectares. En 1869, la villa Victoria reçoit la visite de la princesse royale de Prusse, future impératrice.

villa Marie Thérèse

Edifiée par la baronne douairière James de Rothschild vers 1881, la superbe villa Marie-Thérèse et sa non moins remarquable annexe, la villa Béatrice, ont été occupées par les membres de sa famille, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. La villa Marie-Thérèse abrite désormais la Médiathèque de la ville de Cannes, qui conserve la chronique de la Côte d’Azur, au cœur d’un jardin enchanteur aux allées sinueuses, où cascades et essences exotiques se succèdent, témoins préservés des grands parcs de la cité.

villa Nevada


En 1884, le duc d’Albany, enfant de la reine Victoria s’éteignait à la villa Nevada. Trois ans plus tard, la souveraine accompagnée de la princesse Béatrice, passa cinq jours à la villa Edelweiss, voisine de la villa Nevada. Stephen Liegard a écrit à cette occasion : "Elle voulait prier sur les lieux mêmes où l’âme de son fils s’était envolée". Toujours en 1887, le Prince de Galles avait posé la première pierre de l’église Saint-Georges.

Château Louis XIII



Dans un cadre superbe, sur la colline juste au-dessus de Cannes, avec une vue à couper le souffle, de la côte méditerranéenne, des îles de Lérins et de l’Estérel, cette propriété offre un confort spacieux et des agréments sans rivaux. Le château a été construit en 1888... Le château est situé dans un parc de près de 60 000 mètres carrés.

Villa Wenden

En 1889, le grand-duc Frédéric François, prince de Wenden-Schwerin et Ratzeboourg et son épouse, la princesse Romanov de Russie, prennent possession de cette superbe villa de style germanique, construite sur les premiers contreforts de la Californie. En 1923, elle fut acquise par M. Gruss-Gallieni, gendre du maréchal Gallieni. En souvenir de la pacification de l’île de Madagascar, il appela la villa "Le Rouve" qui signifie, en Malgache, le chef.

Villa Fiorentina

Erigée vers 1894 par le comte Vitali,  de style italien baroque, construite par Julian Goldsmith, membre du Parlement anglais, quelques années auparavant. Stephen Liegeard évoque la Fiorentina dans son ouvrage, "La Côte d’Azur". Le prince Alexis Karageorgévitch, après la Seconde Guerre mondiale s’était installé à la Fiorentina, jusqu’à sa mort en 1946. La chapelle, rachetée par le peintre Bellini, est aujourd’hui un musée dédié à l’œuvre du peintre.

villa Kazbeck

C’est dans cette somptueuse résidence, sur les pentes de la Californie que vécut le grand-duc Michel Michaïlovitch, oncle du tsar Nicolas II. Les hôtes de la villa reçurent les hivernants les plus illustres : le roi Edouard VII, le roi de Suède, les princes de Nassau. De 1895 à 1914, le grand-duc Michel et sa très jolie épouse sont venus tous les ans pendant la saison d’hiver à la villa Kazbeck, dont le nom évoque un des plus hauts sommets du Caucase.



Villa Champfleuri

La villa Champfleuri est surtout connue pour ses jardins extraordinaires, où furent tournés de nombreux films. Parmi eux, "Macao, l’enfer du jeu" tourné par Jean Delannoy qui a utilisé pour l’occasion le superbe jardin japonais. Les jardins proposent aux visiteurs, sur trois hectares, de nombreux sujets de dépaysement : l’Europe, l’Asie, l’Afrique. La villa appartenait à un riche ressortissant américain qui la vendit en 1923 à M. et Mme. Mario Vagliano.

Château la croix des gardes

L’acquéreur de cinquante hectares de bosquets, de broussailles et de rocailles, au sommet de la Croix des Gardes était le Suisse Paul Girod. A partir de 1919, il fit édifier sur ces terres le château de la Croix des Gardes. Le bâtiment, avec sa façade de style florentin, se trouve au cœur de véritables jardins suspendus d’une surface de douze hectares. Le château fut vendu en 1925 à M. Goldman, créateur des célèbres bijoux Burma, puis revendu à M. Leven, un des propriétaires de "Pschitt".


Château Scott


Michel Hugues Scott, inventeur de l’émulsion à base d’huile de foie de morue, fit bâtir un manoir dans un parc immense qui descendait jusqu’à la mer. Ces lieux ont inspiré Marcel L’Herbier qui, en 1931, y tourna la version parlante du "Mystère de la Chambre Jaune". Devenue veuve, Mme Scott vendit, en 1891 à M. H-Emile Meunier, fabricant de chocolats bien connus. Vers 1935, le domaine est vendu au propriétaire du Grand Hôtel à Cannes.

villa Fiesole

Le peintre Jean-Gabriel Domergue cherchait à Cannes un terrain sur lequel il pourrait construire une demeure semblable à celles qu’il avait vues à Fiesole, une cité des environs de Florence. Il le trouva en 1926 au bas de la Californie. En 1936, on pendait la crémaillère. C’est dans cette villa que les femmes les plus élégantes et les plus belles du monde sont venues poser pour l’artiste : Gina Lollobrigida, Brigitte Bardot, Joséphine Baker, Mylène Demongeot, Mme Van Cleef et tant d’autres. Rebaptisée villa Domergue, elle appartient aujourd’hui à la Ville de Cannes.

Château de Thorenc

Situé dans le quartier verdoyant de Terrefial, à la limite de Cannes et du Cannet aux abords du massif de la Californie, le vaste domaine du château de Thorenc fut la propriété de la duchesse de Benford avant de devenir, beaucoup plus tard, la résidence de l’ex-empereur d’Annam, Bao Daï, jusqu’au début des années 1970.
 









DIAPORAMA DES VILLAS, CHATEAUX ET PALAIS DE CANNES


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