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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 18:45

 

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la petite route étroite qui monte a Granile

 

Pour se rendre dans la vallée de la Roya, il faut d'abord passer par l'Italie et sa ville frontière Vintimille. A l'époque, on devait emprunter quatre douanes pour remonter le cours de cette vallée enclavé en territoire italien et administrativement française depuis 1947. Ma famille vient de cette vallée ! C'est donc cela que l'on appelle des bi nationaux ?

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La Roya: la vallée perdue de la Cote d'Azur


 Je remonte donc la vallée de la Roya dans un défilé de hautes roches grises. La rivière en contrebas, prend sa source au col frontalier de Tende et dévale sur soixante kilomètres jusqu'à  la ville frontiére de Ventimiglia province d'Imperia. À l'ouest, la vallée des Merveilles et ses gravures rupestres de l'âge de Bronze.

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Granile dans le Parc National du Mercantour Alpes Maritimes


 Vous allez découvrir plusieurs villages ou les gens en hiver vivent en complète autarcie (lavoir, chapelle, église, trouée d'oliviers séculaires, noms de rues aux accents italiens, c’est le dépaysement le plus total...) à commencer par Granile, je vous ferais découvrir Berghe dans mon prochain article.

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Si Si ! nous sommes bien sur la Costa Azzurra....Incredibile hein !


 Petit village perché, d’une quinzaine d’habitants regroupés dans un creux de montagne aux toits de lauzes violettes, Granile est un rêve de promeneur, le bonheur des randonneurs, la joie de ceux qui veulent découvrir les villages typiques du vieux Comté de Nice. Il est aussi le dernier des hameaux à avoir été desservi par une route carrossable : avant 1971, on n'accédait à Granile que par le chemin muletier.

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L'église Santa Anna


 Granile est un petit hameau de la vallée de la Roya situé sur la commune de Tende qui a subi très peu de transformations ces dernières années du fait de son isolement. Il a fallu attendre la seconde moitié du 20ème siècle pour qu’une route carrossable soit construite entre Saint-Dalmas de Tende et Granile. Ce hameau a la particularité d’être bien caché ! Bâti à 1030 mètres d’altitude dans un vallonnement descendant des crêtes de la Cime de Gauron (1600 m.).

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Il est invisible de la route parcourant la vallée de la Roya trop encaissée en contrebas (Gorges de Paganin). Et quand, j’y monte en moto de Saint-Dalmas de Tende, ce n’est qu’après avoir stationné mon deux roues sur le parking situé à l’entrée du village que je le découvre enfin ! Même les randonneurs qui décideraient d’y accéder par le beau sentier qui monte de Berghe Supérieur ne le découvriront qu’en fin de parcours ! Ici, le dicton « pour vivre heureux, vivons caché ! » prend tout son sens !

AVRIL-2014-9257.JPGCe hameau présente un grand intérêt par son patrimoine architectural, environnemental et son aspect originel qu’il est nécessaire de préserver. Ce qui frappe de prime abord, ce sont les toits couverts de lauzes, l’importance des balcons parfois en bois, parfois munis d’une balustrade de métal forgé. Tout cela a beaucoup de charme !

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L’église Sainte-Anne très bien entretenue avec son clocher à bulbe et son toit couvert de lauzes est située au centre du hameau, et a été édifié dans le style néo classique. Au bas du village, de vieilles granges sur fond de montagne ainsi que les maisons traditionnelles de la Roya construites en moellons de pierres cassés au marteau et couverte de toitures de lauzes produites dans la haute vallée suivant les techniques artisanales.

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Dans Granile, on retrouve le mot grano, le blé, allusion aux planches cultivées crées par les anciens du hameau et au fait que la possibilité d'y cultiver était une des raisons principales de la création de ce hameau de montagne. En 1860, la commune de Tende ne fut pas comprise dans les territoires du Comté de Nice cédés à la France par le traité de Turin, pour que le Roi Victor Emmanuel puisse jouir de ces territoires de chasse.

AVRIL-2014-9290.JPGLa raison parait dérisoire et, à ce propos, une légende assez enracinée veut que la  commune ait été conservée par le Piémont pour des raisons "stratégiques". De toute manière une guerre entre l'Italie nouvelle et la France, qui était en quelque sorte sa "marraine", était, à moyen et même à long terme, impensable. Tende, Vievola, La Brigue, Moriglione, Granile, Molliere, Casterino, la Vallée des Merveilles et le mont Bego constituaient des territoires de chasse pour le roi Victor-Emmanuel II et l'usage entre souverains était de se faire des petits "cadeaux" de cette sorte.

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C'est Mussolini qui prétendit bien plus tard affirmer l'"italianité" de la région en construisant la gigantesque gare de St Dalmas de Tende, sur la frontière. C'est avec la défaite de l'Italie mussolinienne que De Gaule annexa le reste du Comté de Nice. Les Américains laissèrent faire, malgré leur sympathie pour l'Italie nouvelle, et cela leur donna un bon prétexte pour refuser en revanche avec la dernière énergie l'annexion similaire dans le Val d'Aoste, que souhaitait de Gaulle pour l'importance stratégique de ces villes.

AVRIL-2014-9323.JPGC'est au traité de paix de Paris du 10 février 1947 que ces territoires passent sous souveraineté française. La commune de Tende est la plus vaste du département des Alpes-Maritimes. A Granile la quinzaine d'habitants est trilingue. On parle le Français, l'Italien et le dialecte local. Je décide de m'adresser aux habitants en italien, histoire d'entretenir la langue et de leur demander quelques explications sur la volonté de vouloir vivre à l'écart de la civilisation....

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...et celle de ses majestueuses granges en pierre et son exceptionnel ensoleillement même au cœur de l'hiver  parait-il, que j'aperçois autour du village. Les « Chabots » sont à la châtaigneraie de Tende et de son hameau Granile ce que sont les granges pour celle d’Isola dans la vallée de la Tinée.

AVRIL-2014-9333.JPGLeur présence témoigne de l’importance vitale occupée autrefois par le pastoralisme, les bergers ayant été les premiers à utiliser ces cavités sous roche fermées par un mur de pierre séchées pour s’y abriter. Depuis, tous les bâtis rencontrés dans la châtaigneraie tendasque ont pris le nom de « chabot ». Edifiés en pierre sèche ou avec un liant fait de sable et de chaux et un toit en lauze, matériaux disponibles dans la vallée de la Roya, ils ont connu multiples usages.

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De taille moyenne, disséminés dans les propriétés agricoles, ils servaient à entreposer des outils, du petit matériel agricole. Quelques uns, généralement plus éloignés du village, ont été aménagés pour qu’on puisse y séjourner avec un coin cuisine et un lieu pour dormir.

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L'église Santa Anna


 Dans la châtaigneraie les « chabots » ont longtemps servi de séchoir à châtaignes. On notera également qu’à Granile, des chabots servaient pour le secteur planté en vignes, certains étaient même équipés de petits bassins de récupération des eaux de pluie avec un judicieux système de gouttière.

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Nos pays de montagne ont en commun des éléments de vie difficile, fait de contraintes d’altitude, de pentes et de climat qui ont obligé les habitants à des stratégie d’adaptation à ces contraintes. Cette économie agropastorale a dessiné nos paysages et nous a légué un riche patrimoine ». Nous sommes ici très très loin de Cannes et de son festival ....

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                                 DIAPORAMA DE LA BALADE


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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 21:50

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Le canal du foulon

 

Roger's, le mari de Gigi nous dépose en voiture à l'endroit que je lui ai indiqué sur la route de Gourdon, petit village de l'arrière pays grassois classé parmi les 100 plus beaux villages de France et que l'on a retrouvé cette semaine dans l’émission « Le Village préféré des Français ». Le point de départ se trouve à 1km après le pont de Bramafan dans les gorges du Loup.

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cascade de Courmes et l'un des premiers tunnels creusés dans la falaise 


Ensuite Roger's viendra nous récupérer au pont du Loup à la sortie du chemin du Paradis. Cette magnifique randonnée d'une dizaine de kilometres ne peut pas être effectuée par les gens sujets au vertige en raison de surplombs du sentier au dessus du vide, avec parfois des à-pics de plus de 200 métres. Ils sont déjà impressionnants pour qui ne craint pas le vertige et on comprend bien pourquoi il vaut mieux rester à la maison ou marcher ailleurs pour les personnes sensibles.

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La peur du vide ou de la claustrophobie peut également se manifester lors du passage dans les tunnels à l'approche des bouches d’air. Les tunnels sont numérotés, ce qui permet d'apprécier les distances à parcourir. Certains tunnels étant assez longs, il est recommandé d'emporter une lampe frontale pour éviter de se cogner au plafond parfois assez bas ou de trop se mouiller les pieds dans les longues flaques au sol.

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Attention aussi, si les adultes emmènent des enfants, les gardes corps ont été fortement endommagés suite à des chutes de pierres et le cheminement est dangereux. On peut prendre son temps afin d'admirer en face les falaises de calcaire abruptes ou voir couler la cascade de Courmes dite la pétrifiante. La randonnée débute à la D6 près de la seule maison du hameau de Bramafan et du pont qui franchit la rivière Loup.

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fenetre dans les tunnels qui surplombe les gorges 


Une cinquantaine de mètres au dessus de la route passe le sentier du Canal du Foulon (GR 51) qu'on peut suivre sur des kilomètres. Mais la partie la plus agréable et impressionnant s'arrête au sentier et à la source en dessous de Gourdon. Lors du transport de notre ami Roger's au point de départ, on peut s'arrêter sur la route des gorges, après le tunnel et regarder la falaise où l'on aperçoit les trouées, microscopiques depuis cette distance, mais qui donnent une bonne idée de l'emplacement vertigineux du canal.

_DSC7311.JPGLe canal du Foulon suit un tracé acrobatique d’environ 22 kilomètres dans les gorges du Loup. La source de Foulon, à l’origine du canal, se situe près de Gréolières. La rapide expansion de la Ville de Cannes, les interruptions du Canal de la Siagne amenèrent la ville de Grasse, dès 1889, à envisager la dérivation des eaux du Loup. 

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Les travaux ont été exécutés entre 1908 et 1911. Le canal du Loup permettait de conduire jusqu’à Cannes les sources de Gréolières et de Bramafan. Avant d'utiliser la frontale, on chemine le long du conduit d'un bout à l'autre de la randonnée, par une foret au départ, accompagné par de nombreux papillons et fleurs.

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passage trés étroit et dessous, le précipice..

 

Un parcours époustouflant, dont la diversité de la faune et de la flore rivalisent avec la beauté du site, les gorges du Loup. Le canal du Foulon est formé d'un tube métallique boulonné et soudé d'environ 80 cm de diamètre où circule l'eau du Loup et longé par un chemin de maintenance (GR51).

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Passé la foret on entre dans le  premier de la vingtaine de tunnels numérotés qui coupent à travers les falaises abruptes. Parfois les tunnels coupent une faille dans la roche calcaire, parfois en marchant dans les flaques d'eau, parfois en baissant la tête. La torche électrique est obligatoire. Certains tunnels mesurent plusieurs centaines de mètres, entrecoupées de fenêtres sur la falaise.

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Ces ouvertures sont comme des  balcons avec vue sur les gorges du Loup, sur la cascade de Courmes haute de ses 62 mètres, sur la vallée. On passe aussi des rebords en béton surplombant le vide..

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A la fin d'une série de tunnels on sort à nouveau sur le plateau boisé de chênes pubescents dominant le pont de l'abîme. La fin du sentier se fait au lieu-dit "Pont-du-Loup", situé à l'embouchure des gorges, qui met un therme au parcours sous les piliers du viaduc courbé de la ligne Nice-Meyrargues du "train des Pignes".

_DSC7441.JPGCet ouvrage remarquable en pierres de taille enjambant le Loup était un peu moins haut, mais aussi long que son homologue sur la Siagne et comptait à l'origine 11 arches; il fut détruit par les Allemands le 24 août 1944.

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Plus de 200 m de vide sous mes pieds  

 

Un réseau de galeries souterraines et de passages en corniches va permettre de relier dans la première partie du parcours le chemin du Paradis au hameau de Bramafan, en dominant tout le long la profonde entaille des gorges du Loup qui sépare deux remarquables plateaux calcaires karstifiés : Cavillore à l'ouest et Saint-Barnabé à l'est.

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Une sensation d'etre le maitre du monde vous domine au plus haut de la falaise, epoustouflant !


 Le sentier du Foulon rejoint donc le chemin du Paradis et pour ceux qui voudraient effectuer cette balade, il vaut mieux la prendre dans le sens que je vous ai indiqué plus haut, car la montée de ce chemin est quelque peu difficile. Les 550m de dénivelé sont quasiment tous concentrés dans la montée du chemin du Paradis.

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Je finirai cette randonnée par un petit historique du canal du Foulon. Avant 1885, la ville de Grasse était alimentée par la Source de la Foux. Mais le débit était insuffisant, surtout avec l'implantation des usines et des parfumeries. En 1874, la municipalité de Grasse devient propriétaire de la Source du Foulon. En 1878, les plans pour la construction du canal sont approuvés.

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Réservoir en contrebas du Canal du Foulon


 Le canal est inauguré le 21 juillet 1889 ; il comporte de nombreux ouvrages d'art au dessus du vide et 22 tunnels d'une longueur totale de 2600 m sur l'ensemble du réseau. C'est un ouvrage classique du style aqueduc qui sera remplacé dans les années 50 par le gros tuyau actuellement en place. Déclaré d’utilité publique en mille huit cent quatre-vingt-six, ce projet est porté par la société Lyonnaise des Eaux et de l’Eclairage.

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Au dessus du trias gypso argileux du quartier des habitations qui existe depuis la route saint François, jusqu’au pré du lac, il y a une nappe à peu près horizontale de marnes argileuses verdâtres, alternant avec des bancs calcaires de l’Age Rhétien. Cette nappe dont les argiles sont imperméables, donne naissance à une série de sources qui jaillissent toutes sensiblement au même niveau.

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Le rhétien au droit de la source de la foux est surmonté par les dolomies de l’héttangien divisé par de multiples fissures et se débitant en fragment parélépipédiques, visibles sur les parois de la route de Saint-Vallier, au voisinage du château d’eau de roquevignon. Au dessus, règnent les calcaires jurassiques du plateau Napoléon.

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Les arches grandioses du viaduc enjambant le Loup, dont on voit encore les ruines, furent dynamitées en 1944, causant la fermeture de la ligne


 Pour résumer, les eaux tombant sur de vastes étendues calcaires jurrassiques s’infiltrent puis atteignent les fissures des dolomies puis la nappes aquifère argileuse au niveau de laquelle, serpentant de fissures en fissures, elles forment de véritables cours d’eau souterrains jusqu’à leurs exutoires. Dans les années 1860, les habitants de l’arrondissement de Grasse commence à réclamer un apport plus conséquent d’eau, et notamment pour la ville de Grasse elle même.

DSC7569En effet, la ville de Grasse commençait à s’étendre du fait du fort développement de son industrie principale, la parfumerie. Différents projets de canalisations furent mis à l’étude et à l’approbation gouvernementale. Le canal du Foulon aboutira en mille huit cent quatre-vingt-neuf, avec la mise en eau du canal ce qui nous permet aujourd'hui de faire l'une des plus belles promenades de l'arrière pays grassois.

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                                  DIAPORAMA DU SENTIER


 
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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:23

 

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La Colle sur Loup est une petite ville du pays Vençois, voisine de Saint-Paul-de-Vence, située en retrait du littoral. Elle est à la fois proche de la mer et des grandes villes comme Nice (18 km), Antibes et Cannes (25 km) ou Grasse (18 km), et à l'entrée des gorges du Loup, qui permettent de gagner le parc regional des Préalpes du sud.

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La commune est bordée à l'ouest par le fleuve côtier le Loup. Le nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en 1362 se nommait  "Colla", qui voulait dire colline ou montagne. Des notes issues d’archives mentionnent que le nom de la rivière « Le Loup » qui borde la commune à l’ouest aurait un rapport direct avec l'animal. La vallée encore sauvage en certains lieux était, il y a longtemps et jusqu’en 1860, infestée de loups (les loups de la république ?).

_DSC7587.JPGLa Colle sur Loup bénéficie d'un environnement naturel verdoyant et préservé, et possède un important patrimoine culturel, artistique et religieux. Sacrée capitale de la Rose à parfum en 1907, avec une production de 600 tonnes de pétales, La Colle-sur-Loup, chaque année avec le retour du printemps, met à l’honneur sa fleur fétiche « la centifolia » qui était cultivée sur la commune au 19ème siècle.

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La rose se décline ainsi de multiples façons, jusqu’aux étals qui proposent dans une ambiance festive un large choix de plantes, d’objets décoratifs, de produits locaux…de saveurs et des senteurs autour de la rose. L’espace d’une journée, la fête de la rose dont la création remonte au mois de mai 1954, nous fait joliment revivre un aspect du riche patrimoine collois.

_DSC7610.JPGLe village a longtemps reçu de nombreux artistes à l'occasion de la Fête des Roses célébrée au mois de mai (Luis Mariano, Gary Cooper, Michèle Mercier, Bourvil, Brigitte Bardot…)  La Colle a également compté parmi ses habitants des familles célèbres, comme celle de l’écrivain Eugène Sue, ou celle de l’artiste peintre niçois Yves Klein, connu notamment pour ses monochromes « bleus ». C'est dans la riviére Loup qu' Émilie Fer, kayakiste et championne olympique de canoë-kayak venait s'entrainer. L’histoire de la Colle-sur-Loup est liée à celles de Vence, Cagnes, Villeneuve-Loubet, et St-Paul.

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Longtemps simple faubourg de Saint-Paul de Vence, l’essor de la commune a véritablement commencé  à partir du 16ème siècle, lorsque le roi François 1er en guerre avec le comté de Nice, décida de modifier les remparts de Saint-Paul, contraignant une grande partie de la population à quitter le village et à s’installer sur les coteaux voisins, appelés communément « Les Colles ».

_DSC7634.JPGIl résulta de l’arrivée massive de ces familles une réorganisation des activités de la bourgade, et au cours des 17ème et 18ème siècles un nouveau dynamisme fut observé. Les terres de La Colle, abondantes en sources, furent alors exploitées  dans la culture d’oliviers, de vignes, de céréales, d’agrumes, de pâturages et l’artisanat se multiplia dans des activités de poteries, tissage, fonderies, selliers, moulins à huile et farine… et une nouvelle agglomération apparut.

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Au 19ème siècle l’essor de La Colle se confirma avec une croissance importante de la population, dépassant même celle de Saint-Paul de Vence.  A cette époque le village, fort de ses atouts agricoles, industriels, commerciaux et artisanaux devint un modèle de cité rurale, l’un des plus modernes de la région.

_DSC7639.JPGLa commune diversifia alors ses activités agricoles et devint l'un des principaux fournisseurs de l’industrie horticole grassoise : spécialisée dans la production de roses et de fleurs à parfum, elle acquit une grande renommée et gagna le statut de "Cité des Roses".

_DSC7656.JPGAu début du 20ème siècle, une ligne de tramway reliait le village aux villes de Cagnes et de Vence. (Sur la ligne Nice - Grasse). Mais les deux guerres mondiales ont successivement stoppé de façon brutale l’élan dynamique du siècle précédent. La commune de La Colle dut alors adapter ses activités, et malheureusement, les exploitations agricoles disparurent au profit de l’urbanisation et du tourisme.

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Les champs de roses ne sont plus, mais au printemps, les nombreux rosiers du vieux bourg offrent un merveilleux spectacle aux promeneurs. Cette fête est organisée chaque année au mois de mai en souvenir du passé agricole de la commune. La fête retrace l’histoire de ces cultures et met à l’honneur les fleurs méditerranéennes sous toutes leurs formes (plantations, cosmétiques, distillations, cadeaux…).

_DSC7669.JPGParmi les vestiges à voir dans cette commune qui vit "bien sur" à l'ombre, de la "grande et mythique" Saint Paul de Vence, il y a la vieille Abbaye (diaporama). Au Vème siècle de notre ère, il existait sur la commune de Cagnes sur Mer, à l’embouchure du Loup, un monastère appelé le monastère Notre Dame la Dorée et Saint Véran. Quatre cents ans plus tard, ce monastère menaçait de s’effondrer. Il fut rénové par Charlemagne, roi des Lombards et Patrice des Romains.

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Par la suite, le territoire du monastère fut considérablement étendu grâce à des dons de propriétés offertes par des familles du voisinage. C’est en l’An 1055 que ce monastère fut rattaché à celui de Lérins (Cannes). Aussitôt les moines de Lérins entreprirent la construction de la chapelle du Canadel. Le cœur et la nef, au style roman très pur, datent de cette époque.

_DSC7741.JPGOn peut situer entre les années 1150 et 1200 la construction de l’Abbaye, qui vint jouxter la chapelle. Edifiée par les moines de Lérins, l’Abbaye servit tout d’abord de gîte d’étape au père abbé chaque fois qu’il se rendait aux assemblées des évêques de Vence. S’y trouvant bien, il y transféra sa communauté pendant la mauvaise saison et c’est ainsi que l’Abbaye devient leur résidence d’hiver.

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Elle le resta jusqu’en 1789, date à laquelle les barbares révolutionnaires accaparèrent tous leurs biens. L’Abbaye fut donc mise en vente et c’est un riche Napolitain, Minéi di Santa Elena, qui en fit l’acquisition.  Il revendit ensuite son bien à un chef de cuisine du Negresco de Nice qui souhaitait se mettre à son compte.

_DSC7853.JPGConnu sous son prénom, Joseph, il créa l’hôtel restaurant «L’Abbaye chez Joseph» en 1938, avant la seconde guerre mondiale. Sa débrouillardise pour résoudre les problèmes de ravitaillements est légendaire et il rendit de nombreux services aux habitants de La Colle sur Loup au cours de cette période difficile. Animateur de premier ordre, Joseph fit de l’Abbaye, après la guerre, un haut lieu culturel.

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Les artistes de tous genres et du monde entier s’y donnaient rendez-vous : des vedettes de cinéma de l’époque telles que Daniel Gélin, Dany Robin, Georges Marshall, Henri Georges Clouzot qui y célébra son mariage, Brigitte Bardot; des chanteurs tels que Tino Rossi; des musiciens, danseurs et danseuses du Marquis de Cuevas; et surtout les peintres qui en firent leur résidence secondaire.

JUIN-2014-9563.JPGL'abbaye de la Colle sur Loup reste toujours de nos jours une institution de la Cote d'Azur. Ici, le péché de gourmandise vous sera pardonné !

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                                     DIAPORAMA DE LA ROSE


 
                                    DIAPORAMA ABBAYE

  
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 06:40

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Apres avoir traversé la station balnéaire d'Agay, chère à Antoine de Saint-Exupéry qui s’y maria avec Consuelo Suncin de Sandoval ou encore les frères Lumiere qui y séjournèrent également, on s'apprête à passer devant le site de la plage du Dramont, lieu du débarquement de Provence en 1944. Ne voila t'il pas que je remarque sur le parking de nombreux véhicules militaires d'époque.

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C'est l'association de la 36th Division d’Infanterie du Texas au Dramont  qui organise son habituel rassemblement de véhicules militaires et civils de la seconde Guerre Mondiale à l'occasion du 8 Mai. On gare donc notre moto sur le bord de la route du littoral et on va admirer tous ces véhicules de l'armée américaine.

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Hey John How are you doing ?


 Sur cette fameuse place du débarquement au Dramont qui domine la plage où ce fameux 15 août 1944 la 36th Division d’Infanterie du Texas a débarqué, il y a non seulement  le rassemblement de véhicules, mais aussi une bourse, une exposition de document, photos, articles de presse de l’époque qui permet à chacun de découvrir ou redécouvrir cette page importante de notre histoire.

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L’histoire héroïque de la 36e Division d’Infanterie du Texas se réécrivait en ce 8 Mai 2014 sur la plage du Dramont. Bourse aux échanges et matériel militaire évoquaient la date du 15 août 1944.

_DSC6853.JPGIl est 6 h 30 ce matin du 15 août 1944 et ce sont 20 000 soldats de la 36e Division d'Infanterie du Texas et leur matériel qui envahissent la plage du Dramont. Il faut mettre fin à la barbarie nazie et aux hostilités d'un conflit qui n'a que trop duré. Au final, ils seront 60 000 à rejoindre l'Allemagne par la route Napoléon avec de grosses pertes, dont celle du navire LST 282 coulé par une torpille avec 54 hommes à bord, au large du Dramont.

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les derniers préparatifs pour le débarquement ?


 Tous ces faits d'armes, l'association de la 36e, basée à Agay, sous la présidence de Pierre Brun, les commémorent en la date symbolique du 8 mai.  Ils étaient des milliers, toute la journée, à venir évoquer ces souvenirs, accueillis par les membres en costume militaire ou civil d'époque. Au programme, une bourse d'échange particulièrement fournie et l'exposition de dizaines de véhicules militaires, jeeps, half-track, Dodge, GMC, dépanneurs de chars, Command car etc.

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Le président et les siens sont des passionnés, et c'est une véritable remontée dans le temps qu'ils proposent à chacun de leurs commentaires au fil des stands et autour de chaque véhicule. Leurs propriétaires les bichonnent et n'auraient manqué le rendez-vous pour rien au monde. Les armes françaises, anglaises, allemandes ou américaines avaient toutes leurs particularités, la mitrailleuse lourde 12/7 sans recul, installée sur une jeep a, elle, beaucoup servi…

_DSC6891.JPGAu fil des stands, les visiteurs découvraient des fusils, pistolets ou coutelas d'époque, des casques, treillis, insignes et médailles, de quoi débuter ou compléter une collection. C'est ainsi que face à la mer se revit une page d'histoire.

La plage du Dramont fut choisie pour le débarquement allié pour les raisons suivantes : Grande plage de galet (pour les véhicules).

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Soso regarde la fameuse ile de Tintin: L'ile noire 


Peu d'habitation (ce qui sauvera Saint Raphael des bombardements). Le 15 aout, le débarquement complet commença avec 150 péniches. En tout, 20 000 GIs de la 36 division du Texas débarquèrent en  moins de 10 heures, avec chars et artillerie. Le bilan des combats fut de 4000 morts. Au soir du 15 août, deux têtes de pont sont assurées de part et d'autre de Cannes à Saint Raphael. Sur près de 100 000 hommes débarqués, on compte un millier de tués et disparus dans les rangs alliés.

_DSC6920.JPGC’est finalement sur une bande côtière presque trois fois plus longue qu’à l’initial que l’opération « Dragoon » se déroule. Elle est commandée par le lieutenant Général Alexander Patch et sa 7ème armée. Elle est composée principalement par les 3ème, 36ème et 45ème Divisions d’Infanterie US, ainsi que le GCA français (Groupement de Corps d’Armée) et du Groupe Naval d’Assaut Français.

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La 36ème Division d’Infanterie, aussi appelée « Texas », commandée par le Général Dahlquist, devait initialement débarquer à 8h00 au cap Nègre, à Cavalaire et Saint Maxime. Devant l’opposition féroce des troupes allemandes, et malgré l’appuie de 93 bombardiers et de nombreux dragueurs de mines, l’Amiral Lewis décide de faire débarquer la Texas au Dramont à l’est, et à la Nartelle à l’ouest.

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Harley Davidson WLA de 1942 qui rentra dans la légende(premier vehicule a étre rentré dans Berlin)


 Il est 10h30. C’est le 143ème Régiment d’Infanterie de la 36ème Division Américaine que le GRLD a choisi de représenter, car c’est celui qui a traversé le premier le Dauphiné, grandement épaulé par la Résistance Française. Il est passé par Castellane, Digne, Sisteron, Lus La Croix Haute et Grenoble, ils ont pris la route historique, quand Napoléon venant de l'ile d'Elbe débarqua à Golfe Juan pour remonter les Alpes..

_DSC6951.JPGL’arrivée dans Grenoble, le 22 août 1944, à J+7 (prévu initialement à J + 90) a été facilitée par le repli dans la nuit précédente des allemands, commandés par le Général Karl Pflaum (Division de la Wehrmacht). La « Texas » contournera ensuite le Vercors par le nord, en passant par Beaurepaire, afin de participer aux combats et à la libération de Montélimar, pour achever la traversée du Dauphiné (en combattant à Lyon) en direction de Meximieux. Elle pénètrera en Alsace, traversera le Rhin et finira la guerre en Bavière.

_DSC6954.JPGLe débarquement de Provence c'est : 2120 navires dont : 250 vaisseaux de guerre, 600 gros transports de troupes, 1270 péniches de débarquement (Les allemands disposent de 25 unités torpilleurs, sous-marin, patrouilleurs). 2000 avions chasseurs, bombardiers (Les allemands n’en disposent que de 230). Les moyens humains et matériels sont : 1 division aéroportée anglo-américaine, 7 divisions françaises, 3 divisions américaines.

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La première vague d’assaut dépose sur la côte 90.000 hommes : Au soir du 15 août ils seront en tout 152.000 hommes, A la fin de la première semaine ils seront 350.000 hommes (dont 230.000 français), Pour atteindre : 575.000 hommes fin septembre.

_DSC6972.JPGAprès le débarquement environ 170.000 membres de la résistance s’engageront dans les forces régulières. Les chiffres des troupes débarquées sont pratiquement, dans le temps, identiques à ceux des troupes qui ont débarquées en Normandie. De Menton à Port de Bouc les forces allemandes étaient de 200.000 hommes. Pendant ce temps, Nice venait de se libérer toute seule sans l'aide des alliés......

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Néné Cherie (Valerie) du site Folie Vintage à Nice: http://www.folievintage.fr/

 

C'etait aussi la première édition du Silver Rock Show avec les belles américaines à 4 roues et on commence l'aprés midi avec les fifties en compagnie de nos délicieuses pin-up frenchy laura et sabrina.

 

                             DIAPORAMA DES FESTIVITES


  
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 05:34

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Les productions florales du terroir grassois appartiennent à notre patrimoine. Ce sont ces fleurs, savamment mises en valeur par les parfumeurs, qui ont écrit notre histoire, sculpté nos paysages et contribué à l’essor économique de Grasse et de la parfumerie. Nos fleurs ont inspiré les plus grands créateurs parfumeurs au monde.

_DSC7051.JPGLa situation géographique si particulière de nos terres, entre mer et montagne, baignées par le soleil méditerranéen, et accueillant le Parc Régional Naturel des Préalpes d’Azur donne à toutes nos fleurs des qualités olfactives exceptionnelles et une biodiversité d’une très grande richesse propice à l’accueil de programme de Recherche et Développement pour l’industrie cosmétique et l’aromathérapie.

_DSC7001.JPGEn bord de mer, vous trouverez nos fleurs d’oranger, et le mimosa. A 300m d’altitude poussent la centifolia, le jasmin, la tubéreuse et le lys. A 500m d’altitude se trouve la violette et l’iris. Au delà, il y a la lavande sauvage, le narcisse, le genêt et les plantes aromatiques et médicinales.

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Aucune autre région de France ne peut se vanter d'un terroir aussi exceptionnel. Mais parmi ce terroir exceptionnel, il y a la reine des fleurs, la rose centifolia. C'est ici à Grasse que c'est crée l'année dernière un événement majeur dans le monde de la parfumerie. la création d’une nouvelle Rose : La Baptistine. La dernière création d’une rose de Parfumeur date, en effet, de 1880, et c'est grâce à une Grassoise pure souche que nous devons cet événement historique.

_DSC7009.JPGRoseline Giorgis, qui a passé son enfance au milieu des roses grassoises, est aujourd’hui l’obtentrice de la Centifolia Baptistine Giorgis, Nouvelle Rose du Parfumeur (Certificat d’Obtention Végétale Européenne d’avril 2013). Cette rose aux 108 pétales et au parfum intense s’inscrit dans la lignée des célèbres roses Grassoises à parfum. Dix années de recherches et d’études de culture plein champ ont confirmé la rose jusqu’à l’extraction de l’Absolue, nectar le plus subtil des parfumeurs grassois qui fait d’une rose, une rose à parfum.

_DSC7014.JPGIl y a deux façons d’utiliser la rose en parfumerie : soit en soliflore, c’est-à-dire que la rose constitue l’essentiel du parfum, soit comme note de cœur associée à d’autres essences dans des parfums dits floraux, dont généralement la majorité est féminine. Deux variétés botaniques sont recherchées par les parfumeurs : la rosa centifolia, autrement appelée rose de mai, que l’on trouve à grasse ou au Maroc, et la rose damascena, rose de Damas, cultivée en Bulgarie et en Turquie.

_DSC7017-copie-1.JPGLa centifolia de Grasse est particulièrement réputée pour son essence absolue obtenue grâce à son extraction aux solvants volatils. La cueillette de la rose de mai est une phase clé du processus de production. Elle se fait à l’aube, le plus vite possible, afin de cueillir la rose au moment où elle est la plus riche en produits volatils. 

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Les récoltes sont effectuées chaque année par les mêmes personnes : c’est un gage de qualité. L’exigence et l’attention attachées à la production de la rose de mai est facilement compréhensible quand on comprend à quel point cette matière est précieuse: cinq tonnes de fleurs sont nécessaires pour obtenir un seul kilo d’essence. 

_DSC7056.JPGUne matière première appelée « la reine de la matière de luxe rare », et que l’on serait bien tenté d’appeler de l’or rose. La valeur de la rose de mai est décuplée par l’impossibilité de reproduire sa base naturelle grâce au procédé de synthèse. En effet, l’huile de la rose centifolia est constituée de plus de trois cent constituants moléculaires, certains n’étant pas identifiables. On retrouve de l’absolu de cette rose unique dans des parfums comme Mitsouko ou Shalimar de Guerlain.

_DSC7022.JPGGrasse, où est produit la rose de mai, dont la fragrance est absolument unique au monde est  "le paradis des parfumeurs". La rose de Mai, à l’instar du vin, doit sa note inimitable au terroir, et comme pour le vin, on peut parler de cru, de nuances fruitées, miellées etc.

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Les récoltes quotidiennes peuvent atteindre 350 kilos de rose. Une récolte qui constitue un "océan de parfum", un "trésor" aux yeux des grands parfumeurs, en regard du nombre de roses qu’il faut pour un flacon de parfum, et surtout en regard la beauté de la fragrance elle-même.

_DSC7129.JPGPlus haut, je vous parlai de la rose Baptistine, sa création est une véritable légende. La Baptistine, connut deux phases de naissance. La première au siècle dernier lorsque Baptistin Giorgis parfumeur grassois, recherchait pour ses formulations "LA ROSE" disparue, cultivée au XVIIIe siècle à Grasse pour la parfumerie et très prisée à la Cour de Versailles présente, alors, dans les jardins du Petit Trianon.

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Un fléau ravageur l’avait éradiquée. Furetant dans les jardins des couvents et hôtels particuliers grassois à l’abandon, il polinisa entre elles ces roses. Par semis des graines issues du mariage entre les fleurs découvertes, Baptistin Giorgis eu la joie de donner naissance à une Centifolia, prometteuse à son nez, intensément parfumée d’un fin « bouquet de roses » et très proche de celle que l’on ne peut plus admirer qu’en rêverie devant les tableaux de Fragonard, grassois lui-même.

_DSC7107.JPGCette nouvelle rose de parfumeur, pas encore nommée, survécue par un destin particulier. En effet, Baptistin Giorgis disparut brutalement quelques mois après cette première floraison. Mais il avait offert un pied à sa fille Roseline qui suivait ses recherches en lui expliquant ce qu’elle représentait pour lui.

_DSC7153.JPGRoseline va parcourir le monde avec son rosier dans ses bagages. Parce qu’elle savait transporter un trésor, ce dernier cadeau de son père, son dernier parfum. Guidée par la senteur, elle en fit naturellement la sélection de stabilisation variétale. La seconde phase n’est pas la moindre ! Ce n’est qu’en 2002, qu’elle put se consacrer à ce rosier d’exception et aller au bout du rêve avec passion pour créer la nouvelle rose grassoise, nommée Baptistine Centifolia en hommage à son père, qui fut un grand spécialiste des extractions dans l’univers de la rose, à Grasse.

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La première Obtention ayant confirmé l’originalité variétale, restait à expérimenter la culture plein champ et étudier la distillation par entraînement à la vapeur d’eau. Il fallut dix ans de recherches dans le secret des jardins sur deux hectares cultivés. Monique Rémy vint soutenir Roseline Giorgis, Ingénieur-chimiste spécialiste des matières premières naturelles de qualité de la parfumerie  qui apporta, en visionnaire, soutien guide et compétence durant ces années, devenant l’ambassadrice de la Baptistine afin de lui tracer le plus bel avenir dans le monde.

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Pour ces raisons de priorités données à la recherche, le rosier n’a pas encore été mis sur le marché, Il est romantique et buissonnant très résistant aux maladies, rustique, il se cultive en biodiversité d’accompagnement. Il offre sans aucun traitement ses fleurs magnifiques. Les roses se développent sur de longs rameaux courbés sans épines qui peuvent atteindre 2 mètres ou bien palissées sur fil, formant les arceaux fleuris et parfumés des jardins classiques.

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Il y a meme des saucisses fines à la Rose..


 La féerie dure quatre semaines autour du mois de mai. Pour conclure aujourd’hui en laboratoire avec une méthode particulière de production d’eau de rose concentrée et l’extraction noble de l’Absolue unique de la fleur. Les seuils de rendement à l’extraction confirment qu’il s’agit bien d’une nouvelle rose du Parfumeur, inscrite dans la lignée des célèbres roses grassoises Centifoliae.La Baptistine est prête à faire son entrée dans le grand monde.

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À la villa Fragonard, sur le Cours Honoré Cresp expo rose est une exposition internationale où plus de 50 000 roses sont exposées en bouquets de 60 à 300 fleurs. Organismes horticoles, créateurs et diffuseurs animent cette manifestation qui fleure bon le Sud ! C'est la plus grande exposition européenne de roses coupées.

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                              DIAPORAMA D'EXPO ROSE



  
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 10:00

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Pour de nombreux touristes...c'est deja l'Italie !

 

La rade est fréquentée dès l'Antiquité par les marins grecs et romains. Depuis le XVIe siècle, Nice est l'un des points essentiels du dispositif de défense des États de Savoie. La rade de Villefranche-sur-Mer, en raison de sa profondeur et de sa situation abritée, est le principal port commercial de la région jusqu'à l'ouverture du port de Nice au XVIIIe siècle puis ensuite au port de Gênes qui devint pour un certain temps le plus grand port de la Savoie.

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Le port-franc créé en 1612, était destiné à attirer les bâtiments du grand commerce international à Nice et à Villefranche. Ils y bénéficiaient de franchises et d'exemptions pour tous les produits destinés à être importés en Piémont. On y attirait, en outre, grâce à un généreux sauf-conduit général, tous les commerçants intéressés, quelle que soit leur religion ou leur passé commercial.  Ce fut aussi le port de guerre de la Savoie pendant quatre siècles.

DECEMBRE-2013-1156.JPGMon Harley Davidson garé sur la route de la basse corniche, j'emprunte les ruelles qui descendent dans la vieille ville et notamment dans cette fameuse « Rue Obscure ». La Rue Obscure ou "Carriera Scura" est un lieu incontournable qui vous replonge dans l'atmosphère du Villefranche médiéval. Elle est située le long du premier rempart, au cœur du village, entre les escaliers de May et l'église Saint-Michel, derrière le célèbre restaurant "La Mère Germaine", cette rue vaut le coup d'œil.

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Elle fut bâtie sur un terrain vierge à partir du 13ème siècle. C'est par elle, partant du bord de mer, qu'a commencé la construction d'une cité étagée sur la pente. Cette rue, avec ses remparts en façade sur la mer avec sa porte fortifiée, protégeait les magasins et les réserves. Elle  constituait la continuité du chemin de ronde défensif et  permettait la circulation des militaires en facilitant les manœuvres. Ceci accordait aux habitants réfugiés dans la ville une protection contre d'éventuelles attaques de pirates venus se réfugier dans la Baie.

DECEMBRE-2013-1160.JPGLes commandants des navires, parfois contraints par une tempête à mouiller dans la rade, pouvaient, sous protection, effectuer les réparations nécessaires. La Rue Obscure accueillait ainsi dans ses caves de précieuses marchandises, dont le vin. Elle est longue de 130 mètres et pratiquement couverte sur la totalité de son ensemble. Elle est inscrite aux Monuments Historiques depuis 1932. Cette rue est une curiosité incroyable qui vous replonge à l’époque « d’Angélique Marquise des Anges » et de sa cour des miracles.

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 Lieu de villégiature prisé dès la fin du XIXe siècle par la noblesse russe et anglaise, c’est d’ici que le 21 juin 1930 partit pour Montevideo en Uruguay sur le Conte Verde, l’équipe de France de football qui participa à la 1er coupe du monde sous la conduite de Monsieur Jules Rimet, le créateur de cette compétition laquelle porta ensuite son nom.

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Il est conseillé de se promener la nuit avec un collier d'ail autour du cou et un petit crucifix


 N'en déplaise à la cité Phocéenne, Villefranche sur Mer qui n'a jamais été bloqué par une sardine reste le premier port d'escale de croisière de France. Les plus importantes compagnies mondiales font près de 160 escales par an dans la rade. Villefranche affiche actuellement 700 000 croisiéristes par an contre 70 000 en 1995.

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Autre particularité importante et économique pour la ville en son temps, fut que la rade de Villefranche abritera la 6e flotte de guerre américaine à l'issue de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de l'OTAN entre 1945 et 1966. En Avril 1949, le pacte fondateur de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord est signé à Washington. L'OTAN est né et la France à ses côtés. 

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une rue à te donner des frissons..un regal !


 Pour des raisons stratégiques, les États-Unis vont faire de la rade de Villefranche une de leur base navale en Méditerranée des plus importantes. C'est une flotte imposante d'environ soixante bâtiments de guerre composée de cuirassés, de croiseurs, de destroyers, d'escorteurs et même de porte-avions qui règne sur les flots. Villefranche devient le port d'attache du navire amiral, le croiseur lourd « USS Salem » qui sera relevé quelques années plus tard par le « USS Des Moines ».

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pour une promenade en amoureux, c'est excellent ... votre partenaire sera toujours blottie contre vous.


 Trois cents familles d'officiers seront ainsi débarquées sur nos rivages pour des périodes de deux ans environ. Tout est prévu afin de faciliter l'intégration des « Ricains ». C'est une ville dans la ville qui s'installe dans le temps avec son administration, sa poste et ses écoles « made in USA ». Petit !  je me souviens encore de ces grands marins costauds portant le brassard "MP" qui circulaient dans les rues et qui rentraient dans les bars de nuit de la rue Meynadier à Cannes.

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Comme nous le racontait Jo Masnata, charpentier de marine sur le port de la Darse : « Les mariages mixtes vont tout naturellement faire leur apparition entre les deux communautés et sa sœur Mauricette a épousé un sous-officier américain. Elle vit depuis à Charleston (Caroline du Sud)... ».

DECEMBRE-2013-0247.JPGOutre un apport économique non négligeable pour la région, les lieux « chauds » vont également naître dans la vieille ville où les hôtesses des bars de nuit seront là pour divulguer, en plus de leurs charmes, quelques expressions locales en Nissart. Cette épopée s'achèvera en 1967 avec le départ définitif de ces grands bâtiments de guerre déroutés dorénavant sur d'autres escales de la Méditerranée...

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Au bas de la citadelle, on pourra découvrir la chapelle Saint Pierre dite chapelle Cocteau. Cette Chapelle de style roman (XIVème siècle) est dédiée à Saint Pierre, patron des pêcheurs. Lieu de culte à son début, elle sert alors de réserve pour le matériel de pêche (filets etc). Elle abrite aussi la prud’homie des pêcheurs. En 1957, après de nombreux séjours à l’hôtel Welcome, Jean Cocteau (écrivain, cinéaste, peintre), décide, avec l’accord des pêcheurs, de redécorer, en signe d’amitié, la chapelle (extérieur et intérieur).

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la stelle qui immortalise le passage du grand empereur Charles Quint


 C'est la première chapelle peinte par Cocteau. On peut y découvrir aujourd'hui des passages de la vie de St Pierre, les chandeliers de l’apocalypse, des scènes locales comme l'hommage aux gitans des Saintes-Maries de la Mer et aux Demoiselles de Villefranche.  Cette chapelle fait l’objet d’une classification au titre des monuments historiques depuis le 27 décembre 1996. Elle a reçu le label Patrimoine du XXe siècle le 1er mars 2001.

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Jean Cocteau déroute parfois par l’éclectisme de sa personnalité et l’effervescence créatrice dont il fit preuve tout au long de sa vie. La Côte d’Azur a été pour lui une terre rêvée où il exerça ses talents de cinéaste (l’Eternel retour est tourné à Nice en 1943), d’écrivain, de céramiste et de peintre. Les rivages de la Méditerranée ont offert un cadre idéal à son imaginaire poétique, peuplé de personnages mythologiques et fantastiques.

DECEMBRE-2013-0244.JPGJean Cocteau a également nourri sa créativité de l’observation de son quotidien et les pêcheurs de Villefranche, les paysages environnants, la mer, les essences végétales,... sont des thèmes que l’on retrouve de façon récurrente dans son œuvre peinte. Il réalisa cinq scènes principales, deux consacrées à la vie méditerranéenne, et les trois suivantes, à la vie du saint dédicataire. Les autres murs furent couverts de dessins géométriques car Jean Cocteau voulait que les visiteurs, entrant dans la chapelle, puissent se sentir pris comme dans «les mailles d'un filet de pêche».

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Enfin Villefranche sur Mer est le village qui a servi de lieu et de décors au plus grand nombre de films internationaux tournés en France. La liste est très loin d'être exhaustive, plus d'une centaine de films répertoriés: La Main au collet, de Alfred Hitchcock, avec Cary Grant, Grace Kelly et Charles Vanel. James Bond - Jamais plus jamais, Le Diamant du Nil, Brice de Nice, Ne nous fâchons pas de Georges Lautner avec Lino Ventura, Les Compères de Francis Veber, avec Gérard Depardieu, Pierre Richard etc ...

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  D'autres dates historiques: Sous le règne de Robert 1er, en 1317, des galères niçoises font partie d’une escadre qui se porte au secours de Gênes assiégée par les gibelins. En 1326 des bateaux niçois participent à une opération navale contre la Sicile et la Toscane; en 1330 une autre galère de Nice se joint aux forces de la reine Jeanne tentant de dégager Aversa, port au nord de Naples, assiégée par le parti hongrois. En 1522 les chevaliers de St Jean-de-Jérusalem y font construire le premier « cuirassé » de l’histoire maritime, la proverbiale « Nau de Rodi ». Le 26 octobre 1530 le Grand-Maître Philippe Villiers de l’Isle Adam y embarqua pour aller prendre la possession de l’île de Malte. En septembre 1571 trois galères niçoises rallient la flotte espagnole en route  pour la célébre bataille de Lépante.


                                 DIAPORAMA VILLEFRANCHE


 
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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 17:30

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Bien sur, je ne vais pas vous faire voir les photos de ces carnavaliers qui pendant des mois travaillent dans le secret d’un atelier de la ville de Nice. Mais, je vais tout de même vous faire découvrir les visages de ces niçois et niçoises qui participent à la fête pendant les corsos et les batailles de fleurs. Bénévoles ou intermittents du spectacle, leur sourire et leur bonne humeur enchantent le public nombreux de la promenade des Anglais ou de la place Masséna.

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Plusieurs mois avant le carnaval, une fièvre étrange s'empare des carnavaliers. A Nice, on l'appelle malicieusement la carnavalina. Le carnavalier niçois prend connaissance du thème imposé par le Comité des Fêtes. L'art pictural du carnavalier niçois passe par la peinture des personnages et des chars.  Enfin, l'ingéniosité des carnavaliers  niçois qui font mouvoir leurs sujets à l'aide de moyens souvent très simples.

Mars-2014-3512.JPGDes cordes et ficelles, le carnavalier, devenu électricien ou soudeur, est passé aux moteurs électriques, d'origine parfois inattendue : essuie-glace, machine à coudre, machine à laver, ou systèmes plus élaborés, tels les vérins hydrauliques. Les carnavaliers niçois sont devenus les maîtres incontestés de la mécanisation. Voyons voir qui sont tout ces maitres carnavaliers:

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POVIGNA: Dans la famille Povigna, on est Carnavalier depuis quatre générations, Jean-Pierre Povigna, secondé par Pierre, son fils aîné, exerce sa passion depuis plus de 55 ans dans le respect des traditions ancestrales mêlées à des procédés innovants, des techniques et des matériaux nouveaux.

Mars-2014-3839.JPGCédric PIGNATARO: Carnavalier passionné, Cédric est fier de perpétuer et d'enrichir constamment le respect de la tradition Carnavalesque en innovant dans le choix des matériaux qu’il utilise.

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Lucien MARI: Membre de l’Academia Nissarda, Lucien Mari est très attaché au Carnaval et à la culture niçoise dont il est un fervent porte-parole. Accompagné de son neveu Gilles Povigna, adepte des défis technologiques, ils représentent le parfait équilibre entre la théorie et la pratique. Carnavalier depuis quatre génération, il est passionné par l’histoire du Carnaval. Il a œuvré également pour Disneyland Paris et exposé à l'hôtel Negresco. Il voyage à la découverte des carnavals et des carnavaliers.

Mars-2014-3611.JPGDanilo PAPARELLI: Il fait ses débuts en tant qu’humoriste en 1979. Il publie quelques ouvrages à caractère technico-scientifique, de même que des caricatures et dessins humoristiques présentés dans des expositions nationales et internationales, au cours desquelles il est primé et salué à plusieurs reprises.

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Moya: Patrick Moya arrive à Nice en 1970 et n'en est plus jamais reparti. Sans arrêt en mouvement et vouant sa vie à l'Art, il participe à d'innombrables expositions de groupe, mais aussi à des performances, happenings, sur robes ou sur toiles immenses, sans oublier la création d’affiches ou les dessins de presse.

Mars-2014-3518.JPGMarc Lenzi: Né à Nice, Marc  fréquente l’école de dessin de la villa «THIOLE». Il reçoit la médaille d’or «Arts Sciences Lettres». Ses œuvres sont exposées en France et à l’étranger. Il participe à divers salons d’illustrateurs et salons cartophiles, expose au profit d’œuvres humanitaires, réalise plusieurs illustrations pour La Poste et devient membre du jury de concours et salons de créateurs, de BD et de dessins.

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Hervé Moreau: Né a Nice en 1971, il fait d’abord des études de stylisme. Son talent est rapidement reconnu et sa carrière dans le monde de la mode connait une rapide évolution. Il est aujourd’hui styliste dans une grande maison de couture. Sa passion pour les formes, les matières et les couleurs, lui permet de réaliser des créations colorees aux traits fluides et délicats. Cet artiste mêle talent et modernité dans des œuvres toujours plus imaginaires.

Mars-2014-3695.JPGCaroline Roux est costumière depuis l’âge de 19 ans, c'est une  véritable passionnée. « Je ne sais pas du tout d’où me viennent ces idées. J’observe la vie  dit elle». Son large sourire, ne cache pas son exigence. Elle se décrit d’ailleurs comme une éternelle insatisfaite. En pleine période du carnaval, ses yeux pétillent. Celle qui a confectionné en cinq mois, avec l’aide de ses trois couturières, 27 robes, ne trouve pas ses mots. « Je suis toujours étonnée de pouvoir faire ce que j’aime faire et d’avoir autant de critiques positives ou négatives.

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Depuis le début des défilés, je suis très heureuse mais je n’arrive pas à être objective. Je vois tous les défauts ». Pointilleuse donc. Pour elle, tout doit être parfait. Les mannequins doivent être souriantes, comédiennes, et surtout, respectueuses. Chaque représentation ne doit pas être moins bien que la précédente. « Il faut qu’à la fin, on ait pu prendre la même photo que lors de la première représentation. Même si je vois toujours quelque chose que j’aurais pu ajouter ».

Mars-2014-3733.JPGL’imaginative Caroline demeure très réservée et humble: « Je pense qu’on a toutes plus ou moins rêvé́, enfants, lorsque l’on voyait les robes sur les podiums. Mais ce qui est important c’est de se dire que l’artiste ce n’est pas le styliste. Mais celle qui a passé cinq jours sans dormir à coudre la robe ». Un bel hommage à ses trois collègues qui l’ont accompagnée pendant cinq mois et une manière de rester dans l’ombre: « On est un peu comme les souris dans Cendrillon. Je suis fière de voir ce que je fais. Mais ce que j’aime c’est rester derrière le rideau ».

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Spécialiste internationale  des carnavals et parades urbaines, Annie Sidro est née dans la plus ancienne famille des carnavaliers niçois, (le nom de  Sidro apparaît dans le carnaval niçois en 1897),  et possède une expérience unique et originale dans le domaine des carnavals : ancien consultant-expert auprès de l’UNESCO pour les carnavals dans le monde, historienne du Carnaval de Nice et des grands carnavals urbains, psychosociologue et « carnavalière ». Annie Sidro  est présidente de carnaval sans frontière et est en relation directe avec les institutions Carnavalesques dans le monde.

Mars-2014-3854.JPGSidro possède une immense culture liée au domaine carnavalesque et possède une place importante dans ce milieu. Son aisance et sa culture dans celui-ci lui viennent également de sa famille, la plus ancienne famille des carnavaliers niçois (plus d’un siècle d’activité dans ce domaine). L’association est également mise en avant par son réseau international prestigieux, elle est en contact et collaboration avec des artistes plasticiens et carnavaliers, des organisateurs de festivals et carnavals (notamment de l’International Festival and Events Association qui regroupe trois mille membres et qui a attribué le Hall of Fame à Annie Sidro en 1998), des danseurs et musiciens et possède un réseau de chercheurs et universitaires.

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Elle a une solide expérience en dramaturgie et scénographie auprès des plus grands carnavalescos brésiliens, elle connaît les aspects et thématiques des grands carnavals de Rio, Bahia, Olinda, Recife, Parintins en Amazonie…et a pu être directeur artistique de parades de Carnaval à Bradford (GB), Moncton (Canada), Singapour…

Mars-2014-3500.JPGElle a reçu plusieurs distinctions, dont: Le Hall of Fame de l’IFEA/ International Festivals & Events Association qui regroupe plus de 3500 organisateurs de festivals et événements dans le monde. Le titre de Citoyen d’Honneur de l’Etat de Rio de Janeiro pour son action dans le développement des relations culturelles et festives entre Nice et Rio de Janeiro…

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Le titre de Fille d’Honneur du Carnaval de Barranquilla, en Colombie (Carnaval au Patrimoine immatériel de l’UNESCO). A contribué à la participation et représentation d’un char sur le Carnaval de Nice (le Roi Triboulet), sur le fameux sambodrome au Carnaval de Rio dans le cadre de l’année de la France au Brésil en 2009, avec l'école de Samba Grande Rio.

Mars-2014-3496.JPGNice fait parti du cercle très fermé des carnavals de prestige dont le comité « Carnaval sans frontière » n’oublie pas l’identité populaire, mais bannis tout rassemblement de poivreaux ou carnaval du style beuvrerie collective …. Seul Nice et Tahiti sont les représentants français du comité carnavalier et la ville Francophone de Dieppe dans la province du Nouveau-Brunswick au Canada. Le carnaval demeure une fete populaire, il n'en demeure pas moins que l'on ne peut pas faire du n'importe quoi !

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                                DIAPORAMA DES VISAGES



 
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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 18:33

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La gagnante du concours bénéficie d’un contrat d’un an avec l’agence Enjoy Models l’une des meilleures agences de mannequinat basé à Nice, d’un Book photo et d’un séjour à Naples pour deux personnes avec Air France.... Et bien sur représentera Nice pour les grands carnavals mondiaux faisant parti du comité des "carnavals sans frontiere".

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Choisies par les organisatrices, les couturiers de l’évènement et un jury international lors d’un casting, les demoiselles sélectionnées ont pour mission première de représenter la ville sous un thème différent chaque année. La gastronomie est à l’honneur cette année, les cinq continents l’étaient l’année dernière. Fanny, sacrée reine du Carnaval le 8 février 2013, se remémore: “C’est une très belle expérience humaine. Être reine du Carnaval de Nice c’est être ambassadrice de la ville pendant un an.

Mars-2014-0409.JPGJ’ai pu gagner un voyage à Venise, un contrat dans une agence de mannequins et j’ai également participé à une conférence de presse à Berlin le mois dernier pour le lancement de l’édition 2014. Durant le défilé des chars, ce sont plus de 100 000 fleurs qui sont lancées au public. Une démonstration qui peut même parfois mal tourner: “Quand on voit que les gens sont à la limite de se taper dessus pour une malheureuse rose, c’est impressionnant !”. Mais les aspects négatifs restent moindres.

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Le Carnaval de Nice reste le plus important de France et d’Europe et aussi l’un des trois plus célèbres au monde, chaque année il attire environ 1,5 million de visiteurs et presque 100 medias du monde entier viennent couvrir l’évènement. Une opportunité pour ces jeunes Niçoises de faire briller leur ville de mille feux…..Et à ce petit jeu de l’élégance et du charme, c’est Angéline Genovese, 20 ans, qui est la nouvelle reine du carnaval 2014.

Mars-2014-0428.JPGEtudiante de deuxième année de droit à la fac de Nice, elle a participé aux sélections lancées par l’office de tourisme. Pour s’entretenir et souffler après les cours, Angéline Genovese pratique la course à pied et le vélo du côté du canal de Gairaut et du mont Boron ainsi que le basket-ball à l’université, un sport "qu’elle a pratiqué en compétition durant douze ans".

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La nouvelle reine, qui n’a jamais fait de mannequinat mais rêvait d’en avoir l’opportunité, ne se sent pas stressée à l’approche du jour J.  Lorsque s’ouvrira le carnaval de Nice, elle commencera son rôle d’ambassadrice auprès du roi. Cette Niçoise "pure et dure", dont le plat préféré est les raviolis maison de sa grand-mère, a été élue après une campagne électorale organisée par l’office de tourisme. En provenance de 117 pays (France, Italie, Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne, Espagne, Belgique, Canada, Suisse, Australie, Afrique du sud…) ont été enregistrées pour départager les candidates.

Mars-2014-3669.JPGLe thème des batailles de fleurs s'accorde à celui des corsi carnavalesques. Un ou plusieurs plasticiens est alors en charge de l’identité visuelle des chars. La réalisation proprement dite est quant à elle, assurée par « l'Amical des fleuristes réalisateurs de bataille de fleurs de la ville de Nice ». Les costumes sont confectionnés dans un atelier de création spécialement dédié aux batailles de fleurs.

Mars-2014-3702.JPGQuand la brise de mer se renforce sur la Promenade des Anglais, des milliers de pétales multicolores virevoltent devant les yeux émerveillés d'un public conquis. Quel spectacle ! La bataille de fleurs de Nice, qui ne fut d’abord qu’un essai, s’imposa progressivement comme un événement incontournable du Carnaval de Nice. Ce défilé, auquel toutes les célébrités de l'époque ont participé, jouissait déjà à la Belle Époque d’une renommée mondiale.

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Les batailles de fleurs niçoises ont inspiré des défilés fleuris dans d’autres villes du monde. La célèbre parade fleurie de Pasadena, aux Etats-Unis a été créée en 1890 par Francis Rowland, après qu'il ait assisté à une bataille de fleurs à Nice. La ville de Cannes organisa sa Première bataille de fleurs en 1898.

Mars-2014-3760.JPGIsabelle, fille de Pedro du Brésil, s’inspira également du modèle niçois pour célébrer l'abolition de l'esclavage en organisant le premier défilé de voitures fleuries à Rio. La coutume de jeter des fleurs pendant les défilés de carnaval s’est perpétuée au fil des siècles, mais la Bataille de Fleurs a évolué en un véritable corso fleuri composé d'une vingtaine de chars ornés de fleurs fraîches.

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De nos jours, le corso des batailles de fleurs offre un défilé de chars allégoriques entièrement fleuris accompagnés par plusieurs groupes musicaux, français et étrangers. Sur chaque char, deux à trois jeunes mannequins, habillés de somptueux costumes de plumes, de paillettes et de strass créés pour l'occasion, lancent des milliers de fleurs aux spectateurs installés dans les tribunes (représentant environ 20kg de Mimosa et fleurs coupées).

Mars-2014-3845.JPG4000 à 5000 tiges de fleurs fraîches sont nécessaires à la réalisation de chacun des 20 chars (de 7 mètres de long pour 2 mètres de large et 6 mètres de haut). 90 % des fleurs utilisées proviennent de producteurs locaux : œillets, roses, glaïeuls, tokyos, gerberas, dahlias, liliums et Mimosa sont tout particulièrement mis à l’honneur.

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Les chars sont décorés à la main, à l'aide de pétales de milliers de fleurs, collés un à un, et de fleurs piquées dans de la mousse pour composer de ravissants motifs. Les fleuristes, réunis au sein de "L'Amicale des Réalisateurs de Batailles de Fleurs de la Ville de Nice" travaillent dans la nuit et la matinée qui précèdent chaque bataille et mènent une véritable course contre la montre afin que tous les chars soient prêts à temps.

Mars-2014-3874.JPGL’horticulture niçoise, célèbre pour ses œillets connait à cette époque et jusqu’aux années 1930 une grande prospérité à tel point qu’elle fournit revenus et emplois aux niçois ainsi qu’aux émigrés en provenance d’Italie. La production locale exportée grâce aux chemins de fer dessert alors toute l’Europe de Londres à Berlin, de Paris à Saint-Pétersbourg. C’est d’ailleurs en 1897 qu’apparaît à Nice le marché aux fleurs de gros.

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C’est donc tout logiquement que se prit l’habitude de jeter des fleurs pendant les défilés carnavalesques. La première vraie bataille de fleurs avec son cortège de chars fleuris sur la Promenade des Anglais eut lieu en 1876 à l’initiative d’Andriot Saëtone  désireux de donner au carnaval plus d’ampleur. 

Mars-2014-0395.JPGL’idée des chars fleuris est souvent attribuée à Alphonse Karr, poète, romancier, journaliste pamphlétaire et écrivains des jardins et du jardinage. Passionné d’horticulture, il se lança dans la culture des violettes, ouvrit une boutique de fleurs et fut le précurseur des fleurs coupées à Nice. Plutôt simples échanges de fleurs à l’origine, les batailles de fleurs deviendront avec le temps de véritable spectacles. Aujourd’hui encore 90% des fleurs utilisées sont produites localement ; œillet, roses, glaïeuls, gerberas, dahlias, mimosa...

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Une vingtaine de chars ornés de fleurs fraiches défilent en un corso fleuri accompagné de musiciens. Des mannequins costumés de plumes et de paillettes lancent 80 à 100 000 fleurs (soit environ 20 kg de mimosa et fleurs coupées) en direction du public.

Mars-2014-0449.JPGChaque char nécessite 4000 à 5000 tiges de fleurs fraîches. Des fleuristes travaillent sans relâche à créer des motifs à la main à l’aide de pétales de milliers de fleurs, collés uns à uns et de fleurs piquées dans de la mousse.

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                                DIAPORAMA DES DEFILES

 


 
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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 18:10

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C’est dans les locaux du chantier Sang Neuf, route de Turin, que se trame l’exécution des 47 toilettes qui font les choux gras des batailles de fleurs dédiées à la gastronomie. Un délice... L’atelier des costumes des batailles de fleurs a pris ses nouveaux quartiers aux anciens abattoirs de Nice. Devenus le chantier Sang Neuf. Endroit spacieux, idéal, pour l’exécution des costumes, considérés comme les gros morceaux des cinq corsos fleuris paradant autour du Roi de la gastronomie.

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Quand on jette un œil discret sur le travail des couturières, on y voit, des jupons bouillonnants, des robes de marquise aux manches gigots ou des tenues à jabots rappelant souvent, l’inspiration superlative du peintre François Boucher ! Toutes ces niçoises préparent plus de cinquante toilettes à tailler. De vraies toilettes, bien gratinées, bien relevées, bien soufflées, entre couture et humeur allégorique. Il y en a pour tous les goûts.

Mars-2014-0324.JPGLe char du poulailler ne prendra pas le bouillon grâce à son couple de volailles, emplumées dans un tulle blanc aux tâches noires et des empiècements pied-de-poule ou pied-de-coq. Côté mer, on en pince pour le homard, représenté par une robe à tournure dite « queue d’écrevisse » transparente et surmontée d’épaulettes en guise de carapace.

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Toujours dans la série « sea food », le char « Mordre à l’hameçon » part à la pêche d’un poisson volant recouvert d’une armure manga en lamé bleu glacier, vert et argent. Au fil du manège gourmet et gourmand, tournent follement les herbes, les épices et les condiments. Les piments « Show devant » excitent un corset en taffetas de lurex baleiné jaillissant, tel une flamme, d’un tutu en tulle rouge.

Mars-2014-0335.JPG« Chouchou bidou » n’emporte pas la bouche, mais fait éclore de son tendre cœur de crucifère vert et violet, un couple de robes courtes et de coiffes, dont les frisottis sont habilement simulés par des cache-pots plissés, coupés et superposés. Ensemble très chou !

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La « Malbouffe ». Costume progressif et calorique en crin rigide, truffé d’emballages, sachets, paquets froissés et agrafés, ayant contenu bonbecs, barres chocolatées, chips, soupes industrielles, sauces bien grassouilles... Le sucre s’en paye une tranche. En particulier à bord du char des bonbons, où trois « Sweet Ladies » sont à croquer dans leurs robes  de petites filles modèles faisant valser cup cakes, glaces, sucettes, candy canes. Appel régressif sur fond rose pour pic glycémique de choc. 

Mars-2014-0360.JPGEt la reine ? Elle trône sur une pièce montée à l’américaine. Un « wedding cake » de trois étages couleur vanille et dragée, drapé, festonné, culminant à 4 mètres de hauteur. D’autres supports sont invités à nourrir cet opéra-bouffe oversized. Textures et ustensiles détournés : napperons de papier dentelle plastifié imitant la chantilly, mousse pour jouer les plumes postérieures des gallinacés, ballons dorés façon bulles de champagne, polystyrène, isolant à parquet, couverts, bâche, bouchons de liège, etc.

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Autant d’ingrédients servant la soupe à des vêtements inédits et à des coiffes toquées. Effets mitonnés aux petits oignons par des artistes à la fois couturières, plasticiennes, architectes du corps, qui ont mis toutes leurs tripes dans ce festin d’étoffes. Les batailles de fleurs sont à` l'unisson des chars de carnaval, un cortège végétal et poétique sur le même thème dont l’identité´ visuelle est assuree par les fleuristes.

Mars-2014-0512.JPGLe passage à` la version florale représente un long et méticuleux travail, pourtant effectue´ dans un délai fort court par les maitres de l’art du piquage réunis, en un groupement de fleuristes niçois. Défilé de silhouettes graciles et déliées. Ballets de jambes interminables... Carnaval a beau être une enflure mastoc s'étranglant d'un rire gras, sa cour au féminin doit davantage se rapprocher des sylphides que des walkyries.

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Afin de choisir les créatures qui paraderont sur les chars des batailles de fleurs le casting est l'un des plus sévères de France. Mme de Fontenay apprécierait ! Age requis : 18/25 ans. Taille minimum pour passer sous la toise convoitée : 1,70 m. Le centimètre a aussi son mot à placer. On aime les minces. Pas les planches ! Pas les tartes non plus. Les mannequins sont revêtus de créations uniques conçues comme des atours de théâtre en écho au thème du Carnaval.

Mars-2014-0372.JPGAinsi en cette année de Mascarades, l’art du travestissement est exprimé de façon élégante et fantaisiste. Ces costumes naissent dans un atelier de création entièrement dévolu aux batailles de fleurs et a`l’élection de la Reine. Dans cet antre aux mille couleurs et aux accessoires les plus variés, sont réalisées des œuvres dans les tissus les plus riches, les matériaux les plus inattendus...

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Une cinquantaine de costumes, coiffes, paires de chaussure, bijoux et autres petits trésors sortent alors sur les batailles de fleurs. Un char de bataille de fleurs... C'est: Quatre a` six mille tiges de fleurs fraiches, 80 % de celles-ci sont issues de la production des Alpes Maritimes, mises en terre des le mois de novembre; ses dimensions sont de 7 à 8 mètres de long sur 2 à 3 mètres de large et 6 de haut ; 72 heures de travail concentrées sur 2 jours et demi ; 400 pains de mousse, 10 kg de fil de fer et 12,5 mètres de grillages de jardin ; plusieurs baquets de 200 litres d’eau; 1, 2 ou 3 mannequins par char lancent environ 20 kg de mimosa et fleurs coupées.

Mars-2014-0390.JPGCes Corsos deviennent aussi des batailles de fleurs ressemblant davantage à une parade où alternent chars fleuris et divers groupes de musiques, fanfares, marching-band, et dont le charme réside à échanger des fleurs, plus qu'à "batailler". Œillets, roses, glaïeuls, tokios, gerberas, mimosas, dahlias, liliums, etc... Sont soigneusement piqués dans des pains de mousse spéciale, gardant la fleur fraîche.

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Pour la garniture "pétales" d'un grand char, il faut compter 80 à 100 bottes d'œillets de 50 fleurs chacune, soit quelque 5000 fleurs. Par char, on place entre 60 à 70 coussins de mousse. Chacun supporte 60 à 65 fleurs et feuillages. Il faut donc compter de 3600 à plus de 4000 tiges.

Mars-2014-0404.JPGL'histoire du Corso est liée à la tradition populaire des célébrations des fêtes auquel la nature fait référence. C'est un patrimoine culturel attaché à l'agriculture florale du pays niçois et de la péninsule italienne. Celle ci appartient à la sphère des événements que l'on pourrait appeler «l'éveil de la nature. L'événement récurrent de la mort de la végétation arrivée de l'hiver et la renaissance miraculeuse de la nature au printemps, a exhorté l'imagination des anciens de la Méditerranée orientale et des agriculteurs depuis des milliers d’années, au moment de la période néolithique.

Mars-2014-0321.JPGC'est l'âge des premières récoltes qui ont suivi les cycles saisonniers de la prise de conscience que la générosité de la " terre mère " et les autres forces de la nature dépendait le sort de la communauté. Il n'est donc pas surprenant que les rythmes saisonniers ont été enregistrés par des cérémonies spéciales, prêt à invoquer la «résurrection» du monde des végétaux, pour célébrer le semis et la récolte, afin de souligner l'interruption temporaire des choses avec la trêve hivernale et sa restauration imminente.

Mars-2014-0358.JPGCette festivité d'origine païenne marque donc la fin de l'hiver et celle ci se fait par tradition à cette époque et non pas, comme on le voit dans certaines villes françaises en été. Cela n'a plus aucun sens ! Resté le symbole de l’imaginaire et du burlesque, le Carnaval attire chaque année, autour de Mardi-Gras, plus d’un million et demi de spectateurs.

Mars-2014-0385.JPGPlus de 2.000 personnes sont mobilisées autour de la sortie de Sa Majesté Carnaval dont le règne éphémère est marqué par un thème renouvelé chaque année et traité par des dessinateurs de la presse internationale. La période de Carnaval, outre ces festivités, donne une merveilleuse opportunité de découvrir Nice en hiver : la douceur du climat, la luminosité du ciel et l’art de vivre de la Côte d’Azur. Sites naturels, vie culturelle et artistique foisonnantes, gastronomie…donnent à Nice et à sa région une atmosphère riche en émotions.

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                           DIAPORAMA DE LA BATAILLE



 
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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 23:55

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le partage pour lutté contre les inégalités

 

Les participants étaient bien souvent grimés comme pour le Mardi gras, ou comme l'on disait plutôt, « mâchurés ». Habillés de façon fantaisiste, ils avaient pour objectif de faire sensation, se moquer des gens et des notables de façon humoristique, attirer l'œil du spectateur, lui donner envie de participer à la liesse populaire, au son de musiques locales.

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les fromages de Hollande 


De nos jours, un corso comprend un défilé de chars qui illustrent des thèmes allégoriques. Sur chaque char, figurent plusieurs jeunes filles, jeunes et superbes mannequins, somptueusement maquillées et habillées de rutilants costumes de plumes, paillettes et strass sous les mains expertes des couturières locales de grand talent.

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Nissa la Bella nous fait deguster la cuisine nissarde


 Petit à petit, ces cérémonies font place aux corso. Comme son nom l'indique, ce terme est bien d'origine italienne et Nice fut l'un des états à part entière du royaume de Sardaigne. De même, ce corso faisant place lui aussi à la bataille des fleurs. La première bataille de fleurs à laquelle les Niçois assistèrent, eut lieu au cours de l'hiver 1830, à l'occasion du séjour à Nice du roi Charles-Félix, venu passer l'hiver à Nice, "pour y jouir de son doux climat".

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Il précédait ainsi dans la tradition, les souverains et princes russes, anglais, allemands qui séjourneront à Nice. L'habitude de jeter des fleurs pendant les défilés du corso subsista au cours du siècle. Alphonse Karr (le véritable initiateur du corso et non pas Edmond Rostand né 40 ans plus tard; comme je l'ai encore entendu dire, il faut arrêter les plaisanteries) le poète jardinier souhaitait vivement qu'il y ait de véritables corso de chars fleuris, au cours des défilés carnavalesques.

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la malbouffe et ses addicts


 Son vœu fut exaucé la décennies plus tard. C'est ainsi, qu'en 1874, le carnavalier niçois Jean Cuggia, auteur du char de "la Paix", épuisa, avec ses amis, pour une seule journée de corso, près de 15 000 bouquets de fleurs ! En 1876, Andrio Saëtone créa, à l'instigation d'Alphonse Karr et du Comte de Cessole, la première bataille de fleurs, sur la Promenade des Anglais. Le public s'habitua peu à peu, à échanger ou "batailler" avec des fleurs.

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Toutes les célébrités de l'époque, participèrent aux batailles de fleurs. D'autres villes de la Côte d’Azur suivirent l'exemple de Nice, et Cannes inaugura sa première bataille de fleurs en 1898. L'exemple niçois inspira également Isabelle, fille de Pedro II du Brésil.

JANVIER-2014-0533.JPGComme tout bon hivernant de l’époque, Pedro II le dernier Empereur du Brésil, assiste au carnaval aux côtés du baron de Bellet, dont le frère est consul du Brésil à Nice et sa fille Isabelle organisera, à Petrópolis, la capitale impériale du Brésil, le premier défilé de voitures fleuries pour célébrer l'abolition de l'esclavage, une bataille de fleurs directement inspirée de celle de Nice.

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Nice est aussi à l'origine de la célèbre parade fleurie de Pasadena (Tournoiement of Roses) (USA) qui fut créée en 1890 par Francis Rowland, après qu'il ait assisté à la bataille de fleurs de Nice. Cela permet de mieux comprendre le prestige de cette fête niçoise à la Belle Époque et sa renommée internationale. Attention, certains confondent d'ailleurs Carnaval et bataille de fleurs, corso carnavalesque et corso fleuri. De toute manière sur la Riviera, il y a les deux ...

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Pour sa 130° édition de l'époque moderne, le Carnaval de Nice s’annonce gourmand. C'est l’événement phare de la Côte d’Azur en hiver, un des trois plus grands Carnavals du monde. Pendant la période du carnaval, environ 40 personnes travaillent jour et nuit, mais ce sont plusieurs centaines qui travaillent au carnaval pendant les 6 mois précédent l'événement.

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Pour retrouver les origines de cette fête, il faudrait retourner très loin dans le passé, peut-être, au temps de l'homme préhistorique… Fête païenne à l'origine, canalisée par l'Église au Moyen Âge qui l'insère dans le cycle précédant la période de Carême, Carnaval prend place pendant les "jours gras" (Mardi Gras), ou durant le cycle entre Noël et Mardi Gras. "Carne levare, levamen", "enlève la chair", est l'une des définitions étymologiques les plus usitées au sujet du Carnaval.

JANVIER-2014-0478.JPGElle fait allusion à la période où l'on "ôte la chair", où l'on consomme une dernière fois de la cuisine grasse avant d'entrer en Carême ou "quadragésime" (période de quarante jours pendant laquelle les chrétiens devaient consommer de la cuisine maigre, jusqu'à Pâques). "Carrus navalis", "char naval", est une autre définition avancée pour rapprocher les origines du carnaval, au char naval ou barque voiturée, sur laquelle Dionysos, le dieu venu de la mer, pénétrait dans les îles grecques pour célébrer les fêtes dignes de son nom. La bataille des fleurs navales se passe dans la voisine de Villefranche sur Mer.

JANVIER-2014-0573.JPGAussi, avant d'entrer en Carême, période d'abstinence et de cuisine maigre, le carnaval était la dernière fête qui donnait lieu à des débordements licencieux de la part des participants, à "des excès permis", pour reprendre la célèbre formule de Freud. Dans l'espace urbain, une mise en scène fantastique se crée, avec des rites respectés au cours des siècles, et des rôles joués par des personnages voisins du monde du Merveilleux, du Fantastique, issus de la mythologie populaire du Carnaval.

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Parmi ces "rôles", apparaît celui fondamental, de l'Homme Sauvage : Végétal, feuillu, ou animal (ours, cerf, bélier, chèvre, symbole de fécondité et de régénération de la Nature ou Conducteur des "âmes des morts" qui errent pendant la période carnavalesque, entre le Monde des Ténèbres et le Ciel… L'espace carnavalesque devient un lieu de médiation entre le royaume des morts et celui des vivants.

JANVIER-2014-0637.JPGDans le prochain épisode, je vous emmènerai à la bataille des fleurs: Mondialement connu et reconnu, Carnaval de la démesure, la fête niçoise est surtout réputée pour son corso fleuri. Cette parade parfumée haute en couleurs a servi de modèle à Rio, Los Angeles, La Nouvelle Orléans, Québec et, plus récemment, Tahiti. Pas étonnant quand on connaît le savoir-faire niçois forgé depuis 1830 et l'énergie investie pour préparer la vingtaine de chars habillés de fleurs fraîches.

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«  Soixante fleuristes professionnels niçois réalisent des prouesses d'imagination, de dextérité et de rapidité. En effet, les fleurs arrivent dans les hangars atelier la veille du corso, en soirée. Commence alors une véritable course nocturne contre la montre afin que tous les chars soient prêts le lendemain. Œillets, roses, glaïeuls, gerberas, dahlias, iris, lys et autres mimosas (symbole de Nice) sont ainsi soigneusement piqués dans des coussins de mousse.

JANVIER-2014-0497.JPGQuatre-vingts dix pour cent de ces fleurs proviennent de la production locale. Les plants ont été mis en terre dès le mois de novembre pour que la récolte soit disponible en temps voulu. Les 10 % restants sont importés des départements d’outre-mer comme la Martinique ou la Guadeloupe ou encore, du Kenya et même d'Amérique du Sud. Près de 10 000 tiges fleuries sont ainsi sacrifiées par char, pour le plaisir des yeux.

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Au total, plus de 200 000 fleurs sont nécessaires pour l'organisation d'un corso (et il y en a cinq par carnaval...). Ajoutons à cela les 100 000 «  munitions florales  » offertes au public au cours de chaque bataille.

JANVIER-2014-3527.JPGL'Euro choucroute d'Angela


Quand on vous dit que Nice fait dans la démesure ! Face à la mer, les 20 chars de la batailles de fleurs rappelleront le pouvoir des fleurs et mettront en valeur le patrimoine floral de la région (90 % des fleurs sont locales, 60 fleuristes, 80 000 à 10 000 fleurs lancées sur chaque char par des mannequins costumés). Il n'y a aucun equivalent dans le monde ....

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                        DIAPORAMA DU CARNAVAL


CLIQUEZ SUR LE LIEN CI DESSOUS POUR VOIR LE DIAPORAMA

 
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