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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 19:45

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Au moment ou je me présente devant la rotonde du palais des festivals de Cannes, 12 000 personnes avaient déjà franchi les portes du salon depuis vendredi soir et nous sommes à peine le samedi 13h. En discutant avec une personne à l'intérieur du salon, elle m'apprenait que dés son ouverture une incroyable file d'attente de plusieurs dizaines de mètres s'était formé devant l'entrée du palais. Comme une démente ruée vers l'or brun !

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Flutes de champagne en chocolat

 

Malgré un ticket d'entrée pas donné à neuf euros, la substance anti crise à fait fondre la veille, ces milliers d'accros qui ont beaucoup patienté plus de trois quarts d'heure avant d'entrer. Bon d'accord, je reconnais que son prix a été largement compensé par un salon vraiment grandiose qui méritait que l'on débourse ces quelques euros. Le chocolat, c'est un peu du rêve, de l'évasion en ces temps de crise.

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Le chocolat et la finesse de l'huile d'olive AOC Nice

 

D'autant plus que celui ci avait comme pays invitée, l'Indonésie dont le consulat en France avait fait le déplacement pour faire découvrir toutes les merveilles culturelles de cette contrée lointaine aux milliers d'iles totalement différentes les unes des autres.  De plus l'Indonésie est le troisième pays producteur de cacao au monde. Son importance dans la conception du chocolat justifie largement sa présence.

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  A mon avis le dimanche soir, ils ont du dépasser les 30 000 entrées. Je comprends que le Salon du Chocolat est le rendez-vous incontournable de tous ceux qui partagent la même passion pour ce produit d'exception.  C'est un lien entre les hommes qui cultivent le cacao et ceux qui consomment le chocolat.

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Voulez vous peindre avec du chocolat ?

 

Après Paris, New York, Tokyo, Shanghai, Moscou…le Salon du Chocolat s’installe donc sur la Côte d’Azur pour ce dernier week end du mois de novembre 2012, après avoir connu un succès retentissant dans les autres grandes villes de la planète. Quel meilleur endroit que le palais des festivals de Cannes pour le roi de la gourmandise. Pour sa première édition dans la cité phocéenne, le Salon du Chocolat avait connu un succès fulgurant en attirant environ  30 000 visiteurs en 2011.

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 « Historique ! Ni pour l’OM, ni pour la Fiesta des Suds, ni pour un concert d’ACDC, jamais file d’attente n’avait été aussi longue que celle qui s’était formée au Parc Chanot », titrait la Provence dans son édition en 2011. Cette fréquentation exceptionnelle situe le Salon du Chocolat, dès sa première édition, dans le top 5 des Salons événementiel du sud de la France. Pas de doute le Salon du Chocolat est désormais une véritable attraction et ambitionne légitimement de le devenir sur les cinq continents. Cette édition 2012 qui sera dorénavant cannoise a pour but de nous faire découvrir le chocolat sous toutes ses formes et dans tous ses états (tablettes, biscuits, bijoux, boissons, etc.).

septembre-2012-0719.JPGSont ainsi rassemblés au palais des festivals, des dizaines d’artisans fiers de leur savoir-faire et de la qualité de leurs produits. Le Salon du Chocolat de Cannes ambitionne de devenir le rendez-vous incontournable de tous les acteurs régionaux ayant fait du chocolat leur passion et de cette passion un art. Il rassemble les meilleurs planteurs et artisans du monde et ses effluves ont déjà envouté 3,5 millions de gourmands.

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la boutique coquine du salon ! 

A Cannes tout a été pensé pour se retrouver dans un univers enchanté de la chocolaterie dédié à la magie de la fève des dieux. Fort, doux et toujours subtil à souhait , le cacao se met dans tous ses états: en tablettes, biscuits, breuvages délicieusement fumants... mais également travaillé tel une précieuse étoffe pour habiller de ravissantes créatures.

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Voulez vous manger de bonnes coucougettes ? 

Corsages sophistiqués, crinolines apparentes et entrelacs du plus bel effet. Mais cela, je vous le ferai voir dans mon prochain article. Une programmation spectaculaire pendant tout le week end, à l'américaine bien sur ! Nous sommes à Cannes et le faste ne fait jamais peur à la capitale du cinéma.

septembre-2012-0818.JPGToutes les heures, sur l’espace « Cacao Show » du Salon du Chocolat, les "Terres de cacao" dévoilaient leurs rites, leurs cultures et leurs rythmes endiablés… en fête et en musique ! Ici, le cacao fait son show, le chocolat vole en éclats et dévoile les secrets de ses célébrations aux quatre coins du monde… 

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  Sur l’espace « Choco Démo », la aussi et toutes les heures les grands chefs, les pâtissiers, les chocolatiers et les cuisiniers exécutent, en direct, des recettes exceptionnelles du genre: Mi-cuit au chocolat 64% de cacao, émulsion de chocolat blanc et noisette du piémont. Déclinaison de la poire belle Hélène à la violette. Saint Nicolas Cupcake revisité Chocolat Orange. Forêt Noire revisité, caviar de griottes au kirsch et son éponge chocolat.

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Et bien sur tous ces desserts étaient ensuite offerts à ceux qui avaient la chance de s'être frayé un chemin. Ah oui ! Il y avait aussi l'espace de Victoire Fenaz qui nous promettait un moment inoubliable sur la découverte du chocolat et l’art de la dégustation. Elle nous invitait à plonger dans un univers de goûts, d’expériences sensorielles et de fabrication autour du chocolat, en dégustant cet « aliment des dieux » sous toutes ses formes et textures : fève de cacao torréfiée, grue croquant, pralines croustillants, ganaches fondantes et parfumées, orangettes et amandes cacaotées.

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Demo du'une journée de récolte à Sao Tomé


 De la plantation de cacao à la fabrication du chocolat, Victoire Finaz raconte avec passion les grandes étapes qui ont marqué l’histoire du chocolat, les origines du cacao et diverses anecdotes. L’experte nous guide dans la dégustation des produits et nous sensibilise au vocabulaire sensoriel, similaire à celui utilisé par les œnologues. A la suite de son expo, je connais tous les secrets pour reconnaître et apprécier un bon chocolat.

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LES MEILLEURES ADRESSES AZUREENES POUR LE CHOCOLAT & LA PATISSERIE

 

http://www.jeanlucpele.com (Jean Luc Pelé cannes)

 

http://www.elle.fr/City-guide/adresses/Opio/Christian-Camprini (Christian Camprini Opio)

 

http://www.patisserie-intuitions.com/ (jerome de olivera Cannes)

 

http://www.patisseriecanet.com/#/about  (Christophe Canet Nice)

 

http://www.patisserie-artisanale.com/ (Antibes)

 

http://www.patisserie-loelia-pissot.com/ (Loelia Pissot Cannes)

 

http://www.micmac-macaron.com/ (Bruno Laffargue Cagnes sur Mer)

 

http://www.xocoalt.fr/ (Pierre-Yves Nice)

 

http://www.maison-auer.com/ (Auer Nice)

 

http://www.chocolatsprives.com(Sofia Antipolis)

 

http://www.apreca.fr/ (association des patissiers de la Cote d'Azur.

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DECEMBRE2012-0832.JPG                            DIAPORAMA DU SALON


 
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 17:04

AVRIL2012-0214.JPGAprès une route sinueuse et escarpée (la D30), qui grimpe dans une gorge de schiste rouge, Roubion m'apparaît, vu d’en bas, comme un fier nid d’aigle accroché à la falaise, qui semble surveiller la vallée du haut de ses remparts construits au Moyen-Age, le village de Roubion a défié le temps. Dans ce site sauvage et tranquille, le spectaculaire village d'adret, orienté au sud,  est adossé à des barres rocheuses qui le protègent des vents froids.

AVRIL2012-0210.JPGRoubion est un village perché typique (article) du Haut-Pays Niçois. En niçois, "Robione"  signifie roche à pic, falaise. Au détour des ruelles étroites qui serpentent entre les maisons anciennes à l’architecture montagnarde, des fontaines, animent les placettes. Des vestiges de remparts et de portes du XIIe siècle ainsi que les ruines du château, classées, témoignent des conflits entre la Savoie et la France.

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 En montant jusqu’aux anciens remparts, dont il reste deux tours rondes sur lesquelles deux bancs sont installés, je découvrre un magnifique point de vue sur le village et les montagnes qui l’entourent. Roubion fut créé 800 ans avant Jésus-Christ par des tribus Ligures et devint province romaine jusqu'aux invasions cruelles des Lombards, puis des Sarrasins. Les habitations furent pillées, saccagées et incendiées durant les guerres de la Ligue d'Augsbourg et lors de la succession d'Espagne en 1691.

AVRIL2012-0185-copie-1.JPGCependant, forts de caractère, les Roubionnais reconstruisirent leur village et récuperent les biens communs qui avaient été volés. En 1860, ils devinrent Français et vécurent en autarcie jusqu'à la construction de la seule route reliant d'est en ouest la vallée de la Tinée à la vallée du Cians. Celle-ci efface alors l'isolement du Haut-Pays, tout en entraînant un fort exode rural des Roubionnais vers les villes du littoral. Aujourd'hui, plusieurs monuments permettent encore d'imaginer la vie d'autrefois, à l'image des anciens remparts qui protégeaient les habitants contre les loups et les vieilles granges au toit de lauze.

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La petite chapelle de Vignols


 Pour se rendre au village perdu de Vignols , il faut traverser Roubion et passer sous le tunnel juste apres l'eglise. A partir d'ici vous devez emprunter une piste sur huit kilometres qui surplombe des gorges en à pic. Avant d'emprunter cette piste , renseignez vous bien auprés de la mairie de Roubion, celle ci est parfois obstrué par des éboulements de la montagne et il est alors impossible de s'y rendre. Mais surtout informer vous de la méteo ,car par temps de pluie ,c'est tres dangereux et la sentence est  alors immediate...

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  Le hameau de Vignols, situé à l’entrée du Parc national du Mercantour, est un village typique d'estive des troupeaux.Il était autrefois le grenier à pain des habitants de Roubion. Je laisse mon véhicule et je pars à pied , par une piste et lorsque je passe le dernier virage, je suis  époustouflé par la vue panoramique des montagnes . L'ambiance pastorale du hameau entouré de larges pelouses alpines dominées par le mont Mounier (2 817 m) contraste avec l'itinéraire d'accès qui emprunte une piste taillée dans les abrupts versants boisés des secrètes gorges de la Vionène.

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On a préparé le bois pour l'hiver


 Dominant le hameau, d'énormes "balmes" (grottes) trouent le pied des falaises de cargneules, offrant aux troupeaux d'ovins un abri original pendant les heures chaudes de la journée ou en cas de pluie. En 1993, le site de Vignols fut choisi par le Parc National du Mercantour comme lieu de réintroduction du gypaète barbu; plusieurs lâchers de jeunes oiseaux y ont été effectués depuis avec succès et l'on peut espérer voir se sédentariser certains de ces rapaces dans les Alpes du Sud.

AVRIL2012-0104.JPG De bonnes chaussures de marche vous permettront une vue magnifique sur le hameau

 

Il accueille tous les deux ans (en alternance avec le parco naturale Alpi Maritime côté italien) au printemps, deux poussins de gypaètes. Plusieurs lâchers ont donc été effectués depuis avec succès, et l'espèce s'est installée dans les Alpes du Sud. Les gypaètes fréquentent ainsi désormais la zone frontalière entre la Roya et la Haute-Ubaye où une dizaine d'individus survolent régulièrement les crêtes.

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la vacherie de Roubion à presque 2000m d'altitude


Actuellement, un couple est sédentarisé en haute vallée de l'Ubaye, et plusieurs adultes fréquentent le massif du Mounier et les hautes vallées du Var, de la Tinée, de la Vésubie et de la Roya.  Ce site a été choisi car on y trouve de profondes vallées et gorges où les falaises sont propices à la nidification de ce rapace. La présence de nombreux ongulés sauvages (chamois, mouflon, bouquetin, cerf, chevreuil et sanglier) et d'un important pastoralisme permet aux gypaètes de trouver d'importantes sources de nourritures. On trouvait, jusque dans les années 1920, des gypaètes dans les secteurs du col de Tende, du Mont Bégo (la montagne du Dieu taureau) et de la vallée des Merveilles (vallée de la Roya), ainsi que dans la vallée de la Tinée.

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  Le but est de créer une jonction avec la population de Corse, et un immature lâché dans le Mercantour/Argentera a déjà été aperçu en Corse. Auparavant, des immatures certainement corses avaient été aperçus dans l'Argentera-Mercantour en 1977 et 1978, ainsi qu'un adulte dans cette même région en 1979.

AVRIL2012-0137.JPGJe récupére ma moto et je pars rejoindre le trou de l'elephant appellé aussi la Lone de l’éléphant qui est l'un de ces lieux insolites que nous pouvons trouver dans les Alpes Maritimes, caché dans les nombreux canyons de la vallée niçoise où certains rochers prennent des formes très pittoresques. Celui ci ressemblant à un éléphant. Ce lieu est connu seulement par quelques initiés et les habitants du village de la vallée , car aucun guide touristique ne vous mentionnera ces lieux que nous gardons jalousement. Baignade et pique-nique en été en font un endroit bien agréable quand les touristes envahissent le littoral.

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Cargneules  et dolomites sur les hauteurs de Vignols


 C'est un endroit merveilleux que personne ne vous indiquera avec précision, et ceci juste pour préserver que trop de monde ne polluent pas ces lieux magnifiques. Arrivés dans le village dont je ne citerai pas le nom, pour garder le secret de cet endroit idylique , je cherche d'abord à trouver une place pour me garer . La route est tres etroite dans les gorges , et il y a peu de renfoncement meme pour y laisser une moto.

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L'élephant de Loda


 Construit sur une barre rocheuse au milieu de la vallée de la Vésubie à une altitude de 512 m notre village en question résiste aux affres du temps, malgré plusieurs tremblements de terre. Les cicatrices de ces séismes sont toujours visibles par endroit. En vous promenant dans ses ruelles, vous découvrirez de hautes maisons anciennes, en pierre de taille qui vous laisserons admirer quelques belles portes sculptées et de pittoresque passages voûtés. Sur la place de la Mairie trône une ancienne fontaine de 1866. D'ailleurs je reviendrai faire un article sur ce village sans vous mentionner que ce sera celui du trou de l'éléphant. Bon ! Revenons à notre fameux trou de l'elephant  qui a un coeur gros comme ca !

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 Ce magnifique trou d’eau qui doit son nom à ce rocher taillé naturellement en forme de pachyderme. Cet animal de pierre plonge sa trompe au pied de la cascade. Certains disent que c’était un véritable éléphant, en promenade, dans la vallée, surpris un jour d’orage. Et nul n’ignore, comme nos orages sont impressionnants dans l'arriere pays niçois, avec le roulement du tonnerre qui se répercute dans les montagnes, qui roule, pour venir éclater sur les toits, répandant des gouttes d’eau grosses comme des pièces de 2 euros, et déclenchant des mini-torrents dans les ruelles des villages.

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Donc, cet éléphant a été surpris dans la rivière lors d’un orage et il s’est pétrifié de peur… en tout cas, c’est un endroit extraordinaire, qui donne l’impression d’être dans un autre monde. Cet éléphant s’abreuve pour l’éternité, ses oreilles ramenées de plaisir contre son long appendice nasal. Vous connaissez tous la merveilleuse couleur vert émeraude que possède l’eau dans nos canyons (c'est de la que le verdon tire son nom).

AVRIL2012-0548.JPGEt sa transparence extraordinaire qui laisse voir le fond où les truites nagent paresseusement au fond, nullement gênées par les baigneurs et sauteurs de rochers. A cet endroit ,nous ne sommes pas encore dans la vallée des Merveilles, ni dans le parc du Mercantour , seulement dans le moyen pays, mais la beauté du paysage de ce lieu est apprécié à sa juste valeur.

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AVRIL2012-0589.JPG                               DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 07:23

septembre-2012-0027.JPGLa fête de la châtaigne à Cagnes sur mer est en fait la rencontre des gens de la montagne avec ceux de la mer, pour une journée découverte des cultures tellement contrastées, mais harmonieuses qui se croisent, se rejoignent et se mêlent parfois dans le département des Alpes Maritimes.

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Lors de cette réjouissance, le comité des fêtes de Cagnes sur mer offre et distribue gratuitement les cornets de châtaignes chaudes (en une journée 500 kilos de châtaignes seront passées sur le grill et 400 litres de vin chaud) sans oublier l'indispensable vin chaud, même si en ce jour de Samedi 17 Novembre, on dépassait allégrement les vingt degrés. Cette année pas de menu sous le chapiteau, car les 2000 places de celui ci étant devenues trop petites pour accueillir les milliers de réservations,  la municipalité à décider d'offrir en self service la daube et sa polenta pour tous, au prix de deux euros.

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Une excellente initiative qui comblera des milliers de visiteurs venus des quatre coins de l'hexagone pour un mois de novembre printanier sur la Cote d'Azur au grand plaisir des touristes. Mais nous parlerons de la polenta plus tard, car le thème principal de cette fête est la châtaigne et les producteurs d'Isola sont descendus de leur montagne pour nous la faire déguster sous toutes ses formes (bières, confitures, farines, apéritifs etc.)

septembre-2012-0018-copie-1.JPGLa châtaigne est une culture millénaire venue d'Orient. Les Isoliens la doivent aux moines bénédictins de l'abbaye de Saint Dalmas de Pedona qui au XIème siècle, en firent un élément de l'économie locale. Le châtaignier était une ressource alimentaire de base, puisque son fruit féculent, lui avait valu le nom "d'arbres à pain". Le châtaignier fut introduit dans les vallées du comté de Nice par les génois à la Renaissance et connut son apogée au XIXème siècle en permettant aux populations montagnardes un apport financier non négligeable ce qui les aidait à vivre pendant la longue période hivernale.

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Un peu d'histoire: la culture de la châtaigne est née cinq siècles avant J.C dans le Caucase, plus précisément en Arménie, son nom vient d'un port de la mer noire Kastan d'où partaient les «noix lisses« son premier nom. Les Grecs l'ont baptisée Kastanier, les Romains qui ont répandu sa culture dans tous leurs empires l'ont nommée Castanea Sativa. Dans la vallée de la Tinée, les plus vieux châtaigniers que nous avons pu observer ont environ 4 a 500 ans, ce qui situe le début de la castanéiculture au XVI ème siècle.

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Mais l'âge d'or de la culture de la châtaigne est sans contestation la deuxième partie du XIX ème  et la première du XXe siècle, les dates des granges construites l'attestent, les villages étaient très peuplés. La châtaigne avait un rôle nourricier, les gorges de la Mescla  n'étant pas ouvertes, il fallait 3 jours pour rejoindre Nice par des chemins muletiers et par la fameuse route du sel qui deviendra plus tard la Real Strada (la route imperiale).

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Avec l'ouverture des gorges et l'arrivée du tram à Saint Sauveur sur Tinée, les échanges s'intensifient et la châtaigne devient un facteur économique primordial, en effet l'argent de sa vente permet aux Isoliens d'acheter des biens qui améliorent leur quotidien (chaussures, meubles, divers outils agricoles et ménager etc...).

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Bien que l’on trouve des châtaigniers sur presque toutes les communes de la vallée, les communes castanéicoles sont situées sur la haute et moyenne Tinée avec St Etienne de Tinée, Valdeblore, Saint Sauveur, Roure, Rimplas et surtout Isola, qui possède les plus grandes surfaces. Au total les châtaigneraies représentent encore plus de cinq cent hectares sur ces 6 communes.

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Vendue dans tout le comté de Nice, la châtaigne d'Isola était aussi une ressource non négligeable de l'économie locale: alimentation humaine et animale, outillage, chauffage, etc... Au XIXème siècle, avec la diversification de l'alimentation et l'exode rural, commence le déclin de la châtaigneraie, accentuée au XXème siècle par diverses maladies.

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Depuis quelques années, on assiste à la relance de cette culture, avec la réhabilitation de la châtaigneraie, et divers projets dont la création d'un atelier de transformation (fabrication de crème de marrons, biscuits ...), avec les associations locales, les collectivités locales et la chambre d'agriculture.

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Chaque automne, on procède au même rituel; on foule les bogues, ramasse les fruits à la main. Pas de mécanisation possible sur les terrains en pente de notre département, mais à chaque fois, le plaisir de la récolte reste intact. Et parce que l'union fait la force, dès 2004, les propriétaires ont constitué une association, l'AFA, l'Association Foncière Agricole de la châtaigneraie du Pays de la Tinée. Prés de cent tonnes de fruits ont été récolté cette saison et un savoir faire inégalé.

septembre-2012-0121.JPGPar contre le grand succès de la fête de la châtaigne de Cagnes sur Mer qui a encore battu un record de participation (30000 personnes se sont pressées sous un soleil printanier) reste la démonstration des polentiers d'isola devant leurs chaudrons géants de polenta fumante...

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La polenta est une spécialité à base de semoule de maïs, céréale qui lui confère sa magnifique couleur jaune et sa texture granuleuse. Selon les villages du haut pays nissart et les goûts de chacun, ce plat populaire, qui a nourri des générations de paysans de l’arrière-pays niçois, peut se préparer de différentes façons et avoir une consistance plus ou moins épaisse.

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 De manière générale, la polenta sert d’accompagnement aux viandes en sauce, ou à la "doba alla nissarda", mais peut tenir aussi le rôle principal dans un repas, nappée de sauce tomate et rehaussée de fromage râpé. Elle peut se présenter comme une bouillie (cuite à l’eau salée, au bouillon ou au lait), ou sous forme de galettes rissolées à la poêle.

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Originaire du nord de l’Italie, la polente, ou « polenta », est également un aliment de base des montagnes du Comté de Nice qui s'intègre culturellement dans la région Piémontaise. C'est bien simple, je ne pourrai jamais habiter un pays ou l'on ne trouvera pas de la semoule de mais pour manger une délicieuse polenta nappée de sauce tomate et d'un peu de parmesan ....

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Enfin parmi les nombreuses animations de la journée, les spectaculaires démonstrations de Gilles Giguet  et Roger Gehin champion de France au  concours de bûcherons qui participaient à des épreuves de « coupe de bois sportive. Il s’agit d’un véritable sport de haut niveau, qui demande beaucoup d’entraînement. Par exemple, pour scier une bille de bois de 44 centimètres de diamètre au passe-partout (cette scie de 1,80 mètre de long qui se manie en général à deux), Gilles et ses collègues compétiteurs ne mettent guère plus de douze secondes lorsqu’ils sont seuls, ou six secondes à deux !

septembre-2012-0494.JPGHormis le passe-partout, les compétitions de coupe de bois sportive comportent aussi des épreuves à la hache consistant à couper des billes de bois horizontales ou verticales. Sans oublier le toujours impressionnant springboard : les concurrents font des entailles à la hache dans le tronc pour y installer leur planche de bois  "le springboard" sur laquelle ils montent afin d’aller couper le sommet de l’arbre.

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Une épreuve à la tronçonneuse prototype complète le tableau. « Il s’agit d’un engin équipé d’un moteur de type motoneige, qui fait 325 à 350 centimètres cubes, contre 70 à 90 pour une tronçonneuse standard ». Ces épreuves dites de Timber Sport (la discipline a vu le jour aux Etats-Unis, « timber » signifiant bûcheron en anglais) n’ont plus grand-chose à voir avec les traditionnels concours de bûcherons. « La coupe de bois sportive, c’est 60 % de technique et 40 % de physique. Et les concurrents proviennent d’horizons professionnels divers ».

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Nos deux français sont les nouveaux champions du monde et tenez vous bien, devant les Américains, les Canadiens et les Norvégiens !  Pour l'épreuve de Cagnes sur Mer, l'équipe tricolore était opposée aux Italiens et bien sur nos amis transalpins n'ont pas pu tenir la distance. 

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                                    DIAPORAMA DE LA FETE              


 
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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 06:30

AVRIL2012-0100.JPG En langue niçoise, son nom est Mouliera et ses habitants sont lu Moulairenc. Bien qu'ayant participé au plébiscite truqué de 1860 avec le reste du comté de Nice, Mollières reste italienne. Le Roi Victor-Emmanuel II y possédait des terrains de chasse dont la stratégie géographique était très importante. Mollières fut alors rattachée à la commune de Valdieri, province de Coni (Cuneo), royaume d’Italie.

AVRIL2012-0089.JPG Yourte dans le haut pays niçois

 

En 1860, le comté de Nice fut cédé à la France par Victor Emmanuel II à l'exclusion des hautes vallées alpines, ce qui représentait tout de même 30% du territoire et les deux tiers de la population niçoise. Cavour, le ministre piémontais de l'époque, obtint de Napoléon III de garder cette partie du versant français des Alpes Maritimes afin de permettre au souverain du nouveau royaume d'Italie de conserver ses terrains de chasse.

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Il ne s'agissait en réalité que d'un subterfuge, Victor Emmanuel II désirant s'assurer les passages indispensables à sa défense et réclamant pour cela, non pas une frontière sur la ligne des crêtes (les sommets depassant les 3000m), mais largement étendue sur le versant méridional. C'est comme cela que les habitants de ces vallées niçoises ont toujours été tiraillés entre France et Italie.

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les vacheries sont importantes dans cette partie du pays niçois


 De 1860 à 1947, Mollières jouit d'un statut spécial* parce qu’on ne pouvait l’atteindre qu’à partir du territoire français (les Alpes sont alors une barrière infranchissable). Après bien des péripéties parfois dramatiques, Mollières a été cédée par l'Italie à la France au traité de Paris (1947).

AVRIL2012-0114.JPGMollières fut alors rattachée à la commune française de Valdeblore dont elle relevait avant 1860 pour le comté de Nice, mais à titre simplement provisoire car les Molliérincs désiraient constituer une commune à part. Finalement, l'exode rural qui toucha ce village comme tant d'autres après la Seconde Guerre mondiale atténua les revendications.

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  Mollières compte une cinquantaine de maisons habitables, où leurs propriétaires peuvent se rendre à partir du 15 mai jusqu’au 15 octobre par le col de Salèse (altitude 2031 m). L’hiver, la piste étant fermée, le seul moyen d’accès reste la marche à pied depuis le pont de Paule. Il faudra compter entre 3h30 et 4h00 de marche suivant les conditions (hauteur de neige) !! Mollières est le dernier village français sans électricité.

AVRIL2012-9300.JPGLe Vallon de Mollières est au centre du Parc National du Mercantour mais est aussi un des lieux où une polémique sur le retour du loup s’est manifestée en France. En effet, les premiers loups y ont été aperçus près du village. Le Parc national a toujours prôné la thèse d’un retour naturel, les loups étant nombreux sur le versant italien ; les analyses génétiques montrent la provenance italienne des loups, mais l’impact des loups sur la faune sauvage (mouflons, chamois) suscite encore débat et controverse.

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 En 1994, deux ans après le retour du loup, les comptages du parc annonçaient 1150 mouflons. Aujourd’hui, il n'en reste plus qu'une centaine mais la population commence à s'adapter et à s'accroître légèrement.

AVRIL2012-0218.JPGLe village de Mollières et son vallon font partie du massif du Mercantour. Le site, spectaculaire et plein de charme, se présente comme une cuvette très allongée orientée est-ouest, entièrement encerclée de montagnes. Il s’agit en effet d’un ancien glacier dont les deux extrémités sont constituées par le Col Salèzes au point haut, et au point bas, un peu en aval du village, le verrou glaciaire, remarquable par un rapprochement impressionnant des montagnes de part et d’autre et d’importantes chutes à cet endroit.

AVRIL2012-0261.JPGEn effet, la colonne vertébrale de ce site est constituée par le torrent, le vallon de Mollières, qui prend sa source au très fameux Lac Nègre. Ce toponyme (nom de lieu) est très répandu en France et dans certains pays voisins de langue latine. On peut le trouver avec des variantes orthographiques, principalement Molières ou Mollières, avec un ou deux "l", et le plus souvent avec un "s" marquant une notion de pluriel. On peut même s'interroger sur l'origine du choix du surnom que Molière lui-même, le célèbre dramaturge français, s'était lui-même attribué : du nom peut-être de Molière, au sud de la Mayenne ? 

AVRIL2012-0267.JPGToujours est-il donc que l'on trouve de nombreux villages appelés "Molières" : en Dordogne, dans le Lot, le Tarn-et-Garonne ; on le trouve ensuite en composition : Molières-Cavaillac ainsi que Mollières-sur-Cèze dans le Gard, Molières-Glandaz dans la Drôme, La Roche-La Molière dans la Loire. Si la distribution de ce toponyme semble dominer dans la moitié sud de la France, et se rattacher particulièrement à l'occitan, on doit mentionner également l'existence d'un village nommé "Les Molières" dans l'Essonne, ou encore les "mollières" dans la baie de la Somme, dénomination en picard des prés salés.

AVRIL2012-0268.JPGPour ce qui concerne le nom de notre village du pays niçois, nous le trouvons mentionné sous la forme de "Moliaras" autour du quatorzième ou seizième siècle. Concernant l'étymologie du nom Mollières, on notera une incertitude sur son interprétation, peut-être même un débat : d'un côté, on serait enclin à penser que l'étymologie du toponyme Mollières renvoie à une abondance d'eau : du substantif féminin Nisso/ligure "MOULIERO", dérivé du latin "MOLLIS" (mou) et désignant un terrain humide où l'on voit sourdre de l’eau. Ce qui semble tout à fait plausible du moins pour le Mollières dont nous parlons, le nôtre. Mais, en prenant un tout autre angle, MOULIERO peut aussi désigner un endroit où l'on taillait les meules de pierre : une meulière.

AVRIL2012-0289.JPGEntrons  dans cette histoire de Mollières par son dénouement majeur qui en résume d'une manière tragique et qui frappe les yeux de tout visiteur découvrant Mollières pour la première fois : sa destruction à la fin de la dernière guerre. Le village de Mollières a été totalement incendié en 1944 par l’armée allemande, après la chute de Mussolini, et dans les derniers sursauts avant la débâcle finale : les Américains venaient de débarquer en Provence le 15 août.

AVRIL2012-0306.JPGD'un côté donc, les troupes allemandes avaient totalement pris la relève des troupes du Duce  (qui voulait récupérer Nice, la Corse et la Savoie) sur la ligne de fortification des crêtes, et de l'autre, les troupes françaises appuyées par les Américains avançaient inexorablement vers les Alpes italiennes. Ajoutons que la Résistance niçoise et les "partigiani" italiens qui s'étaient progressivement implantée dans les vallées, avaient remonté très haut vers la frontière dans ces dernières semaines.

AVRIL2012-0313.JPGLes Allemands pensèrent-ils que le vallon de Mollières était appelé à devenir le théâtre d'affrontements décisifs et qu'il fallait le vider de sa population et de neutraliser complètement son espace en l'incendiant ? En tous cas, les combats se limitèrent à peu de chose puisque les troupes de l’Axe, à l’agonie, ne purent quasiment pas résister et se replièrent vite. L’incendie du village n'eut, finalement, aucune utilité militaire réelle.

AVRIL2012-0189.JPG la caserne des carabinieri

 

Le village a donc été anéanti par les flammes quasiment en une journée : le 7 septembre 1944. Les Molliérois se sont d’abord réfugiés dans des villages des environs, côté français : Saint-Sauveur-sur-Tinée, Isola, Roubion, Roure, etc... où ils trouvèrent un accueil et une solidarité d'urgence qu'il faut rappeler ici.

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Un certain nombre de familles revinrent au village détruit en s'abritant notamment dans la caserne des carabiniers, à peu près en état, et y demeurèrent une saison pour la plupart. Mais, finalement, hormis deux ou trois familles qui y restèrent encore plusieurs années, l'ensemble des Molliérois alla s'installer définitivement loin de son berceau, en plaine, principalement dans la région de Grasse, où de nombreux Molliérois de l’exode alpin étaient déjà installés en novembre.
AVRIL2012-0222.JPG*exemple d'une adresse postale de l'époque d’avant 1947:
Monsieur Giordano Patrick à Mollieres, province de Cuneo Italie, par Saint Sauveur sur Tinée Alpes Maritimes France.

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  Le facteur desservait le village une fois par semaine selon l'abondance de la distribution. Il fallait plus d'une journée de marche et autant pour le retour. Comme pour le facteur de Mafate ou celui de Girolata, du courage, il en fallait. Surtout l’hiver quand souffle la tramontane et le foehn, ces vents violents qui soulèvent la neige, obstruant les voies d’accès aux maisons. Celles-ci disparaissent parfois en partie sous les amas neigeux ou bien alors le brouillard épais... il fallait se battre et vaincre ces éléments. Pour ne pas se perdre, une borne, un arbre isolé, un vallon servaient de point de repère ».
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                              DIAPORAMA DE MOLLIERE


 
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:04

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le village de Bargeme

 

Bargème est une petite bourgade du Haut Var à mi-chemin entre les villes de Castellane et Draguignan. Depuis Grasse on emprunte la N 85 (route Napoléon) en direction de Saint Vallier de Thiey, puis on bifurque au Logis du Pin pour suivre la D 21 en direction de Comps sur Artuby.

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L'origine du nom Bargème viendrait de la racine pré indo-européenne BAR signifiant rocher à pic. Ici, le village est dominé par la barre rocheuse du Brouis. Le village est une localité du Canton de Comps sur Artuby située dans la zone des pays du Verdon, ce bourg est évocateur d’un passé historique indiscutable, à 1097 mètres d’altitude il demeure un haut lieu, quasiment intact de vieux bourg féodal de Provence.

AVRIL2012-0026.JPGIl est le plus haut village du Var (le departement), inscrit parmi les plus beaux villages de France, labellisé Village de Caractère. Situé sur un piton rocheux, avec ses remparts, deux portes fortifiées, la Tour de Garde, la Porte du Levant, les ruines hautaines de son château. C’est la famille du Duc Sabran De Pontevès qui donna à ce village un aspect mystérieux, symbolique et attachant. 

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On pénètre dans la cité par la porte de Garde qui s'ouvre dans les remparts, puis on découvre les petites ruelles étroites anciennes, les voûtes, les venelles bordées de maisons souvent fleuries. Le Château des Pontevès mentionné dès 1225, fut détruit pendant les guerres de religion. Une grande partie des constructions intérieures a été démolie, mais sa silhouette se dessine encore, grâce aux éléments défensifs conservés. C’est un vaste quadrilatère flanqué de tours rondes et d’un imposant donjon carré.

AVRIL2012-0037.JPGA l’intérieur de son enceinte, la cour d’honneur donnait accès aux grandes et nombreuses dépendances et à la Chapelle. Le Château est depuis janvier 2008 patrimoine communal de Bargème. Le vieux village conserve de nombreux vestiges, remparts intacts dans sa partie Sud et Est. Inscrit à l’inventaire des monuments historiques. L’Eglise romane Saint-Nicolas située au sommet du village, est du XIIe siècle, dédiée à Notre Dame des Sept Douleurs, elle fut achevée en 1608.

_0054.JPGElle possède une abside en cul de four en bel appareil, moyen et un porche en arc brisé aux claveaux extradossés. A l’intérieur un retable du Maître autel, dédié à Saint-Nicolas, un retable Saint-Sébastien, sculpté en 1525 avec ses trois panneaux en demi relief, un retable avec peinture naïve primitive. Cette église rappelle le jour de fâcheuse mémoire en 1595, où le seigneur du lieu Antoine de Pontevès, fut égorgé par les villageois au cours d'une messe. Pour préserver le silence et le charme de ce merveilleux village, la municipalité a eu la bonne idée d'interdire la circulation automobile.

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Mais comment parler de l'histoire du village sans évoquer le nom des Pontevès, et particulièrement celui de Jean-Baptiste de Pontevès, seigneur de Callas. La seigneurie de Bargème lui parvint au XVIème siècle. En 1578 (en plein cœur des guerres de religion qui ensanglantaient la France entière, et où s'opposaient les Ligueurs aux royalistes, et les carcistes aux razats en Provence), le seigneur, qui avait régné en effroyable dictateur sur ses sujets, était en procès avec les habitants de Callas. Menacé d'un jugement en sa défaveur, il fit appel à son neveu Hubert, le terrible Comte de Vins, et carciste devant l'éternel, qui rentra en ville avec ses hommes.

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Sur la terrasse du restaurant "les jardins de Bargeme" , trés belle vue panoramique


 Le village de Callas fut mis à sac, plusieurs de ses habitants furent égorgés ou rançonnés. Jean-Baptiste de Pontevès et son fils menacèrent les habitants d'extermination, s'ils ne se désistaient pas du procès. De ce fait fut signée une transaction reconnaissant comme consenties et légitimes les usurpations et les spoliations du seigneur. En avril 1579, après que Hubert s'en retournât à Vins, un habitant du nom de Jacques Sassy, lieutenant d'une compagnie de Huguenots, accompagné d'une dizaine d'hommes réussit à s'introduire sur la place qu'il désarma, et Pierre de Pontevès fut assassiné.

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Le château fut alors pillé et entièrement démoli. Quelques mois plus tard, deux de ses fils, Joseph et Jean-Baptiste tombèrent à leur tour dans un guet-apens et furent égorgés. Le même sort fut réservé à leur frère Balthazar. Enfin, terminant la tragique série, en 1595, Antoine, fils de Joseph, âgé de 25 ans, fut tué dans l'église Saint Nicolas. C'est à la suite de ces tragiques événements que le parlement de Provence condamna les meurtriers à élever en 1607, en signe d'expiation, la chapelle N-D des Sept Douleurs que l'on voit donc un peu à l'écart, à l'ouest du château. Aujourd'hui Bargème s’étend sur 2795 hectares, avec une population de 142 personnes en saison hivernale,  village à caractère culturel et touristique, Bargème est le lieu idéal pour l'amateur de vieilles pierres.

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le village de Trigance

 

Après avoir déjeuner dans l’unique restaurant du village, nous partons boire un café dans le village voisin. Trigance est un beau village médiéval posé à l'abri du rempart formé par les murs extérieurs de ses maisons aux maçonneries épaisses. Le village est dominé fièrement par son château-fort qui abrite aujourd'hui un hôtel-restaurant de luxe. Dominant la vallée du Jabron, le village est situé à flanc de coteau au pied de la montagne de Breis à 790 mètres d'altitude.

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Trigance cache sous les quatre grosses tours de son château du XIe de véritables trésors à remonter le temps : l'église paroissiale St Michel (XVe) avec son clocher carré, plusieurs chapelles, le portail du village, le pigeonnier, le campanile, le puits.... En vous baladant dans ses petites rues, vous y trouverez de belles façades de vieilles demeures, des passages voûtés, des linteaux aux motifs décorés, des rues en escalier et de vieilles enseignes.

AVRIL2012-0103.JPGAncienne forteresse de  méditation bâtie par les Moines de l'Abbaye de Saint Victor au IXème siècle, on ne trouve trace de la seigneurie de Trigance qu'à partir du XIIIème siècle. Elle fut la aussi occupée par la famille des Pontevès, très puissante jusqu'à la disparition de la branche aînée, puis par Romee, seigneur de Villeneuve prés d’Antibes, qui prétendait descendre des Comtes de Barcelone. On sait que ce personnage, d'origine italienne, vint en Provence, à la tête d'une troupe guerrière qui avait généreusement servi les intérêts de la Reine Jeanne, et que la Comtesse de Provence inféoda en sa faveur la terre et la seigneurie d'Eoux et les terres de Trigance.

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La seigneurie de Trigance dont les armes portent « D'or à trois fasces de sable au chef de gueules chargé d'une main droite appaumée d'argent » fut une des familles provençales qui donna le plus de chevaliers à l'ordre de Malte. Le château fut détruit à la révolution, toutes les archives brûlées. Il servit longtemps de carrière de pierres aux habitants du village.

AVRIL2012-0118.JPGNous reprenons la route en parcourant une toute petite partie des gorges du Verdon pour rejoindre Castellane puis rentrer sur Grasse. Une journée magnifique autant par la découverte des villages que par son ensoleillement radieux et estival en ce début de mois de Juin.

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*Au Moyen Âge chaque région avait son dialecte, ou sa langue locale. La langue que pratiquaient les lettrés était le latin. Et ce n'est qu’au XVIe siècle que le français fut définitivement imposé comme langue officielle. La langue provençale est une de ces langues régionales. Monsieur le Maire de Bargème, Pierre Jassaud, a été élu pour la première fois comme conseiller municipal en 1960. A cette date-là, les débats du conseil municipal se passaient en provençal exclusivement. D'après Monsieur le Maire, à Bargème, sur une population de 115 habitants, tous hameaux confondus, il y aurait encore actuellement 50% de ses administrés qui parlent et écrivent le provençal. Vous voyez que le Moyen Âge vit encore ! En provence comme dans le comté de Nice , c'est souvent dans l'arriere pays que les traditions persistent. N'esperez pas trouver cela à Saint Tropez , à Toulon ou à Marseille, Ca fait longtemps que ca a disparu !

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                             DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:15

AVRIL2012-0319.JPG  drapeau Niçois au milieu des deux tricolores

 

Marie est une commune du comté de Nice annexé à la France en 1860, et maintenant située dans le département des Alpes-Maritimes. En langue italienne et niçoise (Georges Castellana), c'est Marìa. Marie se trouve à 50 kilomètres de Nice  construit sur un piton rocheux à 620 mètres d'altitude, son église abrite depuis 1777 une statue de la Vierge sculptée à Gènes dans du bois d'olivier.

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Fondé au Moyen Âge par un ermite qui opérait des guérisons miraculeuses. De toutes parts on accourait pour le consulter. Cet homme pieux fit bâtir près de sa cabane, à l'aide d'aumônes, une chapelle dédiée à la vierge Marie. Elle donna naissance à un hameau, quelques cultivateurs vinrent s'y établir et l'appelèrent MARIA pour indiquer qu'ils s'étaient mis sous la protection du Sauveur.

AVRIL2012-0347.JPGMarie fut ensuite une Seigneurie qui appartint entre autres aux Grimaldi de Beuil. Il fut ensuite inféodé aux Baciloto en 1618, puis aux Orciéro en 1700 et enfin aux Lovera di Maria depuis 1722 qui reçurent de Victor Amédée roi de Sardaigne le titre de Marquis.  Marie est aujourd’hui un petit village perché sur les contreforts de la vallée de la Tinée, qui a gardé de nombreuses traces de son époque médiévale : une rue principale qui descend en pente douce, où l’on peut admirer des superbes façades de pierre grise, un brin austères, mais si pittoresques.

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Une place intime où se dresse un magnifique lavoir couvert, une "rue Basse" bordée de vieilles granges, un passage couvert sombre et frais, plusieurs traverses en escalier, le plus souvent raides et pavées de dalles de pierre noire, qui mènent au sommet du village, où s’accrochent de hautes maisons construites dans le rocher.

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Je traverse le pont qui enjambe la Vésubie pour me rendre maintenant à Utelle. Autrefois bourgade importante située au carrefour des sentiers muletiers de communication entre les vallées de la Tinée et de la Vésubie, prospère grâce au commerce du sel, depuis Nice vers Borgo San Dalmazzo et Torino, l’histoire du village a toujours été liée à celle de Nice et de son Comté. Utelle n’est aujourd’hui qu’un tout petit village de moyenne montagne (70 habitants en hiver, 300 en été). Perché sur la crête, au sommet d’une pente raide où s’accrochent les oliviers, Utelle se mérite. Mais vous serez récompensés par la vue panoramique sur les sommets.

AVRIL2012-9524.JPG la route accrochée a la falaise ne manquerait pas d'en effrayer plus d'un

 

Qu’il est doux en été de flâner dans les rues et ruelles en escalier d’Utelle, accompagné du glouglou de ses fontaines, et d’admirer ces maisons médiévales en vieille pierre, parfois avec arcades, souvent parfaitement restaurées et fleuries d’énormes massifs d’hortensias. Et peut-être parviendrez-vous à décrypter les mystérieux motifs qui ornent les linteaux de plusieurs portes anciennes : les historiens s’interrogent encore sur leur signification …

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Dès la plus haute antiquité, Utelle eut sa renommée. Elle formait avec Peille et Lucéram une République Ligure (nos ancétres). La commune est particulièrement connue pour ses pèlerinages à la madone d'Utelle. Vers l'an 850, des Espagnols naviguant le long des côtes furent pris par une tempête terrible, près de l'embouchure du Var (le fleuve). Près de périr, ils firent vœu de bâtir un oratoire dédié à la Vierge si la tempête se calmait et si leur vie était sauve.

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le village d'Utelle dans le Comté de Nice

 

Pendant qu'ils priaient, la Reine du Ciel leur apparut et leur montra une montagne, éclatante de lumière, qui dominait toutes les vallées de la région. Le ciel y était serein, en effet, et cette sérénité s'étendit bientôt partout, le vent cessa et la tempête fut calmée en un instant. La puissante Mère de Dieu les avait exaucés et ils érigèrent un "Pilon" commémoratif du prodige. Le "pilon" fut agrandi, transformé. Il devint une chapelle et nous voyons bientôt les Syndics d'Utelle et le Clergé y organiser de grands pèlerinages. Les évêques de Nice, et Rome même, encouragèrent cette dévotion.
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  Rejoignons dés à présent Ilonse un village médiéval situé à 1200 mètre d'altitude sur la rive droite de la Tinée dans le sens de la descente, qui prend son nom, au début du 12ème siècle. Construit dans une vison pyramidale sur le flanc sud du Mont Coucouluche, il abrite un remarquable lavoir à arcades, une chapelle (12ème siècle) et une église à clocher quadrangulaire du 13ème siècle  bâtie en son sommet. Ilonse n’est pas sans raison aujourd’hui un village médiéval “classé”.

AVRIL2012-0232.JPGPerché sur un vertigineux piton rocheux, et construit en escalier, Ilonse est une merveille d’harmonie, de vieilles pierres et  de maisons aux tuiles romaines entretenu et fleuri avec amour par ses habitants. Une voie romaine  qui reliait les deux capitales successives de la province des Alpes-Maritimes, Cimiez et Embrun passait par le village d’Illonse dans la vallée de la Tinée.

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  L'abbaye de San-Dalmas-de-Pedona avait un prieuré placé sous le vocable de San Lorenzo. Le village apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Lérins (Cannes) au XIe siècle, Ilontia, puis au XIIe siècle Ilonza dans le cartulaire de la cathédrale de Nice. Le village  appartient à la famille des Grimaldi de Bueil. En 1344,  Astruga Rostagni-Grimaldi, devenue veuve, acheta la seigneurie mais dû faire valoir ses droits auprès de la Communauté des habitants par la force.

AVRIL2012-0246.JPGLes habitants passent l'acte de reconnaissance mais refusent de payer certaines redevances féodales, en particulier de participer au paiement de la dot de Tiburge Grimaldi à son mariage avec Ludovic ou Louis Lascaris de Vintimille. Traités durement par les agents de la dame Astruga, les habitants se révoltent. Le 29 novembre 1390, Jean Grimaldi de Bueil renonce contre 105 écus annuels à tous ses droits féodaux sur les habitants d'Ilonse. En 1621, à la suite de l'exécution du dernier comte de Beuil, Annibal Grimaldi, le château est démoli.

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Village perché, il a conservé des ruelles avec passages voûtés. On a à partir du village un beau panorama sur la vallée de la Tinée.
Dans tous les villages de ce secteur des hautes vallées du Comté de Nice, les gens se comprenaient sans difficulté, car on parlait un même dialecte : le Gavot. Le Gavot est un parlé Niçois plus originel que celui que l'on parle actuellement dans la capitale du comté car non influencé par l'envahisseur Provençal  mais se rapprochant plus des dialectes piémontais ligure.

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  Le Gelas et ses 3143 m le plus haut sommet des Alpes Maritimes

 

Du belvedere de l'église, on a une superbe vue sur le gélas avec ses 3 143 mètres d'altitude, au sein du massif alpin du Mercantour, la cime du Gélas est le point culminant du parc national du Mercantour et du département des Alpes-Maritimes. Le nom de la cime provient du verbe gelà qui signifie « geler » en niçois.

 

                            DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:50

AVRIL2012-0034.JPG La Bocca prononcé le avé l'accent (la bok ka) est un quartier populaire de la commune de Cannes. Ses habitants sont les Boccassiens. Il est bien évidemment moins connu que la Croisette ou le Suquet, car étant un quartier ouvrier de la ville, il n'a donc pas le panache de celui de la Californie ou demeurent les plus belles villas de la capitale du cinema (je parle bien du quartier de la Californie à Cannes).

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Lorsqu’en 1858 Joseph Barthélémy implante la verrerie qui allait donner son essor à l’agglomération, La Bocca n’est alors qu’un vague lieu-dit oublié, constitué de trois bastides, d’une poudrière et d’un corps de garde. Pourtant, La Bocca plonge ses racines dans un passé beaucoup plus lointain dans lequel habitait un peuple ancien, les Ligures Oxybiens, celle d’un grand voyageur, Saint-Cassien, ou bien encore celle d’un preux chevalier, Guillaume Gruetta.

AVRIL2012-0003.JPGÀ une époque plus moderne, La Bocca ne manque pas non plus de héros. Ainsi Anthony Dozol qui donna sa vie en sauvant un enfant de la noyade, Francis  Maria Tonner  le fermier qui donna la sienne pour libérer la commune de l’envahisseur nazi, ou bien encore Dona Margarita O’Brien qui fit édifier l'église Sainte-Marguerite.

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C’est cette histoire extraordinaire de héros et de pères fondateurs que je vais vous conter, au travers de cette fête fleuri.... Je vais vous conter l’histoire de l'industrie Boccassiene qui, sous certains aspects, n’a rien à envier à bien d’autres. Cannes que l'on accuse injustement de ville de vieux , alors qu'elle est la ville la plus sportive de France (2 fois élu) et qu'elle compte 40 etablissements scolaires (ecoles, lycées, colleges) et 8000 éleves pour 70000 habitants. Je vais vous conter l’histoire de La Bocca, son évolution au travers des âges, l’arrivée du mimosa dans notre région, ou la construction de la première ligne électrifiée du Chemin de Fer.

AVRIL2012-0023.JPGCannes ,c'est construit à partir de ce quartier populaire. L'histoire de la Bocca commence par une bataille entre les Ligures Maritimes dont le petit village de pécheurs fera face pendant plusieurs années aux légions Romaines. Elle englobera ensuite la province Romaine sous le nom de "Alpes Maritimes" ayant pour capitale Cenemelum, l'actuelle Cimiez l'un des quartiers de Nice.

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Mais son succés, elle le doit à un homme, un Anglais qui s'arretera un peu par hasard , forcé méme dira t'on ! En 1834, le choléra et la peste sévissant dans notre région, Lord Brougham, fait étape à Cannes contraint de s'arrêter. Ce n'est alors qu'un bourg de pêcheurs avec une auberge. Mais l'atmosphère, les paysages, la nourriture (C'est veritablement ici qu'est né la fameuse bouillabaisse) ravissent le chancelier d'Angleterre.

AVRIL2012-0256.JPGIl fait construire la villa Eléonore sur la colline de la Croix des Gardes. A partir de cet instant, les anglais établissent leurs résidences d'hiver sur la Colline tandis que la colonie russe s'établit dans le quartier de la Californie.

Cannes, lieu incontournable de la Côte d'Azur vit alors du tourisme, mais a aussi su miser sur d'autres industries avec les chantiers navals de La Bocca et la filiale de l'Aérospatiale.

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C'est ici qu'a été introduit pour la première fois en France, le mimosa, originaire d’Australie, sur les pentes de la Croix des Gardes, vraisemblablement introduit par l’un des grands hôtes hivernaux de Cannes comme le Duc de Vallombrosa, le Marquis de Morès ou Lord Brougham en 1864. La Société d’Horticulture et d’Acclimatation contribue alors largement à sa promotion. Suivant l’exemple de Cannes la Bocca, les mimosistes vont se multiplier dans la région, à Mandelieu, Pégomas, Tanneron ou La Roquette.

AVRIL2012-0178.JPGDes gares de Cannes et de Mandelieu, le mimosa est expédié dans toutes les grandes villes de France et d’Europe. Aujourd’hui, de janvier à mars, 10 millions de bouquets sont envoyés dans le monde entier à partir des forceries locales. Le nom de la Croix-des-Gardes est issu d’une légende qui remonte au règne de François Ier en guerre à ce moment la avec la Savoie et le Comté de Nice. En 1525, il s'installa au sommet de la colline où se trouve la croix avec une garnison de gardes suisses, élite de l’armée royale.

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C'est à la Bocca que se trouvent les propriétés ayant appartenu aux Rothschild. Les Rothschild ont adoré Cannes. Le Baron Alphonse était amoureux de ce lieu à l’incroyable beauté dont la douceur du climat lui avait permis d’assouvir sa passion des plantes et espèces rares. Travailleurs, avisés, généreux, ils ont été parmi les plus gros donateurs des œuvres cannoises dans un temps où la générosité allait de paire avec la rectitude morale.

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Arrive la Deuxième Guerre Mondiale, les Rothschild partent en exil. La Municipalité de l’époque ayant besoin de débloquer un lieu pour l’accueil d’orphelins contactera le Baron Édouard pour le solliciter afin de mettre une de ses villas à disposition. Au recevoir du télégramme, le Baron Edouard offrira immédiatement l’hospitalité aux enfants dans une très belle villa, le temps du conflit. Mais ce fut le temps ou les mairies et le gouvernement collaboraient avec les nazis. Les Rothschild de confession Israelite furent spoliés et on confisqua tout leurs biens.

septembre-2012-9922.JPGPlus que jamais la phrase du Général de Gaulle dans son Appel du 18 Juin prend tout son sens et peut s’appliquer à cette période noire et honteuse pour la France « Des Gouvernants de rencontre ont pu capituler, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude ». À la Libération, une loi fut promulguée pour que les Citoyens français de confession israélite qui avaient été spoliés recouvrent leurs droits. La ville fit alors déménager en toute hâte des livres dans l’actuelle bibliothèque, dite « Villa Rothschild », pour justifier de la clause d’Utilité Publique.

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Le Baron Édouard demanda justice. Il gagna tous ses procès contre la ville qui fut contrainte à une indemnisation plus juste. Il n’y eut pas un mot de regret. On se rend compte à quel point, pour une municipalité, il est capital de mettre le cap sur les valeurs et de quelle iniquité et bassesse une collectivité toute entière peut se rendre coupable.

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 C'est aussi à la Bocca que se trouve l'aérospatiale dit "le centre". Après un début dans l'industrie aéronautique en 1929, le Centre s'est impliqué de plus en plus dans l'astronautique après la Seconde Guerre mondiale. Au fil des années, il s'est consacré uniquement à l'industrie spatiale dont c'est devenu l'activité principale. Et, avec ses 2000 employés, et près de 1 500 personnes supplémentaires dans la région par l'effet d'entraînement, c'est l'un des tout premiers établissements industriel des Alpes-Maritimes.

septembre-2012-9927.JPGAujourd'hui, le Centre spatial de Cannes est l'un des plus importants sites industriels de Thales Alenia Space, dont il en abrite également le siège social. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la relative tranquillité de l'établissement de Cannes y attire de grands noms de l'aviation, en particulier, pratiquement tous les industriels de l'aéronautique, y compris  Marcel Dassault, viennent s'installer à Cannes la Bocca. La Société est spécialiste dans l'étude et la réalisation d'engins balistiques, maître d'œuvre du programme de missiles pour la force de dissuasion nucléaire française.

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La Société nationale industrielle aérospatiale de Cannes devient le "pôle Satellites" d'Aerospatiale, Les Mureaux en devenant le "pôle Lanceurs". L'activité Satellites va croître progressivement pour devenir majoritaire dans les années 1980, puis la seule activité en 1998. Le 31 mai 1975 avec la création de l'Agence spatiale européenne ; Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre : METEOSAT. Dans les années 1980, l'activité dans les Satellites de télécommunications est croissante.

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En 1981, Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre internationale : Arabsat. Cette activité ne fera que croître, après la création de la famille Spacebus, pour devenir l'activité majoritaire dans les années 1990. Le 10 juillet 1991,  la surface bâtie  passe à plus de 40,000 m2. Cannes est maintenant devenu le premier constructeur de satellites européen. On y travaille aussi pour le fameux Airbus. C'est une ville dans la ville. Pas mal tout de même pour un quartier populaire et inconnu des touristes ....

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  *A l’origine, cette festivité se passait sur la croisette, les Boccassiens mécontents que leur quartier soit oublié, on demandait à la municipalité de la déplacer au centre de la bocca. De toute manière, Cannes sera toujours glamour dans n'importe quel quartier de la ville. Yes we Cannes !

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                                                       DIAPORAMA DE LA FETE FLEURI


 
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 07:58

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pour un laps de temps les anges Niçois font place aux déesses Bresiliennes

 

Garibaldi avait combattu au Brésil des troupes qui défendaient le trône d’un empereur enfant, Pedro II. Malgré ses soucis politiques (le Brésil entre en révolution et le chasse de son trône en 1889), Pedro II sera un hôte régulier de notre région à la fin du XIXe siècle.

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 C’était un homme d’une grande intelligence et d’une extraordinaire culture, parlant plusieurs langues (dont l’hébreu, le grec, le sanscrit… et le niçois), linguiste et traducteur renommé, correspondant de Pasteur, Renan, Victor Hugo et F.Mistral, apparenté à toutes les grandes familles royales d’Europe (en particulier aux Orléans). Avant et après sa chute, il séjourna longuement sur la Côte d’Azur (1887, 1890-1891, logeant à Cannes mais venant volontiers à Nice.

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C’est ainsi qu’il participe, en 1887, au Congrès géodésique international tenu à l’Observatoire. Il visite aussi les ateliers des peintres installés à Nice comme Rosa Bonheur ou Alexis Mossa, les grandes collections des amateurs comme celle du banquier Ernest Gambart. Comme tout bon hivernant de l’époque, il assiste au carnaval aux côtés du baron de Bellet, dont le frère est consul du Brésil à Nice et sa fille organisera, à Petropolis, la capitale impériale du Brésil, une bataille de fleurs directement inspirée de celle de Nice.

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Ainsi, malgré la distance, Nice et le Brésil ont partagé des personnalités fortes, à travers le temps. La place me manque pour évoquer les liens économiques existant aussi, tant que Nice est l’unique port de la Maison de Savoie. Mais l’essentiel est de rappeler, par cet exemple, combien Nice est à la fois enracinée et ouverte sur le monde. Rappellons aussi l'histoire de Garbaldi le heros des deux monde avec le continent sud Americain dont l'epouse bresilienne donnera deux fils:  Dominique Menotti et Ricciotti Garibaldi qui passent leur enfance entre São Luís (bresil) , Nice et Caprera (italie).

AVRIL2012-0407.JPGEn 1807, les troupes de Napoléon Ier envahissent le Portugal et Jean VI, son roi, se réfugie au Brésil. Mais en 1822, profitant du retour du roi à Lisbonne, pris dans les tourbillons des indépendances des colonies espagnoles voisines, le Brésil se sépare de sa métropole et le fils de Jean VI en est couronné empereur sous le nom de Pedro Ier.

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En 1831, ce dernier abdique en faveur de son très jeune fils qui devient à son tour empereur du Brésil sous le nom de Pedro II. Le gouvernement est alors aux mains des libéraux, favorables au fédéralisme, mais des révoltes républicaines éclatent dans plusieurs provinces du Sud. Et voilà qu’on y trouve un illustre Niçois : Joseph Garibaldi.

AVRIL2012-0455.JPG votre serviteur toujours au coeur de l'action

 

Le 3 juin 1834, Garibaldi a été condamné à mort pour sa participation à un complot contre la monarchie des Savoie à Gênes. Il parvient à s’enfuir, et décide de gagner l’Amérique du Sud où vivent de nombreux exilés politiques originaires d’Italie. En septembre 1835, il s’embarque sur un brigantin, le Nautonnier, à destination de Rio de Janeiro, où il est très bien accueilli par les exilés.

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Il choisit de se retourner vers les républicains brésiliens. Ceux-ci viennent de créer, en sécession de l’Etat central, la république du Rio grande do Sul, dont le principal dirigeant est Bento Gonçalvès, conseillé par le marquis italien Tito-Livo Zambenari. Garibaldi met son petit navire de cabotage au service de la république et se livre à la guerre de course. Le 8 mars 1837, le Mazzini quitte Rio avec huit hommes à bord. Il s’empare d’une goélette autrichienne chargée de café, ce qui lui permet de poursuivre son combat avec un vaisseau plus adapté et un équipage augmenté des cinq Noirs qui armaient le navire pris.

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  Mais il est pourchassé par une flottille anglaise, attaqué, blessé et contraint de se réfugier en Argentine pour se faire soigner. Surveillé par la police, emprisonné, torturé, il s’évade et gagne Montevideo dans l’idée de rejoindre le Rio grande do Sul. C’est alors qu’il attaque une petite ville, Laguna (bresil), où il rencontre Anita Ribeiro da Silva, jeune femme au tempérament enflammé. Solidaire dans les combats malgré la reprise de Laguna par les Impériaux, le couple doit à nouveau fuir.

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Dans cette fuite naît son premier enfant, le 16 septembre 1840. Pendant plusieurs mois, avec leur enfant en bas âge, ils mènent des combats de guérilla dans la forêt puis Garibaldi apprend que Mazzini, de son exil londonien, cherche à reconstituer le mouvement républicain italien frappé par des échecs successifs. Il gagne alors Montevideo (1841). Mais ,cette ville et sa région (le futur Uruguay) sont en effervescence car ses habitants revendiquent leur indépendance à l’égard de l’Argentine.

AVRIL2012-0530.JPGGaribaldi forme une légion à qui il donne une chemise rouge pour uniforme et devient, par sa bravoure, le commandant en chef des troupes uruguayennes. Mais, en 1848, le vent de liberté qui souffle en Europe le rappelle à Nice, où il arrive le 21 juin 1848 avec sa femme et sa famille. Il se jette alors dans la guerre pour la liberté de l’Italie, toujours avec Anita. Vaincu, pourchassé par les Autrichiens, le couple se cache dans les marécages de l’embouchure du Pô. Ayant contracté les fièvres, Anita y meurt en août 1849 à l'age de 27 ans.

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En hâte, on l’enterre secrètement sur place mais, le 11 novembre 1859, pour respecter la volonté de son mari , sa dépouille est transférée à Nice. Elles y demeurent jusqu’en 1931, date à laquelle le gouvernement de Mussolini obtient de la france son transfert à Rome. De nombreux monuments ont été érigés à sa mémoire au Brésil, notamment à Laguna, sa ville natale. Anita Garibaldi, l'arriere petite fille de Giuseppe et Anita Garibaldi, héros des deux mondes mais surtout héros de la liberté des peuples est citoyenne d'honneur de la ville de Nice.

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Au cimetiere du chateau de Nice , seul reste le tombeau de Rosa Raimondo la mére de Garibaldi. La communauté breslienne pour la fete d'Yemanja ne manquera pas dans ses offrandes d'avoir une pensée pour Anita et Guiseppe qui font partis de l'histoire de leur pays.

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                *C’est à La Napoule,où s’était installée la famille impériale brésilienne en exil, que vont naître Louis Gaston d’Orléans- Bragance en 1938 et Bertrand en 1941… Les deux frères, de retour au pays en 1945, mèneront campagne en vain pour la restauration monarchique au Brésil. L’un des héritiers de la couronne, Pierre-Louis d’Orléans-Bragance,est disparu le 1er juin 2009 à bord du vol 447 Air France qui sombra au-dessus de l’océan atlantique…


     DIAPORAMA DE LA CEREMONIE AU BORD DE L'EAU


 
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 22:50

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Métropole incontournable au carrefour des routes de Méditerranée, Nice, capitale de la cote d’Azur et cinquième ville de France  a depuis la plus haute antiquité suscité la convoitise de ses voisins et des innombrables envahisseurs qui ont longé le littoral des Alpes Maritimes et ont été séduits par ses paysages, son ciel et son climat.

photos-aout2011-6791.JPGSuccessivement celto-ligure, grecque, romaine, piémontaise, napoleonniene, sarde puis française, Nice peut se targuer d’un passé historique complexe, riche en événements dramatiques, en anecdotes pittoresques et en faits d’armes glorieux. Mais Nice est aussi le centre d’une intense vie artistique comme nul part ailleurs.

photos-aout2011-6797.JPGOubliez les idées reçues. Qualifiée à tord de ville de retraités, alors que plus de 50% de ses habitants ont moins de 40 ans, la capitale de la riviera affiche une image jeune, moderne, dynamique, joggers et rollers sur la promenade des anglais, avenues verdoyantes ponctuées de sculptures et monuments contemporains, multiples initiatives en faveur de l’environnement , elle préserve un patrimoine hors du commun. Une sorte d’eldorado à la Française, avec beaucoup de raffinements à l’italienne et une pointe de folie à la californienne. L’irrésistible Nissa la bella demeure néanmoins encore plus paradisiaque que son homologue de la cité des anges …

photos-aout2011-6793.JPGNice est tout à la fois ! Nizza la Bella, Nikaia la victorieuse, Nicea la province romaine des arènes de cimiez. Pas tout à fait française et pas vraiment italienne. Tout juste méditerranéenne. Un vrai Niçois se fera un plaisir de vous dire : Ici on est plus en France, mais on n’est pas encore en Italie !

photos-aout2011-6760.JPGNice la cosmopolite qui ouvre sa baie aux anges et sa promenade aux Anglais. Nice des Russes, des Juifs et des Américains. Nice jazz, dont le festival, à l’égal du carnaval, jouit d’une réputation mondiale. Nice est plus qu’une ville, c’est un comté, qui s’offre le luxe d’englober une principauté.  Nice à tous les attributs d’un pays : un territoire, un peuple, une langue et même une cuisine.

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 Au cours des promenades aux travers de la ville, de ses rues, ses avenues, ses boulevards et sa vieille ville, le cœur historique de la cité, on retrouve les traces de Louis Nucera, Max Gallo, Jules Romains, Friedrich Nietzsche, Guy de Maupassant, André Gide, Henri Matisse, Jean Cocteau, Catherine Segurane, Guillaume Apollinaire qui passe son bac au lycée de Nice, Paul Valery, Romain Gary, Victor Hugo, Napoléon 1er, Hector Berlioz, Gustave Effel et la liste serait trop importante à nommer , alors on la terminera par le héros des deux mondes : l’immense Guiseppe Garibaldi, l’enfant du pays connu du monde entier, symbole de  liberté.

photos-aout2011-6809.JPGNice est une « déesse sortie des eaux dans un baiser du soleil » écrivait Theodore de Banville. Pour l’apprécier pleinement, grimpez tout d’abord sur la colline du château. La cité s’est enracinée sur ce promontoire rocheux avant même que les colons grecs ne fondent le comptoir de Nikaia. C’est à présent, un exceptionnel belvédère : d’un coté le port ou mouillent bateaux de plaisance et ferries ; de l’autre, la célèbre baie des anges et sa mythique promenade des anglais. A vos pieds, un enchevêtrement de toits qui cachent palais et églises.

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 Descendez ensuite de rampes en escaliers à la découverte des façades aussi colorées que celle des cités ligures. Flânez dans ces ruelles qui regorgent de beautés baroques : ici un balcon de marbre aux faunes grimaçants, la un fronton à volutes, plus loin des bâtisses habillées de crépi ocre ou d’anciennes demeures aristocratiques. Cette Nice italienne avec ses maisons sculptées ou peintes, ses madones au coin des rues. Les bâtisseurs de l’époque ont théâtralisé la liturgie, ont frappé les sens, ont ému les cœurs aux grés de leurs créations et de leurs envies.

photos-aout2011-6798.JPGAutre coup de cœur : l’incontournable cours saleya, l’âme du vieux Nice. C’est avant tout un lieu de vie, le point de rencontre des niçois, l’extraordinaire manège des maraicher descendus des collines de bellet déballant leurs cagettes débordantes de mesclun, de pourpier, de jeunes pousses d’épinards, d’aubergines, de blettes et de courgettes dans un ballet ou le client fait parti des scènes de cinéma à la Pagnol. Etals aux couleurs éclatantes, senteurs qui vous mettent l’eau à la bouche… Toutes ces merveilles du verger et du potager niçois qui garniront les tables des chefs étoilés du département.

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 Partez ensuite à la découverte des ruelles de la vieille ville, jusqu'à la place Garibaldi ou le parfum de l’Italie s’immortalise avec le légendaire café de Turin une véritable institution plus que centenaire... Vous y trouverez une véritable ambiance de village du moyen âge. A l’explosion des couleurs, s’ajoute le parfum des épices et des spécialités niçoises.

photos-aout2011-0559.JPGVéritables labyrinthes de ruelles et de passages étroits uniquement piétonniers, vous y découvrirez plusieurs églises à la beauté baroques surprenantes et majestueuses. Vous passerez par l’étonnante « porte fausse » pour arriver ensuite sur la place Masséna  avec ses fameuses couleurs rouges pompéien. C’est un ensemble architectural d'immeubles sur arcades, construits en 1815 et qui fait irrésistiblement penser à l'Italie et la dolce vita. La place est recouverte de dalles bicolores noires et blanches, formant une sorte de damier.

photos-aout2011-0562.JPGTout au long du parcours du tramway, la place Masséna est jalonnée par sept statues en résine blanche juchées sur des mâts, à une dizaine de mètres au-dessus du sol. Ces statues, en forme de scribes et souvent assimilées à tort à des bouddhas à cause de leur position accroupie ou assise, s'éclairent la nuit grâce à des jeux de lumière qui changent progressivement et alternativement de couleur pour passer de l'une à l'autre, afin de représenter les sept continents. Vous apercevrez la Fontaine du Soleil avec sa statue d’Apollon en marbre de sept mètres de haut trônant sur ses cinq sculptures en bronze, célébrant les planètes Terre, Mars, Mercure, Saturne et Vénus et juste à coté, vous pourrez faire une halte reposante  au jardin Albert Ier entre pins parasol et palmiers.

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 Si vos jambes tiennent le coup, partez à la conquête des galeries Lafayette et de son avenue commerçante au nom légendaire pour les Niçois. : Jacques Médecin.
Ce maire à la personnalité controversée aura eu l’avantage de refuser la mainmise et le contrôle de la région Marseillaise sur notre département et rien que pour cela, les niçois lui en sont éternellement reconnaissants.

photos-aout2011-6725.JPGDoué du charisme et de la mégalomanie innées des hommes politique, charmeur, beau phraseur , servi par une mémoire exceptionnelle et dévouée tout entier à l’avenir de Nice, il aura marqué de sa personnalité et, jusque dans ses années d’exil , l’évolution de l’entité niçoise pendant les 24 ans de son règne. Cela vaut bien le nom d’une avenue. Il a en grande partie réalisé son rêve d’une cote d’azur californienne avec son tourisme d’affaires, son industrie de haute technologie et son individualisme spécifique. Amoureux de son terroir, de jolies femmes, de cigare et de cuisine, il n’a jusqu’alors jamais été remplacé.

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 Espérons tout simplement que Nissa la Bella ne se repose pas sur son histoire et son passé prestigieux, comme est en train de le faire le pays qu’il l’a annexé en 1860.

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                             DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 06:58

mars-2012-0024.JPG La compagnie des Carabiniers du Prince a été créée le 8 décembre 1817 sous le règne du Prince Honoré IV, par son fils, Honoré Grimaldi* pour la protection de la Principauté de Monaco. Le 26 janvier 1904, le prince Albert Ier signe une ordonnance sanctionnant la dissolution de la compagnie des gardes. Le prince confie alors la garde du palais et de sa famille aux carabiniers.

mars-2012-0014.JPGL’ordonnance spécifiait que « le service fait par la Compagnie des Gardes serait exécuté dorénavant par la Compagnie des Carabiniers qui prendrait la dénomination de « Compagnie des Carabiniers du Prince». Composée de 113 hommes de nationalité française (3 officiers, 19 sous-officiers et 91 hommes de rang), la compagnie des Carabiniers du Prince possède quelques formations spéciales : une formation musicale, une équipe de plongeurs sous-marins, un peloton motocycliste.

mars-2012-0016.JPGLa Compagnie des Carabiniers du Prince possède une formation musicale composée de vingt-six carabiniers-musiciens sous les ordres d’un Major. Depuis 1978, cette formation a pris l’appellation de « Fanfare de la Compagnie des Carabiniers du Prince ». Partie intégrante de l’Unité, la fanfare n’est pas une formation à part ayant pour seule vocation la musique.

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Les Carabiniers qui la composent, reçoivent le même entrainement que leurs camarades non musiciens. Ils participent à tous les services dévolus à la Compagnie. La diversité du répertoire de la fanfare lui permet de se produire lors des cérémonies officielles et à l’occasion de manifestations sportives et de concerts publics. Depuis 1989, S.A.S. le Prince Souverain n’hésite pas à l’envoyer à l’étranger : Saumur, Nîmes, Albertville, Lugano, Düsseldorf, Turin, Lisbonne, Séville, Genève, Hanovre, etc.

mars-2012-0033.JPGDepuis sa création, les Carabiniers du Prince ont pour mission d’assurer la garde du Palais et de veiller à la sécurité du souverain et de ses proches, de fournir les services d’honneur, de veiller à l’exécution des lois et de participer au maintien de l’ordre public. Le Palais est gardé en permanence, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par deux sous-officiers, un brigadier et huit carabiniers. La relève de la garde, effectuée tous les jours à 11h55, est annoncée par un élément musical (deux tambours, deux trompettes).

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 La compagnie des Carabiniers du Prince assure les services d’honneur en grande tenue. Sur « réquisition », elle escorte le corps judiciaire. Elle participe aux cérémonies officielles, civiles et religieuses, aux prises d’armes et défilés. Elle assume également diverses missions de service public. Avec la création au sein de l’unité du secourisme militaire, la compagnie des Carabiniers du Prince met en œuvre les ambulances de la Croix-Rouge monégasque. Elle participe, à ce titre, à la sécurité des importantes manifestations sportives ou artistiques qui ont lieu dans la principauté, nécessitant des moyens de secours et d’évacuation.

mars-2012-0063-copie-1.JPGElle participerait le cas échéant à la mise en œuvre des plans de secours, plan Rouge ou plan ORMOSE (Plan d’organisation monégasque des secours). Elle assure le ramassage journalier des jeunes enfants pour le compte de la crèche « Foyer Sainte-Dévote » et le transport à la demande de la Croix-Rouge monégasque de personnes handicapées. L’équipe de plongeurs sous-marins est régulièrement sollicitée pour s’intégrer aux dispositifs de sécurité et participer aux diverses missions de secours lors des compétitions nautiques nombreuses dans les eaux monégasques. Ces personnels participent également aux observations scientifiques en milieu sous-marin pour l’étude de la pollution en Méditerranée.

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  Le peloton motocycliste est chargé des missions journalières et des escortes du souverain ou de chefs d’États en visite à Monaco. Les Carabiniers du Prince sont recrutés parmi des candidats qui remplissent les conditions suivantes : Être de nationalité française et avoir effectué le service militaire ou posséder une formation militaire ; Être âgé de 19 ans au moins et de 27 ans au plus ; Être célibataire (autorisation de mariage après la confirmation du premier contrat) ; Mesurer une taille de 1,80 m (minimum rigoureusement exigé) ; Posséder un très bon état de santé ainsi qu’une excellente condition physique ; Montrer de bonnes dispositions intellectuelles ainsi qu’un niveau scolaire convenable ; Être titulaire du permis de conduite VL (au minimum) ; Savoir nager.

mars-2012-0067.JPGAu moment de son incorporation, le jeune carabinier signe un premier contrat de cinq ans qui n’est validé qu’après une période d’instruction et une période de confirmation au cours desquelles aptitude et motivation sont vérifiées. Cette confirmation intervient normalement au bout d’un an, mais peut être prolongée d’une, voire deux années probatoires. Le carabinier peut poursuivre sa carrière par engagements successifs de cinq ans, jusqu’à l’âge de 55 ans, sous réserve de continuer à remplir toutes les conditions d’aptitude.

mars-2012-0070-copie-1.JPGL’avancement au mérite permet à un certain nombre de carabiniers d’accéder aux différents grades de sous-officiers. Cependant, le très faible taux de renouvèlement de ces postes implique que 50 % des militaires terminent leur carrière comme carabinier de première ou seconde classe. La tenue de parade demeure à quelques détails près celle du début du siècle, les équipements et les matériels se sont modernisés au rythme de la nouvelle technologie. La sécurité s’est vue renforcée par la mise en place de moyens modernes. La mobilité des hommes s’est accrue par la dotation de véhicules adaptés aux différentes missions et, en matière d’armement, les vieux fusils et révolvers ont cédé la place à des armes modernes comme le M16A2 et le Glock 17.

mars-2012-0076.JPG"The Rock" le rocher de Monte-Carlo est aussi célèbre que l’état, la principauté de Monaco. C’est à partir du 1er juillet 1866 que le nom Monte-Carlo a été donné au rocher en l’honneur du prince Charles III de Monaco. Le nom italien Monte-Carlo signifie le mont Charles. Monte-Carlo se prononce monté carlo, et non monté carl’ comme certains s’entêtent à le prononcer.

mars-2012-0106.JPGLe quartier de Monte-Carlo est le plus célèbre des quartiers de Monaco. Il arrive souvent que la popularité de Monte-Carlo empiète sur celle de Monaco. Le Rocher de Monte-Carlo est l’une des raisons de l’établissement de la première civilisation à Monaco. En effet, la situation géographique avantageuse que procurent le bord de mer et le rocher de Monte-Carlo a su séduire les premiers habitants. Ainsi, les premiers habitants de Monaco étaient constitués par une population venue de l’intérieur des terres Niçoises et Ligures.

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Attirée par les potentialités commerciales et navales de l’endroit et rassurée par ce rocher, ces premiers Hommes ont bâtit la ville de Monaco. C’est sur le rocher de Monaco que Fulco Del Casselo, à la tête d’un détachement de Gibelins, bâtit la première construction de l’état, une forteresse qui assurait une position stratégique et un moyen de contrôler la région. En tout les cas, la visite a plu à notre Breton …

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*Les Grimaldi sont une famille d'origine génoise qui possède plusieurs branches subsistantes. La branche la plus connue est celle des seigneurs et princes de Monaco, mais la famille a également produit d'autres branches qui ont donné des comtes de Beuil, des seigneurs d'Antibes, des comtes de Puget, des seigneurs de Nice, des marquis de Beaufort, etc. Plusieurs de ses membres ont également été évêques, archevêques et cardinaux.

                 DIAPORAMA DE LA GARDE ET DU ROCHER



 
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