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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 06:30

AVRIL2012-0100.JPG En langue niçoise, son nom est Mouliera et ses habitants sont lu Moulairenc. Bien qu'ayant participé au plébiscite truqué de 1860 avec le reste du comté de Nice, Mollières reste italienne. Le Roi Victor-Emmanuel II y possédait des terrains de chasse dont la stratégie géographique était très importante. Mollières fut alors rattachée à la commune de Valdieri, province de Coni (Cuneo), royaume d’Italie.

AVRIL2012-0089.JPG Yourte dans le haut pays niçois

 

En 1860, le comté de Nice fut cédé à la France par Victor Emmanuel II à l'exclusion des hautes vallées alpines, ce qui représentait tout de même 30% du territoire et les deux tiers de la population niçoise. Cavour, le ministre piémontais de l'époque, obtint de Napoléon III de garder cette partie du versant français des Alpes Maritimes afin de permettre au souverain du nouveau royaume d'Italie de conserver ses terrains de chasse.

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Il ne s'agissait en réalité que d'un subterfuge, Victor Emmanuel II désirant s'assurer les passages indispensables à sa défense et réclamant pour cela, non pas une frontière sur la ligne des crêtes (les sommets depassant les 3000m), mais largement étendue sur le versant méridional. C'est comme cela que les habitants de ces vallées niçoises ont toujours été tiraillés entre France et Italie.

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les vacheries sont importantes dans cette partie du pays niçois


 De 1860 à 1947, Mollières jouit d'un statut spécial* parce qu’on ne pouvait l’atteindre qu’à partir du territoire français (les Alpes sont alors une barrière infranchissable). Après bien des péripéties parfois dramatiques, Mollières a été cédée par l'Italie à la France au traité de Paris (1947).

AVRIL2012-0114.JPGMollières fut alors rattachée à la commune française de Valdeblore dont elle relevait avant 1860 pour le comté de Nice, mais à titre simplement provisoire car les Molliérincs désiraient constituer une commune à part. Finalement, l'exode rural qui toucha ce village comme tant d'autres après la Seconde Guerre mondiale atténua les revendications.

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  Mollières compte une cinquantaine de maisons habitables, où leurs propriétaires peuvent se rendre à partir du 15 mai jusqu’au 15 octobre par le col de Salèse (altitude 2031 m). L’hiver, la piste étant fermée, le seul moyen d’accès reste la marche à pied depuis le pont de Paule. Il faudra compter entre 3h30 et 4h00 de marche suivant les conditions (hauteur de neige) !! Mollières est le dernier village français sans électricité.

AVRIL2012-9300.JPGLe Vallon de Mollières est au centre du Parc National du Mercantour mais est aussi un des lieux où une polémique sur le retour du loup s’est manifestée en France. En effet, les premiers loups y ont été aperçus près du village. Le Parc national a toujours prôné la thèse d’un retour naturel, les loups étant nombreux sur le versant italien ; les analyses génétiques montrent la provenance italienne des loups, mais l’impact des loups sur la faune sauvage (mouflons, chamois) suscite encore débat et controverse.

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 En 1994, deux ans après le retour du loup, les comptages du parc annonçaient 1150 mouflons. Aujourd’hui, il n'en reste plus qu'une centaine mais la population commence à s'adapter et à s'accroître légèrement.

AVRIL2012-0218.JPGLe village de Mollières et son vallon font partie du massif du Mercantour. Le site, spectaculaire et plein de charme, se présente comme une cuvette très allongée orientée est-ouest, entièrement encerclée de montagnes. Il s’agit en effet d’un ancien glacier dont les deux extrémités sont constituées par le Col Salèzes au point haut, et au point bas, un peu en aval du village, le verrou glaciaire, remarquable par un rapprochement impressionnant des montagnes de part et d’autre et d’importantes chutes à cet endroit.

AVRIL2012-0261.JPGEn effet, la colonne vertébrale de ce site est constituée par le torrent, le vallon de Mollières, qui prend sa source au très fameux Lac Nègre. Ce toponyme (nom de lieu) est très répandu en France et dans certains pays voisins de langue latine. On peut le trouver avec des variantes orthographiques, principalement Molières ou Mollières, avec un ou deux "l", et le plus souvent avec un "s" marquant une notion de pluriel. On peut même s'interroger sur l'origine du choix du surnom que Molière lui-même, le célèbre dramaturge français, s'était lui-même attribué : du nom peut-être de Molière, au sud de la Mayenne ? 

AVRIL2012-0267.JPGToujours est-il donc que l'on trouve de nombreux villages appelés "Molières" : en Dordogne, dans le Lot, le Tarn-et-Garonne ; on le trouve ensuite en composition : Molières-Cavaillac ainsi que Mollières-sur-Cèze dans le Gard, Molières-Glandaz dans la Drôme, La Roche-La Molière dans la Loire. Si la distribution de ce toponyme semble dominer dans la moitié sud de la France, et se rattacher particulièrement à l'occitan, on doit mentionner également l'existence d'un village nommé "Les Molières" dans l'Essonne, ou encore les "mollières" dans la baie de la Somme, dénomination en picard des prés salés.

AVRIL2012-0268.JPGPour ce qui concerne le nom de notre village du pays niçois, nous le trouvons mentionné sous la forme de "Moliaras" autour du quatorzième ou seizième siècle. Concernant l'étymologie du nom Mollières, on notera une incertitude sur son interprétation, peut-être même un débat : d'un côté, on serait enclin à penser que l'étymologie du toponyme Mollières renvoie à une abondance d'eau : du substantif féminin Nisso/ligure "MOULIERO", dérivé du latin "MOLLIS" (mou) et désignant un terrain humide où l'on voit sourdre de l’eau. Ce qui semble tout à fait plausible du moins pour le Mollières dont nous parlons, le nôtre. Mais, en prenant un tout autre angle, MOULIERO peut aussi désigner un endroit où l'on taillait les meules de pierre : une meulière.

AVRIL2012-0289.JPGEntrons  dans cette histoire de Mollières par son dénouement majeur qui en résume d'une manière tragique et qui frappe les yeux de tout visiteur découvrant Mollières pour la première fois : sa destruction à la fin de la dernière guerre. Le village de Mollières a été totalement incendié en 1944 par l’armée allemande, après la chute de Mussolini, et dans les derniers sursauts avant la débâcle finale : les Américains venaient de débarquer en Provence le 15 août.

AVRIL2012-0306.JPGD'un côté donc, les troupes allemandes avaient totalement pris la relève des troupes du Duce  (qui voulait récupérer Nice, la Corse et la Savoie) sur la ligne de fortification des crêtes, et de l'autre, les troupes françaises appuyées par les Américains avançaient inexorablement vers les Alpes italiennes. Ajoutons que la Résistance niçoise et les "partigiani" italiens qui s'étaient progressivement implantée dans les vallées, avaient remonté très haut vers la frontière dans ces dernières semaines.

AVRIL2012-0313.JPGLes Allemands pensèrent-ils que le vallon de Mollières était appelé à devenir le théâtre d'affrontements décisifs et qu'il fallait le vider de sa population et de neutraliser complètement son espace en l'incendiant ? En tous cas, les combats se limitèrent à peu de chose puisque les troupes de l’Axe, à l’agonie, ne purent quasiment pas résister et se replièrent vite. L’incendie du village n'eut, finalement, aucune utilité militaire réelle.

AVRIL2012-0189.JPG la caserne des carabinieri

 

Le village a donc été anéanti par les flammes quasiment en une journée : le 7 septembre 1944. Les Molliérois se sont d’abord réfugiés dans des villages des environs, côté français : Saint-Sauveur-sur-Tinée, Isola, Roubion, Roure, etc... où ils trouvèrent un accueil et une solidarité d'urgence qu'il faut rappeler ici.

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Un certain nombre de familles revinrent au village détruit en s'abritant notamment dans la caserne des carabiniers, à peu près en état, et y demeurèrent une saison pour la plupart. Mais, finalement, hormis deux ou trois familles qui y restèrent encore plusieurs années, l'ensemble des Molliérois alla s'installer définitivement loin de son berceau, en plaine, principalement dans la région de Grasse, où de nombreux Molliérois de l’exode alpin étaient déjà installés en novembre.
AVRIL2012-0222.JPG*exemple d'une adresse postale de l'époque d’avant 1947:
Monsieur Giordano Patrick à Mollieres, province de Cuneo Italie, par Saint Sauveur sur Tinée Alpes Maritimes France.

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  Le facteur desservait le village une fois par semaine selon l'abondance de la distribution. Il fallait plus d'une journée de marche et autant pour le retour. Comme pour le facteur de Mafate ou celui de Girolata, du courage, il en fallait. Surtout l’hiver quand souffle la tramontane et le foehn, ces vents violents qui soulèvent la neige, obstruant les voies d’accès aux maisons. Celles-ci disparaissent parfois en partie sous les amas neigeux ou bien alors le brouillard épais... il fallait se battre et vaincre ces éléments. Pour ne pas se perdre, une borne, un arbre isolé, un vallon servaient de point de repère ».
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                              DIAPORAMA DE MOLLIERE


 
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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 23:04

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le village de Bargeme

 

Bargème est une petite bourgade du Haut Var à mi-chemin entre les villes de Castellane et Draguignan. Depuis Grasse on emprunte la N 85 (route Napoléon) en direction de Saint Vallier de Thiey, puis on bifurque au Logis du Pin pour suivre la D 21 en direction de Comps sur Artuby.

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L'origine du nom Bargème viendrait de la racine pré indo-européenne BAR signifiant rocher à pic. Ici, le village est dominé par la barre rocheuse du Brouis. Le village est une localité du Canton de Comps sur Artuby située dans la zone des pays du Verdon, ce bourg est évocateur d’un passé historique indiscutable, à 1097 mètres d’altitude il demeure un haut lieu, quasiment intact de vieux bourg féodal de Provence.

AVRIL2012-0026.JPGIl est le plus haut village du Var (le departement), inscrit parmi les plus beaux villages de France, labellisé Village de Caractère. Situé sur un piton rocheux, avec ses remparts, deux portes fortifiées, la Tour de Garde, la Porte du Levant, les ruines hautaines de son château. C’est la famille du Duc Sabran De Pontevès qui donna à ce village un aspect mystérieux, symbolique et attachant. 

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On pénètre dans la cité par la porte de Garde qui s'ouvre dans les remparts, puis on découvre les petites ruelles étroites anciennes, les voûtes, les venelles bordées de maisons souvent fleuries. Le Château des Pontevès mentionné dès 1225, fut détruit pendant les guerres de religion. Une grande partie des constructions intérieures a été démolie, mais sa silhouette se dessine encore, grâce aux éléments défensifs conservés. C’est un vaste quadrilatère flanqué de tours rondes et d’un imposant donjon carré.

AVRIL2012-0037.JPGA l’intérieur de son enceinte, la cour d’honneur donnait accès aux grandes et nombreuses dépendances et à la Chapelle. Le Château est depuis janvier 2008 patrimoine communal de Bargème. Le vieux village conserve de nombreux vestiges, remparts intacts dans sa partie Sud et Est. Inscrit à l’inventaire des monuments historiques. L’Eglise romane Saint-Nicolas située au sommet du village, est du XIIe siècle, dédiée à Notre Dame des Sept Douleurs, elle fut achevée en 1608.

_0054.JPGElle possède une abside en cul de four en bel appareil, moyen et un porche en arc brisé aux claveaux extradossés. A l’intérieur un retable du Maître autel, dédié à Saint-Nicolas, un retable Saint-Sébastien, sculpté en 1525 avec ses trois panneaux en demi relief, un retable avec peinture naïve primitive. Cette église rappelle le jour de fâcheuse mémoire en 1595, où le seigneur du lieu Antoine de Pontevès, fut égorgé par les villageois au cours d'une messe. Pour préserver le silence et le charme de ce merveilleux village, la municipalité a eu la bonne idée d'interdire la circulation automobile.

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Mais comment parler de l'histoire du village sans évoquer le nom des Pontevès, et particulièrement celui de Jean-Baptiste de Pontevès, seigneur de Callas. La seigneurie de Bargème lui parvint au XVIème siècle. En 1578 (en plein cœur des guerres de religion qui ensanglantaient la France entière, et où s'opposaient les Ligueurs aux royalistes, et les carcistes aux razats en Provence), le seigneur, qui avait régné en effroyable dictateur sur ses sujets, était en procès avec les habitants de Callas. Menacé d'un jugement en sa défaveur, il fit appel à son neveu Hubert, le terrible Comte de Vins, et carciste devant l'éternel, qui rentra en ville avec ses hommes.

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Sur la terrasse du restaurant "les jardins de Bargeme" , trés belle vue panoramique


 Le village de Callas fut mis à sac, plusieurs de ses habitants furent égorgés ou rançonnés. Jean-Baptiste de Pontevès et son fils menacèrent les habitants d'extermination, s'ils ne se désistaient pas du procès. De ce fait fut signée une transaction reconnaissant comme consenties et légitimes les usurpations et les spoliations du seigneur. En avril 1579, après que Hubert s'en retournât à Vins, un habitant du nom de Jacques Sassy, lieutenant d'une compagnie de Huguenots, accompagné d'une dizaine d'hommes réussit à s'introduire sur la place qu'il désarma, et Pierre de Pontevès fut assassiné.

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Le château fut alors pillé et entièrement démoli. Quelques mois plus tard, deux de ses fils, Joseph et Jean-Baptiste tombèrent à leur tour dans un guet-apens et furent égorgés. Le même sort fut réservé à leur frère Balthazar. Enfin, terminant la tragique série, en 1595, Antoine, fils de Joseph, âgé de 25 ans, fut tué dans l'église Saint Nicolas. C'est à la suite de ces tragiques événements que le parlement de Provence condamna les meurtriers à élever en 1607, en signe d'expiation, la chapelle N-D des Sept Douleurs que l'on voit donc un peu à l'écart, à l'ouest du château. Aujourd'hui Bargème s’étend sur 2795 hectares, avec une population de 142 personnes en saison hivernale,  village à caractère culturel et touristique, Bargème est le lieu idéal pour l'amateur de vieilles pierres.

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le village de Trigance

 

Après avoir déjeuner dans l’unique restaurant du village, nous partons boire un café dans le village voisin. Trigance est un beau village médiéval posé à l'abri du rempart formé par les murs extérieurs de ses maisons aux maçonneries épaisses. Le village est dominé fièrement par son château-fort qui abrite aujourd'hui un hôtel-restaurant de luxe. Dominant la vallée du Jabron, le village est situé à flanc de coteau au pied de la montagne de Breis à 790 mètres d'altitude.

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Trigance cache sous les quatre grosses tours de son château du XIe de véritables trésors à remonter le temps : l'église paroissiale St Michel (XVe) avec son clocher carré, plusieurs chapelles, le portail du village, le pigeonnier, le campanile, le puits.... En vous baladant dans ses petites rues, vous y trouverez de belles façades de vieilles demeures, des passages voûtés, des linteaux aux motifs décorés, des rues en escalier et de vieilles enseignes.

AVRIL2012-0103.JPGAncienne forteresse de  méditation bâtie par les Moines de l'Abbaye de Saint Victor au IXème siècle, on ne trouve trace de la seigneurie de Trigance qu'à partir du XIIIème siècle. Elle fut la aussi occupée par la famille des Pontevès, très puissante jusqu'à la disparition de la branche aînée, puis par Romee, seigneur de Villeneuve prés d’Antibes, qui prétendait descendre des Comtes de Barcelone. On sait que ce personnage, d'origine italienne, vint en Provence, à la tête d'une troupe guerrière qui avait généreusement servi les intérêts de la Reine Jeanne, et que la Comtesse de Provence inféoda en sa faveur la terre et la seigneurie d'Eoux et les terres de Trigance.

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La seigneurie de Trigance dont les armes portent « D'or à trois fasces de sable au chef de gueules chargé d'une main droite appaumée d'argent » fut une des familles provençales qui donna le plus de chevaliers à l'ordre de Malte. Le château fut détruit à la révolution, toutes les archives brûlées. Il servit longtemps de carrière de pierres aux habitants du village.

AVRIL2012-0118.JPGNous reprenons la route en parcourant une toute petite partie des gorges du Verdon pour rejoindre Castellane puis rentrer sur Grasse. Une journée magnifique autant par la découverte des villages que par son ensoleillement radieux et estival en ce début de mois de Juin.

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*Au Moyen Âge chaque région avait son dialecte, ou sa langue locale. La langue que pratiquaient les lettrés était le latin. Et ce n'est qu’au XVIe siècle que le français fut définitivement imposé comme langue officielle. La langue provençale est une de ces langues régionales. Monsieur le Maire de Bargème, Pierre Jassaud, a été élu pour la première fois comme conseiller municipal en 1960. A cette date-là, les débats du conseil municipal se passaient en provençal exclusivement. D'après Monsieur le Maire, à Bargème, sur une population de 115 habitants, tous hameaux confondus, il y aurait encore actuellement 50% de ses administrés qui parlent et écrivent le provençal. Vous voyez que le Moyen Âge vit encore ! En provence comme dans le comté de Nice , c'est souvent dans l'arriere pays que les traditions persistent. N'esperez pas trouver cela à Saint Tropez , à Toulon ou à Marseille, Ca fait longtemps que ca a disparu !

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                             DIAPORAMA DE LA BALADE


  
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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 17:15

AVRIL2012-0319.JPG  drapeau Niçois au milieu des deux tricolores

 

Marie est une commune du comté de Nice annexé à la France en 1860, et maintenant située dans le département des Alpes-Maritimes. En langue italienne et niçoise (Georges Castellana), c'est Marìa. Marie se trouve à 50 kilomètres de Nice  construit sur un piton rocheux à 620 mètres d'altitude, son église abrite depuis 1777 une statue de la Vierge sculptée à Gènes dans du bois d'olivier.

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Fondé au Moyen Âge par un ermite qui opérait des guérisons miraculeuses. De toutes parts on accourait pour le consulter. Cet homme pieux fit bâtir près de sa cabane, à l'aide d'aumônes, une chapelle dédiée à la vierge Marie. Elle donna naissance à un hameau, quelques cultivateurs vinrent s'y établir et l'appelèrent MARIA pour indiquer qu'ils s'étaient mis sous la protection du Sauveur.

AVRIL2012-0347.JPGMarie fut ensuite une Seigneurie qui appartint entre autres aux Grimaldi de Beuil. Il fut ensuite inféodé aux Baciloto en 1618, puis aux Orciéro en 1700 et enfin aux Lovera di Maria depuis 1722 qui reçurent de Victor Amédée roi de Sardaigne le titre de Marquis.  Marie est aujourd’hui un petit village perché sur les contreforts de la vallée de la Tinée, qui a gardé de nombreuses traces de son époque médiévale : une rue principale qui descend en pente douce, où l’on peut admirer des superbes façades de pierre grise, un brin austères, mais si pittoresques.

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Une place intime où se dresse un magnifique lavoir couvert, une "rue Basse" bordée de vieilles granges, un passage couvert sombre et frais, plusieurs traverses en escalier, le plus souvent raides et pavées de dalles de pierre noire, qui mènent au sommet du village, où s’accrochent de hautes maisons construites dans le rocher.

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Je traverse le pont qui enjambe la Vésubie pour me rendre maintenant à Utelle. Autrefois bourgade importante située au carrefour des sentiers muletiers de communication entre les vallées de la Tinée et de la Vésubie, prospère grâce au commerce du sel, depuis Nice vers Borgo San Dalmazzo et Torino, l’histoire du village a toujours été liée à celle de Nice et de son Comté. Utelle n’est aujourd’hui qu’un tout petit village de moyenne montagne (70 habitants en hiver, 300 en été). Perché sur la crête, au sommet d’une pente raide où s’accrochent les oliviers, Utelle se mérite. Mais vous serez récompensés par la vue panoramique sur les sommets.

AVRIL2012-9524.JPG la route accrochée a la falaise ne manquerait pas d'en effrayer plus d'un

 

Qu’il est doux en été de flâner dans les rues et ruelles en escalier d’Utelle, accompagné du glouglou de ses fontaines, et d’admirer ces maisons médiévales en vieille pierre, parfois avec arcades, souvent parfaitement restaurées et fleuries d’énormes massifs d’hortensias. Et peut-être parviendrez-vous à décrypter les mystérieux motifs qui ornent les linteaux de plusieurs portes anciennes : les historiens s’interrogent encore sur leur signification …

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Dès la plus haute antiquité, Utelle eut sa renommée. Elle formait avec Peille et Lucéram une République Ligure (nos ancétres). La commune est particulièrement connue pour ses pèlerinages à la madone d'Utelle. Vers l'an 850, des Espagnols naviguant le long des côtes furent pris par une tempête terrible, près de l'embouchure du Var (le fleuve). Près de périr, ils firent vœu de bâtir un oratoire dédié à la Vierge si la tempête se calmait et si leur vie était sauve.

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le village d'Utelle dans le Comté de Nice

 

Pendant qu'ils priaient, la Reine du Ciel leur apparut et leur montra une montagne, éclatante de lumière, qui dominait toutes les vallées de la région. Le ciel y était serein, en effet, et cette sérénité s'étendit bientôt partout, le vent cessa et la tempête fut calmée en un instant. La puissante Mère de Dieu les avait exaucés et ils érigèrent un "Pilon" commémoratif du prodige. Le "pilon" fut agrandi, transformé. Il devint une chapelle et nous voyons bientôt les Syndics d'Utelle et le Clergé y organiser de grands pèlerinages. Les évêques de Nice, et Rome même, encouragèrent cette dévotion.
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  Rejoignons dés à présent Ilonse un village médiéval situé à 1200 mètre d'altitude sur la rive droite de la Tinée dans le sens de la descente, qui prend son nom, au début du 12ème siècle. Construit dans une vison pyramidale sur le flanc sud du Mont Coucouluche, il abrite un remarquable lavoir à arcades, une chapelle (12ème siècle) et une église à clocher quadrangulaire du 13ème siècle  bâtie en son sommet. Ilonse n’est pas sans raison aujourd’hui un village médiéval “classé”.

AVRIL2012-0232.JPGPerché sur un vertigineux piton rocheux, et construit en escalier, Ilonse est une merveille d’harmonie, de vieilles pierres et  de maisons aux tuiles romaines entretenu et fleuri avec amour par ses habitants. Une voie romaine  qui reliait les deux capitales successives de la province des Alpes-Maritimes, Cimiez et Embrun passait par le village d’Illonse dans la vallée de la Tinée.

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  L'abbaye de San-Dalmas-de-Pedona avait un prieuré placé sous le vocable de San Lorenzo. Le village apparaît dans le cartulaire de l'abbaye de Lérins (Cannes) au XIe siècle, Ilontia, puis au XIIe siècle Ilonza dans le cartulaire de la cathédrale de Nice. Le village  appartient à la famille des Grimaldi de Bueil. En 1344,  Astruga Rostagni-Grimaldi, devenue veuve, acheta la seigneurie mais dû faire valoir ses droits auprès de la Communauté des habitants par la force.

AVRIL2012-0246.JPGLes habitants passent l'acte de reconnaissance mais refusent de payer certaines redevances féodales, en particulier de participer au paiement de la dot de Tiburge Grimaldi à son mariage avec Ludovic ou Louis Lascaris de Vintimille. Traités durement par les agents de la dame Astruga, les habitants se révoltent. Le 29 novembre 1390, Jean Grimaldi de Bueil renonce contre 105 écus annuels à tous ses droits féodaux sur les habitants d'Ilonse. En 1621, à la suite de l'exécution du dernier comte de Beuil, Annibal Grimaldi, le château est démoli.

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Village perché, il a conservé des ruelles avec passages voûtés. On a à partir du village un beau panorama sur la vallée de la Tinée.
Dans tous les villages de ce secteur des hautes vallées du Comté de Nice, les gens se comprenaient sans difficulté, car on parlait un même dialecte : le Gavot. Le Gavot est un parlé Niçois plus originel que celui que l'on parle actuellement dans la capitale du comté car non influencé par l'envahisseur Provençal  mais se rapprochant plus des dialectes piémontais ligure.

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  Le Gelas et ses 3143 m le plus haut sommet des Alpes Maritimes

 

Du belvedere de l'église, on a une superbe vue sur le gélas avec ses 3 143 mètres d'altitude, au sein du massif alpin du Mercantour, la cime du Gélas est le point culminant du parc national du Mercantour et du département des Alpes-Maritimes. Le nom de la cime provient du verbe gelà qui signifie « geler » en niçois.

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 18:50

AVRIL2012-0034.JPG La Bocca prononcé le avé l'accent (la bok ka) est un quartier populaire de la commune de Cannes. Ses habitants sont les Boccassiens. Il est bien évidemment moins connu que la Croisette ou le Suquet, car étant un quartier ouvrier de la ville, il n'a donc pas le panache de celui de la Californie ou demeurent les plus belles villas de la capitale du cinema (je parle bien du quartier de la Californie à Cannes).

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Lorsqu’en 1858 Joseph Barthélémy implante la verrerie qui allait donner son essor à l’agglomération, La Bocca n’est alors qu’un vague lieu-dit oublié, constitué de trois bastides, d’une poudrière et d’un corps de garde. Pourtant, La Bocca plonge ses racines dans un passé beaucoup plus lointain dans lequel habitait un peuple ancien, les Ligures Oxybiens, celle d’un grand voyageur, Saint-Cassien, ou bien encore celle d’un preux chevalier, Guillaume Gruetta.

AVRIL2012-0003.JPGÀ une époque plus moderne, La Bocca ne manque pas non plus de héros. Ainsi Anthony Dozol qui donna sa vie en sauvant un enfant de la noyade, Francis  Maria Tonner  le fermier qui donna la sienne pour libérer la commune de l’envahisseur nazi, ou bien encore Dona Margarita O’Brien qui fit édifier l'église Sainte-Marguerite.

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C’est cette histoire extraordinaire de héros et de pères fondateurs que je vais vous conter, au travers de cette fête fleuri.... Je vais vous conter l’histoire de l'industrie Boccassiene qui, sous certains aspects, n’a rien à envier à bien d’autres. Cannes que l'on accuse injustement de ville de vieux , alors qu'elle est la ville la plus sportive de France (2 fois élu) et qu'elle compte 40 etablissements scolaires (ecoles, lycées, colleges) et 8000 éleves pour 70000 habitants. Je vais vous conter l’histoire de La Bocca, son évolution au travers des âges, l’arrivée du mimosa dans notre région, ou la construction de la première ligne électrifiée du Chemin de Fer.

AVRIL2012-0023.JPGCannes ,c'est construit à partir de ce quartier populaire. L'histoire de la Bocca commence par une bataille entre les Ligures Maritimes dont le petit village de pécheurs fera face pendant plusieurs années aux légions Romaines. Elle englobera ensuite la province Romaine sous le nom de "Alpes Maritimes" ayant pour capitale Cenemelum, l'actuelle Cimiez l'un des quartiers de Nice.

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Mais son succés, elle le doit à un homme, un Anglais qui s'arretera un peu par hasard , forcé méme dira t'on ! En 1834, le choléra et la peste sévissant dans notre région, Lord Brougham, fait étape à Cannes contraint de s'arrêter. Ce n'est alors qu'un bourg de pêcheurs avec une auberge. Mais l'atmosphère, les paysages, la nourriture (C'est veritablement ici qu'est né la fameuse bouillabaisse) ravissent le chancelier d'Angleterre.

AVRIL2012-0256.JPGIl fait construire la villa Eléonore sur la colline de la Croix des Gardes. A partir de cet instant, les anglais établissent leurs résidences d'hiver sur la Colline tandis que la colonie russe s'établit dans le quartier de la Californie.

Cannes, lieu incontournable de la Côte d'Azur vit alors du tourisme, mais a aussi su miser sur d'autres industries avec les chantiers navals de La Bocca et la filiale de l'Aérospatiale.

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C'est ici qu'a été introduit pour la première fois en France, le mimosa, originaire d’Australie, sur les pentes de la Croix des Gardes, vraisemblablement introduit par l’un des grands hôtes hivernaux de Cannes comme le Duc de Vallombrosa, le Marquis de Morès ou Lord Brougham en 1864. La Société d’Horticulture et d’Acclimatation contribue alors largement à sa promotion. Suivant l’exemple de Cannes la Bocca, les mimosistes vont se multiplier dans la région, à Mandelieu, Pégomas, Tanneron ou La Roquette.

AVRIL2012-0178.JPGDes gares de Cannes et de Mandelieu, le mimosa est expédié dans toutes les grandes villes de France et d’Europe. Aujourd’hui, de janvier à mars, 10 millions de bouquets sont envoyés dans le monde entier à partir des forceries locales. Le nom de la Croix-des-Gardes est issu d’une légende qui remonte au règne de François Ier en guerre à ce moment la avec la Savoie et le Comté de Nice. En 1525, il s'installa au sommet de la colline où se trouve la croix avec une garnison de gardes suisses, élite de l’armée royale.

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C'est à la Bocca que se trouvent les propriétés ayant appartenu aux Rothschild. Les Rothschild ont adoré Cannes. Le Baron Alphonse était amoureux de ce lieu à l’incroyable beauté dont la douceur du climat lui avait permis d’assouvir sa passion des plantes et espèces rares. Travailleurs, avisés, généreux, ils ont été parmi les plus gros donateurs des œuvres cannoises dans un temps où la générosité allait de paire avec la rectitude morale.

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Arrive la Deuxième Guerre Mondiale, les Rothschild partent en exil. La Municipalité de l’époque ayant besoin de débloquer un lieu pour l’accueil d’orphelins contactera le Baron Édouard pour le solliciter afin de mettre une de ses villas à disposition. Au recevoir du télégramme, le Baron Edouard offrira immédiatement l’hospitalité aux enfants dans une très belle villa, le temps du conflit. Mais ce fut le temps ou les mairies et le gouvernement collaboraient avec les nazis. Les Rothschild de confession Israelite furent spoliés et on confisqua tout leurs biens.

septembre-2012-9922.JPGPlus que jamais la phrase du Général de Gaulle dans son Appel du 18 Juin prend tout son sens et peut s’appliquer à cette période noire et honteuse pour la France « Des Gouvernants de rencontre ont pu capituler, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude ». À la Libération, une loi fut promulguée pour que les Citoyens français de confession israélite qui avaient été spoliés recouvrent leurs droits. La ville fit alors déménager en toute hâte des livres dans l’actuelle bibliothèque, dite « Villa Rothschild », pour justifier de la clause d’Utilité Publique.

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Le Baron Édouard demanda justice. Il gagna tous ses procès contre la ville qui fut contrainte à une indemnisation plus juste. Il n’y eut pas un mot de regret. On se rend compte à quel point, pour une municipalité, il est capital de mettre le cap sur les valeurs et de quelle iniquité et bassesse une collectivité toute entière peut se rendre coupable.

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 C'est aussi à la Bocca que se trouve l'aérospatiale dit "le centre". Après un début dans l'industrie aéronautique en 1929, le Centre s'est impliqué de plus en plus dans l'astronautique après la Seconde Guerre mondiale. Au fil des années, il s'est consacré uniquement à l'industrie spatiale dont c'est devenu l'activité principale. Et, avec ses 2000 employés, et près de 1 500 personnes supplémentaires dans la région par l'effet d'entraînement, c'est l'un des tout premiers établissements industriel des Alpes-Maritimes.

septembre-2012-9927.JPGAujourd'hui, le Centre spatial de Cannes est l'un des plus importants sites industriels de Thales Alenia Space, dont il en abrite également le siège social. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la relative tranquillité de l'établissement de Cannes y attire de grands noms de l'aviation, en particulier, pratiquement tous les industriels de l'aéronautique, y compris  Marcel Dassault, viennent s'installer à Cannes la Bocca. La Société est spécialiste dans l'étude et la réalisation d'engins balistiques, maître d'œuvre du programme de missiles pour la force de dissuasion nucléaire française.

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La Société nationale industrielle aérospatiale de Cannes devient le "pôle Satellites" d'Aerospatiale, Les Mureaux en devenant le "pôle Lanceurs". L'activité Satellites va croître progressivement pour devenir majoritaire dans les années 1980, puis la seule activité en 1998. Le 31 mai 1975 avec la création de l'Agence spatiale européenne ; Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre : METEOSAT. Dans les années 1980, l'activité dans les Satellites de télécommunications est croissante.

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En 1981, Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre internationale : Arabsat. Cette activité ne fera que croître, après la création de la famille Spacebus, pour devenir l'activité majoritaire dans les années 1990. Le 10 juillet 1991,  la surface bâtie  passe à plus de 40,000 m2. Cannes est maintenant devenu le premier constructeur de satellites européen. On y travaille aussi pour le fameux Airbus. C'est une ville dans la ville. Pas mal tout de même pour un quartier populaire et inconnu des touristes ....

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  *A l’origine, cette festivité se passait sur la croisette, les Boccassiens mécontents que leur quartier soit oublié, on demandait à la municipalité de la déplacer au centre de la bocca. De toute manière, Cannes sera toujours glamour dans n'importe quel quartier de la ville. Yes we Cannes !

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                                                       DIAPORAMA DE LA FETE FLEURI


 
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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 07:58

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pour un laps de temps les anges Niçois font place aux déesses Bresiliennes

 

Garibaldi avait combattu au Brésil des troupes qui défendaient le trône d’un empereur enfant, Pedro II. Malgré ses soucis politiques (le Brésil entre en révolution et le chasse de son trône en 1889), Pedro II sera un hôte régulier de notre région à la fin du XIXe siècle.

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 C’était un homme d’une grande intelligence et d’une extraordinaire culture, parlant plusieurs langues (dont l’hébreu, le grec, le sanscrit… et le niçois), linguiste et traducteur renommé, correspondant de Pasteur, Renan, Victor Hugo et F.Mistral, apparenté à toutes les grandes familles royales d’Europe (en particulier aux Orléans). Avant et après sa chute, il séjourna longuement sur la Côte d’Azur (1887, 1890-1891, logeant à Cannes mais venant volontiers à Nice.

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C’est ainsi qu’il participe, en 1887, au Congrès géodésique international tenu à l’Observatoire. Il visite aussi les ateliers des peintres installés à Nice comme Rosa Bonheur ou Alexis Mossa, les grandes collections des amateurs comme celle du banquier Ernest Gambart. Comme tout bon hivernant de l’époque, il assiste au carnaval aux côtés du baron de Bellet, dont le frère est consul du Brésil à Nice et sa fille organisera, à Petropolis, la capitale impériale du Brésil, une bataille de fleurs directement inspirée de celle de Nice.

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Ainsi, malgré la distance, Nice et le Brésil ont partagé des personnalités fortes, à travers le temps. La place me manque pour évoquer les liens économiques existant aussi, tant que Nice est l’unique port de la Maison de Savoie. Mais l’essentiel est de rappeler, par cet exemple, combien Nice est à la fois enracinée et ouverte sur le monde. Rappellons aussi l'histoire de Garbaldi le heros des deux monde avec le continent sud Americain dont l'epouse bresilienne donnera deux fils:  Dominique Menotti et Ricciotti Garibaldi qui passent leur enfance entre São Luís (bresil) , Nice et Caprera (italie).

AVRIL2012-0407.JPGEn 1807, les troupes de Napoléon Ier envahissent le Portugal et Jean VI, son roi, se réfugie au Brésil. Mais en 1822, profitant du retour du roi à Lisbonne, pris dans les tourbillons des indépendances des colonies espagnoles voisines, le Brésil se sépare de sa métropole et le fils de Jean VI en est couronné empereur sous le nom de Pedro Ier.

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En 1831, ce dernier abdique en faveur de son très jeune fils qui devient à son tour empereur du Brésil sous le nom de Pedro II. Le gouvernement est alors aux mains des libéraux, favorables au fédéralisme, mais des révoltes républicaines éclatent dans plusieurs provinces du Sud. Et voilà qu’on y trouve un illustre Niçois : Joseph Garibaldi.

AVRIL2012-0455.JPG votre serviteur toujours au coeur de l'action

 

Le 3 juin 1834, Garibaldi a été condamné à mort pour sa participation à un complot contre la monarchie des Savoie à Gênes. Il parvient à s’enfuir, et décide de gagner l’Amérique du Sud où vivent de nombreux exilés politiques originaires d’Italie. En septembre 1835, il s’embarque sur un brigantin, le Nautonnier, à destination de Rio de Janeiro, où il est très bien accueilli par les exilés.

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Il choisit de se retourner vers les républicains brésiliens. Ceux-ci viennent de créer, en sécession de l’Etat central, la république du Rio grande do Sul, dont le principal dirigeant est Bento Gonçalvès, conseillé par le marquis italien Tito-Livo Zambenari. Garibaldi met son petit navire de cabotage au service de la république et se livre à la guerre de course. Le 8 mars 1837, le Mazzini quitte Rio avec huit hommes à bord. Il s’empare d’une goélette autrichienne chargée de café, ce qui lui permet de poursuivre son combat avec un vaisseau plus adapté et un équipage augmenté des cinq Noirs qui armaient le navire pris.

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  Mais il est pourchassé par une flottille anglaise, attaqué, blessé et contraint de se réfugier en Argentine pour se faire soigner. Surveillé par la police, emprisonné, torturé, il s’évade et gagne Montevideo dans l’idée de rejoindre le Rio grande do Sul. C’est alors qu’il attaque une petite ville, Laguna (bresil), où il rencontre Anita Ribeiro da Silva, jeune femme au tempérament enflammé. Solidaire dans les combats malgré la reprise de Laguna par les Impériaux, le couple doit à nouveau fuir.

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Dans cette fuite naît son premier enfant, le 16 septembre 1840. Pendant plusieurs mois, avec leur enfant en bas âge, ils mènent des combats de guérilla dans la forêt puis Garibaldi apprend que Mazzini, de son exil londonien, cherche à reconstituer le mouvement républicain italien frappé par des échecs successifs. Il gagne alors Montevideo (1841). Mais ,cette ville et sa région (le futur Uruguay) sont en effervescence car ses habitants revendiquent leur indépendance à l’égard de l’Argentine.

AVRIL2012-0530.JPGGaribaldi forme une légion à qui il donne une chemise rouge pour uniforme et devient, par sa bravoure, le commandant en chef des troupes uruguayennes. Mais, en 1848, le vent de liberté qui souffle en Europe le rappelle à Nice, où il arrive le 21 juin 1848 avec sa femme et sa famille. Il se jette alors dans la guerre pour la liberté de l’Italie, toujours avec Anita. Vaincu, pourchassé par les Autrichiens, le couple se cache dans les marécages de l’embouchure du Pô. Ayant contracté les fièvres, Anita y meurt en août 1849 à l'age de 27 ans.

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En hâte, on l’enterre secrètement sur place mais, le 11 novembre 1859, pour respecter la volonté de son mari , sa dépouille est transférée à Nice. Elles y demeurent jusqu’en 1931, date à laquelle le gouvernement de Mussolini obtient de la france son transfert à Rome. De nombreux monuments ont été érigés à sa mémoire au Brésil, notamment à Laguna, sa ville natale. Anita Garibaldi, l'arriere petite fille de Giuseppe et Anita Garibaldi, héros des deux mondes mais surtout héros de la liberté des peuples est citoyenne d'honneur de la ville de Nice.

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Au cimetiere du chateau de Nice , seul reste le tombeau de Rosa Raimondo la mére de Garibaldi. La communauté breslienne pour la fete d'Yemanja ne manquera pas dans ses offrandes d'avoir une pensée pour Anita et Guiseppe qui font partis de l'histoire de leur pays.

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                *C’est à La Napoule,où s’était installée la famille impériale brésilienne en exil, que vont naître Louis Gaston d’Orléans- Bragance en 1938 et Bertrand en 1941… Les deux frères, de retour au pays en 1945, mèneront campagne en vain pour la restauration monarchique au Brésil. L’un des héritiers de la couronne, Pierre-Louis d’Orléans-Bragance,est disparu le 1er juin 2009 à bord du vol 447 Air France qui sombra au-dessus de l’océan atlantique…


     DIAPORAMA DE LA CEREMONIE AU BORD DE L'EAU


 
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21 juillet 2012 6 21 /07 /juillet /2012 22:50

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Métropole incontournable au carrefour des routes de Méditerranée, Nice, capitale de la cote d’Azur et cinquième ville de France  a depuis la plus haute antiquité suscité la convoitise de ses voisins et des innombrables envahisseurs qui ont longé le littoral des Alpes Maritimes et ont été séduits par ses paysages, son ciel et son climat.

photos-aout2011-6791.JPGSuccessivement celto-ligure, grecque, romaine, piémontaise, napoleonniene, sarde puis française, Nice peut se targuer d’un passé historique complexe, riche en événements dramatiques, en anecdotes pittoresques et en faits d’armes glorieux. Mais Nice est aussi le centre d’une intense vie artistique comme nul part ailleurs.

photos-aout2011-6797.JPGOubliez les idées reçues. Qualifiée à tord de ville de retraités, alors que plus de 50% de ses habitants ont moins de 40 ans, la capitale de la riviera affiche une image jeune, moderne, dynamique, joggers et rollers sur la promenade des anglais, avenues verdoyantes ponctuées de sculptures et monuments contemporains, multiples initiatives en faveur de l’environnement , elle préserve un patrimoine hors du commun. Une sorte d’eldorado à la Française, avec beaucoup de raffinements à l’italienne et une pointe de folie à la californienne. L’irrésistible Nissa la bella demeure néanmoins encore plus paradisiaque que son homologue de la cité des anges …

photos-aout2011-6793.JPGNice est tout à la fois ! Nizza la Bella, Nikaia la victorieuse, Nicea la province romaine des arènes de cimiez. Pas tout à fait française et pas vraiment italienne. Tout juste méditerranéenne. Un vrai Niçois se fera un plaisir de vous dire : Ici on est plus en France, mais on n’est pas encore en Italie !

photos-aout2011-6760.JPGNice la cosmopolite qui ouvre sa baie aux anges et sa promenade aux Anglais. Nice des Russes, des Juifs et des Américains. Nice jazz, dont le festival, à l’égal du carnaval, jouit d’une réputation mondiale. Nice est plus qu’une ville, c’est un comté, qui s’offre le luxe d’englober une principauté.  Nice à tous les attributs d’un pays : un territoire, un peuple, une langue et même une cuisine.

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 Au cours des promenades aux travers de la ville, de ses rues, ses avenues, ses boulevards et sa vieille ville, le cœur historique de la cité, on retrouve les traces de Louis Nucera, Max Gallo, Jules Romains, Friedrich Nietzsche, Guy de Maupassant, André Gide, Henri Matisse, Jean Cocteau, Catherine Segurane, Guillaume Apollinaire qui passe son bac au lycée de Nice, Paul Valery, Romain Gary, Victor Hugo, Napoléon 1er, Hector Berlioz, Gustave Effel et la liste serait trop importante à nommer , alors on la terminera par le héros des deux mondes : l’immense Guiseppe Garibaldi, l’enfant du pays connu du monde entier, symbole de  liberté.

photos-aout2011-6809.JPGNice est une « déesse sortie des eaux dans un baiser du soleil » écrivait Theodore de Banville. Pour l’apprécier pleinement, grimpez tout d’abord sur la colline du château. La cité s’est enracinée sur ce promontoire rocheux avant même que les colons grecs ne fondent le comptoir de Nikaia. C’est à présent, un exceptionnel belvédère : d’un coté le port ou mouillent bateaux de plaisance et ferries ; de l’autre, la célèbre baie des anges et sa mythique promenade des anglais. A vos pieds, un enchevêtrement de toits qui cachent palais et églises.

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 Descendez ensuite de rampes en escaliers à la découverte des façades aussi colorées que celle des cités ligures. Flânez dans ces ruelles qui regorgent de beautés baroques : ici un balcon de marbre aux faunes grimaçants, la un fronton à volutes, plus loin des bâtisses habillées de crépi ocre ou d’anciennes demeures aristocratiques. Cette Nice italienne avec ses maisons sculptées ou peintes, ses madones au coin des rues. Les bâtisseurs de l’époque ont théâtralisé la liturgie, ont frappé les sens, ont ému les cœurs aux grés de leurs créations et de leurs envies.

photos-aout2011-6798.JPGAutre coup de cœur : l’incontournable cours saleya, l’âme du vieux Nice. C’est avant tout un lieu de vie, le point de rencontre des niçois, l’extraordinaire manège des maraicher descendus des collines de bellet déballant leurs cagettes débordantes de mesclun, de pourpier, de jeunes pousses d’épinards, d’aubergines, de blettes et de courgettes dans un ballet ou le client fait parti des scènes de cinéma à la Pagnol. Etals aux couleurs éclatantes, senteurs qui vous mettent l’eau à la bouche… Toutes ces merveilles du verger et du potager niçois qui garniront les tables des chefs étoilés du département.

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 Partez ensuite à la découverte des ruelles de la vieille ville, jusqu'à la place Garibaldi ou le parfum de l’Italie s’immortalise avec le légendaire café de Turin une véritable institution plus que centenaire... Vous y trouverez une véritable ambiance de village du moyen âge. A l’explosion des couleurs, s’ajoute le parfum des épices et des spécialités niçoises.

photos-aout2011-0559.JPGVéritables labyrinthes de ruelles et de passages étroits uniquement piétonniers, vous y découvrirez plusieurs églises à la beauté baroques surprenantes et majestueuses. Vous passerez par l’étonnante « porte fausse » pour arriver ensuite sur la place Masséna  avec ses fameuses couleurs rouges pompéien. C’est un ensemble architectural d'immeubles sur arcades, construits en 1815 et qui fait irrésistiblement penser à l'Italie et la dolce vita. La place est recouverte de dalles bicolores noires et blanches, formant une sorte de damier.

photos-aout2011-0562.JPGTout au long du parcours du tramway, la place Masséna est jalonnée par sept statues en résine blanche juchées sur des mâts, à une dizaine de mètres au-dessus du sol. Ces statues, en forme de scribes et souvent assimilées à tort à des bouddhas à cause de leur position accroupie ou assise, s'éclairent la nuit grâce à des jeux de lumière qui changent progressivement et alternativement de couleur pour passer de l'une à l'autre, afin de représenter les sept continents. Vous apercevrez la Fontaine du Soleil avec sa statue d’Apollon en marbre de sept mètres de haut trônant sur ses cinq sculptures en bronze, célébrant les planètes Terre, Mars, Mercure, Saturne et Vénus et juste à coté, vous pourrez faire une halte reposante  au jardin Albert Ier entre pins parasol et palmiers.

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 Si vos jambes tiennent le coup, partez à la conquête des galeries Lafayette et de son avenue commerçante au nom légendaire pour les Niçois. : Jacques Médecin.
Ce maire à la personnalité controversée aura eu l’avantage de refuser la mainmise et le contrôle de la région Marseillaise sur notre département et rien que pour cela, les niçois lui en sont éternellement reconnaissants.

photos-aout2011-6725.JPGDoué du charisme et de la mégalomanie innées des hommes politique, charmeur, beau phraseur , servi par une mémoire exceptionnelle et dévouée tout entier à l’avenir de Nice, il aura marqué de sa personnalité et, jusque dans ses années d’exil , l’évolution de l’entité niçoise pendant les 24 ans de son règne. Cela vaut bien le nom d’une avenue. Il a en grande partie réalisé son rêve d’une cote d’azur californienne avec son tourisme d’affaires, son industrie de haute technologie et son individualisme spécifique. Amoureux de son terroir, de jolies femmes, de cigare et de cuisine, il n’a jusqu’alors jamais été remplacé.

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 Espérons tout simplement que Nissa la Bella ne se repose pas sur son histoire et son passé prestigieux, comme est en train de le faire le pays qu’il l’a annexé en 1860.

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                             DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 06:58

mars-2012-0024.JPG La compagnie des Carabiniers du Prince a été créée le 8 décembre 1817 sous le règne du Prince Honoré IV, par son fils, Honoré Grimaldi* pour la protection de la Principauté de Monaco. Le 26 janvier 1904, le prince Albert Ier signe une ordonnance sanctionnant la dissolution de la compagnie des gardes. Le prince confie alors la garde du palais et de sa famille aux carabiniers.

mars-2012-0014.JPGL’ordonnance spécifiait que « le service fait par la Compagnie des Gardes serait exécuté dorénavant par la Compagnie des Carabiniers qui prendrait la dénomination de « Compagnie des Carabiniers du Prince». Composée de 113 hommes de nationalité française (3 officiers, 19 sous-officiers et 91 hommes de rang), la compagnie des Carabiniers du Prince possède quelques formations spéciales : une formation musicale, une équipe de plongeurs sous-marins, un peloton motocycliste.

mars-2012-0016.JPGLa Compagnie des Carabiniers du Prince possède une formation musicale composée de vingt-six carabiniers-musiciens sous les ordres d’un Major. Depuis 1978, cette formation a pris l’appellation de « Fanfare de la Compagnie des Carabiniers du Prince ». Partie intégrante de l’Unité, la fanfare n’est pas une formation à part ayant pour seule vocation la musique.

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Les Carabiniers qui la composent, reçoivent le même entrainement que leurs camarades non musiciens. Ils participent à tous les services dévolus à la Compagnie. La diversité du répertoire de la fanfare lui permet de se produire lors des cérémonies officielles et à l’occasion de manifestations sportives et de concerts publics. Depuis 1989, S.A.S. le Prince Souverain n’hésite pas à l’envoyer à l’étranger : Saumur, Nîmes, Albertville, Lugano, Düsseldorf, Turin, Lisbonne, Séville, Genève, Hanovre, etc.

mars-2012-0033.JPGDepuis sa création, les Carabiniers du Prince ont pour mission d’assurer la garde du Palais et de veiller à la sécurité du souverain et de ses proches, de fournir les services d’honneur, de veiller à l’exécution des lois et de participer au maintien de l’ordre public. Le Palais est gardé en permanence, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, par deux sous-officiers, un brigadier et huit carabiniers. La relève de la garde, effectuée tous les jours à 11h55, est annoncée par un élément musical (deux tambours, deux trompettes).

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 La compagnie des Carabiniers du Prince assure les services d’honneur en grande tenue. Sur « réquisition », elle escorte le corps judiciaire. Elle participe aux cérémonies officielles, civiles et religieuses, aux prises d’armes et défilés. Elle assume également diverses missions de service public. Avec la création au sein de l’unité du secourisme militaire, la compagnie des Carabiniers du Prince met en œuvre les ambulances de la Croix-Rouge monégasque. Elle participe, à ce titre, à la sécurité des importantes manifestations sportives ou artistiques qui ont lieu dans la principauté, nécessitant des moyens de secours et d’évacuation.

mars-2012-0063-copie-1.JPGElle participerait le cas échéant à la mise en œuvre des plans de secours, plan Rouge ou plan ORMOSE (Plan d’organisation monégasque des secours). Elle assure le ramassage journalier des jeunes enfants pour le compte de la crèche « Foyer Sainte-Dévote » et le transport à la demande de la Croix-Rouge monégasque de personnes handicapées. L’équipe de plongeurs sous-marins est régulièrement sollicitée pour s’intégrer aux dispositifs de sécurité et participer aux diverses missions de secours lors des compétitions nautiques nombreuses dans les eaux monégasques. Ces personnels participent également aux observations scientifiques en milieu sous-marin pour l’étude de la pollution en Méditerranée.

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  Le peloton motocycliste est chargé des missions journalières et des escortes du souverain ou de chefs d’États en visite à Monaco. Les Carabiniers du Prince sont recrutés parmi des candidats qui remplissent les conditions suivantes : Être de nationalité française et avoir effectué le service militaire ou posséder une formation militaire ; Être âgé de 19 ans au moins et de 27 ans au plus ; Être célibataire (autorisation de mariage après la confirmation du premier contrat) ; Mesurer une taille de 1,80 m (minimum rigoureusement exigé) ; Posséder un très bon état de santé ainsi qu’une excellente condition physique ; Montrer de bonnes dispositions intellectuelles ainsi qu’un niveau scolaire convenable ; Être titulaire du permis de conduite VL (au minimum) ; Savoir nager.

mars-2012-0067.JPGAu moment de son incorporation, le jeune carabinier signe un premier contrat de cinq ans qui n’est validé qu’après une période d’instruction et une période de confirmation au cours desquelles aptitude et motivation sont vérifiées. Cette confirmation intervient normalement au bout d’un an, mais peut être prolongée d’une, voire deux années probatoires. Le carabinier peut poursuivre sa carrière par engagements successifs de cinq ans, jusqu’à l’âge de 55 ans, sous réserve de continuer à remplir toutes les conditions d’aptitude.

mars-2012-0070-copie-1.JPGL’avancement au mérite permet à un certain nombre de carabiniers d’accéder aux différents grades de sous-officiers. Cependant, le très faible taux de renouvèlement de ces postes implique que 50 % des militaires terminent leur carrière comme carabinier de première ou seconde classe. La tenue de parade demeure à quelques détails près celle du début du siècle, les équipements et les matériels se sont modernisés au rythme de la nouvelle technologie. La sécurité s’est vue renforcée par la mise en place de moyens modernes. La mobilité des hommes s’est accrue par la dotation de véhicules adaptés aux différentes missions et, en matière d’armement, les vieux fusils et révolvers ont cédé la place à des armes modernes comme le M16A2 et le Glock 17.

mars-2012-0076.JPG"The Rock" le rocher de Monte-Carlo est aussi célèbre que l’état, la principauté de Monaco. C’est à partir du 1er juillet 1866 que le nom Monte-Carlo a été donné au rocher en l’honneur du prince Charles III de Monaco. Le nom italien Monte-Carlo signifie le mont Charles. Monte-Carlo se prononce monté carlo, et non monté carl’ comme certains s’entêtent à le prononcer.

mars-2012-0106.JPGLe quartier de Monte-Carlo est le plus célèbre des quartiers de Monaco. Il arrive souvent que la popularité de Monte-Carlo empiète sur celle de Monaco. Le Rocher de Monte-Carlo est l’une des raisons de l’établissement de la première civilisation à Monaco. En effet, la situation géographique avantageuse que procurent le bord de mer et le rocher de Monte-Carlo a su séduire les premiers habitants. Ainsi, les premiers habitants de Monaco étaient constitués par une population venue de l’intérieur des terres Niçoises et Ligures.

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Attirée par les potentialités commerciales et navales de l’endroit et rassurée par ce rocher, ces premiers Hommes ont bâtit la ville de Monaco. C’est sur le rocher de Monaco que Fulco Del Casselo, à la tête d’un détachement de Gibelins, bâtit la première construction de l’état, une forteresse qui assurait une position stratégique et un moyen de contrôler la région. En tout les cas, la visite a plu à notre Breton …

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*Les Grimaldi sont une famille d'origine génoise qui possède plusieurs branches subsistantes. La branche la plus connue est celle des seigneurs et princes de Monaco, mais la famille a également produit d'autres branches qui ont donné des comtes de Beuil, des seigneurs d'Antibes, des comtes de Puget, des seigneurs de Nice, des marquis de Beaufort, etc. Plusieurs de ses membres ont également été évêques, archevêques et cardinaux.

                 DIAPORAMA DE LA GARDE ET DU ROCHER



 
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 11:27

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Sur une colline rocheuse, surplombant la baie de Nice. Considéré comme un lieu culte du comté Niçois, la terrasse qui occupe son emplacement est parfois connue sous le nom de « berceau du soleil » pour la qualité de ses panoramas à n'importe quel moment de la journée que ce soit au lever ou au coucher du soleil. La colline du château est un grand rocher calcaire culminant à 93 metres au dessus de la mer avec un sommet constitué de deux plateaux , l’un au sud où va s’ériger pendant sept siècles le château, un peu plus bas au nord les premiers faubourgs et plus tard la citadelle.

photos-aout2011-5749.JPGC'est le lieu de promenade privilégié des Niçois, d’une superficie de deux hectares, sa végétation spontanée est essentiellement constituée de feuillus et de quelques conifères. Une remarquable végétation rupestre a colonisé la roche abrupte de la colline. De nombreuses espèces introduites agrémentent le plateau du parc. La surprenante cascade(dans le diaporama) alimentée en eau de la Vésubie grâce au canal achevé en 1887 ajoute beaucoup de charme aux attraits naturels du site.

photos-aout2011-5735.JPGLa destruction de la citadelle de Nice, au printemps 1706, par les troupes de Louis XIV, laissa à nu une colline qui avait depuis toujours porté habitat et défenses. Elle eut involontairement une conséquence positive : devenue ville ouverte, Nice allait inventer le tourisme de villégiature.

photos-aout2011-5732.JPGCe fut le roi Charles-Félix qui y remédia. Devant l’engouement des touristes pour les flâneries bucoliques, il céda le terrain à la Ville à condition qu’elle y aménageât une promenade publique. En 1828, la Ville confia ce soin à la Royale Chambre de Commerce et d’Agriculture, dont un membre, le grand naturaliste Niçois Antoine Risso, prit en charge le boisement du site, important d’innombrables essences exotiques. Lui succédèrent François Bottieri et le baron Louis Milionis du Touet, jusqu’à ce que, en 1858, la Royale Chambre remît un parc arboré à la Ville.

photos-aout2011-5748.JPGCe parc fut à sa lisière embelli par la reconstruction de l’ancienne tour Saint-Elme, dite tour Clerissi, puis tour Bellanda, en 1844, tout à fait dans l’esprit des décorations paysagères romantiques. En 1885, on transforma les ruines du donjon, qui subsistaient encore, en cascade décorative, qui par ailleurs servait de surverse aux bassins de la première adduction d’eau moderne de Nice, celle de Peillon-Sainte-Thècle, construite en 1864-1867. C'est dans cette tour mythique que Berlioz y aurait composé en 1831 l'ouverture du Roi Lear.

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  Berlioz y habitat même pendant quelques temps admirant le splendide panorama des ponchettes. Le nom "Ponchettes" vient du mot "pouchetta", qui signifie "petite pointe" en niçois. Les Ponchettes étaient à l'origine l'endroit où les pêcheurs amenaient leurs embarcations sur la grève. Premier port de Nice, bien qu'il n'y eut aucun quai d'aménagé. Tout le long de la grève, ils construisirent leurs cabanes, afin d'y entreposer leur matériel, puis d'y habiter.

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A partir du XVIIIe siècle, elles furent construites en dur, avec toit plat en terrasse. Lorsque Nice s'ouvrit au tourisme, les toits, accessibles aux promeneurs, devinrent un lieu de promenade couru. Les terrasses furent ouvertes au public jusque dans les années 1960.Ici, les légendes font place à d'autres légendes ..... Hector Berlioz dira lui même : "La symphonie fantastique, je l'ai devant mes yeux en me levant tous les matins". Il faisait allusion au panorama de la baie des Anges.

photos-aout2011-5780.JPGJe reprends ma moto pour descendre maintenant sur le quai Rauba-Capèu ("voleur de chapeau", en raison des coups de vent qui le balaient) devant lequel fut immergée, le 20 octobre 1968, la statue de N-D. des Fonds Marins ,puis je passe devant le Monument aux Morts. Cette Construction grandiose Haute de 32 mètres fait corps avec la colline du château. Elle est l'une des plus grandes  de France, le Monument aux Morts de Nice est tourné face à la Méditerranée et au port Lympia. La réalisation du cénotaphe fut confiée à l’architecte niçois Roger Seassal, premier grand prix de Rome pour honorer les 4000 Niçois morts durant la Première Guerre mondiale.

photos-aout2011-5785.JPGLe Port Lympia de Nice fut commencé en 1749 sous la direction de l'ingénieur militaire Antonio-Felice Devincenti qui élargit et approfondit le lac marécageux alimenté par la rivière Lympia. Ouvert à la navigation en novembre 1751. L’architecte  Ignace comte de Tavigliano et l'ingénieur Filippo Nicolis comte de Robilante entreprennent de creuser le bassin intérieur mais le port restera inachevé, sans quai. Ce n'est qu'en 1880 qu'il atteindra ses dimensions définitives.

photos-aout2011-5790.JPGSans être aussi important que celui de Villefranche sur Mer (le premier port du comté Niçois), celui ci accueille les plus grands ferries, améliorant les liaisons avec la Corse (plus de 700 000 passagers par an). Au fond, il est dominé par la place "Île de Beauté " bordée d'immeubles à portiques aux façades rouges rehaussées de bas-reliefs et de balcons. A l'ouest, la maison Pie-Astraudo date de 1844; à l'est, celle d'Honoré Malbequi de 1885; elles encadrent l'église N.-D. du Port achevée en 1853. C'est ici qu'habitait dans sa jeunesse, Jean Marie Gustave Le Clézio le célèbre écrivain Niçois qui obtint le prix Nobel de littérature décerné en 2008.

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Pour l’heure, j'aperçois le "Pacific Princess», ce bateau est célèbre, car il a servi au tournage de la série "La croisière s'amuse". Sa silhouette est élégante, et il a fière allure ! Nice accueille donc en ce moment l’un des bateaux les plus mythiques des années 80, du moins dans l’univers merveilleux de la télévision. La rencontre de deux légendes ! Celle d'un bateau et d'une ville ....

photos-aout2011-5821.JPGPour conclure cet article sur le port et la colline du château de Nice, un autre grand écrivain Niçois: Louis Nuçera, aura cette déclaration merveilleuse sur la plus Italienne des villes Françaises : Ce que j’aime de ma ville de Nice, c’est une certaine rondeur. A Paris, ou je vis une partie de mon temps, tout est droit, bien aligné. Le vieux Nice aime la ligne brisée, la courbe. Autant d’empreintes qui obligent à flâner, à être curieux. Nice est bien la plus jolie créature féminine que la France possède …

photos-aout2011-5781.JPGA nice , on passe vite d'un paysage à un autre, tantot urbain, tantot marin, tantot agricole ou se melent les atmospheres qui ont de tout temps fasciné les artistes. Nice est une ville theatrale ou Fellini dira  lui meme : Ici il faut constament deplacer la camera tant les plans exceptionnels sont nombreux ...

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                           DIAPORAMA DE LA BALADE


 
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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 20:33

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L’installation des Templiers à Nice au XII ème siècle fait suite à un accord entre le Pape et l’Empereur d’Allemagne. Il est admis que le Temple, ordre militaire et religieux, aurait été appelé dans les Alpes Maritimes (vieille province romaine) pour défendre les populations contre les incursions maritimes des Sarrasins.

053.JPG Pour tout ceux qui ne connaissent pas ce qu'est un village pentu chez nous, je conseille Biot.

 

P.Gioffredo l’historien niçois indique qu’en 1135, conjointement avec les Hospitaliers, les Templiers s’installent à Nice avec l’approbation du Pape et que l’évêque Pierre comble le Temple de ses libéralités et «lui fait de nombreux dons, tant dans la ville que dans ses environs ». Les Templiers sont alors présents à l’intérieur de la cité, sur les bords du Var (le fleuve) et au quartier du Ray qui a conservé le nom de Temple.

mars-2012-0047.JPGDans une  chartre de 1154, les Templiers occupaient dans l’intérieur de la ville, près de la rue nommée Saleya une grande maison appelée le Temple et deux autres établissements dans le territoire de Nice. C’est en 1176 dans la maison des Templiers localisée au quartier des Sagnes, sur la rive gauche du Var que sera signé le traité par Alphonse 1er  et les consuls de Nice, mettant fin à la domination génoise sur la ville.

Hugues Geoffroi, maître du Temple est cité comme témoin capital de cette cérémonie.

mars-2012-0052.JPGInstallés au nord à l’ouest et au centre de Nice, les Templiers semblent affirmer une domination évidente  sur la cité. A l’occasion de sa seconde visite à Nice en 1188, Alphonse d’Aragon honora de sa présence la maison templière située au nord de la ville où il fut selon Durante «splendidement traités par les chevaliers ». Les archives révèlent ensuite les nombreuses acquisitions effectuées par les Templiers niçois.

mars-2012-0058.JPGLes animations sont un peu en bas du village, un peu en haut...vive les sportifs  

 

Ces actes sont significatifs de l’affirmation du rôle militaire, assuré par les Templiers dans la surveillance et la défense de la cité et de toute sa région. Les acquisitions du Temple vont se poursuivre autour du pays de Nice. Le 13 avril 1222, Nice s’étant à nouveau détachée de la couronne de Provence, Rostaing de Saint Laurent, précepteur de la maison de Nice et de Grasse est cité à propos d’une convention passée entre la milice du Temple et Bérenger d’Avignon pour une indépendance totale.

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A l'interieur des murs, des jardins luxuriants ou se melent figuiers et bananiers.

 

Pour cette édition 2012, les organisateurs ont de nouveau fait appel à toutes les troupes médiévales reparties aux quatre coins d’Europe pour établir leurs campements sur la cité Biotoise devenue en quelques années la capitale Templière. Aux nombreux campements de chevaliers s’ajoute l’implantation des ateliers d’artisans de tous les corps de métier répartis dans les ruelles du centre historique.

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Devant nous, ils  taillent la pierre, fondent les métaux, frappent la monnaie, tournent les cruches et les pichets, mouent le grain et cuisent le pain, enluminent nos manuscrits, créent des sceaux et  des blasons, soufflent le verre !

Pour que la fête continue le soir venu du samedi 31 mars : la place est faite à la liesse pour un bal médiéval autour d’un gigantesque feu de joie animé par l’esprit magique des compagnies médiévales qui nous invitent à la danse.

mars-2012-0153-copie-1.JPGNul ne saurait séparer cheval et chevalier et, si historiquement le cheval se situe au centre du sceau des Templiers, c’est qu’il en est, sans conteste, l’élément emblématique. Il allie les notions de voyage, à celles de travail et d’humilité dans l’apprentissage, ainsi que de partage et de pauvreté puisque, contrairement aux autres chevaliers, le Templier ne possède pas son propre destrier.

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Aujourd’hui, pour nos écuyers et chevaliers, l’heure est à l’entraînement, à l’exercice équestre, aux jeux d’adresse et aux tournois amicaux… À moins que la piétaille des Blancs Manteaux, des Chevaliers Teutoniques et Italiens ne cherche querelle aux Chevaliers de Crussol et ne leur lance un défi ? Là, la quête de l’exploit commence : du grand spectacle équestre en perspective.

mars-2012-2813.JPGDes spectacles de haut vol ! Un  spectacle de fauconnerie médiévale nous surprend cette année par sa sidérante virtuosité. Sur le rythme d’un ballet médiéval orchestré, ces rapaces aux griffes acérées survolent les visiteurs et tournoient dans le ciel de Biot sur les indications de leurs maîtres fauconniers. Une émotion stupéfiante face à tant de force et de beauté déployées !

mars-2012-2840.JPGAu Moyen Âge, la fortification est un "phénomène international" en raison notamment des Croisades autour de la Méditerranée qui ponctuent les 11ème, 12ème et 13ème siècles. L’état de conservation actuel des forteresses médiévales témoigne des fantastiques capacités et du savoir-faire de ces tailleurs de pierres, forgerons, menuisiers, potiers, enlumineurs, faiseurs de vitraux et premiers verriers… 

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Bien des châteaux forts de cette époque furent construits en quelques années seulement grâce à des systèmes éminemment ingénieux. Vous serez surpris par l’esprit d’économie qui animait les bâtisseurs de l’époque : avec une dizaine d’outils, il était possible d’amener simplement le matériau de son milieu naturel à son milieu de pose. Vous saurez tout sur le nombre d’or, la cage à écureuil et les vieux métiers de la construction !

mars-2012-2904.JPGTout cela on vous l'apprend à Biot pendant des conférences spécialisées dédiées à la construction au Moyen Âge, le chantier des bâtisseurs pendant les festivités rend hommage à ces explorateurs de la forme et de la matière qui édifient, consolident et embellissent notre patrimoine architectural. Sur la Place de l’Église et la Place des Arcades, ils ont installé leurs ateliers, leurs enclumes, leurs échafaudages d’époque...

mars-2012-2920.JPGLa présence, entre autres, d’un cordiste sur le chantier nous initie à cet ancien métier d’exception : à partir du chanvre, il tresse des cordages puis quitte son atelier pour gravir les murailles à l’aide de ses jambières et de sa corde à nœuds. Cette méthode permettait à ces voltigeurs intrépides de monter les échafaudages en bascule et de manier avec le maître d’œuvre la cage à écureuil de 10 mètres de haut qui était l’engin de construction le plus puissant.

mars-2012-2932.JPGDès le 11ème siècle, les places fortes se multiplient dans l’occident médiéval. Les sièges sont alors plus nombreux que les batailles rangées et c’est logiquement que se développent des engins de guerre perfectionnés. Trébuchet, couillard, bricole, ribaudequin ou pierrier, on est surpris par le nom de ces machines, certes, mais surtout par la sophistication et la taille de ces armes de siège artisanales monumentales.

mars-2012-2944.JPGRevers de la médaille de la construction de fortifications quasiment insurmontables et indestructibles, les constructeurs des armes de siège ont dû eux aussi rivalisé d’ingéniosité pour créer des outils capables d’ébranler les épaisses murailles des châteaux forts. Un campement médiéval aux pieds des remparts de Biot reconstitue cette tranche de notre histoire, et deux soldats en armures, aidés par le public, actionnent une collection de machines de siège : le trébuchet à roue carrier de 6 mètres de haut, le pierrier et le couillard. Gare à ceux qui se trouveront sous les projectiles à leur arrivée !

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Sous les grondements sourds des tambours des Templiers, prêts à entrer dans leur fief de Buzot. À l’aube du 13e siècle, les Chevaliers du Temple ont écrit une nouvelle page de l’Histoire de Biot et rien ne saurait égaler cette mise en scène exceptionnelle de la Cité en images et en musique pour que les remparts, les tours et les clochers de ces lieux incroyablement préservés reprennent vie, l’espace d’un spectacle fantastique. Cette année, « La légende des Templiers » a pris une dimension internationale. Au-delà de la reconstitution visuelle de la vie au 13e siècle, la manifestation historique Biot et les Templiers s’appuie sur une programmation culturelle de qualité remarquale.

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                           DIAPORAMA DES TEMPLIERS


 
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22 avril 2012 7 22 /04 /avril /2012 15:10

mars-2012-0009.JPG Au 12ème siècle, la prise de Jérusalem donne lieu à la naissance de l’Ordre du Temple dont la mission initiale a pour objectif de défendre la chrétienté sur les terres d’Orient. En ces temps tourmentés de Croisades, les pèlerinages en Terre Sainte deviennent dangereux et les Commanderies Templières se multiplient en Occident. L’acte de donation octroyant l’ensemble des terres de Buzot (Biot) à l’Ordre des Chevaliers du Temple a été entériné debut de l'année 1209 par le Comte Alphonse II ,avant de décèder à palerme pour "sauver son âme et celle de sa famille".

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Les préceptes qui régissent la vie à la fois monastique et chevaleresque des Templiers ont été édictés et rassemblés dans un manuscrit dont seuls subsistent sept exemplaires de par le monde : la Règle de l’Ordre du Temple. Les moines-soldats s’installent sur les hauteurs stratégiques de Buzot (Biot), sur ce qui fut un prestigieux Castrum romain durant les premiers siècles de notre ère puis, par un revers de l’histoire, connut de nombreuses vagues d’invasions, dites barbares, qui le laissèrent exsangue, sans terre et sans édifice, ruiné en ce début de 13ème siècle.

032.JPGPeu à peu, sur le chemin des Croisades, de nombreux Templiers s’attachent aux fiefs de Buzot. Nouveaux bâtisseurs, ils font appel à différents corps de métiers afin d’ériger ce qui deviendra la plus importante Commanderie de Templiers de la région sud Orientale de France et de pourvoir aux besoins d’un territoire qui tout au long du 13ème siècle s’étend pour occuper finalement, en 1308, la surface actuelle des terres biotoises :

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tailleurs de pierres, forgerons, menuisiers, potiers, enlumineurs, faiseurs de vitraux et premiers verriers s’affairent pour édifier château, église et bâtiments permettant de vivre dans la prière monacale et l’entraînement chevaleresque… Alors que meuniers, boulangers, paysans, tisserands, maréchaux-ferrants, fauconniers, écuyers ou encore archers rivalisent de savoir-faire et perfectionnent un artisanat en plein essor au Moyen Âge. Biot devient une capitale Templière...

mars-2012-0042.JPGEn mars 1209, le Comte Alphonse II  délivre à l’Ordre des Templiers un acte de donation autorisant la jouissance des terres biotoises. A Biot, les possessions du Temple sont d’abord gérées par la commanderie de Grasse et ce n’est qu’en 1233 que les chevaliers du Temple investissent leur nouvelle « maison », située dans l’ancien château de Biot. Aujourd’hui, la bâtisse est encore visible : il s’agit du bâtiment qui sépare la place de l’Eglise de la place aux Arcades.

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  La commanderie de Biot comporte ainsi la répartition habituelle des maisons de l’Ordre : la chambre du commandeur, une grande salle, une cave, une tour avec cachot, des remises, des écuries, de grands jardins composés d’amandiers, de figuiers et de vignes. A chaque maison sont attribués deux à quatre chevaliers, un chapelain, des écuyers et des frères servants. Contrairement à d’autres, la commanderie biotoise exploite elle-même ses terres.

mars-2012-0055-copie-1.JPGLes chevaliers emploient de façon saisonnière des ouvriers agricoles pour aider à la récolte. Les revenus de la commanderie sont alors nettement supérieurs à ceux d’autres maisons. Au fil des donations, le territoire des Templiers de Biot s’agrandit, surtout de 1226 à 1260.

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Les terres s’étendent de Villeneuve-Loubet jusqu’aux Clausonnes en passant par le Golf de Biot et devient alors plus importante que la commanderie de Nice et de Grasse bien qu'elle soit déjà réunies sous un même commandeur Bernardus de Cambolano...

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branche de rameaux de l'arbre sacré d'olivier pour la bénédiction 

 

Plus tard l'évêque de Grasse, Raimond de Villeneuve et Geoffroi de Grasse, commandeur de Grasse, Nice et Biot, choisirent Guillaume, évêque de Vence et Rostang de Comps, maître du Temple comme successeur. Les chevaliers du Temple forment alors l’unité territoriale de Biot, ils constituent un important domaine de Nice à Grasse attirant quelques convoitises.

mars-2012-0143.JPGA l’aube du 14ème siècle, les Templiers d’Occident deviennent impopulaires. Bien que respectant la vie et les règles monastiques, beaucoup sont accusés de vivre dans l’opulence suite aux nombreuses richesses accumulées grâce aux donations dont ils ont bénéficié. En 1307, les Templiers sont arrêtés sur ordre du roi Philippe Le Bel qui projette de les anéantir afin de s’octroyer leurs richesses.

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Biot, situé hors de France, ne dépend pas de l’autorité royale. En cela, ce n’est que trois mois et demi après les arrestations de France que, sur ordre de Charles II le Boiteux, Comte de Provence ennemie héréditaire du pays niçois, les chevaliers biotois sont arrêtés et emprisonnés à Perthuis. Suite à ces arrestations, le Pape Clément V attribue les richesses de l’Ordre du Temple aux Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, devenus en 1530 Chevaliers de Malte.

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  La création de l’Ordre du Temple nécessite l’établissement d’une règle permettant d’introduire et de légaliser l’arrivée des templiers dans la société médiévale du 12ème siècle. Ainsi, en 1128, un concile se réunit à Troyes pour rédiger la règle primitive de l’ordre sur la base des travaux de Saint-bernard. La règle primitive, également nommée "règle latine", définit tous les préceptes de la vie des moines soldats. Elle prévoit effectivement les statuts hiérarchiques, l’élection du Maître de l’Ordre, les pénalités, la vie conventuelle des frères, les chapitres, les pénitences et la réception des étrangers dans l’ordre.

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Le document original de la règle de l’Ordre du Temple (manuscrit 37, prêté par la Bibliothèque Carré d’Art de Nîmes), datant du 12ème siècle, est exposé au Musée d’Histoire et de Céramiques Biotoises, dans le centre historique.

mars-2012-0177.JPGLa Commanderie de Biot avait bien sur beaucoup d'affinité avec les templiers italiens. Le premier Ordre Templier italien, intitulé Ordre de Saint Jacques d’Altopascio est considéré comme l’un des plus anciens ordres militaires découvert à ce jour. Constitué par des moines Augustin vers le milieu du 10ème siècle, à Altopascio prés de Luca, cet ordre a pour mission de porter assistance aux pèlerins voyageant par la route de Rome jusqu’à Saint Jacques de Compostelle.

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L’Ordre de Saint Jacques d’Altopascio, dirigé par Maître Capponi, n’a jamais étendu son territoire. Ainsi, après quelques désaccords avec le Pape Paul III, le dernier maître Capponi est excommunié puis l’ordre est absorbé par celui des Chevaliers de Saint-Étienne de Toscane. Fondé en 1561 par le Grand Duc Cosimo de Médicis de Toscane pour combattre les corsaires, l’ordre de Saint Etienne de Toscane suit la règle des Bénédictins.

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L’ordre italien comporte quatre classes composées de chevaliers issus de sang noble, de chapelains, de sergents et de canonniers. Les chevaliers siègent dans le couvent de la ville de Pise et sont vêtus du blanc manteau comportant une ligne rose et la Croix de Malte a liseré or sur le côté gauche.

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Cette Année Biot a encore fait très fort et à tenu toutes ses promesses avec des dizaines de milliers de visiteurs et un enthousiasme non feint car le public participe de plus en plus à cette énorme commémoration. Des troupes venues d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, de Tchéquie et des quatre coins de France ont animé tout au long du week end spectacles equestres, combats, fauconnerie, procession et bénédiction des rameaux…. (A suivre)

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mars-2012-0041.JPG                          2 DIAPORAMA DES TEMPLIERS


                           PORTRAITS DES PARTICIPANTS


 
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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS

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