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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 15:20

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L’opéra de Nice est situé dans la vieille ville face à la mer et proche du célèbre cours Saleya. En moto, je n’ai bien sur pas de problèmes de stationnement et les places de parking pour deux roues sont assez nombreuses sur le quai des Etats-Unis. Quelques mètres à pied m’emmènent tout de suite à la rue Saint François de Paule ou se trouve le fief de l’orchestre philarmonique de Nice reconnu comme une formation musicale de  tout premier plan. Celui-ci se produisant à New York, au Japon, en Italie et bien sur en France.

photos-aout2011-1262.JPGL’opéra de Nice fut construit pour plaire aux riches aristocrates qui fréquentaient la Cote d’Azur au XIXe siècle.
C’est en 1776 que la famille Maccarani construit un théâtre sur le site actuel de l’opéra. Il est racheté en 1778 par quarante gentilshommes niçois. Avec l’essor de la ville, il faut construire une salle plus grande et plus confortable, digne des riches étrangers qui viennent hiverner à Nice. Aussi le théâtre Maccarani est démoli en 1826 et reconstruit deux ans plus tard.

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L’architecte Turinois  (Turin est la capitale du Royaume) Benoit Brunati avait conçu un plan très simple, inscrit dans une architecture néo-classique qui commençait à fleurir à Nice.
La façade principale donnait sur la rue Saint François de Paule car le quai des états unis n’existait pas et l’arrière de l’édifice donnait directement sur une plage encore encombrée de baraques et de barques de pécheurs. Façade, perron et portique à colonne rappellent d’ailleurs très nettement l’architecture du Teatro La Fenice de Venise, antérieure de trente ans.

photos-aout2011-0007.JPGUne des grandes audaces de cet édifice était la vaste baie vitrée (9x4 mètres) qui faisait fonction de fond de scène et s’ouvrait sur la mer selon une technique visible par exemple au théâtre du palais royal de Caserte, prés de Naples. Pour la décoration, la ville de Nice fit appel aux deux plus grands peintres Niçois de l’époque : Paolo Barbéris et Juan Batista Biscarra.
Les fresques portent sur le thème du triomphe de l’héroïne Niçoise Catarina Segurane sur les armées de François 1er et de Soliman le magnifique.

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Le théâtre Royal pouvait commencer à vivre, proposant plusieurs fonctions. La principale concernant évidemment la production de spectacles et de concerts. Divers impresarii se succédèrent à la tête de l’institution afin d’offrir aux Niçois et aux hivernants (Nice était alors la capitale culturelle de l’Europe) les plus récentes créations lyriques, en un temps qui en fut riche. Une deuxième fonction consistait en l’organisation de fêtes et de bals. La dernière fonction était liée aux grands événements politiques. Ainsi, à l’occasion des reformes de novembre 1847, ce fut sur la scène du théâtre que l’on vint chanter hymnes et odes à la liberté, à l’unité de l’Italie et « au valeureux » roi Charles Albert.

photos-aout2011-0015.JPGOn sait que le pire ennemi des théâtres de ce temps était le feu. L’abondance de tissu, de papier mâché, de bois exposait ces établissements aux flammes. Le risque était augmenté par l’usage des rampes de scènes au gaz, dont la circulation à travers le bâtiment créait un danger supplémentaire d’explosion. C’est cette terrible conjugaison qui frappa le théâtre royal le 23 mars 1881.
Quand le brasier fut éteint, il ne restait du théâtre royal que ses quatre murs de façade et l’on dégagea soixante trois corps qui furent transportés dans l’église voisine transformée en chapelle ardente.

photos-aout2011-0027.JPGLa construction du nouvel opéra intervient en pleine période éclectique. Ce mouvement architectural puise son inspiration dans différents styles. La façade nord, avec sa colonnade, est composée de cinq travées surmontées de deux pavillons entre lesquels s’élèvent quatre statues de Muses (Euterpe, Melpomène, Thalie, Terpsichore).La rotonde d’angle fait le lien entre les façades nord et est. Avec ses colonnes à bossages et ses grandes verrières, elle donne un effet de verticalité et de majesté à l’édifice, quand les soirs de représentations, la lumière transforme l’opéra en un gigantesque vaisseau illuminé.

photos-aout2011-0035.JPGFace à la porte d’entrée de l’opéra se trouve l’escalier d’apparat qui dessert la grande salle. Celle-ci disposée en fer à cheval est une salle dite « à l’italienne » ou le public est mis en scène autant que les artistes. De dimensions spectaculaires (19 mètres de large et 23 mètres de long) la grande salle occupe les trois quart du bâtiment. Elle peut contenir 1500 spectateurs. L’avant scène mesure 13 mètres de large pour une hauteur de 14 mètres et une profondeur de 19 mètres. La décoration est luxueuse : chapiteaux composites, loges parées d’or sur fond crème et tapisserie rouge.

photos-aout2011-0032-copie-2.JPGLa fresque du grand plafond a été réalisée par le peintre Mentonnais Emmanuel Costa dans un style très académique. Elle représente un vaste ciel mythologique dans lequel Apollon, dieu des arts et de la musique et Aphrodite, déesse de l’amour, sont associés à d’autres personnages et Creatures de la mythologie, disposés en une sorte de ronde harmonieuse d’un monumental lustre de cristal représentation de l’astre solaire.

photos-aout2011-0049.JPGL’opéra a connu deux création mondiales, la prise de Troyes de Berlioz en 1890 et Marie Madeleine de Massenet en 1903, ainsi que de nombreuses créations françaises, notamment, Eugene Oneguine de Tchaïkovski en 1895, l’or du Rhin de Wagner en 1902 ou encore Manon Lescaut de Puccini en 1906. L’opéra de Nice a été classé en 1992 au patrimoine des monuments historiques et fait parti des plus beaux opéra dans le monde. Aujourd’hui l’opéra de Nice possède l’une des plus grande Diacosmie, centre de production  qui regroupe dans un même bâtiment les fonctions d’étude, de fabrication, de création et de stockage nécessaire à la vie d’un grand théâtre moderne de réputation mondiale. Sa superficie totale est de 22000 m2 sur cinq niveaux.

photos-aout2011-0051.JPGDeux ateliers de 40X40m pour les décors et les ouvrages lyriques ou chorégraphiques permettent de passer dans les meilleures conditions, du projet à la construction.
Une voie de circulation longue de 80 mètres, large de 5 mètres et haute de 15 mètres traverse le bâtiment de part en part, permettant ainsi de desservir les ateliers de construction, les scènes de répétitions, les aires de stockage et les magasins d’accessoires. Deux plateaux reconstituent, l’un la scène de l’opéra (288m2), l’autre la scène Apollon (1082m2) et permettent aux artistes de travailler dans des décors réels et les conditions exactes des représentations. Un studio d’enregistrement complète l’équipement de la grande scène.

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(visite de l'opera à l'occasion des journées du patrimoine)

 

                                 DIAPORAMA DE L'OPERA


 
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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:11

109.JPG L’architecture Belle Époque est le nom donné à un style architectural entre 1850 et 1925. C’est une période où l'on construit de nombreux bâtiments remarquables souvent qualifiés de « palais ». Ces palais vont utiliser les techniques de décoration de l'architecture nouvelle. Pour singulariser leur création, les architectes vont fabriquer un décor en faisant appel à des placages de reliefs en stuc, des colonnades, des cariatides, etc. Plus original encore, les angles des palais au carrefour des rues seront très souvent surmontés d'une coupole fièrement dressée, de forme sphérique ou souvent allongée rappelant le style Russe. Elle est couverte d'ardoises, à la mode « hausmannienne » ou de tuiles vernissées rappelant l'habitude ligure de la région niçoise.

Avril-2011-0149.JPG Kiosque turc, façade Louis XV, temple égyptien, chapelle style Cambridge, gothique vénitien, Grand et Petit Trianon, fort hindou et colonnades romaines: on a tout eu à Nice.

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la villa Paradisio qui a remplacé la Villa Medicis de Rome pendant la guerre

 

Jusqu’au premier tiers du XIXe siècle, Nice ne se différenciait guère des villes méditerranéennes et européennes qui, comme elle, plongeaient leurs racines dans la culture gréco-latine et la religion chrétienne catholique. L’économie était tout aussi proche de celle de Barcelone, Naples ou  Venise. La vie agricole reposait sur la fameuse “ trilogie méditerranéenne ” (vigne, blé et huile), avec une prime pour l’huile ; de la montagne, on ne tirait que du bois et des produits d’élevage.

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L'un des plus beaux campus de France: Valrose l'université Nice Sophia Antipolis

 

La pêche littorale, apportait un peu de diversité à l’alimentation. Quelques industries et surtout un commerce actif, renforcé par le fait que Nice était une zone franche, jouissait du fait qu’elle était le seul port du duché de Savoie, donnaient à l’économie locale, ainsi qu’à la vie politique et intellectuelle, des couleurs très proches de celles de ses voisines.

Avril-2011-0030.JPG L’image de Nice est associée à celle de la Belle Epoque. C’est le temps où la ville, principale station touristique de la Côte d’Azur, est le Salon de l’Europe, drainant dans ses propriétés et ses palaces tout ce qui compte dans le domaine aristocratique et artistique. La reine Victoria, les rois Léopold II de Belgique et Oscar de Suède sont ses hôtes fidèles. Nietzsche, Tchekhov, Hector Berlioz y séjournent. D’octobre à avril, c’est une succession de fêtes et de réceptions qui culmine au moment du Carnaval.

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Entrée cimiez de l'Université Nice Sophia Antipolis

 

Le premier bâtiment que je vous fais découvrir est l’entrée du château de Valrose sur le boulevard de Cimiez. Bien que postérieures à la construction du château du parc valrose, les deux tours conçues par l’architecte niçois biasini en sont néanmoins le rappel : pierre blanche, hautes lucarnes, toit pentu, balustrades en fonte quadrilobée. Elles font encore office de prestigieuse conciergerie afin que le domaine ait une entrée sur ce qui est à l’époque le nouveau boulevard de cimiez. Au sein du domaine se trouvent deux châteaux de style gothique classés monuments historiques, le grand et le petit Valrose, construits à la demande du baron de Von Derwies durant la seconde moitié du XIXe siècle.

0058.JPG Les châteaux de Valrose et leur parc constituent un domaine de dix hectares entre l’avenue de Brancolar et la colline de Cimiez. Il abrite aujourd'hui le campus  de l'université de Nice Sophia-Antipolis. Le baron Paul Von Derwies, financier russe et conseiller du tsar Alexandre II, acquiert de grandes parcelles, et crée sur ce terrain, un domaine des plus fastueux et extravagants de la Riviera de cette fin de XIXe siècle. Le chantier fournit du travail à plus de 800 ouvriers Niçois durant trois ans pour un coût de plusieurs millions de francs or. Le grand château, le petit château et le parc, sa fabrique de jardin et ses statues, sont classés monuments historiques par arrêté du 22 juillet 1991 , ainsi que l’isba qui se trouve dans le parc.

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  Le château est de style gothique et son intérieur multiplie les luxes avec plafonds à fresque, lustres de cristal et toiles de maître. Le plus spectaculaire est une salle de concert qui peut accueillir jusqu’à 400 spectateurs munie d'une imposante machinerie en bois visible dans le fond de scène.

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La villa Paradisio  fut construite par l'architecte Constantin Scala, vers 1900 pour la baronne Hélène de Zuylen de Nyevelt de Haar née de Rothschild. Cette villa niçoise fut le lieu de séjour des Prix de Rome durant la Seconde Guerre mondiale en remplacement de la Villa Medicis à Rome. En effet, durant la guerre, après une première interruption de ce grand concours artistique, Benito Mussolini confisque la Villa Medicis à la France qui ne peut plus envoyer ses lauréats à Rome.

Avril-2011-0109.JPG L'Académie se replie alors en France jusqu'en 1945. À l'instigation de Jérôme Carcopino elle élit d'abord domicile à Nice à la villa Paradisio, qui est un grand édifice entouré d'un important jardin. Ses communs et ses vastes écuries seront hâtivement transformés en atelier pour y recevoir les artistes. C'est l'architecte Bernard Zehrfuss, Grand Prix de Rome d'architecture de 1939 et animateur du groupe d'Oppède, et Lucas, Grand prix de Rome de peinture de 1937 qui essuieront les plâtres.

Avril-2011-0075.JPG Le Majestic de Nice est un ancien palace de la Belle Époque situé au bas du boulevard de Cimiez. Impressionnant Hôtel qui comptait 400 chambres. Palais achevé en 1908 par l'architecte Jules Febvre, qui le dota d'une entrée particulièrement élégante et des deux tours carrées qui le couronnent. Aujourd'hui copropriété. A ne pas confondre avec le Majestic de Cannes, autre célèbre palace de la croisette.

0115.JPG  L'Alhambra construit en 1901 comme hôtel est l'archétype de l'architecture orientalisante revue et corrigée pour une adaptation locale. Ses minarets, ses grandes baies en arcs outrepassés, ses stucs blancs et sa superbe marquise en font l'un des édifices les plus spectaculaires de la Belle Époque à Nice. Un magnifique parc s'étend en avant. Les façades et toiture du bâtiment de l'ancien hôtel, actuellement « Résidence Alhambra » ; à l'intérieur le vestibule d'entrée, le grand hall avec sa cheminée, la cage de l'escalier principal avec son ascenseur et le parc en totalité sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 20 juin 2000.

Avril-2011-0230-copie-1.JPG  Le château d’Azur est achevé en 1932 sur la commande d’un millionnaire excentrique d’origine américaine Virgil Neal, industriel du parfum, et sur les plans de l’architecte niçois Adrien Rey. Ce bâtiment est le dernier témoignage des folies belle époque de Nice, qui, depuis le château de l’anglais en 1855 au mont boron, se mettent à orner les collines niçoises au gré des caprices de leurs richissimes commanditaires. Edifice d’un luxe inouï, directement inspiré par le style renaissance française du château d’Azay le rideau, parsemé de fantaisies décoratives extraordinaires, le château reçoit initialement le nom du produit de beauté qui avait fait la fortune de son propriétaire, la crème To-Kalon, ce qui en grec signifie … la beauté. Elaboré bien sur à Grasse.

0021.JPG  Le château des terrasses : Construit vers 1890 pour le banquier britannique William Mendel, ce château a traversé les décennies en compagnie des plus grands du siècle dernier, dont la famille du tsar Nicolas II ou la reine Victoria. Le grand-duc Georges Alexandrovitch, frère du tsar Nicolas II loue la villa pour l’hiver pour y soigner sa phtisie. Il est vite rejoint par sa mère, l’impératrice Maria Feodorovna accompagnée du prince Michel et de la princesse Olga. Le président Félix Faure leur rendra visite ainsi qu’une cousine, la reine Victoria elle-même y séjournera. La demeure devient ensuite propriété d’une prima donna de l’opéra de St Pétersbourg puis, dans les années 30, passe aux mains du vice-consul d’Angleterre, Mr Buckingham et sera cédée par son fils en 2001 à la ville.

Avril-2011-0016.JPG Lycée du Parc-Impérial : prit ce nom en 1930 car il fut installé dans les locaux de l'ancien « Grand Hôtel Imperia ». Il fut construit en 1902 dans le « quartier russe » de Nice, pour héberger la famille impériale du Tsar et toute sa suite. Le caractère spectaculaire du bâtiment, justifie également le terme de « grand »... Avant de parler de sa beauté, il faut évoquer ses dimensions. Il se place au rang des monuments les plus imposants de la ville.

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 Cette insistance est peut être une façon de le placer en concurrent du palais Régina  à Cimiez, construit peu avant. Chacun dispose ainsi de sa tête couronnée de référence. Mais alors que la reine d’Angleterre est effectivement venue séjourner au Régina, c’est à l’ancien domaine Bermond que venait résider la famille impériale russe avant la construction de celui-ci... On  emploi pas moins de 400 ouvriers. Parmi eux se trouvent un grand nombre de Niçois et d’italiens. Les dimensions sont colossales : 153m en incluant le Pavillon Impérial, près de 27 m de large et 35 m de haut.

Avril-2011-0059.JPGLe château des Ollières, superbe demeure de Nice, fut édifiée en 1876 par un négociant lyonnais, Louis Baudet ; la propriété fut entièrement remaniée en 1885 par l’architecte Adam Dettloff, lors de son rachat par un diplomate russe, le prince Lobanoff-Rostowsky, ministre des affaires étrangères du tzar Nicolas II. Ce prince, comme beaucoup de ses compatriotes, décida de s’installer sur la Riviera.

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Son intention était peut-être de suivre la mode qui faisait de Nice la principale villégiature des Russes aisés, mais on sait qu’il entretenait une relation avec une française, Mme Chevillot, épouse de l’ambassadeur de France à Constantinople. Adam Dettloff, architecte très en vue à Nice, a totalement modifié l’esprit de cette demeure, et conformément aux souhaits du prince, a créé un style Troubadour-gothique mâtiné d’influences mauresques.

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* A Nice de nombreux bâtiments et immeubles sont qualifiés de palais. Ce terme de palais correspond à l'usage commun de la langue niçoise où l'on dit palai et de la langue italienne où l'on dit palazzo, termes qui désignent tout immeuble d'habitation noble (et qui dès avant le rattachement de Nice à la France en 1860 auront tout simplement été repris en français).

Avril-2011-0073.JPGVous pouvez aussi revoir mes anciens articles sur le palais Massena et le Palais de Marbre qui sont situés tout les deux sur la promenade des Anglais ou encore le palais des rois de Sardaigne. Quand à ceux que je viens de vous presenter, vous pouvez les admirer sur le boulevard de Cimiez et le boulevard carabacel, ainsi que sur l'avenue des Baumettes dans le quartier Russe ou, je vous conseille d'aller voir la cathedrale orthodoxe. Tout au long de mes trois articles sur les palais de la cité des anges ,les rues de Nice témoignent de son raffinement,un fabuleux patrimoine Belle Epoque.  La capitale azuréenne est riche de quelques-unes des plus belles réalisations architecturales de cette parenthèse enchantée. Il faut lever les yeux et admirer alors les riches ornements des façades "Belle Epoque" et vous serez transporté pour un voyage dans le temps inoubliable.

                    DIAPORAMA DES PALAIS DE NICE

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2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 10:07

photo2011A-0133-copie-2.JPG   Au moment ou j'ai mis la premiere partie de cette serie , je vous avais quitté ensuite pour partir aux USA. Pour ceux qui voudrait revoir le 1er épisode , c'est   ICI


Depuis que  Smollet, le médecin écossais qui fit découvrir Nice aux Britanniques affirma en 1765, " je m’enrhume bien moins facilement à Nice qu’en Angleterre et en France ", la réputation prophylactique de Nice attire de nombreux sujets de « Sa Gracieuse Majesté », chaque hiver dans notre ville (en particulier sur les collines) et c’est après enquête de ses médecins que la reine Victoria viendra séjourner à Nice.

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l’Excelsior Regina Palace

 

Certes, plusieurs membres de la famille royale anglaise sont déjà venus mais, contrairement aux Russes, grands rivaux britanniques dans la vie mondaine, aucun souverain régnant anglais n’y a séjourné. Sur la Riviera, elle effectuera un premier séjour à Menton en 1882, un second à Cannes en 1887 et un troisième à Grasse en 1891, avant de venir à Nice en 1891 et, conquise, d’y revenir à quatre reprises. 

photo2011A-0142-copie-1.JPGSéjours qui donnèrent lieu à la construction d’un élément fort de notre patrimoine Belle-Epoque, l’Excelsior Regina Palace. Chef d’Etat le plus prestigieux et le plus puissant du monde (Victoria règne sur à peu près un quart des habitants de la terre) on construit un palais gigantesque pour l’accueillir. Palace qui dresse ses cinq étages et ses cent cinquante mètres de façade au sommet du boulevard de Cimiez. Il a été construit en moins de deux ans, terminé fin 1897, sur les hauteurs de l'ancienne cité Romaine pour accueillir, dans des conditions de confort moderne  la reine Victoria.

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Ce fut l’alliance séculaire entre les Savoie (l'un des etats les plus puissants d'europe) et la couronne d’Angleterre qui favorisa la venue des premiers hivernants anglais à Nice, à la fin du XVIIIe siècle. Après l'annexion de Nice en 1860, malgré les aléas des relations franco-anglaises, cette fidélité ne se démentit pas et se trouva en somme couronnée par les séjours répétés de la reine Victoria à Nice.

photo2011A-0148.JPGPas très loin du Regina Palace dominant le boulevard Carabacel, on découvre le monumental Grand Palais, hôtel construit en 1912 par l'architecte Charles Dalmas (Nice 1865-1938). Outre les chambres on y trouvait 150 appartements meublés. Construction de hauteur record pour l'époque (9 étages) elle a une puissante armature métallique masquée par le décor de façade. A son coté s’élève le Palais Consulaire de la Chambre de Commerce de Nice et des Alpes-Maritimes. Ce très bel édifice est l'œuvre de l'architecte Adrien Rey qui le réalisa de 1921 à 1923 et  sculpté par Michel de Tarnowsky.

photo2011A-0167.JPG  le grand Palais

 

On est fasciné par la qualité architecturale et la créativité de cette époque. Il ne faut cependant pas oublier que ce cadre a été forgé par une foule d’artisans de grands talents, Niçois ou issus de la nombreuse immigration italienne qui vient alors s’installer à Nice. les bâtiments neufs qui s’érigent partout font appel à une multitude de corps de métiers, maçons certes, mais aussi ferronniers, staffeurs et stucateurs, marbriers, céramistes, jardiniers, peintres et décorateurs, utilisant toutes les techniques possibles dans une recherche permanente de qualité, de profusion du décor intérieur et extérieur et de séduction.

photo2011A-0184.JPG le palais de l'Hermitage

 

Ainsi, Nice Belle Epoque est bien une ville nouvelle inventée, mais qui plonge ses racines dans le travail des Niçoises et de Niçois eux-mêmes formés, des siècles durant, à l’acte de bâtir, par des civilisations qui en ont souvent fait un témoignage de grandeur autant que d’humanité. Le Palais/hôtel de l’Hermitage en est encore un bel exemple toujours dans le quartier de Cimiez.

photo2011A-0026-copie-1.JPG  le negresco

 

Mais, le plus bel exemple, restera à tout jamais le Negresco Palace. Construit en 1912 sur la célèbre Baie des Anges, Il figure comme l'Hôtel Sacher de Vienne, le Ritz de Paris ou l'Hôtel Astoria de Bruxelles, parmi les lieux mythiques de l'hôtellerie de luxe et de l’architecture hors du commun à travers le monde. Les façades et les toitures de l'ensemble des bâtiments donnant sur les quatre rues ainsi que le grand hall central dit « salon royal » avec sa verrière sont classés à l'inventaire des monuments historiques en 1974. Il obtient le label « Patrimoine du XXe siècle » le 1er mars 2001.

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Le 4 janvier 1913, le palace connaît une brillante inauguration où sont présentes plus de sept têtes couronnées. Celui-ci reste aujourd'hui l'un des rares palaces privé indépendants au monde. L’hôtel possède un patrimoine artistique exceptionnel, sa propriétaire, Jeanne Augier, qui vit au dernier étage de l'hôtel, en a fait un véritable musée. Son but étant de faire découvrir à ses hôtes les différentes époques de l'histoire de Nice et leur faire partager son amour de l'art, de la renaissance au 3ème Millénaire. Plus d'une trentaine de films ont été tournés au Negresco.

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le palais de la Mediterranée

 

Durant les Années folles, Nice compte déjà deux grands établissements de loisirs : la Jetée-Promenade et le casino municipal. Construit en 1928, par les architectes niçois Charles et Marcel Dalmas à la demande des milliardaires américains Franck et Florence Gould, déjà célèbres pour la création de Juan-les-Pins, le palais de la Méditerranée est une immense construction Art déco.

photo2011A-0014-copie-1.JPGEn 1920, dans l'esprit des décideurs économiques, un troisième « Palais des Fêtes » s'impose pour fidéliser la clientèle. Le programme est d'envergure. Trente millions de francs sont nécessaires à sa construction et à son aménagement. Le chantier, qui s'étalera de 1927 à 1928, fournit du travail à 350 ouvriers Niçois .Le plan utilisé rappelle celui de la façade de l'Opéra de Paris. Le palais de la Méditerranée, situé face à la mer sur la célèbre promenade des Anglais est l'emblème du patrimoine de Nice.

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Son auditorium de 1000 places a attiré les plus grands noms du monde du spectacle, dont Maurice Chevalier, Edith Piaf et Joséphine Baker. Dominant la Baie des Anges et la mer turquoise, le Palais de la Méditerranée est impressionnant : l'usage du béton armé permet des élévations et des portées jamais égalées jusque-là. Les façades et sa décoration intérieure sont entièrement Art déco. La façade sud est décorée de figures féminines et de chevaux marins.

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Le soir, les façades éclairées par des projecteurs, donnent au casino " l’effet d’un véritable palais des Mille et Une Nuits». Sa façade est classée monument historique en 1989. Même la cité des Anges Américaine n’a jamais pu egaler  les fastes et la beauté de la cité Azuréenne. » Nice est une déesse sortie des eaux dans un baiser du soleil » écrivait Theodore de Banville ….

Nice est décidément bien particulière puisque nos palais sont des palaces, et nos immeubles des palais.

                              DIAPORAMA DE LA BALADE

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 08:43

photos-aout2011-0075.JPG Chateauneuf de Grasse

 

Les courges sont cultivées dans le pays Niçois et Grassois depuis l'Antiquité et le cougourdon est le nom méditerranéen du fruit d'une plante grimpante de la famille des Cucurbitacées appelée scientifiquement Lagenaria vulgaris . Ils se distinguent des autres courges par la couleur de la fleur (blanche), par la pollinisation nocturne et non diurne, par un pédoncule très solidaire du fruit ainsi que par une déshydratation naturelle très facile.

photos-aout2011-0049-copie-1.JPG  Ils sont deja tous d'attaque dés 9h du mat

 

Il est léger, très solide, imputrescible. Il est des  coutumes niçoises et du haut pays grassois qui perdurent chaque année au moment de la toussaint, depuis des siècles, sur la colline de Cimiez ou bien sur celle de Châteauneuf : La courge et le cougourdon sont fêtés en grande pompe. C'est une fête champêtre qui existe ici bien avant la fête marketing qu’est halloween.

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 Aujourd'hui encore, les amoureux des  cougourdons s'y  retrouvent. Là, dans une ambiance bercée par les danses et les chants folkloriques traditionnels, producteurs, artistes et amateurs de courges et de cougourdons se retrouvent sur la place de l'église où flottent les odeurs enivrantes des nombreuses spécialités régionales proposées à cette même occasion: Mais surtout toutes les recettes que l’on peut tirer de la courge. Soupes, Curry de courge, Gnocchi de courge etc. Et pour compléter ces mets des délicieux gratins, des desserts variés avec la véritable tarte sucrée à la courge, des crêpes et des confitures.

photos-aout2011-0092.JPGCertaines, telle la courge violon de Nice, possèdent une chair ferme et goûteuse, aux saveurs de muscade, et de noix. Elle se combine parfaitement aux arômes délicats de la sauge. Notre confiture de courge à la sauge est donc une base toute simple pour le sucré salé. Une simple tartine avec du parmesan, une cuillerée sur du plain d'épices, un badigeon sur un magret... la confiture de courge à la sauge débanalise le plat et lui donne du caractère.

photos-aout2011-0096.JPGIntroduit dans la région niçoise au 16 ême siècle, la culture se répandit très vite grâce au climat méditerranéen. Quelques graines, un peu de terre, de l’eau, notre doux et généreux soleil de la côte, l'inégalable savoir faire de dame nature et nous voilà témoin du formidable...

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Durant quatre mois, nous pouvons apprécier la croissance surprenante de ces petits enfants du pays niçois. Ce légume a tout de suite été adopté par les niçois, tant pour ces formes originales et généreuses que pour ses grandes qualités physiques, qu'ils ne tardèrent pas à découvrir et à utiliser pour améliorer leur quotidien.

photos-aout2011-0107.JPGQuand le fruit de la terre devient le fruit des artistes, les calebasses et autres transformées en instrument de musique. Les mélomanes niçois ont tout de suite compris que les cougourdons avaient un formidable potentiel musical. Ils l'ont alors transformé en de multiples instruments aux  tonalités  aussi diverses que variées. Leurs qualités de résonance, aménagées par diverses techniques de sculpture et d'harmonisation les ont fait utiliser comme des instruments à vent ou à percussion par des orchestres improvisés.

photos-aout2011-0156.JPGLes artisans d'art de la côte d'azur  ont découvert avec le cougourdon une formidable  base de travail. En effet, ses formes avantageuses, sa matière (similaire a du bois) et l'esprit créatif  artistique azuréen ont donné naissance à de nombreuses merveilles.

photos-aout2011-0111.JPGOriginale, insolite, singulière, la fête de la courge fait partie du paysage festif de nos campagnes depuis bien longtemps. En ce dimanche de fin octobre se tenait à Châteauneuf de Grasse, (petit village de l'arrière pays Grassois) la fête de la courge !

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 Une sortie dominicale en famille, qui m’a permis de constater que la courge n'est pas si courge que ca ... De la soupe au public, en passant par les artistes, la courge la plus grosse et quelques producteurs, les cucurbitacées et autres coloquintes étaient bien à l'honneur ... des cougourdes sculptées pour faire office de diffuseur de parfum ou de niche à décoration ! La courge sous toutes ses formes a eu la vedette.

photos-aout2011-0124.JPGBon d’accord, ce n’est pas l’une de ces gigantesques fêtes que nous trouvons en hiver sur la cote d’azur, (Carnaval de Nice, Citrons de Menton, Mimosa de Mandelieu, Rose de Grasse) mais nous l’adorons ,car elle conserve son esprit familial et campagnard.

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Cette année une brigade de vingt cuisiniers bénévoles transforma en direct sur la place des kilos de courge offerts par les cultivateurs. Cette manifestation est devenue au fil des années, un des événements incontournables du pays de grasse. Les visiteurs ont trouvé tout de même une bonne trentaine de stands de gastronomie locale, d’artisanats d’art, de produits de notre terroir et des animations à gogo.

photos-aout2011-0182-copie-1.JPGTout cela organisé par une bande de bénévole de l’association »la courge d’abondance » ou même Monsieur le Maire est un membre actif. Prés de 80 personnes ont confectionné les 900 litres de soupes, des kilos de gratin, tartes et rissoto.
Mais, cette nouvelle édition de la courge de Châteauneuf de Grasse ne perd pas de vue ses fondements pour lequel, elle a été crée. : Le but humanitaire.

photos-aout2011-0190.JPGCelle-ci, c’est écrit de belle façon ,comme savent le faire les gens de ce pays méditerranéen avant tout. A l’origine un prêtre du Burkina Faso était venu faire un remplacement dans la paroisse du village de Châteauneuf (Castèunou Grasso en langue locale) et il a parlé aux gens du village de la famine dans son pays et de la difficulté à remplir les greniers céréaliers. Tous le monde à ce moment la, a été sensible, le maire y  compris, et ils ont eu l’idée d’organiser une manifestation pour leur venir en aide. Chaque année donc la fête de la courge de Châteauneuf de Grasse est dédiée à une action humanitaire en particulier.

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Cette nouvelle édition permet d’apporter une aide financière à l’association solidarité sapeurs pompiers du 06 et à celle du Samu Social des Alpes Maritimes.
Mais avant de terminer mon article, je ne vais pas partir sans vous avoir laissé une petite recette de la préparation de la soupe de courge Niçoise :
1 portion de courge (300g) ,2 pommes de terre, 1 poireau ,1 oignon, sel poivre et eau.
Peler et couper en cubes les légumes, les laver puis les mettre dans une marmite avec de l'eau à niveau, cuire le tout pendant 40 mn puis assaisonner. Mixer et rectifier avec un peu de crème liquide. Servir avec des croutons !

photos-aout2011-0224.JPGSur du pain grillé bien chaud, étalez une couche de confiture de courge sur laquelle vous verserez trois gouttes d’huile d’olive de Nice. Parsemez de copeaux de parmesan et servez en entrée ou à l’apéritif avec un verre de vin blanc de Bellet ou de Saint Jeannet. Ah oui avant de vous quitter définitivement avec cet article bien sur … Mes achats sur place bien évidemment ! sirop de potimarron à la châtaigne (très bon parait il avec du champagne, pas encore essayé) confiture de potimarron aux pommes, confiture de potimarron aux abricots secs, confiture de courge aux pignons, et sirop de courge et poire .... Allez ciao ! je m’en vais gouter maintenant .

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                                DIAPORAMA DE LA FETE

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:33

1.JPG Rose de mai (centifolia), jasmin, tubéreuse, violette, œillet, genêt, fleur d'oranger, mimosa, lavande... nulle autre région que la Côte d’Azur ne célèbre à merveille le langage des fleurs. Leurs couleurs vives égaient les paysages azuréens et distillent des senteurs subtiles sur les marchés. Elles sont un des nombreux symboles de ce pays baigné de soleil et mon jardin ne fait pas exception à la règle....

C 0001Le département des Alpes-Maritimes, de part sa position géographique au bord de la méditerranée et au pied de sommets Alpins de plus de 3000 mètres d’altitude permet de traverser tous les étages de la végétation, du collinéen à l'alpin en passant par le montagnard et le subalpin et même le sub-tropical.

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On y trouvera donc de nombreuses espèces d'arbres, arbustes et fleurs. Le massif du Mercantour se caractérise par son extrême richesse, 1500 plantes dont 32 endémiques sont répertoriées. Une espèce endémique est une plante dont l'aire de distribution est réduite, sans forcément être rare. Les Alpes-Maritimes est le département Français le plus riche en espèce endémiques.

15.JPGCeci est dû à son emplacement privilégié qui a servi de refuge durant les périodes de refroidissement des dernières glaciations du quaternaire. On y retrouve donc plus de 3300 espèces végétales rien que sur notre département sur les 4900 présentes en France. 200 espèces sont rares et plus d'une trentaine ne pousse exclusivement qu'ici et n'existe nulle part ailleurs. On y trouve aussi 63 espèces d'orchidées sur les 150 recensées en France.

27.JPGOn ne jardine pas ici comme ailleurs et les recettes toutes faites venues de Versailles, de Chelsea ou d’Anjou ne fonctionnent pas chez nous. Bien jardiner dans les Alpes-Maritimes est basé sur l’observation, le bon sens et le respect de la biodiversité.

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  Combien de jardiniers chevronnés venus des pays nordiques ce sont complètement planté chez nous. Seul les Anglais grâce à leur apprentissage de leurs colonies, on sut s'adapter, maitriser et dompter la flore et la végétation de notre département exceptionnel.

photos-aout2011-0024.JPGLes autres en sont toujours à réviser et à croire que les jardins de Versailles sont dans la moyenne. Ces jardiniers la, tous le monde les a oublié ! Ces amateurs éclairés qu’ont été les Anglais, font venir des plantes du monde entier afin de les acclimater, chose rendue possible grâce aux conquêtes coloniales et aux expéditions scientifiques.

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Les Alpes-Maritimes sont un cas d’école pour décliner la diversité de cette palette végétale unique au monde : chaîne de montagnes qui plonge dans la Méditerranée, plantes tropicales qui côtoient des vivaces alpines et histoire agricole particulièrement riche.

photos-aout2011-0032.JPG« En matière de faune et de flore exceptionnelles, on pense immédiatement aux forêts tropicales et à l'Amazonie. En France, on a tendance à oublié que la cote d'azur est également si riches qu'elle fait partie des 25 « hot spots » (points chauds) de biodiversité recensés dans le monde. Les Alpes-Maritimes, des rivages aux sommets du Mercantour, abritent autant de plantes que l'ensemble des îles britanniques par exemple.

photos-aout2011-0043.JPGPour l’amateur de jardin, notre département présente un grand intérêt. Des jardins d’exception y ont en effet été créés,  Plusieurs facteurs expliquent la richesse de leur histoire. En premier lieu la douceur du climat. La bande côtière est protégée du froid par le relief préalpin et bénéficie d’une forte insolation ce qui permet l’acclimatation d’un grand nombre d’espèces méditerranéennes et tropicales originaires d’Afrique, d’Australie, d’Asie et d’Amérique.
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Dans les mois de novembre, décembre, janvier, il y a dans les jardins des roses, des œillets, des giroflées ; les orangers sont chargés de fruits, les citronniers de fruits mûrs et de fleurs. A Nice on appelle cela : « la belle saison » pendant que dans d'autre région la neige et le gel ne favorise pratiquement aucune floraison.

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Sans en connaître toute les appellations, je peux vous citer quelques unes des fleurs qui poussent dans mon jardin. Attention ! Les photos de cet article sont exclusivement des fleurs de mon jardin et n’ont absolument pas été photographié ailleurs.

SC 0018Il y a donc des : Canna, dailyly, Lys asiatiques, géranium, rose de mai, fleurs de grenadiers, orchidées, marguerites, Iris, pensées, bégonias…..

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SC_0007.JPG                             DIAPORAMA DES FLEURS

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:31

photos-aout2011-0025.JPG Autant vous dire qu’au marché Forville, c’est le top qualité. En plus les prix des producteurs locaux sont 40% moins chers que dans les grandes surfaces alimentaires et surtout pas de risques d’avoir des courgettes d’Espagne et autres produits dangereux venant de ces pays ou les controles ne sont pas trés regardant….

photos-aout2011-0028-copie-1.JPG Le 1er marché Forville de Cannes en bois est inauguré en 1884 sur ce terrain actuel, alors libéré des maisons qui occupaient l’emplacement auparavant, en remplacement du marché à l’air libre des Allées (prolongement de la rue d’Antibes). Sa reconstruction fait l’objet d’un concours en 1929. Elle est mise à exécution et achevée par l’architecte cannois Henri Bret en 1932.

photos-aout2011-0032-copie-1.JPG Le marché est constitué d'un ensemble de piliers en béton armé supportant la couverture en terrasse accessible par 4 escaliers et par une rampe carrossable. Les murs périphériques enduits d’un crépi rustique ocre rouge s’ornent de 4 grandes portes en plein-cintre encadrées de grosses lanternes, de jardinières, de balcons avec garde-corps en fer forgé, d’auvents en tuile creuse, d’imitations de pigeonniers et de pergolas bordant la terrasse de couverture.

photos-aout2011-0041.JPG S'y retrouvent, attirés par le pittoresque d'un marché du sud de la France à l'influence Italienne  et par le choix et la qualité des produits tous les habitants du bassin Cannois. Installé sur son emplacement actuel depuis presque 130 ans, le marché Forville a déjà une histoire mouvementée puisqu'on peut dire qu'il connait actuellement sa troisième vie. C'est à partir de 1860 que l'on commença sérieusement à se préoccuper de doter la ville de Cannes d'un marché central correspondant à l'accroissement de la population et au prestige de la cité.

photos-aout2011-0044.JPG En 1860, Cannes n'est encore qu'une petite ville de moins de 10 000 habitants. Mais sa croissance a été très rapide et les perspectives de développement s'accélèrent avec l'arrivée du chemin de fer qui, à partir de 1863, reliera la ville au reste du territoire national et à l’Italie voisine. Il faut tenir compte des besoins de la population locale et de l'agrément des riches résidents  en réservant à la promenade la plus belle place publique de la ville, la place de la Marine, située au bord de la mer, au pied de la colline du Suquet.

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Or c'est sur le Grand Cours, à l'extrémité est de cette place, à l'emplacement actuel de la Mairie, que se tenait chaque jour le marché de la ville. Il fallait donc envisager de trouver un autre emplacement pour ce marché. D’une manière plus générale, le moment paraissait venu de réaliser un certain nombre de travaux d'équipement qui vont permettre à ce village de pêcheurs et d'agriculteurs de se transformer en une véritable cité de villégiature. La commission choisira à l'unanimité le quartier du Poussiat, d'abord parce qu'il est le plus central de la ville et en même temps le plus proche du port où arrivent les bateaux de pêche.

photos-aout2011-0062.JPGDepuis la création du marché, dans les dernières années du 19 ème siècle, la ville de Cannes avait continué à se développer, la population à s'accroître, les besoins alimentaires à se diversifier. Idéalement placé au cœur de la ville, le marché Forville est très accessible pour les piétons, mais beaucoup plus difficile d'accès pour les véhicules motorisés et surtout pour ceux des commerçants et des maraîchers venus des environs.

photos-aout2011-0066.JPG Il s'agissait donc de remplacer les pittoresques pavillons en bois couverts de tôle qui dataient des années 1880 par des bâtiments plus vastes et plus confortables pour tous les usagers du marché, et en même temps de résoudre les problèmes d'accès et de stationnement qui commençaient à se poser.

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Comme cela avait été le cas lors de l'édification du vieux marché en 1884, autant avait été longue l'élaboration du projet, autant fut rapide l'exécution des travaux puisque le nouveau marché, dont l'esthétique avait été particulièrement étudiée et la réalisation soignée, put être mis en service dès l'année 1934. La ville se trouvait ainsi dotée d'un marché moderne, équipé des services nécessaires aux usagers, assez largement ouvert sur le quartier, et dont le béton de couleur ocre à cette époque était en harmonie avec certaines constructions de l'Italie voisine.

photos-aout2011-0070.JPG Les bâtiments, comme les humains, supportent mal les effets du vieillissement. Si les pavillons du premier marché avaient vécu exactement cinquante ans, le nouveau bâtiment, construit pourtant avec des matériaux beaucoup plus lourds, manifestait des signes d'usure avant même d'atteindre la cinquantaine. L’idée d'une démolition suivie d’une reconstruction fut même évoquée. Mais les cannois tenaient à leur marché à l'architecture caractéristique des années 1930 bien intégré dans le paysage et dans les habitudes.

photos-aout2011-0071.JPG La solution retenue en 1993 fut finalement celle d'une rénovation complète au service d'un ambitieux projet d'utilisation. Forville, c'était d’abord le nom d'une rue : la rue qui conduisait « hors de la ville » en direction du ruisseau du Riou et vers les collines de la Croix des Gardes. C'est devenu le nom d'un marché de réputation mondiale dans le domaine gastronomique et touristique. Les producteurs locaux se situent en majorité dans la plaine de la Siagne ainsi que sur le territoire Grassois. Il en résulte des produits agricoles de  grande qualité.

photos-aout2011-0077.JPG Sur une superficie de 4.299 km², le département des Alpes-Maritimes présente des paysages fortement contrastés. De Théoule à Menton, les Alpes plongent dans la mer Méditerranée. En quelques dizaines de kilomètres se succèdent la côte et ses palmiers, des plaines alluviales fertiles, des collines et des vallées encaissées et des sommets qui culminent à 3 000 mètres d'altitude. Les agriculteurs, par un savoir-faire façonné au fil des décennies, ont su mettre à profit cette formidable diversité et les richesses naturelles de ce territoire hors du commun.

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Les salades sont les plus cultivées comme les roquettes qui entrent dans la composition de salades mélangées appelées « mesclun » de Nice, puis la courge coureuse également appelée « trompette de Nice » et courgette fleur qui est l'un des produits phares du département, la blette est le légumes emblématique du pays niçois dont le Niçois est affublé du sobriquet de "Caga Blea".

photos-aout2011-0079.JPG La fraise des Alpes-Maritimes avec sa variété dominante le "Pajaro" : fraise de type remontante ainsi que la "Mara des bois", "Charlotte", "Anabelle"... allant jusqu'aux alentours de Noël est très apprécié. Enfin la tomate, avec une diversité variétale, de type allongé, rond ou cerise.

photos-aout2011-0085.JPG On trouvera aussi sur les marches d'autres produits locaux comme: des carottes, radis,choux leurs, poireaux,betteraves,brocoli,celeri,crosne,echalottes,navets,pomme de terre,potiron,salsifis,topinambour,endives,asperges,petitspois,épinards, oignons,artichauds,aubergines,concombre,poivron,haricot vert....

photos-aout2011-0102.JPG fenouil,mais,oranges, mandarines, clementine,citrons, raisins, grenadiers, châtaignes,kakis,jujubes,kiwis,framboises,noix,pommes,poires,rhubarbe,cerises,figues,brugnons,cassis,melonsgroseilles,pastèques,prunes,peches,abricot,myrtille,mirabelle,mures,coing, olive et huile d'olive, produits de l'apiculture, vins, châtaignes, truffes, champignons…
photos-aout2011-0101.JPG Les Alpes-Maritimes sont aussi une terre d'élevage. Des dizaines de milliers de moutons, chèvres et vaches y sont élevés de façon extensive pour produire une viande saine et tendre, ainsi que de succulents fromages. Actuellement, 2 000 exploitations agricoles sont recensées, générant 6 500 emplois directs et 9 500 emplois induits dans les activités amont et aval qui leur sont directement liées.  

                               DIAPORAMA DU MARCHE

 

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 08:15

Avril-2011-0004.JPG Menton, petite commune des Alpes Maritimes, bénéficie d’un micro climat que la France entière lui envie ! Sur ce petit territoire baigné par la Grande Bleue, cerné par les montagnes, il est un petit paradis… Adossé à une falaise protectrice, recevant l’humidité et la douceur de la Méditerranée, sans subir les embruns, le quartier de Garavan est privilégié. Un rêve pour les jardiniers…

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  La douceur du climat a transformé ces collines en lieu de villégiature. A une autre époque, les anglais venaient s’y réchauffer l’hiver, y célébrer les couleurs du printemps. Sur cet éden, est implanté le Clos du Peyronnet, riche d’une diversité naturelle, la biodiversité y est exceptionnelle. Malheureusement ce jardin, n’est pas toujours ouvert au public. C’est un jardin privé, les propriétaires accordent quelques journées dans l’année pour la visite et justement aujourd’hui 04 Juin, c’est le « Rendez vous des jardins » que l’on célèbre un peu partout en France.

Avril-2011-0069.JPG  Le domaine a été construit sur un site panoramique dominant la mer. Cet écrin de verdure est le dernier refuge avant la frontière italienne qui se trouve quelques mètres plus loin. C’est aussi, le jardin le plus chaud de France ! Lorsque l’on chemine sur le bord de mer, ou par le chemin de fer, rien ne laisse imaginer... sauf peut être… le Buddleya madagascariensis qui s’est échappé ! Il a colonisé le talus contre la voie ferrée.

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Le portail en ferronnerie ouvragée est encadré d’une luxuriante végétation. La tonalité est donnée ! Ce jardin a été conçu et dessiné par Humphrey Waterfield. Botaniste passionné, collectionneur et gentleman. William Waterfield son neveu, poursuit son œuvre. Le style de ce jardin pourrait être très « british ». William, veille à garder un certain ordre, les dessins originaux sont conservés. Cependant il offre à ses végétaux, une grande liberté. Une belle exubérance, avec un petit air exotique, très « jungle » !

Avril-2011-0084.JPG Au bout de l’allée, on débouche sur le « Great Circle », devant la grande villa d’inspiration italienne construite en 1879.  Les végétaux lui volent la vedette, très vite on ne sait où poser les yeux. La propriété s’étend sur 5 hectares. Le terrain se décline en pentes douces, puis en terrasses. Chaque parcelle a été pensée, réfléchie pour installer les végétaux.

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Certaines parcelles portent des noms évocateurs : Magnolias’s terrasse, Plumbago’s bed… Le jardin a été dessiné par Humphrey Waterfield, peintre, paysagiste. Chaque vue est encadrée par les plantes, de même les fabriques servent de cadre aux végétaux.

Avril-2011-0086.JPG  Au détour d’une allée on découvre un bassin circulaire. Les terrasses se prolongent en pergolas. Au bout des sentiers on trouve une vasque, une statuette, un banc de pierres… Tout est surprise ! La lumière est au rendez vous. Dans cet entrelacs de verdure, elle forme comme des halos, des projecteurs mettant en scène des fabriques, des statuettes…

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La végétation a peu à peu gommé le style anglais. L’architecture est envahie, vampirisée par les lianes, les buissons, les arbres aux dimensions impressionnantes ! Sur les vestiges d’une terre de production, produisant olives et agrumes, l’eau est restée un symbole clef. Les cinq bassins en escaliers semblent se jeter les uns dans les autres ! Ils ouvrent une perspective qui dirige la vue jusqu’à la mer. Cet axe visuel, donne un vrai cachet au jardin et lui confère sa particularité.

Avril-2011-0167-copie-1.JPG Les volées d’escaliers croisent des chemins étroits, qui conduisent vers des pergolas où prendre le frais. Le concepteur a su donner l’impression de grandeur, le visiteur se promène et se perd. Tout un art qui trouve son paroxysme dans une savante perspective…
Le but d’une promenade dans un jardin n’est il pas de se perdre au milieu de plantes venues du monde entier... et de savourer le charme d’un lieu pleinement habité.

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Le Clos du Peyronnet renferme une multitude d’espèces remarquables. Le micro climat exceptionnel a permis d’acclimater des plantes des régions tropicales et sub-tropicales. Bulbeuses, succulentes, plantes, lianes ont été rapportées lors de voyages, d’expéditions. Des échanges ont été faits avec des jardins botaniques, la Société Royale d’Horticulture en Angleterre, les riches propriétaires et botanistes de la Côte d’Azur. Le sol est riche de promesses…

Avril-2011-0171.JPGLes bulbeuses sont partout. Chaque mètre carré est truffé de merveilles en attente. Plusieurs aires sont réservées à une collection en pots. Explosion de couleurs au printemps !

Le clos du Peyronnet est le dernier des jardins de Menton qui soit resté la propriété d’une même famille depuis 1915. Choyé par trois générations de Waterfield, le clos témoigne de l’émerveillement des Anglais pour les possibilités d’acclimatation botanique sur la Côte d’Azur et de leur intérêt pour les essences méridionales.

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  La famille Waterfield collectionne plus de 600 espèces ou variétés de plantes d’origine subtropicale ou méditerranéenne, avec notamment les plantes bulbeuses d’Afrique du Sud. Ce jardin associe couleur et mouvement par le jeu de l’escalier d’eau constitué de bassins successifs, dont la dernière marche est... la Méditerranée, la Grande bleue. Le paysagiste Humphrey Waterfield a joué si savamment avec l’espace que le clos paraît bien plus étendu. Son neveu, William, l’actuel propriétaire, ne cesse d’enrichir le jardin tout en lui laissant une grande liberté de végétation.

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  Le jardin possède aussi des collections de cistes, de sauges exotiques et de plantes à bulbes,Chasmanthe, Dietes, Calodendron , Capensis, Afrocarpus gaussenii ,Acacia, Salvia, succulentes, Aloe,Agave,Babiana rubrocyanea, Urginia maritima ou Scille de mer.

Avril-2011-0194.JPGle petit coin coquin de la propriété


William Waterfield a consacre sa vie à ce site depuis plus de 30 ans. Il a réussi à transformer ce jardin d’hivernage en un endroit qui satisfait son amour des plantes tout au long de l’année. Mais ce jardin est aussi une page d’histoire pour la famille Waterfield, le témoin d’une époque.

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  Les oliviers ont six ou sept cent ans. Au départ c’était une oliveraie et ensuite des agrumes ont été plantés. La maison a été bâtie en 1897 ; le jardin d’agrément date de ce moment là. William est un collectionneur éclectique de plantes subtropicales et tropicales, en faisant confiance au climat exceptionnel de Menton, qui autorise bien des fantaisies d'acclimatation... Ou comment l'émerveillement des Anglais pour l'acclimatation botanique sur la Riviera a suscité la création et le maintien de jardins extraordinaires...

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le jardin de Maria Serena

 

Le Mas Flofaro (la citronneraie)

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Fontana Rosa & les Serres de la Madone

 

Le Val Rameh

 

Le jardin Hanbury

 

                                 DIAPORAMA DU JARDIN

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30 juin 2011 4 30 /06 /juin /2011 19:06

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Le village médiéval avec ses maisons et ses vieilles rues piétonnes et le panorama aux alentours justifient pleinement un détour et une visite du Bar-sur-Loup, dénommé aussi "la cité des Orangers". Dynamique économique du village pendant fort longtemps, le Bar sur loup est à l’oranger ce que Menton est au citron.

Avril-2011b-0017.JPG  Servez vous ! c'est gratuit

 

Autrefois, la cueillette commençait vers 5h du matin : hommes, femmes, enfants prenaient des draps en toile de jute, des échelles et partaient cueillir la fleur. On disposait les draps sous les arbres et l’on montait aux échelles faire la cueillette des fleurs, une à une pour ne pas les endommager. Un oranger donne environ 12 à 15 kg de fleurs, certains arbres peuvent en fournir jusqu’à 30 kg… Ensuite toutes les fleurs sont regroupées, mises en sac pour être livrées par un courtier aux usines de parfumerie de Grasse, qui en distillent deux produits : l’Essence de Néroli pour la parfumerie et l’eau de Fleur d’Oranger pour l’alimentation en pâtisserie.

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Il faut environ 1000 kg de fleurs pour donner 1 kg d’essence. L’extraction par solvants volatiles est un procédé pour recueillir la « concrète » et « l’absolu ». Les Alpes Maritimes est le département français où la distillation du Bigaradier est la plus importante de France.

Avril-2011b-0009.JPG  la ciamada Nissarda

 

Le paysage pentu de nos campagnes est composé de « restanques » ou terrasses en escaliers tenus par des murets de pierres sèches. Leur entretien est pénible mais au Bar sur Loup, on cultive intensément l’Oranger Bigaradier, grâce à son micro-climat particulièrement doux. Chaque année se déroule la fête de l’oranger avec ses décorations, ses concours de confitures et de vins d’orange. La fête est animée par la fameuse Ciamada Nissarde, le groupe folklorique le plus populaire du pays Niçois.

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Mais le personnage le plus populaire de la cité se trouve être celui par qui l’Amérique doit son Indépendance : François-Joseph Paul de Grasse, dernier garçon d'une famille de la noblesse issue des anciens princes d'Antibes, François-Joseph nait au château familial du Bar-sur-Loup où il passe la plus grande partie de son enfance.

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L'Amiral de Grasse François-Joseph, Paul de Grasse, Marquis de Tilly, des Prince d’Antibes, Lieutenant Général des Armées Navales, Commandeur de l’Ordre Royal et Militaire de Saint Louis, Chevalier de Malte, membre fondateur de la Société des Cincinnati est l’un des plus grand héros de l’histoire de France et des Amériques.

Avril-2011b-0046.JPGLe château du Bar sur Loup voit naître le 13 septembre 1722, François-Joseph, Paul, Comte de Grasse. A cette époque un pont-levis, enjambant les douves, était la seule voie d’accès à l’imposant château. Le donjon, dont la base héberge actuellement l’Office de Tourisme était une tour haute de sept étages, lieu stratégique de surveillance des Gorges du Loup. Flanqué de plusieurs tours d’angles, ces bases étaient enrochées en contrebas.

Avril-2011b-0063.JPG  jolies bouteilles pour le vin d'orange

 

En 1778, la guerre éclate entre la France et l’Angleterre. Grasse a 54 ans, ce nouveau conflit lui offre l'opportunité de se distinguer et d'entrer dans l'Histoire. C’est sur l’ordre de Louis XVI qui le nomme lieutenant général des armées navales que le comte de Grasse part de Brest le 22 mars 1781 avec une escadre pour aller au secours des américains, en lutte contre les anglais pour leur indépendance.

Avril-2011b-0091.JPGÀ la tête de 20 vaisseaux, 4 frégates et 120 bâtiments transportant 3 200 hommes de troupe, il va soutenir Washington, La Fayette et Rochambeau devant le fort de Yorktown. Le 5 septembre 1781, il débarque hommes et matériels dans la baie de la Chesapeacke, puis averti par une frégate de l’arrivée d’une escadre anglaise, il appareille très rapidement et entame le combat afin d’empêcher le ravitaillement de Yorktown par les vaisseaux anglais. Il ecrase les anglais. A terre, le siège commence. Le 18 octobre, Lord Cornwallis capitule. L’indépendance américaine est acquise.

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confiture d'orange amére

 

Le 5 juillet, de Grasse reçoit l’appel à l’aide de George Washington et du général Rochambeau, le commandant du corps expéditionnaire français débarqué le 11 juillet de l’année précédente dans le Rhode Island. Cette troupe d'un peu moins de 6 000 hommes a passé l’hiver dans un camp retranché à Newport, en attendant les renforts promis par Louis XVI.

Avril-2011b-0172.JPGLa situation des Américains est alors très difficile : pas d’argent, plus de médicaments, des désertions en masse, deux importantes armées anglaises stationnant à New York et en Virginie... Les troupes anglaises installées à New York sont nombreuses et solidement retranchées.

Avril-2011b-0113.JPGRochambeau conseille à Washington de marcher plutôt vers l’armée anglaise du sud commandée par Charles Cornwallis, installé dans la presqu’île de Yorktown à l'entrée de la baie de la Chesapeake. Depuis son camp retranché, Cornwallis peut menacer les environs en recevant des renforts de la mer, car les escadres anglaises patrouillent le long de la côte américaine.

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Les troupes de Rochambeau, très éloignées de Yorktown commencent une marche forcée vers le sud de plus de 600 km, en laissant de côté l’armée anglaise de New-York, alors que les quelques centaines de cavaliers de La Fayette et du général Waine remontent vers la baie jusqu’à Williamsburg. Mais l’essentiel vient de la mer : le 30 août, les 28 navires de ligne et les 4 frégates de De Grasse se présentent à l’entrée de la Chesapeake et jette l'ancre dans la baie de Lynnhaven. Le débarquement des troupes, sous les ordres de Grasse commence aussitôt.

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au loin , l'entrée des gorges du Loup

 

La situation des Français reste pendant plusieurs jours extrêmement aventureuse, car avec 8 000 soldats réguliers et 9 000 américains loyalistes, Cornwallis dispose de forces très supérieures. L’armée de Rochambeau est encore loin, mais de Grasse envoie 4 navires bloquer les rivières James et York puis attaque les Anglais. La victoire est rapide et Cornwallis capitule. La nouvelle de la victoire est accueillie par des transports de joie dans toute l’Amérique et à Versailles. « Jamais la France n’eut un avantage aussi marqué sur l’Angleterre que celui-là.

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Comme l’a souligné l’historien américain Morrison, sans la victoire du comte de Grasse, ce n’est pas la reddition de Cornwallis mais celle de George Washington que l’histoire aurait enregistrée. Yorktown serait même devenu un « Waterloo naval ».  De grasse a été le premier instigateur de l'independance Americaine. De tout temps, la marine Américaine a possédé respectivement plusieurs bateaux appelés : USS comte de Grasse. Grand hommage à celui qui restera gravé dans le panthéon des héros Américains. Celui qui a donné son nom à l'une des plus belles villes de la Cote d'Azur.

                             DIAPORAMA DE LA FETE

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 18:22

Avril-2011-0258.JPGL'un des nombreux stands d'Association culturelle Niçoise 

 

La traditionnelle Fête des Mai de Nice réserve ses journées de dimanche aux Etats de Savoie et Transfrontaliers. A cette occasion, les communes italiennes du Comté de Nice, Apricale, Dolceacqua, Isolabona, Perinaldo, Pigna et Rochetta-Nervina sont présentes dans les jardins des Arènes de Cimiez.

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Ainsi, pour la troisième fois consécutives, maintenant depuis 1860, le Comté de Nice retrouve son intégralité territoriale et historique, avec la présence de ces six communes Italiennes. Leur participation à la fête ces jours là, sont le témoignage des échanges importants initiés depuis plusieurs années et ayant pour objectif de mener de nombreuses actions collectives afin de valoriser le patrimoine transfrontalier dont nous partageons les racines. Le Niçois est trilingue, il parle le Nissart, l’italien et le Français, C’est Nissa en Nissart, Nizza en Italien et Nice en Français.

Avril-2011-0174.JPG  Ces racines, vous les retrouverez aussi à travers les prestations de groupes musicaux venus de Ligurie et du Piémont, de la musique, des chorales et des groupes qui animent les Arènes de Cimiez.

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Pour les Niçois, la Fête des Mai est l’occasion de s’immerger pendant tout un mois, dans leur Culture et leur Histoire. Cette année, afin de mettre en avant la richesse, la diversité et le dynamisme du patrimoine culturel niçois, la Fête des Mai propose un contenu différent. Avant de se dérouler aux Arènes de Cimiez et jusqu’aux années 60, le « Festin des Mai » était organisé dans les quartiers de Nice et en particulier au cœur de la vieille ville.

Avril-2011-0217.JPG le groupe folklorique lou Cairèu Niçart

 

A l’occasion, les rues et les places se paraient de guirlandes et de lampions. Encore de nos jours, dans les jardins de Cimiez, on dresse le « mât de cocagne » qui représente l’arbre de vie, symbole du Printemps, sous les bravos des participants et sur l’air de « Nissa la Bella », véritable hymne niçois que l’on doit au poète Menica Rondelly, qui a redonné aux « Mai » ses lettres de noblesse. Un hymne qui est repris en cœur par tout un peuple.

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Cette fête est issue de lointaines réminiscences païennes, lorsque le retour du Printemps était honoré dans l'ensemble des villes et villages qui bordent la Méditerranée, de San Remo à Nice et d’Antibes à la Napoule. D’ailleurs ici, on ne dit pas la mer Méditerranée, mais on dit  la mer Ligure.

Avril-2011-0262.JPG apprendre le Nissart aux pitchouns en dessin 

 

 A cette occasion, on dressait l'arbre de Mai et, la journée durant, la foule « tournait le Mai », c'est-à-dire dansait autour d'un tronc d'arbre couronné de fleurs et orné de longs rubans multicolores. La fête se déroulait sur les places des villages, devant le Palais des rois de Sardaigne à Nice, près du Cours Saleya et dans chacun des hameaux de la commune.

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Le theatre de marionette Niçois ou l'on joue le Présapi

 

L'un des « festins de Mai » les plus grandioses se déroula en 1821, lors de la visite des souverains Sardes à Nice. Victor Emanuel Ier et son épouse assistèrent, confortablement installés dans une loge dressée pour la circonstance, à une gigantesque parade où défilèrent et dansèrent plusieurs dizaines de jeunes niçoises toutes vêtues de blanc.

Avril-2011-0229.JPG   l'oeillet,la violette, le mimosa brodé sur le costume

 

Il fut un temps à Nice où chaque quartier en son carrefour le plus important organisait son festin de mai. Le développement de la circulation automobile sonna la mort de cette pratique à la fin des années cinquante et le mai fut transféré dans les jardins des Arènes de Cimiez ou se déroule le plus prestigieux des festivals de jazz en Europe.
Cette fête traditionnelle trouve ses origines à une époque lointaine où était honorée la Déesse de la Terre. Le rite exigeait alors, d’aller abattre un pin dans la forêt. Il s’agissait ensuite de l’orner de guirlandes de fleurs, de banderoles et de l’installer dans le temple. Le pin représentait le Dieu ATTIS, endormi pendant les longues nuits d’hiver et réveillé par la Déesse CYBELE au printemps, pour fêter le renouveau de la nature. 

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Dans toutes les civilisations, quel que soit le lieu ou l’époque, le changement de saison donnait lieu à de multiples réjouissances qui perdurent dans de nombreuses provinces d’Europe. Nice s’inscrit pleinement dans cette tradition. A l’occasion de cette fête très populaire, les familles Niçoises se retrouvent dans les jardins de l’ancienne cité romaine de Cemenelum (Cimiez), à l’ombre des oliviers. Autour d’un pique nique, parents, enfants et amis dégustent les spécialités de la cuisine Niçoise comme la socca, la pissaladière, le pan bagnat, la tourta de blea….La culture et la langue Niçoise sont à l’honneur tout au long de ces journées au travers des chants et des danses du comté de Nice.

Avril-2011-0270.JPGle mat de cocagne 

 

Après une interruption due aux guerres, la tradition de la « festa dei Mai » fut de nouveau perpétuée sous une forme nouvelle adaptée aux contraintes de la vie moderne. Pendant les fêtes, le centre de chaque quartier était décoré d’un « motif »central suspendu aux guirlandes et lampions.
Ce motif remplaçait l’arbre de vie (la biga) que l’on avait coutume de planter pour symboliser le renouveau de la nature. Durant toute cette période festive, les niçois dansaient, mangeaient et jouaient au « vitou », à la « pignata » à la "mourra" ou au « pilou », c’était le temps de « vira lou mai ».

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Un jury primait le plus beau « mai ».Dans la même tradition que celle de carnaval, les quartiers élisaient une reine des « Mai ». Un jury primait le plus beau « Mai » de quartier et la plus belle des Reines, ce qui donnait lieu à une grande fête de clôture qui se tenait principalement au théâtre de verdure.
Cette année encore lu festin de Nissa est animé par les deux groupes niçois les plus populaire. Lou Cairèu Niçart et la Ciamada Nissarda.

Avril-2011-0272.JPGle comté et son territoire Italien, et sa capitale Nizza en mer Ligure 

 

Lou Cairèu Niçart a été fondé en 1947. Il est composé de 40 danseurs et 10 musiciens. Le costume des danseurs et des danseuses a été dessiné en 1948 par le Conservateur du Musée Masséna de Nice d’après des gravures du XVIIIème siècle. Il représente le niçois et la niçoise en habits de fête.

Avril-2011-0249.JPGIssa Nissa Per tougiou la BSN.  Degun m'esquissa ahura basta . A qui li sian 12 per juga

 

 La jeune fille porte une ample jupe de tissu rouge ou bleu à motif d’abeilles recouvrant plusieurs jupons de dentelle. Chemisier blanc en dentelle, corset de velours noir, châle et tablier brodés, capeline constituent les autres éléments du costume. La chevelure est ornée d’un bonnet rouge rehaussé d’une coiffe blanche en dentelle appelée Cairèu.

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 Le jeune homme porte une chemise blanche et un gilet de couleur rouge, le pantalon blanc est tenu à la taille par une large ceinture de coton rouge la "taiola". A l’occasion de certaines danses, le garçon porte à la taille le bonnet rouge du pêcheur. "Lou Cairèu Niçart" anime le célèbre Carnaval de Nice. Danseurs et danseuses à cette occasion déguisés en arlequins, font sauter un pantin de toile "lou paillassou" sur une bâche tendue et le projettent au milieu des spectateurs.

Avril-2011-0256.JPGSocca la bella 

 

la Ciamada Nissarda est constituée d'une soixantaine de membres, le groupe fait corps avec l'identité niçoise depuis sa fondation en 1925. Alors que l'Europe est sur toutes les lèvres, cette " bande d'amis " met en exergue les vieilles traditions des danses folkloriques, chants traditionnels et théâtre niçois. La Ciamada Nissarda signifie  « Aubade Niçoise ». Du costume de la bouquetière à celui du paysan et du pescadou traditionnel en passant par celui de Carnaval, la Ciamada Nissarda n'a pas changé sa devise : perpétuer les traditions niçoises en France et dans le monde entier.

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  Le groupe s’est produit à Porto Rico , Stockholm , Londres , Moscou , St Peters bourg , Québec , Montréal , Salt Lake City , Sacramento , Los Angeles , Bruxelles , Vienne , Budapest , Istanbul , Rome , Venise , Naples , Le Caire et la liste est encore longue. En Mai 2010, La Ciamada Nissarda a représenté la France lors des journées Européennes qui se sont déroulées lors de la Foire exposition universelle de SHANGHAI, et très prochainement en Colombie. Il est considéré comme le plus beau groupe folklorique de France.

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Groupe folklorique de la ciamada nissarde

 

Les danseuses portent le costume des bouquetières : une jupe ou cotillon à rayures, soutenue par de nombreux jupons en dentelle parsemés de rubans rouges, un chemisier blanc en dentelle, un châle et un tablier en cachemire brodé, et la traditionnelle capeline aux croisillons velours. Les avants bras sont recouverts par des mitaines noires crochetées. Comme bijoux, la Niçoise arbore uniquement une croix d'or retenue au cou par un simple petit ruban noué court.

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  Les danseurs valorisent le costume des pêcheurs : Pantalon à large rayure rouge, chemise blanche à soufflet, taïole rouge (Ceinture de flanelle enroulée autour de la taille), Bonnet phrygien et cordon rouge en guise de cravate. Les danseurs et les danseuses revêtent le costume de Carnaval, dans de différents costumes multicolores,  de forme ou d’allure arlequine, pierrot à large collerette, à pois ou rayures.

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 Ahura embé regret vous laissi, Es devèr d'ana à l'oustau ... ciao pat

 

Le costume traditionnel Niçois est un habit joyeux et lumineux rempli de soleil. Il n’est pas triste ! Pour les hommes, il varie, que vous soyez pêcheurs ou montagnards. La moyenne d’âge des membres de la ciamada est de 24 ans ….. C’est la jeunesse et la gaieté. C'est notre pays et on l'aime...

 

                                       DIAPORAMA DE LA FETE DES MAI

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26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 12:14

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le manoir Leliwa

 

Les Châteaux de Nice rassemblent plusieurs bâtiments royaux d’une grandeur inouïe et d’une splendeur inégalable. La Belle Epoque débutait en 1856 pour prendre fin des années plus tard. Une Belle Epoque en tout cas qui nous  permet aujourd’hui d’admirer la beauté et la splendeur de la ville de Nice sous la royauté à travers ces grandes demeures qui ornent ses rues depuis cette époque dorée. Si un jour l’envie de vous évader dans une époque royale vous vient à l’esprit, choisissez Nice comme première escale en commençant par le palais des rois de Sardaigne.

photo2011A-0475.JPG Elle vous emmènera non seulement vaguer à travers les époques les plus lointaines, mais elle vous fascinera aussi à travers les spécificités de l’architecture de la Belle Epoque et de leur évolution incroyable au cours d’une même époque. Nice, ville très courue pendant la saison d’hiver, connait alors de grands fastes. Durant la Belle Époque, elle voit l’éclosion d’une cinquantaine de somptueuses demeures entourées de parcs, qui répondent à un art de vivre bien particulier : désir de prouver sa richesse et ses exigences mondaines. Statues et plantes rares, escaliers monumentaux pour étaler sa toilette, succession de salons, boudoirs, salles de musique …

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Purs “caprices” de princes et de potentats, ces constructions échevelées n’ont aucune unité de style et ne respectent aucune règle, si ce n’est celle de la liberté de l’architecture. Celui qui conçut les plans du Château de la Tour a pu s’en donner à cœur joie. Construit autour de 1850 sur les ruines d’une ancienne tour de guet, il édifie une œuvre de style “troubadour”, mélange de château-fort moyenâgeux, de cathédrale gothique et de Renaissance classique.

photo2011A-0110.JPGle chateau de la Tour 

 

Le Comte Joseph Victor Caravadossi, Comte d’Aspremont, baron de Thoët de l’Escarène, fait partie de la vieille noblesse niçoise depuis le 10ème siècle. Né à Nice en 1834, d’abord diplomate puis militaire, brillant officier de cavalerie de l’armée royale italienne (Nice était alors au Royaume de Piemont/Sardaigne). Il participera à la création du Comité des Fêtes du Carnaval en 1873.

photo2011A-0136.JPGphoto2011A-0137.JPG 

Après la visite du château de la tour, je vous emmène au manoir Leliwa. On le dirait sorti tout droit d'un conte de sorcières ou encore habité par quelques fantômes qui attendent l'arrivée de quelques naïfs touristes auxquels ils feront passer des moments pénibles. L'allure de cette résidence sort tellement de l'ordinaire qu'elle aurait pratiquement choquée...si elle ne s'était pas trouvée dans cette ville ô combien cosmopolite.

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Cette demeure étrange est encore l'un des multiples vestiges du passé doré de la ville et de la Belle-Époque. À l'origine de la construction en 1880 un comte polonais Michel Leliwa de Rohozinski.  Le comte confia la construction de son manoir à un compatriote Adam Dettlopf et demande à ce dernier de transformer la demeure qui s'y trouvait en château du moyen-âge. Le résultat de cette expérience artistique fut tellement réussie qu'elle ne manque pas de laisser bouche bée, même de nos jours. Des sculptures de rapaces au sommet, des tourelles d'angle, des tours crénelées, des balcons à colonnettes, sans oublier les fenêtres à meneaux...

photo2011A-0171.JPGLe manoir Belgrano 

 

L’accueil de cette clientèle étrangère constitue, avec la production d’huile d’olive, la principale source de revenus de la cité des Anges. La fin du XIXe et le début du XXe siècle voient l’essor de l’urbanisme niçois, celui-ci est principalement dû à la vocation de villégiature hivernale de la ville. En effet, c’est à cette période que se crée le mythe des vertus thérapeutiques du climat azuréen. Les commandes de particuliers se regroupent généralement sous l’appellation de « palais » ou, mais c’est un cas exceptionnel, de « manoir ».

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Ma prochaine visite sera encore un manoir. Le manoir Belgrano est un des rares édifices de style Renaissance, si ce n’est le seul, que l'architecte Charles Dalmas ait réalisé. Il emploie tourelles, colonnes torsadées, gâbles… Pour la façade il utilise de la pierre de taille ainsi que de la brique qui donne un aspect décoratif à la façade. Le toit est recouvert d’ardoise. Vous pouvez facilement l’apercevoir dans le quartier de Cimiez au boulevard Edouard VII. photo2011A-0443.JPG

le chateau de l'Anglais

 

Ma dernière visite est plutôt surprenante ou plutôt controversante….  Cela dépend du gout architectural de chacun. Pour mon compte, je n’aime pas, mais je me devais de vous montrer ce château qui est devenue inséparable des panoramas du port et de l'est de la ville.
Le Château de l'Anglais est un édifice qui marque l’apparition de châteaux de styles exotiques construit à Nice a partir du milieu du XIXe siècle.

photo2011A-0494.JPG De par sa couleur et sa forme, il demeure comme l’un des témoignages forts des folies qui sont érigées sur la Riviera. Sa construction débute en 1856, date de l’achat d'un terrain de 22 000 m2, par Robert Smith, officier du génie anglais en Inde. Il est construit en trois ans et son architecture éclectique s'inspire des constructions néo-mogholes. Le domaine descend sans interruption jusqu’à la mer et comprend de nombreuses fabriques (tours, belvédères, kiosques, escaliers...), toutes dans le même style exotique fantaisiste, un curieux mélange de styles hindou et médiéval britannique.

photo2011A-0499.JPG Le château suscite rapidement de nombreux commentaires souvent contradictoires : En 1861, Émile Négrin évoque « un quelque chose, cauchemar des architectes classiques », en 1877, Mayrargue parle « d’une admirable villa où tout ce que l’imagination peut rêver de plus extraordinaire y a été assemblé avec un art exquis » et Stephen Liegeard le juge comme « une bâtisse qui n’est ni un château, ni un palais, ni une tour, ni un bastion, ni une villa, ni une pièce montée, ni un gâteau de Savoie, ni rien qui ait un nom dans aucune langue ». photo2011A-0507.JPG

Pour la petite histoire, c’est le gardien du château qui m’expliquera l’historique de celui-ci en m’affirmant qu’il fut habité autrefois par Sean Connery et qu’actuellement y réside le consul d’un pays de la communauté européenne installé à Monaco. Une autre anecdote dit que la femme du propriétaire du château tardait souvent à rentrer de sa promenade matinale… obligeant Monsieur à patienter avant de mettre les pieds sous la table ! Cet ancien colonel de l’armée anglaise imagina alors une solution pour la rappeler à ses devoirs d’épouse et de cuisinière : faire tirer un coup de canon à midi ! » Après le départ du gentleman, la population exigea le maintien du coup de canon. Le 19 novembre 1885, un arrêté institua « lou canoun de Miejour » comme une tradition nécessaire à la ville de Nice. La ville n’en était pas à une folie de plus !!  De nos jours et toujours  à midi , vous entendrez encore le fameux coup de canon , tiré maintenant de la terrasse de l'ancienne forteresse Niçoise.

 

                         DIAPORAMA DE LA BALADE

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