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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 15:21

Mai-2010-0285.JPG A quelques kilomètres de Cannes, dans la baie de la Napoule, trois châteaux se font face dans le panorama exceptionnel de cette rade : le Château de la Napoule, le château de Théoule et le château d’Agecroft. Pour l’heure, nous nous intéresserons à celui de la capitale du Mimosa ou longe le fameux sentier des douaniers dont je vous ai si souvent parlé meme si vers la fin de mon diaporama , vous apercevrez des photos des deux autres chateaux... 

Mai-2010-0006.JPGLe Château de La Napoule occupe un site prestigieux en front de mer, connu des Romains, il y a plus de 2000 ans. Investie par une tribu Celto Ligure, la Napoule devient un emplacement stratégique sous l'occupation romaine.  Demeure des comtes de Villeneuve au XIVe siècle, l’une des grandes familles de la riviera, en 1284, un fort avait déjà été érigé sur le domaine, lorsque la famille de Villeneuve en fit l'acquisition. Ils y bâtirent une grande forteresse médiévale. Après avoir subi de nombreux dommages à la suite de diverses invasions sarrasines et lombardes, le château fut rasé à la révolution.

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La forteresse fût détruite et rebâtie à huit reprises, avant de devenir une manufacture verrière au cours du XIXe siècle. En 1916, l'artiste américain Henry Clews acquit l'édifice en ruine, qu'il s'appliqua à restaurer assisté de sa femme, Marie Elsie Whelen Goelet. Deux tours, romane et sarrasine furent harmonieusement intégrées à la construction fortifiée ; le pavillon d'accès, les hauts remparts et les terrasses surplombant la mer forment un ensemble hétéroclite reflétant les goûts éclectiques des Clews.

Mai-2010-0051-copie-2.JPGLa Cour d'Honneur, la Galerie Spencer, vaste salle voutée, et la Galerie blanche autrefois aménagée en théâtre, accueillent aujourd’hui comme hier, des expositions et des spectacles.
Les jardins classiques conçus par Marie Clews sont agrémentés de jeux d'eau et de décors en topiaire. C'est l'œuvre sculpturale d'Henry Clews, empreinte d'humour et de sensibilité art-nouveau, qui fait de ce monument historique une fascinante escapade dans l'histoire de l'architecture.

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 Le château a subi au cours des siècles de nombreuses transformations. En 1918, nos deux américains, Henry et Marie Clews s'installent dans les restes de la demeure médiévale. Grâce à leur fortune, le couple put restaurer les bâtiments et en construire d'autres de toutes pièces, en apportant leur touche personnelle (Henry était sculpteur et sa femme architecte). Les jardins furent également aménagés.

Mai-2010-0135.JPGFondée en 1951 par Marie Clews, l’Association d’Art de La Napoule Mémorial Henry Clews a fait du château un lieu d’échanges culturels international comprenant l’organisation de colloques, d’expositions, de concerts et de spectacles auxquels s’ajoute un programme de résidence d’artistes. Le château et ses jardins ont été inscrits monuments historiques par arrêté du 6 janvier 1947. Les jardins du château de la Napoule dessinés en 1919 sont constitués du jardin principal qui s'ouvre par une grande allée à la Française et de trois autres petits jardins : le jardin de La Mancha, les terrasses sur la mer et le jardin secret. L'allée régulière, le bassin, la fontaine et le puits et les constructions qui parsèment les jardins, conciergerie, chapelle, une fabrique de verre, la tour de jardin, la pergola et le pont de jardin sont spécifiquement inscrits comme monuments historiques. Le parc est labellisé « Jardin remarquable ».

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 Jeune dandy newyorkais, Clews préférait l'activité artistique aux affaires de la banque familiale. Incompris aux Etats-Unis, Clews s'installa au début du siècle à Paris où, gravitant autour de Rodin, il travailla sans relâche sa vocation pour la sculpture. Autodidacte doué, Clews portraiture ses contemporains avec un réalisme à la limite de la caricature, dans un style imbu d'humour noir et d'ironie, laissant libre cours à son esprit fantasque.

Mai-2010-0216.JPGDès l'arrivée de Clews sur la Côte d'Azur, au lendemain de la première guerre mondiale, une nouvelle tendance se manifeste dans son travail, d'avantage tournée vers les arts primitifs : en effet, à la Napoule, l'artiste nous ouvre les portes d'un monde imaginaire peuplé de monstres fabuleux.

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 Henry Clews naquit à New York d'une famille descendante du président Américain James Madison. Henri clews montra très tôt un caractère rebelle, excentrique et un penchant pour les arts et la littérature. La Napoule fut pour Henry une source d'inspiration permanente et lui apporta l'isolement nécessaire à l'épanouissement de son art. Son style s'imprégnant d’influences précolombiennes et extrême-orientales. Il donna vie à tout un bestiaire de petits monstres et animaux imaginaires qui vinrent peupler la forteresse Napouloise.

Mai-2010-0173.JPGLorsque Marie et Henry Clews tombèrent amoureux du château de la Napoule, ils s'éprirent également de sa situation idyllique à l'extrême ouest de la baie de Cannes. Afin de profiter pleinement du panorama, Marie dessina de longues terrasses surplombant la mer. Le château, préalablement perché sur un roc, se retrouva posé sur une majestueuse rangée d'arcades plongeant directement dans l'eau de la méditerranée. Ce chantier en front de mer nécessita la technicité particulière d'un ingénieur Russe et la supervision quotidienne d'Henry et Marie Clews.

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Une voie ferrée fut même installée afin de permettre l'acheminement des blocs de pierre qui servirent à la construction des quinze arcades qui soutiennent les terrasses. Les travaux sur la façade mer furent considérés comme une priorité par Henry et Marie qui les exécutèrent avant même la restauration du toit.

Mai-2010-0202.JPGMarie Clews, née Elise Whelen, vit le jour en 1880 à Philadelphie. Benjamine d'une famille aristocratique de mécènes d’art, Elsie à toujours rêvé de devenir chanteuse d'opéra. Cette passion ne la quitta jamais puisqu'elle organisera plus tard au château de la Napoule de nombreux concerts et récitals. D'une grande beauté, Elsie fut l'une des débutantes les plus prometteuses d'Amérique. Elle fréquentait la haute société de Newport, lieu de villégiature très à la mode au début du XXe siècle.

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 Dés son installation à la Napoule en 1918, Marie se passionna pour la reconstruction du château dont elle conçut les plans jusqu'a la direction des maçons et des tailleurs de pierres. On ne peut imaginer un changement de vie plus radical. Marie devint pour Henri Clews un véritable soutien, une inspiratrice et une partenaire de travail. Ensemble, ils créèrent leur monde imaginaire: « Once Upon A Time », il était une fois .... Nom qu'ils donnèrent au château.

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Après la mort d'Henry en 1937, Marie protégea son château bien aimé pendant la seconde guerre mondiale et ne ménagea pas ses efforts pour révéler l'œuvre de son époux aux yeux du monde... En 1951, elle créa la Napoule Art Fondation, ayant pour mission la conservation et la mise en valeur de la collection clews et du château. , œuvre de leur vie. Le château considéré comme un  emplacement stratégique, fut occupé par les Français avec qui elle vécut en harmonie. Après l'entrée en guerre de l’Italie, une menace plus importante pesa sur la région. Lorsque les fascistes de Mussolini occupèrent le château, Marie fut jugée par le tribunal de guerre pour avoir apporté son aide aux alliés. Seule son amitié avec la princesse Maria de Savoie, fille du Roi d’Italie, réussit à la sortir de cette situation difficile.

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 Après la reddition de l’Italie, les allemands occupèrent le château à leur tour et Marie fut évacuée dans une villa à Cannes.  Finalement le 15 Aout 1944, les Alliées débarquèrent sur les plages alentour. A la grande surprise de Marie, le libérateur du château n'était autre que son propre cousin, le colonel Lewis H. Van Dusen. Marie réintégra alors sa demeure. Elle installa le quartier général de la croix rouge américaine dans ses murs. En 1951, huit ans avant sa mort, Marie Clews crée l'Association d'Art de La Napoule en mémoire de son époux, afin de conserver au Château son statut de centre d'art dédié aux échanges interdisciplinaires et internationaux.

Mai-2010-0063-copie-2.JPGLa Villa Marguerite, ancienne résidence de la Princesse de Pless, née Daisy Cornwallis-West fait également partie de la propriété. Abritée dans un parc où poussent orangers et citronniers, ce pavillon ensoleillé de la Belle Epoque possède une salle de musique et un jardin d'hiver. Le couple était très apprécié des pécheurs et des habitants de la Napoule car celui ci œuvrait énormément pour les œuvres humanitaires locales.

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 Et comme souvent les belles histoires sont un eternel recommencement, on pourrait terminer cet article……. Il était une fois dans un cadre idyllique le château de la Napoule,  un édifice surgit de la mer et reconstruit à partir de vestiges authentiques par un couple d’américains qui vous plongera dans un monde fantastique, un royaume imaginaire, ou sont à jamais inscrits sur les murs, l’art, l’humour et la fantaisie de ses créateurs…..Il était une fois un pays merveilleux qui s’appelle la Cote d’Azur.

                           DIAPORAMA DE LA VISITE

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 22:31

Mai-2010-0002-copie-1.JPGmémorial coluche à Opio

 

Bien sur je plaisante !! J’adore mon beau frère et ma belle sœur ainsi que le frangin à Soso bien sur !! (Il ne faut pas faire de jaloux)
Je passe par Opio, comme cela, je vous fais voir le petit mémorial à Coluche, ensuite je franchis le village de Gourdon qui est classé dans « les plus beaux villages de France ». J’avais emmené Mamiekéké la Marseillaise dans ce superbe village. Si vous voulez le voir, vous n’avez qu’à cliquer sur  « Gourdon » car lors de mon passage le nid d’aigle etait dans le brouillard, ce qui n’est pas fait pour me rassurer, car je grimpe encore plus haut …

Mai-2010-0008.JPGvillage et eglise abandonné sur la route de greolieres


Situé sur la D603 à 25km de Grasse, 10km après Gourdon et à 8km de Gréolières. Le Village de Cipières est construit sur un promontoire à 750 m d’altitude, adossé au Gros Pounch, surplombant la vallée du Loup et faisant face au Massif du Cheiron et à la station de ski de Gréolières les neiges.

Mai-2010-0018.JPGla route des gorges du Loup


Le territoire, traversé par le GR 4, s’étire depuis les rives du Loup jusqu’au Plateau de Calern à 1400 m d’altitude, plateau karstique bordé par l’Observatoire de la Côte d’Azur au-dessus de Caussols. Les deux communes étaient historiquement liées à l’époque moyenâgeuse.

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Cipières a été tour à tour, possession du Comte de Provence au XIII ème siècle, puis à celle de Romée de Villeneuve (mon article sur les truffes) puis de Raibaude de Caussols (mon article). Devenu baronnie, il fut vendu en 1510 à Renée de Savoie Comte de Tende dans l'ancien comté de Nice.

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Tourné vers l’élevage ovin, réputé pour la culture du blé, des lentilles et des pois chiches, Cipières a longtemps été l’un des greniers approvisionnant la région Grassoise. De nombreuses aires de battage (cirques) sont encore visibles dans le village ou la campagne environnante. Les terrasses autrefois cultivées avec l’aide des chevaux, ainsi que les pierriers appelés « clapiers » (pierres extraites des champs) démontrent l’acharnement des générations passées à domestiquer et façonner cette terre rude.

Mai-2010-0044.JPGLa route des rocheuses Francaises

 

Tout au long des chemins et au détour d’un mur ou d’un champ surgissent des cabanes de pierres que nous appelons « Bories » mais le plus souvent du patois local, des « casamates », la commune en compte prés d’une centaine.

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  rochers aux formes bizarres. enfin,on apercoit la civilisation 

  

La végétation méditerranéenne sauvage et odorante accompagne le promeneur à chaque pas. Le thym puis les genets à la fin du printemps. L’été, le bleu des lavandes sauvages illumine les plateaux et les flancs  des collines. Puis viennent la sauge sclarée, la sarriette (pebre d’ail) et l’immortelle, sans compter de nombreuses variétés d’orchidées sauvages. Les endroits de la rare hysope sont connus des seuls villageois. Soso vient chercher le Surreau entre autre pour faire sa confiture.
La lavande et la sauge sclarée sauvage et même cultivées étaient distillées sur place pour la parfumerie de Grasse.

Mai-2010-0115-copie-1.JPGle village medieval de Cipieres et son chateau


L’élevage reste la principale activité économique du village, ainsi que la commercialisation de ses produits, viande, fromages, volailles, apiculture, et depuis quelques années de nouvelles plantations de lavande et une toute jeune plantation de crocus a safran. L’artisanat, avec un atelier de poterie et une fabrique de bougies.

Mai-2010-0052.JPGUn pont sur la riviere Loup


Dans les rues du village, on peut contempler de nombreuses portes anciennes mises en valeur par de magnifiques linteaux et encadrements en pierres taillées, ainsi que des passages, appelés « loges », sous les maisons allant d’une rue à une autre.
Cipières possède un château qui a appartenu à un moment donné à un pote biker, on avait donc eu le privilège de le visiter dans ses moindres recoins.

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  Cette Baronnie appartenu à l’oncle du roi de France François 1er, le duc René de Savoie dont la brouille avec ce terrible roi fut l’un des épisodes de l’histoire du Comté de Nice et de son siège ou se distingua Catherine Segurane.  Le château est classé monument historique et il est transformé maintenant en une résidence hôtelière.

Mai-2010-0094.JPGCelia decouvre "charlotte" la Laie femelle du sanglier


La route qui mène à Cipières est spectaculaire. Les personnes sujettent au vertige ne regarderont pas par la fenêtre de leur voiture, celle-ci rase souvent le précipice… Nous passons plusieurs tunnels naturels le long de cette route. Le matin à l'aube ou bien le soir au coucher du soleil , il n'est pas rare de voir traverser , chevreuils, biches ou cerfs qui sont nombreux sur la commune.
Pas très loin de Cipieres se trouve la réserve biologique du haut Thorenc avec ses troupeaux de Bisons et ses chevaux préhistoriques, le Cheval de Przewalski . Mais je vous en parlerai dans un prochain article, je compte  bien visiter cette merveille de la nature à l’état brut.

Mai-2010-0080.JPGCelia 17 mois fait du quad electrique toute seule ...


Le village a souvent été pris par des réalisateurs de films pour sa ressemblance avec les villages Corses de Montagne. Il a notamment étè tourné un "remake" des Freres Corses d'Alexandre Dumas avec Geraldine Chaplin et Olivia Hussey  en 1985 et bien sur la population locale servit pour la figuration, ce qui fut le cas de toute la famille de mon beau frere et de ma belle soeur qui ont gardé de bons souvenirs de Geraldine....  Parce que dans ce village , les " Molineri " y habitent depuis des generations en generations et ils sont presque devenus une institution...

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Alors, qu’est ce que vous en pensez ? Les corbeaux ont-ils raison de voler sur le dos ………


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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 16:26

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J’emprunte la 202 plus communément appelé la route de Grenoble, au quartier Saint Isidore, je m’arrête chez Patrick un pote qui roule lui aussi en moto custom. Après avoir pris un café chez lui, nous traversons le pont de la Manda à Carros pour se rendre sur la rive droite du var (le fleuve)et continuer notre route pour une première visite au lac du Broc.

Copie-de-DSC_0027.JPG les montagnes du Mercantour au bout du lac

  Le lac du Broc  était un peu éloigné de tout, je venais rarement m’y promener. J’avais presque parfois oublié son existence. Situé à l'extrémité de la plaine du Var. Cette ancienne gravière alimentée par la nappe phréatique de deux rivières adjacentes est situé en contrebas du Moyen et haut pays Niçois. Lieu privilégié des carpistes, les eaux du lac d'une limpidité et d'une pureté à en faire pâlir tout bon écologiste qui se respecte, héberge un large éventail de spécimens.

Copie-de-DSC_0041.JPGQue l'on soit pêcheur de carnassier, au coup, moucheur, carpistes ou autre, ce plan d'eau ne laisse pas indifférent. La population piscicole variée, abondante, est composée de truites, brochets, tanches, vairons, perches, gardons, ablettes, écrevisses, amours blancs, carpes koî, carpes (jusqu'à 25kg). Le lac est bordé d’une végétation méditerranéenne. Tu peux observer toutes sortes d'oiseaux, sternes, canards, grues ou aigrettes. C’est cette nappe du Var qui alimente en eau 600 000 habitants dans le département. D’un coté le canal de la siagne pour la zone Cannes-Grasse et de l'autre coté le bassin Niçois avec le lac du Broc,en montagne ce sont les nombreuses sources. Autant vous dire que nous n’avons pas de problèmes d’eau dans le département.

 

Copie-de-DSC_0053.JPGsur la route du village du broc

 

Nous continuons notre route qui nous emmène au 1er village perché du Broc, il est situé à 460 mètres au dessus du niveau de la mer, il domine les vallées du Var et de l’Esteron et il est surplombé par la montagne du Chiers. On est tout de suite  charmé par le murmure de ses nombreuses sources et fontaines, ses olivaies, ses forêts de chênes, de pins et ses figuiers qui commencent à faire de petites figues vertes. Sur le promontoire du village nous avons un panorama à couper le souffle. On aperçoit les villages sur leurs éperons rocheux comme celui de Gilette, Bonson ou encore la roquette sur var ou nous irons plus tard….

Copie-de-DSC_0105.JPG  en haut le village de bonson , en bas celui de plan du Var et du Chaudan

 

 La route nous  mène maintenant à Carros le vieux. Ce vieux village médiéval possède un château du XII° siècle qui est en parfait état, les petites ruelles en calade sont charmantes. Son nom veut dire « rocher » et  c’est la porte naturelle des Alpes. Il se trouve à moins de 20 kilomètres des plages. Nous faisons une petite halte déjeuner puis nous repartons bien vite pour grimper au village de la Roquette sur Var.

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  Ligures et romains ont occupé ce territoire. Au XIe siècle la population migre vers le rocher pour mieux se défendre en cas d’agression. Le village se développe, sur les rives du Var, grâce à son endiguement. L’époque du Moyen Âge a laissé des traces dans ce village : fontaines, portes massives, passages voûtés, lavoir. La Roquette-Saint-Martin devient La Roquette-sur-Var en 1867.

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le village de Carros , l'eglise et son chateau

 

La première mention du village de “ Rochetta ”, date de 1028. Cette “ Forteresse naturelle ”, a toujours été au carrefour de l’influence du Royaume de Sardaigne et de la France. Le destin de la Roquette-sur-Var est intimement lié à celui des grandes familles de Nice : les Ranulfi, les Lascaris, les Grimaldi, les Litti et tant d’autres en ont été les seigneurs successifs. Au cours des siècles, la commune, a tiré sa prospérité de la culture de l’olivier, de la vigne et des activités de contrebande favorisées par sa position de ville-frontière.

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la roquette sur var l'un des 110 villages du comté Niçois

 

Quand la Révolution française éclate en 1789, la Roquette-sur-Var est sous domination savoyarde. Dans les derniers mois de 1792, les soldats français entrent dans le comté de Nice : La Roquette devient pour un temps le théâtre de leurs affrontements avec les austro-sardes, avant que Napoléon ne déplace la frontière de l’Empire beaucoup plus loin vers l’Est. Mais, en 1815, la Roquette-sur-Var est de retour sous l’autorité du roi de Sardaigne.

Copie-de-DSC_0107.JPGPerché en nid d’aigle, de cet extraordinaire piton, le regard tour à tour plonge sur la vallée du var et de l'Esteron et embrasse le magnifique panorama des hauts massifs montagneux et des sommets du Parc du Mercantour toujours enneigé en ce début de moi de Mai. Au Sud, la Mer se dessine. On domine le vide tous les cotés.

Copie-de-DSC_0111.JPGEn face le Broc et son lac que nous avons vu le matin, au fond de la vallée, les Alpes dressent leur puissance et leur majesté sur les cimes à plus de 3000 mètres d’altitude (le Bego , le Gelas).

De cet extraordinaire belvedere, nous dominons le grand fleuve Niçois "le Var" qui serpente à travers la vallée. Au loin, les neiges des sommets du Mercantour et de l'argentera en Italie continuent encore d'etendre leurs parois blanches en ce mois de Mai. En regardant dans l'autre sens et à l'opposé des montagnes ,la mer accueille le fleuve. Les Alpes d'Azur font place à la Cote d'Azur....

Copie-de-DSC_0118.JPGSur le territoire de la commune, de belles terrasses complantées d'oliviers et de vignes. Quelques figuiers déposent ca et la une touche plus claire, tandis que les pins couronnent les hauteurs. On ne s’en lasse pas d’admirer cette vallée de la terrasse du village, pourtant nous devons continuer notre route et notre balade se terminera par les villages de Levens, Aspremont et Castagniers avant de redéposer mon pote chez lui au pied de sa vallée…..

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                       DIAPORAMA DE LA BALADE

 


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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 20:10

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En Camargue, très ancrés dans des traditions agricoles et pastorales, des hommes vouent à leurs chevaux, indispensables à leur survie et par une heureuse prédestination que l'élevage du taureau a maintenu jusqu'à nos jours, un véritable culte d'amour, plus vivace que jamais.

Mai-2010-0207.JPGC'est pourquoi, non loin du village du Cailar, village reconnu comme étant la capitale de la Bouvine, face aux immenses étangs de la petite Camargue, la mémoire locale rapporte qu'un cavalier, souhaitant rendre le plus beau des hommages à son compagnon, le fit enterrer droit, sellé, bridé, un trident à son côté, lui gardant pour l'éternité toute la fierté de sa race. Cette région immense, allant du Languedoc à la Provence, voue unanimement un soin et un respect indéfectibles à ce cheval Camargue.

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Le taureau quand à lui est incontestablement le roi de Camargue. Les grands troupeaux sont appelés "Manades" et sont élevés uniquement pour la course camarguaise. Le taureau, dans les arènes, est affronté par une dizaine de "razeteurs" qui vont tenter de lui ravir la cocarde attachée entre les cornes par des ficelles. Agressivité, brio, intelligence du combat vont en faire un dieu des arènes provençales et languedociennes. La course dure quinze minutes. Je rappelle que le taureau de race « Camargue » n’est jamais mis à mort, je tenais à le signaler car je suis opposé à la pratique barbare de la corrida.

Mai-2010-0071.JPGEnsuite le taureau rentrera à la manade et ne fera une autre course que deux ou trois semaines plus tard. Les cocardiers (c'est ainsi que l'on nomme les taureaux vedettes) courent environ six ou sept fois par an. A la fin de leur carrière, vers quatorze ou quinze ans, ils passeront une retraite paisible dans la manade. A leur mort, ils seront enterrés debout, la tête tournée vers la mer, avec stelles ou statues à leur effigie. Les grands cocardiers ne perdent jamais leur notoriété et toute la Camargue rêve encore des exploits du "Provence" ou du "Sanglier".

Mai-2010-0287.JPGLe métier de Manadier est un métier de passion. Que d'heures passées dans l'ombre pour soigner les bêtes, les sauver de l'eau, garder "à bâton planté" par tous les temps pour les faire manger. C'est une vie rude, dangereuse, impécunieuse, dont la récompense sera peut-être après de longues années ". Le Taureau" qui deviendra célèbre et qui fera briller la devise de la manade. Quelques "Carmen" pendant une course vous font battre le cœur et vous mettent les larmes aux yeux. Les manades sont le garant des espaces naturels en Camargue. La Jeunesse Camarguaise  aime passionnément les traditions taurines. Tous les enfants rêvent d'être gardians ou razeteurs et les jeunes filles, portant avec grâce le ruban pour la « festo vierginenco », se voient un jour reine d'Arles. Le Fe Di Biou est dans le cœur des Camarguais.

Mai-2010-0261.JPGLa Camargue, c’est aussi l’assurance de partager l'intimité de la faune sauvage dans un milieu naturel et dans cet environnement si particulier : marais, étang, roselières, pelouses, sansouïres, roubines... la diversité d'habitats favorise la présence d'un grand nombre d'espèces d'oiseaux, sédentaires ou migrateurs. Vous pouvez observer des milliers de flamants roses, hérons, cigognes, aigrettes, sarcelles, rapaces, passereaux et autres petits échassiers.

Mai-2010-0267.JPGC’est la magie d’un pays aux espaces naturels préservés, sanctuaire fragile d’une faune et d’une flore exceptionnelle. Castors ,genettes et loutres sont également bien représentées. Les insectes sont l'une des composantes essentielles de la Camargue du fait du rôle prépondérant qu'ils jouent au sein des chaînes alimentaires. Les Chironomes (à ne pas confondre avec les moustiques), qui forment d'épaisses colonnes noires au-dessus de la végétation les soirs d'été, sont de petits diptères dont le rôle est capital, aussi bien au stade de larves (consommées par les poissons, les oiseaux) qu'au stade adulte (consommé par les oiseaux, les chauves-souris).

Mai-2010-0215.JPGParmi les insectes piqueurs, le Moustique, tient largement la vedette et est particulièrement redoutable pour les hommes et le bétail pendant les trois mois printaniers. C’est le seul inconvénient de la Camargue. On s’en est largement aperçu lors de notre arrêt au château d’Avignon sur la route des Saintes. Un marseillais vous direz qu’à cet endroit les moustiques sont aussi gros que des dragons.

Mai-2010-0293.JPGPour notre retour en terre Niçoise, nous décidons de passer par Fontvieille et les Baux de Provence. On ne se lasse jamais de faire une halte dans ce village considéré comme l’un des plus beaux de France, surtout que celui-ci n’est pas encore occupé par les hordes de touristes venant du monde entier pour visiter cet éperon rocheux. Car ce sont plus d’un million et demi de visiteurs qui font le déplacement chaque année pour voir cette merveille situé sur les contreforts de la chaine des Alpilles.

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  Cette place-forte médiévale a connu une histoire militaire mouvementée et si vous voulez en connaître l’histoire, je vous suggère d’aller la découvrir sur le site officiel de la commune. La seule chose que je peux vous dire, c’est que la famille Grimaldi de Monaco  possède toujours la réjouissance des lieux au titre de « marquis des Baux » dont Albert II bénéficie dans ses nombreux titres de noblesse. Nous continuerons notre route jusqu'à Salon de Provence avant de rentrer définitivement  dans notre comté Nissart ou l’on se sent finalement en vacance toute l’année ……

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DIAPORAMA DE LA FAUNE CAMARGUAISE ET DU VILLAGE DES BAUX

 



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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 15:01

Mai-2010-0002.JPG On pénètre en "terra incognita" sur un territoire qui ne ressemble à aucun autre. Même ceux qui habitent sur Arles, Tarascon ou Beaucaire, à seulement quelques dizaines de kilomètres viennent rechercher le dépaysement le temps d'une après midi. Un lieu hors du temps, de l'espace. Nous sommes ici en Camargue, un territoire authentique et préservé, fier de ses traditions, un véritable esprit camarguais subsiste, le seul qui reste encore en Provence et que je respecte, car même si les habitants de cette région vivent du tourisme (comment le reprocher à l'heure actuelle), ils n'ont pas oublié leurs coutumes ancestrales et c'est cela qui fait la différence avec le reste de l'Occitanie.

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à 50 metres de l'hotel

 

Même si Niçois et provençaux, nous n'avons pas toujours été d'accord, pour moi les camarguais sont attachants et méritent tous nos compliments pour avoir fait perdurer leurs traditions et leurs coutumes et cela à le mérite de le mettre à l'honneur. Le camarguais est fier et il aime son pays comme le basque, le Breton, le Corse ou le Niçois. Il entretient son identité car il sait que c’est sa force pour ne pas sombrer dans l’oubli culturel que voudraient nous imposer les dirigeants de la mondialisation.

Mai-2010-0337.JPGAujourd’hui la vie moderne a isolé les hommes et l’on ne connaît même plus ses proches voisins. En Camargue, on peut constater qu’il y a toujours une formidable mobilisation de la jeunesse qui refuse résolument de perdre son identité et les valeurs de son terroir. Que tu t’appelles Chico ou Paco, que tu t’appelles joseph ou Raymond, que tu sois Gitan ou provençal, tu es avant tout un camarguais ….

Mai-2010-0093.JPGNous prenons nos quartiers à l’hôtel les Palmiers aux saintes Marie de la Mer, un hôtel que je vous conseille vivement, car non seulement les patrons sont sympathiques et tiennent leur affaire en famille, mais celui-ci se trouve dans une rue très calme  à seulement 60 mètres de la mer. Une cour fermée accueille nos motos en toute sécurité. Si les chambres sont petites et simples avec douche et  TV, elles sont très propres et c’est bien l’essentiel pour juste y dormir. Le petit déjeuner quand à lui est remarquable. Pour 60€ la nuit tout compris et par couple, pas besoin d’aller sur Arles et ses chaines hôtelières impersonnelles. Nous sommes maintenant prêts pour la balade….

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le chemin de la digue de la mer

 

Il est un pays presque désertique appelé la Camargue, où vivent encore des troupeaux de chevaux sauvages.
Cette zone humide d’importance exceptionnelle, se situe au bord de la Méditerranée, à l’intérieur du delta du Rhône, entre les 2 bras du fleuve. C’est un peu notre delta du Mississipi et nos Everglades à nous Français, en plus petit bien sur par rapport à l’étendue Américaine ! Pour trouver la même situation en Europe que la Camargue, il faut aller sur le delta du Danube et la mer Noire, les deux régions restent les plus importantes en écosystème du continent Europeen.

Mai-2010-0112.JPGLa Camargue est un espace terrestre de 145.300 ha. L'occupation est antérieure à celle des Romains. Les Grecs et les Ligures ont colonisé les lieux bien avant. C'est également un domaine d'élevage de chevaux et de taureaux, de culture du riz (riziculture) et d'exploitation du sel (marais salant).

Mai-2010-0343.JPGLes Saintes Maries de la Mer


Cette pittoresque petite cité est très animée, elle est célèbre pour le pèlerinage que le peuple gitan effectue chaque année en dévotion à Sainte Sarah la « Vierge noire ». La lumière des petites maisons blanches depuis la promenade de bord de mer s’admire à la terrasse du café ou l’on arrête le temps pour contempler ce décor de rêve. Ici c’est un véritable art de vivre comme seul le sud vous le procure …. On ne peut manquer de reconnaître l’étonnante église des Saintes Marie de la Mer qui vous rappellera par moment celle que l’on voit dans les paysages mexicains grâce à ses clochers multiples.

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passage de guardians dans le centre ville

 

Son édification se fera au IXe, il s’agit d’une véritable forteresse car les pirates sévissaient sur la cote et il fallait se défendre contre les invasions. Le toit est entouré d’un chemin de ronde avec créneaux et mâchicoulis et servit de tour de guet. Les murs de l’église sont percés de meurtrières ce qui en fait une église particulièrement étonnante …

Mai-2010-0009.JPGGrace aux produits de la mer (tellines, poissons, anguilles, crabes…) et à ceux du terroir (riz, fleur de sel, taureau…) les chefs saintois ont pu développer une gastronomie locale haute en couleur et en gout. Mais attention ! Nous sommes en pays touristique et comme partout ailleurs, l’établissement médiocre côtoie l’excellent.

Mai-2010-0362.JPGEviter la rue des restaurants (av F. Mistral), ici ce n’est que de l’attrape touristes et sans vouloir faire de la pub à tel ou tel établissement, il est intéressant de connaître celui qui est fréquenté par les locaux. Tout d’abord aux Saintes vous trouverez derrière la mairie, le restaurant « le Fournelet » On y mange superbement bien. Puis, si vous vous trouver en balade vers les salins de Giraud et de l’étang de Vaccarès, allez au « Mas Saint Bertrand » en pleine nature.

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sur le toit de l'église

 

le patron est un aventurier  et partagera avec vous ses anecdotes sur le Vietnam, l’Indochine, l’Algérie et l’Amérique du sud. La patronne quand a elle est une véritable artiste en sculpture du fer forgé et en peinture typiquement Camarguaise. L’accueil est personnalisé et familial. On peut aussi y dormir et faire des balades à cheval ...

Mai-2010-0138.JPGAux saintes, on vie dans une ambiance constante, le costume, les gardians, les courses camarguaises, les abrivados rythment cette étonnante vitalité qui vous enchante dans une formidable envie de découvrir et de partager chaque moment …. Sainte Sara patronne des gitans, Sainte Marie Jacobé et sainte Marie Salomé protégeront votre séjour de toute leur grâce.

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         DIAPORAMA SES SAINTES MARIE DE LA MER


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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:02

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Voilà donc l’histoire d’un « honnête homme » pris dans la tourmente de ce grand bouleversement social et culturel que furent la Révolution jacobine et son prolongement impérialiste en Europe.

photos-2010-0398.JPGVoici l’histoire d’un rebelle qui prend les armes pour venger l’humiliation faite à son épouse, tout comme Poncho Villa qui devint hors-la-loi en défendant l’honneur d’une sœur violée. Ils représentent une minorité chez les bandits : ce sont les «vengeurs». Leur révolte est individuelle mais devient très vite un moteur collectif. Car dans les sociétés paysannes et pastorales, comme celle qui nous concerne, «ces hommes sont ceux qui, en face d’une injustice ou d’une forme de persécution, refusent de se soumettre docilement à la force ou de reconnaître la supériorité sociale ou le pouvoir du vainqueur et prennent le chemin de la résistance ».

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Cette épopée tragique retrace un épisode mal connu parce que longtemps censuré, de l'histoire de l'impérialisme français. Elle met en lumière un rebelle, François Fulconis, dit Lalin, héros digne de Mandrin et de Robin des Bois, et éclaire d'un jour nouveau la longue résistance des Barbets du pays niçois. Tchoa Fulconis dit "Lalin" qui fut supplicié et cloué sur la porte de sa mère à l'Escarèna par les Français ... On lui attribue cette déclaration:

photos-2010-0411.JPG« Je défends mon pays, vous êtes les plus nombreux et nous multiplions nos forces par la ruse et l’audace. Que nous font vos libertés promises et la gloire d’appartenir à une nation plus grande que la notre ? Nous leur préférons les franchises de nos ancêtres et nos petites tribus montagnardes. Nous n’avons pas été vous attaquer chez vous, c’est vous qui êtes venus nous piller et nous chasser de nos foyers. Faites de moi ce que vous voulez, le sacrifice de mon existence appartient à mon pays et à mon roi ». 

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  Lalin est bien un héros lucide, dans une petite société condamnée inexorablement, mais il porte en lui une force qui le transcende. C’est par amour qu’il rejoint les proscrits, qu’il refuse l’injustice et l’imbécillité et renonce à tout ce qui lui était promis. Lalin est lucide. Comme le « suicide de l’Indien », il prépare dignement sa sortie et fait de sa vengeance un poème épique. Ses motivations sont à la fois sa faiblesse et la force de sa légende. Encore fallait-il que cette légende échappe à l’oubli. Mais pas à l'oubli de celle des vrais Niçois et Niçoises.

photos-2010-0424.JPGLa relecture de notre propre histoire  nous a incité à mettre en lumière l’injustice qui nous lie à la France. Si l’intégration à l’Etat français de sa dernière acquisition territoriale  semble aujourd’hui admise, elle repose sur des bases pourries et résulte de trois facteurs indissociables et sine qua non : l’anéantissement des Barbets, l’aliénation culturelle et la déculturation du peuple nissart par le jacobinisme parisien.
Nous avons voulu simplement raconter une histoire et si parfois nous en avons exagéré « l’héroïque fantaisie », c’est pour tenter de rééquilibrer modestement la balance en faveur du "méchant " Barbet. Car le "bon"  impérialiste n’a que trop souvent le beau rôle.

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Lecteur, ne voyez donc nul message nationaliste dans mes propos, aucune invitation revancharde « d’un imbécile né quelque part », comme dirait Brassens, mais la simple expression de la relation très personnelle entre un poète, un lieu, des hommes et leur histoire, le désir de partager une tendresse pour un espace "mythique"  où depuis 2500 ans la fantaisie triomphe toujours du désespoir.

photos-2010-0450.JPGLa barbarie d’aujourd’hui puise ses racines dans les mensonges de l’Histoire et se nourrit des injustices du passé. Le triomphe du salaud et le châtiment du juste. Lalin s’inscrit dans la grande mythologie du « bandit social » qui sur tous les continents, de tous temps, de Robin-des-Bois aux Cangaceiros brésiliens, des bandits de Calabre aux Haïdouks d’Europe centrale en passant par Mandrin, Ben Thurpin ou Gaspar de Besse, ont brandi le couteau de la vengeance, le fusil de la résistance ou le poing nu de la justice des pauvres, de la rédemption des opprimés, contre l’ignominie, le cynisme et le pouvoir des despotes. Contre la loi qui est écrite par et pour les riches, contre sa brutalité aveugle, ces "bandits d’honneur"  ont opposé une autre brutalité, révolutionnaire parfois, désespérée toujours.

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   Les rebelles comme Lalin font le lien entre la révolte de l’individu et la lutte que mène la société dont ils sont issus et où ils évoluent protégés par le silence, « parmi les masses comme des poissons dans l’eau ». Depuis tous ces bienfaits, les vrais Niçois n’adorent ni la déesse tour Effel, ni les dieux élyséens. Nous réclamons seulement le respect et la vérité sur l’histoire de notre pays.

photos-2010-0470.JPGPersonne ne saurait dire ce que nous serions devenus si nous avions été indépendants, ni si nous étions restés attachés au royaume de Piémont Sardaigne. Quoiqu’il en soit, nous sommes certes français, mais nous serons toujours là pour faire vivre et perdurer la culture niçoise, et ce ne sont pas 150, 200, 300 ans ou plus qui vont nous arrêter !
Les Barbets ont été de véritables résistants du Comté et ils méritent leur place dans l’histoire du département.
En tant que membre du LRLN (league pour la restauration des libertés Niçoises)  je reprend le texte de mon ami Alain Roullier président du LRLN pour rappeller notre histoire ...

photos-2010-0462.JPGLes photos jointes à cet article sont celle du village médiéval de Chateauneuf Villevieille en ruine  qui se situe à 800 mètres d’altitude, sur la crête entre les vallées du Paillon  de Contes à l’est et du Rio Sec ou Paillon de Tourrette à l’ouest. Il domine ainsi Tourrette-Levens de 200 bons mètres.
Bien qu'envahies par la végétation, il reste accessible et dégage une atmosphère qui plaira aux imaginations les plus fertiles et à la nuit tombée effrayera les âmes sensibles … (on dit que Lalin vient retrouver sa bien aimée et que certains promeneurs l'ont apercu à la tombée de la nuit). Les vestiges fortifiés actuels remontent au 7ème siècle tels cette tour encore imposante.


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 L’enceinte du village médiéval fortifié, le « Castel Nuovo » est déserté depuis trois siècles. Edifié au VIIème siècle pour se protéger des incursions fréquentes des Lombards et des Sarrazins le site ne possédait aucune source d’eau potable et les habitants ne disposaient que de citernes pour la conserver. Leur condition de vie s’étant améliorée et ayant retrouvé la sécurité, les habitants abandonnèrent leur place forte en nid d’aigle à partir du XVIIème siècle et retournèrent vivre en contrebas dans le bourg actuel. Ils emportèrent avec eux les tuiles et les pierres de taille pour y rebâtir leur maison.

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le lieu dit: "le saut des Français" à Duranus

 

Peu à peu le site se dégrada, jusqu’à ce que la tour pigeonnier et une tour d’angle, pourtant classés aux monuments historiques en 1939, menacent de s’effondrer.
Dans le but de sauver la tour pigeonnier symbole de la commune, la municipalité a fait appel en 2000 à un chantier de bénévoles . En 2007, elle fut également aidée par la Fondation du patrimoine. La promenade au milieu de la garrigue et des sentiers qui emmenent au village doit se faire avec prudence.

 ISSA NISSA PER SEMPRE

DIAPORAMA DE LA PROMENADE DANS LE MAQUIS


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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 15:46

photos-2010-0166.JPG Sa construction fut décidée en 1610 par Charles-Emmanuel 1er. Le duc de Savoie, prince de Piémont, estima qu’il était impératif de créer une route reliant Turin, capitale depuis 1 568  jusqu’à Nice et Villefranche, deux villes faisant partie de la Maison de Savoie. Quatre ans après la route fonctionnait mais il s’agissait en réalité d’un chemin muletier. Il faudra, cependant, attendre 1679 et la visite à Nice de la régente de Savoie pour que soient ordonnés des travaux afin de la rendre carrossable.

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La route connut alors un développement considérable avec un trafic de 55 000 mulets (transportant des marchandises) par an au milieu du XVIIIe siècle. Cet axe, le port de Nizza via Torino s’avère fondamental pour le sel. Les éleveurs piémontais en consomment des tonnes pour l’alimentation humaine et animale, leurs salaisons, ou encore le traitement des peaux. Le commerce est particulièrement lucratif pour Nice où débarquent les bateaux en provenance des salines venant de la Provence voisine. Cette route unique en son genre rivalisait avec les grandes constructions Romaines et Egyptiennes. Ce chemin ducal fut appelé la « real strada » (la route royale) tant sa réalisation à travers les Alpes fut titanesque et pharaonique.

photos-2010-0129.JPGCette fameuse « route du sel » a fait la prospérité des villages qui la bordent l’Escarèna, Sospel, Breil, Saorge, Tenda et Cuneo (Coni), contribuant ainsi à l’enrichissement du patrimoine culturel des vallées qu’elle traverse. (Du Paillon, de la Roya, de la Vermenagna, du Gesso et de la Stura).
La Route Royale, en effet, celle que Thomas Jefferson, futur président des États-Unis d’Amérique, en 1787 décrivait comme «l’ouvrage le plus remarquable des temps anciens et modernes».

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Cette année, la ville de Nice présente sa candidature de Capitale européenne de la culture pour 2013. Les grands thèmes retenus sont la lumière, le rivage et l'esprit du baroque. Nice comprend le plus bel ensemble baroque d’édifices civils et religieux de France. La ville est située au centre du grand arc baroque qui, de Rome à la Pologne, décrit un large croissant qui est l’une des unités architecturales de l’Europe d’aujourd’hui. Il y a le baroque urbain, objet de toutes les folies, mélange de spiritualité mystique et de transgression de la rationalité, de faste et de piété… et un baroque montagnard et rural, moins connu, qui a trouvé sa plus belle  et riche expression dans la vallée de la Roya, où transitaient les convois de sel.

photos-2010-0174-copie-1.JPGA son apogée, au XVIIème siècle, devenue l’épine dorsale de la Maison de Savoie, cette vallée vit fleurir une multitude de chapelles et d’églises baroques, témoins d’une prospérité économique sans précédent dans toute l’Europe entière.
Pour le contrôle et la possession de cette vallée, seul passage transversal de la chaîne Alpine par le Col de Tenda, Français, Sardes et Autrichiens se battirent sporadiquement pendant des siècles.

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 Les Alpes ont toujours été une voie de passage et d’échange, en même temps qu’un obstacle. Elles ont été le témoin privilégié des grands moments de civilisation, le théâtre des conquêtes historiques depuis Hannibal jusqu’à Napoléon. La route du sel fut la première route carrossable à traverser les Alpes dans le sens nord-sud. Très vite, elle devint un axe majeur de développement économique pour le Comté de Nice, le Piémont et la Savoie.

photos-2010-0187.JPGL’ensemble des villes et villages qui se trouvaient sur son tracé bénéficièrent d’enrichissements considérables, causes de l’émergence du Baroque Niçois, civil et religieux, qui, depuis cette voie se diffusa à travers tout le Comté de Nice. Elle est le prolongement montagnard de la ville et de son port, placée sous l’influence mêlée de la Ligurie coté mer, de la Lombardie côté montagnes, de Gênes et de Turin les deux principales villes économiques. Le sel a toujours été un élément vital à l’homme comme au bétail. Il est indispensable à l’équilibre hydrominéral mais il est aussi le seul moyen de conserver les aliments à l’époque où la production de froid alimentaire n’existait pas. On lui attribue aussi de nombreuses vertus désinfectantes ou surnaturelles.

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  Des ports, le sel était transporté dans les magasins du cours Saleya, avant d’être exporté vers le Piémont. La première route du sel empruntera donc la vallée de la Vésubie, assurant la richesse de Saint-Martin de Vésubie, dernière étape avant le col de la Madone de Fenestre. La route passait par Levens, Cros d’Utelle, Utelle et Lantosque. Cette route de la Vésubie connut elle aussi les revers de l’histoire : Au XVème siècle, se trouvant trop près de la Provence et du Royaume de France ennemi, fut jugée trop vulnérable et son tracé passera dorénavant par la Roya à l’est du pays Niçois.

photos-2010-0197.JPGTurin a fait de Nice une seconde capitale à l’abri des troubles de son époque. A la veille de la Révolution, les Savoie ont fait du Comté une région prospère, stable politiquement, et homogène culturellement. Elle est résolument tournée vers sa capitale Turin, même si la majeure partie de ses ressources économiques proviennent de la mer, via le nouveau port de Nice. Tout est venu de Turin et du Piémont :

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architectes et artistes, qui ont su adapté au cadre de la future Riviera et à son climat d’exception. Evidemment mes écrits mettent un terme définitif à ceux qui prétendent que nous sommes provençaux. Il n’en est rien ! Notre culture ne l’a jamais été, nous sommes Niçois et Ligure  avec une forte influence piémontaise. C'est aussi cela le particularisme Niçois , la complémentarité de ces trois cultures.

DIAPORAMA DE LA FETE DE TOURRETTE LEVENS


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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:22

photos-2010-0030.JPG Rares sont les villages dans les Alpes Maritimes ne représentant que peu d’intérêt, bien au contraire, 150 villages du département sont classés soit dans la catégorie des "plus beaux villages de France" ou bien dans celle des "villages remarquables. Tous sont classés aux monuments historiques et chaque pierre de ces villages médiévaux du moyen pays d’Azur, si un tant soit peu, vous approchez votre oreille, vous entendrez le murmure des légendes d'autrefois.

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 Evoquant ce territoire qui s'étage entre les bords de la méditerranée et les cimes du Mercantour, on lui trouve un parfum d'éternité.
Espace longtemps isolé du littoral par les verrous des vallées aux gorges grandioses, il a vu s'épanouir une civilisation ou le labeur, l'austérité et la solidarité constituaient un socle de valeurs partagées par ses habitants (nous y viendrons plus tard avec l'histoire de Lalin dans un prochain épisode).

photos-2010-0042-copie-1.JPGC'est ce pays de beauté et d'harmonie dit moyen par sa position géographique entre le domaine du palmier et celui du mélèze, mais berceau de l'identité du département que je vais vous parler.

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 Perchés comme des sentinelles veillant sur leur sécurité ou longtemps isolés au cœur de vallées verrouillées, les préservant comme des trésors inaccessibles , les villages des Alpes d'azur ont développé une civilisation ou s’allient tranquillité , traditions et douceur de vivre.

Depuis des millénaires, l'éperon rocheux où se situe actuellement le château de Tourrette Levens, était un des points de contrôle de la fameuse route du sel, passage obligé entre le port de Nice et Turin et le Piémont, par la vallée de la Vésubie et le col de Fenestre.

photos-2010-0304.JPGTourrette  Levens a été aussi un village important à l'époque romaine, de nombreux vestiges en témoignent. Un temple a dû être construit sur l'emplacement du château, mais fut rasé comme toutes les constructions de la région, lors de l'invasion des Lombards, à la fin du VIe siècle. Le château est, à l’époque l’un des plus beaux de la région avec ses six tours, Tourrette a été successivement appelée: Castrum de Turrettis, Castrum Turritarum, Torretas, puis on a francisé le nom en  Tourrette après l'annexion de 1860 comme beaucoup d’autres noms dans les Alpes Maritimes.

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 Le 16 décembre l667, Honoré IV de Chabaud Tourrette, «qui était le dernier de cette famille, une des plus nobles et des plus anciennes du comté de Nice», fut investi de ses fiefs par le duc Charles Emmanuel de Savoie. Honoré IV décédé sans descendance légitime léga le fief à une nièce, Marie Anne Peyrani, âgée de moins de dix ans, et dont les parents assureront la tutelle jusqu'à son mariage avec François Canubio di Torricella en 1697.

photos-2010-0052.JPGAujourd’hui 18 Avril 2010, les croisés et le seigneur Raymond de Chabaud en tête, sont de retour ! Déjà, les gueux, les gentes dames, les manants et les damoiseaux, tous se doutaient de quelque chose à voir la ville ainsi pavoisée aux couleurs du seigneur, jaune et bleu. La veille une petite ondée donnait le frisson aux organisateurs, mais, comme cela ne dure jamais très longtemps en pais Nissart, la fête a pu se dérouler, du village jusqu'au château en ce beau dimanche ensoleillé.

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 Tous s'en sont donné à cœur-joie, qu'ils soient troubadours ou conteurs, montreur de rapaces ou de loups, danseurs, chanteurs et autres bouffons, moines ou seigneurs de la cour, le bonheur des retrouvailles était sur tous les visages. Les enfants, en particulier, jamais les derniers à faire la fête, ont montré au maître du château enfin revenu après sa sainte croisade en Orient, qu'ils l'appréciaient et le vénéraient.
Le bourgmestre et alchimiste Alain Frère, entourés de ses assistants et autres ouailles ont salué ce retour devant une foule jamais vue en terre tourrettane (peut-être+de 5000 personnes).


Mai-2010-0059.JPG Maintes échoppes, des bourreaux avec leurs instruments de torture, des archers et autres hommes en armes, des cracheurs de feu, des elfes virevoltants autour de leur belle reine truchienne montée sur ses longues jambes: la fête a été totale pour tous. Le plus beau symbole reste ce défilé costumé (sans doute plus de 700 costumes plus les vils civils anachroniques en diable) dont les premiers, porte-étendards, atteignaient le château quand les derniers passaient encore devant l'église.

Mai-2010-0066.JPGIl n'est pas facile de se faire aujourd'hui une idée précise de ce qu'à pu être le Château de Tourrette-Levens dans le passé. La première raison en est que ce passé est fort long. Il remonte au temps des ligures, plusieurs siècles avant J-C. De ce temps où Tourrette était habité par les Vedianti (dont la capitale était Cimiez), il ne reste que quelques murs faits de gros blocs de pierre à l'agencement si particulier, et, toujours, le parler nissart.

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  Tourrette-Levens est partagée par les vallées du Riou seco à l’est et du Riou Banquièra au sud-ouest. Ce village qui culmine à 783 m sur le Mont Chauve, est dominé par La Conque d’Or, petit cirque verdoyant. Le vieux village surplombe les constructions plus récentes et s’étend autour d’un petit col. Se déroulant sur les contreforts des vallées du Var et du Paillon, entre azur et neige, les collines et vallons verdoyants du pays niçois servent d'écrin aux dix villages du Canton de Levens. Le vieux village a été abandonné en 1887 après le tremblement de terre qui a endommagé cent deux immeubles.

Mai-2010-0142.JPGC’est en 1860, après l’annexion, que Tourrette prend son nom définitif. Lors du Comté de Nice il n'y avait qu'un seul Tourrette, mais après la création du Département des Alpes-Maritimes il y eut trois Tourrette, pour la distinguer des autres, elle a été d'abord appelée Tourrette de Nice puis, Tourrette-Levens. Les visiteurs du vieux village peuvent retenir leur souffle, ils vont mettre leurs pas dans un site historique remarquable.

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Entre la tour du château qui date du XIIe siècle et l’église du baroque italien, ils auront à loisir de visiter  2 musées exceptionnels ou la visite est gratuite : Le musée des métiers traditionnels et le château musée d’histoire naturelle avec les plus beaux papillons et insectes du monde sans compter la Chapelle des Pénitents blancs ou se dresse un clocher triangulaire d’une rareté unique en France.

Mai-2010-0309.JPGMais, Tourrette Levens est déjà un musée à ciel ouvert. Car le village était un lieu de passage de la route mytique : la route du sel. Je vous raconterai son histoire dans le prochain épisode de cette route qui traversa les Alpes pour se rendre à Turin.  Ce sera aussi l’occasion de vous parler d’un célèbre résistant Niçois de la trempe de Mandrin, Gaspard de Besse ou encore Cartouche. Nous sommes ici dans le pays de choua Fulconis dit Lalin mort pour son pays, assassiné par des sauvages comme le dit si bien Jean le Francilien…..

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  Mais pour l’instant, place aux photos de la célébration des 800 ans de la route royale.


             DIAPORAMA DE TOURRETTE ET DE LA FETE


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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 16:21

les-bandes-dessinees-0046.JPGReine de la Cote d’Azur Nissa la Bella, vivante et coloré se déploie derrière la courbe majestueuse de la baie des anges, cernée par un éventail de collines. L’incontournable promenade des Anglais qui s’étire (7km) sans fin le long de la méditerranée fut le rendez vous mondain des princes, des aristocrates et des élégants de la belle époque ; symbole de la ville, elle est aujourd’hui l’image de Nice dans le monde entier.
les-bandes-dessinees-0035.JPGSur cette large avenue bordée de villas , d’hôtels particuliers et de palaces prestigieux affluent touristes venus de tous les points du globe. Le long et glorieux passé de Nice, tour à tour Grecque, Romaine, Italienne et Française, se lit à travers ses différents quartiers. L’enclave orientale qui abrite le port lympia est le berceau de la cité conquis par les grecs phocéens qui lui donnèrent le nom de Nikaia, c'est-à-dire « victoire ». Ainsi naquit l’une des plus anciennes cités de la méditerranée aussi ancienne que Lutèce.
les-bandes-dessinees-0027.JPGApres eux, les Romains installèrent leur capitale sur la colline de Cimiez , avec ses thermes et son amphithéâtre, le site archéologique témoigne de cette occupation dans un quartier résidentiel ou s’étagent les luxueuses résidences des hivernants fortunés de la bonne société européenne. Nice passa ensuite sous la protection des ducs de Savoie devenus Prince de Piémont puis Rois de Sardaigne avant d’être annexé à la France en 1860.
les-bandes-dessinees-0065.JPGDe l’estuaire du Var au Mont Boron qui sépare la rade de Villefranche, Nice regorge de splendeurs. L’empreinte italienne est présente dans le vieux Nice quartier pittoresque et animé qui cache à travers un dédale de ruelles, d’escaliers, des joyaux d’architecture baroque qu’évoquent quantité d’églises et de palais ; au cœur de la cité , les belles places à arcades portent le nom des enfants du pays : Garibaldi , Masséna , Segurane, Sappia, Tondelli.
les-bandes-dessinees-0219.JPG Rivière à demi découverte, le paillon se jette ici dans la mer séparent Nice du nord au sud ; sur sa rive droite s’étend la ville moderne des immeubles « rococo » des années folles.  Les coupoles à bulbes orthodoxe rappellent qu’après avoir séduit les anglais, Nice devint villégiature d’une importante colonie Russe.
les-bandes-dessinees-0116.JPGAux grés de mes balades dans cette ville magnifique, laissez-moi-vous servir de guide pour vous emmener de palais en villas, de temple de l’amour en parcs et jardins majestueux. Toutes les visites que je vous présente dans mon article sont totalement gratuites car tous les musées municipaux de la ville sont libres d’accès.(promenade faite en janvier 2010) Commençons par :
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Le palais de Marbre

Le quartier de Fabron à Nice se pare en 1860 d’un immense domaine de 20 hectares ou s’élève une villa magnifique. L’impératrice Douairière de Russie vient se promener dans ce parc, réputé pour sa beauté exceptionnelle qui se déroule alors jusqu'à la mer. Mi classique, mi baroque la demeure couronnée d’une balustrade formant terrasse s’inspire du 16e siècle et emprunte au petit Trianon son allure, la netteté de ses volumes et une certaine rigueur.
les-bandes-dessinees-0047.JPGLa loggia du bâtiment central décoré de fresques rappelle celui du temple de la fortune à Rome. De part et d’autre de cette avancée, se déploient en parfaite symétrie, deux ailes présentant de hautes baies encadrées de pilastres. L’ensemble est entièrement recouvert de marbre de Carrare. Ce qui valut à la villa le surnom de « palais de marbre ». Souvent fréquenté par des artistes comme la tragédienne Sarah Bernhardt, ce palais reste l’un des bâtiments les plus magistraux de Nice.
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Le palais Masséna (musée d’art et d’histoire)


Superbement situé face à l’incontournable Promenade des Anglais, le palais Masséna illustre brillamment les fastes d’une époque ou aristocrates et têtes couronnées colonisaient ce front de mer idyllique baptisé Cote d’Azur. C’est l’un des plus beaux exemples des demeures d’agrément de la cité Niçoise. La structure architecturale se conforme au schéma classique et prend modèle sur les villas italienne du premier empire. L’élégante rotonde constitue l’élément central de la façade tourné vers la mer.
les-bandes-dessinees-0084.JPGEn ayant su préserver l’une de ses plus belles demeures, Nice perpétue le souvenir d’une époque et rend hommage à son enfant, le héros glorieux des victoires Napoléoniennes. C’est en  1898, que Victor Masséna, prince d’Essling et duc de Rivoli, petit-fils du Maréchal Niçois André Masséna, décide la construction d’une grande villa de plaisance sur le bord de mer .
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La villa Thompson (musée des beaux arts)

La magnifique bâtisse qui s’élève au cœur du quartier des baumettes de Nice fut édifiée en 1878 a la demande de la princesse Russe Kotschoubey épouse d’un proche du tsar de la famille impériale. C’est la réplique du palais Razoumovski en Ukraine, cette demeure d’inspiration italienne adopte une architecture qui oscille entre renaissance et baroque. L’ensemble dégage une impression de grand raffinement d’une ampleur considérable.
les-bandes-dessinees-0166.JPG On trouve dans ce  musée un éventail de sculptures et de peintures académiques du XIXe siècle, ainsi qu’un ensemble de ce que l’on appelle à présent le “pompiérisme». Les impressionnistes, post-impressionnistes, nabis, fauves y sont représentés, ainsi que des œuvres de Ziem, Dufy et surtout Jules Chéret, peintre et affichiste incontournable de la Belle Époque.
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Le palais Lascaris

Au cœur du vieux Nice se cache une demeure secrète qui pourrait passer inaperçu tant sa façade s’imbrique parfaitement avec les maisons bordant les ruelles en lacis de ce quartier pittoresque et animé. Le palais Lascaris est un chef d’œuvre d’architecture baroque, il illustre bien avec magnificence ce style né à Rome dans le premier tiers du 17e siècle. Ce palais d’inspiration Génoise fut édifié en 1648 par Jean Baptiste Lascaris, Marechal du duc de Savoie, grand maitre de l’ordre de Malte qui appartenait à cette famille illustre du Comté de Nice.
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Fondateur de l’empire de Nicée, Seigneur de Castellar et des comtes de Vintimille. A l’intérieur se déploie en palier successif une richesse décorative d’une somptuosité ornementale exubérante, demeures aristocratiques de tradition Niçoise dont le faste théâtral évoque le palais royal de Turin... L’éclat de ce palais relate toutes les splendeurs de l’art baroque et reste le plus brillant exemple d’architecture civile de ce style à Nice.
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Palais des rois de Sardaigne (siège de la préfecture des Alpes Maritimes)

Ancienne propriété des ducs de Savoie qui devinrent au 18e siècle, rois de Sicile puis de Sardaigne. Cette grandiose demeure borde le cours Saleya l’une des artères élégantes de l’ancien Nice. Cet édifice datant du 16e siècle semble avoir été achevé pour la venue de Charles Emmanuel Ier. Tous les souverains de la dynastie y séjournèrent et fut un temps appelé par les Niçois « Palais du gouvernement ».
les-bandes-dessinees 0015 Les souverains Sardes Charles Félix, Charles Albert et Victor Emmanuel II se succédèrent jusqu'à l’annexion de Nice à la France en 1860. Sadi Carnot, le roi des Belges, Félix Faure, le Tzarevitch, le prince de Monaco ou bien le général de Gaulle : le livre d’or de cette prestigieuse demeure n’en finit pas d’égrener les noms de ses hôtes illustres.
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Temple de l’Amour

Le Temple de l’Amour ou Temple de Diane est d’inspiration antique, douze colonnes corinthiennes de marbre blanc soutiennent élégamment l’entablement qui culmine à près de 20 m, sa couverture fut exécutée par la société Monduit, Gaget et Gauthier qui édifia la statue de la Liberté à New York.
les-bandes-dessinees-0193.JPGEn 1885, la comtesse de Chambrun fit construire un kiosque à musique en marbre de Carrare, imitation du temple de la Sibylle à Tivoli près de Rome. L’ensemble du parc est complanté d’essences subtropicales, parmi lesquelles, palmiers, cyprès,… Le cèdre du Liban dont la circonférence du tronc dépasse les cinq mètres, aurait été planté au cours du XVIIIe siècle.
les-bandes-dessinees-0197.JPGAutrefois haut lieu de la musique Niçoise, ce parc est devenu un lieu magique, une oasis de rêve et de plénitude en plein centre ville ou les jeunes mariés viennent souvent se faire photographier à la sortie de l’église Sainte Jeanne d’Arc toute proche. A la saint Valentin  toute aussi proche au moment ou je suis en train de mettre en page cet article , tous les amoureux de la Cote d'Azur vont immortaliser leur moment de bonheur au Temple de l'Amour dans le quartier du Ray haut lieu des exploits de l'OGC Nice.

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Liste des autres Musées gratuit à Nice (site web)

Musée des Arts Moderne

Musée Matisse

Musée Terra Amata paleontologie

Musée des arts asiatiques

Musée Chagall

Musée d'histoire naturelle

Musée des arts naif

Musée des arts contemporains

Musée photographie et image


    DIAPORAMA  DE LA BALADE (exterieur)


                            DIAPORAMA BALADE (Interieur)



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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 18:09

les-bandes-dessinees-0002-copie-1.JPGEn route pour la route du mimosa

C’est une escapade, entre ciel d'azur et mer d'émeraude où rayonne le soleil d'hiver que je vous offre. C’est la célèbre route du mimosa. L’année dernière mon article était surtout basé sur la fête annuelle qui chaque année transforme la capitale Mandelieu en une gigantesque foret de mimosa parfumé ou les défilés de chars et les groupes folkloriques donnent une dimension festive à cette période hivernale de la Cote D’Azur.
les-bandes-dessinees-0119.JPGMon article sera cette fois ci un itinéraire plus touristique en partant de Grasse ou commence la route d'or, qui remonte vers l'arrière-pays par
Pégomas et le Massif du Tanneron. Berceau de la culture du mimosa, ce massif abrite la plus grande forêt de mimosa d'Europe. Constituée de fleurs sauvages et de plantations.
les-bandes-dessinees-0005.JPGC’est tout un monde de couleurs et de parfums, ponctué par la visite et les commentaires avisés d'accueillants mimosistes de la
Forcerie Augier. Le village de Tanneron est accroché à des collines plantées de Mimosas, fraisiers, de cultures florales, de pins et de châtaigniers, ce village permet par la Route d'Or de rallier le lac de Saint Cassien à travers des forêts de Mimosas, et ainsi de découvrir le mimosa à l'état sauvage.
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préparation des bouquets dans la forcerie Augier

Je m’arrête quelques instants pour découvrir une "forcerie de mimosa", chambres où l'on fait fleurir les petits « ponpom d’or » encore vert et les salles d'emballage et de conditionnement. Madame Augier m’explique le principe pour un beau mimosa qui se garde longtemps. A partir de décembre, il ramasse le mimosa vert et le font fleurir en 48 heures pour l’envoyer ensuite dans le monde entier. La chambre est à une température allant de 22° à 25° avec un taux d’humidité à 90%.
les-bandes-dessinees-0022.JPGEnsuite c’est le secret de la maison pour garder votre mimosa pendant 9 jours voire plus. Le procédé n’a pas changé depuis son origine, il demeure encore aujourd’hui le plus efficace. Il présente un avantage : il hydrate le mimosa de l’intérieur ce qui lui permet de ne pas se dessécher et donc de durer beaucoup plus longtemps chez vous. Ils sont encore 17 mimosistes entre Pégomas, Mandelieu et Tanneron à envoyer plus de 8 millions de bouquets à travers le monde.
les-bandes-dessinees-0017.JPGla route du Tanneron

Au moment de ma balade de ce  mois de janvier, c’est  la variété « mirandole » qui prime et qui à la particularité de fleurir de décembre jusqu’à la fin janvier. Le « gaulois », quand à lui est une variété qui fleurit de février jusqu’à la mi-mars. On trouve aussi du «  4 saisons » à partir d’octobre ce qui fait que les collines sont fleuries pendant 6 mois de l’année.
les-bandes-dessinees-0074.JPGles villages de Cabris, Speracedes et Grasse vers la droite

La plante aux « boutons d’or » est originaire d’Australie et  comptabilise environ 800 espèces. Bénéficiant d’un climat méditerranéen, le Mimosa va très vite s’acclimater, se développer à partir des années 1880, sans doute emmener par les grands hôtes hivernaux de Cannes comme le Duc de VALLOMBROSA, le Marquis de Mores ou Lord BROUGHAM.
les-bandes-dessinees-0083.JPGCe n’est pas dit tout de même que je ne retourne pas cette année encore à la traditionnelle fête du mimosa de Mandelieu car celle-ci est vraiment impressionnante et le thème de cette année est : « Mythes et Légendes ».
les-bandes-dessinees-0089.JPGun endroit tres calme en hiver avec ses petites criques isolées

Impressionnante car il est utilisés 12 tonnes de mimosa pour fleurir les chars et pour les batailles de fleurs qui sont achetées aux producteurs locaux par la municipalité. Après cette visite express à la forcerie, je me dirige vers le lac de Saint Cassien. Vous vous souvenez de mon article « A la recherche de la neige » ? J’avais pris une photo de la vue de ce lac à partir du village de Cabris au dessus de Grasse. Et bien nous y sommes !!
les-bandes-dessinees-0057.JPGvue à partir du pont. Au loin on reconnait Grasse

Le lac est coincé entre plusieurs petites collines abruptes, en plein cœur du superbe
massif de l'Estérel dont je ne me lasse jamais de vous parler. A partir de Tanneron, c’est une multitude de virages en épingle pour parvenir à ce site remarquable. Il est un des atouts de l'arrière pays Grassois et de l'Est Varois. Mais ce lac est une destination mythique pour les pécheurs, une sorte de Mecque pour pécheur avertis.
les-bandes-dessinees-0063.JPGQuand les touristes seront la , le bar sera complet

Grand de ces 550 hectares, ce lac de barrage est devenu un haut-lieu de la pèche à la carpe, de très gros silures viennent à l'affût se cacher à l'ombre des vestiges romains engloutis. Il est connu et reconnu des carpistes français, européen et même mondiaux pour avoir un cheptel carpe réellement exceptionnel en termes de gros poissons. La légende de St Cassien ce sont des carpes mondialement connues comme Fleur, Maïté ou encore Banana qui dépassent toutes les 36 kilos.
les-bandes-dessinees-0087.JPGpetit sentier qui accede aux criques

Je fais de nouveau une petite halte aux adrets de l’Esterel pour manger 2 morceaux de pissaladières avant de reprendre la nationale 7 pour rejoindre
Mandelieu la Napoule. Une fois dans la capitale du mimosa ,Je monte par la route des cretes pour de nouveau retrouver le col du Tanneron et descendre par le village de Auribeau sur Siagne et rejoindre Grasse.
les-bandes-dessinees-0010.JPGretour par la route de pegomas et auribeau sur siagne

En moto, on profite pleinement de  ce spectacle enchanteur en parcourant ces paysages si diversifiés entre le jaune éclatant de ces jolies fleurs odorantes et le bleu azuré du ciel, cette balade m’aura déjà donné un petit goût de printemps...

                            DIAPORAMA DE LA BALADE


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