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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 06:31

photos-2010b-0055-copie-2.JPG Le jardin Niçois est un véritable outil scientifique, pédagogique et culturel. Il fait face à l’aéroport de la Cote d’Azur, mais il ne faut pas le confondre avec le parc phénix qui longe la promenade. Le jardin botanique se trouve sur la colline Niçoise. Sans prendre l’avion, vous avez l’occasion de faire le tour du monde en  4000 espèces de plantes. Véritables musée vivant de plantes exotiques à ciel ouvert, il permet de vous familiariser avec le monde végétal. Il a une mission de conservation de la biodiversité et une mission de transmission de ce patrimoine naturel.

photos-2010b-0060-copie-1.JPG La visite est entièrement gratuite et il vient d’obtenir tout récemment le label de « jardin remarquable ». Le jardin botanique de Nice n’est pas aussi beau que le jardin exotique de Monaco, car celui-ci apparaît plutôt dans un désordre végétal qui serait comparable au jardin hansbury de Mortola sans sa villa évidemment. Mais vous aurez par contre l’impression de vous faufiler dans une jungle végétale, ce qui n’est pas pour me déplaire.

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Ce lieu de promenade et de découverte à été crée en 1983 ce qui en fait un jardin assez récent. Il présente plus de 4000 espèces sur 3,5 hectares. Rappelons que la flore méditerranéenne compte 15000 espèces pour le seul bassin méditerranéen. Il offre une vue remarquable sur l’embouchure du var, avec une belle vue sur la baie des Anges. Ici, on a pu reconstituer toutes les zones géographiques grâce à un climat exceptionnel et un ensoleillement important. Le jardin se divise en huit zones, elles-mêmes divisées en quarante jardins.  Parmi ces zones, on pourra citer : la Grèce, l’Iberie, la Macaronésie, le sud ouest de l’Australie, la Californie et le nord ouest du Mexique, l’Afrique du sud  etc…

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Au sein de ces zones, les jardiniers Niçois reconstituent le plus exactement possible les différents écosystèmes. Pour en comprendre toutes les significations, le jardin botanique de Nice met à disposition des visiteurs une bibliothèque comportant plus de 1800 ouvrages traitant de botanique au sens large.

 photos-2010b-0103.JPG L’une des plus belles collections du jardin est celle des agaves dont Nice à la fierté d’avoir reçu le label pour 5 ans, « collection d’intérêt national avec la mention de niveau « excellence » ce qui est le plus haut niveau attribué pour un jardin. Les agaves sont des plantes succulentes originaires des régions désertiques du continent Américain, et se repartissent du sud des Etats-Unis (Californie, Arizona, Utah, Texas, Nouveau Mexique) jusqu’au Nicaragua, en passant par les petites et grandes Antilles. Le jardin est aussi spécialisé dans les Sauges que l’on retrouve au Mexique comme en chine et dans les milieux du désert côtiers aux forets tropicales d’altitude.

photos-2010b-0112.JPG  La ville de Nice peut s’enorgueillir de receler plus de 5000 palmiers repartit en une trentaine d’espèces différentes. La fameuse promenade des Anglais qui s’étale sur plusieurs kilomètres le long de la mer avec sa rangée continue de 1300 palmiers est un symbole de cette ville. Nice joua un rôle important dans l’acclimatation des palmiers et c’est à partir d’ici que l’acclimatation et le développement de cette famille de végétaux put se rependre sur le pourtour méditerranéen français. Le dattier en provenance des pays arabes fut introduit à Nice dés le début du XVIIe siècle.

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Le jardin possède des plantes extrêmement rares comme des oleaceae provenant des Açores, d’où elle a disparu. Elle n’existe plus à l’état sauvage qu’a Madère ou elle est devenue la aussi très rare. Plusieurs plantes endémiques de la région sont présentées dans la zone locale.

photos-2010b-0121.JPGParmi les zones classiques, une partie ethnobotanique est présente avec ses plantes médicinales, aromatiques et vénéneuses. On pourra citer la Mélisse, la réglisse, la mandragore dont les propriétés toxiques sont connues depuis l’antiquité, et qui entrait dans la composition des potions de sorcières de l’arrière pays Niçois, les daturas, l’anagyres fétide, l’absinthe, le boldo, la sauge sclarée très prisé de la cuisine Niçoise.

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La Zone Afrique du sud présente le plus de similitude avec le climat de la cote d’azur avec bien entendu un décalage de 6 mois des saisons, du au fait que, ce pays se situe dans l’hémisphère sud. En raison de ces similitudes de nombreux végétaux s’acclimatent parfaitement sur la Cote d’Azur. Certains ont même tendance à s’échapper des jardins et colonisent des zones naturelles.

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La zone Australienne est aussi remarquable. Le continent australien est riche d’une des flores les plus originales. Isolées depuis longtemps des autres continents, la faune et la flore ont évolué en vase clos, de manière tout à fait remarquable. Toutes les plantes australiennes se sont elles aussi bien acclimatées dans le jardin. C’est pour cela qu’une visite au jardin botanique de Nice s’impose car vous y trouverez une variété de plantes endémiques des cinq continents sans avoir à faire les heures d’avion…

                      DIAPORAMA DE LA PROMENADE

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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 10:50

photos-2010b-0001-copie-1.JPG Classé Monument Historique depuis 1946.Situé au cœur du Vieux Nice dans ses petites ruelles tortueuses, il abrite le musée municipal des arts et traditions populaires depuis 1970.Le palais Lascaris est le témoignage le plus luxueux et le mieux conservé de ce qu'étaient les demeures de la noblesse niçoise. Le palais, de style baroque et génois, conserve un escalier monumental orné de fresques et des salons luxueusement décorés. Des tapisseries flamandes, un mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles ainsi que des collections de faïences de la même époque sont actuellement présentés.

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Il abrite aussi une belle collection d’instruments de musique anciens qui retracent une bonne partie de l’histoire de la musique. Une exposition inédite de livres, gravures, brevets… provenant des collections des célèbres maisons de factures instrumentales Gaveau, Pleyel et Erard.Ces fonds racontent l’histoire du piano et de la harpe de la fin du 18e siècle au milieu du 20e siècle en France mais aussi en Europe. Vous y verrez tout simplement la "deuxième plus importante collection d'instruments de musique anciens après celle du Musée de la musique à Paris".

photos-2010b-0040.JPG  Une collection où les instruments rares abondent comme la première harpe fabriquée par Sébastien Erard, un quatuor de saxophones fabriqués par l’inventeur Adolphe Sax, mais aussi un ensemble d’instruments à cordes expérimentaux et quelques instruments insolites et fascinants comme le mélophone ou le saxotromba.L’intérêt de ce fonds est considérable.

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Le fonds Erard comporte notamment la correspondance de cette Maison et de son facteur. Parmi ces lettres, dont la valeur historique est inestimable, figurent des manuscrits de compositeurs majeurs dans l’histoire de la musique : Franz Liszt, Gabriel Fauré, Charles Gounod, Jules Massenet, Maurice Ravel, Camille Saint-Saëns... Les fonds Pleyel et Gaveau, malgré leur taille plus modeste, constituent une documentation du plus haut intérêt.

photos-2010b-0214-copie-1.JPG Un escalier monumental fermé par des galeries d’arcades et décoré de statues permet d’accéder aux salles du premier étage utilisées pour les expositions temporaires. Au deuxième niveau, l’étage appelé noble avec ses appartements d’apparat conservent ses décors plafonnant d'origine, peints à la fresque au milieu du XVIIe siècle. Les statues et le décor rocaille des salons sont ajoutés au XVIIIe siècle. La famille Lascaris était une des plus anciennes familles nobles du Comté de Nice, remontant au Xème siècle. A l'origine elle portait le nom de Balbi et possède le Comté de Vintimille.

photos-2010b-0207.JPG Au XIIIème siècle, un de ses membres épouse Eudoxie de Lascaris, fille de l'Empereur byzantin d'Orient, et la famille prend ce nom, plus prestigieux. Elle compte enfin dans les membres de son clan de nombreux militaires, évêques et cardinaux catholiques, décorés de l'ordre du Saint-Esprit et de l'ordre de Saint-Louis, un grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem.

photos-2010b-0025.JPG  Vient également l'histoire de Théodore-Jules Lascaris de Vintimille, qui fut un agent secret envoyé par Napoléon Bonaparte en mission dès 1799.  Son rôle est comparable à celui de Lawrence d'Arabie quelque cent ans plus tôt. Il parcourut l'Orient pendant des années, notamment la Syrie et la Jordanie, vivant comme un bédouin local et récoltant des renseignements pour Bonaparte. Lascaris a pour mission de s'introduire dans les tribus bédouines, de partager la vie de ces hommes  et femmes  en bleu, de gagner leur confiance, afin d'unifier l'Arabie contre la puissante Turquie.

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Il parvient à pactiser avec les émirs du désert qui songent à remettre la main sur Bagdad et acceptent de préparer le passage de la Grande Armée à travers le désert. On sait également de lui qu'il participa à la campagne d'Egypte, ou il s'illustra. Ses mémoires  seront acquises et traduites par le poète français Lamartine. Vendu à la Révolution, divisé en appartements au XIXème siècle, le palais a été racheté par la ville de Nice en 1943 et ouvert au public en 1965 après restauration. La visite est gratuite.

                    DIAPORAMA DE LA VISITE

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:35

photos-2010b-0075.JPG Peu avant 1789 les Anglais édifièrent des villas en lieu et place de ce qui allait devenir la Promenade des Anglais ( lou camin dei inglés).
Au milieu du XIXe siècle les villes côtières de Mandelieu (06) à Imperia (It)** se dotèrent de nouveaux hôtels afin de faire face au flux des voyageurs. À ces édifices de plus en plus luxueux s’adjoignirent des jardins exotiques qui perdurent aujourd’hui.

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 Mais le véritable tourisme s’établit avec l’arrivée du train qui marqua le coup d’envoi de la Belle Époque sur la Riviera en amplifiant considérablement le transit des hivernants. Sur le plan architectural, la Belle Époque se caractérise par l’apogée de l’éclectisme qui empruntait ses éléments de décor au passé pour obtenir un style plein de dynamisme.

photos-2010b-0008.JPG Sur la soixantaine de sites regroupés dans la route des jardins de la Cote d’Azur, plus d’un tiers ont été créés par des étrangers. Sur l’ensemble des créateurs, on trouve des botanistes, hommes de lettres, artistes, hommes d’affaires, tous passionnés de jardinage exotique. Le plus souvent gérés par des organismes publics, beaucoup de ces jardins bénéficient d’une protection au titre des monuments historiques ou bien du label « jardin remarquable »...

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Parmi ces jardins, je peux vous proposer une liste assez intéressante au cas ou vous viendrez visiter ma riviera: Cannes : la Villa Rothschild, Antibes :la Villa Eilen Roc et  la Villa Thuret, Cagnes-sur-Mer : Jardin Auguste-Renoir, Nice : Parc Chambrun,Parc Valrose,Cascade de Gairaut, Palais de Marbre, la Villa Masséna, le jardin botanique, le parc phenix,Saint-Jean-Cap-Ferrat : la Villa Ephrussi de Rothschild, Beaulieu-sur-Mer : La Rotonde ,la Villa Kérylos,Menton :Fontana Rosa, Jardin botanique Val Rahmeh,Maria Serena, Palais Carmolès,Serre de la Madone, Fontana Rosa,la Citronneraie,le Clos du Peyronnet, Grasse: la villa Fort de France, Mouans Sartoux: la bastide du parfumeur,Monaco: le jardin exotique,la roseraie princesse Grace,le jardin japonnais .... parmi la cinquantaine de jardins répertoriés.

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Occupons nous aujourd’hui du jardin Maria Serena.  Balade que je viens de faire debut décembre. Maria Séréna est un type parfait de grande demeure d’hivernant, édifiée dans la partie orientale de la Riviera, au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.

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Les végétaux des zones chaudes non désertiques du monde prospèrent particulièrement bien dans ce site préservé de toute gelée par les falaises de la frontière. La maison fut construite en 1886 pour la famille mentonnaise Foucher de Careï, apparentée à Ferdinand de Lesseps, l’homme du canal de Suez; c’est pourquoi on a cru longtemps qu’elle avait été bâtie pour ce dernier.

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Le style éclectique de cet édifice à belvédère, très proche de celui des villas créées par Charles Garnier (Eilen Roc et opéra de Monte-Carlo) à Bordighera pour le financier Bischoffsheim et pour lui-même, incline à supposer qu’il est l’œuvre d’un architecte et de son atelier.
Garnier gratifiait en effet les maisons de plaisance qu’il bâtissait dans le midi, de belvédères empruntant leurs éléments de composition aux campaniles italiens, tout autant qu’aux tours de guets mauresques.

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Il est difficile de se prononcer sur celui de Maria Séréna, tronqué d’un ou deux niveaux après avoir été en partie détruit au cours de la guerre de 1939-1945.
L’avant dernier propriétaire, Henry König, citoyen britannique qui fit l’acquisition de Maria Séréna en 1930, en fit don à Menton après « avoir passé dix-sept ans heureux dans cette belle ville » comme l’affirme une plaque de marbre apposée sur la maison. Il avait proposé à son chef jardinier de lui transmettre toute la propriété, mais celui-ci se contenta d’une parcelle de terrain située de l’autre côté de la voie ferrée.

photos-2010b-0093-copie-1.JPG Une fois restaurée, Maria Séréna est devenue un lieu de fêtes de la municipalité de Menton qui l’utilise pour des rencontres avec des personnalités des arts et des lettres, ainsi que pour des cérémonies comme celles des clôtures des colloques ou des congrès internationaux. La ville y reçoit également des hôtes de marque, le président Coty y séjourna en 1956, 57 et 58. Le jardin, d’un peu plus d’un hectare, est un feu d’artifice végétal.

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On y admire une collection d’imposants palmiers, des cycas, des dracénas et des sujets de dimensions exceptionnelles comme la gerbe de Strelitzia Augusta d’Afrique du Sud qui dépasse les douze mètres de haut, ainsi que des curiosités comme le Chorisia speciosa dont le tronc est recouvert d’épines. En été, on y apprécie la floraison très parfumée, d’un bleu soutenu, des jacarandas du Brésil. Assez peu visible lorsqu’on parcourt le jardin, une étroite pièce d’eau à nymphéas s’étend au pied des rochers artificiels qui habillent la butte où s’élève la maison.

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Menton bénéficie d'un microclimat subtropical, qui laisse à l'arrière pays les rigueurs de l'hiver et laisse le soleil inonder la mer et les montagnes. Menton est la ville la plus tempéré de France, elle ne connait pour ainsi dire pas les rigueur de l'hiver. Il y fait par exemple cinq degrés de plus en hiver qu’a Cannes ou à Nice, par contre en été, il y fera cinq degrés de moins avec les mêmes villes. Si on connaît Menton pour ses citrons ou ses oranges, il faut savoir aussi que les régimes de bananes murissent deux fois au cours de l’année, en Juin et en Novembre.

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 Menton  est  la  ville jardin par excellence et cela ne m’étonne pas qu’elle ai remportée à cinq reprises le challenge de la ville la plus fleurie de France. Cette cité balnéaire est un vrai régal pour les yeux, les villas bourgeoises s'y tiennent en enfilade et les citronniers et orangers parsèment les avenues et les boulevards de leurs fruits d’or et de soleil. Menton est un must …

**les vraies frontieres de la cote d'azur historique allaient de Theoule (06) à San Remo (italie). Maintenant à partir de vintimille celle ci s'appelle la "riviera del fiori". Au dela de Theoule ce n'est plus la cote d'azur, mais la cote varoise....
                          DIAPORAMA DE LA VISITE

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:55

photos-2010b-0007.JPG De nos jours, pour tous, Cannes est avant tout la capitale mondiale du cinéma. C’est la ville des paillettes et des starlettes, des ors et des yachts immenses, des strass et des stars. C’est le séjour paradisiaque. C’est le séjour paradisiaque des grands de ce monde et des nantis. Cette effervescence ne doit pourtant pas rejeter dans l’oubli toute une longue série de siècles d’isolement où des générations de Cannois, paysans ou pêcheurs ont connu une existence précaire, difficile et souvent dangereuse.

_0001.JPG Le Cannois était pauvre, certes, mais il possédait un trésor immuable. Il bénéficiait d’un don providentiel : un environnement enchanteur sous un ciel clément et doux. Cette baie merveilleuse, ce site harmonieux, cet écrin de collines qui apaisent les vents étrangers, ce promontoire dominant la plage, ces deux îles voisines qui enserrent et protègent la côte, toute cette conjonction astrale a toujours fasciné l’homme et l’a toujours attiré. Et ce… depuis la nuit des temps.

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Les ancêtres des Cannois sont bien évidemment les Ligures. C’est eux qui s’installèrent les premiers sur le promontoire du Suquet aujourd’hui (le vieux Cannes). Ils y bâtirent un camp fortifié : un oppidum. Cannes, je n'y mets pratiquement jamais les pieds en été et pendant la saison estivale, par contre l'hiver, c’est un régal, la ville appartient aux Cannois et celle ci, même si elle n'est plus en effervescence touristique, il s'y passe toujours quelque chose d’original.

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 N'oublions pas que pour une sois disant ville de retraité, Cannes a été élu plusieurs fois "ville la plus sportive de France",possede 23 ecoles, colleges,Lycées,academies, pour une ville de 50000 habitants. Puis, il est toujours agréable de se promener parmi les jardins toujours fleuri et cela en toute saison dans la ville. Enfin ! La cerise sur le gâteau, c'est que ses jardins servent souvent à des expositions pour de grands sculpteurs et cela gratuitement pour le visiteur. Par exemple à la Médiathèque : Bâtie au pied de la colline de la Croix-des-Gardes, la villa Rothschild, une demeure néo-classique du XIXe siècle, est devenu la médiathèque de Cannes, riche de 250 000 documents (livres, périodiques, disques, vidéocassettes,dvd, etc..).

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Comme toutes les grandes demeures de Cannes, la Villa Rothschild ( à ne pas confondre avec la villa Ephrussi de Rothschild à Saint Jean Cap Ferrat) se devait d’avoir son jardin. Riche de nombreuses essences exotiques (cèdre bleu, bambou, ginkgo biloba, magnolia, palmier, etc...).

photos-2010b-0073.JPG Dans ce jardin extraordinaire le visiteur à tout le loisir d'admirer les œuvres de Roberto Barni .Tour à tour sculpteur, peintre, dessinateur, Roberto Barni déforme la matière pour mieux raconter la solitude et l’isolement de l’homme, tel que l’attestent ses personnages qui évoluent dans l’espace, comme en apesanteur. Quelques œuvres de Rabarama sont aussi exposés le long de la croisette. Cette artiste italienne dont le succès est désormais reconnu au niveau international est l'une de mes sculptrices préférées.

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Mais que dire de l'exposition sur les 60 chefs d'œuvres de l'école Russe qui se trouve actuellement à la Malmaison, dont je ne peux vous faire profiter en photo, car ces peintures sont une collection privé de Tatiana et Gregory katchenkov sur le nu en peinture pour la période 1900/1970. (je ferai tout de meme un article avec des photos scanné du livre que j'ai acheté à l'expo)

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Avec ce slogan « City Zen Cannes », la capitale du cinéma adresse un clin d’oeil au 7ème art (Citizen Kane, d’Orson Welles, 1941) et donne l’attitude à adopter lorsque l’on est en vacances à Cannes : la Zen attitude. Cannes est une ville “euphorisante l'été et régénérante l'hiver”. La douceur du climat, la luminosité et les couleurs, la qualité de l'air marin et de ses environs montagneux font de ce “village mondial”un lieu de prédilection pour se ressourcer.

                        DIAPORAMA DE LA BALADE

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 10:05

photos-2010b-0053.JPG Un spectacle inoubliable s'offre à leurs yeux. Ils parcourent les ruelles métamorphosées, parées d'une multitude de branches vertes décorées de nœuds et de boules aux couleurs de ce village typiquement Niçois de l’arrière pays et cela dans une parfaite harmonie. De la plus petite dans une demi noix, à la grande qui mesure 15 mètres de long, ce sont presque 500 crèches qui sont exposées dans les rues, les caves, sur les fontaines, sous les porches, à l'Eglise, à la tour, aux chapelles, au four à pain, au Musée de la Crèche, le Musée des Vieux Outils, à la Maison de Pays, à la Placette, chez les commerçants, au moulin du Val Del Prat, et à Peïra-Cava, Turini, Camp d'Argent.

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Toutes les personnes qui ont parcouru Luceram au moins une fois, elles vous diront toutes certainement : c’est plus que magique, c’est inoubliable ! Attirés par des centaines de représentations de la Nativité couronnées d'un point d’orgue, une des plus anciennes traditions de Luceram : la pastorale des bergers et l’ «Ouferta», cette antique cérémonie au cours de laquelle les bergers viennent à la messe de minuit offrir à l'église des agneaux et des fruits enchantent chaque années des milliers de touristes. photos-2010b-0071-copie-2.JPG

les santons du Perou

 

Jésus est né dans une crèche, c’est l'évangile de Luc (Luc, II, 7) qui l'affirme. La crèche désignait à l'origine une auge, une mangeoire pour les animaux. Par extension, "Crèche" désigne la représentation de l'étable et ses santons. La crèche a remplacé l'ancien français presepe, du latin praesepe qui désignait à l'origine un parc à bestiaux, puis une étable, et enfin la mangeoire de l'étable. Cette origine latine se retrouve dans l'italien presepio et l'espagnol pesebre et dans le mot presepi la crèche vivante chère au coeur des Niçois qui a conservé le nom original.

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Les premières crèches, sous la forme que nous leur connaissons actuellement, sont apparues au XVIe siècle dans les églises du comté de Nice. Puis progressivement les crèches ont été installées dans les maisons et, à partir du XIXe, les Crèches provençales de santons (petits saints) sont devenues les plus populaires. Traditionnellement, on installait la crèche le 1er dimanche de l'Avent, jusqu'au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple.

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Il faut absolument admirer la créativité artistique, mise au service de la plus belle histoire de la chrétienté, la Nativité. Cette année, j’ai préféré faire le bord de mer, et je me suis rendu au chemin des crèches de Theoule sur mer. Chaque année, la municipalité de cette station balnéaire de la Cote d’Azur invite les amateurs à suivre "Le chemin des crèches" dans un parcours exceptionnel, qui vous fera découvrir au cœur du village, plus d'une centaine de nativités venues de tous les continents.

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Une exposition inédite de 120 crèches du monde, toutes de différentes tailles et réalisées dans les matériaux les plus nobles, comme le bois sculpté où le fils d'or et d'argent ainsi qu'une exposition unique en Europe de 30 crèches du Pérou avec plus de 1000 personnages suivie d’une expo vente de plus de 10 000 santons. Bien sur ! Vous retrouverez tous les symboles de notre département : La vendeuse de mimosa, le papy qui lit Nice Matin, lou pastre (berger) dans sa mountagna, la récolte des olives, lou pescadou (pêcheur), etc …

photos-2010b-0115.JPG L’évènement phare de cette édition était donc l’invitation faite au Pérou pour une exposition haute en couleurs. L’art Péruvien est l’un des plus variés au monde, sa diversité, ses couleurs et sa créativité lui donnent un attrait sans pareil. Cette exposition de qualité exceptionnelle est parrainé par l’ambassade du Pérou en France et l’on peut y  rencontrer des artistes comme Zacarias Zevallos Melgar un sculpteur céramiste d’un immense talant.

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Pour découvrir le chemin des crèches de Theoule sur Mer, il faut se rendre sur plusieurs lieux comme l’espace culturel, la villa sainte Camille, l’église sainte Germaine ou encore la villa de la paix. Mais pas d’inquiétude, Theoule est une petite commune qui se parcourt à pied aisément … Puis, c’est tellement agréable de sentir l’odeur de la mer , de la plage et d’admirer ces falaises de roches rouges de la pointe de l’aiguille, de la  pyroméride, un mélange de magma composée de tufs d’origine volcanique.

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Le chemin des crèches est donc un parcourt très agréable avec la douceur du soleil hivernal de la Cote d’Azur.  Vous y verrez aussi les crèches Napolitaines et Toscanes, Américaines, Polonaises, du Benin ou du Burkina Faso ou encore des Philippines et de chine. Ah oui ! J’oubliais … Le prix d’entrée pour aller voir cette exposition est de un euro et votre billet donne droit à une tombola pour gagner un voyage au Pérou pour deux personnes. Ce n’est pas le Pérou ça !

photos-2010b 0031la pointe de l'aiguille

 

Ce petit joyau de la baie de Cannes est une commune assez récente puisqu’elle devient indépendante qu’à partir de 1929 et se sépare de Mandelieu la Napoule. Ce petit village de pêcheur possédait l’un des ports les plus importants de Toulon à Antibes. C’est vraiment à partir de Theoule que démarre la célèbre route de la corniche d’or crée par le Touring club de France considéré comme la plus belle route du littoral d’Europe.

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entrée de la grotte sous marine et de l'arche de Gardanne

 

 Vous pourrez aussi y admirer un superbe château crénelé en pierre rouge, dit le 'château des Mineurs' qui est en fait une ancienne savonnerie du XVIIIe siècle, restaurée transformée en château par l'ajout de remparts crénelés et de tourelles. Une autre activité plutôt sympathique de ce village, ce sont les joutes que vous pouvez voir en été sur le port, tous les mercredis et le dimanche pour les manches du championnat. Un village à découvrir absolument…

 

                DIAPORAMA DU CHEMIN DES CRECHES

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 17:09

Lo Presepi es mai aqui"Nissart per toujou

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Le cœur de Noel à Nice se trouve sur la place Masséna : décors de sapins immaculés, murs bombardés d’éclairages mobiles et palmiers aux troncs luminescents. Une féerie floconneuse. Un émerveillement à grand spectacle.

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Noël (en niçois calèna) donne lieu à plusieurs traditions dans le Comté de Nice. Le mot calèna vient du latin calenda et rappelle le souvenir des fêtes païennes liées au solstice d’hiver. Les calendes constituaient dans le calendrier romain le premier jour du mois. Or, le 25 décembre correspondait alors au premier jour de ce même mois, d’où l’appellation. La racine lexicale issue de la Nativité a pourtant aussi donné un vocable niçois. Il s’agit du mot nouvé, qui désigne les chants religieux célébrant la Nativité.

photos-2010b-0043-copie-1.JPGLa première tradition du cycle de noël est la plantation le 4 décembre de lentilles ou de blé. Ces lentilles ou ce blé germeront et la densité de la germination sera l’indice de la prospérité à venir de la famille Niçoise.

photos-2010b-0046-copie-1.JPG  Célia sur le traineau du Pére Noel

 

Ensuite viendra le Présepi (la crèche en niçois) avec ses deux formes : une forme traditionnelle avec ses santons disposés sur un meuble dans la maison, et une représentation théâtrale de la Nativité qui, au 19ème siècle, se faisait avec des marionnettes et qui, au 20ème siècle, a donné lieu à des adaptations jouées par des acteurs(Lou Présepi nissart, de Menica Rondelly le barde Niçois, Lou Nouve, de Marengo et Mossa, Calèna et la Marche à la crèche, de Francis Gag). A la différence de la crèche de Noël provençale, la crèche niçoise ou Présepi reste dans la maison tout au long de l’année, à la maniere des familles Bouddhistes qui laissent leur petite pagode eclairé dans un coin de la maison. La Nativité fit souvent l’objet de représentations. La tradition niçoise en a conservé.

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On sait que la crèche fut inventée, au XIIIème siècle par Saint-François d’Assise, et se développa ensuite en Europe. On connaît la tradition provençale des santons. De fait, la crèche niçoise, ou Présepi, qui trônait à l’année dans tous les foyers, parfois protégée sous un globe de verre, est moins spectaculaire que la crèche provençale et ses dizaines de santons.  Elle se rapproche de la crèche originelle, ne se composant que de l’Enfant Jésus, Joseph, Marie, le boeuf et l’âne.

photos-2010b-0056-copie-1.JPG De même, ses sujets ne sont pas en argile, comme les santons provençaux, mais en bois, en carton-pâte ou, pour les plus délicats, en cire. De nos jours, à Lucéram, à l’Escarène, à Breil, Sospel ou la Brigue on joue encore dans l’église la pastorale, ou tout au moins l’Ouferta, c’est à dire l’offrande à l’Enfant des cadeaux des habitants, produits du terroir et autres objets familiers.

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la Plaça Massena a Nissa

 

Enfin, différents actes symboliques parsèment ces 2 jours du retour de la lumière...
Traditionnellement, dans le temps de l’Avent, on devait nettoyer maisons, bergeries, écuries et étables, renouveler mobilier et ustensiles, et achever ce cycle par un geste symbolique. Le soir du 24 décembre, dans la cheminée, on éteint le feu ancien. L’ainé de la famille donne au plus jeune enfant un tison pour rallumer un feu nouveau, avec des bûches de bois fruitier (souvent de l’olivier), et l’asperge de quelques gouttes de vin de Bellet en faisant le vœu d’être encore tous ensemble l’année suivante : a l’an que ven, se sian pas mai que siguen pas mens.  C’est le cacha-fuec, expression devenue synonyme de réveillon en Niçois. Ainsi, rythmé de gestes et de mots antiques et simples, se dévide au fil du temps le Noël dans le comté de Nice.

photos-2010b-0075-copie-2.JPGOn fait ensuite, ce soir là, bien-sûr, le « repas maigre », lou gros soupà sans viande, avec morue à l’aigre-douce ou ravioli maigres aux herbes (en souvenir des sept douleurs de la Vierge). Puis on se rend à la messe de minuit, en n’oubliant pas de relever les coins des trois nappes superposées sur la table, afin que les diables ne s’y accrochent pas pour monter dévorer les treize desserts, que I’on dégustera au retour. Le lendemain enfin, le déjeuner fera une large place aux viandes de toute sorte, singulièrement les boudins et l’agneau.

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Pour ces 3 repas, on place sur la table trois nappes superposées et trois assiettes de lentilles ou de blé plantés dans du coton le jour de la sainte Barbe.
On décore la table avec une branche de houx mais jamais de gui réputé porter malheur. On laisse toujours une place et une assiette pour "lou paure", un mot qui signifie en niçois "le pauvre", mais aussi "le mort". Cette tradition se perpétue en souvenir des défunts de la famille avec qui l’on avait fêté Noël autrefois.

photos-2010b-0136.JPGAu retour de la messe de minuit, on déguste donc les treize desserts qui symbolisent les douze apôtres et le Christ. Dans le Comté de Nice, les 13 desserts comprennent notamment la tourte de blette et la tarte à la confiture de coings ou de noix, la fougasse à la fleurs d'orangers,la pompe à huile qu’il faut rompre car si on la coupe, on est ruiné dans l’année,le nougat blanc et noir,les dattes avec le O gravé sur son noyau qui rappelle l’exclamation de la Vierge, du Bon-Joseph ou de l’Enfant-Dieu lorsqu’ils gouttèrent le fruit , les fruits confits, les fruits secs, symboles des quatre ordres Mendiants : amandes, les Carmes aux pieds nus; figues, les franciscains; raisins secs, les Dominicains; noix, les Augustins. Les gourmands fabriqueront le «nougat de Capucin» en glissant une noix dans une figue sèche,ainsi que les dattes fourrées à la pate d'amande , puis les mandarines et les oranges de Bar sur Loup dont on fabrique avec les peaux des veilleuses que l’on place dans la crèche et qui dégagent une odeur agréable, emplie des souvenirs des Noël précédents. On trouvera aussi les pommes, les poires, et surtout les raisins de Saint-Jeannet mis à conserver avec la cire sur les «pecoul» (le pédoncule) depuis le mois de septembre, enfin, les poires au vin cuit.

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Les desserts sont bien sûr arrosés avec le vin cuit dans lequel on trempera la fougassette, et avec les liqueurs faites à la maison comme l’eau de vie tirée du reste des vendanges.

Le lendemain midi, le repas est composé de viandes de toute sorte, notamment les boudins et l'agneau, trulles et fromage de tête « produite » par le cochon tué quelques jours avant... Le soir du 25 décembre, on finit les restes sur la troisième et dernière nappe. Voila ! Mes chers blogopotes, vous venez de découvrir la tradition d’un Noel Niçois….

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bouòni Calèna mi amic de la taragnina é Issa Nissa per toujou !  e bouon cap-d'an a toui.

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18 novembre 2010 4 18 /11 /novembre /2010 18:50

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Situé à 630 mètres d'altitude, et à 25 kilomètres de Nice et de Monaco, le village de Peille est parmi les petites cités médiévales dont peut s’enorgueillir la Côte d’Azur. Ses vieilles rues aux passages voûtés, lui ont gardé son caractère moyenâgeux, et ses pierres patinées et usées par l’injure du temps, rappellent et témoignent d’un lointain et glorieux passé, il est sans contredit l’une des plus délicieuses cités où règnent le calme et la douceur des premiers âges.

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Les forêts environnantes, boisées en pins maritimes, charmes, figuiers et chênes divers, sont parcourues par des sentiers agrestes serpentant parmi les thyms, les lavandes et autres plantilles aux senteurs enivrantes très typiques du Comté Niçois. Il faut également admirer la vallée d’oliviers qui s’étend de Peille à la Grave de Peille considéré à juste titre comme l’une des meilleures huiles de la région exclusivement fait à partir de cailletiers AOC Nice.
Ce village d’origine Celto-Ligure passe  à partir de 1388 à la Maison de Savoie, relève des états Sardes et du royaume de Piémont-Sardaigne, il sera annexé à la France en 1860 comme tout le comté de Nice.

photos-2010b-0084.JPGla plaque leo ferre sur le mur de la maison à gauche


Léo Ferré a habité ce vieux village à l'histoire de ce dernier, il a écrit une chanson-hommage, "Peille", où il évoque ses souvenirs du village, notamment un restaurant qui existe toujours « chez Cauvin Nana ». Léo Ferré se régalait chez Cauvin. Un tiers de sa chanson intitulée « Peille » est consacré à la générosité d’Anne Levamis, fille d’un ancien maire du village. Une aide-soignante passée au piano en 1972. Nana fut l’amie de Léo Ferré, au temps où elle était jolie môme. Cette adresse bien connu des Niçois est une véritable institution comme à pu l’être celle de la mère barale à Nice. Tout est fait maison et même cultivé par elle dans son potager.
 C'est au cœur du village, le long de la petite montée en escaliers de la place Carnot, qu'une plaque de bronze immortalise le coup de cœur prolongé de Léo Ferré avec Peille. L’artiste est d'ailleurs né pas très loin de Peille, dans la principauté de Monaco ou il est d’ailleurs entérré trés discretement.

photos-2010b-0090.JPGLe restaurant de Nana en bas à gauche


L’histoire et la toponymie des noms prouvent encore bien  que celle-ci est très liée à l’histoire du pays voisin. Le premier seigneur de Peille connu est le comte Albino Bobba investi le 20 avril 1614. Peille lui fut inféodée pour le dédommager des dettes sur le Prince de Savoie Charles Emmanuel I. Lui succède le comte Pellegnino le 25 juillet 1633. Le chevalier Cairo investi en 1649, ne fut pas accepté par les habitants, il revendit ses droits en 1650 au sénateur Blancardi, puis le 22 juin 1651 à Jean Paul Lascaris. La famille Lascaris devient comte de Peille, titre qui restera dans la famille jusqu’à Jean Paul Augustin qui mourut émigré, à Vintimille le 9 novembre 1797.

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La famille Lascaris est une des plus anciennes et certainement la plus illustre du Comté de Nice. Cette famille des comtes de Vintimille tient son nom d'un Guillaume-Pierre qui a épousé au cours d'une croisade en 1261 Eudoxie, une fille du dernier “basileus”, ou empereur de Nicée, Théodore II Lascaris.

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Le village avec ses bâtiments du 12e siècle et 16e siècle représente un ensemble médiéval exceptionnel : maisons gothiques, porches, linteaux sculptés, passages sous voûtes, escaliers extérieurs, fers forgés, ruelles en calade, traces d'un château cité au 13e siècle au Baou de Caster (monument aux morts), ruines d'une enceinte percée de meurtrières, entourant les restes d'un donjon carré au Castellet, restes de l'enceinte du 14e siècle du village, courtine et tour carrée. Dans le bourg, place Lascaris fontaine gothique, 2 demi-arches sur pilier roman, façade du palais du juge Mage ou palais des Consuls 13e/14e siècle (porte romane, porte ogivale, fenêtre géminée), hôtel de la Gabelle, ogival.

photos-2010b-0069-copie-1.JPGOn remarquera  au dessus des portes, des linteaux sculptés, de motifs variés, où l’on retrouve  les trois lettres IHS, les trois lettres signifient “Iesus Hominum Salvatori”, (Dieu Sauveur des Hommes) comme, je vous l’ai déjà fait voir au village de la brigue dans la vallée de la Roya ainsi que des croix de Savoie. Il faut enfin savoir que peille possède son propre dialecte, le parler peilhasc, proche de la langue niçoise et auquel un érudit, pierre gauberti, a consacré un dictionnaire encyclopédique de la lenga di pelha. On terminera la visite de Peille en mentionnant sa Via ferrata.

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la fontaine de Mathieu

 

La via ferrata est un bel itinéraire de randonnée sportive réservé aux amateurs de sensations fortes, avec aménagement d'echelons, pont de singes, câbles métalliques, et broches permettant de progresser sur des parois escarpées toutes proches du village. Au milieu du pont de singe principal, vous surplombez le gouffre au bas du village. Vous n’avez pas intérêt d’avoir le vertige car la chute sera spectaculaire. D’ailleurs celui-ci s’appelle le surplomb de la justice …. Divine sans doute !

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Avec prés de 900 mètres d'équipements la Via Ferrata de PEILLE rivalise avec les plus belles réalisations du genre et le plaisir d'évoluer en toute sécurité dans cet univers du vide et du vertige vous procurera des sensations et des émotions très forte. Il permet à celui qui effectue cet itinéraire de découvrir un milieu écologique naturel impressionnant des montagnes méridionales. Pour les plus sportifs, il vous fera cinq heures pour parvenir à faire cette randonnée aérienne.

photos-2010b-0159.JPGl'un des ponts de singes de la via ferrata


A Peille, je m'en vais ce soir avec Marie
Je vous salue, Madame, avec tous vos amis
On regarderait bien dans les yeux de Nana
Pour y lire, amoureux, la table des matières
Qu'elle t'apporte comme un bouquet de lilas
Mais de ceux qui se mangent et là elle exagère
"Voulez-vous des farcis ? Des raviolis d'étoiles ?"
De cette daube antique où coule la vallée

photos-2010b-0258.JPGLes moutons sont toujours la Dany ! comme dans la video le village n'a pas changé


Du mouton qui revient de la mer à la voile
À Peille, j'ai laissé Mathieu dans la fontaine
À Peille, je m'en vais pour laisser mon passé
Chaque fois que j'y passe, j'en reprends un morceau
Et l'eau qui l'a gardé me l'a rendu tout frais
Comme d'un souvenir lorsque l'instant paraît
Du fond de ce village où les pierres se parlent
À Peille, je m'en vais ce soir avec Marie
Je vous salue, Madame, avec tous vos amis
Léo Férré

photos-2010b-0091.JPGje terminerai ma route en passant par la vallée du var , en aperçevant d'autres villages perchés comme Bonson, Bouyon et Coursegoulles ou l'on peut admirer quelques vues à la fin de mon diaporama.
DIAPORAMA DE PEILLE & DE LA BALADE

 

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 14:30

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Fort de Rimplas

 

Mosaïque de royaumes, de principautés, de duchés, de marquisats, le comté de Nice fut souvent le théâtre permanent de conflits et de luttes d’influences.
Ces affrontements historiques ont largement façonné le département des Alpes Maritimes nommée ainsi pour la première fois sous l’empire Romain.
Les grandes puissances européenne ce sont de tout temps arraché ce territoire hautement stratégique et fortement convoitée pour son ouverture maritime sur le monde méditerranéen.

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Français, Autrichiens, Espagnols, Allemands, Savoyards, Lombards, Sarazins, Italiens, Goths et wisigoths, Romains, Grecs et Ligures ce sont souvent empoignés pour posséder celui qui deviendra des siècles plus tard la destination touristique la plus connu au monde.

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Maitriser les alpes, accéder à la royauté, s’étendre vers la méditerranée et la péninsule italienne, telles ont toujours été les ambitions de la maison de Savoie. Dans ce désir de conquête territoriale, le comté de Nice occupait une position stratégique, puisque le port de Nice/Vilafranca constituera le seul débouché maritime sur la grande bleue pour les états de Savoie avant que celui-ci ne possède le port de Gênes à partir de 1815. Les « Savoie » en ce temps la édifièrent des forts imposant comme celui du Mont Alban.

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Plus tard quand le comté fut annexé à la France, l’état français commença à bâtir des lignes défensives sur ses nouvelles frontières avec l’Italie en bordure du versant piémontais. Puis ce fut une seconde phase de construction qui s’opéra dans les années 1930 avec l’édification de la ligne Maginot.
L’histoire mouvementée, la nécessité de se défendre et de se protéger, le relief tourmenté des Alpes Maritimes ont contribué à bâtir au fil des siècles un patrimoine fortifié exceptionnel.

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echelle montant à la cloche

 

  Après vous avoir fait découvrir le fort de Saint Agnès avec mon article sur l’un des plus beaux villages de France, partons à la découverte du fort de Rimplas et le blockhaus sur la route du col de la Moutiere.
C’est en redescendant de la balade  des gorges du Cians que je m’aperçois que la lourde porte du fort de la frassinéa est ouverte. Je fais vite demi tour avec la moto et je me gare sur un coté de la route. En temps normal, ce site est protégé par des cameras et il est interdit de s’en approcher (zone militaire). Je crie tout fort « il y a quelqu’un ? » et voici qu’il arrive un bonhomme me saluant et me demandant « mais que se passe t’il ? ». C’est le président de l’association de la conservation des forts de la ligne Maginot. Il me répond que l’on ne peut pas visiter… je le supplie ! J’insiste, je balance le nom d’un président de la section « Rhin & Danube » que je connais bien. Il accepte … coup de bol !

septembre-2010-0120.JPGPrototype de la ligne Maginot, l’ouvrage de Rimplas est édifié en 1927 afin de protéger la Tinée qui constitue une voie d’invasion vers la ville de Nice en raison de sa jonction avec le Var. L’ouvrage de la Frassinéa était destiné à compléter le dispositif de défense contre les attaques italiennes. Mon hôte m’explique tout, le site pouvait accueillir 30 soldats, il était armé d’un canon antichar de 47mm. Il pouvait fonctionner avec 3 mois d’autonomie (vivres, munitions), une source d’eau potable jaillit naturellement à l’intérieur.

septembre-2010-0137.JPGQuelques jours avant cet heureux hasard, j’avais pu découvrir le petit ouvrage du col de la Moutiere. Souvenez-vous, c’était l’article sur la plus haute route d’Europe et le passage ou la route devenait une piste pendant 10 kilomètres.

septembre-2010-0144.JPGOuvrage au col de restefond


Le Petit ouvrage du col de la Moutiere est un ouvrage fortifié d’infanterie situé à 2 440 m d'altitude. Celui-ci se trouve à l’abandon, il est même ouvert aux marmottes et aux promeneurs. A l’origine, il possédait deux canons de 75 mm. Il est constitué de 3 blocs plus un bloc cheminée, il devait interdire la route menant de Barcelonnette à Nice sur la ligne Maginot. A son pied, les traces de l’histoire ont laissé une borne frontière ou l’on peut découvrir une Fleur de lys et une croix de Savoie qui délimitait le Royaume de France et les Etats  Savoyards.

borne-frontiere.JPGLa ligne Maginot est une ligne de fortifications et de défense construite par la France le long de ses frontières avec l’Allemagne et l’Italie, durant l’entre deux guerres. Un fort Maginot est composé principalement de blocs souterrains, accompagnés de systèmes de ventilation et de surpression protégeant des gaz, qui permettaient aux troupes de vivre en autonomie plusieurs mois comme dans un sous marin.

septembre-2010-0157.JPGOuvrage de la Moutiere


Se balader aux grés des routes des Alpes Maritimes, c’est se replonger dans l’histoire d’un passé prestigieux qui à laissé de fortes traces dans les mémoires collectives. Ici la route n’est jamais la même …… Tout le long de celle ci on pourra comprendre la forte identité qui a fait la culture et le patrimoine du peuple Niçois.

                          DIAPORAMA DES FORTIFICATIONS

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:27

Aout-2010-0018.JPGLe pont vieux de Sospel. Photo prise au bord de la Bevera

  

Au XVIIème siècle, la vague Baroque issue de la Contre Réforme catholique déferle en provenance de Rome vers Turin, alors capitale des Etats de Savoie, et vers le Comté de Nice. Plus de 80 monuments, des églises aux orgues historiques, des palais et chapelles de Pénitents sont ouverts au public. Vous avez l'occasion de découvrir et admirer les édifices religieux parmi les plus prestigieux des Alpes Maritimes. Au milieu d’une nature méditerranéenne florissante, aux portes du Parc National du Mercantour, nichés au cœur des villages perchés, ces monuments construits aux XVIIe et XVIIIe siècle jalonnent la « Real Strada » de leurs clochers vernissés et de leurs façades colorées.

Aout-2010-0016.JPG  Facades en trompe l'oeil à Sospel

 

Si en France, terre du classicisme dont Versailles sera un phare, les projets baroques de Bernini et de Guarini sont tous refusés, ils sont pourtant les modèles de tous les États italiens et se diffusent en Europe puis jusqu’en Amérique du Sud.
La Ligurie est donc naturellement submergée par la vague baroque. Le comté de Nice et Monaco (qui à l’époque incluait Menton) le sont aussi. Il faut souligner qu’ils font partie, non pas de la France mais, depuis 1388, des États de la Maison de Savoie qui s’étendent du Nord des Alpes à la Méditerranée, incluant le Piémont et la Sardaigne. Leur capitale est Turin.

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Art de la Contre-réforme, le baroque se veut démonstratif. Les bâtiments du culte sont mis en scène. La façade fonctionne comme un rideau de théâtre, imposante, augmentée par ses ailerons et son fronton, parfois accentuée de parties concaves ou convexes pour saisir le fidèle. Ses enduits colorés rompent avec les édifices antérieurs. C’est le choc esthétique, l’éblouissement voulu par cette profusion décorative d’ors, de marbres vrais ou feints et de stucs.

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Eglise Saint Michel de Sospel

 

Dans la Ligurie du Ponant comme dans le comté de Nice, cet art démonstratif non seulement n’a rencontré aucune résistance mais semble avoir comblé l’âme profonde des populations qui, par les processions très théâtrales de leurs confréries de pénitents, le décorum des grands moments de la vie religieuse, publique et même privée ont toujours eu à cœur d’extérioriser leur foi et leurs sentiments, leur personnalité.

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Facade en trompe l'oei sur la place de l'eglise de Sospel

 

Aujourd’hui encore, on peut dire que cet héritage baroque correspond à notre mentalité profonde et aux racines de notre culture. Malgré les bouleversements touristiques du XIXe et du XXe siècle qui virent naître la Riviera-Côte d’Azur, pôle touristique mondial, cette authenticité reste très forte, elle est l’âme authentique de mon pays.

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Notre-Dame de la Menour 

 

En partant de Menton, j’arrive à Sospel au bout de 20 km en passant par le col de Braus. Sospel fut un village très important au Moyen Age avec le passage de la route du Sel. Cité épiscopale dès le 5ème siècle à l'atmosphère médiévale de la vieille ville, aux façades souvent décorées de superbes trompe-l’œil, qui déclinent leurs camaïeux d'ocres et de bruns le long de la rivière bevera.On peut admirer de nombreuses demeures gothiques, des rues pavées, des places à arcades et  la cathédrale Saint Michel , la première église baroque de mon parcours. Je passe son célèbre Pont vieux à péage, un pont fortifié datant du XIIIe siècle, un des derniers d'Europe, pour prendre la route du col de Turini. Ce pont séparait le village en deux qui était autrefois sur deux pays différent.

Aout-2010-0052.JPGPuis à la sortie d’un virage après le village de Moulinet, je vois soudain à  l’horizon, fermé jusque-là par les hautes parois de pierre des gorges de la Bévéra, s’entrouvrir sur une apparition surprenante : Notre-Dame de la Menour, sur son éperon rocheux, elle est la protectrice des pilotes du rallye Monte Carlo.

Aout-2010-0058.JPGLe col de Turini est célèbre dans le monde du rallye automobile puisqu'il est emprunté presque systématiquement par le rallye Monte-Carlo. Les routes accédant au sommet du col comportent de nombreux lacets en épingle à cheveux et de beaux points de vue sur la mer Méditerranée. La spéciale du Turini est un tracé mythique rassemblant tout ce qui fait de ce rallye l’un des plus durs mais aussi des plus magnifiques avec le Corse bien sur ! Situé à 1607m d'altitude, le Col de Turini a vu passer les plus grands pilotes de l'histoire du rallye, leur réservant à chaque fois son lot de rebondissements. Difficile et dangereux, ce chrono a pris au piège nombre de pilotes. Larrousse, Waldegard, Delecour, Grönholm ou Solberg, autant de noms qui ont trébuché sur le Turini. Mais c'est aussi là que des légendes du rallye sont nées, et c'est dans ce paradoxe que réside tout ce qui fait la beauté de cette spéciale.

Aout-2010-0062-copie-1.JPGOn arrive maintenant à la seconde église baroque de mon circuit au village de l’Escarene. L’église Saint Pierre Es Liens est une petite merveille baroque du 17ème siècle qui compose, avec ses chapelles des pénitents Blancs et Noirs, un ensemble exceptionnel classé monument historique. Ensuite, une flânerie dans les ruelles et sur les vieux ponts de pierre s'impose : entre la place de la Gabelle, le Pont Vieux ou la "Carriera dou Mitan" avant de prendre la descente sur Nice.

Aout-2010-0313.JPGPour rejoindre de nouveau Menton, je passe par le village de Peille qui fait parti de ce que l’on nomme les cinq magnifiques. Les villages médiévaux de Peillon, Gourdon, Saorge et Saint Agnes qui sont accrochés à la montagne. Peille possède une « Via Ferrata » de niveau difficile.

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La "Via Ferrata" est une bien étrange appellation pour qui ne maîtrise pas la langue de nos amis italiens, car ce sont eux qui installèrent dans les Alpes Dolomitiques, les premiers équipements à des fins militaires pour faciliter le déplacement des troupes en montagne. Ainsi "via", signifie voie, et "ferrata" ferrée. Maintenant la via ferrata est un itinéraire sportif, situé dans une paroi rocheuse, équipé avec des éléments spécifiques (câbles, échelles, etc).C’est une activité intermédiaire entre randonnée et escalade.

Aout-2010-0319.JPGMon itinéraire se termine à nouveau avec Menton et la présentation du 3é  édifice baroque de mon article : la basilique Saint Michel Archange. Avec sa façade, son clocher, son parvis formé de galets représentant les armoiries des Grimaldi, ses rampes majestueuses, elle est un joyau de l’art baroque. Menton est une des étapes clés de cet itinéraire touristique. La boucle que je viens de vous proposer est l’une des plus belles balades de la cote d’Azur. Je termine mon circuit par la perle de France car ensuite je vais visiter l’une des plus fabuleuses propriétés des environs. La villa Hanbury…

                          DIAPORAMA DE LA ROUTE NISSO LIGURE

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 18:07

Aout-2010-0273.JPG  Non ! Je ne vous emmène pas aux états unis et plus particulièrement en Arizona cet état Américain connu pour son grand canyon et ses grands espaces aux monolithes rouges. Je vous emmène à la découverte du haut pays Niçois ou le contraste stupéfiant d’une vallée à une autre peu à la fois faire penser aux montagnes du Montana ou bien à celle de l’Utah.

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La nature a mis des siècles à creuser les magnifiques Gorges de pélites Rouges connues aujourd'hui au delà de nos frontières. Le travail incessant des eaux fougueuses du Cians a formé de profondes gorges taillées dans les schistes rouges de l'ère primaire. Les effets sont saisissants: passages de fissures trés étroites et profondes, successions de ressauts, de cascades, parois verticales, célèbres clues où sont aménagés des passages piétonniers (dans le site des grandes et des petites clues).

Aout-2010-0224.JPGLe Cians prend sa source dans le parc national du Mercantour, au pied du mont Mounier (2817 m). Petit torrent alpin tantôt à sec, tantôt impétueux lors de la fonte des neiges, il se jette dans le Var (le fleuve) après avoir réussi à creuser une roche de schiste rouge en formant une gorge d'une longueur d'environ 25 km avec une descente de plus de 1600 mètres. Phénoménal ! Aussi bien au niveau des versants abrupts que des sculptures naturelles, un parcours acrobatique, se faufilant à travers des clues profondes et étroites.

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Une promenade sympa dans les différentes clues (grande et petite) procure un plaisir toujours renouvelé tout au long de mes flâneries dans un paysage que les rouges mettent en valeur d'une façon surprenante. La vallée du Cians est un point fort de la découverte de mon département, et à elle seule vous procurera, si ce n'est pas déjà fait, des sensations de plénitude dans un cadre qui reste unique en son genre appelé par certains le "Colorado" Niçois.

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Tout au long du parcours, on remarquera le contraste géologique entre le socle cristallin du Barrot, reconnaissable à ses terres rouges (pélites composées de sédiments volcaniques et de boues lacustres à la fin du primaire) et le site de Beuil, assis sur des séries sédimentaires de marnes et de calcaires déposées sur le socle à l’ère secondaire.

Aout-2010-0353.JPGLes eaux du Cians sont grossies par plusieurs cours d’eaux : les principaux étant le vallon de Challandre, le vallon du Raton, le vallon de la Cianavelle, le torrent de Pierlas et le ruisseau de Thiéry. Il est possible de descendre les trois premiers canyons, les deux autres étant interdits, trop dangereux.
La réputation de la vallée du Cians n’est plus à faire. Les stations de ski de Valberg et de Beuil regorgent d’activités sportives en tout genres allant de la marche au VTT en passant par le ski et l’escalade ou bien encore le parapente.

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Les gorges inférieures du Cians n’en sont pas moins intéressantes, elles vous feront découvrir le curieux village de Lieuche perché à 850m qui réunit calme et sérénité dans un cadre grandiose. Les maisons anciennes vous rappelleront les villages de bergers. Du village de Pierlas, vous aurez les plus beaux points de vue sur les gorges du Cians, dans un calme envoûtant. Le village est aussi à lui seul un petit chef-d’œuvre de l’architecture de notre région et mérite que l’on s’y arrête (a voir dans mon prochain article).
Les gorges du Cians sont un site unique par ses tons de rouge de rose ou de safran contrastant avec la blancheur des cascatelles et la verdure qui l'habite. La flore dans cet ensemble minéral est trés luxuriante grâce à des sources innombrables. On a l’impression de voir la montagne avec ses falaises transpiraient comme si celle-ci était un être vivant. Ca coule et sa suinte à tous les passages voutés, surtout à l’endroit des grandes et des petites clues.

Aout-2010-0370.JPGLe canyon ne dépasse pas les 2 à 3 mètres de large par endroits et la lumière à beaucoup de mal à pénétrer les lieux. Les parois vertigineuses sont parfois si rapprochées que le ciel disparaît à la vue des cours d'eau. Les parois sont d'une extraordinaire couleur lie-de-vin provenant de l'oxydation du fer qu'elles contiennent. Des cimes de l'Argentera-Mercantour aux rivages de la Méditerranée notre région, dont l'histoire géologique remonte à plus de 500 millions d'années, constitue un véritable trésor pour les amateurs de géologie naturelle.

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L’observation avertie de la palette de roches et terrains qu'elle rassemble permet de reconstituer l'histoire mouvementée des reliefs d'apparence paisible qui composent les paysages du département des Alpes Maritimes. Dans le cadre d’études réalisées au sein du Département de Minéralogie du Muséum d’Histoire Naturelle de Genève, les grandes potentialités minéralogiques de notre région ont été reconnues exceptionnelles. Ces recherches ont permis de mettre en évidence une soixantaine d’espèces minérales dont certaines très rares et plusieurs espèces nouvelles pour la Science.

Aout-2010-0301-copie-1.JPGParmi lesquelles la gilmarite, la wallkilldellite, la rollandite la théoparacelsite et la rouaite  qui ont fait l’objet d’une homologation par l’Association Internationale de Minéralogie. Sans oublier bien sur les espèces minérales plus classiques que nous connaissons comme le cuivre, l’argent, et même des cristaux millimétriques d’or… étonnant non ! Ces découvertes ont assuré le statut de localité-majeure, leur conférant ainsi une renommée internationale sur le plan minéralogique. C'est certain, ce paysage ne vous laissera pas de marbre !


                                     DIAPORAMA DES GORGES

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