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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:14

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Cela commence par un souffle, une note... la musique s’élève, le rythme s’accélère... C’est parti pour 20 jours de liesse et de fantaisie. 20 jours pendant lesquels les rues sont aux fanfares et aux saltimbanques...

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La Fête du Citron est une grande voyageuse. Elle a parcouru les mondes enchanteurs de la bande-dessinée, des fables et fait son cinéma. Elle a dansé au rythme de l’Espagne, aux sons des musiques du monde et invité toutes les îles qui le composent. Elle a partagé les terroirs des régions de France et est même retournée dans son histoire glorieuse, avant celle des grandes civilisations.

PHOTOS-2015-0063.JPGPlus récemment, elle a parcouru le monde en 80 jours pour mieux plonger 20 000 lieues sous les mers… Pour sa 82e édition, la Fête du Citron a décidé de s’offrir un périple en Chine, toujours sous la plume de Jules Verne avec « les Tribulations d’un Citron en Chine.

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C’est au milieu des années 90 que la Fête du Citron fut relancée dans sa forme actuelle. La création des corsi nocturnes et plus récemment des Jardins de Lumières a apporté à l’événement une dimension plus festive et plus dynamique, avec en filigrane la conquête d’un public familial. De même, la succession des événements incite le spectateur à revenir ou tout simplement à s’immerger quelques jours dans le monde fascinant des agrumes.

PHOTOS-2015-0066.JPGEn deux décennies, la fête est non seulement devenue une manifestation phare de la Côte d’Azur, la première en termes d’entrées payantes, mais aussi un événement structurant de l’économie mentonnaise en hiver. Au-delà de la programmation, qui alterne défilés (« corsi »), Jardins de Lumières, et visite de l’exposition des motifs d’agrumes, la réussite de la Fête du Citron tient dans le choix de ses thèmes.

PHOTOS-2015-0067-copie-1.JPGDe Tintin à Alice au Pays des Merveilles, des Carnavals du Monde à Walt Disney, ils s’inspirent de l’imaginaire collectif, de la culture populaire, des symboles issus du monde entier ou de la littérature. C’est dans ce cercle vertueux que s’inscrit le volet de thématiques initié en 2013 et consacré à Jules Verne, à l’occasion de la 80e édition.

PHOTOS-2015-0087.JPGEn revisitant les Voyages extraordinaires, la Fête du Citron écrit une nouvelle page de son histoire. Après avoir bouclé le Tour du Monde en 80 jours, puis plongé dans les abysses des mondes sous-marins à bord du Nautilus, elle pose désormais ses valises en Asie et revisite Les Tribulations d’un chinois en Chine.

PHOTOS-2015-0088-copie-1.JPGCet ouvrage tient une place à part dans l’œuvre de Jules Verne, d’abord parce qu’il est l’un des rares livres français de l’époque dont l’histoire se déroule exclusivement en Asie. Roman d’aventures mêlant suspense, intrigue, humour et amour, « Les Tribulations... » sont un road-movie haletant. Ce n’est certainement pas un hasard si elles ont influencé l’œuvre d’Hergé.

PHOTOS-2015-0104.JPGCe parallèle entre le roman et la bande- dessinée n’a pas échappé à Philippe de Brocca, qui en a souligné les points communs dans son adaptation cinématographique en 1965. Le réalisateur s’est inspiré en effet tout à la fois du roman de Jules Verne, des Cigares du Pharaon et du Lotus bleu. 50 ans après son film, c’est Menton qui s’en trouve inspirée, pour mettre en scène le thème 2015 de sa Fête du Citron : « Les Tribulations d’un Citron en Chine » !

PHOTOS-2015-0115.JPGUne édition qui ne se doit donc pas au hasard, bien au contraire puisque de nombreux symboles et évènements s’y retrouveront. Ainsi la France vient-elle de célébrer le cinquantenaire des relations diplomatiques avec l’Empire du Milieu, initiées par le Général de Gaulle dans un contexte de guerre froide et de tensions très fortes entre l’occident et le bloc soviétique.

PHOTOS-2015-0145.JPGC’est également en pleine Fête du Citron que nous avons célèbré, le jeudi 19 février 2015, jour de corso nocturne, le Nouvel an chinois.

PHOTOS-2015-0169.JPGA Menton, la réussite des grands évènements naît avant tout de la magie inégalée qui s’offre aux regards, admiratifs, des petits et des grands devant un immense motif d’agrumes ! Une magie née de l’imagination sans limite du service « maquettes », où officient Stéphanie et Isabelle Perez qui créent les décors, disposés ensuite dans les jardins ou sur les chars.

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Des décors uniques au monde et renouvelés à chaque fête ! A Stéphanie les créations de la Fête du Citron et à Isabelle celles de Noël (car les deux périodes rapprochées imposent un travail simultané). Mais toutes deux partagent la même passion: créer ! Ainsi, dès le thème connu, elles laissent aller leur crayon, proposent des croquis auquel il faudra donner ensuite vie par la matière.

PHOTOS-2015-9052.JPGUne création sans bornes, qui consiste à repousser les contraintes techniques et à explorer les usages même les plus insolites : « Les matériaux utilisés sont souvent récupérés des ateliers (gaine électrique, moquette, câble).... Après un essai et s’il est concluant, elles réalisent les pièces qui sont toujours uniques et que elles découpent, mettent en forme, peignent et ornementent à leur façon ».

PHOTOS-2015-9054.JPGUn travail minutieux sur des motifs géants, qui atteignent plusieurs mètres. Pour cela Stéphanie et Isabelle peuvent compter sur le soutien des équipes techniques: « Les ferronniers préparent les structures métalliques. Les menuisiers découpent les plaques de bois dont les plus grosses surfaces seront peintes par les peintres du centre mentonnais. Tous font un travail fantastique ! . Un travail titanesque....

PHOTOS-2015-9061.JPGAvec une telle équipe, la magie de la Fête du Citron sera toujours au rendez-vous ! La fête du citron de Menton est l’une des 10 plus grandes fêtes internationales au monde et la Cote d’Azur reste une terre de grande créativité….

PHOTOS-2015-9086.JPGPour cette édition 2015, on s’envole pour la Cité Impériale et on découvre l’un des Palais de la Cité Interdite, demeure des dynasties Ming et Qing. Plus loin se dresse le temple du ciel, haut lieu sacré. On raconte que l’Empereur avait coutume de s’y rendre aux solstices, afin de prier pour de bonnes récoltes. Puis on profite d’une pause pour s’initier au Tai Chi, discipline amenant à l’harmonie entre le corps et l’esprit.

PHOTOS-2015-0046.JPGMais, notre respiration est vite coupée à la vue du gigantesque Tian Long, le dragon céleste. Du haut de ses 12 metres, l’animal trône dans les jardins. Protecteurs des cieux, il veille a ce lieu divin à la fois monumental et fragile composé d’oranges et de citrons.

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* Je rappelle à mes chers lecteurs, qu'a la fin de la fete du citron, il est vendu au public plus de 110 tonnes d'agrumes (oranges et citrons) qui composent les sculptures au prix de 0.50 cts d'euro.

                              DIAPORAMA DE MENTON

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:14

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La princesse Elisabeth Kotchoubey achète un terrain de plus d’un hectare, au  quartier des Baumettes. Le prince Léon Kotschoubey conseiller privé du tsar Alexandre II entreprend la construction de son immense palais d'inspiration Renaissance italienne d'une composition harmonieuse des modèles génois et michelangelesque qui est très en vogue à cette époque.

Mars-2014-0450.JPGIl serait une réplique du palais Razumovsky de Batourine en Ukraine. Devant la lenteur de l'avancement des travaux, la princesse Elisabeth Vassilievna Kotschoubey, devenue veuve entre-temps, vend son palais pour racheter celui que le baron Haussmann vendait au Mont-Boron.

Mars-2014-0460.JPGLe palais est donc acheté par l'industriel américain James Thompson. Il confie les travaux de finition de ce palais à l'architecte niçois Constantin Scala. Les dépenses furent importantes pour transformer le Palais Kotschoubey en villa Thompson. Le seul escalier du hall d'entrée a coûté 100 000 francs-ors. Il donnait accès à la salle des fêtes du premier étage dont la scène pouvait accueillir un orchestre de 25 musiciens.

Mars-2014-0464.JPGLe onze décembre 1897 James Thompson meurt à Nice. En 1925 la villa Thompson est rachetée par la ville de Nice pour y installer le musée des Beaux-arts qui avait été créé en 1860. Le nouveau musée est inauguré sous le nom de "Palais des Arts Musée Jules Chéret". Le bâtiment à cependant conservé les espaces initiaux comme le grand escalier. La visite se déroule sur les deux étages de l'édifice.

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À l’intérieur, après avoir traversé le patio, ancien jardin d’hiver, agrémenté d’une haute verrière Belle Époque, le rez-de-chaussée propose de découvrir des œuvres, depuis les primitifs régionaux jusqu’au XVIIIe siècle, avec une grande salle dévolue à la dynastie des Van Loo.

Mars-2014-4064.JPGDes primitifs italiens et hollandais côtoient des tableaux du célèbre peintre né à Nice en 1705. On y retrouve de nombreux tableaux: Degas, Boudin, Monet, Sisley et Guillaumin ainsi que la vaste collection de Raoul Dufy, don de Madame Dufy et des sculptures.

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Les origines du Musée des Beaux-arts de Nice remontent à l'annexion du Comté en 1860, quand Napoléon III consent à la ville nouvellement française un important dépôt qui sera le début des collections du futur musée. Il faudra attendre 1875 pour que les œuvres soient exposées, et 1901 pour qu'enfin un véritable musée soit ouvert au public, avenue Notre-Dame, placé sous la responsabilité du peintre niçois Alexis Mossa.

Mars-2014-4076.JPGEn 1925, la ville acquiert donc ce prestigieux palace, la villa Kotchoubey, construite entre 1878 et 1883. Le "Palais des Beaux Arts Jules Chéret" est inauguré en janvier 1928 et confié à Gustav-Adolf Mossa, le fils d'Alexis, lui aussi peintre de talent. Il restera à sa tête jusqu'à sa mort, en 1971.

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De nombreux dons ont permis la constitution des collections du Musée, notamment celle de Fanny Trachel, de la famille des célèbres peintres niçois, de Madame Félix Ziem, de Madame Clément-Carpeaux, de Violette Mossa, Emilienne Dufy, etc. De nombreux dépôts de l'État et une série d'acquisition ont complété ces dons, faisant du Musée des Beaux-arts de Nice l'un des plus riches de France.

Mars-2014-4199.JPGLe musée des Beaux-arts de Nice possède une collection unique au monde d'œuvres de Jules Chéret. Cet ensemble est dû à la générosité de Maurice Fenaille et surtout à l'extraordinaire donation effectuée par le Baron Vitta.

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Le palais construit en 1878 pour la princesse russe Kotchoubey est  doté d’un patio et d’un escalier monumental exceptionnels, le visiteur reconstitue sans mal le faste de la Côte d’Azur au tournant du XIXe siècle. Les collections présentent des pièces majeures du XVe au XXe siècle : primitifs régionaux, peinture flamande du XVIe (Jan Bruegel), tableaux du XVIIIe (Fragonard, Natoire, Vanloo).

Mars-2014-4099.JPGLe XIXe siècle est particulièrement bien représenté grâce à un parcours qui débute avec des œuvres néo-classiques, orientalistes et se poursuit avec une ouverture sur les paysages de Fontainebleau qui ont déclenché les principes de la modernité sous l’impulsion des peintres de Barbizon (Diaz, Daubigny, Corot).

Mars-2014-0081.JPGLes portraits (Bashkirtseff, Breslau, Bastien-Lepage) nous conduisent vers des étapes plus intimistes pour rejoindre la gaîté des fêtes parisiennes telles que Jules Chéret a su les faire vivre sur ses toiles et ses pastels.

Mars-2014-4115.JPGL’œuvre de l’énigmatique Gustav Adolf Mossa marque une étape dans ce XXe siècle émaillé des artistes les plus célèbres (Bonnard, Vuillard, d’Espagnat, Camoin, Van Dongen…) et tout particulièrement Raoul Dufy dont le Musée possède plus de deux cents numéros. Un jardin de sculptures offre une promenade parmi le XIXe (Carpeaux, Rodin) et le XXe siècle (De Tarnowsky).

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En janvier 2007, à l'occasion d'un nouvel accrochage des collections permanentes, les Primitifs Niçois jusqu'alors exposés au Palais Masséna ont rejoint le Musée Chéret dont le rez-de-chaussée expose désormais des œuvres anciennes (Bréa, Durandi, les Van Loo, des peintres flamands du XVIIe siècle, Fragonard, Natoire) tandis que le premier étage est consacré aux XIXe et XXe siècles (Chéret, Mossa, Dufy, Van Dongen, Marie Baskhirtseff, Rodin, Carpeaux, de Tarnowsky...).

Mars-2014-4134.JPGDe nombreuses expositions temporaires (Van Loo en 2000, Van Dongen en 2005, Marie Baskhirtseff en 2008-2009, entre autres) contribuent à la renommée de ce beau musée. Les façades à l'architecture génoise maniériste et les toitures de l'édifice sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 17 décembre 1976.

Mars-2014-4177.JPGLe jardin contient des curiosités botaniques et architecturales qui méritent que l’on contourne le dit palais. En effet, sur la première terrasse de ce qui fut un parc irrégulier de style anglais d’environ un hectare, on a suffisamment de recul pour apprécier la façade au midi de l’édifice. La terrasse est ombragée de variétés de palmiers dont une rare cépée de Phœnix dactylifera, le dattier acclimaté sur la Riviera depuis le XVIe siècle.

Mars-2014-4159.JPGOn est intrigué par un arceau de pierre portant à son faîte un visage mythologique, soutenu de chaque côté par des tritons encadrant une margelle renflée, décorée d’attributs aquatiques.  Œuvre du sculpteur Henri Cordier (buste de Masséna dans le jardin du palais du même nom), ce n’est point une fontaine comme on inclinerait à le croire, mais le balcon d’une villa aujourd’hui disparue de la Promenade des Anglais.

Mars-2014-4193.JPGLe musée est ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures sauf le lundi et certains jours fériés. L’entrée est libre comme tous les musées municipaux de la ville Nice.

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                                   DIAPORAMA DU MUSEE



 
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:35

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L'ancien sénat de Nice (drapeau)

 

Le Vieux Nice est un dédale de passages étroits, de ruelles ombreuses entre les hautes façades ocres ou rouges, clochers baroques innombrables… contre les flancs de l’antique colline du château, la « Vieille Nice » fût longtemps à elle seule toute la ville, et même lorsque les faubourgs s’étendirent au-delà de la rivière Paillon sur la rive droite, son cœur continua à battre là, entre les Ponchettes et la rue Pairolière.

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Le Vieux Nice d’aujourd’hui était jusqu’au XVIe siècle, la ville basse formée de faubourgs étendus de manière désordonnée aux flancs de la colline du chateau. On y entre au nord par la porte Pairolière qui ouvre sur la rue du même nom, lequel viendrait du mot « pairoù », chaudron en niçois.  Sur la place Saint François, se dresse l’ancien Hôtel de Ville, construit vers 1580. C’est là que siégèrent les institutions gouvernementales.

octobre-2013-3105.JPGAprès avoir changé plusieurs fois de lieu sous la Révolution, la Mairie revint dans ce bâtiment sous le premier empire, avant de s’installer en 1868 dans l’actuelle rue de l’Hôtel de Ville. L’édifice accueillit en 1892 la Bourse du travail. La place est également connue pour son marché au poisson, le Vieux Nice était composé d’un grand nombre de quartiers et chaque communauté se regroupait autour d’un clocher.

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Sainte Réparate est la sainte protectrice de Nice. Après l’abandon de la cathédrale Sainte Marie du Château, c’était le vocable de l’église de la ville basse où l’Evêque transféra son autorité. La rue Droite, ainsi nommé parce qu’elle permet de traverser la ville de part en part était le quartier des notables. On y trouve des demeures urbaines des nobles familles niçoises, dont le Palais Lascaris construit au milieu du XVIIe siècle en est un bel exemple.  Un peu plus loin, l’église du Gesù, qui appartint au Jésuites est l’une des plus belles églises baroques de la ville.

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La rue du Malonat constitua longtemps le quartier des pêcheurs. En bordure de la vieille ville, côté mer, furent aménagées au milieu du XVIIIe siècle les fameuses terrasses : entrepôts et logements dont les toits servaient de promenade au double panorama vers les montagnes côté nord et sur la mer au sud. Au cœur de la vieille ville se trouvait le siège du représentant de l’Etat, dans l’ancien « palais des rois sardes » où résidait l’ancien gouverneur du Comté de Nice. Ce monument fut édifié à la fin du XVIe siècle.

octobre-2013-3166.JPGUn peu plus loin, sur l’ancienne place San-Domenico en référence au couvent du même nom du temps des rois de Sardaigne détruit en 1885, fût édifié un massif palais de justice. On trouve également sur l’actuelle place du Palais, le quartier militaire avec l’ancienne caserne Rusca et la tour de l’horloge, symbole de l’autorité communale, plusieurs fois détruite. Mais, voulez vous que je vous indique l'itinéraire que je préfère pour ensuite vous permettre de faire une première visite du vieux Nice ?

octobre-2013-3191.JPGCommencez de préférence par la rue de la Poissonnerie et le Palais Ceva, attribué à la famille du protecteur des Jésuites Pons Ceva, ce palais vaut autant pour son porche que pour sa cage d'escalier et la loggia de sa cour intérieure. Ensuite,  prendre à gauche de la rue de la Poissonnerie et, au-delà du carrefour, en face, la rue Benoît-Bunico sur dix mètres. A gauche s'élève le Palais Dalpozzo au 26. Ce palais, qui appartient aux Dalpozzo dès le XVe siècle, fut reconstruit en 1692.

octobre-2013-3161.JPGLa famille Dalpozzo est surtout connue dans le comté de Nice pour Paganin dal Pozzo, ingénieur qui établit la première route muletière du sel au départ de Nice vers le Piémont au XVe siècle, passant par la Vésubie. Son descendant qui fit élever le palais le dota d'une intéressante cage d'escalier et d'un encadrement de porte discret et raffiné, portant la devise de la famille : «Turbida nunquam», (Jamais trouble), allusion à l'eau du puits qui figure sur les armoiries familiales (Dal Pozzo signifie Du Puits en italien).  Sur la façade du palais, on peut voir une plaque dédiée à Juli Eynaudi, poète de langue niçoise.

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Revenir sur ses pas et reprendre à gauche la rue de la Préfecture. Au carrefour de celle-ci avec les rues Droite et Jules-Gilly, on se trouve sur un site dénommé, pour des raisons inconnues, le cantoun dei Sarrain, le coin (ou l'angle) des Sarrasins. A l'angle sud-est, où se trouve l'enseigne de l'ex-Restaurant «La Trappa», se dresse le  Palais Maurice de Savoie  au 2 rue Jules-Gilly. Comme souvent pour les palais du XVIIe siècle, la date de construction de ce bel édifice est inconnue.

octobre-2013-3417.JPGIl est célèbre par l'attribution que les historiens en ont faite au cardinal Maurice de Savoie, gouverneur de Nice de 1642 à 1648. Sa personnalité, qui propulsa à Turin un groupe de Niçois qui devint illustre tels Torrini, Gioffredo, etc..., est demeurée célèbre par l'anecdote qui le vit épouser à cinquante ans sa nièce de douze ans pour concrétiser un accord politique conclu avec sa belle-sœur, veuve du duc Victor-Amédée Ier, à la suite d'une guerre civile qui les opposa.

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Sainte Reparate


 Le cardinal (qui n'était pas prêtre, tout de même) abandonna la pourpre et épousa l'enfant à Sospel. A Nice, il résida semble-t-il dans ce palais. Au 5 de la rue Jules-Gilly on peut voir un linteau portant cette inscription latine : «Pax cum amicii, bellum cum vitii», (Paix aux amis, guerre aux vices). A gauche, au passage devant le n° 6, on peut admirer le bel encadrement de la porte du palais Galléan qui ouvre sur cette rue, orné au linteau de figures animales, ainsi que son vantail clouté.

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Revenir sur ses pas et prendre à droite la Rue du Malonat carriera barilerìa (rue Tonnellerie) pour voir le lavoir du Malonat. Dernier restant à Nice, le lavoir du Malonat daté de la moitié du XIXème siècle est un bassin public alimenté par une source permettant le rinçage à grande eau du linge que les lavandières lavaient chez elles avec peu d’eau. L’essorage se faisait au moyen d’un battoir en bois après maintes torsions pour extraire l’eau résiduelle.

octobre-2013-3037.JPGOn entre ici dans le quartier homonyme, Lou Malounat. L'origine du nom Malounat reste contestée: rue pavée de «maloun» (carreaux de terre cuite) ou lieu de fabrication de ceux-ci. Nous opterons pour la première hypothèse, considérant que c'est une des voies majeures de desserte du Château jusqu'en 1706, mais sans rien pouvoir affirmer. Poursuivre vers le monument, au sommet de la rue. Madone du Malonat. Ce monument, en son état actuel, fut refait à la fin du mandat de Jean Médecin et inauguré en 1966. Initialement, il n'était composé que de la statue de la Vierge du Bon-Secours, offerte en 1854 par le curé de la paroisse Saint-Jacques / Le Jésus implorant pour le quartier du Malonat frappé par le choléra la protection de la Vierge.

octobre-2013-3316.JPGCette décision suscita aussi la création d'une procession qui est encore célébrée aujourd'hui le premier dimanche d'août. Revenir sur ses pas. A l'angle de la ruelle du Malonat, belle perspective de la rue sur le clocher de L'Annonciation/Sainte-Rita, la rue de la Préfecture et la Loge. Arrivé au sommet des escaliers, on se trouve devant les anciennes prisons, dépendances du Sénat voisin, tribunal suprême du comté de Nice.

octobre-2013-3340.JPGCes bâtiments furent installés au XVIIe et demeurèrent affectés à cet usage jusqu'aux années 1890. Descendre l'escalier et poursuivre, tout en bas des marches, dans la rue de l'Ancien-Sénat. La loge du Sénat, plus modeste que la loge municipale, remplissait les mêmes fonctions de publication des décisions du tribunal suprême. Elle est contemporaine de sa construction. Il était donc naturel que ce fût sous ses voûtes que se trouvât la fameuse «pierre des faillis».

octobre-2013-3370.JPGCe tronçon de pierre posé au sol était utilisé comme châtiment infâmant dans les affaires de faillites : le failli, préalablement déculotté, devait publiquement s'y frapper trois fois le postérieur en disant une phrase rituelle. Cette pratique existait en Italie, à Padoue par exemple. Aujourd'hui encore, en niçois, l'expression utilisée couramment pour parler de faillite est «picà dóu cuòu», frapper du cul.

octobre-2013-3389.JPGLe Sénat, cour suprême de justice, fut créé à Nice par le duc Charles-Emmanuel Ier en 1614. Dans un premier temps, il fut installé dans une maison à l'est du Palais royal et y demeura jusqu'en 1654. La visite se termine et vous venez de faire une toute petite partie des innombrables ruelles qui serpentent dans le vieux Nice. Vous venez de decouvrir à la fois, Naples, Verone, Milan, Turin ou Florence dans une seule et méme ville ...

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                                DIAPORAMA DE LA VISITE



 
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 13:38

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On y voit des cathédrales (cathédrale Sainte-Réparate..), des églises (celle du Gésu), des marchés, une piscine, la piscine Saint François, des musées, le célèbre marché du Cours Saleya. La principale rue du "Babazouk" est la rue Pairoliére qui part de la place Garibaldi ainsi que la rue Filippo Benedetto Bunico* du nom du grand défenseur de notre cité chérie,  hostile à la cession du comté de Nice à la France en 1860, et qui refusa de prêter serment à Napoléon III.

JUILLET2013-3167.JPGL’histoire du Babazouk et de cette rue qui est le centre historique du ghetto est encore parfaitement conservé dans ce  quartier du vieux Nice. On y aperçoit le fournil ou les juifs cuisaient les pains azymes pour la pâque. Dans cette rue, on voit encore l'ancienne porte de la synagogue oublié dans les méandres du temps. A cette époque les hommes devaient portés un béret jaune et les femmes un fichu de la même couleur frappé de l'étoile jaune et au couché du soleil la yutaria était fermé par des grilles de fer. Les deux extrémités clauses, les juifs ne devaient plus sortir de leur ghetto. Cependant ces derniers se rendaient dans d'autres quartiers par des galeries souterraines formées par des anciennes caves que leurs frères chrétiens mettaient à leur disposition.

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Les vieux Niçois prétendaient qu'autres fois ces galeries passaient sous la rivière paillon pour aller jusqu'a la cité Romaine de Cénémelum sur les hautes collines niçoises. On a retrouvé ces passages en concevant récemment la ligne du Tramway et la ville travaille depuis à l'aménagement de ces souterrains pour que la visite soit possible.

JUILLET2013-3096.JPGLe nom de Babazouk aurait été donné par un certain Franceschini qui vers le milieu du siècle habitait le quartier arabe El Bazoum à Alger. Revenu à Nice Franceschini établit une buvette dans l'ancienne chapelle désaffectée de Sant-Guiseppe, en plein cœur du Vieux-Nice ; son quartier était à l'époque aussi malpropre que devait l'être celui d'Alger. Par dérision et aussi en manière de plaisanterie, il l'appela d'abord le Babazoum, puis le Babazouk qui plut davantage aux oreilles niçoises. Le mot est resté.

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Les entrées des demeures du Vieux-Nice attirent souvent l’attention du passant. Des encadrements parfois imposants, des linteaux gravés et décorés, des grilles d’imposte en fer forgé sont autant d’indices et de démonstrations matérielles du savoir faire, de l’aisance et de la foi de nos ancêtres. Lieu symbolique, passage entre la sphère publique et le domaine privé, l’entrée étonne par sa diversité liée aux différents matériaux et styles mis en œuvre.

JUILLET2013-3226.JPGLes entrées de porte dans le vieux Nice se composent de plusieurs éléments caractéristiques, dans sa partie supérieure par un linteau en bois ou en pierre d’un seul tenant. Au niveau des ornementations, on peut retrouver des chanfreins, des moulures, des bossages (saillie de pierre décorative), des pilastres ou parfois des colonnes. Ces pilastres peuvent être lisses, cannelés, évidés.

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Ils peuvent être couronnés de corniches ornementées ou pas, de frontons, de frises (comme l’encadrement mouluré flanqué de deux pilastres cannelés à chapiteaux toscans). Le linteau de pierre a constitué un support privilégié pour la décoration et la représentation symbolique. Présents en nombre dans la vieille ville, ils sont les témoins muets de la foi de nos ancêtres. Ils racontent avant tout une histoire. En effet, ces croix, ces symboles, ces dates, expriment des sentiments religieux qui imprégnaient alors fortement la société niçoise.

octobre-2013-3264.JPGEn plaçant l’habitation sous la protection divine, le propriétaire du lieu faisait référence à certains passages de l’Ancien Testament dans lesquels le Seigneur enjoint les Hébreux de marquer leurs linteaux de sang pour échapper au châtiment. Le plus ancien des linteaux datés remonte à 1482. De facture classique, il est à situer à la charnière de l’époque médiévale et de l’époque moderne. La croix de Savoie aurait été gravée ultérieurement. On peut lire l’inscription : "1482 die 12 februarii" à gauche, et, à droite : "barthus ben ?

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Les anciennes entrées des habitations de la vielle ville se trouvent généralement surmontées d’une imposte, c’est-à-dire d’une ouverture. L’imposte sert à la fois à la ventilation de l’habitation, permet d’éclairer le début de l’escalier et son arc supérieur sert d’arc de décharge. Leurs formes sont généralement demi-circulaires ou rectangulaires. Ces impostes sont fermées par des grilles constituées dans certains cas de barreaux de fer très simples voire rustiques, soit de véritables ouvrages de ferronnerie.  les entrées des demeures du Vieux-Nice restent un témoignage à la fois du particularisme niçois et de l’urbanisme baroque ainsi que de l’influence piémontaise.

octobre-2013 3296Grilles, escaliers, courettes et volets de la vieille ville de Nice n’ont contrairement aux apparences, pas qu’une vocation décorative : ils sont de fabuleux accessoires de la climatisation passive du quartier.

 Les habitants du Vieux-Nice n'ont pas attendu la technologie moderne pour mettre au point l'un des plus ingénieux systèmes au monde pour climatiser leurs rues et leurs maisons. Un truc qui a fait ses preuves : il fonctionne avec succès depuis des siècles !

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Alors, besoin d'un peu de fraîcheur ? N'hésitez plus, allez faire un séjour dans ces ruelles à l'ombre de leurs hauts murs et dans ces courettes ventilées en permanence. « Ici, on n'a jamais souffert de la chaleur. C'est toujours frais et aéré » Les constructeurs niçois ont en effet tiré parti des mouvements naturels des masses d’air et des vents marins pour climatiser la vieille ville. En matière de mécanisme météorologique, un principe énonce que lorsque deux lieux proches ont des températures différentes, un déplacement d’air se crée, ce qui va rétablir l’équilibre thermique.

octobre-2013-3247.JPGOr, en été, les toits sont surchauffés par le soleil.  En revanche, quelques mètres plus bas, les ruelles étroites et profondes sont plus fraiches. Quelques degrés de différence suffisent pour mettre en mouvement l’air. Celui-ci est alors aspiré vers le haut et le linge pendu aux fenêtres sèches avec rapidité. C'est le cas de toutes les villes disposant d'un réseau de rues étroites comme on le retrouve assez souvent en Italie.

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Mais dans le Vieux-Nice, certaines particularités architecturales accentuent ce phénomène. Ainsi, les clairoirs, des ouvertures grillagées placées au-dessus des portes des maisons du Vieux-Nice qui par leur art et leur diversité contribuent au charme des lieux, ne sont pas seulement des éléments décoratifs. Associées à d’autres éléments architecturaux, elles participent activement à rendre supportable l’atmosphère des étroites ruelles et des habitations, particulièrement lors des canicules estivales.

octobre-2013-3051.JPGLes clairoirs constituent une prise d’air, comme les volets niçois dotés dans leur partie basse d’un clapet entrebâillé vers la ruelle. L'air aspiré peut alors s’engouffrer respectivement dans le corridor et les pièces d’habitation et remonter dans la cour intérieure de l’immeuble. Ce courant d’air à l’échelle d’une habitation est expulsé par une verrière placée sur le toit et qui elle-même contribue à renforcer encore l’effet de « cheminée thermique ».

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*Benedetto Bunico fit abolir en 1848 l’obligation de résidence pour les Juifs dans le ghetto. Comme partout au centre de Nice, une plaque rappelle l’ancien nom en langue niçoise.

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                           DIAPORAMA DES PORTES



 
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 08:25

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A Cannes, on dit que l’arbre fleurit en hiver car il a gardé la mémoire de sa floraison australe...Parmi les variétés les plus cultivées dans notre region, on citera: Le Gaulois, le Mirandole, le Tournaire, le Bon Accueil, le 4 saisons, le Rustica et le Longifolia.

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Mais, on dénombre 180 variétés de mimosa dans le département des Alpes Maritimes. Quant à l’acacia, c’est le bois de l’arche d’alliance. Selon la légende, la couronne d’épines du Christ aurait été tressée avec des branches d’acacia. Dans les Alpes Maritimes, il est avec l’olivier l’emblème de la région.

PHOTOS-2015-0088.JPGLe mimosa est un arbre appartenant à la grande famille des Fabacées. Il en existe plus de 1200 espèces à travers le monde, aux coloris et aux formes variés. Souvent utilisés dans la confection de bouquets pour apporter leurs notes ensoleillées, les pompons dorés du mimosa apparaissent dès le mois de décembre.

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Très résistant lorsqu’il vit dans de bonnes conditions climatiques, le mimosa pousse vite (de 30 à 60 cm par an). Si vous plantez un mimosa dans votre jardin, attendez-vous à le voir mesurer de 3 à 10 m de hauteur et de 2 à 4 m d’étalement, avec une longévité en théorie de 50 ans ! Mais attention, il prefere les terrains acides aux terrains argileux.

PHOTOS-2015-039.JPGLe mimosa c’est une collection de boules dorées qui attirent le regard, un parfum reconnaissable entre tous, une longue floraison en plein hiver et un feuillage décoratif toute l’année.

PHOTOS-2015-0052.JPGLe mimosa doit sa commercialisation à la technique du « forçage ». Ce procédé est exécuté dans une pièce close, en maintenant une température de 25°C et une hydrométrie de 85. Il permet l’éclosion de la fleur et sa conservation grâce à l’ajout d’une poudre spéciale appelée « Crysal ».

PHOTOS-2015-031.JPGDeux versions expliquent l’origine de cette technique qui est née dans les environs de Cannes. La nouvelle nous est rapportée par l’historienne cannoise Emmanuelle de Marande. La première parle d’une petite fille qui avait cueilli un bouquet de mimosa pas encore éclos. Sa mère le plaça dans un vase et l’aurait laissé le soir, dans la buanderie.

PHOTOS-2015 019Au matin, elle l’aurait retrouvé fleuri. Grâce à l’humidité de la nuit, le lendemain, on raconte que le mimosa resplendissait… La deuxième version raconte qu’un jardinier de Cannes la Bocca ayant ratissé les branches coupées d’un mimosa les aurait rassemblées sur un tas de fumier.. Le lendemain le mimosa etait radieux.

PHOTOS-2015-006.JPG Chaque année le petit village de Tanneron culminant à 420m d’altitude  fête le mimosa comme il se doit. Et contrairement à son voisin Pegomas bien plus important en terme d’habitant, il trouve toujours le moyen d’avoir des bénévoles pour sa fête annuelle du mimosa. 

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Ah oui, je sens que vous me voyez en colère contre cette commune qui a une nouvelle fois fait l’impasse sur sa festivité historique. L’année dernière la mairie de Pegomas déclarait qu’elle ne pouvait assurer la fête à cause des élections… et cette année 2015 , c’est à cause de quoi ? Les bénévoles sont maintenant l’excuse de la commune, comme je vous l’ai dit plus haut, 10 fois plus importante que le petit hameau de Tanneron.

PHOTOS-2015-0097.JPGTanneron est niché au cœur du massif du même nom surplombant la vallée de la Siagne, il est le plus vaste territoire arboré de mimosa tant cultivé que sauvage en France, de véritables forêts jaunes de petites boules duveteuses, et si belles à voir dans leur environnement naturel. De décembre à mars, l’abondante floraison de mimosa nous réserve une surprise parfumée, grisante, d’or et  de lumière : un enchantement.

PHOTOS-2015-0068.JPGLe massif est à cheval sur deux départements, celui des Alpes Maritimes et celui du Var, même si la plus grande surface se trouve dans le département des Alpes Maritimes, le hameau se trouve quand à lui dans le Var. Oui, je sais, c’est un peu compliqué..

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Bien sur la petite fête n’est pas comparable à celle de Mandelieu La Napoule capitale historique des petits pompons d’or.  On y trouve un petit marché provençal, les forceries ouvrent leur porte au public, des groupes folkloriques, des animations de rue, un Corso fleuri, chars fixes décorés de mimosa, et distribution de mimosas sont l’essentiel de la festivité.

PHOTOS-2015-0019.JPGLes millésimes ne se ressemblent pas et sont en fonction de l’enveloppe accordé par les pouvoirs publics, mais en tout cas la tradition continue de perdurer grâce aux dons de plusieurs producteurs (on en compte une trentaine dans le secteur) comme la forcerie de la famille Augier, crée en 1926 dont le but était de faire découvrir à l’Europe du nord ( en particulier la Belgique) cette fleur originale.

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Augustin Augier ayant de bonnes connaissances dans le monde de la parfumerie grassoise demande à son grand ami Eugène Micquelis (ingénieur chimiste et directeur des usines Figene) de lui calculer le volume d’une salle tout en ayant le contrôle de la température et du taux d’hygrométrie. En effet, il faut savoir que si la température est trop élevée et que le taux d’hygrométrie est trop faible,le Mimosa sèche et ne fleurit pas.

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Si la température est trop basse et que le taux d’hygrométrie est trop fort, le Mimosa fleurit mais la fleur reste humide et n’est pas commercialisable. Après de nombreux calculs savants (comprenant les trois éléments principaux: volume de la salle, température et hygrométrie ), il est donc décidé qu’une simple chaudière à charbon avec thermostat allait créer une température variant de 20 °C à 25°C.

PHOTOS-2015-0043.JPGConcernant l’hygrométrie, les tuyaux de chauffages reliés à la chaudière et entourant la salle allaient être recouvert d’eau (1 centimètre au de dessus du tuyau). La première Forcerie « moderne » prenait forme et la distribution de mimosa allait se faire à travers l’Europe entière.

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Le jaune du mimosa sur le massif de l'Esterel, le blanc de la neige sur le Mercantour

 

La récolte court de décembre à mars, en fonction des variétés dans le secteur du massif du tanneron. Plusieurs centaines de tonnes sont produites ici chaque saison. Bientôt, cinq tonnes de mimosa orneront les chars des batailles de fleurs et seront distribuées à l'occasion du carnaval de Nice. Le mimosa sur la Cote d’Azur doit beaucoup au Capitaine Cook, il serait peut-être temps de lui ériger une statue….

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                                   DIAPORAMA DU MIMOSA




 
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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 16:52

octobre-2014-6040.JPG Le Bouddhisme, une vraie religion de paix

Le château d'Agecroft a été construit en 1918 sur des terrains achetés en 1914 par Harry Leland de Lengley.  En 1920 il a été dénommé domaine d’ Agecroft en souvenir d'une propriété que le grand-père de Mr. de Lengley possédait en Écosse.

octobre-2014-6045.JPGLe sable rouge de l'Esterel

Ce domaine qui avait à cette époque une superficie de 171 hectares (dont 14 hectares boisés et 4 hectares de jardins méditerranéens) domine la baie de Cannes et celle de Théoule La Napoule. Le panorama y est grandiose. Il représente un site exceptionnel face aux îles de Lérins, l’un des plus beaux au monde.

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Le 5 mai 1947 le domaine est acheté pour le compte des Houillères du Nord et Pas de Calais par Mr. Léon Delfosse, Directeur Général Adjoint. Au fil des années à une époque où le charbon joue un rôle primordial dans la politique énergétique de notre pays, le domaine connaît des transformations importantes qui permettront aux mineurs et à leurs familles de passer des vacances bien méritées, dans un site superbe.

octobre-2014-6199.JPGNeige sur les montagnes niçoises. La majestueuse chaine des Grands 3000


En 1994. La CCAS acquiert une partie du domaine (11 hectares) comprenant le Château et les bâtiments. Dès 1995, 283 lits sont mis à la disposition des gaziers et électriciens; la capacité sera augmenté en 1999 à 550 lits. Cette acquisition permit de renforcer le patrimoine et de disposer de places supplémentaires. Ce magnifique domaine, resta ainsi dans le bien collectif des travailleurs de notre pays. Quel symbole !

octobre-2014-6213.JPGChaque bateau commence par les lettres NI pour la Prudhommie de Nice

 

De 1998 à 1999. transformation du domaine. La CCAS et le CRE de la RATP, décident la construction de 60 gîtes, d'une salle de spectacle et d’activités. La plage est à 300 mètres accessible par des escaliers.

octobre-2014-6215.JPGLa mer et ma montagne, un site exceptionnel

 

Tous les habitants des corons connaissait ce nom : La Napoule, Théoule synonyme de « vacances sociales. Le centre de congés de La Napoule appelé également  » Château des Mineurs  » est ouvert aux ouvriers et employés des Mines et à leur famille pour un séjour de deux semaines.

octobre-2014-6222.JPGIl y avait tant de demandes qu’un tirage au sort était effectué chaque année. Quelle fierté dans les maisons quand on apprenait que c’était son tour. Il faut dire que le site est d'une immense beauté, l'un des plus beaux panorama qui soit offert.

octobre-2014-6224.JPGDés 1950, 9600 personnes purent  en profiter  contre 2800 en 1948, première année complète de fonctionnement du Centre. La capacité d’hébergement de Theoule la Napoule était de 500 à 600 personnes, soit un rythme de plus de 10 000 vacanciers à l’année.

octobre-2014-6228.JPGPendant presque 40 ans, Le château a permis à quelques dizaines de milliers de familles de mineurs de découvrir des horizons et une région totalement différents des leurs, mais aussi d’apprendre à vivre pleinement la période des congés. C’était le soleil, le dépaysement, un autre climat mais aussi le voyage ! Le paradis…. Le fait d’être servi à table a marqué les esprits. Les familles étaient servies comme des riches et comme ils n’allaient pas au restaurant c’était vraiment quelque chose de sensationnel.

octobre-2014-6239.JPGLe chateau de la Napoule et dérriere les montagnes grassoises

« Le Château des mineurs » est une grande bâtisse aux pierres rouges, aux murs crénelés, encadrée par deux tours carrées. Des cheminées monumentales et de très grandes portes en fer forgé venant d’Egypte décorent l’intérieur. La salle des fêtes, construite en 1956, disposait de 500 places; elle était insonorisée et climatisée.

octobre-2014-6241.JPGLe chateau d'Agecroft

Des soirées de variétés, des concours de chants, des bals, des séances de cinéma, etc…, y étaient organisés. La vue sur la baie de La Napoule depuis le Château est somptueuse. Pendant une quarantaine d’années, les mineurs prirent un train spécial de la SNCF à Douai.

octobre-2014-6266.JPGTrès vite, dans la joie de partir en vacances, les relations étaient établies d’un compartiment à l’autre. En gare de Mandelieu, des groupes d’amis étaient déjà constitués. A partir de janvier 1977, le transport pour La Napoule fut assuré par avion au départ de Lille-Lesquin.

octobre-2014-6259.JPGUn samedi sur deux, entre 800 et 1000 voyageurs empruntaient toutes les deux semaines les Mercure ou Airbus d’Air Inter entre Lesquin et Nice. En 1994 Charbonnages de France vend le château au CCAS. Le château n’est plus celui des mineurs mais ouvert au public tout en perpétuant la tradition du tourisme social.

octobre-2014-6269.JPGOn peut ajouter que de nombreux couples de mineurs, amoureux ou nostalgiques de la région, ont pris leur retraite à La Napoule et s’y sont installés. Il doit être surprenant que dans ce petit coin du midi entendre tout à coup : »Cha va, minloute ? « Aujourd’hui Theoule et La Napoule sont les deux plus importants villages de la Cote d’Azur d’origine Ch’tis.

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A quelques centaines de mètres du château des mineurs se trouve le Château de Theoule sur le port du même nom. A l'origine, le château était une savonnerie construite en 1630. Elle était alimentée par les oliveraies de la région et la soude nécessaire à la fabrication du savon venait d’Egypte.

octobre-2014-6283.JPGHarley Davidson devant le chateau des mineurs

 

Le reste du bâtiment d'origine les fondations et les caves voutées date du XVIe siécle. Le château fut reconstruit à la fin du XIXème siècle et transformé plusieurs fois avant de prendre sa forme définitive vers 1905. Théoule-sur-Mer est la derniere commune de la Cote d’Azur historique, ensuite on passe sur la Cote Varoise. Elle est située à une dizaine de kilomètres de Cannes et à 40 kilomètres de Nice. Elle est également à quelques milles nautiques des Îles de Lérins (Sainte-Marguerite et Saint-Honorat).

octobre-2014-6188.JPGl'archipel de Lerins dans la baie de Cannes et de Napoule

 

Et si, on continue à se promener un peu plus loin par le chemin des douaniers, on arrive à un troisieme chateau. Mais, celui ci , je vous en ai dèja parlé...

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      Le chateau de Theoule

                                     DIAPORAMA DE THEOULE



 
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 19:36

PHOTOS-2015-8170.JPGConfrérie des Rabassiers du Rouret

 

Comme chaque année en janvier, c'est à Grasse que le syndicat des trufficulteurs des Alpes Maritimes organise sa grande fête de la truffe qui se déroule le samedi 10 janvier 2015 chez Jacques Chibois à la Bastide Saint Antoine de Grasse, un restaurant étoilé bien connu de votre serviteur.

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La trufficulture progresse dans les Alpes Maritimes grâce au soutien du Conseil Général pour la plantation d’arbres mycorhizés et la marge de progression de cette culture exigeante et très écologique est encore importante dans notre département. Le marché de la truffe à Grasse est devenu au fil des années une institution.

PHOTOS-2015-8163.JPGLe samedi, la Bastide Saint Antoine ouvre largement ses portes au public proposant, dans ses jardins, un marché du terroir. Les habitués se pressent autour des tables pour savourer le repas composé par le chef Jacques Chibois autour de la truffe. Grasse est capitale du bon gout, de la gastronomie de terroir surtout. Son huile d’olive AOP Nice par exemple est considérée, chaque année à la foire agricole de Paris, comme la meilleure de France.

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D’ailleurs la bastide Saint Antoine toute proche du domaine de la Royrie éternel médaillé d'or (la référence suprême) élabore une huile d’olive de grande qualité. La truffe et l’huile d’olive, c’est le couple élégant par excellence !  C’est à partir de janvier que la truffe noire, tuber melanosporum, développe 100% de ses arômes. Il faut donc en profiter !

PHOTOS-2015-8176.JPGLe 19ème marché de la truffe à Grasse est l’occasion de faire un repas gastronomique autour d’un marché de la truffe et des produits agricoles régionaux. L'année s'annonce exceptionnelle, contenu des pluies d'été « La pluie n'a pas fait trop de dégâts ». La production est au rendez-vous. La 19e édition de cette rencontre avec les producteurs de tuber melanosporum se déroule sous les meilleurs auspices.

PHOTOS-2015-8183.JPGComme les années précédentes, tous les lots de truffe à la vente sont vérifiés et une multitude d'animations, démonstrations de chiens truffiers, ateliers culinaires, repas gastronomique, concours de brouillade de truffe, vient ponctuer ces deux journées destinées à s'approprier et comprendre ce diamant noir. La manifestation est placée sous le parrainage de l’artiste Kristian dessinateur humoristique. 

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Kristian est un amoureux du pays Grassois où vivent ses grands-parents, il s’y installe en 1976. Son premier dessin paraît en 1980 dans le Dauphiné Libéré. Aujourd’hui, ses dessins d’humour et d’actualité qui ont fait l’objet de plus de multiples publications en France et à l’étranger, sont publiés dans la presse et à la télévision. Il réalise de nombreuses affiches, des dessins publicitaires, de communication et des décors de pièces de théâtre.

PHOTOS-2015-8194.JPGSes œuvres ont été exposées dans divers salons d’humour en France, Allemagne, Belgique, Brésil, Bulgarie, Canada, Espagne, Estonie, Italie, Mexique, au Musée Océanographique de Monaco, au Musée Peynet d’Antibes. Un de ses dessins fait partie du monde permanent du Musée d’Histoire Contemporaine de Paris. Depuis 1996 il séjourne et travaille régulièrement au Japon où il expose chaque année (Tokyo, Yokohama, Fukuoka, Osaka, Nara, Maebashi, Nagoya, Takasaki) et dessine toutes les affiches du théâtre Guy Foissy de Tokyo.

PHOTOS-2015-8221.JPGDes gateaux à la truffe

 

Chaque semaine un de ses dessins paraît dans le Shincho, le plus important hebdomadaire d’information du Japon. Dessinateur officiel du Festival International du Film de Cannes pendant six ans, il a aussi réalisé pendant treize ans une revue de presse pour France 3 Côte d’Azur (la semaine de Kristian) et a collaboré, sur la 5, M6 et TMC, à l’émission Chrono dont il a entre autre créé le générique. Lors de la Coupe du Monde de Football 98, il a conçu pour chaque match des dessins reproduits sur des tee-shirts, étiquettes de bouteilles de vin et cartes téléphoniques.

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Maitre Chibois pour vous servir

 

Invité à présenter son travail en Colombie en 2008, il y a exposé et donné une conférence. Imagier du Carnaval de Nice depuis 2001, chaque année un ou plusieurs chars sont construits d’après ses dessins. Les projets 2015 : 6 mois d’exposition au musée Peynet, l’exposition annuelle de Tokyo, la collaboration hebdomadaire avec le Shukan-Shincho (10 millions de lecteurs), une exposition à New York et bien sûr la collaboration avec Nice-Matin, Monaco- Hebdo, l’Aéroport Nice côte d’azur et le Carnaval de Nice. 

PHOTOS-2015-8231.JPG Brouillade de truffe

 

La truffe a toujours été présente dans les Alpes Maritimes, en plus grande quantité qu’a l’heure actuelle, puisque l’on comptait une production de plus de 10 tonnes par an au début du XXe siècle. Et pourtant, la truffe n’était guère appréciée au début du siècle dernier. On la servait bouillie avec les pommes de terre, quand on ne la donnait pas aux cochons.

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Puis, la guerre de 1914-1918 entraina une rupture dans les traditions agricoles, et les lieux secrets de récolte se perdirent. Enfin, la truffe est particulièrement sensible à la déprise agricole: ce champignon souterrain est le reflet d’un territoire paysan structuré en terrasses de cultures, aujourd’hui en grande partie délaissées.

PHOTOS-2015-8255.JPGLa truffe, si souvent mystérieuse, cachée, comme souvent par les trufficulteurs eux-mêmes, s’ouvre au grand public. C’est une démarche nouvelle et prometteuse d’un bel avenir pour son développement. La truffe fait souvent rêver. L’imaginaire nous invite à une promesse de régal, mais la truffe aujourd’hui, c’est avant tout « la trufficulture », avec des hommes et des femmes qui y travaillent.

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L'affiche de Wolinski sur le salon de la truffe à Grasse

 

La trufficulture est aujourd’hui une activité agricole. La région Provençale est la plus importante région trufficole de France, avec: 51% de la production nationale. Près de 3000 producteurs, 7650 hectares de plantations. Cette saison passée, 27,5 tonnes de produits commercialisés. Un produit de l’ensemble de la filière de 51,3 millions d’euros.

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La filière trufficole de notre région représente 1027 emplois à temps plein. C’est aussi un emploi créé chaque nouveaux 6.7 hectares de plantés. C’est près de 300 hectare de nouvelles plantations chaque année. C’est dans ce contexte que s’insère les Alpes-Maritimes. Même si nous sommes aujourd’hui un département modeste en termes de trufficulture par rapport au Var ou au Vaucluse, il n’en demeure pas moins que nous avons un fort potentiel de développement.

PHOTOS-2015-8335.JPG A Grasse au mois de Janvier les Roses sont toujours splendides

 

Si aujourd’hui, nous avons près de 350 hectares de truffières plantées, notre potentiel peut atteindre sans difficulté les 1000 hectares et nous maintiendrons la France en tête des producteurs mondiaux de truffe et rester la référence en production de tuber melanosporum (47 % de la production européenne).

PHOTOS-2015-8352.JPGLa Bastide Saint Antoine lieu d'excellence 7étoiles cumulées hotel+ restaurant

 

La demande mondiale est grandissante; des pays s’ouvrent à la production et à la consommation de tuber melanosporum en plus des pays déjà fortement développés: Chine, Nouvelle Zélande, Australie, Chili, Argentine….. Nos territoires ont besoin de l’image de la truffe pour se développer, culturellement, touristiquement. Le tourisme d’hiver, c’est aussi la truffe.

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  La nature à Grasse ne s 'arrete pas au mois de janvier.  

 

Déjà quatre territoires de notre région ont constitué autour de la truffe des groupements d’actions locales pour utiliser l’image de la truffe pour développer le tourisme d’hiver. La réflexion sur le développement du tourisme d’affaires a conduit à la création d’une marque « La Provence de la Truffe » que bénéficie les Alpes-Maritimes, en particulier aux communes qui se sont impliquées dans notre action, principalement Grasse et le Rouret; cette dernière étant, pour les producteurs, le centre de la trufficulture des Alpes-Maritimes.

PHOTOS-2015-8388.JPGLe séquençage du génome de tuber melanosporum permet aujourd’hui de mieux appréhender les techniques de production en respectant la démarche biologique de cette production. En région PACA et en particulier dans les AM, la profession a démontré sa capacité à s’organiser. Nous pouvons encore faire plus pour développer la trufficulture qui est un métier très spécialisé. Il faut pour cela concentrer nos efforts et soutenir le Syndicat des producteurs de truffes des Alpes-Maritimes.

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Provence de la Truffe; cette marque gérée sérieusement peut être un atout supplémentaire pour aider non seulement nos territoires économiquement mais aussi l’ensemble de la profession. Pour terminer, je vais simplement vous dire que je n’ai pas pris que des photos dans ce salon, je me suis aussi régalé de bons plats de la belle ténébreuse, impératrice souterraine…. Miss Truffette est une coquine !

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Pas d'inquietude, votre serviteur aura sa coupe et ses verrines....

 

                      DIAPORAMA DU MARCHE AUX TRUFFES




 
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18 janvier 2015 7 18 /01 /janvier /2015 07:28

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La meilleure huile d’olive de France l'AOC AOP olive de Nice (appellation d’origine protegé) comparable à la légendaire Taggiasca Ligure risque de disparaitre. Après le charençon rouge, dévoreur de palmiers, les puces qui s'attaquent aux potagers, les récoltes d'olives sont menacées par une mouche. Les producteurs des Alpes-Maritimes affirment qu'elles sont arrivées par millions.

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La bactrocera oléae a menacé, pendant la période estivale, les millions d'oliviers du sud de la France. Cette  mouche minuscule pond des œufs dans la chair de l'olive avec une trace caractéristique. Peu de temps après, un ver ronge le fruit. La récolte qui débute depuis le courant du mois d'octobre est catastrophique pour l'oléiculture des Alpes-Maritimes. Mais c'est aussi la faute à des facteurs naturels hors normes et à une chambre de l'agriculture apathique.

octobre-2014-5322.JPGL'olive est sous pression. « L'or vert » de la Cote d'Azur connaît une année catastrophique dans notre région. L'Espagne avait ouvert le bal avec une sécheresse historique. L'Italie, et la région des Pouilles, a emboîté le pas avec une bactérie mortelle pour les oliviers, laxylella fastidiosa, qui oblige à brûler et arracher tous les arbres. Cette bactérie extrêmement nocive menace d'ailleurs la Corse. Là-bas, les oléiculteurs craignent qu'elle n'atteigne l'île de Beauté et n'extermine tout sur son passage.

octobre-2014-5342.JPGCar la xylella fastidiosa s'en prend également aux arbres fruitiers. Dans les Alpes-Maritimes, la situation est alarmante, voire catastrophique par endroits. Mais pour d'autres raisons. Trois fléaux successifs viennent de s'abattre cette année sur nos plantations d'olivier. La chute physiologique (essentiellement dans les Alpes-Maritimes), puis la mouche de l'olivier, et enfin la dalmaticose.

octobre-2014-5383.JPGLe moulin Alziari au coeur de la ville de Nice, une institution.

 

Certains producteurs ont perdu 100 % de la récolte (C'est le cas de votre serviteur et de ses 40 oliviers). En moyenne, c'est 70 % de la production des Alpes-Maritimes qui est perdue à cause de ces trois facteurs. » C'est plus qu'une catastrophe pour l'olive de Nice, en AOC, qui est la référence de la qualité.

octobre-2014-5540.JPGCes trois phénomènes conjugués auront un impact économique énorme pour les professionnels ». Aujourd'hui, il ne s'agit plus de savoir comment sera la prochaine production en 2015, mais carrément de savoir comment sauver nos oliviers. La chambre d'agriculture des Alpes Maritimes après avoir été insouciante sur le désastre (elle pensait que le sol argileux ne nicherait aucune bactérie) se rapproche de la chambre italienne pour rechercher une solution à ce fléau. Comme toujours, il vaut mieux prendre conseil auprès des oléiculteurs du terrain que ces grattes papiers des bureaux.

octobre-2014-5541.JPGDans l'urgence les propriétaires d'oliviers doivent non seulement traiter à la bouillie bordelaise l'arbre, mais surtout, remué la terre avec un motoculteur autour de l'olivier en profondeur pour faire remonter les olives et son vers infecté par la mouche et traité au pied de l'arbre, sinon celui ci remontera pour la saison prochaine... On se prend même à souhaiter de la neige et une petite période de gel d'une semaine pour peut-être tuer la vermine....

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Pendant ces portes ouvertes, je me suis rendu au moulin Alziari au cœur de Nice pour voir son moulin qui n’a cessé de travailler depuis 1868 et celui d’Opio à Grasse qui existe depuis 1848 et qui est le second plus grand moulin de France. J’en ai également profité pour déguster saussoun, tapenade, anchoïade, brissauda et le cacho conclu par un bon verre de bellet.

octobre-2014-5426.JPGPassons à des choses plus réjouissantes ! Après avoir voyagé et vu les coutumes des Toraja en Indonésie, les mariages et défilés de novices birmans et indous, les fêtes des rameaux à Bali, on peut dire qu’il n’est pas urgent d’aller voir très loin des coutumes ethnologiques. La tribu des niçois a codifié diverses fêtes traditionnelles dignes de celles des Swatis d’Afrique du Sud.

octobre-2014-5453.JPGL'orgue de l'Escarene


 A Nice deux évènements sont issus de traditions locales dont celle de la fête des cougourdons qui est désormais regroupée dans les jardins de Cimiez. Les vieux ont connu l’accrochage de ces cucurbitacées sous lesquels la population dansait tous les soirs. Un orchestre offrait la possibilité aux jeunes de se rencontrer et de danser, sans avoir à recourir aux sites dits de convivialité.

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Le nom du festin des cougourdons  lui vient du marché qui s’établit à cette occasion sur la place devant le Monastère. Ce marché proposait aux pèlerins des "cougourdons", c’est à dire des cucurbitacées non comestibles, de formes curieuses et de tailles diverses, séchées durant l’hiver puis vidées de leur chair et de leurs graines. Ces cougourdons devenaient alors des récipients tous usages appréciés des Niçois dans la vie quotidienne: louches, gourdes, mesures, etc...

octobre-2014-5501.JPGLes cougourdons dans le moulin de l'Escarene.


 Les stands permettent de voir comment la courge séchée devient un objet décoratif. En ce jour de fête des enfants apprennent à décorer les courges. Leurs formes bizarres, ont encouragé leur décoration, de plus en plus raffinée, par gravure ou peinture. De même, leurs qualités de résonance, aménagées par diverses techniques de sculpture et d’harmonisation les ont fait utiliser comme des instruments à vent ou à percussion par des orchestres improvisés.

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Ces orchestres étaient dénommés "la vespa" (l’abeille), car le son d’ensemble s’apparente facilement à un bourdonnement grave. Le festin des Cougourdons était aussi l’occasion de rendre publics les griefs que les couples, ayant vécu, reclus au foyer, la longue cohabitation de l’hiver, voulaient vider. Il porte donc encore le surnom de festin des Reproches.

octobre-2014-5519.JPGUne fois ces griefs exposés, sans violence autre que verbale, devant tout le monde, le public invitait le couple à la réconciliation, les différends étant purgés, à l’occasion des festins des Mais. Les cougourdons font l’objet d’achats et gagnent les maisons de la ville où ils concurrencent de plus en plus les rameaux. Les maisons les installent avec d’autres cucurbitacées achetées à l’automne sur des autels de telle manière que les habitants sont surveillés. Ils doivent éviter d’employer un langage grossier pour éviter de devoir annoncer leur inconduite le jour des Reproches de l’année suivante.

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Certaines familles font brûler de l’encens à côté des cucurbitacées pour chasser les démons. On peut voir une belle collection de ces Cougourdons dans un musée du village de l’Escarene. Une collection unique de 150 cucurbitacées, cédée gracieusement à la commune par Tom Roméo, un passionné de notre région qui se trouve dans ce village de moyenne altitude au dessus de Nice.

octobre-2014-5387.JPGCréche à l'Escarene


 Passionné depuis l'âge de 14 ans par la culture de ces légumes bien connus dans les Alpes Maritimes, il leur a donné une seconde vie. Plutôt fantaisiste et colorée, suivant son humeur et son imagination. Des gros, des petits, des longs et des courts, des ronds et des très fins qui deviennent, sous les doigts de Tom, des personnages, des animaux ou des représentations de notre Comté.

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Comme je le mentionne dans mon titre, je n'oublie pas les santons qui sont la tradition la plus importante de notre région au moment des fêtes. C'est donc à nouveau dans ce village de l'arrière pays niçois que je retrouve Sylviane (une niçoise qui fait l'une des plus belles crèches de la région) et son expo de crèches et quelques santonniers du coin.

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Carriera dou pouort    

                           DIAPORAMA DE LA BALADE



Paroles Française de la chanson nissarde Toumba l’ouliva de la page d'accueil:

Brouillard dans la vallée, brouillard en montagne

Dans la campagne, il n’y a plus personne

Adieu, adieu, mon amour

Tombe et se cueille

Et les feuilles tombent de l’arbre

Tombe l’olive et tombe le genêt

Tombe l’olive et la feuille de genêt

Adieu, adieu, mon amour

Tombe et se cueille

L’olive est tombée, de l’arbre les feuilles

L’amour d’hiver comme l’olive tombe

Un peu chaque jour, le souffle s’en est allé

Adieu, adieu, mon amour

Tombe et se cueille

Le feu reprendra avec d’autres feuilles

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 07:25

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Je retourne de nouveau à Théoule sur mer, cette petite localité qui avait fêté le 70e anniversaire du débarquement et dont j’avais pris quelques photos de la parade navale en mer. Cette fois ci, point de commémoration mais, une visite de l’exposition des crèches organisées par l’office de tourisme et la municipalité théoulienne…

octobre-2014-6054.JPGAvant de devenir une station balnéaire, Théoule s'adonna à la pêche. Elle ne groupait à l'origine qu'une trentaine d’habitations de pécheurs, et on ne pouvait y accéder que par un petit chemin, non carrossable, dit du Trayas. Théoule vit enfin son extension s'accroître avec la réalisation de la route nationale dite de la Corniche d'Or, que l'on doit aux démarches pressantes et efficaces du Président du Touring-Club de France.

octobre-2014-6058.JPGThéoule surgit de la nuit des temps, de la lave en fusion, qui a laissé ces rochers rouges si caractéristiques que l’on retrouve sur les deux châteaux qui dominent la Méditerranée. Le Château du port de Théoule a été transformé au cours des siècles. Il a été édifié sur une ancienne Savonnerie construite au XVIIème dont il reste quelques vestiges dans le sous-sol, et a pris son architecture actuelle au cours des divers agrandissements édifiés depuis le début de ce siècle.

octobre-2014-6060.JPGTheoule sur Mer dans le departement des Alpes Maritimes est la derniere commune qui fait parti de la Cote d'Azur historique, ensuite à partir du Trayas on passe sur la Cote Varoise qui est à son tour suivie par la Cote Bleue. Elle organise depuis une quinzaine d'année un chemin des créches. La crèche et ses santons font partie des éléments incontournables de Noël dans le sud de la France. Dans le Comté de Nice et en Provence, cette tradition est encore bien vivace comme en témoigne l’affluence dans les foires aux santons.

octobre-2014-6078.JPGChaque année le Chemin des crèches prend place dans divers lieux de Théoule et la fête des santons rassemble une douzaine de santonniers… Mais je regrette un peu cette année de ne pas y retrouver un pays invité comme pour les années précédentes avec par exemple le Pérou, la Russie, la République Tchèque et le Portugal.

octobre-2014-6081.JPGLa mairie ayant préféré occuper la grande salle des fêtes pour la consacrer à des animations pour les enfants et à délocaliser les santons dans les salles d’une villa. Pour l’expo aux santons, il s’agit d’un dépôt avec toujours les mêmes noms connus de la region PACA.

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Des crèches de différentes tailles sont réalisées dans les matériaux les plus nobles comme le bois sculpté ou le fil d’or et d’argent. La tradition du santon se plaît à décrire le petit peuple d'antan, avec ses personnages et ses métiers parfois toujours d’actualité. On retrouve donc les principaux santonniers de la région PACA comme Carbonnel, Escoffier ou la maison Fouque qui fête ses 80 ans d’existence en transmettant cette passion de la terre depuis 4 générations en fabriquant à 100% des santons fait main.

octobre-2014-6098.JPGMais, j’aime bien aussi des réalisation plus originales comme celle de Françoise Massa qui reconstitue des crèches avec les pierres de lauzes de son village de Granile dans la vallée de la Roya Alpes Maritimes (des maisons de village, chapelles, puits, fours à pain, chabots, lavoirs, casouns, crèches, églises, mais aussi des petites maisons aux toits de bois très pentus typique de cette vallées niçoises).

octobre-2014-6113.JPGChaque réalisation est une pièce unique ou il faut 40 à 50 heures de travail pour la réaliser…Exceptionnel ! Il y a aussi la créchante Monique Giraudon qui habite du coté de Vence je crois ? Elle réalise des modelages à la main sans moule. De ce fait chaque pièce est unique et reste dans un style naïf. D’ailleurs les deux artistes Giraudon et Massa collaborent ensemble.

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Il y a aussi ce gars de l’Escarene (village du moyen pays niçois) Monsieur Allavena qui confectionne des décors de crèche à des prix très raisonnables par rapport à ces grands noms de la santonnerie, mais qui sont tout aussi bien réalisés qu'eux. Petit coup de coeur pour l'art de la pierre de Gouin Claude à Lambesc dans les Bouches du Rhone qui réalise lui aussi des décors originaux fait main à des prix moins prohibitifs que les autres.

octobre-2014-6142.JPGC’est en Italie que les premières crèches représentant la nativité apparaissent en 1025 dans l’église Santa Maria Del Presepe pour arriver aux figurines que nous connaissons de nos jours. C’est à partir du XVe siècle avec les premiers sculpteurs de pastori (santons); et parmi eux, les frères Pietro et Giovanni Alemanno qui en 1470 créèrent les sculptures en bois pour la représentation de la Nativité.

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En 1507, le Lombard Pietro Belverte sculpta à Naples 28 statues. Puis pour l’année 1532, on enregistra des nouveautés et Domenico Impicciati fut probablement le premier à réaliser des statuettes en terre cuite à usage privé. La crèche baroque arrivera au XVIe siècle avec les pères piaristes. Les pastori furent remplacées par des mannequins articulés de bois revêtus d’étoffes.

octobre-2014-6130.JPGVers la fin du XVIIe siècle, naquit la théâtralité de la crèche napolitaine, où l'on commença à mélanger le sacré et le profane avec des personnages de la vie quotidienne. Vous avez donc bien compris que cette tradition de la créche et du santon  (presepe et pastore) vient immanquablement d'Italie.

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Au XVIIIe et dans la première moitié du xixe siècle, la réalisation de crèche connut un véritable engouement et devint aussi le passe-temps favori de la haute aristocratie et de la bourgeoisie napolitaine qui rivalisèrent d'imagination pour aménager des scénographie toujours plus recherchées. Les crèches devinrent plus profanes et les plus importantes comptèrent plusieurs centaines de sujets qui envahirent les salles et les terrasses des maisons et des palais napolitains.

octobre-2014-6146.JPGLe roi Charles III et son épouse y consacraient, raconte-t-on, leur temps libre. Cette passion pour la crèche à Naples suscita une telle frénésie collective qu'elle entraîna les meilleurs artistes du siècle dans la réalisation de figures parmi lesquels les sculpteurs Matteo Bottiglieri, Lorenzo et Dominico Vaccaro, et sans doute le plus grand sculpteur napolitain du XVIIIe siècle, Giuseppe Sanmartino.

octobre-2014-6162.JPGÀ cette époque, les guides de voyage pour étrangers vantent l'exubérance des Napolitains pour les crèches. L'attention des voyageurs est portée non pas sur les crèches présentées dans les églises mais sur celles que composent à grands frais les particuliers, nobles et aristocrates. Elles sont exposées dans leurs habitats où chacun peut venir les visiter durant la période de Noël.

octobre-2014-6180.JPGLes Pastori (santons), d'une hauteur qui varie de 25 cm à 45 cm, ont un visage modelé en terre cuite (et non plus en bois) avec des yeux en verre. Les membres sont articulés en bois travaillé. Le corps est réalisé en fil de fer et étoupe, elle-même recouverte par les vêtements. Outre le soin apporté à leurs habits, ces figurines sont caractérisées par une expression très réaliste.

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Son illusion de paysage en profondeur résulte d'un savant mélange de l'art de la perspective et celui du clair-obscur. Il est meublé de marchés, de ponts, d'églises, de fours, de rivières.. On y intègre des scènes empruntées à la vie quotidienne avec des personnages comme le noble, le paysan, le goitreux ou l'enflé, le tavernier avec joueurs de mourre (la mourra est un jeux qui se pratique toujours à Nice), les banqueteurs, marmaille, savetiers, marchand de tellines, joueurs de musette, de cor...

octobre-2014-6068.JPGLa représentation des denrées alimentaires et des animaux est aussi documentée avec beaucoup de précisions. C’est à partir des crèches napolitaines que va s’exporter cet art du santon autour du bassin méditerranéen et notamment en Catalogne et en Provence….

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                    DIAPORAMA DU CHEMIN DES CRECHES



 
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 07:30

octobre-2014-5686-copie-1.jpg La productrice des roses d'Antibes ( http://www.roses-antibes.com ) exploitation depuis 1925


Fermez les yeux. Et imaginez qu'un village, un temps, ait opéré sur lui-même un bond en arrière d'une poignée de décennies... Maintenant, ouvrez les yeux et plongez-vous sans hésiter dans l'atmosphère des années dix, des années vingt du 20ème siècle.

 

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Vous voilà immergé dans la fête, celle du temps où l'on avait le temps. Celle des petites villes qui n'étaient encore que de paisibles bourgs de campagne.... Exposants et figurants en costumes d’époque, métiers d’autrefois, taverne, sanglier à la broche, animaux de la ferme. On se régalera d’une bonne soupe, de pain paysan, de porchetta, de fruits confits, de marrons chauds ou de « brissauda » préparés au cœur du village.

octobre-2014-5693.jpgLes animaux de la ferme et les contes de Noël font la joie des enfants. La crèche vivante est blottie dans une étable. Un espace dédié aux enfants, bien au chaud, leur permet de se faire maquiller ou de créer un décor de Noël. Plusieurs artistes talentueux viennent réjouir nos oreilles et bercer notre cœur d’enfant !

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Au détour d'une ruelle ou sur place, rythmé par des danses folkloriques, tout un village remonte le fil du temps. Du forgeron à la maitresse d'école en passant par le rémouleur ou le garde champêtre, les métiers anciens sont à l'honneur dans la joyeuse atmosphère des foires de jadis...Remontez le temps avec le Marché de Noël du Rouret  dans les Alpes Maritimes !

octobre-2014-5711.jpgAprès 20 ans d’existence, le marché de Noël du Rouret s’est forgé une solide réputation et a su rester fidèle à ses valeurs d’authenticité et de qualité. C'etait le 7 décembre dernier, de 9 h 30 à 19 h 00, on venait vivre la joie de Noël sur ce marché de pure tradition, les pieds dans la paille parmi les animaux de la ferme et les artistes : un moment magique que j'ai noté sur mon agenda sans hésiter…

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Au programme, de nombreuses animations enchantent ces moments de fête : Sur la place et dans les rues du village : fanfare de Noël, saltimbanques, artistes... je découvre un village d’autrefois avec ses vieux métiers. De nombreuses démonstrations artisanales nous attendent. Sur la place, le père Noël recoit les enfants dans sa maison parmi les sapins.

_5723.jpgCôté gourmandises, les produits du terroir sont mis à l’honneur, et, à midi, un repas sous un chapiteau sans réservation est prévu au cœur du marché ainsi que plusieurs points de restauration. Pour les plus créatifs, des ateliers sont encadrés toute la journée : fabrication de confiture de Noël, de céréales, ateliers créatifs pour les enfants, confection de boules de Noël écologique...

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De plus, des artistes Rouretans se réunissent dans la chapelle, pour exposer leurs œuvres: peintures, sculptures, mosaïques, raku, vitraux. Ce marché de Noel est aussi l'ouverture du diamant noir dans le département des Alpes Maritimes et les producteurs de la region exposent les premiéres truffes.

octobre-2014-5762.jpgLa truffe noire "Tuber melanosporum" pousse à l’ombre de chênes, dans le secret de la terre du Rouret... Gérée par le syndicat départemental des trufficulteurs des Alpes-Maritimes, les parcelles trufficoles portent leurs fruits, d’année en année, à mesure que les mystères de la truffe noire se dévoilent...... Si bien que le village du Rouret est maintenant connu et reconnu comme la capitale départementale de la truffe des Alpes-Maritimes..

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Le syndicat des trufficuleurs, composé de professionnels passionnés, s’occupe de révéler les secrets et les trésors de la truffe du Rouret. Il joue également un rôle d’accompagnement, de conseil et de formation auprès des nouveaux venus dans la profession. Au fil du temps, un lien étroit s’est établi entre la commune et le syndicat.

octobre-2014-5787.jpgPas de Socca , pas de marché de Noel possible !


 Aujourd’hui, la plupart de des membres du syndicat des trufficulteurs sont également chevaliers de la confrérie des Rabassiers du Rouret (rabassier étant le nom local désignant les trufficulteurs). Durant la pleine saison des truffes noires (de la fin décembre à la fin février), un marché aux truffes se tient tous les vendredis après-midi (de 14h à 16h30) sur la Place des Platanes, au Rouret. L’on peut alors rendre visite au stand du syndicat départemental des trufficulteurs des A-M pour s’approvisionner en truffes noires tout juste sorties de terre..

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En 20 ans d’existence, la manifestation phare de la saison n’avait jamais connu telle affluence. Un record justifié au regard de la qualité des animations proposées au public. Entre amis, en amoureux ou en famille, chacun a trouvé sans difficulté de quoi contenter ses envies, au gré des stands de produits artisanaux.

octobre-2014-5843.jpg  les petites maisonnettes en pierre de Granile pour les créches

 

Le fruit d’une sélection rigoureuse de 180 exposants. Car les organisateurs, au fil des ans, affinent leurs critères pour n’offrir au cœur du village que le meilleur de l’esprit de Noël.

octobre-2014-5906.jpgLes culottes de 1930 à nos jours


 Ici, rien a voir avec ces villages de Noel que nous trouvons dans les grandes villes du littoral ou bien dans les autres grandes cités des régions françaises composées de ces chalets en bois qui vendent tous du produit « Made in China » et qui sont devenus des fourre-tout de la mondialisation.

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Foulards de Taïwan, montres à la fabrication incertaine, maroquinerie bas de gamme. Mais où est passée la magie dans ces marchés des grandes métropoles y compris Strasbourg, Paris ou Lyon ? On est loin du vin chaud, des décos de Noël à profusion, de la gastronomie débordante de générosité et de régionalisme. Les jacobins sont en train de tuer le regionalisme et l'identité.

octobre-2014-5985.jpgAu milieu de ce fatras à trois francs six sous, quelques artisans s'acharnent à sauver l'honneur avec des produits réellement régionaux de notre pays d’Azur. D’ailleurs, vous n'aurez aucun mal à les différencier des autres au Rouret.

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Les trois quarts de nos commerçants sont de la région Niçoises et Provençale. Cette authenticité, On la retrouve donc dans l’arrière-pays de nos montagnes, de nos villages de Campagne tel le Rouret, Mouans Sartoux, Isola, Tende, Lantosque etc…

octobre-2014 5792 Non non, rien de toutes ces bricoles made in china au marché de Noel du Rouret. Ici, c’est le royaume des producteurs locaux, de la marchandise de notre terroir fabriqués par les mains de nos créateurs, de nos agriculteurs, de nos artistes…

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Vive le cochon ...de partout et dans toutes les écoles. Non au Kebab !


                                 DIAPORAMA DU MARCHE



 
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Published by BIKER06 - dans PROVENCE & PAYS NICOIS

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