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15 avril 2015 3 15 /04 /avril /2015 05:53
LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES

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Pour participer c'est simple, il suffit d'enfiler une chemise de nuit blanche, un caleçon blanc, un bonnet de nuit blanc et un soufflet de cheminée dans les mains, d’y mettre de la farine et d’asperger toute personne qui n’est pas déguisée. Les victimes se retrouvent donc enfariné des pieds jusqu’a la tête..

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En 1976, au Plan de Grasse, dans les Alpes Maritimes, au sud de la capitale mondiale des parfums, naissait un groupe folklorique qui voulait réveiller l’identité de la région.

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Le groupe s’inspire pour son nom de celui d’un petit insecte appelé luciole ou « Luserno » en patois local, qui émet des lueurs intermittentes visibles dans nos campagnes dés les premières chaleurs de l’été. A ce terme fut adjoint celui de « baisso » évoquant les basses terres de Grasse. L’ensemble est pétillement traduit par «  envolée de lumière ».

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Lei Baisso Luserno s’engage tout de suite dans la vie culturelle du pays des fleurs et revisite les danses et les traditions populaires aux influences provençales et piémontaises. Grasse l’ancienne préfecture du Var est une cité d’influence italienne. C'est pour cela qu'elle fut reuni tout naturellement au Comté de Nice pour former les Alpes Maritimes..

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Lei baisso luserno di Grasso décide alors d’organiser un carnaval dans cette période qui marque la fin de l’hiver. Un carnaval dans une région qui en compte déjà des dizaines et qui possède l’un des trois plus grands du monde. Alors le Plan de Grasse avec beaucoup d’humilité va un peu se démarquer et reprendre quelques vieilles coutumes.

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Le carnaval des boufetaires est une fête de refoulement. Libéré des lois, des tabous et des rapports hiérarchiques, les rôles s’inversent. Elle s’accompagne de danses symboliques « lei bouvet », de farandoles et de charivaris. C’est aussi l’occasion d’un règlement de compte collectif, reflet des conflits sociaux, des tiraillements entre l’été et l’hiver, le gras et le maigre, le riche et le pauvre, le marié et le non marié….

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C’est une invocation à la fécondité de la terre et de la femme, un exorcisme contre les intempéries, les maladies et les catastrophes. Caramantran* (Nom masculin, contraction de carême-entrant) qui après son jugement sur la place publique, est brulé sur un buché édifié à cet effet. On érige donc en place un caramantran, mannequin bariolé que l’on a fabriqué pendant la période de carnaval.

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Ensuite, pour clôturer le défilé, la foule déguisée lui fait un procès. Caramantran est immanquablement condamné à mort et brûlé sur la place publique. Dans le parler populaire, traiter quelqu'un de caramantran, c'est donc se moquer de ses oripeaux aux couleurs mal assorties : " T'as vu comme tu t'habilles ? On dirait un caramantran ..

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Cette année encore, impossible d’accorder le pardon à caramantran. Trop de problèmes ! La récolte des olives a été catastrophique, des fous de Dieu ont tué, des enfants du pays se sont craché en hélicoptère…On dansera autour du buché pendant que le malheur se consumera.

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Comme dans toutes danses traditionnelles, les "Boufets" puisent leur origine aux sources de la civilisation agraire. L’homme a toujours essayé par des représentations d’objets ou d’animaux, des gestes spécifiques, de chasser les mauvais esprits qui pourraient entraver l’atteinte de régénération et d’encourager les divinités propices du sol dont sa vie dépend.

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C’est ainsi que les figures précises de la danse, telle que spirale, enroulement, encerclement, dédoublement, renversement, ainsi que l’instrument employé par les "boufetaires" le soufflet, le costume blanc des jeunes gens et les grelots qui s’agitent à leurs chevilles, sont autant des symboles. On sait aussi que les sauts en cadence sur un pied sont des appels pressants à la végétation, que les vêtements blancs, les grelots, mettent en fuite les mauvais esprits.

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La danse des « Boufets » est donc bien un rite de fertilité comparable aux Olivettes et au Bakubèr dans laquelle le soufflet a pour mission d’insuffler des forces nouvelles à la Nature endormie. D’ailleurs, le caractère des paroles prononcées, le fait que les sorciers utilisaient le soufflet pour chasser les mauvais esprits, attestent le sens rituel des « boufets », destinés à agir sur la Nature et sur les astres pour promouvoir la fertilité.

LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES
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Les danseurs arrivent tantôt à "péd cauquet", en boitant en file, soufflant tantôt au postérieur de leur camarade tantôt sous les robes des filles qui assistent à la cérémonie, hantent quelques couplets aux carrefours, sur les places, où devant la maison d’une personnalité locale, puis repartent bien fièrement le corps bien droit, le soufflet sous le bras pour recommencer un peu plus loin leur folle sarabande, accompagnés au son des galoubets et tambourins, ponctué par des coups de tromblons et sans oublier l’oeil moqueur d’une lune de papier, symbole des cycles de la Nature.

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A la fin des festivités et après avoir brulé le caramantran, il est d’usage d’offrir aux "boufetaires" des ganses (Li Gansa Nissardi) spécialité niçoise du carnaval, friandises, du vin du pays, ce qui explique leur allure moins fière en fin de soirée ….

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La danse des boufetaires qui se fait dans chaque quartier du village est accompagné par la chanson « Lei Boufet » (le soufflet). Celle ci est en langue occitane et donc différente du nissart. Je vais essayer tout de même de vous la traduire et pour ceux qui sont des férus de provençal, veuillez m’excuser si cela comporte des erreurs.

LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES

Sian uno bando de bravo jouventuro, Qu’aven un fue que nous brulo.
Se sian imagina, per se lou fa passa, De prendre de boufet, au uou de se boufa, Au uou de e boufa, Qu’ vau se fa boufa a que de s’avança.
Lou anoun es tan a lou jue va oumença; Lou jue va oumença

Approu has vous , aimable damisello; Vénès ranima nouostro zelo
Vénès vous fa boufa, sarès bèn satisfa; Quand aurès uno fès tasta nouostro boufet; asta nouostro boufet.

LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES
LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES

Es un outis oumpousa de doui peço; Que per lou mena fau d’adresso
Es surtout lou anoun qu’ a lou mai de renoun, astas lou uno fès voudres tout lou boufet. Voudres tout lou boufet. Se per asard lou boufet pou vous plaire. Poudès aprou ha de tout aire. Poudès véni souvent, vous dounaren de vent, Plus dous que lou Mistrau que fa sera lou trau. 

Refrin: Lei boufe soun rou, soun rou ma mignouno, Lei Boufe soun rou, rou a racoumouda. Vous reses pas que sieguen d’amouraire; Se sian renouma per boufaire

LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES

Nous sommes une bande de jeunes qui ont un grand feu qui nous brule. On s’est imaginé, pour se le faire passer de prendre des soufflets, au cul se faire souffler. Qui veut se faire souffler, N’a qu’a s’avancer. Le canon est planter, le jeu peut commencer.

Approcher vous aimables demoiselles, venez ranimer notre zele. Venez vous faire soufflet, vous serez bien satisfaites, quand vous aurez une fois gouter nos soufflets.

LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES

C’est un outil composé de deux pièces, pour le mener, il faut de l’adresse ! C’est surtout le canon, qui a le plus de renom. Gouter y, ne serait ce qu’une fois, vous voudriez le soufflet tout entier. Si par hasard le soufflet peut vous plaire, vous pouvez approcher de tous cotés, vous pouvez venir souvent, on vous donnera du vent, plus doux que le mistral qui fait serrer le trou.

Le refrain: Si les soufflets sont abimés, on les fera réparer, si on a plus d’argent, on payera l’année prochaine !

LES BOUFETAIRES SOUFFLENT SOUS LES JUPES DES FILLES

 

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 10:32
LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

La légende concède que les brigands, les pirates et les corsaires y établirent leur repaire et y cachèrent un fabuleux trésor aussi important que celui des templiers. Depuis un bon nombre de plongeurs essayèrent en vain de trouver le trésor de Barberousse ou des autres pirates barbaresques.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Ce coin de la Riviera, à quelques encablures de la mythique Croisette et de son festival, réserve de belles surprises pour les amateurs de randonnées au milieu d’une nature calme et luxuriante. Tellement calme que la forêt qui borde le littoral azuréen cachait jadis brigands ou bagnards évadés, qui fréquentaient, dit-on, l'auberge des Adrets ( auberge rouge, XVIIème siècle).

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Le massif de l’Esterel a été le terrain de plusieurs épisodes historiques, tel que le débarquement de 1944 non loin de là, ainsi que le repère de Gaspard de Besse, célèbre brigand qui détroussa les riches de passages et que l’on nomma le robin des bois Français…

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

C’est donc, aux confins de l’Estérel, dans le département des Alpes Maritimes,  et plus exactement à Théoule-sur-Mer que la Côte d'Azur  dévoile déjà une « Riviera » plus sauvage  que maritime, où la couleur de la roche, ce rouge-grenat typique des falaises de porphyre, donne au paysage un piment particulier.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE
LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

La végétation suit bien sûr cette mutation géologique : bruyères arborescentes, chênes-lièges, eucalyptus, mimosas et arbousiers côtoyant pinèdes de pins mésogéens. Sous la très touristique route de la Corniche d'Or, la pointe de l'Aiguille, avec son relief tourmenté fait de lave solidifiée datant de la fin de l'ère primaire, cache quatre magnifiques criques de galets abritée des vents et une plage de sable fin.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

À proximité une arche audacieuse surplombe une crique secrète, c'est la grotte de Gardanne où les vagues viennent se briser sonorement. Cache favorite des contrebandiers du XVIIème siècle et des pirates, cette grotte doit son nom à l'un d'eux qui réussit à échapper à la felouque (petit bateau à voile du littoral Niçois) des douanes en se réfugiant dans ce lieu inexpugnable.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Pour se rendre dans les quatre criques, il faut que je laisse ma moto au parking de la plage de Théoule, puis, depuis l’esplanade au centre de la station balnéaire, je suis le sentier à plat de la « promenade Pradayrol » qui mène à la plage de l'Aiguille.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

À côté du dernier restaurant démarre à droite un chemin qui s'élève dans le parc départemental de la pointe de l'Aiguille, après quelques lacets et un escalier, je coupe la piste forestière que je suis de nouveau à plat vers la gauche jusqu'à une aire de retournement.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Après un crochet jusqu'à la plage de Gardanne, protégée par les rochers sculpturaux de la pointe de l'Aiguille, je poursuis mon aventure par un chemin commode qui monte vers la Corniche d'Or (qui fut l’ex N7), ensuite, je longe celle-ci sur 100 m en direction de Théoule par un trottoir et je la traverse pour remonter en face la rue de l'Allée des Pins. je trouve alors l'amorce de la seconde partie du chemin du parc départemental qui monte agréablement vers le bd. des Alpes par une piste en terre, point haut du circuit (160 m).

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Après un vaste tour d'horizon sur le golfe de La Napoule, je suis de nouveau à plat la piste vers le Nord pour regagner Théoule-centre par le chemin de la Calade, le chemin de la Source et enfin la Corniche d’Or. Cette petite balade ne demandera qu’une  heure, pour le temps passé dans les criques, ce sera à votre appréciation.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Dans l'Antiquité, l'anse naturelle de Théoule était un lieu d'aiguade pour les navires y faisant escale pour s'approvisionner en eau douce aux nombreuses sources nées dans l’Estérel. En 69 après J.C., Théoule abrite la flotte de l'empereur romain Othon. Au début du XIXe siècle, l'installation d'un couple de pêcheurs italiens dans la grotte de la plage nord donne naissance à la légende des pêcheurs troglodytes.

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La pêche traditionnelle subsiste, mais une autre forme d'exploitation de la mer est apparue: l’aquaculture. Aujourd'hui, Théoule-sur-Mer est devenue une station balnéaire appréciée pour la beauté de son site, ses eaux claires et ses criques sauvages. Ici le merveilleux atteint le sublime….

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Au milieu du maquis Méditerranéen, j'arrive sur l'une des quatre plages nichées dans des criques aux eaux limpides. Je suis toujours surpris par les formes déchiquetées des roches, par leurs couleurs qui me ramène à une histoire géologique tourmentée. L'Estérel, massif ancien composé de roches cristallines, a un passé volcanique, dont témoignent les falaises rouges du parc.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Ses rochers flamboyants traduisent les épisodes du volcanisme. Il y a 300 millions d'années, d'épaisses laves vitreuses s'échappent de volcans (strato-volcan de Maurevieille voisin du parc). Coulées et projections de laves créent la roche de la Pointe de l'Aiguille : la pyroméride.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

En bordure de l'escalier, près des aiguilles, j’y admire ce "verre volcanique" rose, orangé ou violacé, qui s'est refroidi en plis tourmentés. Au bout de la promenade Pradeyrol, j’observe à la base de la paroi composée de tufs, un mélange de magma et de rochers, cela provient d'une phase explosive.

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L'érosion a évidé certains blocs de lave et creusé des cavernes. Ailleurs, le magma en s'échappant des failles a formé des rhyolites rouges. Au fil des années, érosion et effondrements, dépôts et plissements ont façonné et déchiqueté le paysage pour lui donner ses formes actuelles.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

Dans cet écrin de roches rouges se développe une végétation caractéristique des zones littorales du massif de l'Estérel et adaptée aux terrains siliceux. Une explosion de couleurs et de senteurs méditerranéennes me surprend: arbousiers, genêts, lavandes s'épanouissent au milieu des pins maritimes, des chênes verts et des chênes lièges.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

La diffusion d'embruns enrichit la flore d'espèces remarquables, telles l'anthyllide barbe de Jupiter, espèce rare d'un mètre de haut aux branches argentées et à fleurs jaunes. Dans le sous-bois, au nord, la présence d'une source favorise le développement exceptionnel de plantes inhabituelles sur la côte méditerranéenne: prêles, joncs, aulnes, houx et osmondes royales, fougères hautes de deux mètres. 

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE
LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

En France, l’Osmonde royale est protégée ou soumise à réglementation. Le long de la côte rocheuse très découpée, dans des eaux limpides, les fonds sous-marins sont très riches. Dans un bel herbier de posidonies, je pourrai même observer le ballet des sars, des dorades et des saupes, et si je m’aventurerai plus en profondeur, je pourrai y découvrir des poissons de roches et des crustacés.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

D’ailleurs, le sentier sous marin de la Pointe de l’Aiguille est l’un des plus beaux de Méditerranée. Souvent appelé « Snorkeling » cette activité se popularise auprès des familles pour des randonnées aquatiques. La création de ses sentiers sous marin remonte à 1958 aux iles vierges britanniques.

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE
LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

A l’origine l’activité s’appelait le « sea-watching » terme anglo saxon qui désigne le fait de contempler le milieu sous-marin sans le moindre comportement de prédation. Le terme de sentier sous-marin est, dans un premier temps, utilisé pour définir une activité de découverte du milieu marin en surface avec un équipement léger (palme, masque, tuba) dans un site déterminé en principe protégé et balisé. et celui du Parc de l’aiguille est considéré comme l’un des plus beaux des cotes françaises…maintenant, à y trouver un trésor, c’est une toute autre histoire !

LE MYSTERE DU TRESOR DE GARDANNE

 

 

                     DIAPORAMA DE LA BALADE

 
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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:49

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Coursegoules arriere pays grassois

Nous sommes à moins de 20 kilomètres à vol d’oiseau des plages de Cannes  et de son emblématique Croisette et le contraste est saisissant. Ici apparaissent les premières stations de ski des pré-alpes de Grasse: Gréolieres les neiges, l’Audibergue, la Moulière…. Le Cheiron avec ses 1778m est un avant gout du majestueux Mercantour et ses sommets à plus de 3200m.

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Les villages y sont authentiques et les habitants préservent jalousement leur patrimoine. Coursegoules fait parti des sites pittoresques des pré-alpes du sud et s'étend sur le versant Sud du Cheiron l’une des principales montagnes grassoises.

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C’est un très beau village, harmonieux et chic, qui présente une superbe unité architecturale, la plupart de ses maisons, d'origine médiévale, étant bâties dans la pierre de la région d'un gris légèrement irisé et coiffées de tuiles romaines. Laissez moi vous guider par le charme des ruelles à la rencontre de ses vieilles pierres.

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Les amoureux des vieilles pierres adoreront ce village très vivant, fleuri et entretenu, dont ils pourront, tout en prenant un bol d'air pur, découvrir les traces nombreuses d'un riche passé médiéval : dédale de ruelles en escaliers, portes surmontées de linteaux sculptés, ce qui souvent indiquait le titre de demeure seigneuriale, porches et voûtes, fontaine du siècle dernier.

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Bergeries historiques encore en bon état, moulin construit par les templiers au XIII eme siècle (Moulin à grain), sans oublier une petite merveille comme la demeure de Diane de Poitiers (18ème siècle).

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Vous y découvrirez la façade de l'école Freinet, le lavoir de la place du plat, le Pountis avec sa vue panoramique sur les champs, la place du Cheiron, la porte Est des remparts, la chapelle des pénitents blancs, l'église Sainte Marie Magdeleine …

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Coursegoules renferme de nombreux vestiges ligure, enceintes et oppidum sur les sites de l'autreville, campréou, pater noster, la tour… En 1636, Coursegoules devint Ville Royale, tout comme Saint Paul de Vence que l’on peut rejoindre par le fameux Col de Vence autrefois occupé par une colonie d’extra terrestre.

PHOTOS-2015-0203.JPGL'ancienne ecole de Celestin Freinet

Aujourd’hui le village compte plus de 480 habitants.…Célestin Freinet  fit réalisé par les enfants de l’école un bas-relief en façade (5m x 3m) De la bête à l’homme montrant tous les métiers d’un village de montagne.

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Célestin Freinet né à Gars petit village des Alpes Maritimes non loin de Coursegoules était un pédagogue et précurseur du mouvement de l’école moderne. L’école freinet de Vence devenu publique en 1991 est classé au patrimoine de l’UNESCO.

PHOTOS-2015-0228.JPGLa boulangerie du village

Autre particularité de Coursegoules est sa cloche, l’une des plus vieilles mais qui a du récemment être changé car fissuré… La cloche est l'un des plus vieux instruments sonores que nous connaissions : elle est née probablement, quant à son principe, à l'époque où l'homme sut, par le feu, durcir l'argile et constituer ainsi un vase qui se révélera " sonore " en le percutant.

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Les premières cloches métalliques remontent à l'âge du bronze. On trouve des traces d'utilisation des cloches en Asie, il y a 4000 ans (Les Annales de la Chine rapportent que l'Empereur Hoang-ti fit fondre, vers l'an 2260 av. J.-C., douze cloches). Plusieurs clochettes de l'époque Shang (XVIIIe-XIe s. avant notre ère) sont exposées au Musée de l'histoire chinoise à Pékin (Définition extraites du Vocabulaire campanaire édité par la Société française de campanologie - SFC - ).

PHOTOS-2015-0266.JPGOn en trouve dans toutes les civilisations et toutes les religions (sauf en Islam). C'est un instrument universel dont la longue portée acoustique est utilisée pour communiquer au loin, soit vis à vis des hommes, soit vis à vie des dieux. Il en existe aussi des modèles très anciens et imposants, au Japon ou en Birmanie notamment.

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Pompiers sur le clocher du village

Les cloches ont été utilisées dans les églises chrétiennes depuis le VIIe siècle. Mais ce ne fut qu'à partir du XIIIe siècle que les progrès en matière de conception et de technologie de la fonderie permirent la création de spécimens de grande taille, associés généralement aux cathédrales. Ces cloches furent créées en faisant couler du bronze, le seul alliage produisant des couleurs harmonieuses, dans un moule en briques couvert de cire.

PHOTOS-2015-0296.JPGl'ancien moulin à farine

La plus vieille cloche de France classée monument historique, est celle de Sidiailles (Centre) datant de 1239. Dans les villages des pré-alpes de Grasse, nous en trouvons des très très vieilles, parmi les plus vieilles de France grâce à des fonderies remontant à l’époque de la maison de Savoie. La dernière fut réalise par une fonderie Coursegouloise…

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La promenade continue en passant par le vieux village en ruine de Gréolieres et ceux mieux conservé de Bezaudun et Bouyon ainsi que devant la réserve naturelle des Monts d’Azur.… Bezaudun le village voisin de Coursegoules merite lui aussi une petite visite.

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les montagnes du Mercantour

Le village apparaît dans un écrit de 1150 sous le nom de "Besaldu", et en 1200, comme "Castrum de Bezauduno ». Agrippé à sa pente, ce village de moyenne montagne construit en escalier et resserré au milieu de remparts dont il reste quelques vestiges, est coiffé en son sommet par une haute tour rectangulaire (13ème et 14ème siècle) à fenêtre géminée, qui constitue les beaux restes d'un château médiéval.

PHOTOS-2015-0383.JPGPittoresque également, l'église de pierre et son clocher à campanile. Tout en respirant un air parfaitement pur et vif, vous aurez beaucoup de plaisir à gravir les ruelles pavées, admirant ici un vieux lavoir, là un passage voûté, ou encore quelques belles bâtisses construites sur des roches affleurantes.

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Coursegoules

Quand vous Empruntez la route qui quitte au nord l’actuel village de Gréolières, vous n’avez pu manquer d’être surpris par les ruines imposantes d’un autre vaste village, dominées par une église romane et les hauts murs d’un ancien manoir. N’hésitez pas à vous arrêter, seulement quelques dizaine de metres à faire et vous promènerez sans difficulté à l’intérieur de ces ruines mystérieuses.

PHOTOS-2015-0424.JPGLa vallée du Loup

Si vous continuer un peu plus loin votre route, vous trouverez la réserve naturelle des Monts D’Azur vaste parc naturel de 700 hectares. C’est la seule Réserve en Europe où vous pouvez approcher les animaux à pied. Ici, ni clôtures ni barrières. L’homme et l’animal partagent à nouveau un même territoire sauvage.

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église de Greolieres

 

                                 DIAPORAMA DE COURSEGOULLES

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:15

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Comme je l’ai précédemment mentionné dans l’une de mes newsletters, je n’ai pas trouvé cette édition de la bataille des fleurs 2015 de bonne facture, mon sentiment a plutôt été très mitigé. Ce n’est pas un grand millésime et je n’ai pas trouvé l’ambiance au RDV. Quoique, il y a toujours des touristes qui pour avoir une fleur, te marcheraient dessus !

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Moins de monde que les années précédentes sans doute à cause des derniers événements. J’ai trouvé les chars bien plus petits que ceux de l’année dernière et les costumes des demoiselles moins sophistiqués. Les parades et les troupes aussi, ont été en dessous de mes espérances…. bref comme je vous l’ai dit, pas un grand millésime. J'éspere que le Corso sera mieux !

PHOTOS-2015-8858.JPGPourtant, ce deuxième rendez-vous floral du Carnaval de Nice avait réservé une surprise de taille aux spectateurs massés dans les gradins de la promenade des Anglais. Entre les gerbes de mimosas, la reine du Carnaval et ses dauphines, la première bataille de fleurs du roi de la Musique a accueilli l'équipe de «Danse avec les stars».

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Postés sur le cinquième char de la parade, le «Violon» confectionné par la compagnie Aerosculpture, les personnalités de l'émission de TF1 ont assuré le show. Les jurés Jean-Marc Généreux et Chris Marques ou encore Tonya Kinzinger et Rayane Bensetti, le vainqueur de la dernière édition du célèbre concours, étaient notamment de la partie.

PHOTOS-2015-0448.JPGPourtant annoncés, Alizée, Nathalie Péchalat et Brian Joubert n'ont eux pas pris part au cortège. Les partenaires à l'écran de ces apprentis danseurs ont par contre joué le jeu de la parade floral. Toutefois, bien que plus petits cette année, il y eu quelque 5 tonnes de mimosas qui ont été envoyées dans les gradins et les promenoirs. Et 2.500 à 3.000 fleurs (gerberas, œillets, roses, mufliers...) fleurissaient chacun des seize chars de la parade, dont près de 80 % de la production locale.

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Cela reste tout de même une belle prouesse pour les organisateurs et les fleuristes qui ont 72 h pour le piquage des fleurs sur les chars, donc, 2 jours et demi entre chaque bataille, ce qui constitue un travail non stop. Ils doivent monter dans un temps record 400 pains de mousse, 10 kg de fil de fer et 12,5 m de grillage de jardin sur les 16 chars de la bataille.

PHOTOS-2015-0456.JPGLes 25 mannequins (Les reines des fleurs arrivent à sept heure du matin dans les loges. Des maquilleuses, coiffeuses et habilleuses s’affairent alors jusqu’en début d’après midi pour préparer les 25 jeunes filles qui représenterons les structures florales) quand à elles, elles distribuent au public cinq tonnes de mimosa par bataille plus la totalité des fleurs qui décorent…Cela à le mérite d’être dit ! 

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Depuis 140 ans de l’époque du carnaval de Nice dite « moderne » celui ci a traversé bien des périodes difficiles, des conflits mondiaux, des guerres, les pires événements que l’humanité a pu connaitre de son histoire tourmentée…  Mais en 2015 le Corso ou la bataille des fleurs sont toujours la, plus festif que jamais malgré le séisme récent réalisé par les barbares de l’islam radical.

PHOTOS-2015-8751.JPGTouchée dans sa chair, la famille Carnaval rend hommage à un de ses illustrateurs les plus connus, Tignous, qui aura participé à neuf reprises en dessinant des chars ou des affiches du plus grand et du plus beau Carnaval d’Europe.  Tignous au Carnaval de Nice, c’était le partage d’une même vision humaniste par l’humour et la satire. La gentillesse incarnée, il est venu à plusieurs reprise suivre ses chars en famille. Il nous manquera.

PHOTOS-2015-8773.JPGCarnaval est toujours la cette année avec un thème éminemment  universel et fédérateur: la musique. Il en présente toutes les tendances, son histoire, et surtout son interprétation carnavalesque qui ne manque pas de brocarder les personnalités de tous bords et leurs travers pour offrir une récréation et une grande fête en ces temps troubles et anxiogènes…

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Le Carnaval est une soupape de décompression sociale, sa vocation originelle, depuis l’époque dite moderne citée plus haut, la recette perdure au coeur de la capitale de la Cote d’Azur, plus vivace que jamais et ce n’est pas ces barbares islamistes qui feront peur aux niçois et à son carnaval  le plus vieux du monde..

PHOTOS-2015-8808.JPGNous continuerons à danser, à défiler, on profitera au maximum de ce grand spectacle unique en France concocté par des équipes de passionnés de la vie, de caravaliers niçois, d’artistes venus des quatre-coins du monde pour nous divertir et participer à la grande histoire de l’un des trois plus importants carnaval de la planète.

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C’est en 1876, qu’Andriot Saëtone crée la premiere bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais. Elles gardent depuis ce cadre prestigieux. À l’origine, elles prennent la forme de simples échanges de fleurs et, peu à peu, se transforment en un véritable spectacle.

PHOTOS-2015-8896.JPGOrganisées initialement pour divertir les premiers touristes, le gotha européen, les batailles de fleurs sont maintenues pour honorer le travail des producteurs locaux, cher à Alphonse Karr, écrivain-botaniste, attaché à Nice.

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Aujourd’hui, cet évènement valorise la qualité et la grande variété florale azuréenne puisque 80 % des fleurs utilisées sont produites localement. Les chars, au nombre de 16, entièrement fleuris paradent sur le Quai des Etats Unis et la Promenade des Anglais. Cette année ils seront entièrement modulaire et offrant une visibilité à 360°.

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Sur chaque char, des mannequins costumés lancent 80 à 100.000 fleurs au public… Ces batailles sont à l'unisson des chars de carnaval, un cortège de mises en scène végétales sur le même thème. Leur réalisation représente un long et méticuleux travail, pourtant effectué dans un délai court par les maîtres de l’art du piquage que sont les fleuristes azuréens.

PHOTOS-2015-8910.JPGLes costumes naissent dans un atelier de création qui leur est entièrement dévolu. Ce sont des créations uniques conçues comme pour le théâtre. Cette manifestation représente un spectacle unique au monde, elle compte parmi les fêtes les plus renommées de la Côte d’Azur.

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Nice exporte dans le monde entier ce savoir-faire de l’élégance, de la beauté et du charme des batailles de fleurs. Rio de Janeiro ou la Nouvelle Orleans se sont inspirés de la bataille des fleurs niçoise pour construire leur propre carnaval.

PHOTOS-2015-8920.JPGNice fait parti de l’association officielle de « Carnaval sans frontière »  qui est la seule association mondiale reconnue créée en 1980 et présidée par Annie Sidro ancien consultant-expert auprès de l’UNESCO pour les carnavals dans le monde ( Nice seul et unique Carnaval reconnu en France)...

PHOTOS-2015-0389-copie-1.JPGEt qui comprend les Carnavals de Viareggio, Massafra et Venise Italie; Rio de Janeiro, Olinda Bresil;  San Francisco, Passadena et la Nouvelle Orleans Etats-Unis; Londres et Bradford Angleterre; Aalborg Danemark; Danicheski, Moscou Russie; Tahiti Polynésie; Singapour; Moncton Canada; Seoul, Chang Won Corée du Sud.

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                            DIAPORAMA DE LA BATAILLE

 
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 17:35

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A Pékin, le citron de Menton découvre une culture, des traditions et des monuments époustouflants. Mais bientôt la venue de cet hôte protégé s’ébruite comme une trainée de poudre dans la cité impériale.

PHOTOS-2015-0210.JPGL’agrume mentonnais est alors pourchassé par une horde de bandits. Le voyage initiatique devient une fuite effrénée. Les agrumes méditerranéens se lancent alors dans le plus haletant des périples au pays du céleste empire. Echappant à leurs malfaiteurs éreintés et exténués, les fugitifs donnent finalement du sens à leur aventure.

PHOTOS-2015-0228-copie-1.JPGComme le héros de Jules Verne, il aura fallu connaitre la peur et le malheur pour apprécier pleinement le bonheur.  Et pour la circonstance, il rencontreront leur cousin Marco Polo qui viendra à leur secours…

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Depuis quelques années déjà, l’engouement des médias asiatiques pour le fruit du soleil ne se dément pas. Pour preuve, des chaînes de télévision, mais aussi des magazines et des sites Internet de Chine, de Hong Kong, du Japon ou encore de Corée font le déplacement pour couvrir les fêtes de l’hiver sur la Cote d’Azur. De même de grandes marques ont utilisé les agrumes mentonnais comme décor de fond pour promouvoir leurs produits, telle une nouvelle caméra 3D.

PHOTOS-2015-0258.JPGEnfin, l’artiste japonais Yusuke Kamiji est venu pendant la Fête du Citron pour y tourner le clip de sa chanson « Remon » qui signifie « citron » en français. Jouissant d’une belle image auprès des pays asiatiques, connue déjà pour sa Fête du Citron, événement unique au monde, la ville a anticipé cette tendance forte et a cherché dès cette année à développer sa visibilité sur la toile.

PHOTOS-2015-0288.JPGL’Office de Tourisme s’est ainsi doté d’un site Internet en mandarin, mais pas seulement. Avec l’aide précieuse d’un collaborateur originaire de Chine, Menton et la Fête du Citron sont désormais présentes sur les réseaux sociaux chinois, tels que Weibo, l’équivalent de Facebook ou encore Youku. com, site de partage de vidéos.

PHOTOS-2015-0298.JPGSi le citron est à lui seul le symbole de Menton, c’est parce que son histoire est intimement liée à celle de la commune. L’agrumiculture mentonnaise amorce ainsi son développement dès le 15e siècle. Mais c’est véritablement 200 ans plus tard qu’elle va connaître son plein essor, avec la promulgation de textes législatifs par les Princes de Monaco qui la dirigent.

PHOTOS-2015-0329.JPGEn 1671, le Prince Louis 1er institue le « Magistrat des Citrons ». En 1683, une ordonnance règle la culture et la vente du citron. Suit en 1701 une ordonnance créant le « Magistrat de Santé » qui a pour mission de veiller à l’état sanitaire des exportations du fruit d’or. Le traitement des citrons destinés à l’exportation fait l’objet d’une réglementation plus rigoureuse en 1733.

PHOTOS-2015-0342.JPGÀ la faveur d’une activité commerciale florissante, d’un contexte favorable aux petits exploitants, de textes encadrant la production et la qualité du fruit, l’agrumiculture va connaître une période faste pendant un siècle, atteignant son apogée dans les années 1820 à 1840. On retrouve alors sur les étals des marchés le citron de Menton à Hambourg, à Amsterdam, Varsovie, Saint-Pétersbourg et même aux Etats-Unis.

PHOTOS-2015-0362.JPGDès le milieu du 19e siècle, l’agrumiculture doit cependant faire face à une multitude de problèmes précipitant son déclin. Au niveau local, le gel va décimer les plantations à deux reprises. De plus, les techniques de culture n’ont guère évolué et restent les mêmes qu’au Moyen-Age. Aux méthodes archaïques s’ajoute l’absence d’un réseau d’irrigation performant, entraînant de grandes fluctuations dans les récoltes.

PHOTOS-2015-0375.JPGLe relief du pays mentonnais ne favorise pas la création de grandes exploitations. Le morcellement extrême des surfaces cultivables et le nombre de chemins communaux que l’administration refuse d’entretenir à partir de 1861 (annexion à la France par Napoleon III), vont condamner une grande partie des exploitations.

PHOTOS-2015-0378-copie-1.JPGMenton ne dispose pas d’un véritable port de commerce permettant la venue de grandes unités comme à Nice ou à Gênes. Au fil du temps, les armateurs vont se tourner vers l’Italie et l’Espagne. L’agrumiculture doit faire face aussi à l’essor du tourisme qui provoque dès le milieu du 19e siècle une spéculation foncière sans précédent.

PHOTOS-2015-0398.JPGAu fur et à mesure, les exploitations disparaissent pour laisser place à l’édification de grands hôtels qui font encore aujourd’hui le charme de la cité. La signature de deux traités économiques abaissant les droits de douane à la fin du 19e siècle et la Première guerre mondiale, qui voit disparaître toute une jeunesse active, vont nuire davantage encore à la culture du citron.

PHOTOS-2015-0418.JPGEnfin, le terrible gel de 1956 va mettre un terme à la culture que nos ancêtres Mentonnais avaient organisée et développée pendant cinq siècles. Trente ans plus tard, le citron de Menton entame son renouveau. Aujourd’hui, il est de nouveau reconnu dans le monde entier, pour ses qualités gustatives et olfactives, et très recherché par les chefs étoilés.

PHOTOS-2015-0423-copie-1.JPGDe ce fait, la production est en phase de relance et compte aujourd’hui une quinzaine d’agrumiculteurs. La Ville de Menton, avec ses partenaires encouragent son développement: plus de 5 000 arbres ont ainsi été plantés depuis les années 90. Cette renaissance devrait s’accompagner bientôt d’une reconnaissance: l’obtention prochaine d’une Indication Géographique Protégée (IGP) sur la base des atouts et des spécificités de l’agrume exceptionnel.

PHOTOS-2015-0446.JPGLe Citron de Menton se caractérise également par des rameaux très fructifères, capables de porter une quinzaine de fruits quand la plupart des citronniers en compte moins de cinq par rameau. Les recherches menées avec l’I.N.R.A. révèlent que le citron du terroir mentonnais est riche en acides et en essences. Sa peau a une forte teneur en huile essentielle. Parole d’experts !

PHOTOS-2015-0464.JPGComme je vous l’ai dit dans le résumé de mon premier article, cette exposition n’est qu’un infime parti des festivités de la la fête du citron de Menton. Le soir par exemple tout s’illumine dans les jardins Bioves. En Chine, à la première pleine lune qui suit le nouvel an, on fête la lumière céleste à la lueur des lanternes.

PHOTOS-2015-0517.JPGA Menton aussi, on célèbre la rencontre des décors d’agrumes et de l’éclat nocturne qui les magnifie. Jeux de lumières, ombres chinoises et lueurs créent une atmosphère fantastique ou le festif se confond à l’inattendu.

PHOTOS-2015-0268-copie-1.JPGLa nuit d’étranges créatures habitent les compositions acidulées et surgissent de nulle part, provoquant surprises et frissons, rires et émotions. La lumière en offrande au ciel étoilé est source de santé et de prospérité dans les croyances chinoises et seul Menton est capable de fournir cela en France….

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Sur les 140 tonnes de citrons et d'oranges utilisées, 110 tonnes sont ensuite revendu au public pour la somme de 50cts le kilo. Le reste est racheté par les usines de parfumerie grassoises.

                             DIAPORAMA DE MENTON

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:14

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Cela commence par un souffle, une note... la musique s’élève, le rythme s’accélère... C’est parti pour 20 jours de liesse et de fantaisie. 20 jours pendant lesquels les rues sont aux fanfares et aux saltimbanques...

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La Fête du Citron est une grande voyageuse. Elle a parcouru les mondes enchanteurs de la bande-dessinée, des fables et fait son cinéma. Elle a dansé au rythme de l’Espagne, aux sons des musiques du monde et invité toutes les îles qui le composent. Elle a partagé les terroirs des régions de France et est même retournée dans son histoire glorieuse, avant celle des grandes civilisations.

PHOTOS-2015-0063.JPGPlus récemment, elle a parcouru le monde en 80 jours pour mieux plonger 20 000 lieues sous les mers… Pour sa 82e édition, la Fête du Citron a décidé de s’offrir un périple en Chine, toujours sous la plume de Jules Verne avec « les Tribulations d’un Citron en Chine.

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C’est au milieu des années 90 que la Fête du Citron fut relancée dans sa forme actuelle. La création des corsi nocturnes et plus récemment des Jardins de Lumières a apporté à l’événement une dimension plus festive et plus dynamique, avec en filigrane la conquête d’un public familial. De même, la succession des événements incite le spectateur à revenir ou tout simplement à s’immerger quelques jours dans le monde fascinant des agrumes.

PHOTOS-2015-0066.JPGEn deux décennies, la fête est non seulement devenue une manifestation phare de la Côte d’Azur, la première en termes d’entrées payantes, mais aussi un événement structurant de l’économie mentonnaise en hiver. Au-delà de la programmation, qui alterne défilés (« corsi »), Jardins de Lumières, et visite de l’exposition des motifs d’agrumes, la réussite de la Fête du Citron tient dans le choix de ses thèmes.

PHOTOS-2015-0067-copie-1.JPGDe Tintin à Alice au Pays des Merveilles, des Carnavals du Monde à Walt Disney, ils s’inspirent de l’imaginaire collectif, de la culture populaire, des symboles issus du monde entier ou de la littérature. C’est dans ce cercle vertueux que s’inscrit le volet de thématiques initié en 2013 et consacré à Jules Verne, à l’occasion de la 80e édition.

PHOTOS-2015-0087.JPGEn revisitant les Voyages extraordinaires, la Fête du Citron écrit une nouvelle page de son histoire. Après avoir bouclé le Tour du Monde en 80 jours, puis plongé dans les abysses des mondes sous-marins à bord du Nautilus, elle pose désormais ses valises en Asie et revisite Les Tribulations d’un chinois en Chine.

PHOTOS-2015-0088-copie-1.JPGCet ouvrage tient une place à part dans l’œuvre de Jules Verne, d’abord parce qu’il est l’un des rares livres français de l’époque dont l’histoire se déroule exclusivement en Asie. Roman d’aventures mêlant suspense, intrigue, humour et amour, « Les Tribulations... » sont un road-movie haletant. Ce n’est certainement pas un hasard si elles ont influencé l’œuvre d’Hergé.

PHOTOS-2015-0104.JPGCe parallèle entre le roman et la bande- dessinée n’a pas échappé à Philippe de Brocca, qui en a souligné les points communs dans son adaptation cinématographique en 1965. Le réalisateur s’est inspiré en effet tout à la fois du roman de Jules Verne, des Cigares du Pharaon et du Lotus bleu. 50 ans après son film, c’est Menton qui s’en trouve inspirée, pour mettre en scène le thème 2015 de sa Fête du Citron : « Les Tribulations d’un Citron en Chine » !

PHOTOS-2015-0115.JPGUne édition qui ne se doit donc pas au hasard, bien au contraire puisque de nombreux symboles et évènements s’y retrouveront. Ainsi la France vient-elle de célébrer le cinquantenaire des relations diplomatiques avec l’Empire du Milieu, initiées par le Général de Gaulle dans un contexte de guerre froide et de tensions très fortes entre l’occident et le bloc soviétique.

PHOTOS-2015-0145.JPGC’est également en pleine Fête du Citron que nous avons célèbré, le jeudi 19 février 2015, jour de corso nocturne, le Nouvel an chinois.

PHOTOS-2015-0169.JPGA Menton, la réussite des grands évènements naît avant tout de la magie inégalée qui s’offre aux regards, admiratifs, des petits et des grands devant un immense motif d’agrumes ! Une magie née de l’imagination sans limite du service « maquettes », où officient Stéphanie et Isabelle Perez qui créent les décors, disposés ensuite dans les jardins ou sur les chars.

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Des décors uniques au monde et renouvelés à chaque fête ! A Stéphanie les créations de la Fête du Citron et à Isabelle celles de Noël (car les deux périodes rapprochées imposent un travail simultané). Mais toutes deux partagent la même passion: créer ! Ainsi, dès le thème connu, elles laissent aller leur crayon, proposent des croquis auquel il faudra donner ensuite vie par la matière.

PHOTOS-2015-9052.JPGUne création sans bornes, qui consiste à repousser les contraintes techniques et à explorer les usages même les plus insolites : « Les matériaux utilisés sont souvent récupérés des ateliers (gaine électrique, moquette, câble).... Après un essai et s’il est concluant, elles réalisent les pièces qui sont toujours uniques et que elles découpent, mettent en forme, peignent et ornementent à leur façon ».

PHOTOS-2015-9054.JPGUn travail minutieux sur des motifs géants, qui atteignent plusieurs mètres. Pour cela Stéphanie et Isabelle peuvent compter sur le soutien des équipes techniques: « Les ferronniers préparent les structures métalliques. Les menuisiers découpent les plaques de bois dont les plus grosses surfaces seront peintes par les peintres du centre mentonnais. Tous font un travail fantastique ! . Un travail titanesque....

PHOTOS-2015-9061.JPGAvec une telle équipe, la magie de la Fête du Citron sera toujours au rendez-vous ! La fête du citron de Menton est l’une des 10 plus grandes fêtes internationales au monde et la Cote d’Azur reste une terre de grande créativité….

PHOTOS-2015-9086.JPGPour cette édition 2015, on s’envole pour la Cité Impériale et on découvre l’un des Palais de la Cité Interdite, demeure des dynasties Ming et Qing. Plus loin se dresse le temple du ciel, haut lieu sacré. On raconte que l’Empereur avait coutume de s’y rendre aux solstices, afin de prier pour de bonnes récoltes. Puis on profite d’une pause pour s’initier au Tai Chi, discipline amenant à l’harmonie entre le corps et l’esprit.

PHOTOS-2015-0046.JPGMais, notre respiration est vite coupée à la vue du gigantesque Tian Long, le dragon céleste. Du haut de ses 12 metres, l’animal trône dans les jardins. Protecteurs des cieux, il veille a ce lieu divin à la fois monumental et fragile composé d’oranges et de citrons.

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* Je rappelle à mes chers lecteurs, qu'a la fin de la fete du citron, il est vendu au public plus de 110 tonnes d'agrumes (oranges et citrons) qui composent les sculptures au prix de 0.50 cts d'euro.

                              DIAPORAMA DE MENTON

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:14

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La princesse Elisabeth Kotchoubey achète un terrain de plus d’un hectare, au  quartier des Baumettes. Le prince Léon Kotschoubey conseiller privé du tsar Alexandre II entreprend la construction de son immense palais d'inspiration Renaissance italienne d'une composition harmonieuse des modèles génois et michelangelesque qui est très en vogue à cette époque.

Mars-2014-0450.JPGIl serait une réplique du palais Razumovsky de Batourine en Ukraine. Devant la lenteur de l'avancement des travaux, la princesse Elisabeth Vassilievna Kotschoubey, devenue veuve entre-temps, vend son palais pour racheter celui que le baron Haussmann vendait au Mont-Boron.

Mars-2014-0460.JPGLe palais est donc acheté par l'industriel américain James Thompson. Il confie les travaux de finition de ce palais à l'architecte niçois Constantin Scala. Les dépenses furent importantes pour transformer le Palais Kotschoubey en villa Thompson. Le seul escalier du hall d'entrée a coûté 100 000 francs-ors. Il donnait accès à la salle des fêtes du premier étage dont la scène pouvait accueillir un orchestre de 25 musiciens.

Mars-2014-0464.JPGLe onze décembre 1897 James Thompson meurt à Nice. En 1925 la villa Thompson est rachetée par la ville de Nice pour y installer le musée des Beaux-arts qui avait été créé en 1860. Le nouveau musée est inauguré sous le nom de "Palais des Arts Musée Jules Chéret". Le bâtiment à cependant conservé les espaces initiaux comme le grand escalier. La visite se déroule sur les deux étages de l'édifice.

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À l’intérieur, après avoir traversé le patio, ancien jardin d’hiver, agrémenté d’une haute verrière Belle Époque, le rez-de-chaussée propose de découvrir des œuvres, depuis les primitifs régionaux jusqu’au XVIIIe siècle, avec une grande salle dévolue à la dynastie des Van Loo.

Mars-2014-4064.JPGDes primitifs italiens et hollandais côtoient des tableaux du célèbre peintre né à Nice en 1705. On y retrouve de nombreux tableaux: Degas, Boudin, Monet, Sisley et Guillaumin ainsi que la vaste collection de Raoul Dufy, don de Madame Dufy et des sculptures.

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Les origines du Musée des Beaux-arts de Nice remontent à l'annexion du Comté en 1860, quand Napoléon III consent à la ville nouvellement française un important dépôt qui sera le début des collections du futur musée. Il faudra attendre 1875 pour que les œuvres soient exposées, et 1901 pour qu'enfin un véritable musée soit ouvert au public, avenue Notre-Dame, placé sous la responsabilité du peintre niçois Alexis Mossa.

Mars-2014-4076.JPGEn 1925, la ville acquiert donc ce prestigieux palace, la villa Kotchoubey, construite entre 1878 et 1883. Le "Palais des Beaux Arts Jules Chéret" est inauguré en janvier 1928 et confié à Gustav-Adolf Mossa, le fils d'Alexis, lui aussi peintre de talent. Il restera à sa tête jusqu'à sa mort, en 1971.

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De nombreux dons ont permis la constitution des collections du Musée, notamment celle de Fanny Trachel, de la famille des célèbres peintres niçois, de Madame Félix Ziem, de Madame Clément-Carpeaux, de Violette Mossa, Emilienne Dufy, etc. De nombreux dépôts de l'État et une série d'acquisition ont complété ces dons, faisant du Musée des Beaux-arts de Nice l'un des plus riches de France.

Mars-2014-4199.JPGLe musée des Beaux-arts de Nice possède une collection unique au monde d'œuvres de Jules Chéret. Cet ensemble est dû à la générosité de Maurice Fenaille et surtout à l'extraordinaire donation effectuée par le Baron Vitta.

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Le palais construit en 1878 pour la princesse russe Kotchoubey est  doté d’un patio et d’un escalier monumental exceptionnels, le visiteur reconstitue sans mal le faste de la Côte d’Azur au tournant du XIXe siècle. Les collections présentent des pièces majeures du XVe au XXe siècle : primitifs régionaux, peinture flamande du XVIe (Jan Bruegel), tableaux du XVIIIe (Fragonard, Natoire, Vanloo).

Mars-2014-4099.JPGLe XIXe siècle est particulièrement bien représenté grâce à un parcours qui débute avec des œuvres néo-classiques, orientalistes et se poursuit avec une ouverture sur les paysages de Fontainebleau qui ont déclenché les principes de la modernité sous l’impulsion des peintres de Barbizon (Diaz, Daubigny, Corot).

Mars-2014-0081.JPGLes portraits (Bashkirtseff, Breslau, Bastien-Lepage) nous conduisent vers des étapes plus intimistes pour rejoindre la gaîté des fêtes parisiennes telles que Jules Chéret a su les faire vivre sur ses toiles et ses pastels.

Mars-2014-4115.JPGL’œuvre de l’énigmatique Gustav Adolf Mossa marque une étape dans ce XXe siècle émaillé des artistes les plus célèbres (Bonnard, Vuillard, d’Espagnat, Camoin, Van Dongen…) et tout particulièrement Raoul Dufy dont le Musée possède plus de deux cents numéros. Un jardin de sculptures offre une promenade parmi le XIXe (Carpeaux, Rodin) et le XXe siècle (De Tarnowsky).

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En janvier 2007, à l'occasion d'un nouvel accrochage des collections permanentes, les Primitifs Niçois jusqu'alors exposés au Palais Masséna ont rejoint le Musée Chéret dont le rez-de-chaussée expose désormais des œuvres anciennes (Bréa, Durandi, les Van Loo, des peintres flamands du XVIIe siècle, Fragonard, Natoire) tandis que le premier étage est consacré aux XIXe et XXe siècles (Chéret, Mossa, Dufy, Van Dongen, Marie Baskhirtseff, Rodin, Carpeaux, de Tarnowsky...).

Mars-2014-4134.JPGDe nombreuses expositions temporaires (Van Loo en 2000, Van Dongen en 2005, Marie Baskhirtseff en 2008-2009, entre autres) contribuent à la renommée de ce beau musée. Les façades à l'architecture génoise maniériste et les toitures de l'édifice sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du 17 décembre 1976.

Mars-2014-4177.JPGLe jardin contient des curiosités botaniques et architecturales qui méritent que l’on contourne le dit palais. En effet, sur la première terrasse de ce qui fut un parc irrégulier de style anglais d’environ un hectare, on a suffisamment de recul pour apprécier la façade au midi de l’édifice. La terrasse est ombragée de variétés de palmiers dont une rare cépée de Phœnix dactylifera, le dattier acclimaté sur la Riviera depuis le XVIe siècle.

Mars-2014-4159.JPGOn est intrigué par un arceau de pierre portant à son faîte un visage mythologique, soutenu de chaque côté par des tritons encadrant une margelle renflée, décorée d’attributs aquatiques.  Œuvre du sculpteur Henri Cordier (buste de Masséna dans le jardin du palais du même nom), ce n’est point une fontaine comme on inclinerait à le croire, mais le balcon d’une villa aujourd’hui disparue de la Promenade des Anglais.

Mars-2014-4193.JPGLe musée est ouvert tous les jours de 10 heures à 18 heures sauf le lundi et certains jours fériés. L’entrée est libre comme tous les musées municipaux de la ville Nice.

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                                   DIAPORAMA DU MUSEE



 
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 17:35

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L'ancien sénat de Nice (drapeau)

 

Le Vieux Nice est un dédale de passages étroits, de ruelles ombreuses entre les hautes façades ocres ou rouges, clochers baroques innombrables… contre les flancs de l’antique colline du château, la « Vieille Nice » fût longtemps à elle seule toute la ville, et même lorsque les faubourgs s’étendirent au-delà de la rivière Paillon sur la rive droite, son cœur continua à battre là, entre les Ponchettes et la rue Pairolière.

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Le Vieux Nice d’aujourd’hui était jusqu’au XVIe siècle, la ville basse formée de faubourgs étendus de manière désordonnée aux flancs de la colline du chateau. On y entre au nord par la porte Pairolière qui ouvre sur la rue du même nom, lequel viendrait du mot « pairoù », chaudron en niçois.  Sur la place Saint François, se dresse l’ancien Hôtel de Ville, construit vers 1580. C’est là que siégèrent les institutions gouvernementales.

octobre-2013-3105.JPGAprès avoir changé plusieurs fois de lieu sous la Révolution, la Mairie revint dans ce bâtiment sous le premier empire, avant de s’installer en 1868 dans l’actuelle rue de l’Hôtel de Ville. L’édifice accueillit en 1892 la Bourse du travail. La place est également connue pour son marché au poisson, le Vieux Nice était composé d’un grand nombre de quartiers et chaque communauté se regroupait autour d’un clocher.

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Sainte Réparate est la sainte protectrice de Nice. Après l’abandon de la cathédrale Sainte Marie du Château, c’était le vocable de l’église de la ville basse où l’Evêque transféra son autorité. La rue Droite, ainsi nommé parce qu’elle permet de traverser la ville de part en part était le quartier des notables. On y trouve des demeures urbaines des nobles familles niçoises, dont le Palais Lascaris construit au milieu du XVIIe siècle en est un bel exemple.  Un peu plus loin, l’église du Gesù, qui appartint au Jésuites est l’une des plus belles églises baroques de la ville.

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La rue du Malonat constitua longtemps le quartier des pêcheurs. En bordure de la vieille ville, côté mer, furent aménagées au milieu du XVIIIe siècle les fameuses terrasses : entrepôts et logements dont les toits servaient de promenade au double panorama vers les montagnes côté nord et sur la mer au sud. Au cœur de la vieille ville se trouvait le siège du représentant de l’Etat, dans l’ancien « palais des rois sardes » où résidait l’ancien gouverneur du Comté de Nice. Ce monument fut édifié à la fin du XVIe siècle.

octobre-2013-3166.JPGUn peu plus loin, sur l’ancienne place San-Domenico en référence au couvent du même nom du temps des rois de Sardaigne détruit en 1885, fût édifié un massif palais de justice. On trouve également sur l’actuelle place du Palais, le quartier militaire avec l’ancienne caserne Rusca et la tour de l’horloge, symbole de l’autorité communale, plusieurs fois détruite. Mais, voulez vous que je vous indique l'itinéraire que je préfère pour ensuite vous permettre de faire une première visite du vieux Nice ?

octobre-2013-3191.JPGCommencez de préférence par la rue de la Poissonnerie et le Palais Ceva, attribué à la famille du protecteur des Jésuites Pons Ceva, ce palais vaut autant pour son porche que pour sa cage d'escalier et la loggia de sa cour intérieure. Ensuite,  prendre à gauche de la rue de la Poissonnerie et, au-delà du carrefour, en face, la rue Benoît-Bunico sur dix mètres. A gauche s'élève le Palais Dalpozzo au 26. Ce palais, qui appartient aux Dalpozzo dès le XVe siècle, fut reconstruit en 1692.

octobre-2013-3161.JPGLa famille Dalpozzo est surtout connue dans le comté de Nice pour Paganin dal Pozzo, ingénieur qui établit la première route muletière du sel au départ de Nice vers le Piémont au XVe siècle, passant par la Vésubie. Son descendant qui fit élever le palais le dota d'une intéressante cage d'escalier et d'un encadrement de porte discret et raffiné, portant la devise de la famille : «Turbida nunquam», (Jamais trouble), allusion à l'eau du puits qui figure sur les armoiries familiales (Dal Pozzo signifie Du Puits en italien).  Sur la façade du palais, on peut voir une plaque dédiée à Juli Eynaudi, poète de langue niçoise.

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Revenir sur ses pas et reprendre à gauche la rue de la Préfecture. Au carrefour de celle-ci avec les rues Droite et Jules-Gilly, on se trouve sur un site dénommé, pour des raisons inconnues, le cantoun dei Sarrain, le coin (ou l'angle) des Sarrasins. A l'angle sud-est, où se trouve l'enseigne de l'ex-Restaurant «La Trappa», se dresse le  Palais Maurice de Savoie  au 2 rue Jules-Gilly. Comme souvent pour les palais du XVIIe siècle, la date de construction de ce bel édifice est inconnue.

octobre-2013-3417.JPGIl est célèbre par l'attribution que les historiens en ont faite au cardinal Maurice de Savoie, gouverneur de Nice de 1642 à 1648. Sa personnalité, qui propulsa à Turin un groupe de Niçois qui devint illustre tels Torrini, Gioffredo, etc..., est demeurée célèbre par l'anecdote qui le vit épouser à cinquante ans sa nièce de douze ans pour concrétiser un accord politique conclu avec sa belle-sœur, veuve du duc Victor-Amédée Ier, à la suite d'une guerre civile qui les opposa.

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Sainte Reparate


 Le cardinal (qui n'était pas prêtre, tout de même) abandonna la pourpre et épousa l'enfant à Sospel. A Nice, il résida semble-t-il dans ce palais. Au 5 de la rue Jules-Gilly on peut voir un linteau portant cette inscription latine : «Pax cum amicii, bellum cum vitii», (Paix aux amis, guerre aux vices). A gauche, au passage devant le n° 6, on peut admirer le bel encadrement de la porte du palais Galléan qui ouvre sur cette rue, orné au linteau de figures animales, ainsi que son vantail clouté.

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Revenir sur ses pas et prendre à droite la Rue du Malonat carriera barilerìa (rue Tonnellerie) pour voir le lavoir du Malonat. Dernier restant à Nice, le lavoir du Malonat daté de la moitié du XIXème siècle est un bassin public alimenté par une source permettant le rinçage à grande eau du linge que les lavandières lavaient chez elles avec peu d’eau. L’essorage se faisait au moyen d’un battoir en bois après maintes torsions pour extraire l’eau résiduelle.

octobre-2013-3037.JPGOn entre ici dans le quartier homonyme, Lou Malounat. L'origine du nom Malounat reste contestée: rue pavée de «maloun» (carreaux de terre cuite) ou lieu de fabrication de ceux-ci. Nous opterons pour la première hypothèse, considérant que c'est une des voies majeures de desserte du Château jusqu'en 1706, mais sans rien pouvoir affirmer. Poursuivre vers le monument, au sommet de la rue. Madone du Malonat. Ce monument, en son état actuel, fut refait à la fin du mandat de Jean Médecin et inauguré en 1966. Initialement, il n'était composé que de la statue de la Vierge du Bon-Secours, offerte en 1854 par le curé de la paroisse Saint-Jacques / Le Jésus implorant pour le quartier du Malonat frappé par le choléra la protection de la Vierge.

octobre-2013-3316.JPGCette décision suscita aussi la création d'une procession qui est encore célébrée aujourd'hui le premier dimanche d'août. Revenir sur ses pas. A l'angle de la ruelle du Malonat, belle perspective de la rue sur le clocher de L'Annonciation/Sainte-Rita, la rue de la Préfecture et la Loge. Arrivé au sommet des escaliers, on se trouve devant les anciennes prisons, dépendances du Sénat voisin, tribunal suprême du comté de Nice.

octobre-2013-3340.JPGCes bâtiments furent installés au XVIIe et demeurèrent affectés à cet usage jusqu'aux années 1890. Descendre l'escalier et poursuivre, tout en bas des marches, dans la rue de l'Ancien-Sénat. La loge du Sénat, plus modeste que la loge municipale, remplissait les mêmes fonctions de publication des décisions du tribunal suprême. Elle est contemporaine de sa construction. Il était donc naturel que ce fût sous ses voûtes que se trouvât la fameuse «pierre des faillis».

octobre-2013-3370.JPGCe tronçon de pierre posé au sol était utilisé comme châtiment infâmant dans les affaires de faillites : le failli, préalablement déculotté, devait publiquement s'y frapper trois fois le postérieur en disant une phrase rituelle. Cette pratique existait en Italie, à Padoue par exemple. Aujourd'hui encore, en niçois, l'expression utilisée couramment pour parler de faillite est «picà dóu cuòu», frapper du cul.

octobre-2013-3389.JPGLe Sénat, cour suprême de justice, fut créé à Nice par le duc Charles-Emmanuel Ier en 1614. Dans un premier temps, il fut installé dans une maison à l'est du Palais royal et y demeura jusqu'en 1654. La visite se termine et vous venez de faire une toute petite partie des innombrables ruelles qui serpentent dans le vieux Nice. Vous venez de decouvrir à la fois, Naples, Verone, Milan, Turin ou Florence dans une seule et méme ville ...

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                                DIAPORAMA DE LA VISITE



 
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 13:38

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On y voit des cathédrales (cathédrale Sainte-Réparate..), des églises (celle du Gésu), des marchés, une piscine, la piscine Saint François, des musées, le célèbre marché du Cours Saleya. La principale rue du "Babazouk" est la rue Pairoliére qui part de la place Garibaldi ainsi que la rue Filippo Benedetto Bunico* du nom du grand défenseur de notre cité chérie,  hostile à la cession du comté de Nice à la France en 1860, et qui refusa de prêter serment à Napoléon III.

JUILLET2013-3167.JPGL’histoire du Babazouk et de cette rue qui est le centre historique du ghetto est encore parfaitement conservé dans ce  quartier du vieux Nice. On y aperçoit le fournil ou les juifs cuisaient les pains azymes pour la pâque. Dans cette rue, on voit encore l'ancienne porte de la synagogue oublié dans les méandres du temps. A cette époque les hommes devaient portés un béret jaune et les femmes un fichu de la même couleur frappé de l'étoile jaune et au couché du soleil la yutaria était fermé par des grilles de fer. Les deux extrémités clauses, les juifs ne devaient plus sortir de leur ghetto. Cependant ces derniers se rendaient dans d'autres quartiers par des galeries souterraines formées par des anciennes caves que leurs frères chrétiens mettaient à leur disposition.

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Les vieux Niçois prétendaient qu'autres fois ces galeries passaient sous la rivière paillon pour aller jusqu'a la cité Romaine de Cénémelum sur les hautes collines niçoises. On a retrouvé ces passages en concevant récemment la ligne du Tramway et la ville travaille depuis à l'aménagement de ces souterrains pour que la visite soit possible.

JUILLET2013-3096.JPGLe nom de Babazouk aurait été donné par un certain Franceschini qui vers le milieu du siècle habitait le quartier arabe El Bazoum à Alger. Revenu à Nice Franceschini établit une buvette dans l'ancienne chapelle désaffectée de Sant-Guiseppe, en plein cœur du Vieux-Nice ; son quartier était à l'époque aussi malpropre que devait l'être celui d'Alger. Par dérision et aussi en manière de plaisanterie, il l'appela d'abord le Babazoum, puis le Babazouk qui plut davantage aux oreilles niçoises. Le mot est resté.

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Les entrées des demeures du Vieux-Nice attirent souvent l’attention du passant. Des encadrements parfois imposants, des linteaux gravés et décorés, des grilles d’imposte en fer forgé sont autant d’indices et de démonstrations matérielles du savoir faire, de l’aisance et de la foi de nos ancêtres. Lieu symbolique, passage entre la sphère publique et le domaine privé, l’entrée étonne par sa diversité liée aux différents matériaux et styles mis en œuvre.

JUILLET2013-3226.JPGLes entrées de porte dans le vieux Nice se composent de plusieurs éléments caractéristiques, dans sa partie supérieure par un linteau en bois ou en pierre d’un seul tenant. Au niveau des ornementations, on peut retrouver des chanfreins, des moulures, des bossages (saillie de pierre décorative), des pilastres ou parfois des colonnes. Ces pilastres peuvent être lisses, cannelés, évidés.

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Ils peuvent être couronnés de corniches ornementées ou pas, de frontons, de frises (comme l’encadrement mouluré flanqué de deux pilastres cannelés à chapiteaux toscans). Le linteau de pierre a constitué un support privilégié pour la décoration et la représentation symbolique. Présents en nombre dans la vieille ville, ils sont les témoins muets de la foi de nos ancêtres. Ils racontent avant tout une histoire. En effet, ces croix, ces symboles, ces dates, expriment des sentiments religieux qui imprégnaient alors fortement la société niçoise.

octobre-2013-3264.JPGEn plaçant l’habitation sous la protection divine, le propriétaire du lieu faisait référence à certains passages de l’Ancien Testament dans lesquels le Seigneur enjoint les Hébreux de marquer leurs linteaux de sang pour échapper au châtiment. Le plus ancien des linteaux datés remonte à 1482. De facture classique, il est à situer à la charnière de l’époque médiévale et de l’époque moderne. La croix de Savoie aurait été gravée ultérieurement. On peut lire l’inscription : "1482 die 12 februarii" à gauche, et, à droite : "barthus ben ?

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Les anciennes entrées des habitations de la vielle ville se trouvent généralement surmontées d’une imposte, c’est-à-dire d’une ouverture. L’imposte sert à la fois à la ventilation de l’habitation, permet d’éclairer le début de l’escalier et son arc supérieur sert d’arc de décharge. Leurs formes sont généralement demi-circulaires ou rectangulaires. Ces impostes sont fermées par des grilles constituées dans certains cas de barreaux de fer très simples voire rustiques, soit de véritables ouvrages de ferronnerie.  les entrées des demeures du Vieux-Nice restent un témoignage à la fois du particularisme niçois et de l’urbanisme baroque ainsi que de l’influence piémontaise.

octobre-2013 3296Grilles, escaliers, courettes et volets de la vieille ville de Nice n’ont contrairement aux apparences, pas qu’une vocation décorative : ils sont de fabuleux accessoires de la climatisation passive du quartier.

 Les habitants du Vieux-Nice n'ont pas attendu la technologie moderne pour mettre au point l'un des plus ingénieux systèmes au monde pour climatiser leurs rues et leurs maisons. Un truc qui a fait ses preuves : il fonctionne avec succès depuis des siècles !

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Alors, besoin d'un peu de fraîcheur ? N'hésitez plus, allez faire un séjour dans ces ruelles à l'ombre de leurs hauts murs et dans ces courettes ventilées en permanence. « Ici, on n'a jamais souffert de la chaleur. C'est toujours frais et aéré » Les constructeurs niçois ont en effet tiré parti des mouvements naturels des masses d’air et des vents marins pour climatiser la vieille ville. En matière de mécanisme météorologique, un principe énonce que lorsque deux lieux proches ont des températures différentes, un déplacement d’air se crée, ce qui va rétablir l’équilibre thermique.

octobre-2013-3247.JPGOr, en été, les toits sont surchauffés par le soleil.  En revanche, quelques mètres plus bas, les ruelles étroites et profondes sont plus fraiches. Quelques degrés de différence suffisent pour mettre en mouvement l’air. Celui-ci est alors aspiré vers le haut et le linge pendu aux fenêtres sèches avec rapidité. C'est le cas de toutes les villes disposant d'un réseau de rues étroites comme on le retrouve assez souvent en Italie.

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Mais dans le Vieux-Nice, certaines particularités architecturales accentuent ce phénomène. Ainsi, les clairoirs, des ouvertures grillagées placées au-dessus des portes des maisons du Vieux-Nice qui par leur art et leur diversité contribuent au charme des lieux, ne sont pas seulement des éléments décoratifs. Associées à d’autres éléments architecturaux, elles participent activement à rendre supportable l’atmosphère des étroites ruelles et des habitations, particulièrement lors des canicules estivales.

octobre-2013-3051.JPGLes clairoirs constituent une prise d’air, comme les volets niçois dotés dans leur partie basse d’un clapet entrebâillé vers la ruelle. L'air aspiré peut alors s’engouffrer respectivement dans le corridor et les pièces d’habitation et remonter dans la cour intérieure de l’immeuble. Ce courant d’air à l’échelle d’une habitation est expulsé par une verrière placée sur le toit et qui elle-même contribue à renforcer encore l’effet de « cheminée thermique ».

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*Benedetto Bunico fit abolir en 1848 l’obligation de résidence pour les Juifs dans le ghetto. Comme partout au centre de Nice, une plaque rappelle l’ancien nom en langue niçoise.

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                           DIAPORAMA DES PORTES



 
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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 08:25

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A Cannes, on dit que l’arbre fleurit en hiver car il a gardé la mémoire de sa floraison australe...Parmi les variétés les plus cultivées dans notre region, on citera: Le Gaulois, le Mirandole, le Tournaire, le Bon Accueil, le 4 saisons, le Rustica et le Longifolia.

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Mais, on dénombre 180 variétés de mimosa dans le département des Alpes Maritimes. Quant à l’acacia, c’est le bois de l’arche d’alliance. Selon la légende, la couronne d’épines du Christ aurait été tressée avec des branches d’acacia. Dans les Alpes Maritimes, il est avec l’olivier l’emblème de la région.

PHOTOS-2015-0088.JPGLe mimosa est un arbre appartenant à la grande famille des Fabacées. Il en existe plus de 1200 espèces à travers le monde, aux coloris et aux formes variés. Souvent utilisés dans la confection de bouquets pour apporter leurs notes ensoleillées, les pompons dorés du mimosa apparaissent dès le mois de décembre.

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Très résistant lorsqu’il vit dans de bonnes conditions climatiques, le mimosa pousse vite (de 30 à 60 cm par an). Si vous plantez un mimosa dans votre jardin, attendez-vous à le voir mesurer de 3 à 10 m de hauteur et de 2 à 4 m d’étalement, avec une longévité en théorie de 50 ans ! Mais attention, il prefere les terrains acides aux terrains argileux.

PHOTOS-2015-039.JPGLe mimosa c’est une collection de boules dorées qui attirent le regard, un parfum reconnaissable entre tous, une longue floraison en plein hiver et un feuillage décoratif toute l’année.

PHOTOS-2015-0052.JPGLe mimosa doit sa commercialisation à la technique du « forçage ». Ce procédé est exécuté dans une pièce close, en maintenant une température de 25°C et une hydrométrie de 85. Il permet l’éclosion de la fleur et sa conservation grâce à l’ajout d’une poudre spéciale appelée « Crysal ».

PHOTOS-2015-031.JPGDeux versions expliquent l’origine de cette technique qui est née dans les environs de Cannes. La nouvelle nous est rapportée par l’historienne cannoise Emmanuelle de Marande. La première parle d’une petite fille qui avait cueilli un bouquet de mimosa pas encore éclos. Sa mère le plaça dans un vase et l’aurait laissé le soir, dans la buanderie.

PHOTOS-2015 019Au matin, elle l’aurait retrouvé fleuri. Grâce à l’humidité de la nuit, le lendemain, on raconte que le mimosa resplendissait… La deuxième version raconte qu’un jardinier de Cannes la Bocca ayant ratissé les branches coupées d’un mimosa les aurait rassemblées sur un tas de fumier.. Le lendemain le mimosa etait radieux.

PHOTOS-2015-006.JPG Chaque année le petit village de Tanneron culminant à 420m d’altitude  fête le mimosa comme il se doit. Et contrairement à son voisin Pegomas bien plus important en terme d’habitant, il trouve toujours le moyen d’avoir des bénévoles pour sa fête annuelle du mimosa. 

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Ah oui, je sens que vous me voyez en colère contre cette commune qui a une nouvelle fois fait l’impasse sur sa festivité historique. L’année dernière la mairie de Pegomas déclarait qu’elle ne pouvait assurer la fête à cause des élections… et cette année 2015 , c’est à cause de quoi ? Les bénévoles sont maintenant l’excuse de la commune, comme je vous l’ai dit plus haut, 10 fois plus importante que le petit hameau de Tanneron.

PHOTOS-2015-0097.JPGTanneron est niché au cœur du massif du même nom surplombant la vallée de la Siagne, il est le plus vaste territoire arboré de mimosa tant cultivé que sauvage en France, de véritables forêts jaunes de petites boules duveteuses, et si belles à voir dans leur environnement naturel. De décembre à mars, l’abondante floraison de mimosa nous réserve une surprise parfumée, grisante, d’or et  de lumière : un enchantement.

PHOTOS-2015-0068.JPGLe massif est à cheval sur deux départements, celui des Alpes Maritimes et celui du Var, même si la plus grande surface se trouve dans le département des Alpes Maritimes, le hameau se trouve quand à lui dans le Var. Oui, je sais, c’est un peu compliqué..

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Bien sur la petite fête n’est pas comparable à celle de Mandelieu La Napoule capitale historique des petits pompons d’or.  On y trouve un petit marché provençal, les forceries ouvrent leur porte au public, des groupes folkloriques, des animations de rue, un Corso fleuri, chars fixes décorés de mimosa, et distribution de mimosas sont l’essentiel de la festivité.

PHOTOS-2015-0019.JPGLes millésimes ne se ressemblent pas et sont en fonction de l’enveloppe accordé par les pouvoirs publics, mais en tout cas la tradition continue de perdurer grâce aux dons de plusieurs producteurs (on en compte une trentaine dans le secteur) comme la forcerie de la famille Augier, crée en 1926 dont le but était de faire découvrir à l’Europe du nord ( en particulier la Belgique) cette fleur originale.

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Augustin Augier ayant de bonnes connaissances dans le monde de la parfumerie grassoise demande à son grand ami Eugène Micquelis (ingénieur chimiste et directeur des usines Figene) de lui calculer le volume d’une salle tout en ayant le contrôle de la température et du taux d’hygrométrie. En effet, il faut savoir que si la température est trop élevée et que le taux d’hygrométrie est trop faible,le Mimosa sèche et ne fleurit pas.

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Si la température est trop basse et que le taux d’hygrométrie est trop fort, le Mimosa fleurit mais la fleur reste humide et n’est pas commercialisable. Après de nombreux calculs savants (comprenant les trois éléments principaux: volume de la salle, température et hygrométrie ), il est donc décidé qu’une simple chaudière à charbon avec thermostat allait créer une température variant de 20 °C à 25°C.

PHOTOS-2015-0043.JPGConcernant l’hygrométrie, les tuyaux de chauffages reliés à la chaudière et entourant la salle allaient être recouvert d’eau (1 centimètre au de dessus du tuyau). La première Forcerie « moderne » prenait forme et la distribution de mimosa allait se faire à travers l’Europe entière.

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Le jaune du mimosa sur le massif de l'Esterel, le blanc de la neige sur le Mercantour

 

La récolte court de décembre à mars, en fonction des variétés dans le secteur du massif du tanneron. Plusieurs centaines de tonnes sont produites ici chaque saison. Bientôt, cinq tonnes de mimosa orneront les chars des batailles de fleurs et seront distribuées à l'occasion du carnaval de Nice. Le mimosa sur la Cote d’Azur doit beaucoup au Capitaine Cook, il serait peut-être temps de lui ériger une statue….

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                                   DIAPORAMA DU MIMOSA




 
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