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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 09:09

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La période de Carnaval se clôt en effet le jour du Mardi gras, veille du Carême.
Pour mieux faire la fête et le fou, on prend l’habitude de se déguiser dans le vieux Nice : derrière un masque, toutes les barrières sociales, d’âge ou de fortune disparaissent !
L’origine du mot masque reste aussi mystérieuse que les visages qu’il cache…
Il apparaît en 643 et pourrait venir du latin (sorcière). Dans le pays Niçois, les sorciers seront, jusqu’au XIXème siècle appelés des "masques"…

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Pour se déguiser, on se contente souvent au Moyen-âge de se noircir le visage avec de la suie, de le dissimuler sous une étoffe. Les premiers masques sont taillés dans la tête des porcs tués à Noël  ou dans une cagoule de peau de lapin. Les jeunes gens ainsi masqués parcourent bruyamment les rues à la nuit tombée, chahutent les femmes et les filles. Ils évoquent à la fois les revenants et l’au-delà, la nature et le printemps qui va revenir.

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Pendant cette période de lien entre les vivants et les morts, carnaval se terminait souvent par un feu. Pour s’assurer de bonnes moissons à venir, on conseillait de sauter par-dessus le feu, le plus haut possible, ou bien d’emporter des cendres et d’en répandre dans les champs de la plaine du Var et des plateaux du moyen pays.

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Dès le Moyen-âge, on a construit de grands mannequins, appelés rois de Carnaval, que l’on faisait défiler dans les rues en grande joie. A la nuit tombée, le pantin était jugé par un tribunal improvisé puis brûlé car il évoquait à la fois les bêtises de chacun et la fin de l’hiver. A Nice la tradition continue de nos jours dans les rues du vieux Nice ou de la ville moderne.

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Si les déguisements ont évolué vers des masques de princesses, de fées, de dragons, de loups ou de personnages politiques, les bons géants existent encore. Parmi près de deux mille événements culturels, festifs ou sportifs qui se déroulent à l’année sur Nice, le Carnaval est le plus important de la Côte d’Azur en hiver.

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Son rayonnement international n’est nullement usurpé. Connu et reconnu aux quatre coins du monde comme l’un des trois plus grands, il tisse aussi des liens très étroits avec les autres carnavals, comme Laval au Québec, La Nouvelle-Orléans, Pasto en Colombie, Kobé au Japon... ou encore Rio de Janeiro, particulièrement en 2009, année de la France au Brésil, où Nice et son Carnaval ont été représentés par un char. Modernité et tradition sont, plus que jamais, les maîtres mots d’un Carnaval en phase avec son temps.

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L’édition 2010, en est l’exemple parfait. Modernité avec son cortège d’innovations, de nouveautés, tout en restant  attentif à  la  sauvegarde de  l’environnement.  Tradition, avec le maintien de symboles forts liés à l’histoire du Carnaval de Nice : un char avec  le heros Niçois Garibaldi et les emblèmes Niçois , drapeaux , couleurs , l’aigle et la ratapignata*. Sans oublier le club mythique du Gym Footbal Club.

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L’esprit Carnaval règne pendant trois semaines durant, jour et nuit à Nice. Alors comment c’est passé cette édition 2010 dont je vous ai déjà fait un petit topo dans mon premier article ?
Allez c’est parti ! Le célébrissime Carnaval de Nice a débuté dans une ambiance survoltée.

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Un grand nombre de niçois et de visiteurs du monde entier étaient venus accueillir en fanfare le Roi de la Planète Bleue. C’est au milieu des confettis que des échassiers et autres danseurs de rues gracieusement costumés se trémoussaient et assuraient l’ambiance festive. Les enfants maquillés et déguisés pour l’occasion s’amusaient tout autant que les adultes qui, eux, y retrouvaient leurs âmes d’enfant. S’ajoutaient à ces derniers les grenouilles vertes couronnées avec leurs grandes mains palmées, réelles figures emblématiques de ce Carnaval 2010. Les Plasticiens Volants offraient un spectacle unique qu’ils ont appelé “Les racines de la terre et autres planètes”. Des planètes-ballons et des mains immenses flottaient au-dessus de la foule dans un élan majestueux.

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Cette année, le Roi et la Reine du Carnaval « le Roi de la Planète Bleue ». C’est un couple d’êtres bleus géants, ambassadeurs de la Terre, protecteurs de notre environnement en danger.
Le Roi est un géant de près de 17 mètres de haut et 9 mètres de large. C’est un souverain couronné qui porte notre planète Terre en miniature autour du cou. Il est entouré de bébés multicolores aux chapeaux carnavalesques sortants de leurs coquilles. Ainsi est représentée la multi ethnicité de notre monde.

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La Reine, bleue et gracieuse avec ses longs cheveux orange et ses nombreux bras, représente la Mère de l’Humanité et la Reine des Océans. Enceinte, elle porte la Terre en elle. Elle en est l’origine, l’aime et la protège de son mieux. Jaillissant d’une anémone de mer, cette grande femme de 14 mètres de hauteur est entourée de deux énormes baleines bleues.

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Le couple est beau, jeune, gigantesque et protecteur. Une farandole de chars éblouissants, couverts des plus belles fleurs et des plus belles femmes paradaient pour le plus grand bonheur des spectateurs pour la bataille des fleurs dont je n’ai pu assister. Plusieurs nations étaient représentées. Parmi elles, des tahitiens aux costumes légers, des brésiliennes, des chinois et leurs impressionnants arts martiaux, des colombiens, des cubaines tous paradaient, fiers de nous faire découvrir leur culture. Un dragon immense aux narines fumantes et un vaisseau de pirates plus vrais que nature ont réjouis la foule pendant que les fanfares et les majorettes défilaient sous leurs yeux aux sons

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des cris de joies. Le ton était donné par des personnages farfelus hauts en couleurs qui jonglaient, marchaient sur de grandes échasses, dansaient et riaient de bon cœur. Pour le dimanche 14 février, alors que les amoureux profitaient de cette journée de Saint Valentin dominicale, des courageux participaient au fameux bain de Carnaval. C’est une tradition et ils s’y tiennent. De la Socca, spécialité culinaire niçoise par excellence, leur était néanmoins proposée ensuite pour réchauffer les cœurs. Une édition 2010 particulièrement bien réussi coté spectacle et coté ambiance…..
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*la ratapignata est une chauve souris en Niçois, c’est une représentation inversée de l’aigle imperial symbole héraldique de Nice. C’est le symbole rebelle du peuple Niçois.


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Published by BIKER06 - dans FETES & SOIREES

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